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07 décembre 2018

Commentaires

Amouroux

1/ Par la loi, réduire les financements syndicaux. Fini la politique paritaire où ils se gavent.

2/ Tous les fonctionnaires en contrat de trois ans renouvelables sauf les fonctions régaliennes de l’Etat.

3/ Un des échelons, département ou communauté de commune, saute sans transfert de personnels.

4/ Plus de Sénat...

5/ Arrêt de toute politique d’aide migratoire. Les 300 € par mois et l’AMG (sauf pathologies lourdes contagieuses)...

6/ La Cour des comptes a un lourd pouvoir de sanction et de législation sur ses domaines de compétence.

7/ Suppression de tous les « machins », CEES, OCDE, OFCE, CEJ... Ou des cotisations de la France à ceux-ci.

8/ Bouclier fiscal à 45%, en gros l’Etat ne peut pas prendre plus de 45 % de ce que chacun gagne.

9/ Passage aux 40 heures mais après le point 1/.

Et là on va voir.
A mon avis ça va marcher très vite.

Claude Luçon

@ Ellen | 08 décembre 2018 à 10:36

On aurait pu espérer qu'avec l'éducation pour tous, les moyens de communication, le droit de vote, la sécurité sociale, l'eau et l'électricité dans toutes les maisons, les pékins auraient évolué !
Ben non !
L'esprit des jacqueries de 1358, des Révolutions de 1789, 1830 et 1848, de la Commune de 1871 et de la c**nerie de 1968 perdure !
Celle-ci rentrera dans l'histoire comme les Jauneries de 2018.

Mélenchon n'est pas Robespierre et Ruffin fait un piètre Danton.
Pierre de Villiers ne veut pas jouer les Bonaparte, les Chouans de son frère se contentent du Puy du Fou.
Seuls les Français ont toujours l'esprit des serfs, bien qu'approuvant les événements à la télévision pour 72 % d'entre eux, leurs derrières calés sur un sofa, chips et pop-corn au poing.

Restons optimistes car il y a plusieurs progrès depuis 1789 : les révoltés ont des brioches à manger sur leurs ronds-points, Brigitte n'est pas Marie-Antoinette ; pas de fourches ni de guillotines, les petits et grands barons (de l'industrie cette fois-ci) ne vont aux oubliettes qu'au Japon, enfin les rois qui nous entourent en Belgique, Angleterre et Espagne ne s'allient pas pour nous ramener Ségolène pour récupérer la royauté de François Hollande. Ils ont leurs propres problèmes : Daech pour le premier, le Brexit pour le deuxième, Valls et sa Catalogne, et probablement Savonarole, pour le troisième. Côté est, l'invasion des barbares déclenchée par la reine Angela les menace plus que nos Gilets jaunes.

Pour nous la paix est en vue : les vacances d'hiver sont proches.
A mon avis tout cela a été organisé pour faire baisser les prix des stations de ski, a propos de niveau de vie.
En plus il fallait trouver quelque chose pour occuper nos journalistes et nos experts privés de Leonarda et de Benalla.
Quant on est français, on est français, on se révolte contre soi-même pour le bénéfice de la publicité !

En bref tout cela est une gigantesque foutaise !
Moi je préfère repenser à la France du 11 janvier 2015, la vraie France, celle que j'aime. Celle qui sait renaître devant le vrai danger.

XS

@ Michel Chaurey

Vos chiffres sur le temps de travail sont erronés, bien sûr de bonne foi.

Cf chiffres OCDE 2016

https://en.wikipedia.org/wiki/Working_time#Average_annual_hours_actually_worked_per_worker

Le temps de travail moyen en France est de 1472 h/an (couvrant beaucoup de cas différents) au-dessus de pays bien gérés: l'Allemagne, le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas.
Les US sont à 1770 h/an.
Le Japon à 1742 h/an (dont beaucoup de temps partiel pour les seniors).

Les pays où l'on travaille le plus sont la remarquable Corée du Sud (2074 h), mais aussi le Mexique, l'Inde, la Grèce plutôt en crise.

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@ Scarole
"Faut-il baisser les retraites pour réduire la pression fiscale ? Non : la solution est bien connue mais la population active refuse cette évidence."

Désolé, mais il est aussi juste que la population retraitée supporte un effort. Notamment les personnes nées dans les années 1940-1950 si leur espérance d'années de retraite dépasse vingt ans. L'uniformisation de la CSG était une bonne mesure, mais qui aurait dû être mieux expliquée. Et peut-être être appliquée par tranche, pour toucher par exemple les retraités et salariés au dessus de 1600€/mois.

Beaucoup d'actifs n'ont pas compris non plus les avantages de la prime pour l'emploi.

Le plus efficace était d'augmenter les tranches de l'IRPP.

On attend encore un gouvernement courageux.
N'oubliez pas non plus que les actifs nés dans les années 1960 à 1990 prendront leur retraite entre 66 et 70 ans, avec peut-être vingt ans de retraite à vivre (sobre et heureuse on peut l'espérer), ou pas du tout en cas de cancer ou maladie cardiaque survenue avant.

A niveau de qualification égal, les revenus des actifs baissent de manière continue depuis 1995. Chose qu'on peu connue les actifs nés dans les années 1940-1950.

Quant à Gérard Larcher, on attend qu'il baisse le traitement des sénateurs, et qu'il permette une bonne part de proportionnelle.

Excellente analyse de Stéphane Ménia sur Econoclaste sur les intérêts paradoxaux des classes moyennes et des classes populaires.
"Tentative d’économie politique des gilets jaunes"
http://econoclaste.eu/econoclaste/130858-2/

Exilé

@ A.Michel
« ...(Marine Le Pen) dénuée de toute connaissance économique, qui poursuivrait la ruine de notre pays. »

Je n'ai pas assisté à ce débat truqué qui, au lieu de rester au niveau le plus élevé à savoir les grandes lignes directrices permettant de fixer l'avenir de la France, s'est transformé en entretien d'embauche de sous-chef de bureau à Bercy, face à un apparatchik dont l'économie n'est pas le fort puisque venant d'un milieu spécialisé dans la taxation, qui a fait de l'esbroufe devant les Français qui n'y connaissent rien en la matière parce qu'il maîtrise les codes de langage de son milieu d'origine.

Si elle avait été élue, madame Le Pen aurait très bien pu s'entourer de conseillers spécialisés, comme c'est l'usage dans tous les pays.

Depuis 18 mois que ces cadors en économie sont aux manettes, à part taxer et surtaxer tout ce qui bouge, qu'ont-ils fait de réellement positif en matière de politique économique, par exemple dans le domaine des exportations, dans celui de la compétitivité des entreprises, dans celui de la réduction du coût du travail, dans celui de la diminution du carcan législatif et fiscal pesant sur les entreprises, dans celui du rétablissement de la confiance par le biais de la diminution de la pression fiscale ?
Pourquoi tant de cafouillages dans la gestion des finances publiques ?
Pourquoi tant de gaspillages, donc d'absences d'économies ?

Et surtout, pourquoi tant d'incohérences ?

Jean-Paul Ledun

@ Mary Preud'homme
"...A méditer par ceux qui retournent leur veste au premier coup de tabac !"

Le problème Mary, quand on retourne une veste jaune... elle est encore jaune.
Pauvre de nous.

Zonzon

@ Claude Lerat | 08 décembre 2018 à 17:06

Comme son nom l'indique !

Bailly

Le problème des retraites est devant nous, et il est colossal.

