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08 novembre 2018

Commentaires

Bouradelle

Hélas l'enfer se dessine.
Il m'arrive souvent de relire Frédéric Dard, dans ses romans mettant en scène son héros commissaire, en me disant qu'aujourd'hui, le politiquement correct aurait vraisemblablement censuré certains savoureux passages.

Ainsi dans un roman écrit en 1987 (Le trouillomètre à zéro) et dont l'action se passe en Syrie : "L'Agence Egyptienne de Presse rue Adolf Hitler (dont la mémoire de juificide est particulièrement honorée dans les pays arabes)" N° 131 p. 142.
Au delà de l'humour décapant et romanesque, le réel pointe son nez ! (le vrai humour)

Si notre Premier ministre s'inquiète à juste titre aujourd'hui, le problème n'est pas nouveau.
Il prend cependant une ampleur néfaste et dangereuse sur notre territoire, que rien ne semble endiguer.

Notre laïcité bienveillante, pour ne pas dire aveugle, nous a fait occulter le poids du religieux dans les comportements humains.

Les nombreux faits divers mettant en scène une jeunesse agressive, en déliaison avec notre histoire et nos principes démocratiques, illustrent une situation beaucoup plus inquiétante que la hausse des carburants.

Oliphant

Pendant combien de temps encore les gouvernements français vont-ils contempler le passé pour éviter de voir l’avenir ?
Cette centième commémoration, la plus inutile, sera, j’espère, la der des der !

J’éprouve de l’affection pour ce million de braves types qui sont partis en 14, prêts à donner leur vie pour défendre la patrie attaquée. Et j’ai la carte du combattant.

Mais en 2018, ce qui compte, ce sont les menaces pour les trente prochaines années :

- Surpopulation de la Terre

- Incapacité de l’Europe à s’unir face aux menaces de déferlement migratoire

- Incapacité de l’Europe à s’unir face à l’agression islamique

- Incapacité de la France à retrouver le chemin de l’excellence et du plein emploi.

TRISTE

Raphael

Le président paraît de moins en moins crédible. Tout le monde lui rit au nez. Bien que triés sur le volet, certains citoyens lui font des doigts d'honneur au ras des moustaches. Même la Garde républicaine ne se cache plus pour lui faire un bras d'honneur.

Zonzon

Ce matin à 10 h je me suis posté devant le 140 rue du Bac, Paris, France (enfin ce qu’il en reste). Je n’ai vu personne ayant pris le soin de glisser élégamment le dernier numéro de l’Huma sous son aisselle.

J’en fus dépité !

Pour me réconforter je suis allé aussi sec déguster quelques huîtres Number One au Bon Marché !

Jabiru

Par ces temps de polémiques stériles, il serait bon que le chef de l'Etat revienne sur sa volonté première, en arrivant à l'Elysée, d'une parole rare. Le fait d'aller au contact l'obligeant à déminer en permanence et après-coup toute réflexion à chaud de propos réducteurs repris par une forêt de micros qui se tendent.
Reprendre de la hauteur, éviter de se prendre les pieds dans le tapis et être plus pédagogue seraient d'un meilleur effet.

phébus

Ce qui a été fait durant cette première année de mandat est absolument impressionnant ! Le Président doit en être félicité !
Il a certes réussi à recruter et à mettre en place une équipe majoritairement de qualité supérieure, ce qui a permis de faire adopter des politiques dont le contenu est, comme il était à prévoir, tantôt de droite et tantôt de gauche, ce qui s'est avéré souvent très habile au plan stratégique.

Ce qui surprend, cependant, c'est cette volonté de vouloir gouverner en niant, pour ainsi dire, la nécessité d'assurer une réforme des institutions au cœur de laquelle se retrouverait une conception moderne du rôle des partis politiques plutôt que de s'acharner à prôner leur disparition et leur remplacement par une sorte de mouvement dont la configuration ou la composition demeure incertaine.
Et qui ne réussira sans doute pas à survivre intégralement sur une longue période.

La réforme institutionnelle proposée devrait, à mon avis, non seulement viser à réduire le nombre d'élus au Sénat et à l'Assemblée nationale ainsi qu'à réformer à la marge le mode de scrutin actuel ce qui est très bien quoique très délicat, mais aussi prévoir les conditions ou modalités de réalisation de l'alternance éventuelle au pouvoir, car celle-ci est absolument essentielle en démocratie.

Il me semble donc, d'une part, que l'idée de limiter à trois reprises la durée des mandats des parlementaires est pour le moins discutable. Quant à l'absence de mesures visant à renforcer et/ou moderniser, selon le cas, le rôle des partis politiques, forcément parties prenantes dans la perspective de survie à long terme de la démocratie, celle-ci m'apparaît très problématique du moins à cette étape-ci de la réforme. Mais cette perspective sera peut-être prise en compte dans un avenir pas trop lointain, ce qui est à souhaiter.

Exilé

@ Manor
"C’est donc que des milliers voire des millions de Français doivent leur vie à l’armistice de 1940. Mais, selon le vieil adage Vae victis, comme son signataire a dû ensuite passer sous les fourches caudines de l’ennemi, il est, depuis la fin de la guerre, voué aux gémonies et son seul nom est devenu l’injure suprême."

Il faut dire qu'il y a tout de même eu environ 100 000 tués en quelques semaines de combat, c'est-à-dire un niveau élevé de pertes, et que les soldats d'alors se sont généralement bien battus dans les conditions qui leur ont été imposées.

Vae victis...
Eh oui, faut-il rappeler aux plus jeunes qui semblent l'ignorer, que la France été battue à plate couture, qu'elle s'est littéralement effondrée dans un chaos indescriptible, qu'un vainqueur a tous les droits depuis l'origine de l'humanité et qu'il est donc autorisé à dicter sa loi de façon léonine, que plus d'un million d'hommes jeunes ont été internés en Allemagne en ayant servi d'otages en vue de chantage, qu'une ligne de démarcation coupait la France en deux, que le ravitaillement en nourriture et en combustible était très difficile, que l'occupant exerçait de multiples pressions sur ceux qui ont accepté sinon de gouverner du moins de faire ce qu'ils pouvaient en fonction des circonstances pour préserver les conditions de vie des Français ?

Enfin est-il utile de préciser que ce n'est pas Pétain - quoi que nous puissions éventuellement lui reprocher - qui a laissé les Allemands entrer en France mais d'autres gouvernants, par leur incurie, leur irénisme, leur idéologie et leur bêtise ?

Des gouvernants qui ressemblent d'ailleurs sous plusieurs aspects à ceux d'aujourd'hui.
Mais ceci est une autre histoire...

Giuseppe

Une folie ! Des élus qui se partagent entre Montpellier et Toulouse, la première jalouse de garder des compétences, l'argent jeté par les fenêtres, le maire de Toulouse qui se fait renvoyer dans ses buts parce qu'il propose une fusion avec le Conseil départemental.

https://www.lepoint.fr/economie/occitanie-apres-la-fusion-des-regions-les-depenses-explosent-03-11-2018-2268256_28.php

Toulouse commune, Toulouse Conseil départemental, Toulouse métropole, Toulouse Région Occitanie… Et notre Président qui dit que les Trente Glorieuses c'est fini. Il cherche des sous, qu'il commence par tous ces machins, tous ces élus redondants qui n'ont que cela à faire puisque pratiquement professionnalisés, le numérique qui s'est installé et des énarques qui n'en peuvent plus de creuser notre trou.

Le flot de dépenses s'accumule, j'ai perçu Culbuta comme dirait le Palmipède nous conter ses salades alors qu'elle-même a fait de la convergence du prix de l'essence et du diesel, un de ses combats à l'époque, elle a jeté mille fois l'APL aux poubelles, combien d'hôpitaux auraient pu être construits, mis à niveau, combien est grand et immense le dégât de ce milliard d'euro parti en fumée.

Les citoyens savent compter comme l'a souligné Xavier Bertrand, ils savent très bien ce qu'on leur donne et ce qui est repris, et ces énormes gâchis territoriaux et d'Etat ne font qu'attiser ce sentiment de frustration alors que ceux-ci réclament toujours plus de taxes.

La peur s'est installé, l'angoisse je crois a dit X. Bertrand qui doit sortir de sa tour d'ivoire depuis qu'il allait au contact pour comprendre et réaliser ce qui est bon pour les citoyens.

La TV nous fourgue tous les jours ces vieux chevaux de retour qui ont mis le pays à sac par manque de courage et de bon sens.
Assez de voir et d'entendre tous ces inutiles.

