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21 mars 2019

Commentaires

Achille

Je rejoins notre Savonarole, dont je salue le retour.
Ils ont l’air bien juvéniles ces soldats Sentinelle qui patrouillent par groupes de trois dans les aéroports, les gares et devant les monuments emblématiques de la capitale.

Ce qui impressionne le plus c’est bien sûr leurs FM. Encore que je me suis laissé dire qu’ils n’étaient même pas chargés. Un moindre mal finalement au cas où un des émeutiers viendrait à s’emparer de l’arme d’un de ces bons soldats. Car sinon je ne vous dis pas le carnage !

Denis Monod-Broca

Clausewitz compare la guerre à un duel et il voit à l’œuvre, dans les deux cas, ce qu’il appelle une « montée aux extrêmes ». C’est bien ce qui se passe en France depuis quatre mois, un duel entre les Gilets jaunes et l’Exécutif, une montée aux extrêmes que rien ne semble pouvoir arrêter. Samedi dernier les incendies se sont multipliés, il est question désormais de faire intervenir l’armée...

Le plus sage des deux duellistes en pareil cas est celui qui cède, qui renonce, qui s’extrait de la réciprocité violente.
Il est difficile d’attendre cette sagesse d’une foule. Il est légitime de l’attendre du Pouvoir. Il a à sa disposition pour ce faire plusieurs moyens : démission, dissolution, referendum, par exemple. Qu’attend-il ?
Qu’attend-il pour faire œuvre de sagesse ?

breizmabro

@ Curmudgeon | 21 mars 2019 à 17:57
...ils vont même pouvoir procéder à des arrestations"

J'espère qu'ils ont été entraînés cette semaine à courir le 100 mètres en 10 secondes avec leur harnachement parce que le 100 mètres en 10 secondes c'est la spécialité des hommes en noir.

Ceci dit il peut y avoir rattrapage car ceux qui porteront du jaune courront moins vite.

Achille

Puisqu’on parle de QI de bulot, je constate que depuis quatre mois les QI de moins de 70 sont plutôt de race blanche, la mine bien franchouillarde, mais 200 mots de vocabulaire maxi.
Ils sont faciles à reconnaître ils portent tous un gilet jaune et leurs porte-parole rivalisent en âneries devant micros et caméras.

Une exception toutefois, Priscillia Ludosky qui est noire. Toute règle a ses exceptions...

Achille

@ Claude Luçon | 21 mars 2019 à 23:41
« Qui prétend que le Sénat est inutile ?
La Patrie est en danger ! Benalla la menace !
Nos sénateurs veillent ! Dormons en paix jusqu'à samedi ! »

Je vous rejoins sur ce point. Le Sénat s’est soudain découvert une utilité qu'il prétend salutaire, celle qui consiste de tout mettre en œuvre pour débarquer le président en exercice. Il est vrai que celui-ci a donné une belle déculottée à tous ces partis qui ont vécu sur le dos de la bête pendant ces quarante dernières années. C'est vexant !

Philippe Bas est parfait dans le rôle du Fouquier-Tinville de service. Avec lui les têtes vont tomber, enfin il voudrait bien. Aidé en cela par les sbires de Mediapart, toujours prêts à nous sortir des poubelles des ministères, des révélations compromettantes obtenues par des méthodes dignes de la STASI.

Cela fait bientôt un an que ces vieux politicards nous prennent le bourrichon avec l’affaire Benalla. Pauvre bougre un peu mégalo qui s’est pris l’espace de quelque mois pour James Bond et à qui il est reproché, encore aujourd’hui, d’avoir filé une torgnole à un petit c*n qui n’était même pas Français et s’était déjà distingué dans des manifestations en Grèce et en Allemagne.

Alors que la démocratie est menacée par des mouvements extrémistes et que la France a plus que jamais besoin de solidarité nationale, les partis s’entredéchirent pour avoir la meilleure place aux prochaines élections.
Bon appétit messieurs !

Exilé

@ Claude Luçon
« ...près de 18 milliards d'euros de dégâts, 58 000 personnes au chômage, 0,2 % du PNB perdu... »

Ca, c'est la version gouvernementale débitée par des gens qui prétendent lutter contre les fake news mais qui sont les premiers à nous arroser à la louche de propagande stalinienne bien gluante.

L'Insee a tempéré cette appréciation sommaire :

https://www.insee.fr/fr/information/3897902

https://www.insee.fr/fr/information/3897841

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@ Jean le Cauchois
« Peut-être quelques Gilets jaunes très motivés contre notre République. »

Sauf que c'est votre République qui a montré l'exemple de la violence et du crime et pis encore qui en fait l'apologie, y compris en y conditionnant l'esprit de jeunes enfants.
Combattre le crime est-il un crime ?

Beau sujet de dissertation...

Paul

Nous y voilà. L'appel à l'armée suscite de très lourdes interrogations sur ce qui pourrait se passer depuis le tir létal jusqu'à la crosse en l'air. Le pouvoir fait ce qu'il sait le mieux faire: de la communication ! A destination de tous les habitants excédés des blocages et des violences. Après l'appel à l'armée on ne voit pas bien ce qu'il pourrait y avoir, mais c'est l'histoire suivante. Les élections sont proches, un ou plusieurs morts c'est le succès assuré pour LREM.

Noblejoué

@ Robert Marchenoir

Une couleur n'est pas une philosophie ou un signe qu'on soit ennemi de tel ou tel. Des Noirs, il y en a eu, a et aura en tout genre.
Pour nous lever de bon matin avec une histoire de soleil levant :

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/06/24/la-legende-retrouvee-de-yasuke-le-premier-samourai-noir-du-japon_5320526_3212.html

S Carioca

"Il y a quelques dizaines d'heures, un Noir musulman naturalisé italien a failli réussir à faire brûler vifs des dizaines d'enfants blancs dont il avait la garde, à l'intérieur du bus scolaire dont il était le chauffeur. Sous prétexte que c'est la "faute" du gouvernement italien si des délinquants noirs, au QI moyen de 70, se noient dans la Méditerranée, avec leurs enfants à eux, en essayant de pénétrer illégalement en Italie."

Tous les enfants étaient-ils "blancs" ? Qu'est-ce que "blanc" ? Parce que dans les "blancs" il y a les peuples d'Afrique du Nord entre autres. Enfin une grande partie, qui ressemblent parfois aux Turcs, Grecs, Ibériques et autres Méditerranéens du Nord, voire, Dieu nous garde, aux Israéliens de toutes confessions !
Qu'est-ce qu'on en a à faire de la blanchitude des enfants qui ont failli être brûlés ?

On ne dit pas "la faute DU gouvernement italien" mais "la faute AU gouvernement italien". Vous n'écoutez pas la radio ni ne regardez la télévision ? La faute "AU" vous dis-je !

Ceux qui se noient sont des délinquants ? Vous voulez dire que quitter leur pays d'origine est un délit ?

