« Les Français liront-ils la lettre du président de la République ? | Accueil | On veut désarmer la police ! »

17 janvier 2019

Commentaires

Denis Monod-Broca

Star, Jupiter, roi... notre président a tort de se comporter ainsi. Très exactement comme nous avons tort, nous Français, par notre enthousiasme autant que par notre détestation, de le traiter ainsi. Nous sommes, lui et nous, engagés dans un engrenage insensé, littéralement insensé.
Comment en sortir ?
Je ne vois pas d’autre moyen que la Constitution. Elle définit, en son article 5, la mission du président de la République. Respectons-le, tel qu’il est écrit. Rappelons sans cesse ni répit ce qu’il dit, respectons-le dans sa lettre comme dans son esprit.
C’est la seule issue.

Mary Preud'homme

Merci Savonarole.

Personnellement je ne vois pas ce qui dans votre adresse a pu défriser Wil à ce point sinon la jalousie ; rien de commun en tout cas avec un Wil guitariste de mes connaissances qui chante magnifiquement Brassens ; encore un qui fantasmait sur le "sexe faible" et en a fait quelques-unes de ses plus belles odes à la femme, notamment les Passantes :

"Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulut rester inconnue
Et qui n'est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lêvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir.."

(Les Passantes - Georges Brassens, sur un poème d’Antoine Pol)

Lucile

"Lyse, Lucile, Mary, Ellen, Valery, Marie, Véronique, Catherine, que de jolis prénoms éclairent ce blog !" (Savonarole)
"...de là à fantasmer sur des prénoms féminins sur le blog politique d'un ancien magistrat..." (Wil | 18 janvier 2019 à 00:19)

Valéry est un prénom masculin, je crois. Pour les dames, ça s'écrit Valérie.

caroff

@Achille 10h07
"Un débat est proposé aux Gilets jaunes, le refuser est incompréhensible et témoigne d’une volonté de sédition. "

Je suis très curieux du taux de participation des banlieues d'origine immigrée au "grand débat".
Jusqu'ici elles ont été pratiquement absentes de la crise "gilets jaunes".
On va donc voir jusqu'à quel point ces Français se considèrent comme partie prenante de la République.

M'est avis que la réponse sera "rien à f..." et que la sécession-sédition se confirme...

Exilé

Je n'irai pas jusqu'à soutenir, comme Olivier Besancenot, que le président n'aime pas ses concitoyens mais toujours est-il qu'à aucun moment, dans ses propos débridés, il ne fait preuve à leur égard de la moindre indulgence et, s'il les secoue, c'est sans la moindre affection démocratique.

Nous pourrions à la rigueur accepter qu'il mette en pratique la maxime qui bene amat bene castigat que chaque père de famille ou éducateur responsable se doit d'appliquer, mais en fait, nous pourrions citer de multiples exemples, il méprise les Français.

Pis encore, il fait preuve envers les étrangers d'attentions obséquieuses alors qu'il n'est même pas capable de faire preuve de correction envers les gens qui sont supposés être ses compatriotes et dont son premier souci devrait être la sauvegarde et le bien-être.

Quand il écrit : « Notre communauté nationale s'est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d'un avenir meilleur : c'est comme cela qu'elle s'est aussi construite » il ne se livre pas seulement à une généralisation abusive, il fait aussi passer à la trappe les millions de Français qui aimeraient bien aussi qu'il se préoccupe en priorité de leur assurer un « avenir meilleur » comme sa fonction l'implique, avant de se préoccuper du reste du monde, ce qui n'est pas de son ressort.

Michel Deluré

@ Marc GHINSBERG 17/01 11:44

Formuler un jugement sur la forme ne signifie nullement que le fond soit pour autant occulté par celui qui prononce ce jugement.
L'excellence de la forme peut parfaitement aller de pair avec celle du fond, la première ne faisant alors que mettre en lumière la qualité du second, mais elle peut aussi fort bien n'être qu'un artifice destiné à masquer la médiocrité de celui-ci.

Si bien évidemment le fond prime, la forme n'en est pas pour autant secondaire, insignifiante, notamment par ce qu'elle révèle de la personne qui en use. La crédibilité du propos, sa force de conviction, peuvent alors en être perçus, interprétés, de manières bien différentes.

C'est commettre une erreur que de généraliser trop facilement et hâtivement en affirmant péremptoirement que « ceux qui concentrent leur jugement sur la forme sont en réalité incapables de porter une appréciation sur le fond ».

Giuseppe

"Sur RTL mercredi matin, Jacques Toubon l'a reconnu et "ne comprend pas que cela choque", expliquant être rémunéré pour "un travail à temps plein" et précisant qu'il reçoit depuis 2006 des pensions de fonctionnaire, de parlementaire et de conseiller de Paris, correspondant "à 44 ans au service de l'État"."

Avec quelle désinvolture ils nous prennent pour des imbéciles ! Des idiots, des ignares ! 30 000 euros mensuels à cause d'une anomalie qui permet que la rémunération de son poste échappe aux contraintes de plafonnement, le Palmipède cher à Mongénéral l'explique très bien.

La frugalité personnelle du dernier contre un appétit sans limite du premier. Assez de ces vautours, ni exemplaires, ni représentatifs aujourd'hui, leurs boyaux pour les servir - comme on peut comprendre le dégoût des citoyens et les revendications des Gilets jaunes.

Et alors ? Il a été comme des millions de Français au service de la France 44 ans, cela justifierait-il cette voracité ?

D'ailleurs, si l'on appliquait un véritable et efficace non-cumul de mandats il aurait dégagé il y a belle lurette.
De combien de jeunes talentueux a-t-il barré la route, empêché de s'affirmer, qui se seraient régalés pour beaucoup, beaucoup moins de prébendes que ce rentier repu de la politique, avec nos impôts s'il vous plaît !

La star qui nous gouverne devrait en faire une priorité nationale, quand on entend le salaire de Laurent Nunez et autres, ce vieux monde avait un estomac sans fond.

vamonos

Une star brille au firmament de l'industrie du divertissement !

J'aimais bien le qualificatif de vedette qui revenait souvent dans les émissions de variétés. C'était au temps du rectangle blanc.

