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08 février 2019

Commentaires

Garry Gaspary

Si les Gilets jaunes ne s'étaient pas laissés embarquer dans les théories racistes qui divisent pour mieux régner, ils ne seraient pas des milliers mais des millions à défiler dans les rues.

Si les Gilets jaunes n'étaient pas de pauvres crétins christianisés qui demandent bêtement la charité mais des citoyens qui demandent d'une façon rationnelle la justice sociale, ils auraient une élite digne de ce nom à leur tête.

Bref, si les Gilets jaunes n'étaient pas des brêles que le premier venu peut manipuler à loisir avec de jolis mots comme "peuple", "souveraineté", "démocratie", "Blanc", "immigration", "islam", etc. mais des êtres ancrés dans la réalité politique et sociale, nous aurions une révolution plutôt qu'une ridicule révolte...

Répondons maintenant intelligemment à Marc GHINSBERG:
Les écoutes de Benalla proviennent certainement de l'Elysée. Il est fort probable que ce soit également l'Elysée qui les a fournies à Mediapart. Du coup, l'acte manqué de la perquisition n'est qu'un grossier contre-feu.

Voilà.

Notre président s'éclate en se moquant quasi ouvertement de tous ceux qui veulent sa peau et qui croient que les institutions leur donnent assez de pouvoir pour l'obtenir.

Exilé

@ caroff
« Le petit capo continue son tour de France en forme de one-man-show devant des publics anesthésiés ou complaisants. »

Il paraît que M. Macron est remonté dans les sondages après la diffusion urbi et orbi de la « standing ovation » qu'il a reçue de la part d'une assemblée de maires triés sur le volet.
Du coup, il exploite le filon en tentant de reproduire cet épisode ailleurs, en oubliant que les gens vont finir par se lasser.

Mais il a encore beaucoup de progrès à faire pour se rendre aussi populaire que Donald Trump qui s'est fait applaudir pendant 18 minutes à l'occasion de son discours sur l'état de l'Union :

https://youtu.be/KfgDjZMJrdI

boureau

"La tentative d'incendie de la résidence privée de notre Richard Ferrand national"

Depuis vingt-quatre heures, les médias nous invitent à la plus grande compassion pour ce début d'incendie de la résidence privée du Président de l'Assemblée nationale. Et on y va avec l'extrême droite et les fascistes et les années 30 et le climat délétère...

En fait de résidence privée, ou secondaire, ou tertiaire, ou résidence bretonne, il s'agit de vieux bâtiments vétustes, à l'extérieur comme à l'intérieur, qui n'ont pas dû être habités depuis fort longtemps.

Cela n'empêche pas la stupidité du geste bien sûr et sa condamnation. Mais quel émoi national pour un début d'incendie pour une masure inhabitée et en très mauvais état perdue sous les arbres ! Stop à la victimisation.

Cordialement.

Michel Deluré

Benalla par-ci, Benalla par-là et pendant ce temps-là que devient la France ?

Chaque samedi elle s'offre un épisode de la série les « Gilets jaunes », la semaine elle palabre sur tout et donc malheureusement sur rien lors d'un grand débat - montagne dont on se demande bien de quelle souris elle accouchera ? - avec pour animateur-vedette son Président. Sa croissance est en berne, affectée entre autres par les actions néfastes et lassantes de nos trublions hebdomadaires attitrés, sa courbe du chômage peine à fléchir, son endettement et ses déficits repartent de plus belle à la hausse, rendant plus lourde pour demain la charge fiscale alors que c'est justement aujourd'hui son allègement qui est réclamé, risible paradoxe !

Quand allons-nous cesser de laisser polluer nos débats par des sujets accessoires ou des raisonnements erronés parce que reposant sur l'idéologie plutôt que sur l'intelligence et quand allons-nous enfin nous recentrer sur l'essentiel, à savoir la création de richesse qui seule permettra de répondre aux problèmes d'emploi, de redistribution, de pouvoir d'achat ?

boureau

"La Légion d'honneur de Nathalie Kosciusko-Morizet"

Je lis ce matin que vous allez, cher P. Bilger, remettre la Légion d'honneur à Nathalie Kosciusko-Morizet le 13 février à Paris.

Jolie cérémonie parisienne sans doute.

Pour ma gouverne et histoire d'être un peu acide, à quel titre, à quelle action d'éclat, à quelle découverte importante, ou plus primaire à quelle relation cette femme ambitieuse doit-elle cet insigne honneur ?

Cordialement.

breizmabro

Un député mis en examen pour violences enquête sur... la violence des "groupuscules d'extrême droite". Cette commission étant logiquement présidée par la députée France Insoumise Muriel Ressiguier, la vice-présidente étant du groupe LREM.

Les blacks blocs sont donc d'extrême droite. Bon. En même temps c'est pas ce qu'on nous disait du temps de NDL, mais passons...

Mais le député M'jid El Guerrab n'est pas un élu comme un autre, c'est le député LREM qui, le 30 août 2017, a envoyé à coups de casque sur le crâne son ancien camarade du PS Boris Faure, aux soins intensifs.

A croire que le recrutement chez les LREM s'est fait sur la force de frappe.

Le député frappeur M'jid El Guerrab sera mis en examen pour violences volontaires (pour Benalla ce sera seulement en 2018...)

"Tu devrais parler avec Richard Ferrand  pour retrouver tes marques. Amitiés." Ce texto de Manu en septembre 2018 à M'jid El Guerrab n'a rien d'ambigu, c'est juste, comme pour Benalla, un bon signe.

Aujourd'hui le protégé de Manu, ancien du PS, est recyclé dans une commission enquêtant sur la violence des groupuscules d'extrême droite présidée par une député LFI et une vice-présidente députée LREM.

Si ça c'est pas une commission d'enquête "aux p'tits oignons", je n'y connais rien..

A quand 'Ben' nommé à l'IGPN pour enquêter sur les violences policières ?

Bientôt les protégés de Manu vont pouvoir ouvrir une école de 'rattrapage aux examens' au sein du groupe LREM :D

Lucile

@ Achille | 08 février 2019 à 20:05
"Je préfère encore ce côté naïf du président à celui, calculateur et fourbe, de certains de ses adversaires. Ça lui donne un côté humain plutôt sympathique".

Désolée de vous contredire, Achille, mais :

- Il ne s'agit pas de ce que vous préférez, Il s'agit de la personne qui conduira le mieux les affaires du pays.
- Vous vous représentez le président de la République sous forme d'une image d'Épinal.
- Votre alternative est artificielle. On peut être crédule et fourbe à la fois.
- La naïveté se perd quand on devient adulte. Un adulte qui fait l'enfant, à un poste de responsabilité, non.

Robert Marchenoir

@ Zonzon | 08 février 2019 à 18:31

Vous êtes meilleur quand vous faites plus court. Là vous êtes verbeux, du coup vous tapez dans la flotte.

"Me voici donc intronisé punching-ball officiel de Robert Marchenoir."

Ne vous vantez donc pas. Vous n'êtes pas une pauvre victime. Vous ne pourrez pas échanger vos points de punching-ball, parfaitement imaginaires, contre je ne sais quel droit Jacky.

Comprenez donc que lorsqu'on vous dit "votre classe moyenne", on se tape un peu de votre situation personnelle (qui ne m'a d'ailleurs pas l'air du tout moyenne, à en juger par votre plume). On parle politique, et on évoque un discours politique omniprésent en ce moment, en France comme dans tous les pays développés.

Maintenant, si vous vous sentez personnellement visé à chaque fois que l'on s'attaque à vos arguments, on ne va pas s'en sortir. Cela vaut également pour certaines dames genre duvent, auxquelles je conseillerais de rester au salon pendant que les messieurs discutent, si elles ne sont pas capables de soutenir les rigueurs de la conversation.

Quant à la méchanceté, elle en connaît un rayon, et, me semble-t-il, elle la pratique avec plus de brio que d'autres. En revanche, pour les arguments, on cherche toujours.

Si je tâche donc de trouver le fond de votre pensée dans l'océan de littérature que vous avez libéré cette fois-ci, je constate :

1. Que vous n'essayez même pas d'avancer un seul argument sur le plan économique. La révolte des Gilets jaunes est économique. Ça va bien cinq minutes de nous dire : oui, mais y'a aussi le RIC, oui mais y'a aussi l'immigration, oui mais y'a aussi l'Europe, on ne peut pas régler les problèmes si on ne les prend pas, concrètement, un par un.

Si vous déplacez la cage de buts à roulettes à chaque fois en criant : Macron, démission ! on ne va pas arriver à grand'chose. Donc imaginons : je suis le dictateur en chef nazi de la Frônce, et je vous donne la démission de Macron. Ensuite, vous faites quoi ? Voilà le sujet.

J'ai, pour ma part, donné ma position sur la politique économique qu'il conviendrait d'adopter. Alors on peut considérer qu'il s'agit de fumier emballé en blocs compacts, mais encore faudrait-il le démontrer. Encore faudrait-il proposer quelque chose de cohérent à la place, et qui ait l'honnêteté de se baser sur la réalité des choses.