Un QI de 70 ? Il faudrait le mesurer pour le savoir, des surprises sont possibles. La nécessité fait parfois prendre aux gens des décisions que la réflexion réprouve.

Dommage que ce passage ternisse votre billet par ailleurs épatant.

Mais dans une famille comportant des métis qui élèvent probablement le niveau moyen du pays, on a des idées saugrenues.

S Carioca

Les militaires sont entraînés à tirer. Donc tuer. Dans l'intérêt de leur pays (ce n'est pas que la défense de celui-ci, on le voit souvent).

Attaqués par des agressifs, il leur sera difficile de tirer,
ils devront s'enfuir s'il le peuvent : mauvais pour le moral de l'armée, du pays
- ou ils se feront piquer leurs fusil d'assaut : supercool de savoir ça aux mains de dangereux crétins agressifs.
- ou ils tireront.

Mauvaise idée.

Ce n'est pas que l'idée de tirer à balles réelles ou de caoutchouc dangereuses sur des tueurs en puissance en flagrant délit de mettre le feu à des immeubles habités ou des voitures non vides ou cognant sévèrement sur les flics me défrise: c'est de la légitime défense de soi ou d'autrui. Comme disait quelqu'un "nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude".

Mais on n'est pas obligé de chercher les problèmes.

Mary Preud'homme

@ duvent | 21 mars 2019 à 23:13

J'ai relevé le même paragraphe que vous où ce bon Marchenoir nous parle d'un Noir musulman, alors que le gars serait un Italien naturalisé d'origine sénégalaise quelque peu dérangé. Mais bon, pour Marchenoir qui ne fait pas dans le détail question préjugés, Noir musulman ça vous classe immédiatement un bonhomme côté terroriste au QI de bulot ! Ce qui serait d'ailleurs le cas (selon Marchenoir) de l'ensemble des Noirs de la planète, forcément apatrides parce qu'Africains - d'où qu'ils soient et viennent - et dotés d'un QI de moins 70. Noir c'est noir il n'y a plus d'espoir ! Un point c'est tout !

Ce que l'histoire relatée par ce brave Marchenoir (vrai libéral et non raciste comme il l'affirme par ailleurs haut et fort urbi et orbi, en dépit de son patronyme connoté) ne dit pas, c'est la couleur de peau et l'origine ethnique du policier qui est intervenu pour sauver les gosses, ainsi que celles des bambins.
Imaginez qu'ils ne soient pas tous bien blancs, ce que mon petit doigt m'a dit ! La cata... Et la démonstration de notre Gobineau aux petits pieds de s'écrouler lamentablement !

Claude Luçon

EST-CE VRAI ?
OU EST-CE UNE "FAKE NEWS" DES RESEAUX SOCIAUX ?

Des voyous ont saccagé, entre autres, les Champs-Elysées, le gouvernement projette d'utiliser l'armée pour protéger le pays, 12 citoyens sont morts et des milliers d'autres citoyens et de policiers ont été blessés, près de 18 milliards d'euros de dégâts, 58 000 personnes au chômage, 0,2 % du PNB perdu, tout cela conséquence des samedi des Gilets jaunes, et tout ce que nos sénateurs trouvent à faire est de ressortir l'affaire Benalla laquelle, qu'on sache, est dans les mains de magistrats ?

Qui prétend que le Sénat est inutile ?
La Patrie est en danger ! Benalla la menace !
Nos sénateurs veillent ! Dormons en paix jusqu'à samedi !

duvent

@ Robert Marchenoir | 21 mars 2019 à 21:49
« Il y a quelques dizaines d'heures, un Noir musulman naturalisé italien a failli réussir à faire brûler vifs des dizaines d'enfants blancs dont il avait la garde, à l'intérieur du bus scolaire dont il était le chauffeur. Sous prétexte que c'est la "faute" du gouvernement italien si des délinquants noirs, au QI moyen de 70, se noient dans la Méditerranée, avec leurs enfants à eux, en essayant de pénétrer illégalement en Italie, »

Puisque vous décortiquez très bien les informations en général et les faits divers en particulier, auriez-vous l'amabilité de nous faire un tableau dans le genre de celui de Mendeleïev, pour que l'on puisse classer rapidement les chiens écrasés sur lesquels nous allons appuyer l'avenir ?

Figurez-vous, mon bon monsieur, que je ne sais pas bien distinguer le danger, et encore moins positionner sur l'échelle de la terreur l'ensemble des abominations que l'actualité déverse chaque jour, comme vous...

Sub exemplis : il me semble, mais je me trompe évidemment, car vous-même lumière du siècle qui nous occupe, affirmez une chose contraire à ma conclusion, ainsi, je mets au plus haut de l'horreur ce qui s'est produit et juste derrière l'horreur qui a failli se produire...

J'attends avec impatience votre production copiée-collée, car ma vie va changer, je vais vivre sous l'emprise d'un « influenceur aliéné » !! Il paraît que l'on peut voir par le petit bout de votre lorgnette monts et merveilles, et le pays de Cocagne !

duvent

@ Savonarole | 21 mars 2019 à 22:23
"L'Estrémadure c'est prenant, un monde à part.
Saviez-vous que certaines scènes de Lawrence d'Arabie y ont été tournées ? C'est dire la splendeur des lieux.
On s'est peut être croisés, j'étais au monastère de Yuste, près de Caceres."

On s'est croisé !

Claude Luçon

@ Savonarole | 21 mars 2019 à 15:32
"Quand je prends mon vol pour Barcelone à Orly-Ouest..."

Pas possible !
Vous venez encore en France ?

"...des godelureaux de vingt ans, mal fringués, mal payés, on ne les imagine pas mourir pour la Patrie, où étaient-ils lorsque deux rappeurs se sont castagnés à Orly... ?"

Vous savez ce qu'est une Patrie ?
Chez vous, là-bas, dans votre ex-colonie maure, on meurt lors de la course aux taureaux d'une corne dans l'arrière-train, faute de Patrie ?
Les godelureaux applaudissaient pour ce spectacle gratuit, ils pensaient assister à un flashmob.
Mais dans votre coin perdu du monde, parmi une des dernières tribus primitives inconnues que vient de découvrir Manuel Valls, vous ne savez sans doute pas ce qu'est un flashmob.

Savonarole

@ duvent | 21 mars 2019 à 20:06

L'Estrémadure c'est prenant, un monde à part.
Saviez-vous que certaines scènes de Lawrence d'Arabie y ont été tournées ? C'est dire la splendeur des lieux.
On s'est peut être croisés, j'étais au monastère de Yuste, près de Caceres.

Jean le Cauchois

Cher PB,

"Des militaires à tout faire : une faute" pour le titre et "Si le pire advient, un crime" pour conclure. Vous êtes à côté du sujet, par manque d'information et d'analyse, comme bon nombre de vos nouveaux confrères sévissant sur les médias. Les militaires ne sont pas "à tout faire" mais affectés à une présence statique dissuasive devant un certain nombre d'édifices emblématiques de la République. Et si le pire arrive - un Black Bloc attaquant tué par un défenseur de la République - où sera le crime ? Il n'y aura crime que si un défenseur est tué par un Black Bloc. L'immixtion des Black Blocs multinationaux dans ce conflit mené à l'origine par des citoyens français vous échapperait-elle ? Ce ne sont pas les casseurs / pillards qui vont s'en prendre aux soldats de garde devant un bâtiment. Peut-être quelques Gilets jaunes très motivés contre notre République. A eux de risquer leur peau, ce sera très révélateur de l'évolution de ce mouvement, et vous pourrez le commenter dans les médias.

Robert

Deux alinéas de ce billet ont, Monsieur Bilger, retenu mon attention.

Le premier : "Ces militaires sont heureusement voués à nous protéger des actes terroristes et ils ont démontré à plusieurs reprises leur efficacité. Les détourner de leur mission consacrée au terrorisme pour en faire des gardiens d'immeubles et de commerces est non seulement absurde mais sera probablement inefficace, en tout cas dangereux."

Je voudrais rappeler que l'expression "militaires" me semble impropre dans la mesure où la gendarmerie nationale a conservé son statut militaire. Les gendarmes sont donc, bien qu’administrés par le ministère de l'Intérieur, des militaires au même titre que leurs homologues du ministère des armées. Les uns sont membres des forces de l'ordre, les autres membres des armées, les "forces armées" incluant les armées, les services de la Défense et la gendarmerie.

Quant aux gardes statiques, il est me semble-t-il hors de question que les militaires des armées soient appelés à jouer les vigiles devant des commerces ou autres domiciles privés. Je pense que le chef d'état-major des armées s'y opposerait vigoureusement car cela n'entre nullement dans les missions des armées. Seule la garde des édifices publics peut leur être confiée, étant rappelé que la Garde républicaine de Paris assure elle-même la garde des principaux palais de la République (Élysée, Matignon, Assemblée nationale et Sénat).

Le second alinéa qui appelle des observations de ma part est le suivant : "J'avais formulé, en émettant mon approbation initiale, l'espérance que face à des militaires, il y aurait comme une retenue, une prise de conscience, une peur de la part des casseurs et des Gilets jaunes de plus en plus vindicatifs à proportion de leur impatience politique et sociale. Mais je n'y crois pas vraiment. Ce serait trop beau."

Je pense qu'il y avait là, dans votre appréciation initiale, une erreur de perspective.
En effet, les Antifas, anarchistes et autres Black Blocs sont des gens qui connaissent mieux que beaucoup le fonctionnement des services de l’État pour s'y attaquer sans y avoir mûrement réfléchi. Ils s'attaquent en particulier et prioritairement aux symboles : d'où la mise à sac de l'Arc de Triomphe, réussie en décembre, mais manquée le 16 mars grâce à l'action des gendarmes mobiles. En effet, ils ont tenté de s'y introduire à nouveau en tentant de forcer la grille de l'accès souterrain. Un "succès" dans leur entreprise n'aurait pas manqué de ridiculiser le pouvoir...

Donc une attaque en force des militaires gardant des édifices publics en les obligeant soit à les laisser s'attaquer à leurs entrées, soit à les défendre par les armes ne manquerait pas de créer l'irréparable, ce qui reste leur objectif politique majeur.

Un commentateur a évoqué la Légion étrangère. Il me semble que la tradition républicaine a toujours été de ne pas engager ces unités sur le territoire métropolitain et il me semblerait particulièrement imprudent de lui confier la garde d'édifices publics. Mais le "nouveau monde" de monsieur Macron fait table rase des traditions, alors que celles-ci font partie de la culture militaire ! Le conflit serait dès lors inévitable avec le gouvernement, les armées françaises actuelles n'étant aucunement "putschistes" et étant soucieuses du respect du Droit dans toutes leurs actions, tant sur le territoire national que sur les théâtres d'opérations extérieures. La lecture du site du colonel Goya est fort instructive sur ce point.

Enfin, Michel Deluré | 21 mars 2019 à 16:54 a écrit : "Parce que le pouvoir en place a laissé faire pendant plus de quatre mois avec les conséquences que l'on sait, il se voit acculé aujourd'hui à prendre dans l'urgence des mesures qui ne paraissent malheureusement pas les plus judicieuses et qui peuvent être de nature à générer plus de risques qu'elles n'en éviteront."

La peur de nos dirigeants politiques ne date pas de ces quatre derniers mois : le gouvernement actuel se limite à poursuivre les mêmes errances que ses prédécesseurs.
Sans remonter à Mathusalem, il suffit de se rappeler :
- Sivens : occupation d'une petite ferme pendant des mois, si ce n'est des années, par des zadistes sans que plainte soit déposée jusqu'au jour où le gouvernement a voulu agir. Je pense que tout un chacun a le souvenir du jet de cocktails Molotov qui a fait d'un CRS une torche vivante. L'usage de ce type d'arme (ou des bouteilles d'acide ou encore de boules de pétanque explosives ou d'engins artisanaux remplis de fragments de ferraille) par nos "gentils gauchistes" contre les forces de l'ordre est de l'ordre du normal. En revanche, la riposte à la grenade offensive par les forces de l'ordre est un excès de violence policière tel que, par le fait de la mort accidentelle d'un des manifestants, le gouvernement a décidé d'en interdire l'usage dans le maintien de l'ordre. Cherchons la logique ;
- Notre-Dame-des-Landes : faut-il rappeler la manière dont se sont déroulées les opérations de dégagement après que l'actuel gouvernement s'est assis sur le référendum local qui approuvait le projet et lui a préféré l'extension de l'aéroport existant...

Un dernier point : le problème est de savoir si les gouvernements successifs ont renoncé par pusillanimité ou s'il s'agit d'une politique délibérément choisie de pourrissement des situations. Mais je n'ai pas la réponse à cette question.

Robert Marchenoir

"Et tout nous montre que l'ère de la folie n'est pas derrière mais encore devant nous." - Philippe Bilger

C'est le mot qui convient. Le mouvement des Gilets jaunes est une manifestation aiguë de maladie mentale collective. C'est une crise de délire qui, au lieu de se dérouler derrière les murs d'un hôpital psychiatrique, se produit en groupe et dans la rue.

Au Moyen Âge, on avait le carnaval pour ça, mais c'était un rituel organisé et maîtrisé. Et ça ne durait qu'un jour.

J'en veux pour preuve la prestation de cette, euh... dame. Dans un pays normal, ces choses se passent en privé, ou à l'hôpital. Là, on invite le patient à la télévision.

Je rappelle en quoi consiste cette maladie mentale : réclamer le socialisme, se révolter contre ses effets, puis réclamer encore plus de socialisme.

Comme ça fait 70 ans que ça dure, les crises sont évidemment de plus en plus spectaculaires. Imaginez un type placé devant un mur, depuis 70 ans, qui répète : "y a pas d'mur, le mur existe pas". Et qui se cogne la tête contre le mur, pour bien prouver qu'il n'existe pas. Au bout de 70 ans, imaginez l'état du type, et multipliez par 67 millions (plus ou moins). Ce sont les Gilets jaunes.