M. Macron est une vedette échouée en province et qui rode son spectacle devant les maires de France.

M. Macron sera peut-être un jour une énorme vedette vombrissante adulée par le peuple. Dum spiro spero.

Patrice Charoulet

SUR MACRON

Alain Duhamel est, contrairement à moi, centriste et européiste, mais c'est un commentateur politique sensé et intéressant. Je lis son dernier livre « Journal d'un observateur » (2018)... en commençant par le dernier chapitre, pour ne pas avoir à remonter au déluge. Quelques faits :

« Valls a poussé la nomination d'Emmanuel Macron pour succéder à Arnaud Montebourg ».

« Valls et Macron sont faits pour être des alliés, ils vont devenir des rivaux ».

Je n'avais jamais remarqué ceci : « En Marche ! » correspond aux initiales de son créateur : EM.

AD décrit EM du début « sans mandat, sans parti, sans passé, sans popularité, sans légitimité ». Eh oui !

Il ne croyait pas à son succès. Moi non plus. La droite était, dit-il, « hyperfavorite ». Tout le monde s'attendait à un second tour Juppé-Le Pen. Après une série de péripéties plus folles les unes que les autres (les primaires, les costumes…), ce fut Macron-Le Pen.

Achille

@ Lyse Gantier | 17 janvier 2019 à 21:46
« Il avait le physique, la technique, le goût de la séduction. »

Exact, il aurait été un magnifique acteur.
Il a le physique de J-L Trintignant à quarante ans, la technique d’un Jean Gabin mâtiné d’Audiard dans le film le Président, le goût de la séduction d’un Alain Delon dans le Samouraï.

Mais il a choisi la politique, métier où l’on trouve beaucoup de cabotins qui n’auraient jamais pu dépasser le seuil de seconds rôles, voire celui des utilités dans des téléfilms de série B.

-----------------------------------------------------

@ boureau | 17 janvier 2019 à 17:22
« Je dis "ouf", car attribuer le prestigieux prix Goncourt à ces 420 pages c'est leur faire beaucoup d'honneur ! C'est de l'anthropologie ou de la sociologie à bon marché, mais de la littérature ? On a eu meilleur et de loin !"

Je vous trouve très dur avec Nicolas Mathieu. Il se trouve que je suis en train de lire son livre. Bon je n’en suis encore qu’autour de la page 100. Mais je trouve qu’il traduit bien l’atmosphère des années 90 dans la vallée de l’Orne.
Le style est fluide, aisé à lire, il utilise, certes, un vocabulaire « moderne » empruntant les expressions des « d’jeunes » des cités. Mais le sujet du roman méritait que l’on s’y attarde et il le traite avec brio. Je pense donc qu’il mérite totalement son prix Goncourt.

Ceci étant dit en toute cordialité, bien sûr !

duvent

Bien ! Après avoir lu, Robert Marchenoir qui se délecte de lui-même pendant que sbriglia se pâme, qu'Achille se défausse, que Savonarole poursuit sans relâche une Bretonne qui pourtant ne lui a rien fait, je conjecture et m'interroge...

Peu, il est vrai...Mais enfin, trop à mon goût sur les sujets qui tourmentent mes contemporains.

Il n'est pas faux, par ailleurs, d'affirmer que je me tamponne le coquillard de tout ce tumulte, cependant, et malgré moi il faut que j'en prenne ma part.

Ainsi, et étant la béotienne remarquable de la question politique, ayant une haine considérable pour la foule profane que je fuis, il me faut considérer ladite question.

Si je remonte dans le temps, il me souvient vaguement d'une histoire de fuel et de taxes, puis c'est le grand vide !

Quo curram, quo non curram ! Qui sont les GJ, que sont les revendications, où se trouve le cerveau, et à quelle distance se trouvent les mains des travailleurs au service dudit cerveau ??

Il me semble que toutes sortes de fantaisistes se sont saisis de l'occasion qui était trop bonne, pourquoi, je ne sais pas encore, il faut se souvenir que je ne suis que contre mon gré un animal politique, et ceci est un défaut majeur lorsqu'il s'agit de vivre parmi les hommes...

Voilà qu'il me prend une furieuse envie de comprendre, jusques à quand il me faudra me soumettre aux horaires que je hais, afin de verser mes contributions, taxes, et autres, car je tiens follement à ce que l'intérêt général prime sur le mien, mais il faut tout de même motiver les troupes, et donc, s'il me faut blanchir et mourir sous le harnais, il me faut aussi le savoir.

Pourquoi, me direz-vous ? Juste pour savoir, et pouvoir me délecter du spectacle éblouissant de ceux qui ont le pouvoir de me contraindre et qui ont aussi celui de menacer, puis celui de me dépouiller, puis celui de me sommer de me taire, puis encore celui de me culpabiliser, puis toujours celui de m’occire, le moment venu.

Mais de qui s'agit-il ? Ma foi, je ne sais plus, tous, il me semble, et personne, mais je suis presque certaine que tous ne sont pas réjouis de me voir ici et maintenant...

Pourtant, il existe un moyen de les rendre moins durs, plus aimables, à l'écoute, conciliants, plein d'humanité, il faut pour cela peu de chose, il faut que ce rien, que je suis, leur soit affidé, leur donne raison, les approuve, les serve, les supporte, les vante, en prenne soin et les flagorne...

Mais ce rien qui m'appartient est entièrement à moi, oui, cet insignifiant rien est sans doute détestable, et il est d'ailleurs détesté mais il me paraît équitable de ne pas consentir à le partager avec le premier venu, qu'il se vête de jaune ou d'orange, qu'il me vende ou m'achète, qu'il m'endorme ou me réveille, ce rien est pour moi tout, et ce tout je le destine à d'autres.

C'est pourquoi j'aimerais que l'on dise que seul peut être comptabilisé ce qui est déjà mort, inerte, sans odeur ni couleur, sans chaleur, sans vérité ni justice, ainsi, l'essentiel a disparu, ce je ne sais quoi qui n'a plus de nom en aucune langue ! (periturae in nullum inde jam nomen, in omnis jam vocabuli mortem - Bossuet).

sylvain

Quand Macron se déplace tel Attila, les oiseaux se taisent, les habitants se terrent, les CRS se dressent, les chiens aboient devant la grande muraille des forces de l’ordre derrière laquelle notre Roitelet se cache.