Vous pourrez insulter les gens tant que vous voudrez en hurlant que "votre petit homme n'est qu'un voyou", ça ne mettra pas davantage de beurre dans vos épinards (ce qui, après tout, vous regarde). Mais ça ôtera toute chance de beurrer les leurs à ceux qui n'ont pas vos facilités intellectuelles, et par conséquent sociales. C'est-à-dire l'essentiel des Gilets jaunes.

Voilà pourquoi je suis en colère contre ceux qui s'ingénient à faire des phrases pour passer la brosse à reluire aux Gilets jaunes. C'est l'éternelle figure politique française, française et marxiste, des gens qui poussent devant eux des miséreux (*) dont ils affectent de prendre la défense. C'est la fameuse avant-garde du prolétariat.

Avant-hier ils poussaient devant eux les ouvriers, hier c'étaient les immigrés, aujourd'hui c'est la fameuse "classe moyenne", incarnée hic et nunc par les Gilets jaunes. Très moyenne, si vous voulez mon avis.

Ce que je constate, c'est que le communisme n'a pas profité aux prolétaires, que l'immigration de masse n'a pas profité aux Africains (puisqu'ils passent leur temps à se plaindre de "racisme" et à incendier les écoles), et que le frétillement des intellectuels de droite comme de gauche ne profitera pas non plus à Monsieur Moyen, si haut soit le pavois sur lequel ces messieurs s'emploient à le hisser. Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute.

Jean-Paul Sartre prenait les mêmes poses martiales que vous lorsqu'il concluait que "tout anti-communiste est un chien, je ne sors pas de là", mais c'est lui qui jouissait, de son propre aveu, de se promener avec d'épaisses liasses de billets dans les poches. A une époque où il était, encore, parfaitement tabou d'étaler sa richesse.

Si la condition matérielle des ouvriers s'est largement améliorée depuis, ce n'est certainement pas grâce à ses fabuleuses théoriques politiques. C'est grâce, par exemple, aux homologues de ce chef d'entreprise français, qui, hier, faisait fabriquer de l'électroménager en Chine pour le vendre en France, et qui, aujourd'hui, fait fabriquer le même électroménager en France pour le vendre aux Chinois. Le leur vendre la peau du dos. Environ dix fois plus cher que les produits chinois similaires destinés aux Chinois.

Ce sont des défroisseurs à vapeur, si ça vous intéresse. Les Chinois sont avides de défroisseurs à vapeur pour repasser leurs frusques. Les nôtres sont meilleurs que les leurs. Et c'est ça qui met du beurre dans les épinards des ouvriers qui les fabriquent en France. Pas un improbable général de Villiers qui ordonnerait la relocalisation des industries françaises à la pointe des baïonnettes.

Tout cela se fait Emmanuel Macron regnante, moi aussi je sais causer en latin si on veut.

Curieusement, je ne vois personne ici, à l'exception peut-être d'un ou deux anciens industriels, évoquer ce genre de sujets. Il n'y en a que pour ce qu'on pense de Macron dans les "chancelleries" (pensées parfaitement imaginaires, formulées par des gens qui retranscrivent leurs fantasmes), la psychanalyse sauvage et à distance de Macron, l'enfance à Macron, la femme à Macron, la sexualité de Macron, la façon dont Macron se fait photographier (et avec qui), enfin toutes ces matières infiniment plus importantes que la prospérité du pays, dont pourtant tout le monde prétend se préoccuper.

Si on se souciait un peu plus de défroisseurs à vapeur et un peu moins de "chancelleries", peut-être arriverait-on à quelque chose.

2. Je constate aussi que vous pratiquez le sophisme. Vous prétendez que Christophe Chalençon, porte-parole des Gilets jaunes, n'a aucune importance. Mais ce n'est pas l'avis du vice-premier ministre italien, qui s'est rendu sur le sol français pour le soutenir, et pour soutenir un mouvement insurrectionnel demandant le départ du président français régulièrement élu. Ce qui a provoqué la tempête diplomatique que l'on sait. Amplement justifiée.

Vous ne pouvez pas, un coup, défendre le mouvement des Gilets jaunes, et le coup d'après prétendre vous désintéresser de ce que font ses chefs, et qui agite, pour le coup, réellement les "chancelleries".

3. Vous parlez de "démocratie participative". Merci de bien vouloir nous épargner les gros mots. Il y a la démocratie, et puis il y a la démocratie avec des adjectifs, qui devrait allumer un signal d'alarme chez toute personne soucieuse de liberté.

La "démocratie participative", c'est une invention de Sa Cruchitude Ségolène Royal. On ne me fera pas l'injure d'exiger de moi davantage de développements sur le sujet.

J'ai scruté de près l'interminable dégoulinade que vous nous infligez sous le titre de chapitre de "Légitimité". Une fois distillé, le résidu sec se résume à ceci :

- Chaque citoyen a le droit de penser ce qu'il veut du président à tout instant. OK. No problemo.

- Vous n'aimez pas Macron, pour mille raisons plus futiles et superficielles les unes que les autres. C'est votre droit le plus strict.

- Vous valez infiniment mieux que Macron car vous êtes plus cultivé que lui. Vous permettrez à mon tableau de bord personnel de s'illuminer d'un énorme signal d'alarme, avec gyrophare rouge et messages vocaux pré-enregistrés "Cuistre Alert", "Intello frustré Alert". Mais après tout, si ça vous soulage...

- Et vous en "concluez" que Macron doit partir.

J'en conclus personnellement que vous avez perdu la boule, que vous n'avez pas le début de la queue d'une idée de ce en quoi consiste la démocratie, que vous vous prenez pour un petit dictateur de poche et que, plus concrètement, vous montrez votre mépris radical envers vos compatriotes.

Lesquels ont élu le Président dans les formes prévues par la loi. Ce petit détail semble vous échapper, noyé sous "la culture, les niveaux de connaissance, la longueur de l’existence et les moyens intellectuels dont dispose le citoyen que [vous êtes]", selon vos propres termes. On m'excusera de penser que l'arrogance n'est pas, en l'occurrence, du côté de l'Élysée.
______

(*) Miséreux, il faut le dire vite, d'ailleurs. La passion d'Éric Drouet est le "tuning". Ça consiste à modifier des automobiles dans tous les sens avec des adjonctions coûteuses, inutiles mais voyantes. Sa Skoda coûte 14 000 euros. Pour un pauvre, il se débrouille pas mal, je trouve.

caroff

@ Giuseppe 22h04
"Les grigris sont de sortie, ils étaient rangés au fond d'un tiroir, l'heure est grave, dimanche n'est pas loin, le soleil d'Austerlitz ou Waterloo au bout du crampon."

Rendez-vous dimanche vers 18h pour verser des torrents de larmes, le plus probable, ou déboucher des bouteilles avec des bulles dedans, ce qu'on espère confusément.
La cavalerie légère (Dupont, Ntamack, Ramos) se tient prête et affûte ses sabres en attendant le signal !

Exilé

Nous avons évoqué il y a quelque temps les personnalités liées aux milieux d'affaires, aux médias et aux réseaux d'influence qui ont propulsé M. Macron sur le devant de la scène alors qu'il était inconnu de tous et qui ont réussi à le faire élire suite à une campagne de matraquage médiatique ayant visé le point faible de l'électeur français qui est sa sensibilité extrême au « vu à la télé » et au psittacisme.

Ce qui fait que les esprits clairvoyants qui ont évité de tomber dans ce piège sont légitimement autorisés à se demander s'il ne serait pas l'homme lige de cette coterie.

Depuis, nous avons découvert avec M. Benalla et consorts que M. Macron aimait s'entourer de personnages qui sans pouvoir être qualifiés de sac et de corde ne semblent pas être étouffés par les scrupules.
N'oublions pas non plus ses étranges fréquentations antillaises et élyséennes qui ont fait jaser en leur temps.
Tout cela nous permet de mieux cerner la personnalité de M. Macron, s'écartant quelque peu de la vision idéalisée qui nous a été imposée.

« Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es ».

Jean-Marc

@ Claude Luçon

Je ne connais pas Le Havre mais d'autres s'y sont penchés.

https://www.capital.fr/economie-politique/la-gestion-tres-depensiere-d-edouard-philippe-a-la-mairie-du-havre-1228811

"Il sait se taire quand c'est nécessaire et frapper quand il le faut. Un vrai dirigeant c'est aussi cela."

Oui s'il est compétent et cela ne semble pas être le cas d'Edouard Philippe seulement guidé par son ego, grâce à l'argent des autres. Comme lorsqu'il fait revenir un avion des antipodes car il est mal assis.
Je décide donc je suis.

Ses 80 km/h qui mettent les poids lourds à la même vitesse que les voitures, et des chiffres truqués qui ne tiennent pas compte de la baisse de trafic en France comme le prouve la baisse préalable à juillet.
Je ne reviens pas sur ses mensonges concernant les taxes sur les produits pétroliers.

boureau

@ Achille 08 février 2019 20:35
"La naïveté en politique"

Vous me mettez destinataire dans votre billet, alors que les thèmes que vous abordez et me reprochez n'ont aucun rapport avec ce que j'ai écrit précédemment.

