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02 janvier 2019

Commentaires

Savonarole

@ Mary Preud'homme du 2 janvier à 18:59

En effet, notre sérénissime Mohamed VI nous exporte ses terroristes pour avoir la paix chez lui.
"Le meilleur ami de la France", qui nous adore, et à qui nous léchons les babouches, finira ses jours à Monaco chassé par une junte militaire.

https://mobile.telquel.ma/2016/03/31/terrorisme-marocain-europe_1489455

Savonarole

@ Elusen | 02 janvier 2019 à 23:12

Ce que vous écrivez est tout à fait plausible, il y a dans cette affaire tout le bruissement de la quincaillerie maçonnique.

Franck Boizard

@ claude jonniaux | 02 janvier 2019 à 19:25

L'affaire des ballets roses date de 1959 et n'a rien à voir avec Pompidou. Excellent livre de Benoît Duteurtre.

Si vous vouliez parler de l'affaire Markovic, ce fut pure calomnie.

Noblejoué

@ Marc GHINSBERG | 02 janvier 2019 à 21:11
"Benalla par ci, Benalla par là, il serait temps que Benalla s’en allât."

Non.

Vous oubliez que Macron a provoqué les gens, "qui ne sont rien", médias... Il est juste que Macron et son homme de main, qui prennent les "haineux" qu'ils ont créés de haut, soient pris en chasse par les personnes qu'ils ont offensées.

Le respect des institutions ? On garde Macron au pouvoir ; Le respect de Macron ? Il n'en mérite pas, il est donc licite de taper toujours sur le même clou pour l'enfoncer, puis sur d'autres qui ne manqueront pas de se présenter.
Il est celui contre qui les gens sont... Qu'il soit considéré comme adversaire ? On tape sur le revers d'un joueur au mauvais revers en tennis enfin, pas trop systématiquement, stratégie, stratégie... Qu'il soit considéré comme ennemi ? On sadise qui a osé essayer de vous offenser. Il y a son homme de main. Il y a sa fête de la musique et autre, à ressortir, il y a ses essais de dialogue à prendre de fort haut puisqu'il vous a pris de haut, et ses futurs outrages car ce Président ne sait qu'outrager, à monter toujours plus en épingle.

Rien de bon ne peut sortir de Macron, on n'a pas à être constructif, à limiter les dégâts. L'empêcher de fragiliser des gens déjà fragiles en argent ou en dignité, le sadiser pour donner un exemple à ses successeurs.

Donc, il n'y a pas de débat de fond et de péripéties, seulement un travail de démolition à mener en suivant ses lignes de faiblesse. Rapport de force ! C'est lui qui a voulu jouer à ça, eh bien, rien de plus doux que de miner et briser ceux qui ont essayé de vous abaisser. Comme montré par Denis Monod-Broca qui a eu le courage de s'infuser son intervention télévisuelle, il manipule le concept de vérité après avoir attaqué les gens... Et c'est avec lui qu'il faudrait construire, il est là, on n'y peut rien, il faut définir un périmètre de sécurité autour de lui. Son papier aux Français ? Masquera ses intentions ou sera plein de pièges comme les contrats proposés par les gens tortueux... A balayer d'un revers de main.

Macron n'a pas démissionné, il garde le trône ? Les événements pourraient lui montrer que le trône n'est pas le pouvoir, et lui, plein de dédain pour les pas en marche, pourrait bien être condamné au surplace.
Justice poétique... Et c'est surtout le bien que je souhaite à la France.

Qui comme souvent, sera un moindre mal.

S Carioca

Le fait que les génies de l'opposition politique à EM (et ses nervis dirait l'autre) que sont Wauquiez (antérieurement), Ciotti, Jacob, les mélenchonistes, les lepénistes ou marinistes etc. se déchaînent sur le prétexte de l'affaire (tu parles !) Benalla en dit long sur leur vacuité et désespérante inanité sonore.
Qu'on le laisse dans le mépris de la catégorie de droit commun où il frétille, ce fretin pas si menu de sa personne !
de minimis praetor non curat, en principe et populus ne devrait pas non plus.