Pour la première fois depuis des siècles, la République "nouveau monde" se barricade, imitant les us et coutumes du vieux monde féodal monarchique ; la seule différence avec Macron, c'est que les châteaux forts d'aujourd’hui sont ambulants et mobiles.

Une République moyenâgeuse, ça vient de sortir.

Achille

Je ne suis pas toujours d'accord avec les positions souvent très tranchées de J-M Aphatie, mais dans son édito de ce matin il a entièrement raison. Un débat est proposé aux Gilets jaunes, le refuser est incompréhensible et témoigne d’une volonté de sédition.
Comportement anti-démocratique intolérable !

https://www.europe1.fr/societe/edito-avec-le-grand-debat-national-lacte-10-des-gilets-jaunes-nest-pas-legitime-3840854#xtor=CS1-16

Exilé

@ Alex paullista
« Le lien (https://www.youtube.com/watch?v=vl_AsEob5_M) fonctionne pourtant depuis le Brésil. »

Il faut savoir que pour des raisons liées à la protection des droits d'auteurs, certains contenus audiovisuels peuvent être interdits d'accès dans certaines zones géographiques.
Ainsi, un même contenu accessible à partir du Brésil pourra être bloqué en cas de tentative d'accès à partir de la France.

claude jonniaux

@ Paul

NON, votre avis n'est pas celui d'une "majorité de Français".

La France est une démocratie et a élu un chef d'Etat pour cinq ans.
Ce choix n'était pas le vôtre, je n'en doute pas, mais était celui de la (vraie) majorité des Français. En tout cas de celle qui a souhaité s'exprimer (ce qu'il est probable que vous n’ayez pas fait). Ceux qui ne se sont pas levé (cela ne sert à rien) n'ont qu'à s'en mordre les doigts !! Ils n'auront qu'à aller voter en 2022.

C'est intolérable d'entendre ainsi les bipolaires du vote s'exprimer et dire qu'il est légitime de changer de président quand bon vous semble.

Daniel Ciccia

Il n'est pas impossible que le premier semestre 2019 réserve quelques surprises.
Personnellement, au cours de mes tournées qui me placent au contact de toutes les catégories de personnes, je constate que l'état d'esprit des gens est en train de tourner.
La crise des Gilets jaunes, que les oppositions dans leur ensemble ont couvé d'indulgence et ont exacerbée, a atteint un point qui dissipe le brouillard et dévoile la nature de ce mouvement pour ce qu'il est et pour ce qu'il porte: un mouvement séditieux, brutal, autiste, et représentant la somme, travestie de jaune, de tous les extrémismes toujours disponibles en France.

A la faveur d’une colère partagée par nombre de nos compatriotes, ces forces ont cru qu’elles pouvaient mystifier le peuple français.

Du RN à LFI en passant par le PS ou LR, ou encore de mouvements représentant peu et qui ont cru voir là leur heure arriver, les responsables de l'opposition ont du souci à se faire car ils se font une idée trompeuse de la France. Il n'est pas improbable que le peuple - le vrai, celui qui est aux abonnés absents depuis des lustres - leur fasse payer la manipulation grotesque engagée pour faire de lui le complice d'un coup d'Etat qui ne disait pas son nom, mais qui est visible de tous aujourd'hui.

C'est avec le potentiel que constitue ce peuple que la République française, si elle est remise sur les rails ce qui est l'objet du Grand Débat National, sera à même de développer ce qu'elle doit à chacun d'entre nous de développer pour le bien commun.
Il n'est pas, dans ces conditions, surprenant qu'avant même qu'il fût lancé, tout ce que la République compte d'ennemis veuillent le saboter.
Les divisions au sein du peuple français ont été instrumentalisées par la mise en place d'un régime sous-jacent, un régime éminemment fondé sur les jeux partisans.
C'est - fort justement - ce qu'avait voulu défaire le général de Gaulle en instaurant la Ve République. C'est ce qui, sorti par la porte, est revenu par tous les interstices créés au sein du régime. Ce ne sont pas des voies d'entrées institutionnelles qui ont permis ce dérèglement, ce sont juste des chemins dans les trop nombreuses faillites personnelles que l’on peut recenser, aggravées par la complaisance médiatique.

Le cycle des manifestations des Gilets jaunes, depuis le 17 novembre 2018, témoigne de leur ampleur. Si on se pose encore la question de ce que peuvent être les trahisons des clercs et comment elles sont à même de se concrétiser, nous en avons maintenant l'illustration.
Il semblerait que M. Wauquiez, patron des LR, veuille créer un contre-débat national. Ne me dites pas que ce monsieur est l'héritier du gaullisme.
Il le trahit dans la forme et, plus encore, dans l'esprit.
C'est un malheur pour notre pays qui a besoin d'une opposition crédible et respectable.

Enfin, quels que soient les malentendus entre les maires et le président de la République - malentendus qui ne sont probablement pas le fait unilatéral et exclusif du président de la République, nous pouvons nous réjouir que les maires, dans leur grande majorité, jouent le jeu.
M. François Baroin n’y est sans doute pas étranger.
Il est heureux que la République puisse s'appuyer sur eux comme sur une multitude de piliers solidement implantés territorialement. Elle aurait dû probablement pouvoir le faire sur le Sénat, mais on sent bien qu'il est pris de passion pour l'affaire Benalla.
L'assemblée des sages rêve, oui. Elle ne rêve pas d'une République à sauver mais elle rêve d'entendre, au terme de commissions d'enquête et d'auditions interminables, ce qu'elle a envie de faire entendre à la médiacratie des liens entre Macron, l'Elysée et un obscur vigile.
Voilà où se tient le Sénat quand la République a besoin de lui.
Et voilà ce qu'il fait, il montre la puissance dérisoire de son indépendance !
Donc, vive les maires.
Vive la République et surtout, vivent les Français.

S Carioca

La France est un pays où "intellectuel" est une insulte, depuis quelques décennies.


Aliocha

Une idée pour la prochaine saillie du président, il devrait ajouter borné au qualificatif de réfractaire, en tout cas pour nombre de Gaulois qui peuplent ce blog, les séduits qui le traitent de Don Juan auraient une raison supplémentaire de réclamer sa tête.

Tout à fait cordialement, si tant est qu'une guillotine puisse être cordiale.

