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15 décembre 2018

Commentaires

Pierre Blanchard

Le général Pierre de Villiers, le sauveur ?

Après les interventions de certains « sachants » qui doivent connaître le Gl de Villiers si j’en crois leurs écrits :

Jabiru | 15 décembre 2018 à 08:26
Merci pour cet hommage que vous rendez à ce grand militaire très apprécié par ses soldats.

boureau | 15 décembre 2018 à 09:00
Et ce, malgré des qualités d'homme tout à fait exceptionnelles. Qualités de commandement et de responsabilité qui font cruellement défaut à Emmanuel Macron.

Ou d’autres

Franck Boizard | 15 décembre 2018 à 06:06
Jacques C | 15 décembre 2018 à 18:29

j'aurais plutôt tendance à me poser une question, une seule, après la carrière particulièrement lisse et en continuum de l'intéressé qui "n'a au grand jamais, jamais fait de vagues"... et donc a accepté tout et son contraire... Ce qui lui a certainement permis d’accéder au poste suprême de la hiérarchie militaire !

Celui qu'il est convenu de dénommer "le général de Villiers" était-il un si bon chef ??

Seuls ceux qui ont servi sous ses ordres peuvent le dire... mais il a tant œuvré dans les états-majors, cabinets etc. Mais aussi dans certains postes opérationnels, mais de haut niveau !

Pour terminer je n'aurai qu'une seule interrogation : n'en fait-on pas trop pour pas grand-chose car en dehors d'avoir démissionné en 2017, son « aura » est totalement due à Macron en fait !!

Sinon, comme pour un grand nombre de ses prédécesseurs dans le poste de CEM, qui se souviendrait de LUI ??

La question mérite d'être posée, d'autant plus qu'en dehors de ses talents d'écrivain, que fait un ex-CEM dans un cabinet de conseil tel que (désolé extrait de Wiki !!)

le Boston Consulting Group (BCG). Le BCG est une société de conseil en management qui se présente comme le leader mondial du conseil en stratégie d'entreprise. Selon BCG, Pierre de Villiers est recruté pour « sa riche expérience en matière d'analyse des situations et des risques, de transformation des organisations et d'efficacité opérationnelle »

Ses revenus mensuels de Gl 5***** en seconde section seraient-ils insuffisants ? Ou sa suffisance le nécessiterait-elle ?

Mary Preud'homme

@ Savonarole | 15 décembre 2018 à 15:59, au sujet de Pierre de Villiers né en Vendée et non ailleurs...
"Pour ceux qui s'en souviennent, etc."

« Attention ! Réveillez-vous ou je sors mes gaullistes de gauche » disait le général de Gaulle quand la politique s’endormait ou traînait les pieds. C’est lui qui avait inventé le sigle : 1944, au cours d’une conversation à Alger, à la villa des Oliviers, de Gaulle avait dit à Philippe Dechartre qui arrivait des « maquis » : « vous allez rencontrer Vallon et Capitant, ce sont des « gaullistes de gauche. Ils vous plairont. »

"Louis Vallon, René Capitant, Philippe Dechartre, Jacques Dauer, Alain Dutaret , Odette Goncet, Pierre Billotte, Léo Hamon, Jean Mattéoli, Yvon Morandat, Jean Runel, Roger Barberot, Jean-Claude Servan-Schreiber, Gilbert Beaujolin, Marcel Landowski, Gilbert Grandval, Maurice Schumann, Jean de Lipkowski, Philippe de Saint-Robert, Bernard Bertry, ont laissé un nom dans l’histoire de la naissance de la Ve République.

"Avec de Gaulle ils ont fondé le « Gaullisme social ». La presse, qui sait si bien défaire les réputations, fit la leur en les appelant, comme de Gaulle : « les gaullistes de gauche » . Pour marquer son intérêt et son estime, le Général avait averti ceux dont il privilégiait l’action politique : « Etre gaulliste c’est difficile… être de gauche c’est très difficile aussi… alors ! gaulliste de gauche !! ».

En fait il s'agissait, il s’agit encore, d’allier la justice et l’efficacité, l’Ordre républicain et le mouvement social. Difficile oui. Raison de plus pour ne pas baisser les bras, aujourd’hui, alors que tout en politique devient plus difficile encore.

"N’oublions pas que de Gaulle a fait la France d’aujourd’hui et lancé des idées pour demain. C’est-à-dire : les institutions de la Ve République fondaient un Etat fort, « souverain » et démocratique, l’équilibre militaire et politique de la France entre les intérêts autogomiste – donc l’indépendance - la décolonisation, l’aménagement du territoire et l’« ardente obligation du plan » .

"Enfin, de Gaulle affirmait le primat du social sur l’économie, la participation ou la « décolonisation intérieure» . Dans cette architecture politique dont on oublie aujourd’hui la grandeur, les gaullistes de gauche ont été de bons et de fidèles artisans et parfois des avant-coureurs. C’est pourquoi ils ont encore aujourd’hui l’ambition d’être, moralement et politiquement, des disciples . Et, nous ne partons pas de rien.

"Après l’élan historique des jours de 1958 cinq mouvements incarnèrent successivement le Gaullisme de gauche, naissant les uns des autres : « Le mouvement pour la Communauté », l’« Union Démocratique du Travail, (UDT ) » , « Le Centre de la Réforme Républicaine (C.R.R.) », « l’Union de la Gauche Ve République (UGVe) » « Le mouvement pour la Solidarité par la Participation (M.S.P) » dont les Présidents successifs furent le Général Pierre Billotte, Philippe Dechartre, Bernard Bertry, le Secrétaire général, Gilles Fauchart, et Alain Dutaret, Président du Conseil politique.