Ellen

Comme dirait une humoriste bien connue "on ne nous dit pas tout". J'attends de voir ce que Benalla aura à démontrer avec preuves devant la commission du Sénat et ce que révèleront les enquêtes préliminaires du Parquet de Paris. A condition bien sûr de nous dire la vérité et rien que la vérité avec preuves à l'appui.

Aujourd'hui, je ne tirerais pas les marrons du feu avant qu'ils soient cuits.

Attendons, d'autres surprises à rebondissements ne tarderont pas à nous parvenir aux oreilles. Suspense !!

Ça va être Goliath contre Spartacus.

Finette

Sans doute le sieur AB est-il un drôle d'olibrius... mais cette estampille AB - à ne pas confondre avec celle de la nourriture saine - accolée de façon indélébile au veston de cet apprenti président agit comme un vrai révélateur de ses insuffisances personnelles et "professionnelles". Président c'est un métier, aurait dit un très fameux prédécesseur* de notre petit Jupin** qui n'en finit pas de dégringoler pour cause d'aveuglement, de rigidité et de désintérêt profond pour les minables soucis/souffrances de la piétaille. Pour ne pas dire les malheurs de la sous France...
Bref, voici en attendant quelques éléments de réflexion (lien ci-dessous) susceptibles d'éclairer sur le fond du vide macronien ses admirables thuriféraires.

https://www.huffingtonpost.fr/arnaud-benedetti/pour-ses-voeux-2019-macron-reste-le-president-du-quils-viennent-me-chercher_a_23631248/?utm_hp_ref=fr-homepage

* Mitterrand
** surnom affectueux du vrai "Jupiter"

Elusen

Je me permets de rappeler que Messieurs Benalla et Macron sont tous deux francs-maçons et de la même loge.

Ils sont tous deux frères et liés par un même serment qu’ils placent au-dessus de l’État-nation français : "Chevaliers de l'espérance" de la Grande Loge Nationale Française.

La franc-maçonnerie est une secte ségrégationniste, pas d’éboueurs, de pauvres dans leurs rangs, pas de femmes, ou d’hommes quand ce sont des loges féminines ; que des gens de pouvoir pour contrôler le pouvoir en dehors de la démocratie. Ils obtiennent des avancements de carrière de cette manière, à 24 ans M. Benalla promu colonel sans avoir jamais fait l'armée.

C’est une spoliation du pouvoir au profit d’un groupe, une atteinte à la Constitution française, les lobbies (think tank, fausses fondations de recherche et faux instituts) font rigoureusement la même chose.

Quant à achever l’affaire, il n’y a que la Justice qui puisse le faire, à moins que vous ne soyez contre son indépendance.

Marc GHINSBERG

L’affaire Benalla relève du fait divers. C’est l’histoire d’un jeune homme qui par bien des aspects sort de l’ordinaire, qui a gagné la confiance du Président, qui fort de cette proximité en a profité pour obtenir un certain nombre d’avantages et qui a eu un comportement répréhensible un certain 1er Mai.

A partir de là, le monde (Le Monde) médiatico-politique s’est déchaîné pour en faire une affaire d’État. Comme chaque fois en pareilles circonstances Nadine Morano est sortie de l’oubli pour crier au scandale. Les journaux et les chaînes d’information en continu y ont vu une aubaine pour meubler le vide de l’été, les chroniqueurs et autres blogueurs se sont précipités pour ne pas être les derniers à réagir et les politiques de l’opposition ont saisi l’occasion de faire oublier leurs divisions et leur absence de propositions tout en essayant de déstabiliser un jeune Président qui semblait jusqu’alors marcher sur l’eau. Le Sénat se donnait une apparence d’utilité en enquêtant avec délectation et componction, justifiant l’expression « train de sénateurs », car on attend toujours son rapport.
La riche personnalité d’Alexandre Benalla, qui a une forte aptitude à faire parler de lui, alimentait périodiquement la chronique qui devenait un feuilleton d’État.