Je n'ai jamais manifesté de la compassion pour l'étudiant grec dont vous parlez pour la bonne et unique raison que je n'ai jamais rien écrit sur lui sur ce blog. Pourquoi m'en faire reproche ?

Si les tribulations de Benalla vous perturbent un peu, moi pas du tout. Je n'ai jamais fait de "supputations fantaisistes" sur les tenants et les aboutissants de cette affaire qui touche au plus près le chef de l'Etat.

Donc, dans vos fureurs pour défendre en bon petit soldat le "patron" E. Macron, soyez précis, relisez-nous, relisez-vous, avant de lancer vos petits anathèmes.

"L'intelligence remarquable" dont vous qualifiez E. Macron n'est pas une qualité en soi. C'est l'usage que l'on en fait qui la transforme en qualité. Quelquefois, des gens "d'une intelligence remarquable" ont fini en prison, le saviez-vous ?

Quant à "la naïveté" supposée du Président qui lui donnerait un "côté humain et sympathique" vous donnez dans la bibliothèque rose avec des propos on ne peut plus convenus.

Vous adorez E. Macron, c'est votre droit ! Mais ne perdez pas votre objectivité !

Cordialement.

Zonzon

LES FIANCÉS DE LA CONTRESCARPE !

Ils sortent du palais dit de justice où des magistrats intègres (quoi d’autre) viennent de les condamner à 500 € d’amende !

Un petit couple de blancs d’Europe, un homme une femme, pas d’anneaux dans le nez ni de tatouages apparents.
Des personnes longilignes, plutôt malingres, propres sur elles. Des vêtements de grande sobriété ; no costard, sans doute qu’ils ne travaillent pas depuis assez longtemps !

Ils fêtaient leur sixième année d’amour partagé. Pas assez riche pour un attachement définitif ; comme autochtones ils ne reçoivent aucune aide pour s’enraciner ! Ne parlons même pas de mettre un fruit en route : que deviendrait-il ce malheureux dans un monde à la dérive.

Visiter Paris ! Le Quartier latin, whouah ! Il fait beau, on s’arrête à la Contrescarpe pour se désaltérer ! A la terrasse d’un bistrot. Ah ! Les bistrots de Paris, c’est quelque chose !

Autour il y a de l'animation, normal on est au premier mai, la fête des travailleurs. Surgissent soudain des 4 diables Vauvert des combattants de l’ordre et du désordre qui en décousent !

Ils sont là, assis, ils ont payé leur consommation, respirer un moment l’air de ce haut lieu estudiantin. Ils s’aiment, quoi d’autre ? Ils ont le sentiment qu’ils sont molestés ! Paris la Ville c’est ça ? Des brigades du monstre des Abruzzes qui tapent sur des prolos chômeurs.

Que s’est-il passé dans ces deux « têtes blondes » à ce moment-là ? On ne le saura sans doute jamais ! Ont-ils véritablement balancé, qui un cendrier en métal sans arête tranchante (100 gr à la pesée), qui une canette de bière vide (métal, plastique, verre ?) sur des forces de l’ordre équipées bibendum ?

Toujours est-il que deux agents de la présidence de la République se ruèrent sur ce couple de fauves et les encagèrent sans ménagement !

500 €, c’est probablement beaucoup pour ces deux djeunes ! Organisons une collecte nationale pour les aider ! Que chacun apporte son € !

Chi lo sa ? Peut-être que leurs soi-disant gestes délictueux seront utiles au salut de la France !

Achille

@ Zonzon | 08 février 2019 à 18:31
« Me voici donc intronisé punching-ball de Robert Marchenoir. Officiellement ! »

Vous vous êtes pris une bonne rouste de Marchenoir et vous vous en glorifiez ? Ne vous faites pas plus important que vous n’êtes, Zonzon. Au risque de vous décevoir, nous avons tous ici été, à un moment ou à un autre, le punching-ball de Robert Marchenoir. Il suffit pour cela de le contredire et vous avez droit en retour à une centaine de lignes vous démontrant, dans le détail, que vous êtes un âne ou pire encore un communiste de la pire espèce. Ceci quand bien même vous auriez voté FN toute votre vie.

Les flatteries de ses admirateurs (il en a sur ce blog), il n’en a cure. C’est un des aspects de sa personnalité que j’apprécie. Ajoutons à cela un style percutant, imagé et souvent drôle qui gagnerait à être moins vindicatif. Mais dans ce cas il perdrait en spontanéité.

Je me suis surpris dernièrement à partager quelques-unes de ses idées. A condition, bien sûr, d’en retirer les aspects excessifs habituels dont il nous rebat les oreilles continuellement.

Elusen

@ Marc GHINSBERG | 08 février 2019 à 13:57
«...en quoi le procureur rend-il service au gouvernement en ordonnant une perquisition chez Mediapart...»

C’est pour prévenir les sources des journalistes : nous vous cherchons, nous vous trouverons et nous vous le ferons payer.

Ce n’est pas Mediapart qui est visé, mais quelqu’un d’autre que l’on avertit.

Vous voulez intimider un témoin, vous vous en prenez au policier qui enquête, ou au juge d’instruction, le témoin se dit : s’ils peuvent atteindre un policier, un juge, alors moi que vont-ils me faire ?

Souvenez-vous de l’affaire dite "des fadettes" ; de manière illégale, les services secrets français, sur ordre de Nicolas Sarkozy, ont récupéré les listings des cellulaires (numéros entrants, numéros sortants, dates, heures, bornages, géolocalisations : fadettes) de plusieurs personnes afin de trouver la source d’un journaliste du journal Le Monde dans les affaires Bettencourt.

La source a été trouvée et elle a été victime de représailles.

Patrice Charoulet

@ Zonzon 8 fév. 18h31

Votre prose a retenu mon attention. J'ai reconnu votre esprit et vos talents. Comme vous répondiez à la prose de Robert Marchenoir, qui m'avait échappé, j'ai voulu trouver ce qui avait servi de socle à votre intervention. Je suis revenu en arrière. Sans fruit. J'ai poursuivi mes recherches, non sans mal. Dans les commentaires d'un autre texte de Philippe Bilger, très loin, en enjambant une foule d'autres commentaires, j'ai enfin trouvé la source de votre prose. (RM le 07/02/19 08:39 dans le billet Emmanuel Macron.)
Vous faciliteriez grandement la lecture et la compréhension en indiquant le jour et l'heure de votre cible, fort talentueuse, vous en convenez tout le premier.

Philippe Dubois

Bonsoir Monsieur Bilger

Vous écrivez :
"A l'évidence ce salmigondis - culminant avec la démission de la cheffe de sécurité"

Le cheffe de la sécurité !
Pas vous, pas ça !
Comment féminiser le grade de Lieutenant de vaisseau ?
Lieutenante de vaisselle ?

Sue le fond du billet : cette clique de nuisibles qui gouverne contre son peuple semble se croire tout permis et n'a plus aucune pudeur, aucune retenue.

Giuseppe

Digression de fin de semaine, il en va du destin du pays, tous les autres nous regardent. La veillée des grands soirs est là, mon voisin machouille son mégot éteint, il va finir par l'avaler.

La "révolte gronde", mots de Jean Ferrat, les participants sont connus et la tension à nouveau de monter d'un cran. Plus question de parler de Benalla et autres politiques, l'œil rivé à la pendule du compte à rebours, certains cercles retiennent leur souffle, les lacets sont serrés, l'huile de camphre sur les étagères.

Les grigris sont de sortie, ils étaient rangés au fond d'un tiroir, l'heure est grave, dimanche n'est pas loin, le soleil d'Austerlitz ou Waterloo au bout du crampon.

Notre Napoléon sera sur le banc, il ne renversera pas la situation à moins que quinze Flambeau se lèvent.

Personne n'ose regarder la météo…
"Nous qui par tous les temps n'avons cessé d'aller,
Suant sans avoir peur, grelottant sans trembler "

https://goopics.net/i/l0DZ2

Lucile

@ Jabiru

Au niveau de responsabilité d'Emmanuel Macron, je ne sais pas si la crédulité est une excuse valable dans l'affaire Benalla. Tout homme répugne sans doute à trahir de la méfiance vis-à-vis d'autrui, et Benalla a pu exploiter ce sentiment chez le Président, cependant un chef d'État ne doit pas accorder sa confiance sans discernement.

Mouiller la chemise, très bien sans doute, mais ce sont les résultats qui comptent. Si les voyants économiques étaient au vert, il n'aurait besoin ni de brio ni de sueur pour faire remonter sa crédibilité. C'est de cela qu'il faudrait qu'il s'occupe. D'accord avec vous, c'est dommage !

Giuseppe

"Tant que vous verrez quelqu'un dans l'antichambre des magistrats et des tribunaux, le gouvernement ne vaut rien.
C'est une horreur qu'on soit obligé de demander justice." (Saint-Just)

Oui, je sais !