"Parmi les grands témoins de notre époque aujourd’hui disparus, nombreux ont été ceux qui se sont réclamés du Gaullisme de gauche ou qui ont été considérés comme proches des Gaullistes de gauche

"René CAPITANT
Né le 19 août 1901 en Isère à la Tronche, René Capitant demeure dans le souvenir de ceux qui l'ont connu un grand juriste et une âme passionnée. Docteur et agrégé des Facultés de Droit, il est nommé en 1930 à l'université de Strasbourg. A sa demande, il est mobilisé en 1939 et affecté au quartier général de la 5eme armée. Il répond en 1940 à l'appel du 18 juin et contribue à fonder, à Clermont-Ferrand, un mouvement de résistance qui deviendra Combat. Muté en février 1941 comme professeur de droit à l'université d'Alger, il développe le gaullisme en Afrique du Nord et crée le mouvement Combat-Empire qui participe au débarquement des Alliés en Afrique du Nord. Il accueille de Gaulle à Alger le 30 mai 1943 et est nommé par celui-ci commissaire à l'Instruction publique du Comité français de la Libération, puis ministre de l'Education nationale du gouvernement provisoire de 1944 à 1945. Il est élu cette même année député du Bas-Rhin et publie plusieurs articles sur la Constitution. Il fonde le 20 janvier 1946 avec Louis Vallon "L'Union gaulliste", première esquisse du "Rassemblement du peuple français". Il est élu député du Quartier latin lors de l'élection de la première Assemblée nationale le 10 novembre. Professeur à la Faculté de Droit de Paris en 1951, il milite à la Présidence du Conseil national du "Rassemblement du peuple français" de 1952 à 1957. Nommé directeur de la Maison franco-japonaise à Tokyo de 1957 à 1960, il adhère à "L'Union démocratique du travail", à son retour en France. Il est député de la 3eme circonscription de la Seine (Quartier latin) en 1962, réélu en mars 1967 et juin 1968. Président de la Commission des Lois de l'Assemblée nationale de 1962 à 1968, il est conseiller municipal de Paris à partir de 1965. Garde des Sceaux et ministre de la Justice de par la volonté du général de Gaulle en 1968, il donne sa démission dès l'annonce du départ de celui-ci. Dans sa vie et dans son œuvre écrite, René Capitant combat pour la justice. Il s'est toujours soucié de l'indépendance nationale, des conditions d'une véritable démocratie et a voulu promouvoir la Participation. Il meurt le 23 mai 1970.

"Jacques CHABAN-DELMAS
Né le 7 mars 1915 à Paris, il fait des études de droit et de science politique. Après sa démobilisation en 40, stagiaire au ministère de la Production industrielle, il fournit des renseignements à l'OCM. En 1943 il rentre à l'Inspection des Finances. Le 1er mars 1944, il devient délégué militaire national avec le grade de général de brigade et participe activement à la libération de Paris. En 1945, il est secrétaire général du ministère de l'Information. Inscrit au parti radical, député de la Gironde en 1946, gaulliste, membre du RPF, il renonce à la double appartenance en 1951 et assure la présidence du groupe RPF à l'Assemblée nationale. Il est plusieurs fois ministre sous la IVe République, notamment ministre de la Défense nationale de Félix Gaillard (1957-1958). Jamais ministre de De Gaulle, il devient Premier ministre de Pompidou en 1969, mais démissionne en 1972, le Président n'étant pas favorable à son projet de Nouvelle Société. Il est candidat malheureux à l'élection présidentielle de 1974. Député depuis 1946, il est président de l'Assemblée nationale de 1958 à 1969, puis de 1986 à 1988, et maire de Bordeaux de 1947 à 1995. Il meurt à Paris le 10 novembre 2000.

"André MALRAUX
Né le 3 novembre 1901 à Paris, dans une famille modeste, il abandonne tôt ses études, fait deux voyages en Extrême-Orient (1923, 1925), où, sensibilisé par les injustices qu'il y voit, il écrit, au retour, Les Conquérants et La Condition humaine (prix Goncourt en 1933). Engagé politiquement, il milite contre le fascisme et le nazisme, participe au Congrès des écrivains soviétiques en 1934, prend part à a guerre d'Espagne qui lui inspire L'Espoir. Mobilisé en 1939, prisonnier, il s'évade. En 1944, il commande la brigade Alsace-Lorraine qui se battra dans les Vosges, en Alsace et jusqu'à Stuttgart (1945). Ministre de l'Information du général de Gaulle (novembre 1945-janvier 1946), il est délégué à la propagande du RPF (1947 à 1953). Nommé ministre d'État chargé des Affaires culturelles (1959-1969), il fait preuve d'un grand dynamisme (on lui doit notamment les maisons de la culture, et une politique de rénovation de Paris). Chantre du gaullisme, il est en tête de la manifestation de soutien à de Gaulle, le 30 mai l968. Il meurt le 22 novembre 1976. Ses cendres ont été transférées au Panthéon en novembre 1996.

"Edmond MICHELET
Né le 8 octobre 1889 à Paris et engagé volontaire en janvier 1918, il préside l'Association catholique de la jeunesse catholique (ACJF) du Béarn (1922-1925) puis adhère aux Équipes sociales. Résistant dès juin 1940, il constitue le mouvement Liberté, qui participe à la création de Combat en 1941. Chef régional des Mouvements unis de la résistance (MUR) en 1942, arrêté par la Gestapo en février 1943, il est déporté à Dachau. Il est membre de l'Assemblée consultative provisoire, ministre des Armées (novembre 1945-janvier 1946), il est député MRP de Corrèze. Adhèrent du RPF, il est exclu du MRP, puis membre du Conseil de direction du RPF (1949-1953). Battu aux législatives, il est sénateur de la Seine (1952-1959), et sera à la tête de tous les partis gaullistes du RPF à l'UNR-UDT. Il est successivement ministre des Anciens combattants et Victimes de guerre (1958), puis ministre de la Justice (1959-1961). Membre du Conseil constitutionnel, il succède à André Malraux en 1969 sous la présidence de Pompidou, comme ministre des Affaires culturelles, jusqu'à son décès à Marsillac (Corrèze) le 9 octobre 1970.