"Ces grands airs arrogants !
- Un hobereau qui... qui... n’a même pas de gants !
- Et qui sort sans rubans, sans bouffettes, sans ganses !"

Wil

@ Savonarole
"Lyse, Lucile, Mary, Ellen, Valery, Marie, Véronique, Catherine, que de jolis prénoms éclairent ce blog !"

Vous devriez vous faire un bon petit Mario Salieri des familles des années 90 avec Selen au moins une fois par semaine et si vous avez une main en état de marche, vous verrez, ça vous remettra le cerveau sur la voie de l'utile... enfin, probablement, c'est pas sûr. C'est sûr que ça fera pas de vous Einstein de toutes façons.
J'essaie depuis que je suis ado et ça marche pas.

Moi aussi je suis obsédé "sessuel" mais de là à fantasmer sur des prénoms féminins sur le blog politique d'un ancien magistrat, il faut vraiment vous soigner, ou sortir de chez vous, vous filez un mauvais coton.

caroff

@ Savonarole 21h07
"À écouter Laurent Neumann on en viendrait à regretter la Pravda."

Vous oubliez Bruno Jeudy, Hervé Gattegno, Christophe Barbier, Jean-Michel Aphatie, des gars qui ont toujours un mot gentil pour notre "Conducator" bien-aimé.

boureau

@ Giuseppe 17 janvier 2019 21:45
"A force de couper les bords du tissu, il ne restera plus grand-chose pour faire le vêtement."

Mais vous savez bien que notre président adore le minimum de vêtements sur les corps de ceux avec qui il se fait photographier. Un mouchoir suffit. Votre grand-mère serait furieuse. On la comprend.

Désolé pour les gâches : je n'ai jamais rien su faire de mes dix doigts !

Cordialement.

Paul

Vous êtes, Monsieur Bilger, sur le point de comprendre.
Un très grand nombre de Français, si ce n'est la majorité, ne veut plus l'écouter mais qu'il parte.
M. Macron est un mauvais prince. La chose est entendue. A rester, il ne fera que plus encore préparer la prochaine révolution et sa propre perte. M. Macron incarne de façon caricaturale ce qu'une très grande part de Français hait au plus haut degré.

Savonarole

Lyse, Lucile, Mary, Ellen, Valery, Marie, Véronique, Catherine, que de jolis prénoms éclairent ce blog !
Ça nous change des tartes qui nous infligent des pseudos de ploucs.

Ne plus me déranger.

Savonarole

@ Lyse Gantier | 17 janvier 2019 à 21:46

Exact. Je le verrais très bien dans un film des frères Coen ou de Tarantino, dans le rôle de Néron, "Rome en feu"...
Et Brigitte à la lyre...

Savonarole

Depuis que des journalistes de terrain de BFMTV ont été molestés ou agressés par des Gilets jaunes la ligne éditoriale s'est soudain adoucie. Il ont baissé l'abat-jour.

Ce matin, l'inénarrable Laurent Neumann a décrété que "le mouvement des Gilets jaunes est une immense réussite et qu'ils ont obtenu ce que nos syndicats n'avaient jamais obtenu en 25 ans, 15 milliards !". Fallait l'entendre une semaine auparavant...

Parlez-vous le Laurent Neumann ?
Champollion le comprendrait avec sa pierre de Rosette. Il suffit de parler trois langues, dont le franc-maçon.

C'est simple, il démarre par une critique de Macron, "il est évident que le Président a eu tort", "ce n'était ni fait ni à faire", "la cellule de communication a été défaillante"...

Puis soudain, dans le flot et le flux, il passe de bâbord à tribord, "toutefois, il faut reconnaître que le Président n'est pas dupe et qu'il saura redresser la barre". Le reste suit, une hagiographie de Macron.

Je vous le donne en mille Émile, ce gars finira président du CSA ou de la HAD (Haute Autorité de la Déontologie, cherchez pas, je viens de l'inventer).

À écouter Laurent Neumann on en viendrait à regretter la Pravda.

Lyse Gantier

Quel dommage qu'il n'ait pas fait une carrière d'acteur !
Il avait le physique, la technique, le goût de la séduction.
Il aurait eu son public, ses admirateurs ; son immense narcissisme aurait été satisfait.
Il n'aurait pas eu besoin d'aimer autre chose que lui-même.
Il aurait pu avoir une jolie carrière et seuls ceux qui en avaient envie auraient vu ses prestations.


Giuseppe

@ boureau | 17 janvier 2019 à 17:22

Je cherche un aide en ce moment, pour les gâchées à deux ce serait plus facile… Je taquine, mais j'approuve votre remarque sur les régimes de retraite que vous citez.

A force de couper les bords du tissu il ne restera plus grand-chose pour faire le vêtement, que des chiffons, ma grand-mère aurait été en colère devant un tel gaspillage.

Cordialement.

Exilé

Je n'irai pas jusqu'à soutenir, comme Olivier Besancenot, que le président n'aime pas ses concitoyens (...)

Pour une fois qu'Olivier Besancenot dit quelque chose de juste...

boureau

L'époustouflant Macron...

Il est effectivement époustouflant de culot.

Aujourd'hui, il vient de promettre, lors de ses voeux aux forces armées, qu'il ne toucherait pas à leur système de retraites.

A tous ceux qui sur ce blog vantent, y compris notre hôte, les magnifiques "réformes" de Macron depuis dix-huit mois, voilà comment se passent ces magnifiques réformes depuis son arrivée à la présidence.
En douce, on met de côté les paramètres les plus clivants et triomphalement on clame urbi et orbi que la réforme est faite !

Il faut rappeler que le régime de retraites des forces armées présente un déficit abyssal payé - et qui continuera à l'être - par les contribuables.

Voilà, messieurs les inconditionnels du président Macron, ce que sont, en général, les réformettes de cet époustouflant manipulateur. Revenez sur terre !

Cordialement.

semtob

Cher Philippe,

Un débat débile pour faire des bulles. C'est un bon début pour battre les jaunes.
Nous avons suivi de près ce débat et nous n'avons pas le même ressenti ni le même enthousiasme que vous donnez dans ce billet.

Ce qui était passionnant dans ce débat, c'était la multiplicité des approches des maires, très humains pour la plupart, très proches des problématiques de leur région.