Non pas à cause d'un horrible complot libéral, mais simplement à cause du système de retraite par répartition, qui n'est plus soutenable lorsque la natalité chute et que l'espérance de vie augmente.

En 1960, la retraite était à 65 ans, comme l'espérance de vie, et il y avait en France 1 retraité pour 4 actifs.

Aujourd'hui, la retraite est à 62 ans, l'espérance de vie à 80 ans et il y a 1 retraité pour 1,5 actif !

Depuis des semaines le mouvement des GJ fait de l'auto-allumage, on entend en boucle un peuple qui croulerait sous les taxes, quand la très grande majorité sont des smicards donc exemptés de l'impôt sur le revenu, exemptés de la taxe d'habitation et ils ont vu leur fiche de paye augmentée grâce aux retraites !

Pour autant et cela se comprend, voir le carburant augmenter en permanence pour financer une transition écologique complètement ratée par les deux incapables Hollande et Royal avec l'écotaxe, il y a de quoi se mettre en colère.
Sauf qu'il faut aussi faire attention à ne pas scier la branche sur laquelle on est assis. Ce sont les salariés sous-qualifiés qui seront les premières victimes en cas de reprise du chômage.

Jean Tirole (prix de la banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel) dans son livre intitulé "l'Economie du bien commun", sait qu'en dehors des retraites il y a un gisement considérable d'économie dans la réforme de l'Etat (Chapitre 6 "Pour un Etat moderne).

- Réduire une représentation parlementaire pléthorique (bien au-delà des économies pour les deniers publics, une vraie réforme de la représentation parlementaire aurait une valeur d’exemple qui contribuerait à la légitimité des efforts demandés au reste de la sphère publique)
- Réduire le nombre de fonctionnaires
- Supprimer le millefeuille territorial (nombre d’élus record, nombreuses caisses sociales et multiples régimes de retraites)
- Modifier les modes d’action de l’État, etc.

Autrement dit notre gouvernement actuel a mis la charrue avant les bœufs ; il fallait réduire la dépense publique d'abord et attaquer les autres réformes nécessaires qui ont toutes un coût initial avant de produire leur effet à terme, avec une marge de manœuvre qui n'existe pas aujourd'hui.
Je crains qu'il ne soit trop tard vu la perte de crédibilité que l'on constate aujourd'hui. Si les Gilets jaunes voulaient se donner la peine de réfléchir au lieu de réagir émotionnellement, ils ne demanderaient pas tout et son contraire. Ces gens-là ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre un propos raisonné.
Je ne sais plus qui disait qu'il était plus facile de faire entendre raison à un fou qu'à une foule.

Donc soit on attend que la passion s'essouffle (et on assume les conséquences), soit on adopte un discours émotionnel.
Pour la première solution, c'est mal embarqué vu le nombre de gens soi-disant responsables qui s'amusent à jouer les pyromanes.
Dommage oui, vraiment dommage, encore une occasion perdue.

A.Michel

Combien de Français (en particulier parmi les manifestants) ont la moindre notion d'économie ?

Combien se rendent compte que dans l'état économique actuel de la France, toute distribution "gratuite" d'argent conduit sans conteste soit à un accroissement de la dette (à quand l'intervention du FMI ?) soit à la suppression de services que tous demandent toujours plus nombreux et plus développés ?

Renvoyons donc, comme le souhaitent (sans trop réfléchir) nos Gilets jaunes, le seul président qui depuis quarante ans (car non politique) s'attaque avec énergie (pour combien de temps encore ?) au vrai problème de la France et des Français, à savoir celui de toujours en vouloir plus sans pour autant vouloir en faire plus et bénéficions d'un nouveau président admirateur des dirigeants vénézuéliens ou cubains (là au moins l'exode permettra d'avoir un PIB par habitant évoluant positivement) ou d'une présidente dénuée de toute connaissance économique qui poursuivrait la ruine de notre pays.

Que nos Gilets jaunes dont j'ai compris et admis le premier mouvement il y a trois semaines mais qui, depuis, déraillent complètement, commencent enfin à réfléchir sérieusement pour le bénéfice, en particulier, de leurs enfants.

Godichard

Un des problèmes des économistes actuels est qu'il leur est difficile de sortir des méthodes d'analyse traditionnelles, qui sont biaisées.
Disons que les agrégats sur lesquels les analyses sont construites ont évolué et qu'ils ne sont plus aussi homogènes qu'avant.
Sur les salaires par exemple, Patrick Artus défend implicitement l'idée que les salariés sont tous les mêmes.
Mais c'est faux.
Un salarié du secteur privé produit avec son entreprise des biens et des services qui, par le biais de la consommation, génèreront de la croissance et donc des emplois induits.

Et il y a deux catégories de fonctionnaires, à savoir d'une part ceux qui sont sur le terrain (policiers, militaires, pompiers, soignants, professeurs, etc.) et d'autre part les fonctionnaires administratifs qui pullulent dans les ministères et les collectivités territoriales.
Les premiers ne génèrent pas d'emplois induits mais ils assurent les missions régaliennes dont l'Etat a la responsabilité.
Les autres ne servent pas à grand-chose : ils travaillent peu et de moins en moins, personne ne sait vraiment ce qu'ils font, et ils ne génèrent aucun emploi induit par leur activité consistant à déplacer des papiers de la corbeille de gauche à la corbeille de droite (caricature évidemment).

Dit autrement, notre président, qui a raison d'évoquer la théorie du ruissellement, ne semble pas avoir admis l'idée qu'un salarié du privé génèrera du ruissellement positif, alors que les salariés du secteur public n'en génèreront strictement aucun, alors qu'ils sont pourtant mieux payés et mieux protégés.

C'est à ce niveau de détail qu'il faut descendre si on veut parler des salariés.
C'était moins vrai hier, mais cela l'est devenu aujourd'hui.

caroff

@ Zonzon 17h13
"En attendant Marrakech lundi, voici Oran où vient de se dérouler une extravagance peu ordinaire : la béatification des 19 religieux égorgés par les fells, cérémonie sous la protection de l’ALN !"

Les chrétiens en Algérie sont victimes de persécution. Par exemple, les convertis doivent se cacher pour ne pas être inquiétés par leurs compatriotes et par les autorités...
Je l'ai constaté à Alger où les chrétiens algérois désirant se recueillir à Notre-Dame d'Afrique n'ont pas intérêt à être "démonstratifs".
Pauvre pays qui oublie saint Augustin et qui, par ailleurs n'autorise pas Enrico Macias (Gaston Ghrenassia) à revenir dans la mère patrie, lui qui est au fond plus algérien que ceux qui le lui interdisent...

Michel Chaurey

Il est vrai que 100 salariés produisent :
- en France 144 000 heures de travail
- au Japon 242 00 heures
- aux USA et en Corée du Sud 264 000

en tenant compte des temps de travail hebdos, et des taux de chômage.

Et l'écart s'accroît encore si on tient compte du nombre d'années travaillées.

Et je retrouve les deux lapalissades :
- c'est dans les pays où on travaille le plus qu'il y a le moins de chômage,
- plus il y aura de riches et moins il y aura de pauvres.

Et l'arc de la honte du week-end dernier nous démontre les bienfaits de la civilisation des loisirs instaurée par la socialie.

Scarole

"L'écart essentiel dans la taille des dépenses publiques concerne les dépenses de retraite : faut-il baisser les retraites pour réduire la pression fiscale ?

