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10 février 2019

Commentaires

Zonzon

HISTOIRE DE FOU

Bouteflika, 81 ans, candidat à un cinquième mandat présidentiel en avril 2019 !
Macron, 41 ans, n’aura que 60 ans en mai 2037 quand il commencera son cinquième mandat !
À 81 ans il sera dans son neuvième mandat !
Et la « première dame » aura 105 ans.
Le couple fera chambre à part. Encore des frais de réaménagement !

La France c’est pas l’Algérie quand maîme !

Exilé

Peut-être faudrait-il tout de même se demander, dans l'intérêt des populations, si la croissance en France du nombre de « fous » ou de « déséquilibrés » ne serait pas corrélée à la courbe des cas de consanguinité d'origine « culturelle ».

Garry Gaspary

Le christianisé est un fou car la christianisation est une aliénation.

Et il suffit de compter le nombre de fois où vous fûtes à l'ouest de toute réalité politique pour conclure que vous êtes plus à l'envers qu'à l'endroit...

Et je ne parle même pas de vos commentateurs pour qui la France est un pays socialiste ou qui prônent le libéralisme tout en étant contre une immigration qui lui est pourtant consubstantielle.

La première des folies est de persévérer dans l'errance malgré les évidences.

S Carioca

@ Robert Marchenoir
« En revanche, le professeur Jean-Louis Caccomo, qui enseignait l'économie à Perpignan, qui est un esprit d'une grande sagesse et qui n'a jamais fait de mal à une mouche, a été enfermé à l'hôpital psychiatrique contre sa volonté, illégalement, à la demande de son président d'université. (...)Vous n'avez pas beaucoup entendu parler de cette histoire dans "les médias du Système". »

J'ai lu des articles de presse sur cette affaire desquels je n'ai pas conclu grand-chose, tout étant possible. c'est comme les accusés qui clament leur innocence. Il en est qui sont innocents.

Comment savez-vous qu'il a été hospitalisé à tort contre sa volonté ?

S Carioca

"Pourtant ne pourrait-on pas soutenir que le contraire de nos rationalités classiques, acceptables, de nos équilibres rassurants ne serait pas la folie mais une rationalité délirante, avec sa propre logique erratique."

Mais justement, certaines folies (i.e. maladies psychiatiques) comportent un délire qui a sa rationalité, ou un délire à logique erratique.

Elusen

@ Claude Luçon | 10 février 2019 à 19:56
« Mais pourquoi les Gilets jaunes ne s'installent-ils..»

Quel est le rapport avec le sujet : "Suffit-il de traverser la rue pour éviter les "fous" ?"
Mis à part nous démontrer qu’effectivement nous n’avions pas besoin de traverser la rue pour vous éviter...

Claude Luçon

A propos de fous, dont ceux de foot :

Extraits du Figaro du jour :
Coût d'une équipe de 11 joueurs au PSG: 13 130 000 €/mois, (soit 157 560 000 €/an) dont :
Neymar (3,6M€) + Mbappé (1,7M) + Cavani (1,5M) + Silva (1,1M) + Di Maria (1,1M) + Buffon (750k) + Areola (700k) + Alves (700k) + Marquinhos (700k) + Kimpembe (670k) + Paredes (610k)... par mois !
auxquels il faut rajouter les autres, (au pouvoir d'achat à peine acceptable) tels que Draxler (600k) ; Verratti (600k); etc.

Soit pour 66 buts à ce jour lors de la saison 2018/19 : 2 287 000 € minimum par but.
En rajoutant les remplaçants, le staff et les frais divers on arriverait facilement à 4 millions € par but, plus même sans doute.
On comprend pourquoi ils jouent dans un stade appelé : Parc des Princes, et pourquoi ils recherchent un Ballon d'Or.

Mais pourquoi les Gilets jaunes ne s'installent-ils pas au rond-point le plus proche et ne défilent-ils pas sur le gazon du stade au lieu des Champs-Elysées ?

Paul

Il y a plus de 10 000 suicides par an en France. C'est l'autre versant de la "folie". Aucune politique publique. Les 3 500 morts sur la route génèrent par la répression près de un milliard d’€ de recettes d'amendes ! Je souhaite à nos politiques EP et EM d’être touchés par le suicide d'un proche, peut-être comprendront-ils, mais ce n'est pas certain.