Achille

@ Tipaza | 09 novembre 2018 à 10:11
« Je suppose que vous parlez de la guerre de Troie, où vous vous illustrâtes de sinistre façon, faisant la preuve d’un mauvais caractère qui, trois millénaires après, est encore dans toutes les mémoires. »

Figurez-vous que je suis en train de lire le livre de Sylvain Tesson « Un été avec Homère ».
Excellent rappel de l’Iliade et l’Odyssée que j’ai lu voici bien une quarantaine d’années.
C’est vrai qu’Achille avait mauvais caractère, bien plus que moi. Avec le recul, je pense que j’aurais dû prendre Ulysse comme pseudo, beaucoup plus sympa, mais maintenant c’est trop tard.

Concernant Macron peut-on vraiment le comparer à Hector le Troyen à défaut de Jupiter ? Ça se discute.
Une chose est sûre c’est que la guerre de Troyes n’aura pas lieu. Les dieux ne sont plus là pour y mettre leur grain de sel et les héros de notre époque sont bien pâlots pour vraiment nous refaire un remake de cette épopée.
Quelque part c’est dommage !

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@ Exilé | 09 novembre 2018 à 10:51

Je ne saurais vous contredire sur ce point. Bien des historiens se sont penchés sur le déclenchement de cette guerre absurde et meurtrière. Il est bien difficile de dire qui a la bonne explication.

Mary Preud'homme

Un peu d'Histoire :

2 août 1940 : le tribunal militaire permanent de la 13e région siégeant à Clermont-Ferrand « condamne par contumace le colonel d’infanterie breveté d’état-major en retraite de Gaulle, Charles, André, Joseph, Marie, sus qualifié, à la majorité des voix, à la peine de mort, à la dégradation militaire, et ordonne la confiscation des biens meubles et immeubles du condamné ». Le chef de la France libre est accusé de : « Trahison. Atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat. Désertion à l’étranger en temps de guerre, sur un territoire en état de guerre et de siège. »
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PARIS (Reuters) - Le maréchal Philippe Pétain a durci de sa main le document original de l'Etat français établissant un statut des Juifs en date du 3 octobre 1940, selon l'avocat Serge Klarsfeld.
Les annotations du chef du régime de Vichy, faites au crayon, "remanient profondément" la nature d'un texte déjà "extrêmement antisémite", ajoute-t-il.
Ce document établit "le rôle déterminant de Pétain dans la rédaction de ce statut et dans le sens le plus agressif". "Maintenant, on a la preuve décisive que le statut des juifs relève de sa volonté personnelle."
Le projet initial prévoyait d'épargner "les descendants de Juifs nés français ou naturalisés avant 1860", mais le maréchal a décidé de rayer cette mention, souligne-t-il.
En conséquence, "ce sont désormais tous les Juifs qui sont visés, qu'ils soient étrangers ou français".
De même, Philippe Pétain aurait décidé "d'élargir considérablement" le champ d'exclusion des Juifs, la justice et l'enseignement leur étant désormais totalement fermés.
Aux yeux de Serge Klarsfeld, le principal argument des défenseurs de Pétain consistant à dire que le maréchal avait protégé les Juifs français "tombe avec la découverte" de ce document.
Gérard Bon, édité par Jean-Stéphane Brosse
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Lettre de Pétain à Hitler :

10 juillet 1941

Monsieur le Chancelier,
L'anniversaire de l'entrevue de Montoire est une date dont je tiens, en dehors du protocole, à marquer le sens et la portée. Il y eut dans votre geste de l'an dernier trop de grandeur pour que je ne sente pas le devoir de souligner en termes personnels, le caractère historique de notre conversation.
La collaboration franco-allemande n'a, sans doute, pas donné tous les résultats qu'en attendaient vos prévisions et mon espoir. Elle n'a pu, encore, éclairer de sa lumière adoucissante ces régions sombres où l'âme d'un peuple blessé se révolte contre son infortune.
Nos populations souffrent cruellement et nos prisonniers ne sont pas rentrés. Trop de propagandes étrangères s'évertuent, enfin, à creuser un fossé entre l'occupant et l'occupé. Mais la France a conservé le souvenir de votre noble geste. Elle sait que tous les fruits n'en seront pas perdus.
La victoire de vos armes sur le bolchevisme offre plus encore qu'il y a un an à cette collaboration un motif de s'affirmer désormais en des œuvres pacifiques, pour la grandeur d'une Europe transformée. Sur ces chemins de haute civilisation, le peuple allemand et le peuple français sont assurés de se rencontrer et d'unir leurs efforts.
C'est le vœu sincère et profond que je forme en vous priant, monsieur le Führer Chancelier, de bien vouloir agréer les assurances de ma très haute considération.
Philippe Pétain

calamity jane

A ceux qui se gargarisent de l'expression "petit peuple"...
Le bulletin de vote pour les invisibles du petit peuple il est coupé en deux ? Ou encore celui de ceux et celles qui ne seraient rien.
Un pays qui avait tout pour prouver que son exception était fondée, se laisser aller à ces dénigrements !

@ Manor

Quel armistice de 1940 ?!

Manor

A PROPOS DE PÉTAIN

Il y a 40 000 monuments aux morts en France. Et sur chacun d’eux une longue liste de morts pour la Première Guerre mondiale et une liste infime pour les morts de la seconde alors qu’on sait que celle-ci fit pourtant dans le monde bien plus de victimes que l’autre. C’est donc que des milliers voire des millions de Français doivent leur vie à l’armistice de 1940. Mais, selon le vieil adage Vae victis, comme son signataire a dû ensuite passer sous les fourches caudines de l’ennemi, il est, depuis la fin de la guerre, voué aux gémonies et son seul nom est devenu l’injure suprême. Pourtant chaque fois que je passe devant un monument aux morts j’entends comme une voie d’outre-tombe dire : ingrats. Alors je propose qu'on supprime tous les monuments aux morts de France dont chacun est, dans un sens, un témoignage de la reconnaissance que nous devrions à Pétain !

Mais je plaisante en fait à regret. Nous, peuple français, n'avons plus aucune raison d'être fiers de nous car notre ingratitude est ignominieuse et même monstrueuse si on suit Shakespeare qui écrit justement dans sa pièce Coriolan [Acte II Scène II] "L’ingratitude est une chose monstrueuse ; et quand la multitude est ingrate elle fait un monstre de la multitude".

Exilé

@ Achille
« Quand on pense que la cause immédiate de la Première Guerre mondiale fut l'assassinat de l'héritier du trône d'Autriche, l'archiduc François-Ferdinand, le 28 juin 1914 à Sarajevo, on est en droit de se dire que cet attentat ne justifiait pas les millions de morts qui s'en sont suivis. »

C'est bien entendu le casus belli officiel, mais qui n'est qu'un prétexte pour le déclenchement d'un conflit qui aurait pu se faire d'une manière ou d'une autre.
En fait, d'après le géopolitologue Pierre Hillard, la cause réelle aurait été l'inquiétude de la Grande-Bretagne devant les visées allemandes de rapprochement avec l'Empire ottoman, amorcées par la construction du Bagdad Bahn (qui au passage devait traverser la Serbie).

https://gazettefrancaise.com/2017/05/19/bagdad-bahn-une-ligne-a-haute-tension-aux-preludes-de-1914/

La G-B qui était en train de convertir sa marine de guerre d'une propulsion à cycle vapeur vers une propulsion à partir du mazout, voyait avec inquiétude son accès aux sources pétrolifères du Proche-Orient menacé.
Par ailleurs, si une des priorités de la G-B lors des accords Sykes-Picot une fois la guerre terminée a été de capter la zone pétrolifère de Mossoul, ce n'est pas le fait du hasard.

Tipaza

@ Achille | 09 novembre 2018 à 08:44
« S’il est une guerre qui pouvait être évitée c’est bien celle-là. »

Je suppose que vous parlez de la guerre de Troie, où vous vous illustrâtes de sinistre façon, faisant la preuve d’un mauvais caractère qui, trois millénaires après, est encore dans toutes les mémoires.

Remarquez que l’itinérance qui suivit cette guerre fut plus ludique, plus riche en événements mémorables qu’une certaine itinérance mémorielle.

Les millénaires se suivent et les Macronryens, futurs Troyens défaits, n’ont rien appris, et tout oublié.