Les réponses apportées par Macron n'étaient pas précises et parfois en totale contradiction avec la réalité.
Ce qui est pro et brillant dans une démonstration, c'est une réponse chiffrée et datée, ce n'est pas un discours de bonimenteur ou d'animateur de foire.

Certes, il a profité de ce moment pour se laver du poids de blessures narcissiques en prétextant avoir toujours été proche des maires. Il n'a pas présenté d'excuses pour l'histoire de "balance ton maire".

Tous les sujets lui semblaient légers, mais on ne peut pas dire qu'il connaissait bien ses dossiers. Il a d'ailleurs fait appel à ses auxiliaires de vie sociaux, ses ministres AVS rémunérés 1 000 euros par mois. Darmanin en avait rencontré un qui était rémunéré 2 000 euros. Or, les AVS perçoivent entre 600 et 700 euros par mois.

Pour les carottes de sable, il a laissé supposer des dérogations sur l'utilisation d'herbicides interdits, mais s'il avait lancé et financé un groupe de recherche pour trouver une alternative à ce problème, cela aurait amené une solution plus pertinente.

La queue des avions Airbus avec le Brexit ne semble pas lui poser de problème non plus, pas plus que la coquille Saint-Jacques, pas plus que les sommes à sortir pour les nouvelles frontières car ce qui est mis en place n'a aucun avenir, les jeunes Britanniques ne voulant pas sortir de l'Europe et les plus âgés ayant compris enfin les mensonges de cette élection.

Et le montant non utilisé pour l'aide aux agriculteurs, vous avez entendu une explication, un montant ? Et ceci est un scandale qui devrait donner lieu à une commission d'enquête. Près d'un milliard d'euros de l'Europe non utilisé et qui va devoir être rendu.

Le discours de Le Drian, ministre que nous avions apprécié par moment, auprès des responsables japonais sera regardé comme une pseudo-trahison car pour lancer une industrie au Japon, il faudra être masochiste. Les Canadiens défendent les ressortissants y compris les dossiers les plus difficiles auprès de la Chine et nos représentants sont des soumis, là où pour l'avenir il faudrait être sumo, faire respecter notre pays. Ceci est très important.
Macron n'a pas de vue d'avenir et c'est terrible !

Il a pris des postures de communiant, d'enfant de chœur, d'étudiant révolté, de mauvais VRP, mais c'est sur le terrain que ce fait la démonstration et pour cela il ne suffit pas de rejouer un numéro de oui oui qui amène une nouvelle désillusion et une nouvelle révolte.
Le Amen à tout, risque de mener à rien.
françoise et karell Semtob

calamity jane

Gérard Larcher a été obligé de demander au président - en rendez-vous privé - s'il avait l'intention de supprimer le Sénat... Car c'est une question posée pour le grand débat.

Le président de la République ignorerait-il qu'en cas d'empêchement, c'est G. Larcher qui assurera l'intérim ?
On reste sans voix. A moins, à moins, en effet, qu'il ne songe à y placer le Président de l'Assemblée nationale : l'exemplaire R. Ferrand...
Quoi ? C'est vrai qu'on peut se demander ce que le Président connaît des institutions ?

Marcel Patoulatchi

Lire https://www.lepoint.fr/politique/deplacement-de-macron-dans-l-eure-le-scepticisme-des-maires-normands-14-01-2019-2285678_20.php donne malheureusement à votre article un drôle de goût.

Le curé a bien prêché devant son auditoire choisi, a bien répondu aux questions. Et, sans trop de surprise, il s'est bien adapté au grand oral pour lequel il est formaté.

Pendant ce temps, l'Europe envisage de sanctionner les pays souffrant d'un défaut démocratique : entendre par là les pays dont les élus sont accusés de satisfaire leur peuple par populisme. La démocratie selon le modèle français, c'est donc la démocratie sans donner de pouvoir au peuple. C'est moderne.

breizmabro

@ boureau 17 janvier 2019 à 10:11

Entièrement d'accord avec votre commentaire.

Maintenant que Manu nous a divertis avec son show, bien installé sur son estrade dominant ses interlocuteurs (le truc que tu apprends à HEC seconde année).

Du reste les procureurs et les avocats généraux ont eu cette même formation puisqu'ils ne sont pas "au même niveau" que les avocats que je sache, ils sont, eux aussi sur une estrade ("au-dessus" disent les psys).

Maintenant qu'il a fait son show à Grand Bourgtheroulde et qu'il part en tournée en province (genre "cul de basse fosse") pour roder son charme et sa séduction avant de revenir à Paris (comme tout bon comédien qui se respecte) espérons que Benalla acte 5 ne lui fera pas de l'ombre à "l'applaudit maître" du n'importe quoi, sur les chaînes non stop.

Adéo boureau

-------------------------------------------------------

@ racine15 17 janvier 2019 à 15:30

Après il a fait réouvrir la cuisine du resto d'un pote de Lecornu, pour qu'il reçoive ses trente collaborateurs et lui-même avec, entre autres, pavés au poivre, avec nos sous.

Et on n'a même pas la note de frais ! (Je sais, c'est ma déformation pro...)

J'ose croire que ce restaurateur participera au GDN (Grand Débat National) et posera toutes les questions utiles concernant l'URSSAF, la TVA, les salaires et les heures supplémentaires des cuisiniers ;)

Adéo racine15

Michelle D-LEROY

Après une longue période de tâtonnements, de fausse humilité, voilà le Président en verve, égal à lui-même. Il a retrouvé son enthousiasme de campagne et son style de vedettariat... justement, parce qu'il a commencé sa campagne des européennes. Ça tombe à pic. Avec une bonne équipe de communication derrière lui, il donne toute la mesure de ce qu’il sait faire avant tout : bien parler. Bonimenteur et enjôleur pour faire gagner son camp aux prochaines élections, son jeu est clair. Le fameux "grand débat" est un leurre car il sait là où il veut mener le pays et les Français. Il ne changera pas de cap. Il fait semblant d’écouter et pendant que les Français sont occupés par ces débats, lui, il avance pour sa campagne, restant sur ses certitudes. Une belle diversion savamment mise en scène.

Les beaux discours, c’est bien, mais les Français, du moins les plus pragmatiques, croiront M. Macron lorsqu’il aura fait de grandes réformes courageuses. Les belles paroles c’est bien mais le réalisme c’est mieux.