Claude Luçon

@ Jean-Marc | 08 février 2019 à 13:56

Je ne partage pas votre avis.
Edouard Philippe a été maire du Havre et s'est coltiné avec les dockers de la CGT.
La chose ne vous dit peut-être rien, à moi si !
Je me suis coltiné avec les dockers de Liverpool et ceux de Great Yarmouth de 65 à 68 quand nous commencions l'exploration pétrolière en mer du Nord et, croyez-moi, il faut avoir la patience d'un saint et une volonté d'acier.
EP est un tout autre personnage que notre Président.
Il sait se taire quand c'est nécessaire et frapper quand il le faut.
Un vrai dirigeant c'est aussi cela.
Qui vivra verra !

@ breizmabro | 08 février 2019 à 13:19

Vous êtes bien trop malicieuse pour n'avoir pas compris ce que je voulais dire !
Je ne mordrai donc pas à cet hameçon-là.
Par contre arrêtez-vous tous de parler de Benalla !
Il n'est qu'un fait divers, un simple barbouze ambitieux, vous en faites tous une vedette.
Il doit être ravi, et semble d'ailleurs l'être, que vous le transformiez en célébrité !

@ Marc GHINSBERG | 08 février 2019 à 13:57

Qu'est-ce qui vous fait croire qu'il faut nécessairement être intelligent pour faire Sciences Po, l’ENA, ou Normale sup ?
Ils nous gouvernent depuis des décades, voyez le résultat !

duvent

L'étrange est merveilleux !
L'étrange rend possible le fait que Zonzon et Marchenoir se cherchent querelle, et le merveilleux c'est que ma mauvaiseté y trouve un certain plaisir...
C'est mal ! Mais enfin, lorsqu'un méchant donne une leçon à un méchant c'est presque bien, non ?

Qu'a-t-il besoin ce Zonzon de parler de lui à la troisième personne ?
Peut-être est-il aussi agréable à regarder que Monsieur Delon ?

Marchenoir le minotaure furieux et injuste, a placé ses pièces sur l'échiquier, dès lors, celui qui viendra se frotter se piquera, mais il ne faut pas pleurer, les pleureuses ne sont plus ce qu'elles étaient, elles ne font plus recette, elles mettent les nerfs en pelote, on ne les aime pas, qu'elles se ressaisissent, et le pleurnicheur aussi !

Ainsi, Zonzon, qui court follement, cherchant sa voie, sa voix, son pseudo, et sa route, s'est imaginé le héros de son conte et pour cela il avait besoin de sélectionner le minotaure de céans.

Disons, à Zonzon, qu'il ne convient pas de chercher ici les témoins des cinq derniers jours, Marchenoir est bel et bien le plus infréquentable, cependant il ne cherche jamais le soutien de personne, il est fou et sa folie poursuivra sans le moindre discernement, et alors, le flatteur comme l'ennemi seront royalement servis !

Marchenoir, je ne l'aime pas et il le sait, c'est pourquoi je peux dire que j'aime encore moins zonzon !

Le blog de M. Bilger est comme un salon, le soir, celui qui est accoudé à la cheminée insulte poliment son voisin, qui penaud, ira agonir celui qui est assis sur la banquette, lequel ira prestement vomir sur l'autre qui regardait par la fenêtre... C'est chouette !

Achille

@ Lucile | 08 février 2019 à 11:47
@ boureau | 08 février 2019 à 14:00

Les naïfs ce sont surtout ceux qui éprouvent de la compassion pour cet étudiant grec qui avait jeté des cannettes de bière à la tête des policiers alors que ceux-ci ne s’en prenaient pas à lui. Ajoutons pour ceux qui l’auraient déjà oublié que cet individu a essayé de se procurer un certificat médical antidaté et qu’il s’était déjà distingué dans des manifestations à l’étranger (en Grèce et en Allemagne notamment).

Il ne s’agissait donc pas d’un pauvre petit gars sans histoire qui passait par là par hasard, ainsi qu’une presse complaisante a eu tendance à nous le décrire.
Aussi, le fait qu’il se soit pris quelques beignes que ce soit par Benalla ou quelqu’un d’autre ne m’a vraiment pas contrarié, bien au contraire. J’en aurais bien ajouté quelques-unes.

Pour la suite de l’histoire (passeports diplomatiques et relations avec un oligarque russe), j’avoue qu’elle me perturbe un peu mais je préfère attendre les résultats de l’enquête avant de me lancer dans des supputations fantaisistes ainsi que s’empressent de le faire certains contributeurs de ce blog un peu trop zélés.

Je maintiens qu’Emmanuel Macron pèche parfois par naïveté, ce qui explique en partie ses maladresses. Ce qui ne saurait remettre en cause son intelligence remarquable.
Souvenons-nous de Giscard, très intelligent lui aussi, qui s’est fait abuser avec les avions renifleurs.

Je préfère encore ce côté naïf du président à celui, calculateur et fourbe, de certains de ses adversaires. Ça lui donne un côté humain plutôt sympathique.

Zonzon

AFFAIRE BENALLA

@ Jabiru 8 février à 16 h 43

A mon avis Bijou s'est fait b***** !

lebon

Très beau billet. Mais je crois qu'il manque une hypothèse: celle dans laquelle Benmachin n'est pas le marionnettiste, mais la marionnette. Tout cela est bien utile pour masquer les vraies questions qui sont celles de la désindustrialisation de la France, du poids insupportable de l’immigration, de l'éclatement (voulu par les Américains) de l'Union européenne qui sont des sujets d'avenir.

Et pendant ce temps-là Macron fait des discours à des maires dont le millefeuille administratif a rogné les pouvoirs et qu'il a sciemment privés des moyens financiers. Alors la marionnette s'agite croyant qu'elle a du pouvoir, peut-être déjà pervertie a son insu par les services de renseignement de pays alliés ou non ? Bon je m'égare.

Robert

Ce billet, Monsieur Bilger, vous honore car il place le problème au bon niveau : celui de l'éthique et de la déontologie, donc en filigrane celui du respect de l'esprit de la Loi comme de la rigueur intellectuelle et professionnelle. J'en retiendrai ces deux alinéas :

"La garde des Sceaux n'a pas semblé très à l'aise à l'Assemblée nationale face à ces manifestations démontrant, sans qu'elle en soit directement responsable, le retour d'une magistrature politisée au plus haut niveau sous l'emprise d'un pouvoir compensant sur ce terrain ce qu'il avait dû céder, et largement, sur un autre depuis des semaines.
Pour mériter d'être procureur de la République à Paris, la compétence est utile. Mais bien plus qu'elle, le courage et le caractère. Il faut savoir dire non, il faut songer qu'on est l'emblème d'un corps et pas seulement l'émanation forcément conjoncturelle d'un maître appelé un jour à changer."

Savoir dire non sur le fondement des principes est sans doute une des qualités les plus rares dans notre société actuelle où, comme le montrent par leurs comportements, messieurs Macron et Philippe, la fin justifie les moyens.
J'ai retenu, entre de multiples appréciations, celle de Régis de Castelnau

http://www.vududroit.com/2019/01/macron-lexecution-de-feuille-de-route-prix-de-nos-libertes/

dont je retiens ce court passage qui, même s'il se rapporte à la manière dont le Parquet de Paris traite le cas des Gilets jaunes, complète l’extrait de votre billet que j'ai cité supra : "On va me dire que je pinaille, c’est à tort. Le parquet, autorité de poursuite, a la mission constitutionnelle de veiller au respect de la loi et de saisir la justice si elle est violée. S’il commence par la violer lui-même, sa légitimité vole en éclats. On va aussi me dire aussi que les personnes arbitrairement séquestrées peuvent saisir la justice d’une plainte fondée sur les articles du Code pénal cités. Excellente idée ! La plainte doit être adressée au procureur du tribunal de grande instance de Paris, sous l’autorité duquel ont été données ces consignes. On imagine sa célérité."

De fait on assiste à l'instrumentalisation de la Justice par l'Exécutif. En l'espèce, la saisine du procureur de la République de Paris par lettre du Premier ministre nécessitait-elle le déplacement de deux procureurs toutes affaires cessantes ?

On se trouve dans la même situation que lors de l'élection présidentielle avec le traitement du cas Fillon.
Cela témoigne d'une fébrilité du Premier ministre lui-même qui voulait par cette tentative infructueuse de perquisition dans un organe de presse connaître l'origine de la fuite de cet enregistrement de la conversation entre monsieur Benalla et son comparse. Le fait que la commissaire de police responsable du groupe de sécurité du Premier ministre démissionne montre bien que cette affaire Benalla, quant au fond, est bien une affaire d’État que l'exécutif tente de minimiser alors que le rôle réel ou envisagé de monsieur Benalla vis-à-vis du groupe de sécurité du président de la République est apparu clairement après l'affaire de la place de la Contrescarpe.
Si l'on souhaite avoir une bonne analyse du déroulement des faits sans doute n'est-il pas inutile de lire l'article de Laurent Valdiguié dans Marianne : https://www.marianne.net/societe/apres-macron-affaire-alexandre-benalla-rattrape-matignon?