Concernant la décision d'utiliser l'armée pour garder les bâtiments publics, la question me semble simple : qui est l'adversaire ? contre qui veut-on les protéger ?

S'il s'agit de les protéger contre des terroristes musulmans, alors l'armée est dans son rôle. Ils sont là pour tuer, les soldats aussi. Ça ne peut que bien se passer, si j'ose dire.

S'il s'agit de les protéger contre des émeutiers dits Gilets jaunes ou Black Blocs, alors autant essayer d'enfoncer une vis avec un marteau. Il est clair que les Gilets jaunes n'ont aucune limite. Ce sont des bébés hurleurs qui poussent sans cesse plus loin la provocation. Croire que la vue d'un type en fusil et béret les calmera, c'est se bercer d'illusions. (Message du béret : t'as vu ? j'ai pas de casque, j'en n'ai pas besoin. Si tu m'énerves, t'es mort.)

J'ai donné le lien d'une interview de deux anciens policiers. Ils ne sont pas idéalement qualifiés pour donner leur avis sur la répression des Gilets jaunes : ils sont à la retraite, et ils n'ont jamais exercé dans le maintien de l'ordre.

Mais enfin, ils ont travaillé à un haut niveau lorsqu'ils étaient actifs, à des postes d'élite, où ils bénéficiaient des meilleures informations. Les simples citoyens que nous sommes doivent bien se contenter de ce qu'ils ont sous la main.

Leur message se résume simplement :

1. Le maintien de l'ordre, c'est un métier. Ce n'est pas la même chose que le travail de police ordinaire (et a fortiori, que le travail de l'armée).

2. Il y a un siècle (mettons), le maintien de l'ordre était assuré par l'armée. Celle-ci faisait ce pour quoi elle est formée, résultat : des morts par dizaines. Raison pour laquelle des corps spécialisés de maintien de l'ordre ont été créés.

3. En sus des réalités opérationnelles, le message politique transmis par l'emploi de l'armée contre des manifestants est : ce sont des ennemis, et non des citoyens momentanément considérés comme de simples adversaires. Est-ce vraiment le message le plus approprié aujourd'hui ?

4. Le maintien de l'ordre, c'est difficile. Affirmation qui peut passer pour un propos de comptoir, mais qui renferme une vérité essentielle : ceux qui croient que yaka interpeller préventivement les Black Blocs, voire les "dissoudre" (comme s'ils avaient une adresse, des statuts et un secrétaire général !) sont des flics en pantoufles. De même que ceux qui s'imaginent qu'on peut avoir zéro dégât, zéro blessé, zéro mort, et simultanément le "drouâ" à manifester, prétendument "garanti par la Constitution".

5. Outre le point précédent, la raison des dégâts constatés samedi dernier réside dans la hantise de tous les gouvernements, depuis des années, d'avoir un nouveau Malik Oussekine (et non dans une fantasmatique volonté du pouvoir macronien de "discréditer" les Gilets jaunes) ; et elle réside dans une mauvaise structure de la bureaucratie policière française, où deux directions rivales se font la guerre (par conséquent, les ordres tardent à arriver).

Le recours à l'armée semble être motivé par un désir de libérer des effectifs policiers, mais, outre les réserves formulées plus haut, la raison principale des dysfonctionnements observés n'est pas une question d'effectifs : c'est le point 5 ci-dessus.

Plus généralement, les citoyens français doivent prendre leurs responsabilités : acceptent-ils qu'il y ait des morts dans des manifestations qui dégénèrent, oui ou non ? L'observation de l'opinion publique montre que les Français réclament en général une chose et son contraire. C'est le cas ici.

L'un des deux policiers interviewés a fait remarquer qu'en d'autres temps, ou dans d'autres pays, la scène hallucinante à laquelle nous avons assisté samedi, où des émeutiers s'attaquaient à un véhicule de gendarmes en tentant d'en ouvrir les portes, se serait soldée par une trentaine de morts : les gendarmes auraient tiré en légitime défense.

Donc la question est simple : auriez-vous accepté ces trente morts samedi dernier ? Il n'y a que deux réponses possibles : oui ou non. "En même temps" n'est pas admis.

Dernière remarque : outre que les Gilets jaunes qui s'obstinent à manifester portent la responsabilité directe de toutes les exactions commises à cette occasion, ils contraignent les forces de police à être moins disponibles contre l'ennemi islamiste.

Il y a quelques dizaines d'heures, un Noir musulman naturalisé italien a failli réussir à faire brûler vifs des dizaines d'enfants blancs dont il avait la garde, à l'intérieur du bus scolaire dont il était le chauffeur. Sous prétexte que c'est la "faute" du gouvernement italien si des délinquants noirs, au QI moyen de 70, se noient dans la Méditerranée, avec leurs enfants à eux, en essayant de pénétrer illégalement en Italie.

Il n'y a aucune raison que des événements similaires ne se produisent pas en France, et qu'ils ne "réussissent" pas.

Au passage, si la réalité du Grand remplacement et de la guerre ethnique ne vous saute pas à la figure, face à un crime pareil...

Les Gilets jaunes, qui n'ont que "l'intérêt général" et la "démocratie" à la bouche, vont devoir décider si ce danger est plus grand que le fait, pour eux, de "ne pas avoir accès aux meilleurs spécialistes dans les hôpitaux, car il faut connaître du monde pour obtenir un rendez-vous avec eux, et c'est réservé à l'oligarchie".

Ainsi que le révèle un récent sondage sur les Gilets jaunes. Ce qui confirme ce que j'ai toujours dit ici : les Gilets jaunes, c'est une révolution de riches. Ce sont des gros bébés gâtés qui, non contents de vivre dans le seul pays du monde où une consultation chez le médecin coûte moins cher qu'une visite chez le coiffeur, non contents de s'en voir remboursés, non contents de refuser même d'en avancer le montant, non contents de se servir de cet esclave crypto-fonctionnaire pour exiger, et obtenir, des congés payés illégaux, non contents d'exiger un hôpital en bas de chez eux, trouvent en plus anormal de ne pas avoir "drouâ" aux meilleurs spécialistes dans les meilleurs hôpitaux (et cela pour pas un rond, naturellement).

Oubliant ainsi que dans tous les pays du monde (je veux dire ceux où il existe de bons hôpitaux et des spécialistes de pointe), le médecin d'élite, il est évidemment beaucoup plus cher que le médecin de base.

Donc soit tu le payes de ta poche, abruti, soit tu payes de ta poche une assurance-maladie de luxe qui va te rembourser le spécialiste de niveau mondial.