Quant à ses saillies triviales, nous commençons à en avoir l’habitude, des saillies pour qu’on parle de lui, pour faire le buzz, pour se montrer "djeune" et "môderne". Toutefois, un Président qui clive et divise les gens n’est pas un bon Président car au lieu de diviser, il doit rassembler.

J’ai par ailleurs retenu sa sortie philosophique sur l’injustice liée à la naissance et au destin de chacun. Pourtant, cela ne doit pas empêcher M. Macron et son gouvernement de gommer le plus possible les injustices, qu'elles soient sociales ou fiscales. Or quand on regarde les ponctions qui sont faites à ceux qui essaient d’avancer coincés entre les très riches et les modestes, on est peu convaincu par les préconisations du grand homme.

Les paroles, les conseils, les invectives, c’est bien, c’est beau mais ce que nous attendons ce sont des actes équitables et de vraies réformes.
Personnellement je ne me laisserai pas endormir par les beaux discours dont je n’ai que faire au bout de deux ans de mandat, et, d’un naturel cartésien, comme Saint Thomas, je ne crois que ce que je vois clairement. Le reste comme dirait Emmanuel, c’est de la Pipe.

Alex paulista

@ Patrice Charoulet

Le lien (https://www.youtube.com/watch?v=vl_AsEob5_M) fonctionne pourtant depuis le Brésil.
L'extrait dit qu'on ne peut reprocher à quelqu'un de ressembler à ce qu'il est.
Macron s'exprime brillamment, on ne peut le lui reprocher. C'est un peu comme ceux qui reprochaient à Besancenot d'avoir une bonne bouille à la télé.
Dans ce genre de situation chacun a l'impression que l'autre le méprise.

Jabiru

C'est bien la première fois qu'un président de la République se prête devant des élus à un "question / réponse technique" avec autant de talent et en remportant un satisfecit chaleureux.
Qu'il continue dans cette voie pour retrouver le cap afin de nous éviter le pire. Je pense que ce qu'il endure actuellement doit lui donner la leçon qui convient pour éviter de déraper de nouveau.

Moi aussi j'ai voté pour lui, moi aussi j'ai douté mais moi aussi aujourd'hui je commence à reprendre espoir sur sa volonté de reformer la France car nous sommes tous dans le même bateau.
Sinon qui d'autre ? Je n'en vois pas.

boureau

@ Giuseppe 17 janvier 2019 15:39

Daniel Sorano dans Cyrano de Bergerac.

Comme vous, j'ai eu la chance de le voir dans ce rôle mythique. Je crois qu'il respectait absolument l'esprit d'Edmond Rostand : la mélancolie amoureuse. Le plus grand dans ce rôle à mon avis depuis la guerre. Quel souvenir !

Jean Piat, très bon aussi, était plus dans la mélancolie souriante et Gérard Depardieu dans l'interprétation "boulevard". Encore que ?

Bon, je vous laisse à votre béton

Cordialement

-----------------------------------------------------

@ olivier seutet 17 janvier 2019 10:10

"Leurs enfants après eux" de Nicolas Mathieu

Excellente référence sur le travail des maires dans les années soixante et les résultats qui en découlent. De l'anthropologie comme vous dites. Je viens de le terminer. Ouf !

Je dis "ouf", car attribuer le prestigieux prix Goncourt à ces 420 pages c'est leur faire beaucoup d'honneur ! C'est de l'anthropologie ou de la sociologie à bon marché, mais de la littérature ? On a eu meilleur et de loin !

Julien WEINZAEPFLEN

Philippe Bilger ou la passion Macron.

"Il a été époustouflant hier", il sera décevant demain. Occupera-t-il toujours le champ ?

Epoustouflant, je ne sais pas. Je n'ai pas assisté à l'échange, même en téléspectateur. Ce que je me dis est qu'un président qui commence une séance d'"ouvrons les écoutilles !" par un discours de trois heures montre qu'il entretient décidément un rapport pathologique au temps, un rapport digne de Fidel Castro, le leader Massimo qui lui non plus ne savait pas faire court.

Et si on approfondit ce rapport au temps, on se dit que Philippe Besson pouvait bien penser que Macron était un personnage de roman, un personnage romanesque, en tout cas ce n'est pas un romantique, car un romantique est inconsolable de la fuite du temps et cherche à le retrouver coûte que coûte en se mettant à l'école de la longue mémoire. Ce n'est pas le cas d'Emmanuel Macron, qui voudrait maîtriser le temps, et qui n'est mélancolique que si la réalité ne répond pas à son volontarisme. Témoin cette expression calamiteuse qui le fait se rêver en "maître des horloges".

Vous faites amende honorable en reconnaissant qu'il ne dit jamais rien de positif sur les Français et ne leur montre aucune "affection démocratique". On peut aller plus loin et être plus précis. Il y a des Français à qui Macron s'en prend toujours et d'autres à qui il ne s'en prend que quelquefois et pour la forme. Les premiers sont les pauvres qu'il faut responsabiliser, car enfin, s'ils sont dans cette situation, c'est de leur faute. Les riches eux ne "déconnent" jamais. Le président nous dit qu'"il faut que le travail paye" pour que paye la rente. Aux riches il faut faire des risettes. Cette nouvelle sortie de Macron est une paraphrase de "ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien" et d'à peu près toutes les autres saillies qui sont du même acabit.

Enfin, Macron veut-il être aimé ? Pas sûr. Veut-il convaincre ? Il veut se convaincre qu'il est doué. Une amie (que Zonzon reconnaîtra pour être Benoîte), qui voue une détestation particulière au registre émotionnel dans lequel notre intelligence collective se lézarde, pense-t-elle, m'écrivait récemment que Macron est sans affect et qu'il fait très bien le job pour lequel il a été choisi. Il ne pourrait pas le faire s'il y mettait de l'affect, et cela dénote chez lui une grande force de caractère, qu'elle salue sans aimer le travail et l'action politique de Macron. "Si Macron n'a pas d'affect, alors c'est un psychopathe, et la situation est plus grave que je ne le pensais", lui rétorquais-je. J'espère qu'on n'en est pas là tout de même.

cubamula

Bonjour,

Comme vous, mes yeux constatent 7 points observables, irréductibles, de Macron:

1. Incapacité à se conformer aux normes sociales, langagières françaises ;

2. Tendance à tromper par profit ou par plaisir, mensonges répétés ;

3. Impulsivité ou incapacité à prévenir ses pulsions verbales/posturales ;

4. Irritabilité et agressivité, lorsque sa séduction n'est pas immédiate ;

5. Mépris inconsidéré pour la sécurité de sa fonction et celle d'autrui ;

6. Irresponsabilité persistante, incapacité répétée d'assumer ses erreurs ;

7. Absence de remords, indiquée par le fait d'être indifférent ou de se justifier après avoir blessé, maltraité ou avili autrui.