"Yvon MORANDAT
Né le 25 décembre 1913 à Buellas (Ain), il milite dans le syndicalisme chrétien. Après la campagne de Norvège (1939) et est l'un des premiers volontaires à rejoindre de Gaulle. Parachuté en France en 1941, en contact avec le mouvement Libération, il favorise la compréhension entre la Résistance intérieure et la France libre. Membre de l'Assemblée consultative d'Alger (1943), il participe à la libération de Paris (août 1944), fonde et préside l'Agence européenne de presse (1944-1947). Attaché au cabinet de Jules Moch, ministre de l'Intérieur (1947), il entre au conseil d'administration des Houillères de France (1949-1969). Membre fondateur du RPF (1947), il en est le délégué à l'Action ouvrière en 1951. Député après le 13 mai 1958, il est l'un des fondateurs de l'Association pour le soutien de l'action du général de Gaulle (1958) et du Centre de réforme républicain. Membre du Comité directeur de l'Union démocratique du travail (UDT, avril 1959), il est, de mai à juillet 1968, secrétaire d'Etat chargé des Affaires sociales et de l'Emploi. Membre du Conseil économique et social à partir de septembre 1969, il meurt le 8 novembre 1972.

"Maurice SCHUMANN
Né à Paris le 11 avril 1911, il est journaliste à l'agence Havas et dans la mouvance démocrate-chrétienne, il collabore à L'Aube et à Temps présent. Rallié au général de Gaulle (1940), il est porte-parole de la France libre ("Les Français parlent aux Français"), puis rejoint le front de Normandie en août 44. Cofondateur du MRP, il en assure la présidence de 1945 à 1949. Elu député du Nord en 1945, régulièrement réélu jusqu'en 1973 (MRP, puis apparenté gaulliste à partir de 1967), il est secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères (1951-1954). Il se rallie à la Ve République, ministre de l'Aménagement du territoire (avril 1962), il quitte le gouvernement avec tous les ministres MRP en mai. Il y revient (ministre d'Etat chargé de la Recherche scientifique et des Questions atomiques et spatiales en 1967, ministre des Affaires sociales en 1968). Européen convaincu, il est ministre des Affaires étrangères de Pompidou (69-73). Rallié au RPR, il est sénateur du Nord depuis 1974. Il est Compagnon de la Libération et membre de l'Académie française. Il meurt le 9 février 1998.

"Louis TERRENOIRE
Né le 10 novembre 1908 à Lyon (Rhône), il est responsable de syndicats chrétiens (1928), rédacteur en chef de La Voix sociale, puis du Nouveau Journal de Lyon (1930-1931), et rejoint, en 1932, L'Aube (périodique démocrate-chrétien). Résistant dès 1940, il devient secrétaire du Conseil national de la résistance (CNR) en 1943. Arrêté par la Gestapo, en décembre 1943 puis en mars 1944, il est déporté à Dachau. Député MRP de l'Orne aux deux Assemblées constituantes, puis à l'Assemblée nationale (1946), il adhère au RPF et devient vice-président du Mouvement républicain populaire indépendant, après son exclusion du MRP hostile à la double appartenance. Secrétaire général du RPF (51-54), il échoue à la députation sous la IVe République, mais retrouve son siège à partir de 1958. Président du groupe UNR de l'Assemblée nationale (1959-1960), il est ministre de l'Information (1960-1961) puis ministre délégué chargé des relations avec le Parlement (1961-1962). Secrétaire général de l'UNR (mai-décembre 1962), il est co-directeur de l'hebdomadaire UNR-UDT Notre République (1963-1964). Il renonce en 1973 à son siège de député et meurt le 8 janvier 1992.

"Louis VALLON
Louis Vallon naît le 12 août 1901 à Crest dans la Drôme. Socialiste, esprit original et désintéressé, il choisit de mener une vie sans concession. Polytechnicien, il est ingénieur radio-électricien de 1924 à 1929, puis chef des émissions économiques et sociales de la radiodiffusion de 1936 à 1939. Il est mobilisé cette année-là comme capitaine dans une division d'intervalle entre deux ouvrages de la ligne Maginot. Il s'engage en 1942 dans un réseau de renseignements clandestins, la Confrérie Notre-Dame dirigée par Rémy. Celle-ci est ravagée par des dénonciations et Louis Vallon rejoint Londres. Il est désigné par le colonel Passy pour créer et diriger un bureau appelé à traiter au sein du BCRA toutes les questions non militaires. Requis à Alger, il joue un rôle de premier plan à l'Assemblée consultative de 1943 à 1944. De retour à Londres, il forme un commando de parachutistes à la tête duquel il prend part à la campagne de France. Après la guerre, sa vie devient publique. On le retrouve directeur-adjoint pour les questions économiques et financières au cabinet du général de Gaulle de 1944 à 1946. Directeur de l'administration des monnaies et médailles de 1946 à 1951, il est député RPF de la Seine de 1951 à 1955. Il est directeur à l'administration centrale des Finances de 1956 à 1962, commissaire du gouvernement auprès de la Banque générale de crédit et de participations (Saga) de 1961 à 1962, membre du Conseil économique et social de 1959 à 1962. Député UNR-UDT de Seine et Oise et rapporteur général de la commission des Finances de l'Assemblée nationale de 1962 à 1967, il est député de Paris dans la 25eme circonscription de 1968 à 1973. Venu au général de Gaulle sans restriction, inspirateur de l'idée de Participation, il entend que le gaullisme réalise un rassemblement de toutes les classes de la nation. Il meurt en 1981.

"A cette liste de personnalités, on doit rajouter les noms de: Pierre Lefranc, Jean Charbonnel, Jacques Baumel, Michel Jobert.

"Vous noterez que le gaullisme de gauche est composé principalement de membres issus de l'aile gauche du MRP (démocrates chrétiens), du Parti Radical, de l'Union Démocratique et Socialiste de la Résistance "UDSR" et de personnes issues de la SFIO. De ce fait certains les ont différenciés en appelant plutôt les gaullistes issus du centre comme des gaullistes sociaux et non plus comme gaullistes de gauche.

"Aujourd'hui, les termes gaullisme de gauche et gaullisme social sont des synonymes. Certains emploient également les termes de gaullisme de progrès ou de gaullisme populaire."

Ellen

@ Jacques C | 15 décembre 2018 à 18:29
"Modeste avis d'un ancien "cinq panachés" après vingt-cinq années de service suivies de vingt années à la direction d'une société de 1 300 personnes."