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@ Guzet | 09 novembre 2018 à 09:28
« Rappel : en 2000 Macron avait publié dans la revue Esprit un texte intitulé : "Les historiens et le travail de mémoire" . Apparemment il sait de quoi il parle...! »

En politique parler n’est rien, c’est convaincre qui est tout !

Et Macron ne convaincra pas, car pour convaincre il faudrait persuader.
Or pour persuader il lui faudrait ce qui lui manque : le bon sens, la raison, l’empathie pour le petit peuple, et l’amour de la patrie, cette patrie qu’il est disposé à dissoudre dans une Union européenne dont même les Allemands, nos ennemis de 14-18, et aussi de 39-45, commencent à douter sérieusement.

christophe Aubert

Bonjour,

Vous y êtes presque monsieur, les erratiques postures du Président élu ne sont que les signes d'une maladie mentale dite état-limite (dans son cas, polarité vers la psychose depuis qu'il a eu accès au poste suprême qui fit tourner de nombreuses têtes avant lui).

Un Président élu sur l'exemplaire qui encense un déchu pour indignité nationale... Un Pétain (trop) bien connu des retraités déjà vent debout contre Macron, l'ignorance crasse du vécu de cette classe d'âge qui a porté toute sa vie avec le "paradoxe Pétain" dépasse l'erreur de com ou l'erreur politique.

C'est un cliquet, pas juste une coquille selon moi.

Macron est en décompensation psychotique, il n'a pas de fonction paternelle, juste un phallus féminin, blond, avec des sacs à main très chers et des chaussures encore plus chères... Pas d'enfant, pas de lignée, pas de parti... Tout-puissance et toute-jouissance sont ses piliers, de cristal.

Ce président élu est un enfant ante-oedipe, il n'a pas tous les versants du monde adulte sexué et mature, c'est pourquoi il oppose sans cesse féminin/masculin, jeune/vieux, nouveau/ancien, etc.
Impulsif et méprisant ? En affichage seulement, il est limite... de construction.

Navré monsieur, mais cette pathologie est dominante en France, les personnalités limites sont nombreuses aux manettes. Bref, vu leur nombre et le profil du Président élu, nous, les non-psychotiques sommes les non-normaux.

Pas un malaise ressenti mais une véritable différence intra-espèce, nous les homo sapiens sommes des néandertaliens pour eux, ils ne comprennent pas, ne mentalisent pas que nous ne pensions pas, parlions pas comme eux. Ils n'ont aucun doute sur notre inaptitude... Le monde à l'envers, c'est maintenant.

Voilà, voilà, le Président élu est différent mais ses élites sont comme lui, personnalités limites. Bienvenue en Borderlinocratie, fin de la République non-psychotique....La folie en Marche, tout et son contraire en même temps, si vous vous sentez schizophrène, c'est une saine réaction à une situation malsaine...

Le monde ne devient pas fou mais des fous sont au pouvoir, une fois de plus... Mais cette fois ils ont le Parlement majoritaire, les bien-pensants aussi.

Bonne chance et courage fuyons (en même temps).

Guzet

Rappel : en 2000 Macron avait publié dans la revue Esprit un texte intitulé : "Les historiens et le travail de mémoire" . Apparemment il sait de quoi il parle...!

Guzet

Est il utile de commenter des événements, des "scandales", qui n'en sont pas et qui n'existent qu'en fonction du prolétariat intellectuel qui doit justifier son omniprésence répétitive dans les médias...

Zonzon

72 chefs d’État à Paris samedi. Whouah ! Le petit homme a fait les choses en grand.
Zonzon se demande s’il va pouvoir faire son marché hebdomadaire !

Achille

Quand on pense que la cause immédiate de la Première Guerre mondiale fut l'assassinat de l'héritier du trône d'Autriche, l'archiduc François-Ferdinand, le 28 juin 1914 à Sarajevo, on est en droit de se dire que cet attentat ne justifiait pas les millions de morts qui s'en sont suivis.
François-Ferdinand, au demeurant totalement insignifiant, qui n’était même pas au pouvoir et donc n’avait commis rien qui puisse justifier son assassinat.
Il aurait suffi de juger l’assassin et éventuellement de le faire fusiller comme c’était la coutume à cette époque et l’affaire en serait restée là.

S’il est une guerre qui pouvait être évitée c’est bien celle-là. Mais par un jeu des alliances totalement absurde, la machine infernale était en route et plus rien ne pouvait l’arrêter.
Pétain serait resté un obscur général. Il n’aurait même pas été promu maréchal et la face du monde en aurait été changée.
C’est ballot quand même !

Claggart

Si cent ans plus tard on discute des vertus relatives de nos généraux de l'époque, il ne faut pas oublier le cas Joffre. Théoricien de l'offensive à outrance, sa stratégie catastrophique de nos armées en août 14 a conduit aux massacres de nos soldats à Morhange et Charleroi. Il a eu ensuite l'audace d'imputer nos échecs au manque de combativité de nos troupes.

Ignorant tout de l'évolution des méthodes d'une guerre moderne, il n'avait qu'un principe : "Attaquons ! Attaquons !"

Ce à quoi répondait Lanrezac : "Comme la lune !"

Lanrezac, viré par Joffre comme un malpropre, mais qui lui avait pressenti la manœuvre des Allemands, volontairement ignorée par le généralissime.

Robert Marchenoir

@ Michelle D-LEROY | 08 novembre 2018 à 20:25
"Depuis quarante ans, tout a été fait pour centraliser l'école, le lycée, l'hôpital, la maternité et le travail dans de grandes agglomérations qui sont souvent à trente ou quarante kilomètres du village."

Mais bien sûr... En 1978, chaque village avait son hôpital, sa maternité, son usine et son lycée. En 1981, est arrivé au pouvoir un dictateur ultra-libéral de droite, ami de la finance et du CAC 40. Il s'appelait Mitterrand, il avait des communistes dans son gouvernement et il a décidé de supprimer tout ça.

La capacité des gens à refaire l'histoire dans le sens qui les arrange est tout de même phénoménale. Vous vous rappelez un monde qui n'a jamais existé.

"Dans ma région et je suppose dans des tas d'autres, des lignes de SNCF (michelines) ont été abandonnées dans les années 70 parce que non rentables mais les rails et passages à niveau existent toujours et sont entretenus pour le cas où... Pourquoi ne pas réhabiliter ces lignes avec des trains de style RER, plus rapides pour les étudiants, les élèves, les salariés ? Trop coûteux ? Pourquoi ne pas les faire exploiter par des sociétés privées ? Autant de questions sans réponses."

Toutes ces questions ont reçu leurs réponses il y a longtemps, et à d'innombrables reprises. Encore faut-il vouloir en prendre connaissance, et ne pas consulter uniquement les avis qui coïncident avec vos préjugés.

Ces fameuses "petites lignes", premièrement, n'ont jamais existé. A en croire la rumeur publique que vous répercutez, chaque bourg et chaque village, "avant", était desservi par le train. Puis, les immondes ultra-libéraux sont passés par là, autour des années 80, et ont fermé toutes les "petites lignes". C'est une plaisanterie.

Le train, pas plus en France que dans aucun autre pays, n'a jamais desservi les campagnes, les villages ni même les bourgs. Le train a toujours servi à relier les grandes villes. Vous en donnez vous-même la raison : c'est horriblement coûteux d'installer des rails et d'entretenir un réseau. Cela ne peut donc avoir un intérêt qu'avec un nombre de passagers important.

Pour vous en convaincre, il vous suffit de consulter une carte du réseau ferré du "bon vieux temps" auquel vous faites allusion. Certes, il y a eu, à la marge, un certain nombre de "petites lignes" qui ont été fermées. Elles correspondaient à une petite partie du réseau. Il n'a jamais existé d'époque bénie où les campagnes étaient desservies par le train.

On a fort bien fait de fermer ces lignes, qui n'étaient utilisées par personne et qui étaient ruineuses. Ruineuses pour les mêmes contribuables qui se plaignent, aujourd'hui, de l'augmentation des impôts -- mais dont certains réclament une augmentation de la dépense publique, par la remise en service de vos fameuses "michelines".

Contrairement à ce que vous dites, les calculs ont été faits, et il me semble y avoir déjà fait écho ici : pour certaines de ces "petites lignes de la SNCF", l'Etat aurait fait de grandes économies s'il avait offert le voyage, aux rares passagers, en Rolls-Royce de location.