Vous avez raison, cher Philippe, il faut que cela cesse. Qu’on arrête de monter en épingle le moindre fait ou geste de Benalla, de tirer des plans sur la comète à la plus futile information non vérifiée le concernant, d’extrapoler sur d’éventuelles turpitudes d’Emmanuel Macron à partir d’un propos de son ancien homme de confiance.
Il y a suffisamment de sujets graves en France et de par le monde pour ne pas se laisser distraire par des faits divers.
Benalla par ci, Benalla par là, il serait temps que Benalla s’en allât.

vamonos

M. Benalla a été élevé par sa mère, professeur de mathématiques.
M. Macron a rencontré une professeur de français qui a l'âge d'être sa mère.
Ce point commun entre ces deux personnages explique peut-être pourquoi, l'un comme l'autre, ils ont manifestement un souci structurel avec l'autorité.

claude jonniaux

Je pense que cette affaire de passeport démontre seulement l'impéritie de l'Etat en général... A part le recommandé, ne peut-on envoyer un officier judiciaire récupérer des passeports donnant beaucoup de droit ??

Par ailleurs, souvenons-nous qu'à chaque mandat, de sombres affaires sont venues égayer les présidences : Pompidou et les ballets roses, Giscard et les diamants, Mitterrand et sa descendance logée aux frais de la princesse, Chirac et la Mairie de Paris, Sarko et... etc.

Seul le Général fut sans tache car sans défauts : ni intéressé par l'argent, ni par le sexe, ni par le bluff... seul le résultat comptait : o tempora o mores.

@ Monsieur le Président Macron

Pouvez-vous SVP réintégrer les habits de président de la sixième puissance mondiale...??
Aucun moyen de faire taire un bac-3 de 27 ans qui vous a servi de "fou du roi" ?

Claude Luçon

On pourrait simplifier le problème par "Il faut achever Benalla !"
D'autant plus que ce n'est même pas une affaire mais un simple fait divers !
Lui laisser les passeports et l'envoyer en Arabie saoudite au lieu du Tchad, là où ils savent achever les gens gênants.

Les Français voyageant peu, il est possible que la majorité de nos politiciens et journalistes ne sachent pas ce qu'est un passeport, et que cette chose inconnue, qualifiée en plus de diplomatique, soit un sorte de bombe atomique de poche mettant la patrie en danger ou, au mieux, une forme particulière de passepoil ?

Rien de nouveau dans ce monde : arrêté par deux policiers motards US pour excès de vitesse sur l'autoroute Houston-New Orleans, sommé de présenter un document d'identité, j'ai présenté mon passeport, le policier n'avait pas la moindre idée de ce qu'était un passeport qu'il a regardé d'un oeil soupçonneux.
Je m'en suis sorti en lui présentant ma carte American Express, il y avait "American" sur la carte, ça faisait plus sérieux, il y a relevé mon identité.
C'était il y a bien longtemps, mais absolument vrai !
Comme on sait nous sommes toujours à la traîne des Américains de pas mal d'années, alors dans ce contexte on comprend l'indignation de nos médias.
J'en tremble à l'idée que Benalla, me plagiant, ait utilisé sa Carte Bleue (bleu comme Marine LP) comme document pour voyager ! Les bureaux de Mediapart seraient en feu !

Autre anecdote, Le Monde l'avait rapporté à l'époque, cinq de nos députés, trois socialistes et deux communistes, tous munis de passeports diplomatiques, ont passé une semaine au Nigeria se croyant au Niger et ne comprenaient pas pourquoi les autorités locales leur parlaient en anglais.
C'est absolument vrai !

Le vieux temps étant parfois bon, les professeurs d'antan conseillaient aux parents soucieux, déjà, du futur de leur fils (les filles faisaient rarement des études supérieures en ces temps-là), je cite :
"Si votre fils est intelligent faites-en un ingénieur, s'il ne l'est pas envoyez-le à Sciences Po !".
Considérant qui nous gouverne et qui nous informe, c'est toujours d'actualité.