A la différence de vous, j'accepte que ces 7 points soient les caractéristiques psychiatriques de la personnalité antisociale (DSM).

Macron est un sociopathe, séducteur certes, brillant certes mais sociopathe.

Un avocat général honoraire séduit par un sociopathe, c'est piquant. Avions-nous confié le sérail à l'eunuque ?

jack

Merci pour ce point de vue très pertinent à propos des causes du désamour dont fait l'objet E. Macron.
Les conséquences sont graves et peuvent entraîner une sérieuse entrave à la fonction présidentielle.

Mais ce qui semble le plus étonnant, c'est qu'un président est entouré de conseillers en communication. Si E. Macron ne perçoit pas tous les effets néfastes de son langage, les conseillers voient bien ce qui se passe et ont le devoir de le mettre en garde. Mais peut-être n'écoutait-il personne avant que la crise des Gilets jaunes le conduise à plus d'empathie envers les Français.

A cet égard, on pourra relire les propos tenus à la presse par G. Collomb avant sa démission. Propos prémonitoires: Collomb reprochait à E. Macron ses phrases choc, une tendance bien parisienne à attraper la grosse tête, un isolement élyséen: "on ne peut plus lui parler, il s'isole". Finalement le vieux grognard avait raison et E. Macron aurait pu faire preuve d'un peu de modestie, de respect et d'écoute pour éviter de tomber dans un fossé.
Il est intelligent, il peut s'en sortir. Mais il aura besoin de doigté et d'humilité pour réussir son quinquennat et faire réussir le pays.

Curmudgeon

Il y a très très longtemps j’ai pris une leçon. Étant aux Etats-Unis, j’ai vu un diplomate français faire une prestation devant un amphi d’étudiants. J’ai dit à ma voisine américaine : « Il est vraiment brillant ». Elle a répliqué sans hésitation : « Oui, mais est-ce que ce qu’il dit est vrai ? ».

Parler longtemps « sans notes », c’est (techniquement) bien. Mais si on est le type qui signe Marrakech et Aix-la-Chapelle...

Mary Preud'homme

Emmanuel Macron : star...

Tout le problème est là !

racine15

Il est parti à la rencontre des Français pour les écouter et comprendre leurs attentes. Et il commence par un discours de quatre heures. J'aime ce sens de l'écoute. Et quand tout le monde se lève pour se dégourdir les jambes, après sept heures sur une chaise, c'est une standing ovation. Un grand moment de théâtre avec un acteur brillant, qui jouait une autre pièce que celle attendue.

Xavier NEBOUT

@ Marc GHINSBERG
"Macron lui, sait être brillant sur la forme et profond sur le fond."

Vous êtes sérieux ?
De quelle profondeur parlez-vous si ce n'est du fond dans lequel nous sommes en matière d'impôts qui font fuir les riches, en proportion d'actifs qui ne produisent que du vent, de droit du travail qui paralyse la croissance des entreprises lorsqu'on ne les a pas créées ailleurs, et au total, de balance commerciale ?
Ce n'est quand même pas vous, ex-banquier, qui allez nous dire que le déficit de la balance commerciale ne se traduit pas en dette !
De ce déficit, nous sommes le seul pays qui n'en sort pas, et surtout qui ne songe même pas à en sortir.
Nous et Macron en tête, nous parlons du partage du gâteau que nous payons à crédit.

GARCIA

Bonjour, merci j'ai bien déjeuné, ma digestion se passe bien après une petite balade digestive, par contre pour certains contempteurs invétérés de notre président et de sa formidable prestation devant cette assemblée de maires aux questions aussi diverses que parfois techniques, je leur suggère amicalement d'essayer de prendre deux sachets de Gaviscon avant de prendre la plume, ils verront si l'effet attendu se produit.

Il faut avoir une certaine dose d'aigreur pour que ce dérangement passager obscurcisse autant l'esprit critique, légitime pour tout le monde.
Un sous, sous, sous... Obama !! Vite un Gaviscon pour moi aussi !!

Giuseppe

Ne nous emballons pas !

Pour celui qui a vu tout jeune la prestation de Daniel Sorano dans Cyrano de Bergerac, rien ne peut paraître exceptionnel. Ma mère en soulignait la performance, ce ne pouvait être que magnifique.

Il faut reconnaître qu'Emmanuel Macron a été bon, le poulailler était à la hauteur, sans vouloir minimiser sa performance.

J'étais jeune dans le milieu, et les discussions s'éternisaient, les remarques n'en finissaient plus - il existe toujours de bonnes raisons d'aller plus loin -, tous azimuts, architecte, bureaux d'études et tout ce qui va avec. Quand soudain le PDG de l'époque, silencieux, écoutant attentivement, éleva la voix pour poser la question, la seule qui valait, le but à atteindre, le résultat, le concret au bout des paroles : "Quand est-ce qu'on coule du béton ici ?".

L'assemblée était finie, tous avaient compris le message, dans la semaine les fondations étaient coulées.
Je n'ai jamais oublié, il faut savoir siffler la fin d'une partie, j'ai souvent utilisé mon sifflet.

J'attends que Macron enfin élève les structures, par contre avec un bétonnier comme Benalla je suis soucieux, trop malin pour lui qui n'a pas vu venir ce type de lascar, nous évoquions entre nous ces personnages "qui sentaient la peinture".

Toutes ces écoles ne vous apprennent pas que l'on peut en mesurer l'épaisseur sur une huisserie métallique, sans foi ni loi Alexandre se découvre.
Il ne nous reste plus qu'à imaginer la prochaine BD "Alexandre au Japon", nos institutions sont désuètes, il devrait être en prison ailleurs, il restitue quand il veut comme il veut, et en fait une commission qui au lieu de le juger en fait un Robin des Bois. Cette BD ne sortira pas en France. Le ridicule ne tue pas chez nous.