Claude Luçon

**Bien sûr il suffit de traverser la rue pour s'éloigner un temps des "fous".

Problème additionnel, marcher sur un trottoir et entendre quelqu'un derrière soi parler tout seul en marchant.
Fou ou pas fou ?
Vérifier d'abord s'il parle ou pas au microphone de son téléphone portable installé sur son oreille ou dicte un texte ou une pensée au disque dur de son iPad.
Le prudence conseille de laisser passer le parleur, ou la parleuse, avant de décider s'il faut traverser la rue ou non.
Apprendre à distinguer entre fou et parleur !
Dans le cas du parleur il peut être très amusant de le, ou la, suivre en écoutant ce qu'il, ou elle, raconte qui vaut la peine de ne pas traverser la rue et parfois vous provoquer une bonne crise de rire.

Exilé

Suffit-il de traverser la rue pour éviter les « fous ?»

Tout dépend où vous habitez.
Si vous habitez Paris, Notre Drame de Paris peut même vous en caser de force dans votre quartier voire dans votre immeuble au nom de la merveilleuse « mixité ».
Bien entendu, c'est seulement quand le mal est fait que l'on découvre que dans certains cas il s'agissait de « déséquilibrés », comme le disent les médias souvent avant tout examen psychiatrique.

genau

On a toujours dit que les "fous" ne l'étaient que "dix minutes par jour". L'état de folie a toujours été un tourment pour la société. Mis de côté, pour beaucoup, sujet de résignation ou terreur domestique, dans les sommets de la dissimulation.
Dans les prétoires, on parle beaucoup de "pétage de plomb".
Tout cela tourne à la prise en compte d'un moment vécu hors de l'habitus d'un individu, étranger à l'attente commune.
Toutes les tentatives d'explication heurtent quelque part le sens commun, lors que chacun d'entre nous est susceptible de rentrer dans cette zone et aucun de nous n'a vocation à paramétrer cette situation.

Althusser a éprouvé cela, Nerval, comme Van Gogh n'étaient vraiment pas clairs et Baecherlé a montré que le suicide AUSSI était une maladie, dans le court instant où les barrières de défense de la vie se sont abaissées, ouvrant le champ des aberrations.

Ne reste en compte que la défense sociale. Jean Kanapa avait bien plaidé pour la mise en oeuvre de centres psychiatriques sur ce fondement, mais il avait des maîtres détestés. Le lendemain de sa déclaration, irresponsable, l'humoriste du Figaro avait, très raisonnablement, représenté un responsable politique de l'époque, Mongénéral ou autre, à genoux devant un crucifix et suppliant "par pitié, seigneur, kanapa tous les soirs à la télévision." Kanapa fut-il fou à cet instant ? Non, certainement, car Sartre le traitait de crétin et on sait que celui-ci avait toujours tort, ce qui tend à démontrer que la folie frappe quand elle veut, qui elle veut, embarqué ou non chez Brant, Bosch ou Dürer, compagnon et conseiller de tous les rois, mais que ce n'est pas forcément très drôle.

Denis Monod-Broca

J'aime beaucoup la définition que l'encyclopédie de Diderot et d'Alembert donne du mot folie :
"S'écarter de la raison, sans le savoir, parce qu'on est privé d'idées, c'est être imbécile ; s'écarter de la raison le sachant, mais à regret, parce qu'on est esclave d'une passion violente, c'est être faible ; mais s'en écarter avec confiance et dans la persuasion qu'on la suit, voilà ce me semble, ce qu'on appelle être fou. Tels sont du moins ces malheureux qu'on enferme, et qui peut-être ne diffèrent du reste des hommes, que parce que leurs folies sont d'une espèce moins commune, et qu'elles n'entrent pas dans l'ordre de la société."

Catherine JACOB

"Le secteur psychiatrique, on le sait, est en naufrage avec de moins en moins de médecins et de lits."

C'est ce qu'il semblerait en effet et ça ne va pas s'arranger et pas seulement dans le secteur psychiatrique mais dans tous les secteurs médicaux à 10' maximum la consultation. Surtout qu'on sait que ce ne sont pas les consultations qui coûtent le plus mais les séjours hospitaliers ou encore les remboursements de salaires des gens en arrêt maladie et enfin les abus de toutes sortes, abus de prescriptions, etc.

Tout ce qu'on va faire c'est augmenter le risque d'erreur et s'agissant des hospitalisations forcées, le principe de précaution prévalant, on va hospitaliser d'un côté et faire sortir de l'autre vu que, comme le dit la chanson:
"Ha ! Qu’est-ce qu’on est serré, au fond de cette boîte,
Chantent les sardines, chantent les sardines,
Ha ! Qu’est-ce qu’on est serré, au fond de cette boîte,
Chantent les sardines entre l’huile et les aromates."