"Non : la solution est bien connue mais la population active refuse cette évidence.
Avec l'augmentation de la durée de vie et le retard d’entrée dans la vie active dû à l’allongement (inconsidéré) des études, certaines personnes peuvent envisager passer plus de temps à la retraite qu’au travail.

Le système de retraite par répartition, conçu à l’époque où l’âge de la retraite précédait de peu celui de la fin de vie, ne peut tenir.

Gérard Larcher qui est un président du Sénat peu techno, capable d’empathie et surtout de bon sens, le faisait remarquer récemment :
- ou l’on allonge considérablement l’âge de la retraite en fonction de l’espérance de vie et donc de la durée de perception de la rente correspondante, ou l’on passe à un système individualisé (par capitalisation) en abandonnant ainsi la socialisation de ce registre.

- En l’état, le contrat implicite qui prévoyait l’indexation des retraites sur les revenus des actifs puis sur l’inflation est rompu.
Il n’est plus tenable.

Le frein essentiel vers un allongement de la durée de travail provient des actifs qui aspirent tous à accéder le plus tôt possible à la liberté que confère la situation de retraité.
Ils y sont encouragés par le Président qui annonce qu’il veut « privilégier le travail » et donc les actifs.
Ces derniers ignorent ou font semblant de ne pas croire que le dispositif actuel leur promet une fin de vie d’indigents.

Varanos

Oui, on est sur l'opposition entre le peuple et la foule in fine.
Hugo n'en parlait-il pas déjà dans les Misérables ?
A contrario, Sartre, lui, magnifiait cette foule.

Cependant, qui a pris la Bastille ?
Le peuple ou la foule ?
Qui s'est révolté contre la vie chère et les conditions de travail en 1830 ou en 1848 ?
Qui a fait sécession à Paris en 1870 ?
Qui a applaudi les timides Républiques du XIXe mais aussi les personnages de la glorieuse IIIe République ?

En substance et malgré les nouveaux canaux d'information, on se pose toujours les mêmes questions en essayant de séparer le bon grain de l'ivraie, le bon peuple vs la foule sauvage et primaire.
Tout ça dans l'optique où ce mouvement serait révolutionnaire.
Or, ne serait-ce pas plutôt une simple jacquerie aux idées protéiformes voire contradictoires ?

Sophie

Encore une fois, cette détestation n'est pas venue tout à coup mais après plus d'un an d'injustices, d'autisme, de dépenses somptuaires et de mépris, de propos insultants à l'égard des Français chez nous et à l'étranger et d'un manque de respect de la fonction (fête de la musique, entre autres).

Par ailleurs, ce Monsieur et ses soutiens croient (ou feignent de croire) qu'il a été élu avec une très large adhésion.
C'est tout à fait faux : il s'agissait largement d'un vote par défaut (et avec dépit) pour contrer l'autre candidate, surtout après son calamiteux débat.
Son réel socle électoral est sans doute de 35% grand maximum.

Normal que ceux qui n'ont pas voté pour lui et ceux qui l''ont fait à contrecoeur l'"aient dans le nez", surtout après une année désastreuse.
On a enfin compris ce que signifiait son ni droite, ni gauche : le libéralisme brutal au profit des plus aisés, le mépris de tous les autres et toujours une forme de laxisme de gauche sur les migrations, les sujets sociétaux et la délinquance.
On n'est pas obligés d'apprécier...

Quant à son couple "mignonnet", il donne la nausée à beaucoup : que penser d'une professeur de 39 ans qui détourne un mineur de 15 ans, élève dans la même classe de seconde que l'une de ses filles ?
Qu'elle aurait dû être poursuivie.

fugace

@ Achille | 08 décembre 2018 à 10:32

Que dit la loi récente s'agissant des armes par destination ?

Sans doute le simple fait de l'utiliser pour nuire voire plus.
Car la liste est longue.

Question :
- Peut-on selon la loi transporter dans "l'habitacle" de son véhicule un couteau de cuisine ?

Pour le gag :
"Fin décembre 2016, après un jet de farine sur l'ancien premier ministre Manuel Valls et le député Éric Elkouby qui l'accompagnait, la Justice s'interrogeait sur la qualification possible de la farine comme arme par destination".

Alpi

@ XS
"Avec Emmanuel Macron, mais aussi avec la France du 21e siècle, à la fois urbaine et éclatée, traditionnelle et multiculturelle, il faut savoir aller au-delà des apparences faciles."

Votre post est frappé au coin du bon sens, de la modération et de la clarté (ce qui constitue une rareté :-). Vous me l'enlevez de la plume...
Quelles que soient ses erreurs et ses maladresses, il met en œuvre le programme sur lequel il a été élu. On ne peut pas en dire autant de ses prédécesseurs...
Et on peut brailler "Macron démission", je ne vois pas qui pourrait reprendre le flambeau, même si beaucoup rêvent de MLP ou JLM (voire pire), à mettre tous deux dans le même sac.

Mary Preud'homme

Je note qu'il y a sur ce blog de nombreux soutiens des "Gilets jaunes", mais à distance, sans risque, bien à l'abri derrière leur clavier et non sur le terrain vu l'heure à laquelle ils écrivent. Ni courageux ni téméraires les gars. Certains même ayant voté Macron et aujourd'hui les premiers et les plus féroces à renier leur choix sans vergogne et à piétiner leur idole tombée de son piédestal !

Ce qui pourrit la France c'est d'abord cette mentalité de traîtres et de revanchards qui n'ont d'autre morale que celle de se mettre du côté du plus fort ou du plus en vogue !

Perso, la mode "gilet jaune" me sort par les yeux, d'autant que je n'ai jamais affectionné cette couleur symbole à mes yeux de la traîtrise ! On est pourtant en plein dedans avec tous ces courtisans prêts à brûler ce qu'ils ont adoré.

J'ajoute qu'à la dernière présidentielle, j'ai voté pour Fillon au premier tour et blanc au second. Je me suis néanmoins inclinée (non sans appréhension de la suite qui hélas m'a donné raison) devant le choix d'une petite majorité... Comme une mère qui subodore que le mariage de l'un de ses enfants suite à un coup de foudre pourrait mal tourner et se terminer en tragédie !

A méditer par ceux qui retournent leur veste au premier coup de tabac !

Zonzon

En attendant Marrakech lundi, voici Oran où vient de se dérouler une extravagance peu ordinaire : la béatification des 19 religieux égorgés par les fells, cérémonie sous la protection de l’ALN !

C’est à l’intérieur de la « cathédrale » que ça se passe. En confraternité : « religions de tous les pays unissez-vous » ! Il faut voir les imams onctueux et souriants, débonnaires vainqueurs, bien nourris, proprets, pas un poil de trop ; la délégation juive, réservée, l’esprit ailleurs, dissimulatrice autant qu’il est possible.

Face à eux, les cathos, moyenne d’âge 75 ans, fatigués, très fatigués, dans le ravissement niais, l’espérance de la paix œcuménique, le dialogue inter-religieux, tout ça.
Vieux mais pas méchants, nuls avec une grande foi.
Attendre le martyr.
Ceux de Tibhirine, ils ont eu du bol finalement. Le Père de Foucault avait bien prévenu. C’était du cousu main.

Les mahométans ont vu, ils sont corrects, ils dissimulent leur allégresse. La dissimulation, vous m’en direz tant !

Claude Lerat

J'observe en province une manif de GJ. : cannabis, canettes de bière, tatouages et autres décorations...
Ces gens veulent en découdre, casser et se prendre en photo avec des trophées.
Pauvres individus sans repères, sans éducation, sans perspectives.