Ma seconde réflexion porte sur la manière de gouverner de cet exécutif qui ne supporte aucune opposition à ses choix de gouvernance.
J'avais écrit dans un précédent commentaire sur un autre billet que j'ai le sentiment que monsieur Macron se "robespierrise". De fait comment ne pas penser à la manière dont Robespierre était habité par son sentiment de détenir l'Unique vérité ? Heureusement que l’échafaud n’existe plus, car, compte tenu de la manière forte utilisée pour traiter le manifestations des Gilets jaunes, on pourrait craindre que le culte de la (sa) personnalité dont est habité monsieur Macron n'aboutisse à une mise à l'écart de la démocratie.

Pour terminer, je laisse sur ce point la parole à Aurélien Marcq qui, dans un billet daté du 6 février 2019, pose la question fondamentale : "Au nom de qui gouverne Macron ?" avec un sous-titre très éclairant : "De plus en plus de citoyens doutent qu'on gouverne réellement en leur nom" :

"Sans revenir à un suffrage censitaire, laissons Rome nous rappeler que tous les citoyens doivent contribuer à l’intérêt général, chacun selon ses possibilités, cette contribution n’étant pas seulement financière : on ne peut se prévaloir des biens communs que si l’on participe à les faire exister. Laissons Athènes nous rappeler que la citoyenneté est indissolublement liée au devoir de défendre la cité, et sans exalter la violence pour elle-même souvenons-nous qu’elle est parfois nécessaire, que nous ne devons pas seulement livrer les guerres que nous déclarons mais aussi celles que nos ennemis nous déclarent, et « qu’il n’y a pas de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage ».

Et laissons l’ancien dramaturge nous rappeler que le peuple n’est pas souverain parce qu’il serait plus compétent ou plus sage, ni parce qu’il payerait les élus comme s’ils n’étaient que des mercenaires. Le peuple est souverain parce qu’il est l’ensemble des citoyens, unis quelles que soient leurs origines par des valeurs et des traditions partagées, par les efforts consacrés au bien commun, par la défense de la cité, des citoyens qui assument les conséquences des décisions qui les engagent tous parce qu’ils les ont prises collectivement, mais qui ne tolèrent pas qu’on les leur impose.

Nos représentants et tous ceux qui sont investis d’une parcelle du pouvoir feraient bien de méditer cette nuance fondamentale, qui nous oblige tous mais les oblige, eux, plus que quiconque : les citoyens assument, ils ne subissent pas."
Ces réflexions peuvent être lues ici : https://www.causeur.fr/macron-democratie-loi-casseurs-peuple-158808

Zonzon

Me voici donc intronisé punching-ball de Robert Marchenoir.
Officiellement ! (@ Robert Marchenoir sur billet Emmanuel Macron 07/02/19 08:39)

Surpris, pas vraiment ! Ne sommes-nous pas destinés à l’être tous - bêlant cheptel de ces lieux - un jour ou l’autre, en laissant échapper une remarque anodine, incontrôlée, insipide, voire inepte !

Fier, sans aucun doute ! Mettre un tel menhir dans son album de souvenirs, c’est du nanan !
Non seulement il est sachant, cultivé, organisé, imperturbable mais il est ironique, drôle, sarcastique, enjoué !

Inimitable !
Et, il devient nul quand il se veut méchant ! Impossible de le haïr sérieusement !
On vient de si loin pour l’applaudir dans ses prestations.

Dire que j’ai pas des sueurs froides serait excessif ! Zonzon tu vas comprendre ! Dieu est du côté des forts !

Je fais l’inventaire de ma musette.

Je n’ai pas rien. D’abord l’essentiel : quel que soit l’étendue de ses articles RM ne s’y bat que contre lui-même, pour donner l’apparence d’un combat qui n’existe que dans sa volonté d’écrire, d’en rajouter !
Il sature le champ argumentaire sans se rendre compte qu’il n’est qu’un partenaire dans un duo où son acolyte est valorisé autant que lui sans même que ce dernier prenne la peine d’intervenir.

Plus mon goût indéfectible pour les mots.

Je m’efforce de disputer sur les mots. J’aime les mots. J’aime bien jouer avec eux quand il faut. Et aussi les défendre quand cela est nécessaire. Et même en inventer : mon côté créateur jamais assouvi.
Ainsi en est-il du mot « désimmigration » pour lequel je ferraille ici et là depuis des années, sans succès, je m’empresse de le préciser.

Se battre sur les mots délimite étroitement l’espace de la lutte, on ne peut guère divaguer, l’arbitre éjecte tous les dérapages, contrôlés ou non. Tourner autour d’un mot ça oblige !

Voici, sans même m’autoriser à enlever mon manteau et à m’inviter à m’asseoir, que vous m’entreprenez sur « légitimité » et passez sans transition à « la classe moyenne » !

Whouah ! Seigneur, un peu de calme !

Ensuite vous embrayez sur deux individus – leur vie, leur œuvre - dont je vous avoue n’avoir rien à cirer.

Le premier, Georges Frêche, est un tel monument de vulgarité qu’on éprouve sur-le-champ, au prononcé de son patronyme, le besoin d’aller se laver la bouche avec du savon de Marseille !
Le second, Christophe Chalençon, est si petit que j’ai dû fourrager dans Wikiki – ce qui n’est pas ma tasse de thé – pour apprendre qu’il représenta le FN aux législatives 2017 dans le Vaucluse et qu’il recueillit pas moins de 200 voix. Bon ! Et qu’il est islamophobe ! Et que cela se sait ! Un comble !

Robert, si vous voulez mon avis, avec vos deux ostrogoths vous n’êtes pas au niveau ! Et c’est d’un commun accord que nous laisserons tomber cette partie de votre discours !

À moi Comte vos deux mots !

1. LÉGITIMITÉ

« Je ne "laisse pas toute légitimité à Macron". Personne ne m'a demandé mon avis. Il ne m'appartient pas de la lui laisser ou de la lui retirer, pas plus qu'à n'importe qui. Vous avez l'air d'ignorer que la démocratie c'est le droit, qu'il y a des lois et qu'Emmanuel Macron a été élu président de la République par les Français. Pour une durée qui est inscrite dans la constitution. Ce sont les règles, et on ne change pas les règles quand l'allure du jeu vous déplaît. Sinon, on est un tricheur et un malhonnête.
Que les Français aient changé d'avis aujourd'hui, ou que certains Français estiment qu'eux sont plus légitimes que les autres, et que donc la majorité qui a élu le Président ne compte pas, voilà qui n'est pas démocratique, voilà qui n'est pas libéral, voilà qui est communiste. »

Nous parlons donc de « légitimité politique » dans une « démocratie participative » ! La légitimité de l’Élu y est constamment sous le regard du citoyen lequel peut se considérer - à certains moments et sur des points précis - être plus compétent, informé, judicieux, logique, et être pourvu, plus que son « monarque », d’une vision plus ample, profonde, cohérente de l’avenir de sa communauté dans un monde menaçant, terrifiant, dément !

Dois-je ajouter que cette manière de « vivre la légitimité » est ancienne, étendue sur les continents, et qu’elle a été plutôt positive dans la marche de l’humanité vers le mieux, le bon, le vrai. Même - et surtout - du temps où le monarque était de « droit divin », fruit d’un couple dynastique aux gamètes usées par la consanguinité !

Et il ne vous a probablement pas échappé, pour parler de nous, petit peuple servile de ce bout de l’Europe guigné par d’innombrables hordes, que notre bon prince est loin de faire l’affaire, et c’est là un euphémisme, et qu’il ne s’agit pas de ses manières comportementales privées, ou de ses mœurs et habitudes de vie, de ses potes, de ses goûts pour les footballeurs, du plissement de son nez ou de ses clins de l’œil droit, de son visage tout en dents et en arêtes droites et coupantes, ni de l’étrangeté de son couple unique dans les annales, ni de son mauvais goût très sûr dans les arts plastiques, ni de la modicité de sa culture générale qui se résume aux trois Pléiades exhibés dans la photo officielle du « régime », ni de palucher sans cesse les hommes d’État rencontrés, sans parler des dames, ni de balancer des saillies vulgaires à la ville et au monde à des pauvres diables qui n’en peuvent mais, ni même d’avoir rempli l’AN de petites gens à moitié débiles mais, mais, mais d’embarquer la nation vers l’esclavage et la mort !

Alors, alors, alors nul besoin d’être « communiste » pour commencer à s’interroger sur la manière d’arrêter la plaisanterie, de signer la fin de la récréation et de demander à la préposée à l’enseignement théâtral du collège de renvoyer ses doux chérubins dans leurs classes respectives.

J’ajouterai maintenant une touche personnelle, si vous me permettez ; ma modestie dût-elle en souffrir. « Le prétendu procès en mépris que je fais à Macron n‘est pas une mascarade » mais celui d’un citoyen dont la culture, les niveaux de connaissance, la longueur de l’existence et les moyens intellectuels dont il dispose lui permettent de conclure que celui qui a actuellement en charge le destin du pays n’est pas au niveau et qu’il doit quitter la place ; et que le plus tôt sera le mieux !