Michel Deluré

La frontière entre le rationnel et l'irrationnel est ténue. Où finit le rationnel, où commence l'irrationnel ?

Sous l'effet de faits déclencheurs, qui nous paraissent parfois anodins, des êtres au comportement jusqu'alors parfaitement normal n'en viennent-ils pas à accomplir soudainement des actes coupables, insensés, irraisonnés, dont nous avons peine à concevoir qu'ils puissent être le fait d'individus que nous jugions sains de corps et d'esprit ? En ces circonstances, notre sidération ne s'accompagne-t-elle d'ailleurs pas de cette exclamation : « mais il est devenu fou ! ».

De cette difficulté à définir d'une part avec exactitude les frontières entre ce monde du rationnel et celui de l'irrationnel et à mesurer le degré d'affection des patients présentant des symptômes de déficience mentale et de cette perméabilité existant d'autre part entre ces deux mondes, naît entre autres la difficulté qu'il y a à prescrire une thérapie parfaitement adaptée et donc efficace et surtout à juger si une guérison est ou non définitive et si tout risque de récidive est écarté.

S'agissant simplement du dramatique cas spécifique évoqué dans le billet de Philippe Bilger, la fréquence des séjours en HP, la nature des actes préalablement accomplis par la personne impliquée, la nécessité pour celle-ci de suivre un traitement précis, ne constituaient-ils pas cependant un ensemble d'éléments suffisamment forts, devant dissuader de remettre aussi rapidement en liberté cette malade ?

boureau

"Les "fous" pas si fous !"

Le croisement d'un "fou" sur un trottoir provoque bien des interrogations sur ce que vous appelez, cher P. Bilger, "une rationalité délirante". En d'autres termes : "un autre monde".

Cet "autre monde" existe bien, mais notre société cadrée, frileuse, refuse de le penser d'une manière objective, sereine et "différente". Et en conséquence d'envisager des solutions nouvelles d'accompagnement.

Je ne m'exprimerai pas sur le cas de Madame Essia B. Nous allons sans doute voir une avalanche de dizaines de sociologues, psychologues, psychiatres, psychologues et autres experts en tous genres exprimer, pour la plupart, leurs certitudes sur ce cas et bien d'autres.

Par contre, une fois le "fou" croisé sur le trottoir, la question se pose : que fait la société pour cet "autre monde" ? Rien ou presque !

Certains hôpitaux font ce qu'ils peuvent dans un accueil court (trop court) avec une médicamentation lourde (et sans doute dangereuse : voir les connexions molécules médicales et alcools). Mais après quelques jours passés et les conseils d'usage dispensés, quel accompagnement ? Aucun quasiment ! Et le fait divers tragique peut se renouveler !

Il nous faudrait des structures semi-ouvertes spécifiques à cette "rationalité délirante" qui considérerait les "fous" comme des réels humains mais vivant dans un monde différent. Monde qui pourrait être approché dans ces nouvelles structures présentant une autre philosophie de vie pour eux que l'enfermement-prison.

Ces structures nouvelles dans l'esprit pourraient facilement voir le jour d'abord en aménageant celles qui existent et ensuite en utilisant les milliers d'hectares bâtis ou non, inoccupés et disponibles que l'Etat possède. Manquent hélas, dans ce cas comme dans beaucoup d'autres, l'action politique et les décisions.

Deux autres bombes éclateront dans peu de temps à la tête de nos politiques (et des Français) : la dépendance des seniors et la monoparentalité féminine.

Qui prévoit quoi sur ces deux sujets qui concernent la majorité des Français ? Personne ! Par contre : des mots, toujours des mots, des débats, des Graaands débats à foison, on cause, on cause, on fait des discours super-intello, mais l'action, les décisions sur ces deux sujets brûlants ? Rien !

Nous continuerons longtemps à croiser des "fous" en détournant les yeux. C'est tout ce que nous savons faire en ce début de siècle : détourner les yeux de tous les problèmes. Mais il arrive un moment où les "problèmes" se vengent : voir les Gilets jaunes !

Cordialement.

Marie

Les fous, globalement depuis un lacanisme mal digéré, n'existent plus...

Ils ne sont que passagèrement dérangés, pour le reste, ils ont droit à mener la vie de tout le monde et il serait inhumain de les hospitaliser dans des asiles qui les tiendraient hors de la vie en société...