Que veut dire "cinq panachés" ?
En toute modestie et sans être inquisitrice, peut-on savoir l'activité de cette société de 1 300 personnes ?
Armement ? Informatique ? Aéronavale ? Aviation ?

Merci.

jack

Démission du général de Villiers.
N'oublions pas de rappeler que le général s'était exprimé un peu crûment lors d'une audition à huis clos à l'Assemblée nationale. Il ne voulait pas "se faire baiser" par une réduction budgétaire.
On peut constater que le huis clos de l'Assemblée nationale fonctionne un peu comme le secret de l'instruction. Il y a toujours un faux jeton qui joue les petits rapporteurs. C'est lamentable.
Macron a surréagi, un coup de menton, une crise d'autorité, et le Général a démissionné. C'est plus honorable que d'être démis.

A présent, le Général remonte en grâce et Macron paie au prix fort des comportements inappropriés et des propos blessants. Il endosse aussi le rabotage du pouvoir d'achat qui remonte à des décennies. Hollande ne peut jouer au Ponce Pilate, il est largement impliqué et responsable.
C'est vraiment incroyable de constater que 6 centimes de hausse du litre de diesel ont tout fait basculer. Il n'y aurait donc pas de feux clignotants à l'Elysée, des avertisseurs de crise ?

Il reste à souhaiter que Macron ait le temps de redresser la barre, de se rapprocher du peuple et d'obtenir les résultats attendus en terme d'emploi et de pouvoir d'achat. S'il est éliminé lors de la prochaine présidentielle, ne comptons pas sur Le Pen ou Mélenchon pour conduire les affaires du pays. La pagaille garantie pour cinq ans. Sauf à voir la résurrection de la social-démocratie ou des Républicains. Pour l'heure on en est loin.

Ellen

Le général Pierre de Villiers, le sauveur ? (Ph.B)

Pourquoi pas. Le général Pierre de Villiers pourrait être un des maillons forts pour l'aider, mais en même temps, si M. Macron ne fait pas un travail sérieux sur lui-même pour se remettre en question et revoir son mode de communication, il ne pourra devenir un vrai chef d'armée, ni un bon président de la République pour tous les Français. Le pays tout entier dépend du bon gouvernement. S'il veut que les citoyens le suivent, il faudra que M. Macron nous écoute et avale son arrogance, qu'il cesse d'humilier les Français et de s'afficher avec des loubards sur des selfies (réputation pas très joyeuse).

Nous ne sommes pas exigeants, nous voulons juste être récompensés pour notre travail et ne pas être payés avec des cacahuètes, participer à l'évolution et à la prospérité du pays et être considérés à part entière, être consultés chaque fois que des décisions importantes devront être prises pour le France et les Français. M. Macron a encore une chance d'y parvenir et nous pouvons la lui offrir, pour devenir meilleur et plus juste. A lui de la saisir pendant qu'il est encore temps...

Noblejoué

Les gens "Gaulois" ou "qui ne sont rien" se sont identifiés à un humilié qui, pas plus qu'eux, ne peut se défendre, le militaire devant obéir à l'autorité politique.

D'autre part, ce militaire a su éviter les polémiques comme la soumission par la démission.
Et il rappelle ce que doit être l'autorité.

Etre un symbole et un rappel de ce que doit être l'autorité n'en fait pourtant pas un recours.

Il y a une telle manie de chercher des hommes providentiels qu'on mélange tout.
Il y a aussi ceux qui, malgré toutes ses fautes, continuent à s'enthousiasmer pour Macron, à ce niveau-là, ce n'est plus de l'indulgence ou de l'espoir mais de l'idolâtrie. Pour dire que vraiment, nous, on est intoxiqué par l'idée d'homme providentiel, ça fait peur.

Parce que quand assez de gens auront l'impression de le trouver, l'oiseau rare, je parie qu'on lui donnera tous les pouvoirs, déjà qu'avec la Constitution, il en a bien trop, effet, je suis Jupiter... Vraiment ! Mieux vaudrait jouer à des jeux de rôle ou faire du théâtre que de se prendre pour un rôle, en l'occurrence le dieu suprême, rien que ça.
Pourquoi se gêner ? Tant qu'on a des adulateurs, il est difficile de ne pas tourner la tête sous l'encens.

Je ne comprends pas qu'avec une mentalité pareille, nous soyons encore en démocratie.
Je crains donc la fin de l'impunité. Pareil, il y en a des risques. Les musulmans. Pour la migration des gens, s'engager même sans effet de contrainte, n'est pas rien, prétendre que les immigrés nous apportent du super positif quand grâce aux islamistes, il peut y avoir état d'urgence, remise en cause de la laïcité, attentat, donc dire au Gilets jaunes d'arrêter, ainsi ces gens pèsent sur nos querelles "gauloises" dont ils n'ont pas à connaître, dirait notre conquérant romain, Macron le César, il faut croire, qui nous mène en triomphe, car que je sache en triomphe, le chef avait un rôle jupitérien. Non ? Si Macron veut jouer aux métaphores, voyons un peu ce qu'elles recouvrent. Ah oui, au triomphateur, un esclave rappelait qu'il n'était qu'un homme, ça devait moins le vexer. Pareil, des gens "qui ne sont rien" ont rappelé à Macron que sauf preuve du contraire, nous ne sommes pas ses sujets, gens conquis à la traîne de son char. Pas de quoi vexer, ce sont des riens... Et donc, je parie que son nouveau discours n'est que comédie. Parce qu'évidemment, il n'a pas traité les gens de ceci ou de cela pour arriver au pouvoir, et maintenant qu'ils bloquent le pays, il se met à les respecter, s'inclinant devant la force. Les gens révèlent ce qu'ils pensent quand ils croient le faire dans l'impunité. Pour Macron, ce fut le mépris. Avant, le masque pour avoir le pouvoir, après, prétendre changer, la chirurgie esthétique, voilà ce que j'en pense.

Pourquoi ? Les gens changent rarement, et rarement en bien, et pour pouvoir cracher sur les gens, il a d'abord bien présenté pour séduire. Donc un trompeur qui change et en bien ?
Un imbus de lui-même trompeur méprisant qui change en bien ? Je crois que je n'ai rien oublié.