Parce que, quand même, depuis 50 ans on en a beaucoup vu, mais là on est estomaqué !

2. CLASSE MOYENNE

« Quant à votre classe moyenne, elle commence à m'échauffer sérieusement les oreilles. En quoi Monsieur Moyen s'estime-t-il supérieur au reste de l'humanité ? Vous prétendez que "la classe moyenne fait tenir debout la Nation". Donc les pauvres ce sont des êtres inférieurs, et les riches je ne vous dis pas. Mais ça, bien sûr, ce n'est pas méprisant.
D'ailleurs, c'est quoi, la classe moyenne ? Où commence-t-elle, et où finit-elle ? En Angleterre, quand on est "middle-class", ça veut dire qu'on est un sale riche. Donc voyez...
Hier, il était du dernier snob d'appartenir à la classe ouvrière (ou de prétendre la défendre), aujourd'hui, le nouveau dieu social c'est la classe moyenne. Vous vous satisfaites d'être moyen, Monsieur Zonzon ? Vous êtes médiocre, et c'est votre drapeau ?
Pourquoi n'essayez-vous pas, plutôt, de tendre à l'excellence ? Pourquoi, d'ailleurs, cette rage à se définir par la classe sociale à laquelle on appartiendrait ? Vous êtes marxiste ? Vous n'êtes pas un homme, avant d'être "moyen", "inférieur" ou "1 pour cent" ? »

Alors là Zonzon en prend plein dans son casque ! Tant qu’il ne peut même plus pleurer dedans !
Que nenni ! Robert, vous êtes tout contenu dans cette scénette ! Vous êtes le concepteur, le dialoguiste, le metteur en scène, et vous jouez tous les rôles !

Et bien moi, je vous trouve parfait. Excellent, indépassable, quasiment monstrueux : Frédérick Lemaître dans Kean !

Bon ! Le rideau est tombé, les lampions sont éteints, la salle est vide et obscure, elle attend le soir prochain où de nouveaux rires, de nouvelles larmes se formeront et feront oublier les pauvretés immondes du temps !
Retournons à nos torchons !

a. « la classe moyenne c’est quoi ? » Un bon début. On commence par le commencement. Littérairement, je veux dire théâtralement c’est beaucoup plus fort de lancer comme cela : « D’ailleurs, c’est quoi, la classe moyenne ? ». Le spectateur s’en renfonce de 20 cm dans son fauteuil ! Une diversion rapide, changement de décor, on est chez les britiches, et là ce sont les « sales riches » qui sont à la manœuvre, comme si danse pays il y en avait de propres !
On rit ! D’autant que les Anglais, il faut bien le dire, ce sont des gens essentiellement ridicules !

b. Puis on digresse, pour ne pas dire on dérape : « Hier, il était du dernier snob d’appartenir à la classe ouvrière » ! Le public est conquis ! C’est toute une époque qui repasse dans la tête ! Celle où un taré brûlait un billet de 500 pions alatélé !

Et puis c’est la crise ! Monsieur Zonzon est interpellé en direct :

« - Vous vous satisfaites d’être moyen !
….
- Vous êtes médiocre
….
….et c’est votre drapeau ? »

Zonzon : Qu’est-ce que je suis allé faire dans cette galère ?

Robert : Pourquoi ne pas tendre à l’élégance ? Regardez la cambrure de mes mollets !

Z : Je…

R : Pourquoi cette rage…

Z : ( à part) Il va me tuer ce type !

R : à se définir par la classe sociale à laquelle on appartiendrait !

Z : ( à part, se tournant vers le public, sur un ton dubitatif) J’ai dit ça moi ?

R : Vous êtes marxiste ?

Z : (horrifié) Oh !

R : Quoi Oh ! Vous êtes marxiste ! Bel et bien ! Taisez-vous ! Vous n’êtes pas un homme…

Z : Alors là permettez ! Vous allez un peu loin !

R : Ne me coupez pas…euh ! Vous n’êtes pas un homme avant d’être moyen…

Z : Moyen, moyen, voyez vous-même…

R : Vous le faites exprès !

Z : Ah la la ! Il y a bien dix minutes que je ne comprends rien à votre charabia !

R : Restez courtois ! Vous êtes ici sur une scène propre. Cet élégant théâtre de Monsieur et Madame Bilger n’est pas un cabaret pour abrutis avinés ! Voyez là, au troisième rang, le père Tesson qui rédige sa critique, il est là, à la même place depuis la libération !

Z : Whouah !

R : Vous êtes d’abord une personne avant d’être moyen, inférieur ou encore 1 % !

Z : C’est quoi être 1 % ?

R : Ne faites pas le malin avec Robert Marchenoir, il vous en cuirait !
[ Des bruits divers dans la salle] Le rideau s’affale. On est content de rentrer chez soi !

c. « Quant à votre classe moyenne, elle commence à m'échauffer sérieusement les oreilles. En quoi Monsieur Moyen s'estime-t-il supérieur au reste de l'humanité ? Vous prétendez que "la classe moyenne fait tenir debout la Nation". Donc les pauvres ce sont des êtres inférieurs, et les riches je ne vous dis pas. Mais ça, bien sûr, ce n'est pas méprisant. »

Retour à l’expression « classe moyenne », qui doit être définie en premier lieu de façon à ce que RM n’ait pas une concentration de calories dans le creux de son appareil auditif d’une part, et que Monsieur Moyen d’autre part ne soit pas enclin à considérer l’humanité comme de la petite bière !
N’étant pas un administrateur de l’INSEE – organisme dont le plus valeureux membre nous explique qu’il n’y a pas plus d’immigrés en France qu’il y en avait il y a 50 ans – ni un économiste distingué, pas plus qu’un sociologue averti, je me garderais de donner une définition par couches stratigraphiques, avec des seuils, des sas chiffrés et des empilements de revenus moyens. Il y a pour cela des tables, des comptes rendus, des rapports, des graphiques, tous plus attrayants les uns que les autres.

J’ai choisi d’en donner une définition « fonctionnelle » ! Une définition qui vous a échappé, inattention inhabituelle de votre part, laquelle vous a entraîné dans des railleries interminables !

« La classe moyenne, celle qui fait tenir debout la nation », bordée en haut par les riches lesquels ont la « capacité » de pouvoir se passer de la nation si le sort s’acharnait sur elle et qu’elle vienne à disparaître, et en bas par les pauvres qui n’ont rien, pas même la nation, si démunis qu’ils ont du mal à en cerner le contour.

Bien sûr qu’il y a des riches qui œuvrent pour la nation, bien sûr qu’il y a des pauvres qui se dévouent pour elle car ils en connaissent l’inaltérable valeur mais au cœur du corps social il y a cette classe qui possède suffisamment de richesses, intellectuelles et matérielles, pour être prête à la défendre sans compter. Cette classe qui en savoure la richesse et la fragilité, la valeur et l’envie haineux qu’elle suscite !

Et votre petit homme n’est qu’un voyou !

Jean-Marc

@ Zonzon

Pour la franc-maçonnerie
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/alexandre-benalla-franc-macon-en-sursis_2027610.html

et pour le préfet
https://www.liberation.fr/checknews/2018/07/23/l-elysee-a-t-il-encourage-benalla-a-candidater-a-un-poste-de-sous-prefet_1668250

Hope

@ Marc GHINSBERG

Votre commentaire est absolument parfait ! Merci.

Exilé

@ Jabiru
« Attendez-vous à savoir que ça risque de plomber le quinquennat alors que le chef de l'Etat mouille aujourd'hui sa chemise avec brio pour reconquérir un indice de crédibilité convenable. »

Mais nous n'en avons rien à faire de ce cirque !
Peu nous chaut qu'il mouille sa chemise en faisant le guignol, en plus aux frais du contribuable, pour assurer sa promotion !
Se prend-il pour une vedette du « Top 50 » s'efforçant de monter dans cran dans l'indice de popularité ?

Il ne se comporte pas comme sa fonction l'exige, à savoir s'occuper des affaires de la France, quitte bien entendu à déléguer car il ne pourrait pas tout faire puis à contrôler comment ses directives ont été appliquées.

Car ce ne sont pas les bombes à retardement qui manquent, à commencer par celles dont il ne fallait surtout pas parler à l'occasion de l'arnaque représentée par le « grand débat »...

Jabiru

@ Lucile

S'agissant de l'ex-garde du corps du chef de l'Etat, tout porte à croire que le serviteur Benalla n'a pas tout dit à son maître au motif qu'il est assez habile pour brouiller les pistes à chaque fois qu'il est interrogé sur ses actions, et que le Président Macron tombera à la renverse le jour où le véritable scénario sera déroulé sur la place publique.

Cette affaire de pieds nickelés n'a pas fini de faire la Une avec un cortège de sanctions qui va tomber sur tous ceux qui se sont empêtrés dans cette affaire. Alors le "Qu'ils viennent me chercher" risque de faire pschitt avec de grosses bulles.
Attendez-vous à savoir que ça risque de plomber le quinquennat alors que le chef de l'Etat mouille aujourd'hui sa chemise avec brio pour reconquérir un indice de crédibilité convenable.
A ce poste de "je suis votre chef", il faut savoir nager sous peine de boire la tasse et c'est bien ce qui manque à notre énarque distingué.
Quel dommage !