Profitant de ce petit espace de liberté que nous offrent Philippe et Pascale, chose particulièrement rare en France, la liberté, je résumerai le billet de Philippe ainsi :
"Mais qu'on nous f**te enfin la paix avec cette salade Benalla !"
"Qu'on s'occupe enfin des problèmes du pays, m**de !"
Pardon Philippe ! Pardon Pascale ! C'est du langage officiel pétrolier !
Je ne me sens pas trop coupable toutefois, je ne connaissais pas Houellebecq, Amazon m'a fourni "Plateforme", j'ai attaqué les premières pages, c'est aussi du langage genre pétrolier. Je sens que le bouquin va me plaire !

Daniel Ciccia

M. Philippe Bas, qui préside la commission d'enquête, entend se saisir de ces nouvelles péripéties. La chambre haute de l'assemblée des sages se délecte de cette tempête dans un verre d'eau, ce qui interroge le citoyen que je suis sur la manière dont la passion exerce son primat sur la raison, et se paye d'une agitation médiatique aussi vaine que ridicule.

L'affaire Benalla a suscité deux enquêtes parlementaires, la plus indépendante et impartiale des deux revenant au Sénat. Comme on dit aujourd'hui, M. Bas ne lâche rien dans sa noble quête de la vérité.

La République, comme l'a non seulement suggéré M. Macron dans son allocution du Premier de l'An mais appelé de ses voeux, a besoin de vérité. Le Sénat témoigne de son zèle à la produire, mais à l'échelle de ce qui passionne la chambre haute.

Pendant un mois, la République a vacillé sur son socle. Je n'ai pas été le seul à y voir un coup d'Etat qui ne dit pas son nom. Le Sénat n'y a rien vu de tel, sinon l'exercice naturel des droits constitutionnels.

M. Bas n'a rien vu, dans ce phénomène venu des réseaux sociaux, fort de quelques figures de proue longtemps assimilées à des "apolitiques", qui puisse justifier une commission d'enquête, des auditions, des investigations, sur un phénomène totalement inédit par sa nature et son mode de propagation.

Il était apparemment plus simple de clouer au pilori Alexandre Benalla pour ses exactions du 1er mai à la Contrescarpe contre deux jouvenceaux…

Lui peut être entendu sous serment, être placé au centre de tous les projecteurs, subir les réquisitoires publics et privés, afin de faire jaillir la Vérité sur l'Affaire Harry Quebert. Oh non, ça c'était sur TF1… la vérité sur l'affaire Benalla.

Mais ce qui s'est passé durant plus d'un mois, les saccages, les atteintes aux symboles de l'autorité de l'Etat, cette petite chose ne mérite sans doute pas qu'on y consacre quelque expertise que ce soit.

Jean

De nombreuses choses sont stupéfiantes dans cette seconde affaire Benalla.
Passons encore sur les passeports diplomatiques délivrés tardivement !
Mais enfin, qu'est-ce donc qu'est allé faire le Président au Tchad, sur les lieux mêmes où AB était allé trois semaines plus tôt et qu'il ne pouvait pas ignorer ? C'était, dans une première hypothèse où EM n'entretiendrait plus de rapport avec AB, tendre le bâton pour se faire battre, dans une seconde hypothèse où EM se servirait encore d'AB, faire un coup de poker sur le silence des médias.
Dans les deux cas, ce n'est vraiment pas malin. La première hypothèse est invraisemblable.
Le président Macron, une fois de plus, omet de dire l'entière vérité.

Mary Preud'homme

Le maroquin pour les nuls !

Décidément les Franco-Marocains ont le vent en poupe. Pour ne retenir que les trois derniers en date :

. D'abord, Najat Vallaud-Belkacem ministre respectivement du droit des femmes à 35 ans puis de l'Education nationale (excusez du peu) à 37 ans...
. Puis Myriam El Khomri, ministre du Travail à 37 ans...
. Enfin (cerise sur le gâteau) le vigile Maroine Benalla (sorti de la cuisse d'un pseudo-Jupiter), lieutenant-colonel de réserve de la gendarmerie à 26 ans... chargé de mission et éminence grise du président himself et qui aurait eu autorité sur la prestigieuse GSPR (Groupe de sécurité - de la police et de la gendarmerie - de la présidence de la République). Avec badges et passeports permettant d'avoir ses entrées partout, armes, casques, brassards de police pour bien niquer les vrais professionnels du secret défense. Sans compter un prestigieux appartement de fonction quai Branly, lignes directes et tout le tralala. Bref la parfaite panoplie d'un mignon du président faisant (en douce) office d'agent double, ce qui sied bien à qui tient tellement à garder sa bi-nationalité, bi-autre chose et plus si affinités !