Ou alors, tu exiges le "drouâ" d'avoir tout sans rien payer, parce que c'est la "justice sociale", et fiscale, et territoriale, et environnementale et chépaquoi d'autre, et alors a) ne te plains pas que les taxes du diesel explosent pour ta Renault 21 pourrie, b) évidemment que si t'es pas conseiller d'État ou PDG du CAC 40, t'auras pas accès au spécialiste de renommée mondiale dans l'hôpital parisien qui va bien : t'as réclamé le socialisme, t'as eu le socialisme, et dans le socialisme, l'allocation des ressources, elle se fait par la pénurie, donc la file d'attente.

Et dans le socialisme, évidemment que la classe dirigeante elle a ses passe-droits et elle court-circuite les files d'attente. Comment crois-tu que Fidel Castro, ou Vladimir Poutine, ont accédé au rang des hommes parmi les plus riches du monde ? Tu crois sérieusement que les dirigeants politiques cubains ou russes se font soigner dans les mêmes hôpitaux que leur peuple ?

Malghorn

Et elle est où la solution face à un projet déterminé de s'en prendre à notre Etat ?

Achille

Je me pose certaines questions simples concernant le rôle des soldats Sentinelle mais je suppose que les responsables qui ont décidé de les faire intervenir samedi prochain se sont penchés sur la problématique.

Les soldats Sentinelle assureront la protection des principaux bâtiments de la République : l’Elysée, Matignon, le Palais Bourbon, le palais du Luxembourg et quelques ministères sensibles. OK.

Mais les forces de l’ordre (CRS, policiers, gendarmes mobiles) disposent de LBD40 à balles molles (qui ont remplacé les balles d’origine, trop dangereuses aux yeux de l’ONU et du défenseur des Droits). Par contre les militaires eux disposent de fusils mitrailleurs qui tirent de vraies balles.

Quelles sont les consignes au cas où les Gilets jaunes casseurs deviendraient trop menaçants ?
S’ils utilisent leurs armes, ce n’est plus des éclopés et des borgnes qu’on ramassera par terre, mais des morts…

Mitsahne

On entend de plus en plus des réflexions telles que :

- Y a qu’à faire donner la Légion !

C’est d’une indigence indigne. On pourrait bien ‘’faire donner la Légion’’ ou tout autre corps d’élite, parachutistes, commandos, unités dites spéciales, et pourquoi pas automitrailleuses et chars, que cela ne servirait strictement à rien si l’Autorité supérieure, paralysée les deux pieds dans le béton depuis l’affaire Malek Oussekine, n’ouvre pas la possibilité d’ouvrir le feu en cas de nécessité.

L’armée est, par principe, disciplinée, comme les CRS ou la police, on l’a vu dans différentes séquences où les casseurs détruisaient et pillaient des magasins sans la moindre intervention des forces de l’ordre qui restaient l’arme au pied, en témoins impuissants. Parce que l’Autorité craignait la ‘’bavure’’, le mort de trop qui, nous affirme-t-on, ferait une révolution sanglante non maîtrisable.
Ce qui reste à prouver. Les morts de Charlie, du Bataclan et autres lieux de massacres juifs ou catholiques ont déclenché des avalanches de fleurs, de bougies, de marches blanches et de réflexions du genre « ils n’auront pas ma haine », mais la mort de quelques voyous devrait provoquer des émeutes irrépressibles ?

Le seul problème est celui de nos gouvernants dont l’incompétence crasse est une honte pour la France. La veulerie qu’ils y ajoutent donne le degré d’efficacité de leur non-action. Mais ils s’en moquent et ne se rendent même pas compte de leur impopularité. Petit-blanc-bec s’imagine qu’en tenant des conférences-records avec Gilets jaunes et intellectuels il va résoudre les problèmes en se trompant sur les urgences des priorités… avec sa bande de bras cassés ! Pauvre type. Pauvre France.

A mon âge, j’ai connu 14 chefs d’Etat dans les circonstances les plus diverses et les plus difficiles. Aucun n’a été aussi mauvais. Et je suis prêt à parier que les dégâts humains et matériels que la France subit tous les samedis depuis plus de quatre mois sont supérieurs à ceux des « heures les plus sombres de notre histoire » exclusion faite, bien entendu des combats, déportations et bombardements. Von Choltitz a fait plus pour Paris que Macron (je ne parle même pas des horribles ‘’douches’’ du Rond-Point ou du ‘’cœur’’ de la porte de Clignancourt qui ressemble à une poire à lavement au bout d’une pique !) !

On considère aujourd’hui comme normal que plus de mille voitures soient brûlées le seul soir de la Saint-Sylvestre. On nous braille que le droit de grève et le droit de manifester sont constitutionnels, mais le droit de grève c’est le droit d’arrêter son travail, pas d’empêcher de travailler ceux qui le veulent. Le droit de manifester, c’est celui de défiler avec pancartes, slogans hostiles et hauts-parleurs, mais pas celui de casser, piller, brûler et tenter de tuer du flic.

On a confondu le droit et l’abus du droit sans réagir. Le Défenseur des droits ne défend que le droit des truands, jamais celui des victimes, bizarrement. Et notre Justice agonisante et gauchisée laisse en liberté des milliers de petites et grandes crapules parce que l’on n’a pas voulu bâtir suffisamment de prisons. Et parce que des grandes consciences badintériennes et dupontmorettiennes prennent plus soin du sort des bandits que de celui des honnêtes gens.

Pendant ce temps-là, on nous vante l’imminence de l’IA (intelligence artificielle) et un livre paraît chez Dunod « Préparez-vous à changer de monde » (Stéphane Mallard). J’ai bien peur que l’effondrement de la politique macronienne nous fasse revenir au temps des allumeurs de réverbères mais qu’il nous faille de plus en plus d’extincteurs d’incendie.

duvent

Bonté divine ! Savonarole est de retour, et bien évidemment, il nous raconte des histoires...
J'étais moi-même dans ce beau monastère en Estrémadure où il faisait un froid de loup et je n'ai pas vu traîner la robe de ce moine florentin...

Mais revenonausujé, qui porte sur les militaires (telum imbelle sine ictu !) , il se trouve que Pâques arrive, que j'aime Pâques, que cela me rend bonne, mais aussi que l'espoir me vient, alors, je regarde l'homme et que celui-ci que l'on montre n'est pas détestable, ce qui me conduit à la mansuétude, tandis que les cloches vont à Rome, et que je reviens de Guadalupe, mais que je ne ferai pas une mauvaise cloche...

Dès lors, pourquoi ne pas le dire, nous voulons, nous autres qui ne possédons pas de téléviseur, de la douceur angevine et même élyséenne, puis de la grandeur pas militaire, et aussi de la splendeur pas numéraire, puis aussi des cloches qui sonnent juste, vraiment !

Car il ne fait plus de doute, si Pâques cette année ne venait pas au moment de Pâques, un nervous breakdown me serait tombé sur le paletot, et alors probablement une massive attaque cardiaque serait inévitable, cependant, Pâques tombe à pic ! Ce que c'est amusant, tout de même...

Exilé

@ genau
«...mais non, pas une taxe, pas un impôt ; un prélèvement contributif. »

Très bien votre prélèvement contributif.
Nous pourrions même, avec ce savoir-faire français que le monde entier nous envie quand il ne rigole pas, l'appeler prélèvement contributif social de solidarité et de progrès...