Giuseppe

Rasé de frais et de près, les pattes équarries à la juste hauteur, ni trop hautes ni trop basses, les plateaux de la balance bien horizontaux. Taillées bien nettes, juste l'épaisseur qu'il faut pour inspirer confiance à l'instrument de mesure qu'il représente.

La coiffure taillée à la bonne longueur, de ceux qui sortent du salon de barbier pour un événement prochain.
On sent la nomination récente et la reconnaissance présentable de la justice chez ce représentant de la magistrature.

Sans doute personnage de dossiers bien rangés, la raie droite, juste le flou du dessus de la chevelure, ce procureur-là fleure bon l'empathie de circonstance, l'hygiène du propos.
Les arrondis du visage tracés au pistolet à dessin, la lumière chaude du visage légèrement rosé, rassurante, de celle qui éclaire certains étals de supermarché pour assouplir le chaland.

Il fera carrière, le regard studieux de celui qui écoute, pas une ride, les visages lisses sont confortables, ils sont reposants ; tête bien posée sur une hermine blanche qui met en valeur cette souplesse d'ensemble, le résultat sera à la hauteur à n'en pas douter… Mais pour qui, seul l'avenir le dira, mais le plumage est lisse et brillant.

breizmabro

@ caroff | 08 février 2019 à 14:32

Bien d'accord avec vous.

Perso je ne peux plus regarder les one-man-show de Manu finissant en bras de chemise 'tellement il se donne à son public'... (P**ain, encore un mois !)

En zappant j'ai entendu Manu dire, à propos des élus qui sont supposés être chèrement payés : "ça eut payé mais ça ne paie plus". Là j'ai senti que les jeunes présents n'allaient pas vraiment goûter l'humour de Fernand Raynaud :(

Je ne me suis pas trompée car il n'y a eu que Manu à rire de sa plaisanterie de d'jeun' président.

Je ne pense pas que son intervention ait beaucoup apporté aux jeunes qui, si j'en crois mes petits-enfants qui ont entre 20 et 25 ans, à part les 1 000 convoqués pour le show politique, n'ont pas regardé Manu à la télé vu qu'ils étaient en cours, et que BFM TV, CNews ou LCI après les cours : "non, merci..."

Au fait, si j'ai bien suivi, les passeports de Benalla ont été restitués (sauf un qu'il a égaré, mais bon...). Par contre son coffre-fort sous scellés, dont personne ne parle plus, pas même Mediapart, impossible de le localiser.

Comme quoi c'est plus facile pour une police motivée de récupérer quelques grammes... de papier que 15 kilos d'acier ;)

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@ Giuseppe | 08 février 2019 à 14:07
"Longue vie à ces médias, sans eux on nous servirait soupe et mensonges infâmes"

Vous voulez dire les fake news de l'Etat ?

"L'affaire Tapie et un arbitrage scandaleux, 405 000 000 € évaporés de nos poches"

Sans oublier le coup d'éponge (impôts) sur la dette du Crédit Lyonnais qui avait pourtant eu cette merveilleuse intelligence bancaire d'avoir ouvert une banque d'affaires offshore.

"Je me priverais de Picpoul plutôt que de me priver de cette presse"

Faut pas s'emballer non plus ;)

Adéo Giuseppe

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@ Mary Preud'homme | 08 février 2019 à 12:41
"Quant aux procureurs X ou Y selon moi c'est kif-kif, tant qu'il n'y aura pas une réelle indépendance de la justice, assortie d'une interdiction de se syndiquer dans ce corps comme pour les militaires, on n'en sortira pas. Idem pour la police nationale"

C'est dit et bien dit.
Il faut l'interdiction de se syndiquer dans la magistrature, qui rend ses décisions au nom du peuple, et non au sien.

Zonzon

@ Jean-Marc 8 février à 7 h 58
"Benalla qui était en cours d'insertion chez les francs-maçons, quémandeur pour devenir préfet..."

Vous êtes sûr de ce que vous dites ?
Vous pourriez répéter ?
S'il vous plaît !

On en serait donc déjà là !

Marc GHINSBERG

@ sbriglia

Première réponse.
Votre explication : ce n’est pas le machiavélisme du gouvernement qui serait à l’origine de la tentative de perquisition, mais la bêtise d’un courtisan servile.

La bêtise est fort répandue, mais à ce point c’est trop. J’attends mieux.

Elusen

@ Claude Luçon | 08 février 2019 à 12:15
«... Gilets Jaunes : 11 morts ...»

Infox !

Aucune personne en gilet jaune n’a été mise en examen pour avoir provoqué la mort d’une seule des onze personnes.

Aucun meurtre, aucune atteinte involontaire à la vie n’ont été rattachés judiciairement, pour l’heure, au mouvement Gilet jaune.

Par contre la dame de 80 ans à Marseille a été tuée par la police dans son appartement au 4e étage.

Bientôt, on va citer la liste des déportés de 1941 à 1944 pour l’associer aux personnes en gilet jaune.

sbriglia

"Merci à ceux, nombreux, qui sont plus sagaces que moi, de me donner les clés de cette affaire."
Rédigé par : Marc GHINSBERG | 08 février 2019 à 13:57

L'enfer est pavé de bonnes intentions...

Combien ne voit-on pas de serviteur de leur maître voulant aller au-delà de leurs secrets désirs, prendre de sottes et funestes initiatives.

Il est vrai que parfois les Procureurs s'exagérant l'impuissance relative de l'intelligence négligent de s'en servir...

Le Général parlait des militaires... On peut transposer.

caroff

Le pouvoir, donc Macron, apparaît tel qu'en lui-même un canard sans tête cavalant dans une cour de ferme !
Le petit capo continue son tour de France en forme de one-man-show devant des publics anesthésiés ou complaisants. Toujours ça de gagné pour la campagne des européennes réalisée ainsi aux frais du contribuable !

Pour revenir à l'excellentissime chronique de notre hôte: comment est-il possible de tordre à ce point les bras des magistrats ? Serait-ce que notre Justice tète le lait du pouvoir aussi goulûment ?
Est-il supportable de constater la déchéance d'un pan entier de notre démocratie ?
Où en sommes-nous arrivés avec Macron qui ne souhaite poser aux Français que des questions le confortant dans sa politique ?
Comment supporter que nous nous fâchions avec des pays culturellement et affectivement aussi importants que l'Italie, la Pologne, la Hongrie ?
Comment se fait-il que dans le même temps nous faisions tout pour épargner les ordures théocratiques au Qatar ou en Arabie saoudite ?

A ce propos et pour en finir avec ce sujet vomitif, je me plais à comparer Benalla à un prince saoudien auquel on pardonnerait tout pour le prix des emplettes réalisées chez nous. Rappelons-nous qu'une plage publique fut interdite au public sur la Côte d'Azur (Vallauris) pour satisfaire la tranquillité d'un bédouin de ces contrées en 2015 !

sbriglia, bertillonnant

Photo éloquente :
Cet homme doit être un magistrat d'une grande courtoisie, vous recevant avec la plus grande urbanité, sérieux au travail... capable de fédérer ses troupes et de briller lors de la rentrée solennelle...

Mais la physionomie décrit l'asservissement à l'ordre et au politique... Rien dans les bajoues, les pommettes, l'œil, le nez ou le menton ne porte à la révolte.

En même temps le faut-il ?

Giuseppe

@ breizmabro | 08 février 2019 à 13:19

Vous avez répondu à ma place, effectivement comme si Mediapart et le Palmipède cher à Mongénéral attentaient à nos vies courantes.

"C'est de l'humour ou vous pensez sincèrement que vos conversations ou les miennes intéressent Mediapart et/ou le Canard enchaîné et autres... et qu'ils les enregistrent ?"

C'est de l'humour j'en suis sûr, Mongénéral scrutait lui aussi les puissants et son entourage politique, la liberté était au prix de la liberté du Canard et de Mediapart aujourd'hui, cela il le savait.

Mongénéral scrutait scrupuleusement le Canard et dans son for intérieur il devait jubiler.

Assez de cette justice des puissants, mentir effrontément, se rencontrer alors qu'ils ne devraient pas, heureusement que certains médias ont le courage de s'y intéresser, d'investiguer pour nous.
Deux ans pour que nos fins limiers de chez Renault s'aperçoivent que Carlos G. dépensait à son profit sans compter !

Longue vie à ces médias, sans eux on nous servirait soupe et mensonges infâmes, des politologues obèses de leur manque de pugnacité, le ronronnement est leur moindre défaut. L'affaire Tapie et un arbitrage scandaleux, 405 000 000 € évaporés de nos poches, j'imagine le nombre d'hôpitaux modernes qu'on aurait pu construire…

Il suffit d'écouter le triste Aphatie, rentier de plateaux, qui vit en viager de l'info, et combien d'autres de sa qualité. Mais quelle horreur !