Faute à Macron qu'ils jalousent ?
Tellement plus facile aujourd'hui.Mais demain et après-demain, quand l’Etat ne pourra plus s'endetter pour eux ?

Il faut qu'ils comprennent et suivent un autre chemin.
Je ne l'imagine même pas malheureusement
Les gilets jaune pastis ne défilent pas.
Ils cautionnent la violence des casseurs et assistent passifs aux provocations.

Pour une grande majorité c'est faire le buzz sur FB et même passer à la TV jaune pour se plaindre de leurs conditions de vie du tiers monde.
Alors qu'ils devraient assumer leurs vies et leurs responsabilités !

QI de beaufs, que de revendication populiste. Et des solutions yakafoncon.
47% de lepénistes 24% de mélenchonistes qui n'acceptent pas le résultat 2017... Tiens bon Manu. Et surtout maintiens la modernisation de ce vieux pays.

tertulien

Ces manifestations, suivies du laxisme de gauche des juges, peuvent durer.
Cela divertit les casseurs occasionnels ou aguerris.
Cela occupe les médias.
Cela fatigue les ministres.

Mais au bout du bout ?
Toujours la même folie fiscale.
Toujours le millefeuille territorial (et les doublons et triplons d'emplois improductifs).
Toujours les 400 000 lois et règlements qui privent de liberté et d'oxygène le pays.
Toujours des niches fiscales improductives.
Toujours 4 millions de mal logés.
Toujours 6,5 millions de chercheurs d'emploi.
Toujours des millions d'assistés qui gagnent plus avec les aides sociales diverses qu'en travaillant au SMIC…

Pourvu que ça dure !


Exilé

@ Robert Marchenoir
« Personnellement, je suis contre le climat. »

Moi aussi. Le climat ne passera pas !

Je suis aussi contre le froid. Que fait Macron contre le froid ?

Noblejoué

@ Mitsahne | 08 décembre 2018 à 15:47

Drôle de comparaison, en refusant l'offre de Churchill nous avons subi une occupation nazie !
Anglais et Français, en démocratie étaient de même niveau, il n'y avait pas déshonneur, mais choix entre changer pour ce qui est égal ou tomber dans ce qui est inférieur puisque totalitaire.

Par contre, maintenant, le choix est entre rester ce que nous sommes ou tomber au niveau de l'Islam c'est-à-dire de ce qu'il y a d'actuellement, si on en excepte la Corée du Nord, de plus bas sur la Terre.

Nic

Oui, il est indigne car il a clairement pris le parti de favoriser la minorité (les plus riches, les communautaires de tout bord et de toute obédience) au détriment de la majorité et de ce qui faisait le ciment de la République. Exilé le rappelle, le traité qui va être ratifié dans les jours prochains par le gouvernement est une honte à plus d'un titre: parce qu'il va (encore !) dans le sens de la déconstruction de la nation et parce que les citoyens n'ont pas été consultés sur ce qui va les engager très concrètement. Et comme d'hab, on mettra les gens devant le fait accompli une fois la ratification effective en jurant ses grands dieux qu'il est impossible de faire marche arrière (toujours le fameux sens de l'Histoire). Les "baisés", comptez-vous !

Mitsahne

GILETS TRICOLORES : à Zonzon du 08/12 à 8h14

Comme vous ne donnez pas de lien, je me rallie à votre proposition par le biais de ce blog (merci M. Bilger).
Toujours le même mutisme chez les bien-pensants, le Figaro depuis deux jours n’en dit pas un mot !

Le Malfaisant en chef va donc signer dans quelques jours un pacte qui vend la France à la horde des mondialistes. Dans l’histoire de France, il faut remonter à l’an 1420 pour trouver pareille trahison. Cette année-là, Isabeau de Bavière, épouse du roi Charles VI (le fou), ralliée aux Bourguignons vend la France au roi Henry V d’Angleterre en le désignant comme héritier, au détriment de son propre fils le roi Charles VII !!

Rappel anecdotique. Le 15 juin 1940, depuis Londres, De Gaulle téléphone à Paul Reynaud (président du Conseil, en pleine débâcle) pour lui proposer l’offre de W. Churchill : fusion totale de la France et de l’Angleterre, chaque Français devient Anglais, chaque Anglais devient Français ! Paul Reynaud hésite. Sa maîtresse, la marquise de Portes lui fait porter un billet en plein Conseil avec cette phrase lapidaire : « Vous n’allez tout de même pas jouer les Isabeau de Bavière ! ». La marquise devait mourir quelques jours plus tard dans un accident de voiture où son amant serait lui-même gravement blessé à la tête.

Qui empêchera Macron de commettre une sinistre bêtise (pour rester poli) ?

Je n’appellerai plus désormais le chef de l’Etat qu’Emmanuel Macroq’mort.

Claude Luçon

@ hontedecepayspourrijusqualamoelle | 08 décembre 2018 à 11:24

"...decepays…"
Il faudrait que nous sachions dans quel pays vous êtes ?

En supputant que vous soyez avec nous en France vous n'avez clairement jamais vécu à l'étranger sinon vous y auriez vu que la pourriture y existe aussi et n'est pas moins malodorante, surtout côtés social et politique.
Essayez l'Italie et le Royaume-Uni pour commencer, continuez avec les USA, passez par le Canada et allez voir comment ils traitent les quelques tribus indiennes s'il en reste et les Inuits qui ont pourtant la bonne idée de vivre où il fait trop froid pour que les pourrisseurs sévissent chez eux de façon efficace.
N'oubliez pas l'Inde, la Chine, la Turquie, la Russie… pour ne parler que de ceux qui se veulent démocraties !

Ce n'est pas de notre pays qu'il faut avoir honte, seulement de deux générations, celles nées durant les soixante-dix dernières années. Comme les poilus de 14/18 et les résistants de 40/45, il va falloir qu'une partie d'entre eux se rebellent, vous par exemple, pour redonner aux Français dignes de ce pays leur statut de citoyen et éliminer les mendiants en gilets jaunes !
Leur apprendre que les mains ne sont pas faites pour être tendues pour que l'Etat y dépose une obole mais pour travailler et assurer son propre bien-être.

Quant aux casseurs il faut admettre leur désir comme un autre sport, un sport de combat comme le rugby, le "casseballs" (balls dans le sens anglophone populaire) par exemple. Lorsqu'ils jouent contre une compagnie de CRS, il faudra qu'ils acceptent des gnons, des os cassés, les épaules ou genoux démis, les mêlées qui s'écroulent sur eux et des cartons jaunes et rouges. Qu'il y ait des commentateurs qui nous disent qu'untel est resté sur le pavé ou le goudron en se faisant plaquer par un opposant mieux entraîné.
Fan de rugby, je serais supporter inconditionnel de l'équipe de casseballs CRS.

Les casseurs veulent se battre ? Officialisons leur désir en leur rappelant que l'équipe d'en face n'aura pas instruction de reculer pour éviter le contact mais au contraire de le chercher en chargeant pour leur apprendre le sens du mot "casser".

Exilé

..."le président vit très mal d'être détesté par les Français"

Mais, nom d'un petit bonhomme en bois, à quoi pouvait-il donc s'attendre d'autre au vu de toutes les provocations qu'il a empilées, à commencer par celles ayant montré à travers ses divers comportements ou déclarations qu'il méprisait voire haïssait la France et les Français ?
Certes le rôle d'un chef d’État est ardu et il est difficile, même avec les meilleures intentions du monde, de se faire aimer dans cette fonction, mais avec M. Macron, nous sommes tombés sur un cas.