genau

Pas allé assez vite pour répondre aux voeux... Voilà, c'est fait, bonne année. N'étant pas d'un naturel très liant, je resterai ainsi, trop vieux pour changer et encore assez lucide pour ne pas gagatiser, ce que ne doit pas être un général à la bataille ainsi que le disait Louis Perceau dans son inénarrable redoute des contrepèteries.

Donc, voeu, que l'enfer de la B.N. mal famé par sa seule appellation soit déclassé et déclaré ouvert à tous, en étant rebaptisé "jardin des délices". On s'y amusera bien plus qu'avec le porno d'aujourd'hui, refuge de la laideur et de la charcuterie intime.

Ah oui, Benalla, on pense à Ben Bella, forcément. L'un et l'autre ont en commun de nous les briser menu. On pourrait y mettre un terme thermique, mais de nos jours c'est mal porté, ou bien faire un referendum sur la question : "benalla delendus est ne ?".

Mais M.Macron a l'humour des grandes écoles, menton levé. Quand va-t-il guérir les écrouelles ? Allons, réveillons-nous, il faut, non pas être indulgent, mais attendre et voir, il n'a pas encore attaqué les deux forteresses: retraites et fonction publique. En revanche, il sait que l'industrie ne sera plus jamais française, grâce à l'ère giscardienne et la folie incontinente des services. Faute de pouvoir revenir en arrière, il biseaute les cartes, et se sert de celle qui a servi au bonneteau pour occuper la galerie, Benalla. Un peu osé, non ? Mais comme dit Geluck "personnellement, Hitler ne m'a rien fait."

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

Avant de consacrer vos réflexions à Benalla, vous écrivez ceci :

« Je n'aurais pas détesté pouvoir commenter la promotion de la Légion d'honneur du premier janvier même si, quand on l'a reçue sans l'avoir demandée, on est mal placé pour critiquer tel ou telle qui a obtenu cette distinction. Mais j'ai du mal à résister à cette tentation. »

Laissez-moi rappeler à vos lecteurs vos réflexions sur ce sujet du 4 novembre 2017. Les commentaires qui les suivaient étaient riches et très instructifs. Notamment ceux du lieutenant-colonel de la Légion étrangère, Antoine Marquet, qui avait reçu lui aussi cette décoration.

Il se trouve que j'avais envie de dire quelque chose, aujourd'hui, à ce sujet. Je vais le dire. Si la LH a été remise à cet officier supérieur pour d'excellentes raisons, je vois mal comment la décerner à des gens qui tapent du pied dans un ballon, et même à ceux qui sont restés sur le banc ! Ne parlons pas du président de la Fédération française de football ! Son mérite consiste en quoi ?

Catherine JACOB

« …dorénavant la balle est dans le camp d'Emmanuel Macron (dont) cette affaire, pour l'instant, révèle (la) faiblesse. Cette dernière est d'autant plus condamnable, alors qu'on sait maintenant qui ment et qui dit la vérité, qu'elle nourrit d'odieuses rumeurs et insinuations sur les liens d'Emmanuel Macron avec A. Benalla, quelle que soit la teneur diverse de ces turpitudes." (PB)