Paul

@ Savonarole

Lors de la rixe concernant les deux rappeurs, les militaires de Savonarole n'avaient pas à intervenir. Leur mission est très précisément de prévenir le risque terroriste, non pas le maintien de l'ordre, qui est une dérive dangereuse, sauf à ce que l'intégrité physique de quelqu'un soit menacée. Des forces de sécurité intérieure, il y en a moult dans les aéroports, notamment PAF et CRS. La loi leur attribue la mission d'assurer l'ordre public.

Quant à supposer que ces jeunes personnes ne sont pas prêtes à se sacrifier, même pour des clopinettes comme vous dites avec une prétentieuse et sotte ironie, si, ils le sont, pour protéger la population française mais peut-être pas un régime en bout de course qui méprise leur condition.

Vieillegarde

Cet appel à l'armée : la faute à ne pas commettre. C'est ici un ancien militaire qui parle. Et pas seulement pour les raisons pertinentes exposées sur ce blog par d'autres.

Pour commencer il ne faut pas oublier la seule et unique raison de la jacquerie dite "Gilets jaunes", à savoir la substantielle érosion cumulée sur plusieurs années (entre 2 et 4 pour cent par an) du pouvoir d'achat des moins riches : smicards, retraités modestes (pas vous cher M. Bilger), tous ceux en situation précaire... On ne sortira du problème qu'en revenant à l'indexation des bas revenus sur la hausse (réelle) du coût de la vie. Comme en 1968 on est sorti de la crise en réévaluant substantiellement le SMIG (devenu SMIC) qui n'avait suivi ni l'augmentation du coût de la vie, ni la prospérité d'alors.

Les militaires, j'entends ceux des armées de Terre, de l'Air et de la Marine, et contrairement aux gendarmes qui, comme les policiers ont un statut solide leur garantissant l'emploi, ont un statut des plus précaires. Ce sont d'authentiques prolétaires taillables et corvéables à merci. Mal payés, mal logés, mal nourris, mal habillés, mal équipés, ils ne sont, pour la plupart, liés à l'armée que par un statut scandaleux par sa précarité. Ils servent quelques années au titre d'un "engagement" qui ne lie en rien l'Etat quant à sa pérennité, ces engagements que la troupe appelle à juste titre les "engagements kleenex", puis sont virés sans qu'on ait quoi que ce soit à leur reprocher. Regardez les actuelles publicités de l'Armée de Terre pour l'engagement. Quinze mille postes à pourvoir dans l'année ! Mais ce qu'on ne dit pas, c'est que ce sont aussi quinze mille militaires qui sont virés dans des conditions répugnantes.

Conclusion : si les militaires se retrouvent face à face avec des Gilets jaunes, leur réaction ne sera probablement pas d'avoir envie de leur tirer dedans, mais plus vraisemblablement de se reconnaître dans leur mouvement. En jargon bidasse cela se dit : mettre la crosse en l'air.
Pas vraiment ce qu'il faut pour résoudre la situation actuelle.

boureau

"Des militaires à tout faire : une faute"

C'est plus qu'une faute à ce niveau cher P. Bilger, c'est "du grand n'importe quoi" ! La décision d'intégrer la force Sentinelle dans le maintien de l'ordre républicain est une aberration, un risque et une provocation ! Mais où vit ce Président ?

Le lundi, la décision est prise de faire intervenir, pour le maintien de l'ordre républicain, la force "Sentinelle" (une unité de guerre avec armes létales) et quelques heures plus tard, E. Macron trône dans une somptueuse salle de l'Elysée au milieu de soixante intellectuels pour discuter du "sexe des anges" du peuple et de la marche intellectualiste de la macronie. Le rapprochement de ces deux événements montre les anachronismes dans lesquels se meut ce Président.

Emmanuel Macron serait-il un "sick mind" ?

Cela ressemble de plus en plus à cette étrangeté que l'on nomme "esprit malade" (sans forcément notion péjorative, je m'en garderai bien), qui le pousse à abuser de l'autorité que lui conférent la loi et la fonction.

Il me fait penser, de plus en plus, dans le désordre intellectuel de ses pensées et décisions, à Louis II de Bavière.

Dieu (et les institutions) fasse que cela se termine mieux que le règne de Prince bavarois. Je parle de la France bien sûr.

Cordialement.

Patrice Charoulet

Je crois avoir compris que la décision de mettre des militaires devant l'Elysée, le Sénat, Matignon et l'Assemblée nationale, est liée aux émeutes urbaines que nous venons de voir et à la nécessité de libérer des gendarmes et des policiers pour faire face aux émeutes. Bon.

Mais qui peut nous dire s'il y a des policiers... ou des militaires armés devant les bâtiments équivalents à Pékin, Moscou, Washington, Londres...? Et qui là-bas, aurait l'idée de partir impunément à l'assaut de ces endroits, que l'on soit en jaune ou en look Mad Max ?

Exilé

Je parie que les solutions qui seront dégagées à la suite du Grand Débat national par le pouvoir seront immédiatement récusées par la majorité des Gilets jaunes qui continuera à proclamer par un réflexe sans cause : "On ne lâchera rien !".

Il faut attendre un peu pour pour se prononcer définitivement sur ce qui sortira réellement de ce Grand Débat, mais ce que nous en savons déjà ne nous laisse pas beaucoup d'illusions.

Il est évident qu'il a surtout servi à M. Macron - de façon décalée par rapport aux événements et aux doléances des Gilets jaunes - d'occasion pour se mettre en scène et lui seul.
Cela a été le cas devant des auditoires de maires (pourquoi des maires ?) soigneusement triés pour éviter toute note dissonante, cela l'a été aussi récemment face aux « intellectuels » qui ont tout de suite compris qu'ils n'étaient rassemblés que pour lui servir de faire-valoir.
Donc tout a dû en fait s'effacer devant son ego, le reste et les problèmes rencontrés par les Français n'ayant aucune importance.

Les 34 questions figurant dans le questionnaire servant de trame au débat supposé sont pour plusieurs biaisées et ne correspondent absolument en rien aux doléances spontanées formulées par les Gilets jaunes de la première heure, soutenues pour plusieurs par des millions de Français.

https://www.lci.fr/politique/grand-debat-national-les-34-questions-posees-aux-francais-dans-la-lettre-d-emmanuel-macron-2110013.html

Nous retrouvons là ses lubies, par exemple pour la question 12 :
« Comment finance-t-on la transition écologique : par l'impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ? »
En faisant semblant de ne pas comprendre que la question n'est pas le financement mais cette bizarre histoire de « transition énergétique » tombée du ciel elle-même qui est le cadet de nos soucis face aux urgences actuelles, il se moque du monde donc il suscite des réactions violentes.