Cela tombait bien : les hôpitaux psychiatriques coûtaient un "pognon de dingue" et fonctionnaient avec un personnel syndiqué à la CGT, arc-bouté sur ses droits acquis...

Les hôpitaux psychiatriques formaient en outre une réserve foncière convoitée par les promoteurs désireux d'aider les communes à sortir d'une réputation peu envieuse de servir d'abri aux fous.

Lesdits fous sont maintenant "libres" d'habiter dans un "chez eux" qui leur évite le pire : chez leurs parents (qu'y a-t-il de plus aliénant que de vivre chez les autres ?).

Nous en avons tous pour voisins, calfeutrés derrière des volets baissés, pris pour des dérangés à éviter... et chassés dès qu'ils se font remarquer dans les commerces du coin...

Certes, les médecins leur prescrivent des thérapeutiques adaptées... mais ils restent "libres" de les absorber...

Ah ! la liberté individuelle !

Patrice Charoulet

Robert Marchenoir a eu la gentillesse de nous signaler ce qui est arrivé à un maître de conférences, Jean-Louis Caccomo, que je ne connaissais pas. J'ai passé quatre heures ce dimanche matin à lire tout ce qui concernait cet universitaire, grâce aux liens qu'avait fournis RM. Dans cet ensemble, son long témoignage oral (terrifiant et pathétique) du 22 octobre 2018 est à écouter en priorité, me semble-t-il :

https://www.youtube.com/watch?v=APQm67U03Pk

Xavier NEBOUT

Incise:

On aurait été mieux inspirés de rappeler notre ambassadeur du Japon pour protester contre le sort fait à Carlos Ghosn, plutôt que celui d'Italie, tant tout le monde sait bien que n'était pas CG qui s'occupait de sa propre comptabilité.
Si évidemment Macron n'avait pas tout intérêt à ce qu'il reste en prison pour ne pas parler de son intervention dans la gestion Renault en 2015...

Xavier NEBOUT

@ Robert Marchenoir

Merci pour cette révélation concernant Jean-Louis Caccomo. J'invite les petits camarades à à suivre le lien.
Ceci dit, un président d'université est en très forte probabilité franc-maçon, et le directeur d'un hôpital psychiatrique aussi.
Tant qu'une société secrète noyautera la fonction publique, nous serons fondés à soutenir les théories du complot.

Xavier NEBOUT

La folie a bon dos pour les faibles d'esprit au sens propre d'intention sur soi.
Ce sont les miséreux sur le plan matériel ou sentimental qui se donnent une personnalité en se traînant, se voûtant, buvant, boitant ou en jouant les fous de diverses manières et souvent en agressant, pour rendre l'autre ou la société coupable de leur déchéance.

Une solution serait le redressement à méthode forte à l'américaine faute de prééminence religieuse à charité musclée.

Dans notre monde socialiste de l'irresponsabilité individuelle, on ignore la faiblesse d'esprit. On ne connaît que la maladie mentale qui excuse de tout, si bien que celui qui joue les fous se trouve légitimé dans sa misérable imposture.

Achille

« Suffit-il de traverser la rue pour éviter les "fous" ? »

Traverser la rue peut aussi conduire à vous faire écraser par un chauffard qui présente un des symptômes de la folie dès qu’il a un volant entre les mains.
Le problème de la folie est que, dans la grande majorité des cas, elle est indiscernable. Elle apparaît à l’occasion d’un événement fortuit, une contrariété, une dispute, l’accumulation d’un stress, etc.
Sauf cas pathologique profond, la folie n’est pas un état définitif et donc il est difficilement imaginable d’enfermer dans un asile une personne qui présente toutes les apparences d’une personne « normale ».

A noter aussi qu’un fou n’agit pas toujours en état d’aliénation mentale. Il peut aussi commettre un acte en état de parfaite conscience. Il appartient aux experts psychiatres de le déterminer et dans ce cas la justice doit s’appliquer dans toute sa rigueur.

Robert Marchenoir

Voilà l'un des rares domaines où il faudrait augmenter la dépense publique : la psychiatrie lourde, et la psychiatrie, mettons, de protection. Les fous dangereux devraient être protégés contre eux-mêmes, et, bien sûr, la société devrait être protégée contre eux.

Mais on ne peut pas, à la fois, rembourser les cures thermales et l'homéopathie, recruter des millions de fonctionnaires inutiles, fermer les yeux lorsqu'ils prennent un mois de congés-maladie frauduleux par an, et avoir de quoi héberger, soigner et empêcher de nuire des malades mentaux de ce type.