Si cet individu était un délinquant devant un tribunal, tout le monde dirait que les chances sont des plus maigres.
Mais parce qu'il est puissant, le pronostic est bien plus optimiste.

Pourquoi ? Pour la démocratie, pour les institutions, il est de notre pouvoir de ne pas le renverser.
Subir. En général, les gens, intoxiqués par l'espoir, ne veulent pas penser subir sans une quelconque récompense. On s'imagine qu'à quelque chose malheur est bon, que les efforts sont récompensés, si ce n'est dans cette vie, dans l'autre. Enfin, du vent ! Et plus on le fait, plus on attend un retour sur investissement.

Comme une femme battue qui espère changer son mari, les gens attendant qu'un politicien qui a fait certaines fautes importantes se bonifie seront, en général, déçus.
Il ne s'agit pas de diaboliser le politicien, mais de s'en méfier comme de tous qui peuvent nuire aux autres, surtout impunément. Plus valable que l'attente de sauveur, le désir d'une démocratie un peu moins indirecte me paraît une piste.

En plus, l'attente d'homme providentiel, toujours un drôle de truc, de nos jours !
Mais une bonne partie de ceux qui veulent changer le monde ne pensent pas à le faire par la politique.

Je pense qu'il y a vraiment disette d'hommes politiques de valeur, et que le cas du général est peut-être annonciateur de ce que les gens vont vouloir toutes sortes d'élites alternatives.
Mais entre ceux qui n'ont pas envie de changer les choses, et ceux qui le souhaitent, mais pas par la politique, je ne vois pas qui ils pourraient trouver. J'imagine mal le vote obligatoire puis la corvée de gouvernement en France. Vous avez bien dirigé un truc, inventé un machin, dit une chose intéressante ? Vous serez puni par une responsabilité politique.

duvent

@ sbriglia - 15 décembre 2018 à 19:20
"PS : du calme, duvent, je connais l’expression latine... mais cuistre ne veux être."

C'est parce que vous êtes timoré... Il faut oser la cuistrerie, elle est moins honteuse que l'ignorance !

Exilé

Quand la Grande Muette se met à causer :

https://www.minurne.org/billets/19275

Savonarole

Je veux bien tout ce qu'on voudra, mais quand on arrive au grade de général sans jamais avoir entendu un coup de canon faudra pas me demander de monter à l'assaut avec lui...

Oh, Catherine Jacob ! Vous m'avez fait rire et rougir !

Antoine Marquet

@ Jacques C

Pour les non-initiés, votre commentaire peut donner à penser que dès lors que l'on sort de Saint-Cyr, la carrière est toute tracée ! Hélas... Au moment où Pierre de Villiers était à Cyr, les promos avaient un effectif de l'ordre de 250 élèves, toutes futures Armes confondues. Or dans une promotion combien deviennent des généraux d'armée (5 étoiles) ? Dans la majorité des cas, ces carrières se terminent au grade de "cinq galons panachés" comme vous l'écrivez. Même l'enseignement militaire supérieur du 2e degré qui donne accès à des temps de commandement de niveau 1 assure certes les titulaires du grade de colonel "plein" mais pas de l'accès au grade d'officier général malgré le "prurit stellaire" des avant-bras dont beaucoup sont atteints.

Non... de Villiers et quelques autres de même acabit sont des militaires d'exception. Je ne prétends pas pour autant que tous les 5 étoiles sont des aigles ! Le président Chirac avait relevé de son commandement opérationnel un général en poste en Bosnie-Herzégovine ce qui n'a pas empêché ce dernier d'accéder au rang et appellation de général d'armée, car Saint-Cyr forme des aigles certes, mais des corbeaux aussi !

sbriglia

Que les armes cèdent à la toge comme disaient les Romains.

Mais quand la toge est une culotte courte que faire ?

PS : du calme, duvent, je connais l’expression latine... mais cuistre ne veux être.

Jacques C

Général de Villiers !
Son parcours: dès Saint-Cyr, sa carrière militaire était toute tracée. Pas de difficulté de parcours.

N'oublions pas qu'on peut déterminer jusqu'où un officier ira (niveau carrière, grade) après son temps de commandement, c'est-à-dire dès son entrée dans la catégorie d'officier supérieur.
Ce n'est pas nouveau, depuis des lustres, il en est ainsi.

Modeste avis d'un ancien "cinq panachés" après vingt-cinq années de service suivies de vingt années à la direction d'une société de 1 300 personnes.

Mitsahne

Quand je vois le tas de médiocrités qui nous entourent, je me dis qu'il est peut-être trop bien pour nous...

calamity jane

Celles et ceux qui ont eu des responsabilités publiques et/ou sociales savent ce que ce mot signifie et surtout ce qu'il implique.
Pierre de Villiers le connaît.
Alors un gamin qui dit "c'est moi le chef"...

Après, on nous apprend que l'Elysée serait devenu un sanctuaire !
Dans quel pays vit-on ? Courage fuyons, ils deviennent fous...

Catherine JACOB

@ Savonarole | 15 décembre 2018 à 15:59
« C'est souvent le propre de ces Français nés ailleurs, comme Mélenchon ou Philippe de Villiers et d'autres, voyez la liste, ils ne savent plus d'où ils sont. »

Qu’est-ce que vous racontez encore ?

Pierre Le Jolis de Villiers de Saintignon, dit Pierre de Villiers, général d’Armée, est un Vendéen né à Boulogne tout comme son frère aîné, Philippe de Villiers, par ailleurs bien connu comme tel. Leur père était un résistant.

La famille Le Jolis de Villiers est une « famille subsistante de la noblesse française » originaire du Cotentin dont le premier personnage formellement recensé aurait été capitaine des archers du roi Henri IV qui l’aurait anobli pour services rendus.
Croyez-moi, ces gens-là savent d’où ils sont. La famille a adopté pour blason : « D'azur au chevron d'or accompagné de trois aigles d'argent, les vols abaissés. »

Le titre de vicomte n’est cependant que de courtoisie (≠ de fantaisie).