Il se moque aussi du monde pour les questions liées à l'immigration, qu'il considère comme un fait acquis, alors que personne n'a jamais - contrairement à tout esprit démocratique - consulté les Français d'une manière ou d'une autre sur cette question fondamentale et lourde de conséquences financières, sécuritaires et civilisationnelles.

Donc, s'il fait exprès de dresser les gens contre lui, comment pouvons-nous ensuite ne pas nous attendre à des réactions violentes de rejet à son encontre ainsi qu'à l’encontre de son débat truqué ?

Curmudgeon

Deux autres choses.

Les gendarmes semblent mécontents qu’on les oblige à enfermer les manifestants dans des nasses.

Les policiers sont, à ce qu’on dit, maintenant armés d’une nouvelle doctrine très innovante. Ils vont être « mobiles », et pouvoir « se projeter » pour empêcher les pillages, et ils vont même pouvoir procéder à des arrestations.

Jean le Cauchois

Cher PB,

Je ne suis pas d'accord avec votre orientation. J'ai été militaire pour la durée - longue à l'époque - du service obligatoire (dans l'Aéronavale, basé près de Toulon). J'en ai gardé la conviction que l'Armée est au service de la Nation, et de son peuple.

Dans la nuit du 4 décembre 1959, quand le barrage de Malpasset s'est rompu, toute mon escadrille d'hélicoptères est intervenue dès l'aube, sans que le gouvernement n'intervienne. Pour ce qui est de la restitution de l'ordre à Paris et ailleurs, compte tenu de la nature diverse des manifestants / délinquants, et de leur façon d'agir, tout ce qui est susceptible d'éviter la répétition de ce qui s'est passé doit être utilisé. L’armée peut très bien faire des barrages statiques devant lesquels des CRS ou gendarmes en tenue et / ou des policiers en civil, en nombre réduit, interpellent les manifestants / délinquants et les arrêtent pour jugement ultérieur. On pourrait même imaginer des juges présents sur place pour mémoriser les preuves.

Et s'il y a un mort, direz-vous, avec vos amis médiatisants mais jamais médisants. Ce sera le résultat d'une ou de plusieurs circonstances fortuites, non désirées. Comme celle qui a causé la mort d'un jeune officier de gendarmerie, tué par les pales de l’Alouette - non équipée de treuil - alors qu'il voulait embarquer une dame réfugiée sur le toit de sa maison. Ma France, vieux pays de vieilles gens tellement expérimentés qu'ils n'osent plus entreprendre. Et si un jeune Black Bloc s'immolait par le feu samedi prochain, ce serait de la faute à Macron ? Réfléchissez, vieilles gens !

Michel Deluré

Parce que le pouvoir en place a laissé faire pendant plus de quatre mois avec les conséquences que l'on sait, il se voit acculé aujourd'hui à prendre dans l'urgence des mesures qui ne paraissent malheureusement pas les plus judicieuses et qui peuvent être de nature à générer plus de risques qu'elles n'en éviteront.

Il est aussi incompréhensible qu'inadmissible que depuis mi-novembre l'exécutif ait pu chaque samedi tolérer que certains centres-villes soient livrés à des hordes de sauvages saccageant, pillant en tout impunité et qu'il n'ait pas été capable, ce qui est pourtant sa mission, de protéger les biens et les personnes vivant ou travaillant en ces lieux.

Depuis l'origine, la réponse de l'exécutif aux GJ en général et aux casseurs en particulier n'a pas été à la hauteur. Il a ainsi affiché ses faiblesses, situation que ces mêmes casseurs ont su parfaitement exploiter par la suite, avec le point d'orgue que nous avons vécu ce dernier samedi.

En perdant la maîtrise de certaines situations, en les laissant dégénérer, on s'expose souvent à devoir recourir à des méthodes extrêmes et donc à risques, ces risques que nous voulions justement initialement éviter.

genau

Que voilà des signes prophétiques.
Il n'est sans doute pas utile de refaire le schéma, mais peut-être la consultation des archives relatives au 6 février 1934 aurait-elle pu fournir des éléments de réflexion, rebus sic stantibus.

En fait, M. Bilger est comme nous tous ; il est désorienté, contraint de changer d'avis. Hier soir, M.Bauer a eu des mots très durs pour le pouvoir et son incompétence. Or, on n'écoute pas M. Bauer. Alors, qui écoute-t-on ? Un nouveau préfet qui a déjà vibrionné de fonction en médaille ? Quelques énarques, auteurs de nos déboires ? Il y a sans doute des gens très bien, mais le fond de la question n'a toujours pas été abordé.

Il semblerait que l'addition des membres de toutes les ligues de gauche, black blocs, antifas, néo nazis, etc. serait loin de la somme des membres participant aux manifestations. Ce serait bigrement ennuyeux, mais pas si farfelu, si on admet que nos gouvernants ne savent pas très bien gouverner et gardent un cap idéologique socialiste perverti.
En revanche, le cercle de réflexion (excusez, j'ai horreur des américanismes) américain sur l'état de la fiscalité dans le monde de l'OCDE classe la France dernière pour l'état compétitif de sa fiscalité et cela depuis plusieurs années. Certes, il faut relativiser, mais tout de même, qu'on essaie de nous faire croire que les entrepreneurs sont ravis de s'installer en France qui est classé comme un enfer fiscal, c'est mépriser au plus haut point la capacité du citoyen de s'informer.
C'est le rapport entre les propos vaniteux et un peu crétins de M. Le Maire, entre autres, sur le merveilleux état de la France et la réalité du chiffre qui crée le mal-être dont les GJ ne sont que l'épiphénomène.

Ecoutez le changement de ton dans l'Europe à propos de la France: silence gêné, aucun soutien, alors que la position de Salvini qui est notre prédécesseur sur la liste noire, autrement plus polémique, suscite de l'intérêt. Que voulez-vous que l'Europe fasse d'un pays qui y a délégué un Moscovici pour s'en débarrasser ? D'un pays qui est le seul à augmenter ses impôts, alors que la Chine fait des coupes claires, pour relancer la machine. On peut adhérer à la philosophie française, mais pas seul contre le monde entier en prétendant imposer sa vision à un monde qui se moque. Il faut lire la presse étrangère, allemande, suisse, américaine c'est la stupeur devant la sclérose de notre conception, même si on annonce la disparition de la déclaration de revenus qui restait le seul signe du consentement à l'impôt.

Alors, utiliser les militaires est encore un acte brouillon. Le Président se frappe la poitrine pour faire gorille fâché et c'est sa femme, du jamais vu en France, qui prend une claque imméritée et grossière. La pauvre femme n'a eu que le tort de se faire accompagner par Muriel Robin qui n'est pas un emblème sympathique, même excellente comédienne.

C'est tout aussi brouillon que les débats actuels qui partent d'une idée d'assainissement des régimes sociaux mais dont on répète trop qu'ils n'engageront pas de nouveaux prélèvements, quoique, on ne sait pas si on ne pourrait pas castrer des retraites ; on prélève autant mais on rétribue moins, ou alors, on créerait un fonds... par prélèvement, mais non, pas une taxe, pas un impôt ; un prélèvement contributif. C'est aussi cela la colère intime de chacun de nous.