...l'aspiration à néantiser ce dernier comme s'il était indigne.

Ah bon, parce que se préparer à signer dans deux jours un traité scélérat mettant en cause la liberté des Français de contrôler les gens qui prétendent venir chez eux, dont certains risquent fréquemment de menacer leur sécurité, et en plus sans même leur avoir demandé leur avis, n'a rien d'indigne et est chose la plus normale qui soit ?

Je rappelle que depuis un siècle et demi, il y a quelques personnes pas « indignes » qui ont néanmoins dû comparaître en haute cour ou en cour martiale...

Ellen

@ Exilé | 08 décembre 2018 à 11:54
"Ergo, voilà pourquoi le régime que nous subissons dans notre pauvre pays n'est en rien une démocratie..."

Merci Exilé de l'avoir rappelé. Nos politiques ne s'en souviennent plus ou pensent que le vieux Churchill issu de l'ancien monde n'est plus dans le vent. Macron a tort ! Son nouveau monde s'écroule...

Marc GHINSBERG

@ sbriglia
« Que Marc Ghinsberg en soit réduit à nous délivrer les revirements d’un comique troupier en dit long sur l’abrutissement des élites... »

Pourquoi ai-je signalé ce fait tout à fait anecdotique ? Parce que Philippe Bilger avait souligné le ralliement d’artistes ne faisant pas partie des signataires « compulsifs » habituels de pétitions, en faveur des GJ au moment où précisément ce comique avait pris position.
Si vous voulez juger de mon abrutissement je vous invite à discuter les différents commentaires que j’ai postés depuis le début de cette crise.

Patrice V

@ Catherine JACOB
"...les ouvriers du livre (3 %), fortement politisés"...

Le milieu anarchiste recrutait principalement chez les ouvriers du livre et plus particulièrement chez les typographes, soumis à des règles typographiques tyranniques. L'anarchie comme une forme d'hygiène mentale...

Ellen

@ sylvain | 08 décembre 2018 à 09:32

Si ce que vous dites pourrait s'avérer exact ou ressembler à peu de choses près à une reculade contrainte des GJ grâce ou à cause des moyens renforcés de la police et de la gendarmerie déployées à tous les coins de rues comme en temps de guerre civile, il est à peu près certain que les GJ ne tourneront pas le dos au gouvernement actuel et ne lâcheront pas les rênes tant qu'ils n'auront pas satisfaction à court ou à moyen terme. La partie pourrait alors être remise à plus tard, à la période la plus propice, quand le gouvernement ne s'y attend pas.

C'est une hypothèse à envisager.

Exilé

@ Solon
« Il a fallu des siècles pour substituer durablement cette démocratie haïssable à la monarchie autoritaire. »

Sans cette monarchie autoritaire qui a fait la France et constitué une nation tout en ayant permis l'élaboration d'une civilisation unique au monde au fil des siècles, vous n'auriez pas pu écrire ces lignes.

Et le Roi, loin d'être un dictateur, était avant tout le père de ses sujets, dont il recherchait le bien-être, contrairement aux sans-Dieu assoiffés de sang, donc sans sans foi ni loi qui se sont contentés de mettre les pieds sous la table après avoir tout saccagé.
Donc les gens qui se revendiquent de ces gens-là en faisant de fait l'apologie du crime ne sont en rien qualifiés pour donner des leçons de morale, à supposer qu'il sachent en quoi elle consiste.

Par ailleurs, la citation de Winston Churchill à laquelle vous faites référence est souvent tronquée.
La voici dans son entier :

« Personne ne prétend que la démocratie est parfaite ou omnisciente. En effet, on a pu dire qu'elle était la pire forme de gouvernement à l'exception de toutes celles qui ont été essayées au fil du temps ; mais il existe le sentiment, largement partagé dans notre pays, que le peuple doit être souverain, souverain de façon continue, et que l'opinion publique, exprimée par tous les moyens constitutionnels, devrait façonner, guider et contrôler les actions de ministres qui en sont les serviteurs et non les maîtres. »

Ergo, voilà pourquoi le régime que nous subissons dans notre pauvre pays n'est en rien une démocratie...

hontedecepayspourrijusqualamoelle

@ Pierre Blanchard

J'imagine que vous me conseillez de me rendre en Belgique, dans les quartiers des exilés fiscaux ?

Ellen

@ Robert Marchenoir | 08 décembre 2018 à 00:14
"Pourquoi la manifestation de demain à Paris n'est-elle pas interdite ? Quel est ce culte imbécile de la manifestation ?"

Et pourquoi l'intervention de la prise de la Bastille par le peuple parisien n'était-elle pas interdite le 14 juillet 1789 ?
L'histoire de France nous démontre que les mêmes phénomènes peuvent se répéter même deux siècles plus tard lorsque les uns dorment dans le château et ont la vie en or, et d'autres n'ont plus rien et dorment dehors.

Un peuple très en colère contre l'injustice et la misère n'est plus contrôlable. En renversant le pouvoir qui l'opprime, qui l'asphyxie par les impôts et les surtaxes, il pense qu'il n'a plus rien à perdre. Alors il fonce tête baissée et peu importe s'il faut faire les comptes après.

Achille

Voici des photos d'objets saisis ce matin lors de contrôles sur deux péages franciliens, transmises par la préfecture de police

Tu tires ou tu pointes?

Les Gilets jaunes pensaient peut-être faire une petite partie de pétanque sur les Champs-Elysées…

sylvain

Quoi qu'il se passe ?

Il ne se passera rien aujourd'hui, pas de casse ou très peu, tout est bloqué partout, une journée vide et inerte s'annonce, le bide total, déception nationale, journalistes sur leur faim, vexés et rageux de n'avoir pas assez allumé le feu, téléspectateurs frustrés : pas de buzz, pas de scoops, les journées en famille devant la télé grand écran pour suivre les scènes de guerre seront d'un ennui mortel, fiasco pour les paris sur le nombre de morts, de voitures brûlées, de vitrines brisées incendiées ; les casseurs « officiels » et « officieux » resteront aux vestiaires ; Castaner se félicitera de la réussite du maintien de l'ordre.

Tout ce petit monde rejoindra ses pénates et dès lundi l'engouement suscité envers ces Gilets jaunes virera au dédain et au mépris ; finis les klaxons de soutien aux ronds-points, les gens qui attendaient avec fébrilité un spectacle grandiose de Paris en flammes se sentiront trahis par ceux-là mêmes qui leur avait promis une libération de cette mafia monarchique fiscale.

Macron est ressortira grand gagnant, tel un de Gaulle ressoudant son peuple, la presse étrangère le portera en triomphe et il pourra négocier la remise en route des taxes promises à leur suppression, les Gilets jaunes auront disparu du paysage médiatique.

Catherine JACOB

« Il y a des élections pour que le ressentiment de tous et de chacun s'exprime. Bientôt les européennes au mois de mai 2019. Nul doute que, plus que jamais, elles constitueront un référendum pro ou anti-Macron. Et c'est normal. »

Vu que certains députés des autres pays de l’Union mettent des gilets jaunes à l’occasion de leur intervention dans leurs hémicycles, je ne sais pas si la véritable question aura quelque rapport avec de l’anti ou du pro-macronisme. Je pense que le débat sera bien au-delà dans toute l’Union. Mais attendons déjà mardi le vote du Parlement britannique.