Cela dit, histoire de détendre un peu l'atmosphère, savez-vous de quoi l'on parle lorsqu'on évoque "Les berges de Vendée" ?

Saltapiou

La nostalgie du Général de Gaulle perce sous beaucoup d'analyses : sentiment partagé par tous ceux qui relisent notre histoire, le coeur serré par les images vulgaires des "amis" d'Emmanuel Macron !

La fête de la musique fut son chant du cygne, nous fûmes nombreux à l'avoir immédiatement compris. Jamais cette ignominie ne lui sera pardonnée !
Une couche antillaise, une strate Benalla, son magistère s'est rapidement enfoncé dans le glauque...

Mais le départ du Général de Villiers, applaudi par tous les hiérarques militaires, restera la faute originelle d'un président élu d'une manière... étrange.

Et maintenant, qu'allons-nous faire, comme chantait Gilbert Bécaud ?
Le bateau "France" vogue sur des eaux grises, saumâtres, jaunes... et le capitaine est si affaibli !

Savonarole

Lucius Quinctius Cincinnatus devrait inspirer notre valeureux général, retourner bêcher son jardin...

Ne plus me déranger.

Savonarole

Pour ceux qui s'en souviennent ce général de Villiers nous rappelle Michel Jobert.
Dans les années 75, ministre des Affaires étrangères de Giscard, marié à une Américaine, il avait fait fureur par son anti-américanisme, c'était à la mode à l'époque.
Il a écrit un très beau livre sur sa jeunesse au Maroc, "La rivière aux grenades", en 1982. J'y avais retrouvé beaucoup de souvenirs personnels.
Ayant sucé la roue de Giscard à Mitterrand, dont il fut le ministre calamiteux du Commerce extérieur (on en rit encore, ce poste ayant disparu), il se déclarait politiquement "ailleurs", en fait il ne savait plus où il était, "ailleurs", c'est nulle part.

C'est souvent le propre de ces Français nés ailleurs, comme Mélenchon ou Philippe de Villiers et d'autres, voyez la liste, ils ne savent plus d'où ils sont.

Villiers lui est de nulle part, cette vertu morale érigée en stèle par les médias est une imposture, cet homme est sans intérêt.

sylvain

Un sauveur ça ? LOL !
N'importe quel morpho-psychologue vous décrira ce bonhomme comme un mou, sur sa défensive, incapable de prendre une quelconque décision forte, efficace ; ça se lit sur son visage : paupières de basset tristounet apeuré par son maître, bas de visage informe, menton de mollasson soumis, aucun relief aucun charisme aucune dureté nécessaires pour s'imposer avec détermination devant une troupe qui attend un homme fort, un conquérant, un dur à cuire.

Mettez-moi ce loser aux oubliettes, on n'a rien à attendre de ce genre de limaçon.

breizmabro

@ Tipaza 15 décembre 2018 à 10:5

Bonne analyse comme souvent. Mais, en même temps, comment un homme jeune, ayant eu une adolescence troublée (troublante) et n'ayant pas fait son service militaire (comme ceux de sa génération) pouvait-il savoir ce qu'est un général d'armée ?

Il a cru qu'en disant au général de Villiers "barrez-vous, c'est moi le chef puisque je suis président de la République", l'armée, y compris la gendarmerie, aurait trouvé cela acceptable.

Que nenni. Depuis ce jour il s'est mis à dos toute une partie de l'armée (les cadres) et des gendarmes (les cadres) et la restauration de son image chez ces militaires va être difficile, si tant est qu'elle soit possible.

Quelqu'un dont je ne sais plus le nom ou le pseudo avait titré son commentaire à propos du billet "Macron le dos à l'Elysée" MACRON L'ADO A L'ELYSEE, et c'est exactement cela.

Certains Français ont élu un jeune homme, ignorant que c'était un ado qu'ils élisaient. Et si on ne lui fixe pas de limites à l'ado il peut aller très loin pour susciter l’inquiétude (et je sais de quoi je parle)...

Aujourd'hui l'ado Manu est confronté à ses limites, par la force. Comment pourra-t-il gérer ce passage, là est la question... L'embêtant c'est qu'il est le président de notre République qui n'est plus guère En Marche vers un avenir radieux..

Adéo Tipiza

patriote mais presque

Des représentants de 159 pays membres de l'ONU ont approuvé lundi 10 décembre 2018 à Marrakech le « Pacte mondial sur les migrations » piloté par les Nations unies.
Même s’il n’est pas contraignant, il engage moralement les Etats qui ont signé. Il n’y aura pas de processus de contrôle juridictionnel et il n'y aura pas de sanctions pour les états qui iraient à l’encontre du pacte, car ce n’est pas un traité. Mais il y aura un organe de suivi, à des fins purement diplomatiques. L'objectif n'est pas donc d'imposer des mesures mais d'accompagner les Etats dans leur gestion de l'immigration pour en retirer les effets les plus positifs.

Le pacte n’a pas du tout pour objectif d’augmenter le nombre de migrants dans le monde, ni d’ailleurs en Europe. Ce que souhaite le pacte, c’est simplement encourager une meilleure coopération entre les États d’origine, de transit et de destination pour que les migrations qui ont lieu actuellement se passent dans de meilleures conditions et notamment pour que moins de gens se noient en Méditerranée.

Mais ce pacte contient des faiblesses qui, bien que n'étant pas contraignant, peine à démontrer son utilité. Ainsi, le pacte de l'ONU ne fait pas la différence entre migrants légaux et clandestins. Il livre une vision essentiellement positive des migrations, considérées comme «source de prospérité». Il encourage les pays d'accueil à s'adapter aux migrants, mais néglige les difficultés culturelles posées par l'arrivée de nouvelles populations.