M’autorisez-vous à rappeler la série de dénégations qui a ponctué le premier volet de l’affaire AB pour le mettre en relation avec ce passage d’un texte de Bernard Baas (un ancien condisciple à moi) :
« Freud avance cette explication : par la dénégation, la représentation refoulée passe dans le conscient, mais sur un mode strictement intellectuel et non affectif. Et même si l’analyste parvient à faire accepter à son patient qu’il y a là une vérité (autrement dit : à le faire passer de l’incroyance à la croyance), cette acceptation reste strictement intellectuelle, le refoulement n’étant pas par là supprimé. La dénégation est donc une levée seulement partielle du refoulement. Cela implique un clivage entre la fonction intellectuelle et le processus affectif. À ce propos, il faut préciser que ce que Freud vise par l’affectif n’est pas la simple coloration sentimentale qui accompagne une représentation, mais ce qui procède de la charge pulsionnelle (et donc aussi de sa décharge), laquelle se signale non exclusivement mais principalement par l’angoisse. C’est dire que, dans la dénégation, la charge pulsionnelle liée à la représentation refoulée est mise hors-jeu, de sorte que ne reste que la portée intellectuelle de cette représentation. Cette mise hors-jeu de la charge pulsionnelle atteste que le refoulement n’est pas par là supprimé. » - Extrait de La dénégation , séminaire du 24 juin 2016.

Question :
Quelles sont les connections précises d’AB telles que EM continue à lui demander conseil par SMS, à propos des GJ donc paraît-il, vu que le lien avec la logistique de l’Elysée n’apparaît pas très évident dans ce type de conseil qui n’a rien à voir avec l’organisation des bagages des footeux, et surtout vu que Yaël Braun-Pivet a refusé ce mardi la tenue d'une nouvelle réunion de la commission d'enquête parlementaire, comme l'avaient demandé les députés socialistes et apparentés lundi, dont certains vieux routards de la politique politicienne ne s’avoueront pas si aisément vaincus.

Sophie

L'ancien magistrat Dominique Coujard faisait remarquer, à propos de l'affaire Benalla, que ce qui empêchait ou retardait beaucoup la dénonciation d'une escroquerie par sa victime, c'était que celle-ci avait peur des informations difficilement avouables dont disposait l'escroc, la concernant.
Que sait donc Benalla de Macron ?
Pour ce dernier, de nombreux Français se sont déjà rendus compte qu'il était une escroquerie...

Foxie de Mataro

Quand on tient, on ne lâche plus.
Tous les bons chiens de sanglier vous le diront.
Et là, c'est un gros ! La menée s'annonce dantesque !
Non, les médias ne sont responsables de rien !!
Par contre, ceux qui n'arrivent à penser qu'au travers des médias et non pas par eux-mêmes sont le vrai problème.
Quand les médias cesseront de nous prendre pour de grands imbéciles.
Ils se sont acharnés sur NS pour nous mettre leur produit FH.

Julien WEINZAEPFLEN (ailleurs le torrentiel)

Boureau a raison. On n'est pas à l'abri de nouveaux rebondissements. Tel que vous présentez les choses, vous créditez unilatéralement la version de l'Elysée qui n'aurait jamais conservé ni restitué des passeports que le Quai d'Orsay réclamait par lettre recommandée jamais délivrée puis jamais cherchée. Mediapart a prévenu qu'il publierait les preuves des messages sur Télégramme contenus dans le téléphone portable d'AB dès que la publication s'imposerait à force de dénégations élyséennes. On peut faire confiance à ce journal pour faire les portables ou les procès-verbaux et violer le secret de l'instruction.

Alors, les consignes de Jupiter sur le grand débat national, à l'issue d'une première phase qui n'a jamais eu lieu, surveillée par une Chantal Jouanno qui explique qu'il faut être "dans une posture d'écoute", ne devraient pas enterrer une affaire Benalla qui a été surestimée cet été et est sous-estimée cet hiver. On imagine que les discussions entre Macron et Benalla, si elles se sont poursuivies, n'ont pas porté que sur les Gilets jaunes.

Quand l'Elysée fait demander par Macron à Benalla qui dit du mal de lui dans les dîners en ville, on croit entendre Louis XI interroger Olivier le Daim avant de le mettre en cage. Macron n'a pas la force de caractère de trancher un lien encombrant, ergo Macro destituendus est.

fugace

Je ne veux pas que la France, ici et à l'international, soit à la merci d'un AB qui joue avec les nerfs du président et du pouvoir.

La question que je me pose étant :
- Qui a placé A.B. là où il est arrivé ? et pourquoi ?