« Mais j'avoue être scandalisé par le surgissement d'une politisation débridée chez certains Gilets jaunes qui sont comme il se doit ceux qu'on invite et qu'on entend partout. »

Quoi d’étonnant, nombre de journalistes étant incapables de voir au-delà de la surface ! Bonne analyse cependant de Philippe Dessertine hier à « C dans l’air ». Une suggestion : Pourquoi est-ce que vous ne l’inviteriez pas à l’un de vos entretiens ? Ça m’intéresserait de vous voir approfondir le personnage.

« Arlette Laguiller, par comparaison, est d'un parfait civisme. »

Cette bonne Arlette n’a jamais mis son compagnon sur le devant la scène, elle ! Et donc jamais mélangé le privé et le public comme certains. On peut au moins lui laisser ça.

« Les Champs-Elysées en masse comme en 1968 ? »

Ou comme en 1871 avec la commune de Paris dont l’« insurgé-type est un travailleur parisien, un homme d'une trentaine d'années. Parmi ces insurgés, on rencontre principalement les ouvriers du bâtiment, les journaliers, et les travailleurs du métal, ouvriers d'ateliers ou de petites fabriques. Ils forment respectivement 17 %, 16 % et 10 % du total. Viennent ensuite les employés (8 %), les cordonniers-savetiers (5 %), les marchands de vin (4 %) et les ouvriers du livre (3 %), fortement politisés. Ainsi, de petits patrons côtoient des salariés. »

Ne dirait-on pas un copié-collé des GJ dont déjà ce matin, à l’heure qu’il est : 278 arrestations rien que sur Paris. Et la journée est loin d’être finie.
Le Républicain lorrain titrait déjà hier : « Metz chasse en meute à Paris ». Ceux qui ont écouté l’interview de l’un des GJ condamné en comparution immédiate et qui évoquait l’ambiance qui entraîne à un comportement qu’on n’aurait jamais en temps normal, se sont certainement dit qu’il n’y a rien de pire que l’homme « normal » qui sort de ses gonds car il n’est pas porté par une idéologie maîtrisée, même violente, mais par les frustrations de toute une vie.
Rappelez-moi voir pourquoi l’enseignement de l’histoire de France est si décrié à l’heure actuelle qui eût permis aux jeunots du gouvernement d'en tirer des leçons.

Exilé

@ Giuseppe
« ...le doux comptoir de marbre lisse et les "Zi Zi Coin Coin" chaleureux de fins de soirée... »

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/assemblees/la-buvette-le-bistrot-secret-des-deputes_2029204.html

« Épuisés de siéger jour et nuit, les élus se prennent de passion pour des remontants à base de rhum, Cointreau et jus de citron. »

Quand il m'arrive parfois de dire ici que de plus en plus de lois aberrantes sont votées par un Législateur qui n'est pas dans son état normal - à supposer qu'il en ait un - personne ne veut me croire...

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@ caffer 21
« C’est pourquoi le pouvoir, incapable de maîtriser la cocotte-minute des banlieues comme les manifs des Gilets jaunes, totalement atypiques, prend peur (...) »

Effectivement, le mouvement des Gilets jaunes est totalement atypique et n'entre dans aucun schéma classique du type revendication syndicale soutenant en bloc une exigence unique et simple.
Il est emblématique de voir plusieurs personnalités nous ressortir comme des automates les mots-clés habituels comme smic, précarité, pauvreté, négociations, syndicats, patronat et tutti quanti.

Tous ces gens-là, aux réflexes conditionnés par l'ancien monde montrent que, prisonniers depuis quarante ans de schémas conformistes, d'idées reçues, de formatage politique ou médiatique, de routine et de ronron dans leur entre-soi n'ont absolument rien compris à ce qui était en train de se passer sous leurs yeux.
Pis encore, ils ont été tellement habitués à tirer sur la corde en se permettant tout, qu'ils ont été surpris de la voir subitement se rompre.

hameau dans les nuages

Ce 8 décembre le parquet de Bordeaux requiert la relaxe:

https://www.sudouest.fr/2018/12/07/mur-des-cons-le-parquet-requiert-la-relaxe-5635774-4697.php

"Les excuses su syndicat, renouvelées à l’audience, n’ont, semble-t-il pas totalement apaisé Philippe Schmitt, père d’Anne Lorraine Schmitt, sauvagement assassinée par un récidiviste. "Le con fasciste a fini", a-t-il conclu."

Tout cela va bien finir, forcément.

Xavier NEBOUT

@ Robert Marchenoir

Les Gilets jaunes ne sont pas l'inconscient de l'idéologie au pouvoir depuis la Libération, mais au contraire la réaction à cette idéologie.
Les précurseurs des Gilets jaunes ont été la Manif pour tous, et le tort de cette dernière est de ne pas avoir été violente, car la pègre intellectuelle gauchiste ne comprend que la violence.

On s'en va déverser des bombes sur l'état islamique au prix de quelques "bavures" de quelques centaines ou milliers de civils tués, mais lorsqu'il s'agit de faire la guerre chez soi contre ceux qui ne valent pas mieux, on s'indigne si un manifestant a uriné sur un symbole de la ripoublique.

Patrice Charoulet

AUTOPORTRAITS (suite)

Pour plaisanter, j'ai feint de proposer, sur le mode professoral, un sujet de rédaction à une quarantaine d'habitués de ce blog. Le sujet était : "Faites votre autoportrait physique et moral".

Le sujet, comme il fallait s'y attendre, n'a été traité par personne. Il y a eu plusieurs réponses, plus ou moins spirituelles. L'un d'eux, très justement, m'a objecté que, vu l'âge vénérable de beaucoup de ces habitués, le portrait physique éventuel serait probablement enjolivé. Et que le portrait moral est fait texte après texte par chacun. Il est vrai que parler, c'est se peindre. J'ajouterai ceci. Plusieurs habitués, qui ont juré de ne pas dire leur nom et leur profession, ne peuvent s'empêcher de nous faire des confidences. L'un nous a dit son année de naissance et sa ville de naissance : Rabat. L'une nous a dit qu'il lui fallait un gros 4 x 4 pour transporter ses deux gros chiens. Un autre nous parle de ses problèmes de santé. Un autre nous dit qu'il est un "catholique de stricte obédience". Un autre nous dit tous les pays où il a travaillé. Un autre nous cite son penseur favori en nous l'expliquant. Un autre nous a conté ses difficultés scolaires. Un autre ne craint pas de nous dire ses difficultés sentimentales...

Quant à moi, j'ai fait très fort. J'ai dit mon vrai prénom, mon vrai nom, ma vraie profession, mon professeur de philosophie vénéré, mon université, là où j'ai travaillé, mes goûts littéraires, mon parti politique favori (qui n'a pas changé), pour qui j'ai voté depuis des décennies, ce que j'écoute à la radio et à la télé, mon peu de goût pour le racisme, l'alcool et le tabac, mon peu de goût pour les excès de vitesse, mon soutien total aux forces de l'ordre, mon horreur des foules, des supporters, des manifs, mon désintérêt total pour le chanteur de rock qui a eu un hommage national, mon indifférence pour le football, mon caractère casanier...

S'il y en un, ici, qui n'a pas à rédiger un autoportrait, c'est bien moi. Je dois à la vérité de dire que lorsqu'on dit beaucoup de choses de soi, on ne dit pas tout. Qui peut tout dire de lui ? Je pose la question à chacun.