Le sujet déchaîne les passions. Une quinzaine de pays qui avaient approuvé le texte le 13 juillet à New York ont fait volte-face. L’Autriche, l’Australie, le Chili, la République tchèque, la République dominicaine, la Hongrie, la Lettonie, la Pologne et la Slovaquie ont refusé de signer le document. D’autres pays comme la Bulgarie, l’Estonie, Israël, l’Italie, la Slovénie et la Suisse ont décidé de reporter leur décision, le temps de consultations internes.
En décembre 2017, les Etats-Unis ont été les premiers à se retirer du projet de pacte sur les migrations. Donald Trump s’est opposé au texte en le jugeant contraire à sa politique d’immigration et à son rejet de toute forme de "gouvernance mondiale".

Il est évident que la plupart des pays signataires sont intéressés par l'émigration de leurs sujets pauvres vers des pays riches et que l'Europe est menacée d'une surabondance d'immigrés, comme elle est un danger pour les autres pays européens non signataires.

On peut aussi affirmer que certains grands pays signataires ne seront jamais inquiétés par l'immigration, la Chine ou la Russie par exemple comme les pays du Proche et Moyen-Orient ou d'Afrique.

Il est certain que demain la France sera musulmane et noire pour le grand bonheur des mondialistes riches qui pourront renouveler leur main-d'oeuvre comme au bon vieux temps des Pharaons.

Tipaza

Difficile de trouver deux hommes plus aux antipodes l'un de l'autre.
Tout les sépare, l'âge, le parcours professionnel, la direction des hommes et même un certain sens de la morale et de la vie.

Tout ou presque a été dit dans le billet, qu'ajouter sinon un commentaire rapide sur la photo, je veux dire l'absente, l'arlésienne, la photo qui manque pour illustrer le billet de la façon la plus brillante.

Quoi de plus parlant, pour illustrer le gouffre qui sépare ces deux hommes, Macron et le général de Villiers, que la photo de la fête de la musique où Macron se donne en spectacle avec, comment dire, des individus, noirs, homos, musiciens faiseurs de bruit, qui expriment avec le maximum de provocation tout ce qui sépare Macron et son exhibitionnisme avec la réserve et la tenue du général de Villiers.

Tout est dit dans cette photo, où avec une vanité infantile, Macron ne se doute pas qu'il va provoquer un tsunami chez les simples, les sans-grade, les sans-dents, qui se diront en la voyant : mais c'est "Ça" notre président ?

Dans un monde où l'image fait l'humeur et la loi, le symbole était atteint dans ses fondations.
Il y a du Marie-Antoinette chez Macron, et un peu de la raideur de Robespierre chez le général de Villiers.

N'oublions pas dans l'analyse des personnages de la comédie du pouvoir, celle d'Edouard Philippe l'âme damnée de Macron, son Iago qui le mènera à sa perte, à plus de 80 km/h.

Catherine JACOB

"Le général Pierre de Villiers, le sauveur ?" (PB)

En fait, je l'ai plutôt perçu comme, dans son genre bien évidemment, un lanceur d'alerte.

Si vous regardez attentivement le portrait de la couverture de "Qu'est-ce qu'un chef ?", vous observerez qu'on lui a bidouillé sa photo en y ajoutant un élément, peut-être même deux, mais c'est alors juste une impression floue, non humain. Je ne parle pas là d'inhumanité, mais d'animalité...

Lucile

Ça doit être le côté vieille France par opposition à la culture yuppie.
Le courage de dire non peut-être aussi.

Patrice Charoulet

IMPORTANTE CONTRIBUTION AUX CONTROVERSES POLITIQUES DU MOMENT

Ces jours-ci, dans une de mes plus navrantes pauvretés, j'avais risqué, touchant le giletjaunisme, et vu la température, « se geler les miches aux carrefours ».
Dans un café, furieusement populaire, j'entends ce samedi, je n'y aurais pas songé et je n'aurais pas osé le dire : « Les gilets jaunes vont avoir froid au cul ».
Les lecteurs de ce blog du meilleur aloi ne pouvaient pas être privés de cette remarque hivernale.

Exilé

Il est facile, derrière la roideur urbaine de l'analyse, de percevoir le portrait en creux, et à rebours, du président de la République qui à l'évidence lui apparaît désaccordé avec sa conception du chef et aux antipodes de lui-même.

Il existe encore en France et heureusement quelques rares hommes politiques, pas forcément tous très connus, qui occupent des fonctions en apparence secondaires comme maires de villes moyennes, qui sont des personnes animées de profondes valeurs morales et qui cherchent plus à servir qu'à se servir.

Mais généralement, s'ils font plutôt figure d'oiseaux rares dans le lot commun c'est tout simplement parce que s'ils sont vertueux et s'ils disent la vérité, ils se feront vite diaboliser et ils ne pourront pas réussir à se faire élire.

Donc, ne restent sauf exception que les crapules, du moins pour ceux qui appartiennent aux partis « classiques » ou abusivement dits « de gouvernement », c'est-à-dire ceux du Système...

Michel Deluré

Parlant de Philippe de Villiers, vous écrivez, Philippe Bilger : « La politique, il l'affirme, n'est pas son métier ». Mais cette affirmation ne pourrait-elle finalement pas s'appliquer aussi à Emmanuel Macron ?

Si pour commander des personnes il faut les aimer, ne faut-il pas aussi les connaître ?
Or Emmanuel Macron, arrivé au pouvoir grâce entre autres à des circonstances exceptionnellement favorables qui se sont mises au service d'une ambition démesurée, connaissait-il vraiment la France, lui qui ne s'était jamais frotté à un quelconque scrutin électoral, lui qui n'avait jamais exercé le moindre mandat politique, lui qui n'avait évolué que dans les cénacles feutrés de la haute finance puis des cabinets élyséens ?

Quelle vision pouvait-il avoir dans ces conditions de la France réelle, de la France profonde, de la France qui ne se réduit pas à Paris et aux entreprises du CAC 40, de la France qui certes, dans son entièreté, ne souffre pas forcément mais attend de la part de celui qui la dirige plus de considération, plus de reconnaissance, plus de justice, plus d'égalité.

boureau

"Le général Pierre de Villiers, le sauveur ?"

Non, sans aucun doute cher P. Bilger.

Et ce, malgré des qualités d'homme tout à fait exceptionnelles. Qualités de commandement et de responsabilité qui font cruellement défaut à Emmanuel Macron.