Précisons : ce calcul, qui date de cinq à dix ans seulement, se rapportait à de petites lignes qui fonctionnaient encore à l'époque, et qu'il était urgent, bien sûr, de fermer. J'ignore si cela a été fait. Il en reste peut-être.

Les gens se plaignent de la fermeture de lignes de train qu'ils n'empruntaient jamais, et qui ont fermé pour cette raison. De même qu'ils se plaignent de la fermeture de l'épicier revêche, cher et qui trichait sur les poids au centre du village, épicier qu'ils ont abandonné en faveur de la grande surface il y a maintenant... cinquante ans à un siècle.

Je rappelle que la France est l'une des pionnières du libre-service et des grandes surfaces dans le monde, et que les premières y ont vu le jour... au XIXe siècle. Autrement dit, les gens accusent le gouvernement de décisions qu'ils ont eux-mêmes prises lorsqu'ils étaient jeunes. Nous sommes assez proches de la maladie mentale.

Revenons au train, et je présente mes excuses à ceux qui ont déjà, ici, lu ces informations sous ma plume. Il ne s'agit pas d'opinions, il s'agit de faits.

Ce qui existait bel et bien, au bon vieux temps auquel vous faites allusion, c'étaient les autocars. Les habitants des villages et des bourgs ne prenaient pas le train, pour aller à l'hôpital ou au lycée (quand ils y allaient, c’est-à-dire pas souvent) : ils prenaient l'autocar.

Là, effectivement, il y avait des "petites lignes", et elles desservaient "la France périphérique". Pas toutes les campagnes et tous les villages, puisque, je le rappelle, le propre de la campagne, c'est précisément d'être l'endroit où il n'y a pas les facilités des zones plus peuplées.

Mais enfin, la vision de l'arrêt d'autocar desservant le bourg d'à côté était une banalité des années d'avant-guerre. Elle l'était encore, dans une certaine mesure, au cours des fameuses Trente Glorieuses que vous évoquez.

Le mensonge de la fable propagandiste est encore plus énorme, lorsqu'on prend en compte le fait que c'est la gauche étatiste en général, et les communistes en particulier, qui ont fait des pieds et des mains pour interdire ces lignes d'autocar interurbaines.

Parce qu'elles faisaient de la concurrence à la SNCF, où les syndicats communistes avaient (et ont toujours) le pouvoir. Parce qu'elles étaient exploitées par d'ignobles entreprises privées, comme Citroën.

Avec la perversion habituelle propre à leur doctrine, les syndicats communistes ont manoeuvré pour instaurer des restrictions législatives qui ont supprimé, en pratique, les liaisons par transport collectif routier en dehors des villes et de leurs banlieues. Dans le même temps où ils se livraient à cet attentat contre l'intérêt général, ils ont répandu la fable des gouvernements ultra-libéraux qui auraient persécuté le bon peuple en supprimant les "petites lignes" (largement inexistantes) de la SNCF. Le culot est à couper le souffle.

Car s'il restait, encore, des liaisons interurbaines par autocar au cours des années d'après-guerre, elles ont justement fini de disparaître à l'époque que vous évoquez, autour des années 70 à 80.

Jusqu'à ce qu'un certain Emmanuel Macron, ministre des Finances, finisse par rétablir, de façon extrêmement limitée mais sous les huluments scandalisés des stato-gauchistes, le simple droit, pour des entreprises privées, de créer des lignes d'autocar interurbaines, avec (hélas) toute une série de restrictions.

Pour le reste, c'est aussi à l'inverse de ce que vous décrivez que les choses se sont passées. Sous la pression du socialisme déchaîné, les hôpitaux et les maternités se sont mis à pousser comme des champignons, dans des endroits où ils n'avaient rien à faire. Parce qu'il n'y avait pas la population suffisante pour en justifier l'existence.

Résultat : des coûts abominables (supportés par les mêmes écervelés qui reprochent à Macron aujourd'hui d'augmenter leurs impôts), et, pire encore, des risques pour la santé. On sait, maintenant, qu'un hôpital qui a peu de patients est dangereux, parce que ses médecins n'ont pas assez d'expérience.

Le mouvement inverse a, aujourd'hui, été amorcé, et c'est une bonne chose. J'aimerais bien qu'on me dise à quel moment chaque femme de la campagne française a eu une maternité à vingt minutes de chez elle. Et comment le justifier ? Combien y a-t-il de naissances, dans vos fameuses campagnes ?

En revanche, ce qui a toujours existé, ce sont les sages-femmes. Ce sont elles qui se déplaçaient, de même qu'à une époque, c'étaient les médecins qui se déplaçaient. Voilà ce qu'il faudrait rétablir, en tous cas pour les zones les moins peuplées, au lieu de réclamer qu'on déplace les villes à la campagne.

Quant au "travail", ce n'est pas "il y a quarante ans" que "tout a été fait" pour le centraliser dans les villes. La ville, c'est par définition l'endroit où se centralise le travail... C'est parce que des gens se réunissent pour travailler ensemble que naissent les villes !

Ce qui est vrai, en revanche, c'est la baisse récente de l'activité économique en dehors des grands centres. A qui la faute, sinon aux stato-gauchistes et à la dépense publique délirante qu'ils ont réussi à instaurer, laquelle hausse mécaniquement le seuil de rentabilité ?

Une autre distortion vient du fait que les gens se font une image idyllique de la campagne. Ils réclament que la vie soit aussi facile et pourvue de commodités qu'en ville. Désorientés par leur propre discours réactionnaire, ils s'imaginent que la vie à la campagne, au "bon vieux temps", était une partie de plaisir.

C'est le contraire qui est vrai. Aucun souverainiste contemporain ne voudrait vivre dans un village français des années cinquante. Aujourd'hui, les ruraux se plaignent parce que l'essence est chère, mais en 1950, ils n'avaient pas de voiture, et la plupart des urbains non plus.

C'est "l'ultra-libéralisme" et la mondialisation qui permettent, aujourd'hui, de déménager les villes à la campagne. Dans une certaine mesure. Grâce à Internet, ce même Internet qui permet ici à certains de regretter le temps de la marine à voile, on peut, en effet, amener le travail à la campagne. La médecine à la campagne. L'éducation à la campagne.

Encore faut-il réclamer l'instauration d'un véritable libéralisme, avec une baisse radicale des dépenses publiques. Si "les campagnes se meurent", ce n'est pas faute de services publics et de bureaux de poste ; c'est faute de services privés, de capitalisme et de profits.

Phébus

En 1792, le peuple s'était arrogé le droit d'une justice expéditive, confondant l'émeute avec la justice.
Si le jeu de la contestation conduit à harceler le président à chaque déplacement, je crains le pire pour les mois à venir.
La contestation n'est pas synonyme d'insolence, ni de provocation.

Que je sache, Macron a été élu, de même que le Parlement. Et il n'a pas, dans son programme, indiqué que sa gouvernance serait une vallée de roses.

Il réforme, chose que personne n'a fait depuis vingt ans.
Tout le monde lui tombe dessus.
Rien que de normal.
Mais il ne faudrait pas que les médias mettent de l'huile sur le feu à base de polémiques quasi sémantiques dont l'intérêt est très limité et entretiennent une contestation qui pourrait friser à l'émeute.
Le 17 novembre, nous verrons la force que cette jacquerie peut démontrer, tout en rappelant que bloquer la voie publique est interdit par la loi.
Aujourd'hui, Macron, pour pas mal de raisons, est l'homme à abattre en Europe. Je ne suis pas sûr que l'intérêt de la France soit de désarçonner son président en ce moment.

Phelippé

Il y en a assez de ce distinguo entre le Pétain courageux de 14/18 et le Pétain indigne de 39/44.

Pétain a accepté (on est venu le chercher) de personnifier la France battue et collaborationniste, afin de ménager le plus possible la France et les Français, en sachant d'avance le jugement de l'Histoire.

Je vois peu d'hommes aussi dignes d'être français que Pétain, qui a fait le sacrifice de son honneur, et de sa mémoire dans l'Histoire.
Et sûrement pas les donneurs de leçons bien-pensants de notre époque douillette.

C'est sûr que quand on est systématiquement protégé par le parapluie confortable de la bien-pensance, on ne peut se mettre à la place du vieux héros qui a pris le fardeau de la défaite et de ses conséquences les plus abjectes sur ses épaules.

Pendant que j'y suis, je dénie à tout organisme (CRIF et franc-maçonnerie par exemple) le droit de décider qui nous devons commémorer.
Il n'y a pas si longtemps, nos Présidents jusqu'à Chirac commémoraient au moins le Pétain de 14/18.
Dorénavant même ce Pétain-là doit être honni.