Enfin, quand on dit tout de soi, on peut ne pas déplaire, mais on peut déplaire, voire indisposer.

Ces quelques propos sont tenus le matin d'un drame national, que nous allons suivre ce samedi toute la journée, scotchés à nos chaînes d'info. Nous aurons de quoi parler ce soir et dans les jours qui suivront....

Zonzon

PÉTITION DES GILETS TRICOLORES

Comme annoncé hier, nous sommes en mesure de donner la date du méfait : les 10 et 11 décembre. La France sera représentée par un dénommé Jean-Baptiste Lemoyne, un politicien ex-UMP !

Nous disposons dès à présent de données numériques précises. Selon des sources diverses et variées nous allons recevoir en France 156 millions de personnes. L’Europe dans son ensemble 480 millions.
Quand on aime on ne compte plus !

Il est clair que ces données ne résistent pas à une analyse sérieuse. Les estimations crédibles doivent tenir compte essentiellement des capacités de transport-passagers trans Méditerranée.

L’Aquarius, qui est un joli bateau – actuellement au hangar pour des raisons obscures – capable en bourrant quelque peu d’amener 1 000 personnes ( pour ne pas se perdre dans les unités comme Castanera) une fois tous les 5 jours, représente une capacité de 70 000 migrants/année (en arrondi).
Pour tenir les objectifs il faudrait affréter 2 000 Aquarius ! 6 000 pour toute l’Europe ! Sans parler des installations portuaires nécessaires.

On nous objectera le transport aérien. L’Europe serait alors survolée par 24 000 Airbus A330 200 ou Boeing 787. Beaucoup de kérosène tout ça ! Et à Roissy, on ne vous dit pas !

Un monde fou, fou, fou !

Finalement à Marrakech va-t-on signer pour rien ?

Bon !

Les congressistes se paieront quand même une bonne bamboula ! En attendant la suivante !

Mais nous avons de bonnes nouvelles : 4 élèves de la classe du professeur Charoulet viennent de signer la pétition. Nous les inscrivons au tableau d’honneur :

@ Tipaza le 7 à 6 h 46 (au pseudo qui fait rêver)
@ Exilé le 7 à 11 h 56
@ caroff le 7 à 15 h 53
@ Nic le 7 à 17 h 53

Camarades, signez, faites signer, n’attendez pas le dernier moment. Après le 11 décembre, terminé. Vous pourriez regretter !

GLW

@ breizmabro | 07 décembre 2018 à 19:45
"J'écouterai son intervention en replay. Eventuellement."

Quel courage vous avez Madame, car pour moi, rien que le fait de voir et entendre cette personne ainsi que ses apôtres Castaner, Marlène Schiappa et autre Griveaux m'insupporte de plus en plus. A tel point que je porte en bandoulière ma zappette pour l'avoir ainsi à portée de main le plus rapidement possible afin de raccourcir le supplice d'entendre leurs miaulements.

Tipaza

La politique ne se limite pas seulement à la rationalité d'une logique économique, elle est aussi du domaine de la représentation et du symbolique.
La logique peut susciter le rejet d'un responsable, mais la détestation ou la haine sont toujours du domaine du symbolique.

Sur le plan du symbolique Macron n'a rien compris.
Partant d'une posture qui voulait revenir au sacre royal, dans la cour du Louvre, il a ensuite dérapé par ses postures indignes avec des musiciens s'affirmant homos, et des voyous, les uns et les autres n'ayant pour seul mérite que celui d'être noir. Comme démonstration de non discrimination on a fait mieux.

Je ne parlerai pas des petites et mesquines phrases méprisant ostensiblement les Français depuis l'étranger, d'autres l'ont déjà fait.

Une phrase, une seule, m'a fait comprendre qu'il n'était pas à la hauteur du symbolique, c'est celle qu'il a prononcée publiquement lors de l'affaire Benalla .
"Alexandre Benalla, lui non plus, n'a jamais été mon amant" (sic).

On sort là de la polémique politicienne pour rentrer dans le domaine de la morale ou plutôt du sordide, indigne d'un président.

"Une fois qu'on a passé les bornes, il n'y a plus de limites." On en est là.

sbriglia

Pour information:

https://www.ladepeche.fr/article/2018/12/07/2920704-franck-dubosq-regrette-d-avoir-soutenu-les-gilets-jaunes.html

Rédigé par : Marc GHINSBERG | 07 décembre 2018 à 22:53

Que Marc Ghinsberg en soit réduit à nous délivrer les revirements d’un comique troupier en dit long sur l’abrutissement des élites...

Julien WEINZAEPFLEN

Trois remarques.

1. Qu'y a-t-il de commun entre Macron et Giscard ? En dehors du jeune âge auquel ils sont parvenus au pouvoir eu égard à la tradition d'ascension républicaine, rien, sinon que Giscard avait une fascination pour Louis XV bien qu'il appartînt à la bourgeoisie voltairienne, celle que Baudelaire accusait de provoquer "[l'ennui] en France parce que tout le monde y pense comme Voltaire ». Mais Giscard était fasciné par un aspect de la personnalité de Louis XV qui était ses scrupules. Il était fasciné par la figure du Bien-aimé telle que la lui donnait à lire Paul Del Perugia, historien catholique fervent et très minoritaire dans la faveur avec laquelle il considérait le roi, parce que celui-ci s'abstenait de communier étant donné ses liaisons adultérines peu adéquates avec les ordres de son confesseur, ce qui prouvait qu'il prenait la religion au sérieux.

Or pour Macron, c'est le contraire. Il s'est très tôt posé la question religieuse, faisant lui-même le choix d’être baptisé à la réprobation de son père, avant de prendre la transgression au sérieux et en quelque sorte de donner sa revanche à Gabrielle Russier, morte d'aimer. Dans le mariage éphébophile que ce briseur de ménage a fait contracter à sa femme Brigitte, le professeur était une femme et c'est Macron qui l'a forcée. Cette transgression a fasciné des élites éclairées croyant relire "Adolphe" de Benjamin Constant ou mésinterprétant "Le lys dans la vallée" comme si l'héroïne du roman se fût jamais donnée à son amant et ne lui eût pas opposé sa vertu par frigidité aristocratique sous couvert de morale chrétienne.

Giscard donne la clé de sa fascination pour Louis XV dans le premier tome de son livre "Le Pouvoir et la Vie", expliquant que sa femme, espérant malgré tout du salut de son âme, lui qui était enclin à des mœurs légères, l'avait ancré dans le catholicisme qu’il prenait à son tour malgré tout au sérieux. Giscard le voltairien avait des scrupules ou des « pudeurs de gazelle ». Comme Voltaire en sa chapelle de Ferney et qu'un chapelain accompagnait sur son lit de mort?

Peu importe, dirait-on, ce que ces différents protagonistes ont fait de la figure du roi qui précéda le roi décapité. Car ce qui compte au bout de cette première remarque (ce n'est pas moi qui l'ai trouvé), c'est qu'Emmanuel Macron semble connaître le destin du Bien-aimé. Il doit finir en mal aimé. Qu'aimait-on dans le Bien-aimé ? Un enfant-roi. Que finit-on par détester dans le Bien-aimé ? Le même enfant qui abuse de sa royauté et ne sait pas discipliner ses plaisirs.