Le complotisme et l'inquisition sont les mots qui reviennent souvent pour discréditer ce que nous aimons par-dessus tout, la justice.

Scrogneugneu ! Je me priverais de Picpoul plutôt que de me priver de cette presse, et surtout pas droit dans les yeux je l'affirme, comme affirmait Cahuzac en son temps.

Comme il me reste un peu de monnaie après avoir acheté ces journaux, tournée générale à mon estaminet préféré, le patron est un artiste admiratif de Jacques Grello, la journée va être longue.

boureau

@ Achille 08 février 2019 08:42

Affaire (d'Etat ?) Benalla.

Vous ne pensez pas que votre naïveté puisse avoir des limites ? Elle me fait penser à la phrase du film "Le Père Noël est une ordure" : "Mais ma pauvre Thérèse, vous êtes parfois d'une naïveté qui confine à la sottise, excusez-moi de vous le dire" . Ce que je me garderai de tirer comme conclusion.

Dès que votre idole, votre icône, est mise en cause directement ou indirectement, vous enfourchez votre destrier tel Don Quichotte et vous chargez avec force moulinets.

Tiens, vous me faites penser au Roi Achille de l'opérette "La Belle Hélène". Personnage dont voici un des couplets :

"Je suis le bouillant Achille,
Le grand Myrmidon,
Combattant un contre mille,
Grâce à mon plongeon,
J'aurai l'esprit bien tranquille
N'était mon talon...
Je suis le bouillant Achille,
Le grand Myrmidon"

Le texte de Meilhac et Halévy n'est pas transcendant, mais la musique d'Offenbach, pleine de dynamisme et d'emphase, vous annonce assez bien.

Cordialement.

Marc GHINSBERG

Ce blog fourmille de personnages intelligents n’ayant fait ni Sciences Po, ni l’ENA, ni Normale sup. L’un d’entre eux pourrait-il m’expliquer en quoi le procureur rend-il service au gouvernement en ordonnant une perquisition chez Mediapart, sachant que cet acte est complètement inopérant puisque Mediapart avait la possibilité légale de refuser cette perquisition, ce qui évidemment a été fait.

Donc la perquisition a été ordonnée, elle n’a pas été réalisée. Mediapart joue les victimes du pouvoir et le gouvernement est accusé des pires maux. Si le procureur avait voulu nuire au gouvernement il ne s’y serait pas pris autrement.
Merci à ceux, nombreux, qui sont plus sagaces que moi, de me donner les clés de cette affaire.

Jean-Marc

@ Claude Luçon

Les milliards perdus sont du fait d'Edouard Philippe et de Bercy.

Depuis quelques années il y a une baisse des ventes d'essence + diesel.
Comme 75% du litre correspond aux taxes, il y a un manque de rentrées fiscales pour l'Etat.
Les incapables ont voulu compenser en augmentant les taxes que certains ne peuvent payer.

Cette énergie chère (on attend l'augmentation de l'électricité) ne peut que faire baisser la croissance de notre pays.
La mise en place de ces taxes nous menait aux vols de voitures ou d'essence et à une baisse de compétitivité de la France.

E. Philippe a en plus pavoisé en assurant que c'était comme ça, non discutable et ajouté comme supplément la fin des chaudières au fioul, sans indiquer les conséquences en centrales nucléaires nécessaires.
E. Philippe devrait être viré pour incompétence dans une société normale.

Franck Boizard

Vous me déroutez. A vrai dire, je vous trouve gravement inconséquent.

Politiquement, vous préférez tout ce qui est mou, centriste, européiste, tout ce qui prolonge le système existant : Hollande, Bayrou, Macron.

Or, ce prolongement ne peut se faire que par de plus en plus de répression.

C’est cohérent avec l’adhésion en V à la démocratie : aujourd’hui, les extrêmes de droite et de gauche adhérent plus à la démocratie et le centre s’en défie plus (il faut laisser le pouvoir aux experts, limiter le référendum et compagnie). C'est la tendance de "l’extrémisme centriste".

Liberticide, autoritaire et technocratique, absorbé par l’esprit de caste, le gouvernement Macron est donc raccord avec son électorat centriste, dont vous faites partie, et avec son idéologie (d'excellents représentants ici même, les Luçon, Charoulet, Achille...).

Autrement dit, vous vous plaignez de conséquences dont vous chérissez les causes. C’est pourquoi je vous reproche votre inconséquence.

breizmabro

@ Claude Luçon | 08 février 2019 à 12:15
"Pendant c'temps-là on trouve normal que Mediapart, le Canard enchaîné et autres se permettent d'écouter nos conversations téléphoniques et de les enregistrer"

C'est de l'humour ou vous pensez sincèrement que vos conversations ou les miennes intéressent Mediapart et/ou le Canard enchaîné et autres... et qu'ils les enregistrent ?

Je ne donnerai donc plus par téléphone la recette du bar en croûte de sel, ils seraient capables de l'enregistrer.

Benalla et Crase n'avaient pas le droit de se parler, Benalla étant sous contrôle judiciaire.
Or la violation du contrôle judiciaire autorise un juge d’instruction à établir un mandat d’arrêt ou un mandat d’amener.

C'est ce qui se passerait pour vous si vous étiez mis en examen et que vous violiez votre contrôle judiciaire.

Pourquoi n'est-ce pas le cas pour M. Benalla ?

Qu'est devenu le coffre-fort de M. Benalla déménagé nuitamment alors que des scellés étaient posés sur la porte de son domicile ? Visiblement, personne n'a (encore) vendu la mèche à Mediapart ou au Canard à ce jour.

jack

Pas rassurant ce que vous nous dites !
Le Procureur serait donc aux ordres ? Et au lieu de viser un vrai coupable on s'en prendrait à la presse qui ne fait que son métier.
Il s'agirait donc d'une affaire d'Etat, de nature à tout bouleverser.
En tout cas, pour l'heure, cette affaire ne semble pas perturber le Président toujours performant lors des grands débats.

Giuseppe

"D'un procureur l'autre à Paris : une régression ?" (PB)

Monsieur Bilger je ne me suis pas trompé en m'arrêtant sur votre blog Justice au Singulier, si le XV de France affûte les mêmes arguments que vous déroulez dans ce billet, la même lucidité, alors l'équipe vaincra.

"Qu'on laisse Mediapart tranquille - tant que la loi est respectée - et qu'on concentre son attention sur les multiples transgressions d'Alexandre Benalla : ce ne serait plus du temps perdu mais de la Justice regagnée !"

Et la victoire au bout car seule la victoire est belle ! Et aujourd'hui vous sortez vainqueur Monsieur Bilger.

Roger 56

Ce n'est pas Bentruc le responsable mais nos institutions, un parjure banalisé devant le Sénat, un soutien probable du Patron, des affaires qui s'empilent et toujours rien, nada. Ah si, il faudrait casser ce thermomètre, ces journaleux qui remontent la m...

Pauvre France, notre histoire est tragique et notre société fonctionne de catastrophes en chaos. Comment se nomme un régime où le législatif est caporalisé et inaudible, les informations des médias mainstream approuvées par le Sacré Collège au point que parfois cela devient risible.

Cet excellent billet décrit une justice qui passe les plats, les forces de l'ordre cognent et même fort, il reste l'armée...
Bref, ce pays fonctionne, c'est la France et elle a pour animal fétiche le coq, va donc savoir pourquoi.

Mary Preud'homme

La chasse aux taupes est ouverte !
Normal que le trotskiste Edwy Plenel, fouineur de l'ombre et protecteur de ces mammifères aux yeux rétrécis (comme lui), se fasse du mouron pour son fonds de commerce et hurle au complot !

Au fait c'est ce même guignol qui après avoir démoli Sarkozy et fait sauter Fillon, a soutenu Hamon pour finir dans les bras de Macron qu'à présent il renie !

Quant aux procureurs X ou Y selon moi c'est kif-kif, tant qu'il n'y aura pas une réelle indépendance de la justice, assortie d'une interdiction de se syndiquer dans ce corps comme pour les militaires, on n'en sortira pas. Idem pour la police nationale.

Claude Luçon

"S'occupera-t-on vraiment un jour d'Alexandre Benalla sur le plan judiciaire au moins autant que des Gilets jaunes" (PB)

Des chiffres, des chiffres, voilà qui peut expliquer la différence de traitement entre Benalla et les Gilets Jaunes !

Benalla : Deux casseurs malmenés + deux passeports utilisés illégalement + un ou deux contrats véreux.

Gilets Jaunes : 11 morts + 1 200 policiers blessés + 1 800 GJ blessés, quelques milliards d'euros perdus + des dizaines de milliers de Français au chômage technique...

Parfois les mots ne suffisent pas, il faut des chiffres pour les compléter.

Pendant c'temps-là on trouve normal que Mediapart, le Canard enchaîné et autres se permettent d'écouter nos conversations téléphoniques et de les enregistrer ou de les acheter à des policiers ou magistrats pourris auxquels on devrait aussi s'intéresser ; mais la "liberté de la presse" empêche les magistrats honnêtes de faire leur travail, par exemple assurer le respect de notre vie privée.

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