Les progrès de la bien-pensance sont spectaculaires et terrifiants de bêtise et de moraline.

Achille

Ainsi donc ce seraient Nivelle surnommé le « boucher du Chemin des Dames » et son fidèle Mangin, les vainqueurs de Verdun. Remarquez J-L Mélenchon, lui, affirme que c’est Joffre. Bref chacun son vainqueur de Verdun en fonction de ses affinités.
Enfin, officiellement c’est quand même Pétain, même si on peut le regretter.

P.A.

@ breizmabro

Je me pose la même question que vous : n’y avait-il pas un candidat plus jeune pour se porter volontaire dans tous ces si bons Français ? Non, parce que je crois que personne ne voulait se mouiller, et mettre en place Pétain, vieux de 84 ans, en a certainement arrangé plus d’un.
Et malgré sa trahison ou une incapacité due à son âge lors de la Seconde Guerre mondiale, il n’en reste pas moins que Pétain a été un grand soldat en 14/18.

@ Exilé

Concernant l’augmentation des prix de l’essence et du diesel je crois que c’est plutôt pour financer les forages de schiste qu’avec les dérèglements climatiques.

Claude Luçon

@ breizmabro | 08 novembre 2018 à 18:40
"Moi qui suis née avant 45 et ai été à l'école de la République"
"Si quelqu'un a réponse à mes questions merci par avance de m'en faire part."

Quelqu'un ? Oui moi ! Pur produit de la grande dépression de 1929, de l'école de la République aussi et même des cours de catéchisme de l'église du patelin !
A l'été 1929 nos parents n'avaient plus qu'un seul type de distraction gratuit… au moins pendant neuf mois !

Il y avait un remplaçant ! Dès le lendemain ou presque : Charles de Gaulle !

Il était membre du gouvernement et s'est même trouvé des électeurs bretons qui ont traversé la Manche en barques pour être gouvernés honorablement.
Beaucoup d'autres, dont nombre d'ancêtres de ceux qui nous font un scandale Pétain aujourd'hui, étaient d'ardents pétainistes.
Pendant que d'autres encore, loin des côtes bretonnes et de ses barques, comme mon père, poilu mutilé de 14/18 à 20 ans, un homme pourtant courageux il avait épousé une Bretonne, à sa décharge elle avait été sa très patiente infirmière, ce poilu donc et deux copains en uniforme pleuraient de honte en écoutant leur héros à la radio le 17 juin 1940.
Voir son père pleurer de honte en écoutant une boîte de bois parlante, ça secoue un gamin de dix ans, même fils de Bretonne !

Nous n'avons pas de problème Pétain, nous avons trop de diplômés de Sciences Po qui ne savent ni que faire ni que dire mais sont quand même payés grassement par nos médias !

Le 11 novembre 1918 n'est pas le jour où Pétain a collaboré avec l'envahisseur, c'est le jour où les Allemands ont dû rentrer chez eux pour la première fois au cours du siècle dernier avant d'avoir à le refaire en mai 1945.
C'est cela le 11 Novembre ! C'est 1 400 000 poilus français, 1 100 000 Britanniques et 650 000 Italiens qui sont morts pour que la France reste la France sans compter les Belges et les Américains.
Pétain n'est qu'un seul homme, il a payé sa dette.

"Du coup je me suis demandé mais COMMENT ce vieux monsieur est-il devenu un président par intérim"

Excellente question !
Posez-la à Sciences Po et donnez-leur une année pour en débattre.
Précisez bien Pétain, ils seraient capables de confondre avec Benalla.
A Sciences Po quand on débat, on débat ! On en oublie le sujet du débat.

Tremblez breizmabro le litre de diesel a augmenté de 7 centimes, c'est ça l'important, pas le 11 Novembre. Nous sommes là, un petit coût de CSG en plus sur nos retraites devrait compenser cela, un député va bien y penser. Normal, beaucoup d'entre nous ne conduisent plus, nous devons donc compenser ce manque à gagner sur notre absence délibérée et antipatriotique de consommation de diesel. Pardon ! J'essayais seulement de raisonner à la Sciences Po.

Achille

Il suffit de regarder les images d’archives de l’Occupation diffusées de temps en temps sur France 5 ou ARTE pour constater que le Maréchal a été très apprécié par les Français de l’époque tout le temps où il a occupé sa fonction de chef d’Etat plénipotentiaire. Ils n’hésitaient pas à se presser sur son passage et à le saluer avec effusion.

Ce n’est guère que lorsque la situation a commencé à devenir défavorable pour l’occupant, c’est-à-dire dans le dernier semestre de l’année 1944, que soudain l’attitude de certains Français opportunistes a changé. Sentant venir le vent mauvais, leur enthousiasme envers le Maréchal s’est transformé en élan patriotique. De pétainistes ils sont soudain devenus gaullistes.

Après avoir réussi à passer entre les gouttes tout au long du conflit, s’être constitué une belle cagnotte en faisant du marché noir, ils sont devenus les résistants de la dernière heure.
Ce sont eux que l’on peut voir sur les images d’archives lyncher les collabos et tondre les femmes qui avaient fricoté avec les « boches »

L’ambiance de cette époque est très bien décrite dans le film « Au bon beurre » d’Edouard Molinaro, d’après une œuvre de Jean Dutourd, avec Roger Hanin et Andréa Ferréol, excellents en monsieur et madame Poissonnard.
A revoir absolument !

stephane

Macron a su ne pas rendre hommage à Faurisson.
Pour ceux qui comme moi n'en attendent plus rien, c'est déjà pas mal.
Ce fourbe a à nouveau fait marche arrière.
On avance et il recule et pourtant...

Ellen

"Le président de la République me donne le tournis. Il ne permet pas de s'arrêter à une position implacablement hostile ou systématiquement bienveillante, ce qui serait confortable. Il me fait passer d'une parole critique à un soutien vigoureux. C'est sa richesse, sa force mais aussi sans doute sa faiblesse". (Ph.B)

Macron joue avec ces mots et se joue des Français. Il a décidé de nous le faire payer en continuant à croire que nous sommes des enfants sortis de la maternelle et qu'il peut nous prendre pour des demeurés. Ces interventions loin d'être sincères ne font que le desservir chaque fois qu'il souffle le chaud et le froid. Il a bien commencé son entrée en scène mais malheureusement ça ne pouvait durer. Il a joué un rôle comme au théâtre, sauf que là il s'agit de mener la France à bon port et respecter les Français. Il a fait le contraire. Jupiter arrive - vous allez voir ce que vous allez voir... On a vu. Hausses tout azimut et appauvrissement des Français moyens. Quand Macron nous donne 1 euro, il en reprend 4. Belle manipulation de chiffres comme dans ses discours.

Deltombe xavier

Pétain avait, sauf erreur, 84 ans en 1940...
Oui je sais, les intervenants de ce blog ne sont pas bien loin de cet âge canonique.

J’ai un doute : il se peut que certains disciples anti-Macron venant régulièrement sur le blog du chroniqueur de Sud Radio soient persuadés (effet de mode) que le maréchal Pétain était à la fin de la Première Guerre mondiale sensiblement un général du type armée israélienne : c’est-à-dire entre trente et trente-cinq ans.
Ben oui, il y a quelques années, si ma mémoire ne me fait pas défaut j’ai eu l’occasion de passer l’après-midi avec un jeune général de ce pays alors âgé de trente-cinq ans dans ce coin plutôt désertique proche de Beer-Sheva. Qui plus est originaire du Maroc et sans faire de commentaire, il me signalait avoir un ami français du même âge, capitaine dans l’arme des transmissions à Montargis.

En 1940 qui rappelle Pétain si ce n’est un certain Paul Reynaud ?... .Ah ! Ce Paul plutôt porté sur le sexe dit faible, lui avait choisi pour seconde épouse une gentillette un peu plus jeune de 38 ans.
Lui : 71 ans et la madame 33 ans...

Conclusion : nous avions besoin d’un coupable pour endosser l’irresponsabilité de cette monumentale incompétence de nos politiques des années 30.
Imaginez-vous, aujourd’hui, un nonagénaire à la tête de notre pays ? (84 ans en 1940 doit correspondre à 95 aujourd’hui.)
C’est ce que me dit mon fils médecin avec bientôt trente années de pratique.