Avec l'explosion des dépenses publiques, est venue l'idéologie gauchiste selon laquelle il était immoral d'enfermer les fous. L'hôpital psychiatrique n'était qu'un avatar de l'oppression du Capital, et les fous seraient tellement mieux parmi nous, n'est-ce pas ?

D'ailleurs, qui est le plus fou ? Celui que le Système désigne sous le nom de malade mental, ou le brave petit-bourgeois qui se rend sagement au travail avant de sagement rentrer chez lui regarder sa télé ?

Vous aurez reconnu la petite musique gauchiste qui a fourni le fond de sauce de cette idéologie criminelle depuis les années soixante, aux Etats-Unis comme en Europe. Un gros demi-siècle après, une femme qui a subi 13 internements psychiatriques contraints, à la demande de sa famille, qui a, tout récemment encore, mis le feu délibérément à une boutique près de chez elle, qui a été libérée par le système judiciaire après ces faits, précisément parce qu'elle avait été jugée folle et donc non condamnable, eh bien cette femme a fini par arriver à ses fins, à tuer dix personnes, à en blesser une centaine et à quasiment détruire un immeuble de huit étages.

En revanche, le professeur Jean-Louis Caccomo, qui enseignait l'économie à Perpignan, qui est un esprit d'une grande sagesse et qui n'a jamais fait de mal à une mouche, a été enfermé à l'hôpital psychiatrique contre sa volonté, illégalement, à la demande de son président d'université. Seul un combat judiciaire acharné lui a permis d'échapper à ses geôliers, d'échapper aux électrochocs et d'échapper au réenfermement contraint et par surprise.

Il y a évidemment un petit problème : il enseigne l'économie, mais il est libéral. Et il a commis le crime de vouloir se présenter à l'agrégation, alors que l'enseignement de l'économie, en France, est la chasse gardée des étatistes.

J'ignore s'il continue à enseigner. Je suppose que sa carrière a été brisée pour toujours.

Vous n'avez pas beaucoup entendu parler de cette histoire dans "les médias du Système". Lesquels, comme chacun sait, et à l'instar de l'immonde BFM TV, sont les fourriers de "l'ultra-libéralisme". Qui a dit que la France était une URSS qui avait "réussi" ?

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

J'ai lu avec attention vos réflexions sur les fous.
Les asiles débordent, les prisons sont pleines de fous, certains blogs les acceptent.
L'alcool n'améliore pas leur état. La dame incendiaire était ivre. Un voisin, pompier de son état, avait eu le toupet de venir lui demander de baisser le son de sa musique, ne pouvant pas dormir.
On a le vin gai, le vin triste, le vin violent, le vin amoureux ou... le vin incendiaire.

vamonos

Les médecins spécialisés s'occupent de ceux que la société nomme les fous. Ils les écoutent, leurs fournissent des médicaments et leurs prodiguent des conseils, pas trop cependant car la tendance est de laisser du temps au temps. Et puis, les malades repartent chez eux, parfois leur domicile est la rue, la ville immense.

Mais les malades mentaux ont tendance à ne pas écouter ce qu'on leur dit et même à faire le contraire de ce qui est recommandé. Sur toutes les boîtes de médicaments, il est bien précisé que l'absorption d'alcool est contre-indiquée pendant la durée du traitement. Les effets secondaires sont désastreux pour le malade et pour son entourage.
Les molécules des médicaments passent dans l'organisme. Quand le patient cesse le traitement, il faut plusieurs jours pour éliminer complètement les composants étrangers à l'organisme. La prise d'alcool ou de drogue pour fêter la fin du traitement est une très mauvaise idée. les effets conjugués des différentes molécules mettent le sujet dans un état psychique assimilable à de la démence aggravée.

La négligence du malade est caractérisée, le législateur a prévu des lois qui découlent d'un adage. Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude.
Nemo auditur propriam suam turpitudinem allegans

Alors oui, Mme Essia B. doit répondre de ses actes, même si au moment des faits elle était dans un état mental incompatible avec le maniement d'allumettes et de produits combustibles.

Elusen

28 Minutes sur Arte, deux docteurs en médecine, certificat de psychiatrie, dont l’un est un expert auprès des tribunaux. Ils expliquent le problème très clairement et limpidement.

https://www.youtube.com/watch?v=E8vF2XACovQ

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