Pensez donc ! Des passeports comme des cartes à jouer, un jongleur, les Japonais détestent les jongleurs.

fugace

@ Achille | 17 janvier 2019 à 01:36

Excellent billet de notre hôte.
Il n'empêche que pour ma part je n'ai pu m'empêcher pour l'instant de faire un parallèle en chanson :
https://my.mail.ru/mail/leonowoss/video/5435/33199.html

En attendant demain, il y a urgence à ce qu'E.M. transforme sa grand-messe en quelques actes majeurs, correspondant à plusieurs attentes dans le pays, mal définies assurément, mais c'est à lui de les traduire. En cela le "grand déballage" devrait l'aider à trier parmi les pistes pouvant conforter et accompagner les chemins principaux desquels il ne déviera pas. Et c'est tout à son honneur.

S'il met autant de talent à AGIR MAINTENANT loin devant et en même temps à sa droite et à sa gauche, il devrait déplacer quelques montagnes.
Il y a plein de bonnes volontés pour l'y aider, mais chacun y mettra sa condition et ses conditions.

Claude Luçon

@ Wil | 17 janvier 2019 à 00:56
"Macron sonne et M. Bilger remue la queue !"

D'un autre côté vous pourriez chercher à comprendre ce qu'il nous dit en "vous remuant les méninges".
Réfléchir et penser c'est dur, essayez au moins !

Robert

Si, Monsieur Bilger, je suis loin de partager l'agressivité et l'irrespect de Wil, en revanche une partie de son analyse n'est pas dénuée d'exactitude.

J'en veux pour preuve l'analyse d'Ingrid Riocreux:

https://blog.causeur.fr/lavoixdenosmaitres/lhumiliation-des-maires-de-france-00903.html#ligne

Car ce débat avec les maires de Normandie est une véritable opération de communication comme sait parfaitement les mener Monsieur Macron : c'est bien son domaine d'excellence, celui qui lui a permis de gagner l’élection présidentielle.
L'on peut donc considérer sans risque de se tromper que dans cette opération de reconquête de l'opinion, du public, monsieur Macron a rendossé le costume du très brillant candidat à la présidentielle de 2017.

Mais au-delà de ce constat immédiat, convient-il d'oublier les conditions du Grand Débat National (GDN) que cette première prestation présidentielle a ouvert ? Il faut se rendre sur le site créé à cet effet:

https://granddebat.fr/pages/ressources

A la page ressources, d'entrée l'on constate que les thèmes sont fixés et assortis de fiches thématiques qui cadrent parfaitement le débat.
Pour ce débat est créée une Charte qui débute ainsi:

"Cette charte est fondée sur les principes de pluralisme, d'argumentation, de transparence et de laïcité. Elle a pour fonction de protéger le débat et de le rendre accessible à toute expression qui respecte les principes généraux de la démocratie."

Jusqu'ici, rien à redire.

Elle ajoute "En tant que participant / organisateur / animateur / rapporteur,
•j’atteste de ma pleine et entière adhésion aux valeurs républicaines et aux règles du débat démocratique, je m’engage à:
...(extraits)
•ne diffuser aucune information volontairement erronée, tronquée ou hors sujet
•ne tenir aucun propos injurieux, grossier, diffamatoire, irrespectueux, agressif, violent, raciste, xénophobe, homophobe, sexiste, ou faisant l’apologie des crimes de guerre
•ne pas renvoyer vers des sites, médias ou supports dont la teneur ne respecterait pas la présente charte."

Là je m'interroge !

- En quoi peut-on d'entrée exiger comme passeport d'accès au débat l'"adhésion aux valeurs républicaines". Le Français républicain affirmé que je suis doit-il considérer que les Français royalistes seraient d'office exclus du débat ? Que dire alors des islamistes qui combattent notre République à coups d'attentats ou d'action souterraine ?

- Si l'on exclut le hors sujet, alors le débat est confiné aux seules quatre thématiques prévues et, quelles que soient les affirmations contraires, il ne sera pas possible d'en sortir.

- Quant aux deux derniers items, l'on ne peut que rester perplexe : si l'évitement de propos injurieux est effectivement à exclure, on voit mal ce que vient faire ici l'apologie des crimes de guerre. Par ailleurs, il serait bon de définir clairement quels sont les "sites, médias ou supports dont la teneur ne respecterait pas la présente charte"...

On conçoit alors les réticences de la CNDP à se laisser embringuer dans un tel dispositif.
J'avoue, à la découverte de cette organisation, une certaine perplexité.

Marc GHINSBERG

Macron tient la forme… et le fond !

« Certains l'ont jugé trop brillant dans son intervention du 15 janvier et le lui ont imputé à charge. Il apparaît inévitablement "trop" alors même qu'il fait preuve de toutes les vertus que la démocratie exige. »

Vous avez raison Philippe, une partie de nos concitoyens n’aime pas les gens brillants, comme si l’excellence de la forme devait systématiquement masquer la vacuité du fond. En fait je pense que ceux qui concentrent leur jugement sur la forme sont en réalité incapables de porter une appréciation sur le fond.

Il est aisé de disserter sur la psychologie du Président, de s’attacher à telle ou telle expression qui trahirait ses sentiments réels à l’égard du « peuple », de critiquer telle ou telle attitude. Emmanuel Macron serait « trop », François Hollande n’aurait pas été « assez ». Très bien, mais si on discutait de leur politique, de leurs décisions. Si par exemple on discutait des avantages et des inconvénients du rétablissement de l’ISF ou des avantages et des inconvénients d’être dans l’Union européenne ou d’en sortir.

Mais voilà, pour cela il faut s’informer, il faut aller rechercher des données chiffrées, il faut comprendre le traité européen, il faut simuler ce qui se passerait dans le cas d’une sortie (ce que n’ont pas fait les Britanniques). C’est compliqué, c’est fastidieux, c’est ingrat. Alors on préfère parler de la forme sur un ton pédant ou à l’emporte-pièce.
Les jugements qui ne portent que sur la forme ne traduisent bien souvent que l’incapacité de ceux qui les émettent à discuter du fond.
Macron lui, sait être brillant sur la forme et profond sur le fond.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : [email protected]
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS