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11 janvier 2019

Commentaires

en passant

Vous dites :

"...le laisser-aller d'un peuple qui ne supporte plus les exigences, les contraintes et les richesses du débat démocratique"

Est-ce le peuple qui a contourné le résultat du référendum de 2005 ? Est-ce lui qui empêche tout débat sérieux sur l'immigration et l'accès à la citoyenneté ? Est-ce lui qui a mis en place et applique des lois de censure sur des sujets de plus en plus nombreux ?

Si le "débat démocratique" était de bonne qualité, sans doute le peuple pourrait-il se "laisser aller", plutôt que de passer ses samedis dans le froid, sous les canons à eau et face aux balles de caoutchouc des forces de l'ordre :

https://pbs.twimg.com/media/Dwyu5xCWsAEaVpK.jpg

Franck Boizard

Excellent tweet de notre ami de Campagnol à propos des GJ et de Jupiter (mais bon, il s'est trouvé 20 743 128 Français pour voter pour cet individu):

On en est au point où le pilote de la Germanwings a commencé à envisager de s'enfermer dans le cockpit pour précipiter l'avion sur la montagne où il randonnait à 14 ans.

https://twitter.com/CampagnolTVL/status/1084160255469277184

Franck Boizard

Après le succès de leur Acte 9, les Gilets jaunes face au défi du succès politique

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Remontent en effet à la surface, passant des réseaux sociaux aux titres de la grande presse, des questions sur les modalités de l’action répressive engagée par le gouvernement à l’encontre du mouvement. Les chiffres qui commencent à apparaître tendraient en effet à montrer que la violence des manifestants n’a pas été ce que l’on en a dit, tant en termes de dégradations commises que de blessés parmi les forces de l’ordre. Selon les chiffres de la Gendarmerie par exemple, les manifestations de Gilets jaunes ont occasionné moins de 5% de ses blessés annuels en 2018 (335 sur 7.453) – et encore faudrait-il faire la part ici d’éléments extérieurs au mouvement venus « casser du flic ».

Or, en face, le bilan est particulièrement lourd, avec sans doute plus de 1 500 blessés, dont 83 gravement – la perte d’un oeil par exemple –, des blessures graves essentiellement causées par les lanceurs de balles de défense (LBD) type Flash-Ball.

Autant il est absolument nécessaire de punir toute agression des forces de l’ordre dans l’exercice de leur mission, autant il importe que ces dernières restent dans une riposte graduée qui tienne compte, comme le prévoient les textes, des « conditions de stricte proportionnalité et nécessité », comme des consignes d’usage des armes qui leur sont confiées. Et il est certain que les Gilets jaunes, bien sûr, mais aussi les ONG de défense des droits de l’homme, ou le Défenseur des droits, auront bientôt leur mot à dire… ce qui pourrait bien in fine se retourner contre les forces de sécurité, en interdisant ou limitant l’usage d’armes qui sont pourtant nécessaires dans certaines circonstances, restant l’ultime recours avant l’usage d’armes létales.

Mais cette polémique qui naît sur le volet physique de la répression ne sera pas la seule qu’aura à affronter le gouvernement. L’autre question qui se fait de moins en moins sous-jacente porte cette fois sur la répression pénale du mouvement – une répression, disons-le tout de suite, faite sur la base de textes légaux, à la suite de procédures légales et avec des peines légalement prononcées. Quoi qu’il en soit, et plus à Paris qu’en province si l’on en croit les quelques éléments statistiques fournis, certains juges semblent avoir eu et la main un peu forte, et fort peu de considération pour les prévenus qu’ils avaient devant eux. On les connaissait pourtant beaucoup plus amènes avec d’autres types de délinquants, qui repartent des prétoires libres et le sourire aux lèvres vers une énième récidive sans que cela semble troubler le sommeil de nos chats-fourrés.

Or ces deux questions conduisent à un même sentiment d’injustice. S’il n’est pas répréhensible en soi, et même souhaitable, que Justice et Police usent de poids et mesures différents selon les cas auxquels ils sont confrontés – c’est l’application du principe d’égalité, qui veut que l’on traite inégalement les situations inégales -, les critères retenus (ou supposés tels par ceux qui évoquent des disparités) finissent par faire perdre à une partie de la population toute confiance en ces services régaliens. On mesure ici la déstabilisation de la société qui peut en résulter et combien, à trop jouer sur ce volet répressif dans les semaines qui viennent, le gouvernement pourrait bien causer des dommages difficilement réparables. Et l’on mesure l’ampleur de la tâche qui est la sienne pour restaurer cette confiance dans les semaines qui viennent.

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Mon commentaire : « sentiment d’injustice ». Depuis le début, je pense que c’est le moteur des Gilets jaunes, bien plus qu’une revendication quelconque Ah, ils sont beaux, les co**ards bourgeois, versaillais ou autres, qui disent « Qu’ils fassent charger les chevaux, tant pis s’il y a des morts ». Ils ne valent pas mieux que leurs ancêtres du XIXe siècle dont Tocqueville disait que c’était la classe la plus féroce. Seulement, aujourd’hui, il n’y a plus les chrétiens sociaux pour leur expliquer qu’il serait peut-être intelligent de mettre de l’eau dans leur vin (le vin, grande spécialité chrétienne). Donc ça craint un max. Bravo, les couillons : qui sème le vent…

Et parce qu’on ne peut pas passer sa vie à tirer la tronche :

https://www.youtube.com/watch?v=3gtn0Js5IIs />

Ellen

@ breizmabro | 13 janvier 2019 à 11:41
"Rions un peu..."

C'est tellement vrai ! On a envie d'en rire (un peu) mais plus d'en pleurer.
En tout cas c'est très bien réalisé. Cette vidéo montre bien les vraies choses de la vie et les vraies souffrances telles que la majorité des Français les vivent au quotidien.
Merci de nous l'avoir montré.

Sergio Carioca

@ Philippe Dubois
« Ces mêmes bobos qui insultent les Gilets jaunes qui ont le culot de protester parce qu'on a augmenté les taxes sur le gazole de la voiture dont ils ont absolument besoin pour aller travailler ! »

Ceci est très étrange.
Ceux-là même qui hululent comme des écorchés quand on leur impose de rouler à 80 km/h au lieu de 90 km/h et de faire une économie de probablement 10 % de consommation aux doigt mouillé, se plaignent que l’essence est trop chère.

Je dois être stupide. Je ne comprends pas.

Giuseppe

@ breizmabro | 13 janvier 2019 à 11:41

"Bigre ! Tavernier la dernière, pour le plaisir ! Reste une vidéo, c'est pas le moment de mollir !"

Daniel Ciccia

Les médias, dans leur ensemble, ont observé que le mouvement des Gilets jaunes a connu ce samedi 12 janvier un regain. La mobilisation, selon eux, ne faiblit pas et reprend même de l'ampleur.

Ils étaient donc autour de 80 000 en France hier. Une centaine a défilé à Narbonne, "pacifiquement" comme on dit. Les médias comme les instituts de sondage observent et regardent cette substance comme pour lire l'avenir dans le marc de café.

Même si, pour ne rien enlever à l'ampleur du mouvement, on portait ce chiffre à 100 000, même à 200 000 manifestants, qu'est-ce que cette mobilisation dit de ce que pense la France et de ce qu'est la France ?

Car si on retire à cette multitude la réalité de l'appartenance idéologique de ceux qui avancent sous un gilet jaune, on devra alors retirer probablement tous les militants et sympathisants des mouvements qui ne nous sont pas inconnus et qui gravitent autour de LFI, du Rassemblement National, du PCF, de "Debout La France", des syndicats tels que la CGT ou Sud, de certains syndicats de l'Education nationale, toute cette petite galaxie qui nous est connue à laquelle se mêle la nébuleuse nationale et patriote.

S'il n'y a pas, dès l'origine probablement mais de manière avérée aujourd'hui, la visibilité d'une mystification de cet ordre-là dans le phénomène des Gilets jaunes, alors il faut à beaucoup consulter un ophtalmologue.

J'ai quitté ma modeste condition de journaliste localier au sein d'un quotidien régional en 1996 lors des manifestations contre Juppé. Je l'ai fait quand un groupe de dix hommes, peut-être de cent ou davantage, en tapant sur des bidons et en scandant "Tous ensemble, tous ensemble" prétendaient me faire écrire ou rapporter servilement une autre histoire que celle que j'avais sous les yeux.

Je n'ai pas changé et j'ai probablement payé le prix pour disposer de ce privilège.

Il n'y a aucun honneur, pour qui que ce soit, à accepter de prendre des vessies pour des lanternes et encore moins à contribuer à ce que les autres, autour de soi, chutent dans une mystification aux accents faussement démocratiques destinée à abattre l'Etat et la République.

Bien à vous.

boureau

@ Achille 13 janvier 2019 10:45

Sortez un instant de la "normalité" de votre "salaire convenable".

Il n'y a pas de "salaire convenable" dans les professions que vous citez, mais des "bouts" de salaire complétement décalés :

Par exemple dans un restaurant, votre service est de 18h à 23h. Soit 5 heures payées au SMIC généralement. Vous partez de chez vous à 17h, et vous rentrez vers minuit. Et vous vous revoyez refaire un autre service de 12h à 15h ?

Et ce, le samedi, le dimanche, quand ce n'est pas les jours fériés !

Et votre conjoint (e), et vos enfants, et votre vie sociale qu'en faites-vous ?

Notre société devenue si terriblement individualiste, nous empêche de voir la réalité de la vie à notre porte. Et nous restons dans des schémas primaires.

Faites un effort Achille, regardez autour de vous.

Cordialement.

breizmabro

@ Achille 13 janvier 2019 à 10:45

Parfois vous avez raison ;)

Il faudrait que l'Educ Nat, par la voix de ses profs, disent plus souvent aux parents qu'un artisan plombier gagne plus qu'un médecin généraliste en effectuant moins d'heures (parce que si en plus c'est après 20h qu'il intervient, bonjour les dégâts... de la facture !) et qu'un bon artisan serrurier gagne autant qu'un artisan plombier.

Bon, après, dire "je fais médecine" c'est plus valorisant que de dire "je fais apprenti plombier" et qu'après votre apprentissage (deux ans) vous êtes directement au boulot.

En même temps, comme dit l'autre, si vous faites "médecine", ou "socio", ou juriste en droit international spécialisé dans l'histoire de l'art égyptien de l'époque Toutânkhamon, vous retardez d'autant votre inscription à Pôle emploi si vous n'obtenez pas vos diplômes à la fin de votre huitième ou dixième année de fac...

Du coup il faut dire à Manu qui veut que tout le monde fasse des efforts, que les académies qui délivrent les diplômes le fassent dans des délais plus courts !

Un médecin doit pouvoir apprendre les rudiments du métier en deux ans, après il apprendra sur le tas, dans les hôpitaux.

Un spécialiste en droit international, spécialiste en droit des contrats japonais, idem. Après hop, direct en formation à Tokyo dans le bureau d'un procureur tatillon sur les malversations ET indépendant, comme en France (exemple Cahuzac qui a été condamné à deux ans de prison ferme MAIS qui exécute sa peine en Guyane comme médecin généraliste rémunéré grâce à Taubira...).

Tout le monde doit faire des efforts Achille !!

Giuseppe

Orange avec AFP-Services, publié le dimanche 13 janvier 2019 à 11h20

"Devant les socialistes de Corrèze, l'ancien chef de l'État a estimé samedi 12 janvier qu'il ne fallait pas systématiser les référendums. "On ne doit pas laisser penser que ceux qui ont eu mandat pour agir par le suffrage universel seraient dépourvus de toute autorité pour décider", a-t-il déclaré, alors que les Gilets jaunes réclament un référendum d'initiative citoyenne."

Pépère, de quoi je me mêle ? Les Gilets jaunes l'ont-ils consulté ? Son avis, la plupart des citoyens s'en fichent.

Garry Gaspary

Reprenons...

@ Robert Marchenoir
Cela veut dire : l'État doit annuler tous les privilèges de naissance pour que les fils de femme de ménage puissent devenir [...] des philosophes gauchistes à lunettes carrées

Il y a là un a priori hiérarchique qui semble relever de l'évidence : l'activité intellectuelle étant supérieure à l'activité physique, cette dernière est facilement abandonnée pour la première.

Pourtant...

Pourtant, il y a une vingtaine d'années de cela, le philosophe Régis Debray s'étonnait que la perte de l'activité physique dans les professions supérieures, synonyme donc de progrès social dans nos sociétés, était bizarrement compensée par ce que l'on appelait à l'époque le jogging. L'humain qui ne se dépense plus physiquement pour l'intérêt général, dans son travail donc, émet une volonté de continuer à se dépenser pour rien, pour son plaisir.
Cette tendance n'a fait que s'accentuer ces dernières années avec l'apparition d'épreuves sportives amateures (marathon, épreuves composées de courses à pied, de vélo, de natation, etc.) de plus en plus exigeantes physiquement.

Il semble donc que la supériorité de l'intellectuel sur le physique ne résiste pas à l'épreuve de la réalité et qu'il soit d'ordre mythique.

C'est un héritage de ce que j'appelle la christianisation qui pose la supériorité de l'esprit sur la matière, supériorité qui n'existe dans aucune religion et qui a eu pour première conséquence de faire disparaître la notion de pureté, i.e. d'une forme d'adéquation entre le corps et l'esprit, au sein du christianisme alors que cette notion est essentielle et présente dans toute religion.

Un prêtre qui, pour l'exemple, viole un enfant se met ipso facto en état d'impureté et ne peut officier sans attirer la colère des dieux. Cela est vrai dans toute religion.

C'est cependant faux dans le christianisme : le rite reste valide, quelle que soit la pureté du prêtre.

Suite et fin au prochain épisode...

Robert

@ Philippe Dubois | 13 janvier 2019 à 11:02

Je souscris à votre réponse à Achille, d'autant que j'avais aussi souligné précédemment l'idéologie pernicieuse diffusée par l’Éducation nationale où les professeurs, sans estrade, sont ravalés au rang des élèves et soumis à des parents qui ont plus de droits qu'eux-mêmes, où toute autorité ou même simple expression d'autorité est sanctionnée par les inspecteurs académiques, et j'en passe !

Un simple complément à votre commentaire. Il s'agit à présent de nettoyer les écuries d'Augias (http://www.expressio.fr/expressions/les-ecuries-d-augias-nettoyer-les-ecuries-d-augias.php), au sens figuré bien sûr. C'est pourquoi nos gouvernants devraient se méfier de leur volonté de faire plier le peuple par la manière forte.

@ Jean | 13 janvier 2019 à 06:14

Je rejoins votre analyse et votre dernière phrase ("Ils ont maintenant l'intransigeance des faibles, de ceux qui n'ont rien à négocier, rien à perdre") a retenu mon attention.
De fait vous soulignez que les Français ne sont plus considérés comme citoyens par ceux qui les gouvernent. Les attitudes de messieurs Macron, Philippe, Griveaux ou Castaner montrent à l'évidence un mépris absolu, un refus de comprendre la situation d'une grande partie des Français considérés comme de simples exécutants de leurs parfaites décisions, sans qu'ils aient le moindre mot à dire. "Exécutez et rompez, vous n'êtes pas assez intelligents pour comprendre la complexité !" : c'est en quelque sorte ce que nos sachants expriment en permanence.

Un jour ou l'autre le vent tournera, mais il n'est pas certain que ce soit en faveur de ces quatre personnes que je qualifierais volontiers de trublions.

vamonos

@ Wil
"...la soi-disant "victime" en armure et tonfa du boxeur "tueur" selon M. Bilger était juste avant en train de latter une femme par terre"

Tout est une question de point de vue. Le policier était en train de se dégager comme il pouvait alors qu'une femme passionnée, hurlante et vautrée par terre tentait de lui saisir les parties intimes par en dessous.

Franck Boizard

Un article d'un crimonologue expliquait en décembre, par comparaison avec l'Italie des années 70 gangrenée par la corruption de la démocratie chrétienne, que le destin des GJ face à un système verrouillé et autiste était que la majorité tombe dans l'apathie et le désespoir tandis qu'une petite minorité tournerait terroriste façon Brigades rouges.

Franck Boizard

Gilets jaunes : mobilisation en hausse, violences en baisse. Les médias en parlent moins.

CQFD (pour ceux pour qui cette démonstration était encore nécessaire)

Achille

@ Philippe Dubois | 13 janvier 2019 à 11:02
« Je crains fort que si la caste que vous défendez continue à les insulter comme vous le faites, ils ne finissent par prendre les fourches et les faux emmanchées à l'envers. »

En ce qui me concerne je n’insulte personne et certainement pas les gens de condition modeste qui se sont insurgés devant la montée du prix du carburant qui depuis est revenu à son cours normal.

Parmi les gens que nous voyons tous les samedis depuis deux mois, il y a des factieux qui veulent renverser le système actuel qui certes présente bien des défauts, mais qui est malgré tout préférable à celui qu’ils veulent nous imposer. Régime anti-démocratique dans lequel les manifestations de type Gilets jaunes seront vite réprimées, non pas avec des lances à eau et des gaz lacrymogènes mais avec des moyens bien plus coercitifs.

C’est un miracle qu’au cours de ces neuf samedis de délire il n’y ait pas eu de morts provoquées par les forces de l’ordre, ce qui démontre leur grand professionnalisme. Les seuls morts qui sont à déplorer sont dues aux Gilets jaunes (dix à ce jour, en attendant les prochains samedis).

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@ Jean-Marc | 13 janvier 2019 à 11:40
« Vous pourriez nous rappeler combien d'années vous avez voté PS allié des communistes ? »

Je vais vous faire un aveu. J’ai toujours voté PS depuis ma première carte électorale qui date de 1974.
En fait, en 81 et 88, j’aurais préféré voter Rocard plutôt que Mitterrand. Je pense que l’état du pays s’en serait bien mieux porté.

J’ai toutefois voté Chirac au second tour de l’élection de 2002 sans grand enthousiasme pour éviter le FN.

Concernant l’élection de 2017, je n’ai pas voté Macron au premier tour. Si vous lisez mes commentaires de mars-avril 2017 vous pourrez constater que je n’étais pas très chaud.
Je lui ai préféré Fillon en désespoir de cause. J’aurais bien voulu voter Valls, mais il a été éliminé au premier tour de la primaire de gauche, torpillée par les « frondeurs ».
C’est la première fois que je votais à droite au premier tour en plus de quarante ans. Mais voter Hamon je ne pouvais pas et Mélenchon même pas en rêve.
J’ai donc voté Macron au second tour de l’élection de 2017 pour les mêmes raisons qu’en 2002.

A noter que la politique sociale menée par Fillon n’aurait pas été très différente de celle de Macron, peut-être même plus dure et c’est lui qui aujourd’hui devrait se taper le mouvement des Gilets jaunes.

breizmabro

@ Robert M. 12 janvier 2019 à 22:52
"Et donc en fait votre solution, à vous, c'est quoi ?"

Je vous l'adresse par vidéo (ça fait moins de paragraphes ;))

https://youtu.be/3gtn0Js5IIs

Rions un peu...

Adéo Robert M.

Jean-Marc

@ Achille

Vous pourriez nous rappeler combien d'années vous avez voté PS allié des communistes ?
On pourra vous rappeler que Ségolène Royal appelait à descendre dans la rue dès le soir de sa défaite et quelques autres slogans socialistes depuis 1981.

Achille

@ caroff | 13 janvier 2019 à 10:39
« Je suis d'accord avec vous: tous les sondages dont les résultats me contrarient sont parfaitement bidon ! »

Amusant, mais les exemples de sondages bidon ne manquent pas. La victoire de Trump aux élections américaines, par exemple, mais également la victoire annoncée d’abord de Juppé puis de Fillon, à un mois de l’élection présidentielle de mai 2017.

A l’époque, il n’y avait guère que Gérard Collomb qui voyait Emmanuel Macron vainqueur.
Il a également vu la chienlit arriver, mais il pensait qu’elle viendrait des banlieues, pas des « forçats de la faim » avec des gilets jaunes, mais ce n’est pas mal vu quand même.

Un vrai visionnaire, bien meilleur que Michel Houellebecq ! :)

Philippe Dubois

@ Achille 13 janvier 2019 à 07:50
"...cette poignée d’individus bourrés de haine et d’alcool"

Griveaux ! Sors de ce corps !

Parce j'en ai même vu qui fumaient des clopes et qui sont venus avec leur vieille bagnole diesel qui pue !

@ Achille 13 janvier 2019 à 08:38
"Il y a beaucoup trop d'assistés en France qui vivent sur le dos de la bête, en l'occurrence des deniers de l'Etat et donc nos impôts."

Je suppose que vous voulez parler de toute la population du tiers monde qui se rue dans notre pays pour vivre à nos crochets.

"Certains corps de métiers (restaurants, hôtels, BTP) ne demandent qu’à embaucher et ne trouvent personne. Il est vrai que ce sont des travaux manuels, salissants et qu’il faut se lever tôt le matin. Pas très motivant quand on se targue d’avoir obtenu son bac grâce à la surnotation et qu’à ce titre on prétend à un poste plus gratifiant, dans un bureau avec un ordi et une machine à café."

Mais si
- tous les gouvernements successifs depuis Giscard (lui compris) n'avaient pas démoli cette école où on apprenait le goût de l'effort ?
- cette Educ nat n'avait pas bradé les diplômes tout en faisant croire à leurs titulaires qu'ils avaient droit à un poste prestigieux ? Vous savez, ces bac+4 en sociologie qui font facteurs parce qu'ils ne trouvent rien d'autre et sont tellement aigris qu'ils finissent chez SUD PTT...
- cette même Educ nat n'avait pas complètement dévalorisé et pratiquement détruit l'enseignement professionnel ?

Et puisque vous parlez de l'hôtellerie...
Le "SMIC hôtelier" est de 1 175 euros net pour des horaires infernaux et l'absence de transports en commun quand vous avez terminé votre travail le soir, sachant que vous ne pouvez pas garer votre voiture en ville compte tenu des tarifs exorbitants du stationnement et que vous ne pouvez pas y habiter non plus à cause du prix du logement (à Bordeaux, on arrive à 6 000 euros le mètre carré neuf).

Si les charges pesant sur les entreprises (et les particuliers), dont une bonne partie sert à entretenir les assistés qui arrivent chez nous par paquets de 10 000, étaient moindres, il serait possible d'augmenter les salaires.
Sinon, les restos emploient des clandestins, ce qui permet aux bobos des centres villes - qui ont un arrêt de tram en bas de chez eux et qui se font livrer leurs repas par des esclaves de chez Uber - de bénéficier de loisirs et de services à des tarifs abordables, leur permettant de vivre entre eux dans leurs résidences sécurisées.
Ces mêmes bobos qui insultent les Gilets jaunes qui ont le culot de protester parce qu'on a augmenté les taxes sur le gazole de la voiture dont ils ont absolument besoin pour aller travailler.

Pour l'instant, les GJ n'ont pris que leur gilet jaune.
Je crains fort que si la caste que vous défendez continue à les insulter comme vous le faites, ils ne finissent par prendre les fourches et les faux emmanchées à l'envers.

Achille

@ boureau | 13 janvier 2019 à 10:24
« Vous êtes-vous interrogé un jour sur les salaires, les conditions de travail de ces postes ? Non sans doute, car vous ne seriez pas si affirmatif dans la critique. »

Il est difficile d’avoir un salaire « convenable » quand on démarre dans un métier, quel qu’il soit. Il faut d’abord faire ses preuves, ensuite le salaire suit avec la compétence acquise et un brin de motivation.

Je connais quelques artisans n’ayant pour tout diplôme qu’un CAP de plombier, de peintre en bâtiment, de boucher-charcutier et même des gens qui n’ont aucun diplôme, qui ont appris leur métier « sur le tas » et qui, au bout de quelques années, gagnent très bien leur vie. Un employeur ne se sépare jamais d'un bon ouvrier.

Certains ont même monté leur propre boîte et embauché un ou deux apprentis. Tout va bien pour eux, je vous assure. Bien sûr il ne font pas 35 heures /semaine, ce serait même plutôt le double, mais ils sont contents de leur condition et ne voudraient pas en changer
Simple question d’état d’esprit.

Cordialement.

caroff

@ Lucile 2h33
"Comme en écho à ce billet de Philippe, C dans l'air hier soir m'a paru excellent"

Oui et en particulier un des commentateurs qui a trouvé que les propos de Macron chez les boulangers, portant sur les efforts à accomplir, devant des gens qui travaillent, traduisaient une erreur de jugement. Majoritairement, en effet, les GJ ne sont pas chômeurs: ils se plaignent que les revenus de leur travail ne leur permettent pas de vivre "normalement".
Et c'est bien cette raison qui pousse les Français à soutenir ce mouvement comme l'indiquent tous les sondages.

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@ Achille 7h50
"Il faut en finir avec ces sondages bidon qui voudraient nous faire croire qu’une majorité de Français soutient ces factieux qui ont clairement pour objectif de nous imposer un régime anti-démocratique."

Je suis d'accord avec vous: tous les sondages dont les résultats me contrarient sont parfaitement bidon !

Michel Deluré

@ Exilé 12/01 19:50

N'ayant jamais caché sur ce blog depuis 2017 ce que m'inspirait l'arrivée au pouvoir d'EM, vous me faites sourire lorsque vous affirmez que mes propos sont « un excellent relais de la propagande du Régime ».

J'essaye simplement, avec le recul nécessaire et avec je l'espère lucidité, ce qui est peut-être loin d'être le cas de tous, d'analyser la situation actuelle et d'en mesurer ses conséquences.
Et je ne vois pas en quoi dénoncer les méthodes utilisées depuis deux mois par ce mouvement des Gilets jaunes et les groupuscules auxquels il a offert un magnifique terrain de jeu, avec les conséquences que l'on sait, pourrait être considéré comme un quelconque aval de ma part donné à la politique de l'exécutif en place.

Quant à mon propos qui serait « décalé » par rapport au contexte actuel, j'attends que vous me démontriez en quoi un rejet des méthodes utilisées depuis le 17 novembre pour atteindre des objectifs à géométrie variable, dont certains sont même devenus inacceptables, préjugerait de mes positions sur le fond concernant la situation de notre pays en général et la politique menée par l'exécutif en place en particulier.
Et sur ce point, je me réjouis d'ailleurs de constater que plusieurs intervenant(e)s sur ce blog, nombre de citoyens dans mon environnement et une majorité de plus en plus importante de Français, sont eux aussi « décalés » puisque partageant cette analyse.

Ellen

@ Savonarole | 13 janvier 2019 à 08:48
"Les gilets jaunes vus par Jean Yanne et Daniel Prévost."

Pour ouvrir une bonne journée, rien de mieux qu'un fou rire. Merci Savonarole
Extra ! Je n'avais jamais vu ce sketch (âgée de 4 mois à cette époque !). Très forts les artistes. Ils étaient subtils et bien renseignés les comiques en ce temps-là.
Vous aussi vous ne manquez pas d'humour. Restez avec nous, ça nous détend.

boureau

@ Achille 13 janvier 2019 08:38

Vos analyses quelquefois trop simplistes desservent vos interventions. Dommage.

Notamment dans ce commentaire où vous pointez du doigt l'absence de candidats pour des métiers spécifiquement manuels : restauration, bâtiment, hôtellerie, temps partiel etc.

Vous êtes-vous interrogé un jour sur les salaires, les conditions de travail de ces postes ? Non sans doute, car vous ne seriez pas si affirmatif dans la critique.

Renseignez-vous sur ces horaires partiels, décalés, et la rémunération qu'ils génèrent. Après vous pourriez peut-être changer d'avis et nous éviter ces excès.

Cordialement.

Achille

@ Xavier NEBOUT | 13 janvier 2019 à 09:45
« Et surtout avec ceux qui comme vous, ne veulent pas voir la vérité en face. »

La vérité je la vois autour de moi, dans mon petit village et parmi mon entourage. Une chose est sûre, ce n’est pas la vôtre.
Les gens en ont plus qu’assez de ne plus pouvoir se déplacer pour aller à leur travail, faire leurs courses et pour finir devoir payer les dégradations causées par les factieux qui ont revêtu un gilet jaune alors que leurs actions vont totalement à l’encontre de la cause qu’ils sont censés défendre.

@ calamity jane | 13 janvier 2019 à 09:47
« Si vous avez une anecdote personnelle pour illustrer ce que vous avez compris, partagez-la que diable ! »

J’ai donné voici quelques jours une anecdote. Je ne me souviens plus sur quel billet, dans laquelle j’indiquais que mon voisin s’était fait insulter, à un rond-point, par un Gilet jaune à qui il essayait de faire comprendre que leur action allait à l’encontre des gens de condition modeste. Il est vrai qu'il avait refuser de mettre son gilet jaune sur le pare-brise, ce qui lui a valu de poireauter deux heures avant qu'un manifestant un peu moins borné que les autres consente à le laisser passer.

Je n’ai pas assisté personnellement à cette altercation, mais connaissant bien celui qui m’a rapporté les faits, je le crois sur parole.

Par ailleurs je vous ai mis en lien deux exemples de comportement intolérable de Gilets jaunes qui devraient se passer de commentaires.

sylvain

La plus belle galette des rois de ce début d'année est celle offerte par Bolsonaro à Salvini avec la fève Battisti à l'intérieur, le terroriste planqué camouflé protégé par toutes les gauches complices des crimes de tous ces militants d'extrême gauche ; on se souvient de ce rassemblement honteux et débile des socialos Hollande, Lang et bien d'autres rétrécis du bulbe du PS, en soutien à ce criminel.

Encore bravo à toutes ces extrêmes droites qui montrent l'exemple de ce que doit être une vraie justice, et qui luttent contre cette invasion incessante de migrants incontrôlables auxquels chez nous on offre sans vergogne gîte, couvert, allocs, aides, logements, notre générosité étant inépuisable comme chacun peut s'en apercevoir sur sa feuille d'impôts à la rubrique taxes, surtaxes et taxes sur les taxes !

calamity jane

@ Achille

Avec vos deux commentaires matinaux vous dépassez toutes les bornes...
Simplement, si ce sont des avinés, comment peuvent-ils se lever tôt et travailler sept heures ?
Vous semblez avoir la haine.

Tous les médias, tous les politiques ont changé leur façon de parler.
Les journalistes, certains, ne se permettent plus de nous dire lorsqu'ils invitent une personne connaissant un sujet "attendez un moment, nous allons parler "moyen" pour que les personnes qui nous regardent comprennent".
Ou encore l'inepte "les Françaises et les Français".
Il semble que les Françaises et les Français avaient compris... vous non ?

Si vous avez une anecdote personnelle pour illustrer ce que vous avez compris, partagez-la que diable !

Xavier NEBOUT

@ Achille
"Il faut en finir avec ces sondages bidon qui voudraient nous faire croire qu’une majorité de Français soutient ces factieux"

Et surtout avec ceux qui comme vous, ne veulent pas voir la vérité en face.

Xavier NEBOUT

@ Achille

Au prix d'un immense effort d'intelligence, votre président préféré n'aurait-il pas pu renoncer à la galette des rois à l'Elysée, et se dispenser de surcroît d'innover en la coupant en amoureux avec sa maman ?

Savonarole

Les gilets jaunes vus par Jean Yanne et Daniel Prévost.

http://www.ina.fr/video/I15180035

Achille

Emmanuel Macron a dit "Trop de nos concitoyens pensent qu'on peut obtenir sans qu'un effort soit apporté".

Un peu comme la chanson de Guy Béart « La vérité », il a dit la vérité, il doit être exécuté.

Il faut arrêter avec cette susceptibilité de certains individus qui s’effarouchent dès qu’on leur demande de faire un effort.
Il y a beaucoup trop d'assistés en France qui vivent sur le dos de la bête, en l'occurrence des deniers de l'Etat et donc nos impôts.

Certains corps de métiers (restaurants, hôtels, BTP) ne demandent qu’à embaucher et ne trouvent personne. Il est vrai que ce sont des travaux manuels, salissants et qu’il faut se lever tôt le matin. Pas très motivant quand on se targue d’avoir obtenu son bac grâce à la surnotation et qu’à ce titre on prétend à un poste plus gratifiant, dans un bureau avec un ordi et une machine à café.
Et quand on veut les aider à « traverser la rue », ils se vexent et enfilent leur gilet jaune.

Achille

Et voilà, nous en avons fini avec l’acte IX avec son lot de violence et de bêtise. En route pour l’acte X samedi prochain et sans doute l’acte XI le samedi suivant. On se demande quand tout cela va s’arrêter.
Les journalistes qui commentent les événements sur le terrain sont de plus en plus victimes d’agressions par ce qu’il faut bien appeler une bande d’abrutis.

https://twitter.com/F_Paillanave/status/1084202932587905026

En fait, les Gilets jaunes sont tellement stupides qu'ils ne se rendent même pas compte que ce sont les journalistes qui portent leur mouvement. Sans eux ils n'existeraient plus depuis longtemps.

Certains Gilets jaunes parmi les plus « atteints » ont même poussé l’indécence jusqu’à laisser courir la rumeur sur Facebook que l’explosion due au gaz dans une boulangerie du 9e arrondissement à Paris qui a fait trois morts à Paris dont deux pompiers, serait une manipulation du pouvoir destinée à détourner l'attention des Français, à quelques heures du début de l'acte 9 des "gilets jaunes".
Plus rien ne les arrête.

https://www.nouvelobs.com/medias/20190112.OBS8382/gilets-jaunes-l-explosion-a-paris-suscite-de-nouveaux-delires-complotistes.html

Il faut en finir avec ces sondages bidon qui voudraient nous faire croire qu’une majorité de Français soutient ces factieux qui ont clairement pour objectif de nous imposer un régime anti-démocratique.

Le peuple, le vrai et non cette poignée d’individus bourrés de haine et d’alcool qui osent prétendre le représenter, doit absolument montrer qu’il s’oppose à ce mouvement anarchique piloté par on ne sait qui, depuis on ne sait où.
Un grand mouvement citoyen s’impose et vite. Bientôt il sera trop tard.
Il ne s'agit pas de pulsion révolutionnaire mais d'une volonté délibérée de s'emparer du pouvoir pour nous imposer un régime du type de celui qui est actuellement en place en Italie avec tous ses effets pervers.

Franck Boizard

@ Wil
"C'est du n'importe quoi et indigne d'un véritable intellectuel."

Finkielkraut n'est pas une lumière. Ses analyses sont souvent très convenues et très pauvres.

Il a d'autres qualités : il sait reconnaître ses erreurs, c'est rare dans les médias.

Il parle alambiqué. Mais, au milieu du galimatias, il a quelquefois une heureuse formule.

expert en expert

@ kacendre | 12 janvier 2019 à 17:21
"...la mafia journaleuse qui s'engraisse sans vergogne... avec les subventions d'Etat versées à leurs journaux complices du système... journaux défaillants que les journaleux pillent avec des salaires inavouables"

Et Roselyne Bachelot qui s'est casée dans les médias complaisants à 20 000 € net par mois en plus de toutes ses retraites de ministre et parlementaire après avoir planté un milliard d'euros de vaccins par incompétence.
Est-ce que les journalistes lui demanderont ses revenus publiquement ?

Nous sommes bien sous la coupe d'une mafia politico-journalistique, et les gogos applaudissent.

Jean

Les Gilets jaunes ont eu la preuve qu'ils ne peuvent que réclamer et être violents pour être efficaces : le million de manifestants dans le plus grand calme de la Manif pour Tous n'a strictement rien obtenu et sa pétition de 700 000 signatures au CESE a été jetée à la poubelle.

La défiance dans les institutions a été nourrie par le viol du référendum sur la Constitution européenne, l'histoire du mur des cons, les différents scandales politiques, toutes affaires dont on a eu l'impression que les différents gouvernements cherchaient plutôt à les étouffer qu'à les nettoyer.

Ils n'existent plus en tant que citoyens, ils n'existent plus non plus médiatiquement, culturellement, les émissions sur les campagnes font penser à des reportages ethnologiques sur l'alimentation des tribus amérindiennes, le reste de l'actualité se passe à Paris.

Que leur reste-t-il ? Le droit de payer des impôts et taxes et celui de se taire et encore le dernier on parle de le leur supprimer...

Ils ont maintenant l'intransigeance des faibles, de ceux qui n'ont rien à négocier, rien à perdre.

poil à gratter

@ Wil | 12 janvier 2019 à 15:11
"Et M. Bilger ne s'émeut pas davantage pour ceux qui se sont retrouvés blessés gravement par des tirs de flash-ball, dont certains ont perdu un oeil."

Quand on va dans une manif où on sait que ça va castagner, il faut assumer.
Les franchouillards sont les champions du "j'ai des droits et aucune responsabilité et encore moins de devoirs, et tout est la faute à Macron."

Comme disait Audiard "les cons ça osent tout, c'est à ça qu'on les reconnaît".

Lucile

Comme en écho à ce billet de Philippe, C dans l'air hier soir m'a paru excellent. Pascal Perrineau qui n'est pas du genre à dramatiser, a évoqué "l'effet pervers" des petites phrases jupitériennes et fait remarquer que tout ça pouvait très mal finir. Il a noté que si les Français en général n'ont pas l'art du compromis, cela vaut aussi pour leur dirigeants. Il considère que l'équipe gouvernementale se trompe car les Gilets jaunes sont en majorité la France qui travaille, et ce ne sont pas des casseurs, mais a-t-il dit, le gouvernement en fait des casseurs. Thréard aussi a été clair et net. Tous les intervenants ont parlé avec mesure et franchise, il faut le souligner. On est sorti du ronron habituel.

On dirait que les spécialistes sont perplexes et commencent même à s'inquiéter très sérieusement de la manière dont la crise est gérée. Ils s'étonnent en particulier que le gouvernement s'emploie à jeter de l'huile sur le feu. "Le cauchemar d'un bateau sans gouvernail" se précise.

Gérard Vargas

Se pourrait-il que Mélenchon ait signé un contrat avec Facebook dans lequel il est rémunéré non pour le nombre de "like", mais sur la base du nombre de critiques que ses propos génèrent ?
Si c'est le cas, on reconnaîtra bien volontiers qu'il ne ménage pas sa peine, et qu'il excelle dans son domaine. Et donc qu'il doit gagner beaucoup d'argent.
Mais cela, nous le savions déjà... : )

Robert Marchenoir

@ caroff | 12 janvier 2019 à 12:53
"D'où tenez-vous qu'une nation est une start-up ?"

De nulle part. Une nation n'est pas une start-up. La "start-up nation" n'est qu'un slogan. Il signifie que la France ambitionne d'être reconnue, à travers le monde, comme l'une des nations les plus propices à l'éclosion des start-up. Un peu comme Israël. C'est, d'ailleurs, déjà le cas.

"Disons plutôt que l'émergence et le développement de technologies peut être bénéfique pour notre pays, mais en ajoutant par exemple que ce type d'économie est fort peu créateur d'emploi et quand c'est le cas (Amazon, Facebook), que leur qualité reste à mesurer..."

Il est exact que beaucoup d'entreprises Internet pures (par exemple BlaBlaCar) ont un ratio chiffre d'affaires/emplois, ou capitalisation boursière/emplois, beaucoup plus important que les entreprises traditionnelles.

Dire qu'elles sont en conséquence peu créatrices d'emploi est un raccourci grossier et inopérant. D'abord parce que vous pourriez aussi bien tenir le discours inverse, et vous féliciter que si peu d'emplois arrivent à générer une richesse aussi importante.

Pour résorber le chômage, il suffirait d'interdire les camions et d'obliger tout le monde à transporter ses marchandises par brouette. Aussitôt, des dizaines de milliers d'emplois seraient créés !

Sauf qu'en fait, non, car personne ne serait prêt à payer le prix des marchandises correspondantes, qui deviendrait astronomique !

Ensuite, parce qu'il faut prendre en compte les chiffres absolus, et pas seulement les ratios. Amazon emploie, en France, 7 500 personnes. La moindre menace de licenciement de 200 locdus dans une entreprise de fabrication de voitures, ou de soutien-gorge, fait les titres des médias nationaux. Les Français exigent que des ministres se rendent sur place de toute urgence afin de corriger la situation.

Il serait bon que lorsqu'un nombre d'emplois beaucoup plus important est créé, par des entreprises qui ne font pas partie de l'historiographie communiste, les gens applaudissent un minimum.

A l'instar de beaucoup d'autres, vous tordez le nez sur la "qualité" des emplois ainsi créés. Si je comprends bien, il faudrait que les chefs d'entreprise créent des "emplois" type fonctionnaire, à 32 heures par mois sur le papier (moins dans la réalité), "jours du maire" en plus des congés légaux, et un mois de congés-maladie frauduleux, en prime, comme avantage acquis. Le tout, payé au prix de Chantal Jouanno. Ça va pas être possible.

Premièrement, il faut que des emplois peu qualifiés soient créés. Tout simplement parce que la majorité des gens ne seront jamais capables d'occuper les emplois les plus qualifiés.

Sauf, évidemment, si vous tenez à maintenir ces gens dans l'inactivité -- mais ne venez pas vous plaindre, alors, des taxes sur l'essence qui seront indispensables pour financer les allocations correspondantes.

Sauf, également, si vous êtes prêt à voir l'essentiel de ces emplois occupés par des immigrés hostiles et inassimilables -- mais j'ai cru comprendre qu'on était ici entre fachos bon teint, et que l'option n'était pas sur la table.

Deuxièmement, les mêmes qui hurlent aux emplois peu qualifiés sont les mêmes qui hurlent lorsque les grandes surfaces remplacent les caissières par des scanners automatiques, ou qu'Amazon remplace ses manutentionnaires par des robots. Il faudrait savoir.

Troisièmement, les entreprises numériques créent des emplois très qualifiés, très bien payés, notamment de développeurs informatiques. Google recrute les meilleurs mathématiciens du monde entier, à des tarifs astronomiques. L'entreprise franco-franchouillarde Cdiscount, sérieux concurrent d'Amazon dans l'Hexagone, emploie une part élevée de développeurs au sein de son effectif total.

Si vous êtes développeur informatique et que vous avez les compétences nécessaires, vous trouvez du travail hier soir. A un bon prix.

Quatrièmement, l'incidence sur l'emploi des entreprises numériques ne s'analyse pas seulement en emplois directs. Il faut tenir compte des emplois induits. Chez les fournisseurs des entreprises en question (par exemple les transporteurs, ou les milliers de PME qui accèdent d'un seul coup au marché mondial grâce aux "marketplaces" de commerce électronique), mais aussi dans les entreprises qui utilisent les services de l'industrie tech, et qui par conséquent bénéficient d'une productivité accrue.

Cinquièmement, lorsqu'on parle numérique, tout le monde pense Amazon ou Facebook, mais c'est compter sans l'introduction massive (et nécessaire) du numérique dans l'industrie traditionnelle. Dont les ratios sont différents.

Et pour finir, TINA, zere iz no alternative, il n'y a pas le choix, vous n'avez pas la possibilité de revenir à l'éclairage à la bougie, ou à l'épicier qui avait une seule marque de yaourt et une blouse grise -- et d'ailleurs, personne n'en voudrait.
______

@ Exilé | 12 janvier 2019 à 13:30
"Vous n'avez manifestement pas encore compris que pour d'innombrables Français, le problème n'est pas forcément en premier la question (certes importante) des revenus ou bien des impôts, mais aussi entre autres celle de savoir comment ils peuvent tout simplement continuer de vivre là où ils sont - ce qui commence par la possibilité de se nourrir - sachant que les 'pitis commerces di centre-ville' ont disparu et qu'ils n'ont pas forcément tous une voiture à pétrole pour aller acheter une baguette de pain ou un timbre-poste à 10 km de chez eux."

Vous seriez bien aimable de nous montrer les noms, prénoms, adresses et photographies des Français qui habitent à la campagne, et qui meurent de faim parce qu'ils n'ont pas de voiture pour aller au supermarché. Tout le monde a une voiture, à la campagne.

Je dois vous apprendre, avec ménagements, que certaines choses sont indispensables pour vivre : des habits pour ne pas aller nu, l'électricité, le chauffage en hiver, Internet de plus en plus, une voiture quand on habite à la campagne...

Je dois vous révéler également que dans le mystérieux bon vieux temps auquel vous faites allusion (pré-Macron ? pré-1789 ?), il n'y a jamais eu de boulangerie à cinq minutes à pied de n'importe quelle masure dans n'importe quel village de France. Je pense que vous êtes victime de cette illusion assez courante, selon laquelle il serait possible d'installer les villes à la campagne.

Il est en revanche tout à fait possible, aujourd'hui, si l'on y tient, de se nourrir à la campagne sans voiture, grâce à la bienfaisante mondialisation et au merveilleux capitalisme financier international : commande sur Internet + livraison + congélo.

La pleurnicherie, ça va bien cinq minutes.

Maintenant, on peut aussi vivre à la campagne sans voiture, sans magasins de proximité (évidemment), et même sans eau courante. Et je vous le prouve en photos. Cette dame a 70 ans. Elle va chercher l'eau à la rivière, et elle coupe du bois pour se chauffer. Elle se fait livrer ses provisions à domicile. Bon, évidemment, elle vit dans la bienheureuse et sainte Russie, et passe ses loisirs à regarder le président Poutine à la télé. Vous ne pouvez pas comprendre, en bobo libéral-libertaire de la Gayropa dégénérée que vous êtes.

Et donc en fait votre solution, à vous, c'est quoi ?

Giuseppe

"La pulsion de révolution se soigne-t-elle ?" (PB)

Il faudra demander à madame Lang qui utilisait son IRFM pour se soigner et pas par n'importe qui ! Négligence dit-elle, l'autre c'est parce qu'il faisait de la phobie administrative.

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/01/12/pourquoi-certains-deputes-ne-paient-pas-d-impot-sur-le-revenu_5408319_3224.html

Je comprends le dégoût qui s'instaure, pas un pour relever l'autre tous les jours on en découvre, ils nous prennent vraiment pour des c*ns, elle s'engage à rembourser… et c'est tout ?

C'est désastreux, comment ne pas avoir de pulsion de révolution, assez de tous ces véreux, train de vie démentiels, privilèges exorbitants, jamais assez, toujours plus, la haine des Gilets jaunes pour tous ces corps intermédiaires ne baisse pas, et ne baissera plus.

Sans refonte totale d'un système où perdurent ces petits arrangements, point d'apaisement. Demain matin tout le monde saura et la colère de nouveau enflera, jusqu'au jour où cette révolution à crédit du samedi sera complète ; comment a-t-on pu en arriver là ? Et comme à l'accoutumée des explications oiseuses, celles de de Rugy pour justifier l'injustifiable salaire de madame Jouanno fut un sommet.

Ils n'ont rien compris, ou plutôt toujours pas compris, "nous sommes en responsabilité", il suffit de le croire dirait le Palmipède.
A pleurer devant tant de bêtise, "je vais rembourser…"

Franck Boizard

Le message des Gilets jaunes est limpide (ceux qui disent que leurs revendications sont trop disparates pour être compréhensibles sont de mauvaise foi, ils font semblant de ne pas comprendre) : c'est un message de réaction à l'injustice qui leur est faite depuis trente ans par l'hyper-classe mondialisée (en gros, les gens pour qui PB a voté).

Ce message est d'autant plus facile à analyser qu'il fait suite à un message identique (exprimé suivant les modalités nationales) en Hongrie, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Italie, au Brésil et je dois en oublier.

Mais, une fois que la colère est sortie des tripes, c'est aux politiques de la transformer en un projet pour la France. Et là, c'est le désert : tous les politiciens, y compris les Le Pen, ont trahi les Français depuis trente ans. Pas plus de politicien apte à récupérer (au sens positif) les Gilets jaunes que de cheveux sur la tête de Juppé.

D'où l'impasse. D'où le pourrissement. Et ma grande inquiétude.

Mais l'histoire continue d'avancer, pleine de surprises. Elle sortira probablement des solutions que je n'imagine pas.

Wil

@ Exilé
"Il faut écouter, pour se départir de la tentation de porter à propos du mouvement des Gilets jaunes des jugements abrupts reposant sur des amalgames simplistes"

Ce n'est malheureusement pas ce que Finkie a fait au cours de cette émission en comparant l'affaire du boxeur GJ qui latte le "Robocop" à terre à un pogrom. C'est du n'importe quoi et indigne d'un véritable intellectuel.