Il ne se passera rien samedi, par dégonflement de la rébellion ou par modération spontanée et alors, nous aurons droit au péan à la gloire d'un Président et vraisemblablement quelques taxes en plus car je redoute que ce ne soit son vrai domaine de compétence.

Marc GHINSBERG

L’importance de n’être pas Constant.

Vous me pardonnerez cher Philippe cette formule légère sur un sujet aussi grave. Je suis d’accord avec vous, il n’y a aucune honte à changer d’avis devant des arguments convaincants, dès lors que l’on ne se range pas systématiquement à l’opinion du dernier qui a parlé sinon, on encourrait le reproche que faisait Raymond Aron à Jean d’Ormesson, je cite de mémoire : « Ses convictions sont fermes, mais vagues. »

Sur le sujet de l’opportunité de faire appel à l’armée je serais plus nuancé que vous après la lecture d’un article du Monde daté du 22 mars intitulé : « Des militaires en renfort face aux gilets jaunes » dont vous n’aviez sans doute pas connaissance lorsque vous avez écrit votre billet. Il y apparaît, de mon point de vue, que les annonces du gouvernement ont un aspect largement cosmétique et qu’elles ne se traduiront pas par un bouleversement des pratiques actuelles, mais qu’elles sont faites avant tout pour marquer les esprits.

Quoi qu’il en soit, appel ou pas à l’armée, si les choses devaient continuer à se dérouler comme samedi dernier un accident irrémédiable me paraît inéluctable.
A cet égard je trouve que l’on a trop vite escamoté les 12 morts, certes involontaires, provoqués de façon plus ou moins directe par les actions des GJ, sans que la responsabilité des forces de l’ordre puisse être mise en cause.
Il serait temps que chacun soit plus modéré dans ses propos pour éviter de faire monter la tension, et incite son entourage à en faire autant. D’une certaine manière nous sommes tous responsables.

Mary Preud'homme

C'est encore moins le rôle des CRS ou des gendarmes mobiles de faire des gardes statiques, ces unités de la police et de la gendarmerie nationale ayant pour principales missions le maintien de l'ordre notamment lors des manifestations de toutes natures et la lutte anti-émeute et ayant été formés pour cela !

Mettre les forces de l'ordre à contribution pour tout et n'importe quoi est une grossière erreur ayant largement contribué à amoindrir la réputation tant de la police que de la gendarmerie et à dénaturer le cœur de leurs différents métiers.

Concernant les soldats de l'opération "Sentinelle", il n’apparaît pas incongru de faire appel à eux pour garder des bâtiments publics ou opérer dans des gares en périodes sensibles, d'autant plus sachant que le risque terroriste est toujours très élevé en France, appelant d'autant plus de vigilance et le concours (at the right place) de toutes les forces garantes de notre sécurité nationale.

Savonarole

Quand je prends mon vol pour Barcelone à Orly-Ouest je les vois les Sentinelle, ils déambulent trois par trois, des godelureaux de vingt ans, mal fringués, mal payés, on ne les imagine pas mourir pour la Patrie, où étaient-ils lorsque deux rappeurs se sont castagnés à Orly ? Camerone samedi prochain ? On rêve.
Féminisme oblige, on colle à ces équipes des jeunes femmes, qui rentrent difficilement dans leurs treillis, incapables avec une telle quincaillerie de rattraper un voleur de bicyclette.

AnneGuedes

Je salue la qualité de votre écoute et l'intégrité de votre pensée.

antoine marquet

J'ai l'impression de voir un gouvernement à la dérive s'accrochant à la première bouée de sauvetage qui se présente. J'ai commandé une unité en maintien de l'ordre, c'était à Papeete en 1987 lors des émeutes qui ont secoué le Territoire. En 1975 l’armée a fait du maintien de l’ordre à Djibouti, encore territoire français. Mais le contexte n'est pas du tout le même ici. Ici, la confrontation, toujours possible, de militaires armés de moyens létaux, à des citoyens violents, peut dégénérer et virer au drame. L'armée portera parfaitement le chapeau… Le CEMA sera-t-il contraint d’imiter le général de Villiers ? Ou se contentera-t-on de limoger seulement les chefs de corps, les commandants des unités engagées comme on l’a fait pour le Préfet de police ? Imaginons un instant que des légionnaires (étrangers par définition) soient affectés à l'opération Sentinelle un samedi et que l'affrontement soit inévitable, voire dramatique, avec des émeutiers… Libération pourrait titrer : "Le gouvernement envoie la Légion étrangère pour mater le peuple français"!
Jupiter devenu Louis XVI ?

Jabiru

Les militaires ont été formés pour faire la guerre et non pour assurer le maintien de l'ordre. Leur demander de protéger certains édifices publics peut se concevoir au sens qu'ils libèrent de ce fait des policiers et gendarmes.
Par contre il est essentiel que leur encadrement soit assuré par des policiers chevronnés ou des gendarmes.
Pendant la guerre d'Algérie le maintien de l'ordre dans les villes était assuré par des militaires du contingent encadrés par des sous-officiers ou des gardes mobiles.
C'est au préfet de police de faire les choix qui s'imposent en fonction des résultats souhaités.

caroff

Je me suis fait la même réflexion que vous Philippe Bilger, et que sans doute beaucoup d'observateurs, sur les éventuels dommages collatéraux des ripostes de l'armée face à des attaquants du genre de ceux qui ont mis à feu et à sac les Champs samedi dernier.
Pur bon sens sans doute, mais cette décision montre que le gouvernement et Macron sont aux abois.

Et puis c'est d'autant plus inquiétant que la dame Royal (prénom Ségolène) y est favorable !!
Tous aux abris...

Exilé

Alors, prendre les militaires pour des hommes et des femmes à tout faire, parce qu'on n'a pas été capable d'être à la hauteur des défis lancés avant et sans interruption depuis quatre mois, serait en effet une faute.

Bon billet pour l'ensemble, l'essentiel de ce qu'il fallait dire a été dit.
Oui, faire appel aux militaires serait une faute, grave de plus.

Le rôle des militaires n'est pas d'assurer des gardes statiques, sauf à l'entrée de leur cantonnement, ils ne se sont pas engagés pour cela.
Sans oublier que leur formation et leur état d'esprit tournés vers le combat avec des armes létales n'ont aucun rapport avec des missions de maintien de l'ordre dans lesquelles les notions de légitime défense et de recours proportionné à l'usage de la force prédominent à chaque instant.

Mais, comme nous avons de sérieuses raisons, au vu de l'expérience, de nous méfier des gens qui incarnent le pouvoir actuel et de leurs coups tordus, ne sommes-nous pas en droit de nous demander si cet appel aux militaires pour s'opposer aux Gilets jaunes comme ils ont été opposés aux terroristes islamiques ne serait pas un moyen destiné à assimiler dans l'inconscient collectif les GJ dans leur ensemble à des terroristes ?

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