Je demeure persuadé que l'on ne nous révèle que la partie émergée de l'iceberg. Reliant cette affaire à la démission de G. Collomb.
En d'autre temps, A.B. aurait déjà eu un "accident", affaire d'Etat oblige.

Il y a urgence à éliminer toute la capacité de nuisance de A.B. !
Mais qui et comment ?
En utilisant la sous-traitance peut-être, car la France a d'autres chats à fouetter.

Quant au coffre-fort (disparu) d'A.B., il est probablement entre de bonnes mains. Il faut là aussi l'espérer. Sinon ce serait à désespérer de nos services secrets.

Farid

Mediapart et ses adeptes glissent un par un leurs scoops vides à propos d’une fausse affaire, escomptant qu’en multipliant rien de nombreuses fois, il en reste toujours quelque chose
Cela m’agace d’avoir à défendre un président que je n’apprécie pas, mais j’aime que les débats portent sur le fond et cette affaire Benalla ne fait que refléter le vide politique dans lequel les médias, en particulier Mediapart, mais aussi ses suiveurs, et une opposition absente, nous plongent.
Il est curieux quand même que ce soient les sujets les plus vides qui fassent les plus gros titres.
Benalla ne mérite à coup sûr pas tant d’indignité, tant d’honneur non plus…

Patrice Charoulet

VARIA

« Et maintenant... à nous deux ! » (Rastignac, devant Paris)

« Cet idiot malpropre » (Bloy, de Zola)

Le jeune Léon Bloy sonne à la porte de Barbey d'Aurevilly.
Barbey : « Que désirez-vous, jeune homme? »
Bloy : «  Vous contempler ».
Ils furent longtemps amis.

« Ce bas-bleu rouge » (Barbey, de Louise Colet)

« Elle est bête, elle est lourde, elle est bavarde. » (Baudelaire, de George Sand)

L'écrivain Théodore de Banville, ayant décrié le critique littéraire Jules Janin, ce dernier lui intente un procès pour injures et diffamation. Banville fut condamné à quinze jours de prison ferme.

Le ver intestinal des gouvernements et des assemblées. (Lamartine, d'Adolphe Thiers).

Anatole Prusse. (un des surnoms d'Anatole France)

« Tartuffe moisi » (Péguy, de Barrès)

« L'Académie est un vieux pot à cornichons. » (Barbey)

« Sainte-Beuve est un crapaud qui empoisonne toutes les eaux où il nage » (Vigny)

« Le Cyclope » (Sainte-Beuve, de Hugo)

« Un serpent à sonnets » (Hugo, de Sainte-Beuve)

Louise Colet, indignée de ce qu'avait écrit d'elle Alphonse Karr, va chez lui avec un couteau de cuisine et s'en sert. Il la désarme, garde le couteau. Il le mit au mur dans un cadre avec la légende suivante : « Donné par Louise Colet... dans le dos ! »

His Pedantry, M. Academus » (Stendhal, de Mérimée)

Le poète français Baour-Lormian eut pour surnom Balourd-Dormant.

Etre aimé par tout le monde, c'est être aimé par n'importe qui. (Sacha Guitry)
Si l'on pesait les voix... Malheureusement, on les compte.(Delphine de Girardin)

L'Académicien Royer-Collard, allergique au verbe « baser » au sens de « fonder » déclara :
« S'il entre (au dictionnaire), je sors ! »

Gilles

"Ce qui rend la corruption ou la médiocrité des élites si funeste, c'est la solidarité qui lie entre eux tous leurs membres, corrompus ou non corrompus, dans la défense du prestige commun." Georges Bernanos

boureau

"Il faudrait achever l'affaire Benalla !"

Sans doute cher P. Bilger, mais sans exonérer par avance E. Macron et son entourage, comme vous le faites de façon un peu appuyée.!

Les jours et les semaines (et des informations distillées) qui viennent, risquent de contrarier votre demande de clôture du dossier !

Les voies du Seigneur sont impénétrables dit-on ! Et pourraient vous faire regretter cette absolution si vite donnée au Président.

Cordialement.

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