Patrice Charoulet

Information préalable : une pleine page de publicité (qui peut être un communiqué) est facturée par le quotidien Le Figaro de 114 000 à 188 000 euros.

Seconde information préalable : non seulement je ne suis pas antisémite, mais on peut difficilement être plus philosémite et plus ami d'Israël que moi.

Commençons.

Dans Le Figaro du 7 novembre, page 7, on peut trouver un communiqué qui occupe toute la page.
Ce communiqué est signé par Serge, Beate et Arno Klarsfeld.
Il s'agit d'une série d'arguments.
La dernière phrase est la suivante : « Vous voterez pour un parti pro-européen. »

Si philosémite et ami d'Israël que je sois, quelle que soit la sympathie que m'inspirent ces trois personnes, j'ai le regret de dire que cette argumentation ne me convainc nullement.

Je ne sais pas si le MoDem présentera une liste aux européennes. Le parti de M. Macron, c'est certain, aura sa liste. Je ne puis voter ni pour le premier parti ni pour le second. A ces élections-là comme à toutes les autres.

j.robinet

Pour une fois, je soutiens Macron. Et ce n'est pas si fréquent.
Tous les Présidents de la Ve ont honoré le Pétain de 14/18 y compris Chirac.
On ne refait pas l'histoire selon la bien-pensance du moment.

Dans un ou deux siècles, Pétain ne sera probablement plus considéré comme un traître, mais comme un stratège (malhabile en l’occurrence en 1940). Il faut prendre du recul. Il aura fallu deux siècles pour revoir la position "officielle" sur les guerres de Vendée.

vamonos

Le général Weygand fut l'aide de camp du général Foch pendant la Grande Guerre. Il ne portait pas le général Pétain en haute estime loin de là. Dans ses mémoires, il décrit avec circonspection les stratégies de Pétain alors que des forces américaines étaient sous ses ordres sur le front de l'est. Pétain était adepte de la stratégie molle qui consiste à laisser attaquer l'ennemi, pour qu'il épuise ses forces. Ensuite Pétain lançait ses troupes à l'assaut pour reconquérir le terrain perdu et gagner quelques kilomètres avant de figer le front et d'attendre une nouvelle attaque de l'ennemi. Il gaspillait ainsi des flots de sang (américain). Certes Weygand fut un personnage politique contre-versé, mais d'un point de vue militaire, son jugement était digne de confiance.

Donc, Pétain ne fut pas un militaire irréprochable et efficace à la hauteur du grand stratège Foch par exemple.

Sa nomination en 1940 à la tête du gouvernement de Vichy s'est déroulée par défaut. Personne, en dehors de lui, ne voulant endosser la responsabilité de la soumission aux exigences du troisième Reich.

Michelle D-LEROY

@ Claude Luçon à 00.46

Je ne pense pas que la manifestation qui aura lieu ou pas le 17 novembre soit à mélanger avec les humeurs "rouges" de Mélenchon ou les caprices de Français qui partent en vacances.

J'habite personnellement un centre-ville et n'utilise que peu ma voiture, mais dans les villages de campagne elle est indispensable, incontournable et tous ces habitants des terroirs vont faire les frais de ces taxes, qui de centime en centime grèvent leur budget.

Depuis quarante ans, tout a été fait pour centraliser l'école, le lycée, l'hôpital, la maternité et le travail dans de grandes agglomérations qui sont souvent à trente ou quarante kilomètres du village.

La vie de ces villages est organisée de telle façon que tout est à l'extérieur et qu'il faut au moins deux voitures par couple. Monsieur travaille dans une ville à l'est quand Madame travaille dans une autre à l'ouest. Les enfants sont scolarisés dans une école à une dizaine de kilomètres qui regroupe plusieurs villages et c'est un autocar (diesel) qui ramasse et ramène les primaires. Idem pour les collèges et lycées qui eux sont souvent plus loin. Sans parler des allées et venues pour le sport des enfants, le médecin traitant, ou pire les spécialistes qui se trouvent à la métropole à trente kilomètres, l'hôpital parfois à cinquante ou soixante kilomètres.

Il est donc impossible même si le covoiturage existe, de se passer de carburant. Nos élus regroupent et suppriment notamment les services de santé, de la Poste, au nom des économies. Pourtant ce n'est pas faute d'alerter sur la désertification des territoires.

Et aujourd'hui nos dirigeants politiques viennent dire ne circulez plus car vous polluez. Sans doute, mais ont-ils organisé quelque chose pour pallier à cet état de fait ? Non.
Dans ma région et je suppose dans des tas d'autres, des lignes de SNCF (michelines) ont été abandonnées dans les années 70 parce que non rentables mais les rails et passages à niveau existent toujours et sont entretenus pour le cas où... Pourquoi ne pas réhabiliter ces lignes avec des trains de style RER, plus rapides pour les étudiants, les élèves, les salariés ? Trop coûteux ?
Pourquoi ne pas les faire exploiter par des sociétés privées ? Autant de questions sans réponses.

Mais dans la situation actuelle, le gouvernement n'a de cesse d'augmenter les taxes et les taxes écologiques, un prétexte bien facile, en tout cas plus facile que de faire des économies.
Et toutes les pirouettes pour alléger la facture des utilisateurs ne sont que des bidouillages fiscaux. Je donne puis je reprends et inversement.

Nous savons aussi que les transporteurs qui paient plus cher le carburant le répercuteront sur le prix de revient des produits de consommation.

Soyons lucides, ce gouvernement trouve des solutions faciles pour maintenir son train de vie et j'insiste, pour entretenir la terre entière par humanitarisme.

Savonarole

Le silence assourdissant des syndicats français est stupéfiant.
Alors qu'il s'agit du pouvoir d'achat, des retraites, et accessoirement des augmentations du prix des carburants qui pénalisent les "travailleurs et les travailleuses", on est scotchés par le silence de toutes ces centrales syndicales. Où sont-ils ?

D'accord avec Philippe Bilger, si le grand remplacement n'aura pas lieu dans l'immédiat, il conviendrait de rééduquer le peuple français, nourri aux ONPC, les Grandes Gueules, Touche pas à mon poste et autres dégueuloirs qui fabriquent des sycophantes, il se vautre dans le vulgaire.

On ne voit pas ça en Allemagne, ni au Royaume-Uni, ni dans la galaxie des pays nordiques protestants (tellement pasteurisés qu'on se demande comment y vivre, Norvège, Danemark, Suède, Finlande).

P.-S. : En revanche, en Espagne la vulgarité des citoyens et élus est de mise.
Aznar s'est fait traiter de "marrane", juif converti, par le banc socialiste de leur Assemblée nationale.

Exilé

@ Claggart
« Il est surtout piquant dans cette polémique de voir le PCF nous donner des leçons de patriotisme, lui qui en 1940 organisait le sabotage de nos avions et de nos chars. »

Et qui, à peine ces Allemands si corrects entrés à Paris, leur ont demandé l'autorisation de faire reparaître L'Humanité.

Mais toutes ces turpitudes, y compris celles des dirigeants socialistes des années 30, expliquent probablement aussi en partie le fait qu'en 1945, ceux qui s'en sont rendu responsables ont trouvé pour tenter de les faire oublier, en Philippe Pétain le bouc émissaire idéal...

Quand Édouard Daladier a rencontré en 1938 le Chancelier Hitler et qu'il lui a probablement selon les usages diplomatiques serré la main, c'était seulement quatre ans avant Montoire, alors qu'il a quand même signé l'acte de trahison de notre allié tchécoslovaque.

Pourquoi Daladier n'a-t-il pas été jugé ?

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@ breizmabro
« Chez les planqués de la Chambre des députés et du Sénat y a-t-il eu quelqu'un à postuler au poste de Président de la France par temps de guerre, en intérim ?
Si quelqu'un a réponse à mes questions merci par avance de m'en faire part. »

Qu'on me pardonne de recourir à un langage familier mais parlant : il fallait trouver un pigeon à qui refiler la patate chaude.

Xavier NEBOUT

Pétain n'a pas été que le vainqueur de Verdun mais celui de la guerre.

Si on est venu le chercher en 1916, c'est parce qu'il était le seul Général à avoir gagné une bataille en 1915, et cela en économisant ses hommes.

Notre armée était au bord de la mutinerie générale, et il l'a ressuscitée.

Mais il était aussi le grand stratège, celui qui a inventé la noria de camions, la Voie sacrée, et plus tard, avant de Gaulle, la vision du couple chars/aviation.

On l'a remplacé de peur qu'il ne devienne un Dieu pour les Français.