Certes, il n'y a pas que les Gilets jaunes à écouter, mais si le Président "savait", je dis bien "savait" en écouter quelques-uns, et non pas rester technocrate jusqu'au bout des ongles, il trouverait les voies de l'apaisement.
Mais son orgueil est trop fort, son ego si démesuré qu'il s'étouffe de ne pas être entendu, de ne pas être compris.

La situation souterraine du pays est si grave, si incompréhensible pour les "élites", et pas seulement les "élites" (il suffit de lire certaines interventions sur ce blog), que la mèche est allumée pour une explosion dont personne ne sortira indemne.

A l'approche de Noël, un relatif calme peut faire illusion dans les quinze jours qui viennent, mais le feu couve cher P. Bilger.

La première phase d'apaisement a été envoyée par E. Macron, mal ficelée mais elle est là. C'est maintenant au pouvoir de tisser tous les fils qu'il peut, à tous les niveaux, d'établir des contacts certes fragiles mais nécessaires avec quelques Gilets jaunes, pour aller dans une deuxième phase d'annonces où les mesures financières se cumuleraient avec des mesures politiques.

Mais Macron en est-il capable ?

Cordialement.

Achille

Emmanuel Macron a globalement commis quatre maladresses :
- La fête de la musique à l’Elysée avec une bande de drag-queens dégénérés.
- Son selfie avec deux délinquants à moitié nus dont un faisait un doigt d’honneur.
- Les prérogatives d’Alexandre Benalla qui outrepassaient largement son statut de garde du corps du président.
- Le limogeage de son chef d’Etat-Major des armées (CEMA).

Même si les trois premières sont désolantes et révèlent un fond de naïveté, sans doute dû à son manque de vécu politique, c’est certainement cette dernière mesure qui a fait le plus de tort à EM.

Mais comment pouvait-il en être autrement ?
Deux natures bien trempées au langage direct, une formation, un parcours, une expérience managériale très différents, mais aussi et surtout des idées politiques à l'opposé.
N’oublions pas que le général est le frère du vicomte Philippe de Villiers qui fut pendant longtemps le leader d’un parti ouvertement souverainiste (MPF), alors qu’EM est un européiste convaincu.
Cela ne pouvait pas fonctionner très longtemps.
Depuis, Pierre de Villiers tacle régulièrement EM au travers de ses interviews et aussi de son livre « Qu’est-ce qu’un chef ? » qui est sans équivoque.

Un livre excellent sur la conception de ce que doit être un chef est sans nul doute celui du général de Gaulle « Le Fil de l’épée ». Un peu grandiloquent avec le recul du temps mais toujours empreint de vérité.
Un ouvrage que devraient lire tous les chefs, du plus petit au plus grand.

Jabiru

Merci pour cet hommage que vous rendez à ce grand militaire très apprécié par ses soldats. L'humiliation publique faite par le chef de l'Etat "Je suis votre chef" a été tout a fait indigne et elle a laissé des traces au sein des armées.

Franck Boizard

Au fond, votre truc, c'est que vous n'êtes pas assez désespéré. Vous cherchez encore un sauveur mais bien bourgeois, bien raisonnable, bien centriste.

Je suis désolé de vous faire de la peine, le sauveur raisonnable, c'est comme le père Noël : au-delà de l'âge de 6 ans, il faut cesser d'y croire.

Si un jour, un sauveur surgit, vous ne l'aimerez pas. Avant, bien entendu, de vous rallier et de lui trouver toutes les qualités, sauf "un peu trop de brutalité".

Zonzon

Joyeux Noël à vous, Philippe et Pascale Bilger !

Permettez-moi de déposer dans vos pantoufles de vair un soldat de plomb !

vamonos

Sur un blog aussi sérieux que celui de M. Bilger, il me semble important de rappeler et de signaler que les personnes et les choses doivent être appelées par leur nom. Ainsi, un chat est un chat, un homme est un homme, un manifestant est un manifestant et un émeutier est un émeutier.

Quand une manifestation est déclarée en préfecture, une autorisation est délivrée pour un trajet défini, une heure de début et une heure de fin. Dans le cas contraire, tout rassemblement sur la voie publique est illicite et les contrevenants sont des émeutiers.

Quand des émeutiers décident semaine après semaine d'occuper des points stratégiques, il est tout à fait normal que la France fasse appel à l'armée pour préserver les libertés fondamentales.

Daniel Ciccia

M. Bilger,

Je vous le dis sans aucune forfanterie mais vous atteignez une sorte de perfection inégalable. Sentiment qu'il faut chasser aussitôt pour rejoindre l'humilité morale qui l'a fait naître et l'a fait bien voir en soi (autopsie).


Bien à toi.

Franck Boizard

C'est marrant. Vous tombez dans tous les panneaux. Buster Keaton était un de vos ancêtres ?

Avez-vous bien conscience de ce qu'est un général français aujourd'hui ? Un technocrate en uniforme, sélectionné par le pouvoir politique pour sa servilité (depuis l'affaire Boulanger, c'est le premier et presque unique critère), et notamment pour sa servilité otanienne. Pas du tout ce qu'il nous faut.

Alors, certes, le général de Villiers a démissionné et pour faire quoi ? Pour se faire embaucher par une boîte américaine, et pas n'importe laquelle, pas une qui fait des boulons, mais du conseil en stratégie. Alors, Pierre de Villiers, non !

Nous avons besoin de dirigeants qui n'aient pas d'accointances américaines, ni russes, ni allemandes, ni anglaises, ni moldo-valaques, ni quoi que ce soit. L'indépendance, est-ce si compliqué à comprendre ?

Si vous voulez un militaire, il va falloir chercher dans les rangs inférieurs.

S Carioca

Je ne sais pas si c'est un bon militaire (quelqu'un le sait-il ?), mais ce qu'il dit est rassurant sur l'armée.
Et l'homme apparaît modeste et humain avec de bons principes de cheffitude.
Son histoire récente confirme qu'il ne ferait pas et ne veut pas faire un politique.
Pour avoir comme lui démissionné faute d'obtenir les moyens de ma mission, j'apprécie encore plus ce général.

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