Pour ceux qui n'ont pas vu la vidéo du "boxeur" dans sa longueur, évidemment la médicratie propagandiste a montré ce qu'elle a bien voulu montrer pour décrédibiliser tous les GJ, la soi-disant "victime" en armure et tonfa du boxeur "tueur" selon M. Bilger était juste avant en train de latter une femme par terre et c'est pour ça que Christophe Dettinger, le boxeur, a pété un câble et lui a tapé dessus pour l'arrêter.

Finkie réagit comme M.Bilger et comme tous les bourgeois parisiens qui se sentent menacés parce que le populo qui pue et qui parle mal monte à la capitale pour se faire entendre et est obligé d'user de violence puisque les mots ne suffisent pas.
Quel scandale ! La populace devrait s'estimer heureuse qu'on lui accorde gentiment le droit de voter deux fois tous les cinq ans et fermer sa gu**le ensuite et nous laisser l'entuber comme on veut comme lors du référendum de 2005, non mais !

Comme dit le "philosophe" Luc Ferry (tiens, un autre ! Preuve que la philosophie ne rend pas forcement intelligent) :"Envoyez-moi la troupe et qu'elle extermine cette ingrate racaille pour lui apprendre les bonnes manières !"

C'est comique et pourtant tellement prévisible de voir tous ces anciens gauchistes de 68 comme Finkie, Cohn-Bendit et compagnie devenus bien évidemment les bourgeois qu'ils critiquaient en tant que fils et filles à papa étant jeunes, cracher aujourd'hui sur la soi-disant violence des GJ qui est pourtant ultraminoritaire.
Ces gens n'ont aucune droiture intellectuelle.
Ils se réclament tous de la Révolution française qui a été bien sûr une vraie "fête à neu-neu" entre gens de bonne compagnie ! Non mais on rêve !
A qui la faute quand le peuple a besoin d'user de violence pour se faire entendre ?
Le peuple ou bien les dirigeants qui ne veulent pas entendre et qui même en rajoutent pour le rendre encore plus fou ?
Si on ne comprend pas ça, on ne comprend rien.
Enfin on comprend surtout que comme d'habitude la classe dirigeante est prête à toutes les mesquineries, manipulations et violences soi-disant "légitimes" pour garder ses privilèges.
Jusqu'au jour ou elle se retrouve réduite d'une tête. Là elle comprend mais c'est trop tard.

Exilé

@ Michel Deluré
« Entraver chaque week-end, et cela depuis huit semaines, la liberté de circuler et de travailler, ouvrir la voie à l'habituel cortège de saccages et de dégradations, saborder notre économie déjà fragile, gonfler notre endettement déjà excessif, générer surtout la haine entre Français, bafouer les règles les plus élémentaires de la démocratie, n'est-ce pas nuire au final à notre propre condition et avant tout à celle des plus fragiles ? »

Vous êtes un excellent relais de la propagande du Régime.
Le seul problème avec ce genre de discours complètement décalé par rapport à la réalité est qu'il ne fait que confirmer ceux qui n'y croient plus dans leur détermination.

Franck Boizard

@ Wil | 12 janvier 2019 à 15:11

Je ne connaissais pas ce passage « Dégage vieille truie ». C'est joli, un policier qui insulte une passante qui pourrait être sa mère.
Hé ho ! Les partisans de l'ordre, qu'est-ce que vous en dites ? C'est ça, votre ordre ? Bravo, messieurs, félicitations.

Malghorn

Parole de Gilet Jaune n'est pas parole d'évangile.

Et toute la France n'a pas attrapé la jaunisse.

Et si pour certains c'est la pulsion qui commande leurs actes, il en est d'autres qui ne bradent pas leur réflexion à cette pulsion.

Wil

@ claude jonniaux
"50 000 personnes (voire moins) en rapport avec 67 000 000 de personnes sont-elles une révolution ???
Sans BFM, LCI, etc. que seraient ces gens...?"

On a encore affaire à un cador là.
Encore un qui croit les chiffres officiels alors que même l'AFP qui n'est pourtant pas pro-GJ n'arrive pas à avoir les chiffres des manifestants, par exemple de Lyon parce que la préfecture lui répond que le ministère de l'Intérieur lui interdit de les communiquer aux médias.

Et le chômage baisse aussi hein ? Pff.

Et Macron, il serait quoi sans BFMTV, TF1-LCI, Canal+-C8-CNews, France Télévisions et tous les "merdias" officiels qui l'ont mis là où il est ?

Ellen

@ Exilé | 12 janvier 2019 à 17:47

Merci pour le partage de ce lien, fort intéressant.

https://www.franceculture.fr/emissions/repliques


Michel Deluré

Décidément, il semble Philippe Bilger que vous versiez actuellement dans le médical ! « Toute conviction est-elle une maladie ? », « La pulsion révolutionnaire se soigne-t-elle ? », on croirait lire le thème de quelques émissions de Michel Cymes.

S'agissant de la pathologie que vous abordez dans votre présent billet, si les symptômes initiaux étaient plutôt assez aisément identifiables, un traitement trop tardif et insuffisant et des complications inattendues ont malheureusement conduit à une dégradation rapide de l'état général du malade, rendant plus difficile la prescription d'une thérapie désormais efficace.

Pour redevenir sérieux, ce qui choque aujourd'hui dans cette crise que traverse le pays, c'est que les premières victimes en sont des citoyens qui pour beaucoup ont des conditions de vie identiques à celles que connaissent ceux qui se réclament justement de cet esprit révolutionnaire.

Entraver chaque week-end, et cela depuis huit semaines, la liberté de circuler et de travailler, ouvrir la voie à l'habituel cortège de saccages et de dégradations, saborder notre économie déjà fragile, gonfler notre endettement déjà excessif, générer surtout la haine entre Français, bafouer les règles les plus élémentaires de la démocratie, n'est-ce pas nuire au final à notre propre condition et avant tout à celle des plus fragiles ?

Les causes défendues, pour fondées qu'elles soient s'agissant de certaines, peuvent-elles justifier les moyens utilisés depuis bientôt deux mois et les conséquences qu'ils engendrent ?
La situation de notre pays, certes insatisfaisante sur bien des points, en était-elle cependant arrivée à un stade si peu enviable pour justifier de telles actions ?
L'esprit révolutionnaire dans nos sociétés modernes est condamnable s'il n'est pas constructif, c'est-à-dire s'il ne permet pas une transformation de l'ordre politique, économique et social dans l'intérêt et le respect de tous par des voies démocratiques et légales.

Lucile

"Le cauchemar d'un bateau sans gouvernail".

Le président et les ministres devraient prendre le temps de dormir la nuit, car la nuit porte conseil. Ils ont des têtes lessivées, des yeux battus, des allures de zombies, ils se contredisent d'un jour à l'autre. Pour l'instant on ne voit pas comment ils pourront reprendre la main.

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