Alors en 40, alors que tout était perdu, les poilus, leurs pères, leurs femmes et leurs enfants ne voulaient entendre que par lui.
Et c'est parce qu'il était vénéré par les Allemands aussi, et notamment par Hitler lui-même, que nous avions obtenu des conditions d'armistice inespérées.

Alors, les juifs. Les mesures antijuives ont été prises en concertation avec le Consistoire pour devancer les Allemands et permettre à la police française de limiter les dégâts en étant maîtresse du jeu. Si bien qu'à à la Libération, le grand rabbin alors à Lyon le remercia au nom de la communauté juive.

La Résistance ? Il fut, selon le colonel Rémy, le plus grand résistant.

Que faut-il dire d'autre pour enlever la m... que les couillons de tous ordres ont dans les yeux ?

Gloire à toi Philippe Pétain, notre Maréchal bien-aimé, il y a encore des Français qui connaissent l'histoire et qui ont le courage de le dire.

jack

L'état de grâce a été de courte durée. Macron, après Hollande se heurte au 'president-bashing'. Le président actuel porte une responsabilité, il ne se tient pas assez à distance, il parle trop et comme il l'indique lui-même, son parler vrai peut choquer.
C'est le tir au pigeon. Qu'il fasse blanc ou noir, tous les tirs sont dirigés vers lui. Donc peut-être qu'il devrait en faire moins pour s'exposer moins.

La nouveauté réside dans les réseaux sociaux : sous couvert d'anonymat, chacun y va de sa hargne, de sa grossièreté. C'est devenu un langage commun, un déversoir nauséabond. Alors pourquoi se gêner devant le Président puisqu'on peut le mépriser, être incorrect et insultant tout en restant invulnérable.

Trump est aux antipodes. C'est lui, ce populiste, qui insulte les journalistes. C'est lui qui est grossier et incorrect. Les bons résultats en matière économique et d'emploi s'obtiennent par un déficit accru qui porte préjudice au reste du monde. Comment échapper à la suprématie du dollar ? Comment échapper aux interdits commerciaux absurdes du versatile président américain ? Si nous avons envie de commercer avec l'Iran, il ne devrait pas pouvoir y faire obstacle. La loi du plus fort est toujours la meilleure... Il faudra que le reste du monde s'organise différemment pour ne plus subir les oukases de ce fougueux et imprévisible personnage qui aurait voulu bombarder Pyongyang puis qui se jette dans les bras de Kim Jong-un.

Tipaza

J’ai commencé à écouter C dans l’air, et puis j’ai abandonné, avant de me plonger dans mes grimoires, je voulais donner mon avis sur cette affaire Pétain, que Macron traînera comme un boulet jusqu’à la fin de son itinérance. Avec un nom aussi désuet, ça ne pouvait que mal se passer.

Tous les commentateurs, y compris sur le blog, expliquent gravement et justement la différence entre le Général vainqueur de Verdun, fait Maréchal, et sa trahison au cours de la Seconde Guerre mondiale, les plus favorables à Macron expliquant que celui-ci voulait célébrer le vainqueur et non le collaborateur.
C’est une évidence, même pour moi qui suis hostile à Macron.

Personne ne dit et pourtant ça me paraît aussi une évidence, le rejet que Macron suscite dans la population.
C’est ce rejet que beaucoup de médias, s’alignant sur le quidam qui est un client reprennent et que reprennent également les opposants y compris Mélenchon avec sa stupide exagération habituelle.

Au point où Macron en est avec le citoyen moyen, asphyxié et étranglé de taxes vomitives, cet individu pourrait dire qu’il fait jour à midi et nuit à minuit, que non seulement personne ou presque ne le croirait, mais que cela ouvrirait une polémique du style : Mais de quoi il se mêle, qu’il laisse le soleil et la lune faire leur boulot tranquillement.

Ceci dit, la guerre de 14-18 fut une boucherie ignoble, et je ne comprends pas qu’on puisse célébrer des généraux et maréchaux responsables de cette boucherie. Envoyer au massacre des hommes baïonnette au canon contre des mitrailleuses relève de l’inconscience, d’un mépris pour la vie des hommes inadmissible.
Généraux et Maréchaux auraient dû passer devant une cour de justice et être condamnés à mort.
On ne gagne pas une guerre en vidant le pays de ses forces vives qui manquent encore à la France en ce moment.
Et la décadence que nous vivons, car nous assistons à la fin de notre monde, est le résultat de cette hécatombe innommable.
Un vrai crime contre l’humanité.

semtob

Cher Philippe,

Les commémorations apportent le plus souvent au pays une pause politique que chaque président porte pour tous.
L'idée de se comporter en "historien", en révisionniste en herbe, de mélanger l'économie et le respect dû au soldat inconnu met très mal à l'aise et apporte un dégoût profond pour Macron.
Rien ne sert d'en ajouter, ce misérable président éphémère s'est tué sur le front comme il a souillé la mémoire de millions de morts.
françoise et karell Semtob

breizmabro

Moi qui suis née avant 45 et ai été à l'école de la République, j'ai toujours entendu dire par mes professeurs que Pétain était un vendu à la collaboration, qu'il avait fait organiser la rafle du Vél d'Hiv, bref que c'était un immonde personnage, maréchal sans doute, mais tout de même collabo ; MAIS (en même temps) que du temps de nos grands-pères il avait été un grand chef militaire.

Bon, j'en suis resté là. J'avais trouvé bizarre que Mitterrand fleurisse la tombe de ce vendu à la collaboration mais venant de la part de Mitterrand l'ami de Bousquet ça le faisait et j'avais d'autres chats à fouetter (avec des roses sans épines ;)) en ce temps-là. J'avais des enfants qui n'étaient pas nés de GPA mais que j'aimais bien quand même.

Aujourd'hui certains Français ont élu un Président qui, après avoir révisé ses cours d'histoire nous dit qu'en fait Pétain a été un grand militaire puis, devenu vieux, qu'il avait un peu la tête en friche. Bon.

Du coup je me suis demandé mais COMMENT ce vieux monsieur est-il devenu un président par intérim (la guerre) ?

Réponse : le mercredi 10 juillet 1940, l'Assemblée nationale, formée par la réunion de la Chambre des députés et du Sénat, siégeant dans le théâtre du Grand Casino de Vichy, donna les pouvoirs constituants à Philippe Pétain.

Je compulse et je constate qu'en 1940 Pétain avait.. 84 ans !

Question : "l'Assemblée nationale, formée par la réunion de la Chambre des députés et du Sénat, siégeant dans le théâtre du Grand Casino de Vichy" n'avait-elle aucun autre postulant pour assumer cette fonction d'intérimaire de président de la République française  qu'un vieux monsieur de 84 ans ?

Nommer un vieux monsieur, certes Maréchal, mais déjà un peu fatigué après la guerre 14-18, était-ce la bonne idée ?

Chez les planqués de la Chambre des députés et du Sénat y a-t-il eu quelqu'un à postuler au poste de Président de la France par temps de guerre, en intérim ?

Si quelqu'un a réponse à mes questions merci par avance de m'en faire part.

Exilé

Ainsi, sur un tout autre plan, dans la France d'aujourd'hui, on a le droit d'insulter le président en pleine face et de le qualifier d'"escroc", lui-même se maîtrisant et continuant à échanger.

Si pour l'instant rien ne nous permet de qualifier M.Macron d'escroc dans le sens où Stavisky l'était, nous sommes obligés hélas de constater que lui, ses ministres et ses collaborateurs ont quelques progrès à faire en matière d'honnêteté intellectuelle (euphémisme)...

Quand par exemple M.Philippe nous vend la hausse des taxes sur les carburants comme une façon de combattre « les dérèglements climatiques », il ajoute une tromperie fiscale à une fumisterie pseudo-scientifique forgée par des charlatans.
Sans oublier le fait que la réalité réside dans la diminution des rentrées des taxes sur les carburants pour la raison que les Français ont déjà réduit leur consommation dans ce domaine...
Donc, au passage, à supposer que le prétexte climatique soit acceptable, à quoi bon utiliser alors l'argument fiscal ?

https://www.contrepoints.org/2018/11/06/329654-prix-du-carburant-langoisse-qui-se-cache-derriere-la-version-officielle

Et si la réduction du volume de carburant est aussi vitale que cela, pourquoi M.Macron et son entourage brûlent-ils chaque semaine des dizaines de tonnes de kérosène, voire plus, pour des voyages inutiles en France et à l'étranger ?
A quoi servent donc les chemins de fer, les préfets, les ambassadeurs et les télécommunications modernes ?
Comment pouvons-nous alors croire tout ce que ces gens-là nous racontent ?