2. Le président est celui qui a théorisé que le peuple est en mal d'avoir décapité le roi, sans imaginer qu'il pourrait être le suivant, si l'exercice du pouvoir était trop vertical, monarchique, disaient les politologues, engoués de l’esthétisme du contraste de cette monarchie républicaine, jupitérien comme disait Macron, personnel comme dénonçait Mélenchon, qui aurait lui-même exercé un pouvoir on ne peut plus personnel s'il avait été porté à la tête d'un Etat que Louis XIV voulait incarner au point de dire: "L'Etat, c'est moi", lui attribue-t-on, alors que Macron, qui se vivait en roi solaire, voulait désétatiser son règne de monarque absolu, de monarque sans Etat, donc de monarque sans objet, dont la monarchie perdait son objet, réduisant le monarque à lui-même c’est-à-dire à néant, et l’exposant à toutes les vindictes publiques.

On ne peut être que saisi par cette ironie de l'histoire qui fait que Macron est hanté par les fantômes des Villiers. Philippe de Villiers l'a repéré à la Rotonde. Macron est allé le courtiser au Puy du Fou. Il a semoncé son frère en lui disant: "Je suis votre chef." Celui-ci, après avoir démissionné avec fracas, se répand sur le culte (objectivement fasciste) du chef, cependant que François Bert, tout en faisant une analyse très lucide de la vacuité macronienne, demande "où sont les chefs".

Je précise, même s'il devrait aller sans dire, que, si je souhaite que Macron soit destitué en ne me faisant pas beaucoup d'illusions, et si j’aimerais qu'il ait la lucidité de démissionner, car un peuple ne peut pas vivre trop longtemps sous un mal-aimé au pouvoir en démocratie, je ne souhaite en aucun cas qu'on le décapite. Je souhaite même qu'il quitte cette épreuve avec le moins de lésions psychologiques possible, mais en entraînant, pour lui-même et pour le peuple reprenant conscience de lui-même comme entité politique, une réflexion sur les limites de la réalisation individuelle au pouvoir, qui perd de vue le bien commun et l'intérêt général, ces autres noms de la République comme chose du peuple et non comme idéologie post-révolutionnaire.

3. Vous écrivez, cher Philippe: "[Le président] ne pourra plus rassembler sur sa politique. Il devra rassembler au nom de la démocratie et de sa défense."

Doublement non:

- Comme beaucoup, vous confondez démocratie et République. Le président a pour lui la légitimité républicaine. Mais la République étant née d'une insurrection, la légitimité républicaine contient le renversement de la figure qui incarne la République. La France ne peut continuer longtemps à jouer avec ses symboles, sous peine d’être schizophrène et de se dire, d'un côté, issue de la Révolution et de l'autre effarouchée par le risque du coup d'Etat.

- Le président de la République a la légitimité du suffrage universel. Il a donc la légitimité démocratique. Il a la légitimité de la démocratie représentative. Mais ce modèle est à bout de souffle, comme la social-démocratie des corps intermédiaires artificiels et d'une représentativité caduque qui l'accompagne et cogère l'administration des choses avec le personnel politique. L'avenir est à l'autogestion politique, à la démocratie participative, à la démocratie directe, ce modèle que, quoi qu'il en demeure, les Gilets jaunes sont en train d'inventer.

Savonarole

Pour ceux qui voient des rouges chez les gilets jaunes et des communistes sous leur lit...

https://www.atlantico.fr/decryptage/3560666/emmanuel-macron-chronique-d-une-mort-politique-annoncee-jean-sebastien-ferjou

Franck Boizard

@ Robert Marchenoir | 08 décembre 2018 à 00:11

Vous ne comprendrez décidément jamais rien à la France et aux Français. Mais comme, de toute façon, vous les détestez (vous nous l'avez assez expliqué à longueurs de diatribes), ce n'est pas bien grave.

Anne Guedes

"Macron, un être que les Français ne pouvaient pas ne pas aimer..."

Le détestent-ils précisément parce qu'ils ne pouvaient pas ne pas l'aimer ?
Qu'y a-t-il chez les Français qui les prédisposerait à aimer cet être-là en particulier ?
Convient-il au reste d'aimer le président de la République ? Ne devrait-on pas se limiter à le respecter et se contenter de le trouver naïf quand il déclare ceci ou cela avec un ton condescendant qui s'ignore mais que d'aucuns n'ignorent pas ?

XS

Je crois qu'Emmanuel Macron et quelques-uns de ses proches ne méritent pas le flot d'injures dont ils sont abreuvés, par les Gilets Jaunes, les médias, les politiques, et même les lecteurs de ce blog, pourtant de très bon niveau.

On aurait un Président hautain, déconnecté des réalités, amis des riches, et méprisant le peuple ?

Il est vrai qu'il est difficile de faire la part chez Emmanuel Macron entre le personnage de roman (totalement inédit d'ailleurs), le fils de médecin, l'ancien lycéen fou de théâtre, le disciple de Paul Ricoeur, le salarié d'une banque d'affaires, le haut fonctionnaire, le supporter de l'OM. Sans doute est-il tout cela à la fois. De plus, par rapport à certains politiciens brillants mais froids (on peut penser à Alain Juppé), sa progression est passée par le relationnel et une certaine empathie.

On peut penser au débat d'entre-deux-tours, où il avait réussi l'exploit de rester respectueux mais pugnace, face à une Le Pen délirante et injurieuse. On peut penser aux relations personnelles nouées avec Merkel mais aussi Trump et Poutine, là où par exemple un Sarkozy s'était pris les pieds dans le tapis. Satisfaction enfin, d'avoir des discours européens de haut niveau.

Cela a un revers. On lui fait payer sa réussite politique insolente de 2017, sa jeunesse (donc une supposée faiblesse), son manque de simplicité ou plutôt son refus de descendre au niveau de ses opposants. Il faut notamment signaler les PS ou ex-PS, ainsi que les LR ex-UMP qui affirment qu'Emmanuel Macron "n'écoute pas le peuple". Ils essayent de se rattraper de leur déculottée de 2017, oubliant pour les LR que leur candidat F.Fillon avait été choisi pour ses supposées valeurs morales mais aussi pour un programme ultra-libéral, pour le PS que leur candidat B.Hamon prônait le déficit massif et une certaine déconnexion des réalités. Enfin Paul Ricoeur a théorisé une bienveillance et le lien, mais cela peut rester hermétique aux conducteurs de 4X4 ou à tous les extrêmes.

Emmanuel Macron en a peut-être déjà plus fait en 18 mois que par exemple un Jacques Chirac en 12 ans (si on met de côté la Défense). Pourtant Chirac, ami des agriculteurs et du cul des vaches - et plus pudique expert en art asiatique - n'a jamais été dérangé car il est arrivé à l'Elysée à 63 ans, après 35 ans de politique traditionnelle, coups tordus inclus, et son âge et son ancrage rural supposaient qu'il savait écouter le peuple.

Avec Emmanuel Macron, mais aussi avec la France du 21e siècle, à la fois urbaine et éclatée, traditionnelle et multiculturelle, il faut savoir aller au-delà des apparences faciles.

Robert Marchenoir

Les Gilets jaunes réclament exactement ce que leur fournissent tous les gouvernements depuis un demi-siècle. Ils ne sont que leur mauvais génie, l'extériorisation de leur nature profonde.

Le bololo des Gilets jaunes nous indique ce vers quoi nous conduit le stato-gauchisme qui fait figure de pensée unique depuis la Libération. Les Gilets jaunes ne sont pas des opposants : ils sont l'inconscient de l'idéologie au pouvoir.

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