Mary Preud'homme

Contrairement à ce que je lis ici ou là :
L'historien Denis Rolland dans l'un de ses ouvrages s'est employé à démolir le mythe Pétain, par rapport à la cruauté et au manque d'humanité supposés des autres généraux de l'époque, défendant la thèse exactement inverse selon laquelle la réputation de boucher de Nivelle, pour ne citer que lui, n'était que le résultat de la construction du mythe du « sauveur de Verdun » où pour élever Pétain, officier général planplan issu du peuple, meilleur intendant que stratège comme la suite l'a démontré, il était politiquement très facile par pure démagogie de dévaloriser les autres généraux, de minimiser leurs actions, voire de les diaboliser à outrance.

olivier seutet

Je souscris à la remarque de Mary Preud’homme : les vainqueurs de Verdun sont les poilus ; les artisans au niveau du commandement ont été Nivelle et Mangin ; j’y ajouterai le général de Castelnau qui en tant que chef d’Etat-Major général des armées françaises prit des décisions essentielles. Quant à Pétain, il n’a joué un rôle essentiel que peu de temps dans cette bataille (moins de deux mois sur une durée totale de neuf mois) ; en outre, il bénéficia d’une popularité étrange qui lui a permis d’échapper au limogeage que réclama Foch qui le considérait comme « défaitiste » (terme très fort en peine guerre et qu’il utilisa dans ses Mémoires).

Le panthéon national a effacé Nivelle qui a commandé dans l’offensive catastrophique du chemin des Dames, elle a effacé Castelnau qui ne fut pas élevé au maréchalat pour cause de catholicisme, elle a effacé Mangin dont la veuve refusa, en 1925 juste après son décès, qu’il fût fait maréchal à titre posthume pour ne rien devoir à Pétain.
Pétain ou l’histoire d’un maréchal malgré lui.

Lucile

Il n'y a rien d'illogique à ce que les gens "qui ne sont rien" dont les vieux avec de petites retraites se sentent floués. Quel besoin Macron avait-il avant son élection de s'engager à ce que le niveau de vie des personnes âgées ne soit pas amputé ? Plusieurs vidéos le prouvent. C'est ce que j'appelle un gros mensonge. Que certains qui frôlent le seuil de pauvreté le lui rappellent en face n'est peut-être pas tout à fait un mal, même s'ils emploient des mots regrettables, sinon qui le lui dira ? Castaner ? Griveaux ? Schiappa ? Faute de quoi, avec "la dimension christique" qui est la sienne et qu'il "ne renie pas", il pourrait croire qu'il suffit qu'il caresse le dos des badauds, ou leur tienne la main un peu plus de dix secondes de suite en les regardant droit dans les yeux, pour les hypnotiser tout à fait. S'il gardait ses distances, on ne s'adresserait pas à lui de cette manière.

Le président de la République et son entourage font diversion dans l'opinion avec les années 30 auxquelles nous serions revenus ; avec Pétain (bon soldat mais homme politique de triste mémoire, ça ne mérite pas des soirées de débats télévisés) ; avec des extrémistes, de droite (mais maladroits), aux projets flous et incertains, cependant décidés à trucider le Président en pleine itinérance mémorielle. Pendant ce temps-là des barrages routiers se préparent. C'est une calamité pour le pays, une atteinte à la liberté de circulation. Le pays sera-t-il paralysé le 17 ? Les paris sont ouverts.

Claggart

Il est surtout piquant dans cette polémique de voir le PCF nous donner des leçons de patriotisme, lui qui en 1940 organisait le sabotage de nos avions et de nos chars.

fugace

Ceux qui mériteraient un hommage renouvelé, et appuyé en ce centenaire de l'armistice du 11 novembre 2018, ce sont à mon sens, d'abord les millions de morts de tous bords.
Mon grand-père en fut. Chanceux il en revint malgré le gaz moutarde, et tout le reste. Trop jeune, je n'eus que peu d'échanges sur le sujet avec lui. Reste en ma mémoire son diplôme de combattant, incluant une décoration qui sa vie durant trôna sur un mur de la pièce principale. Dans un tiroir, un carnet de notes porté à la ceinture portant les traces de la balle qui le traversa et ainsi sans doute lui sauva la vie. Une baïonnette type "rosalie", non exposée, mais que tous les enfants de la famille savaient sortir de sa cachette, en cachette pour la voir, sans bien tout comprendre, dont cette forme en croisillon, dont on sut plus tard la raison.

Cette année encore, je penserai à lui, surtout à lui et à ses frères d'armes.

Concernant les 7 ou 8 généraux et ou maréchaux de l'époque, quelle est en réalité leur part intime de responsabilité dans ce carnage ?

Mary Preud'homme

C'est Nivelle épaulé par Mangin qui était au commandement de la IIe armée, dans la phase décisive de la reprise des fort de Douaumont et Vaux (dernier rempart avant Verdun) et auquel reviendrait de droit le titre de vainqueur de Verdun, sauf que cette victoire est due en premier lieu, voire essentiellement, aux valeureux Poilus dont le courage, l'abnégation, l'héroïsme au quotidien ont marqué pour longtemps les esprits et sans lesquels Verdun, Douaumont, les neuf villages détruits et toute cette région martyrisée n'auraient pas gardé cette aura mondiale.

Verdun, ville la plus décorée de France, est certes un symbole, celui de la vaillance, de l'honneur, de l'amour de la patrie et de la résistance jusqu'à la mort. Lieu hautement symbolique et marqué par une histoire glorieuse où la honteuse collaboration des années quarante, initiée par Pétain au soir de sa vie, n'est pas prête d'être effacée, d'autant plus dans des familles comme la nôtre qui ont subi à trois reprises l'invasion allemande.

Concernant en particulier la persécution des Juifs de notre pays, je ne sache pas que Pétain ait eu, ne serait-ce que le courage de manifester un quelconque regret pour des lois iniques dont il ne pouvait ignorer l'odieux contenu et la portée, les ayant en outre personnellement annotées.

Macron, cela a déjà été dit, ne connaît pas l'Histoire de France ; pour lui c'est juste un théâtre et une série de mises en scène où il vient se montrer avec son épouse (plus Patrick Juvet que jamais, coucou Savonarole !) déguisée cette fois en hussarde et guêtrée jusqu'aux genoux, comme à Fleury devant Douaumont où son élève donnait la réplique à des lycéens de Verdun, qui pour la circonstance avaient répété leurs petits textes sous la férule du sous-préfet du coin, plusieurs jours avant la visite de Son Excellence Bibi !
__________

Un couple d'Américains auquel je faisais visiter cet été le champ de bataille de Verdun m'avait fait remarquer à juste titre : "On voit autant de drapeaux allemands que français ici (excepté sur la stèle de la nécropole nationale). A croire que vous avez honte de votre victoire. J'ai aussi lu que vos dirigeants s'appliquaient à ne pas froisser les Allemands lors des commémorations auxquels ils sont régulièrement invités et souvent mis à l'honneur, bien avant les alliés et vos troupes coloniales etc. Ce qui serait inimaginable et choquant dans notre pays."

Ces Américains avaient vu juste en soulignant l'esprit de collaboration et de soumission qui continuent de prévaloir chez nombre de nos dirigeants et trop souvent de nos contemporains.

C'est ainsi que beaucoup de chants patriotiques ou de textes jugés trop guerriers sont systématiquement écartés ou censurés lors des commémos pour ne pas déplaire aux ex-occupants dont certains (à en juger par leur tenue et leurs voix tonitruantes, jusque dans le cloître de l'Ossuaire) donnent l'impression d'être toujours en pays conquis.

Giuseppe

Jean-Claude Gaudin 1939, Emmanuel Macron 2018...
Pour quoi faire ?

breizmabro

@ Tipaza 08 novembre 2018 à 08:41

Tout à fait d'accord avec vous. Et comme disait Sarkozy qui, lui, a roulé sa bosse en politique "tout cela finira en farce" (en parlant de la façon dont Macron a été élu et de sa troupe aux ordres).

Ce n'est pas fini mais la farce est déjà là...

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@ Philippe Daumier 08 novembre 2018 à 10:38

Vous avez dégainé plus vite que moi, c'est exactement ce que je voulais écrire.

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