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19 mars 2019

Commentaires

Yves

On peut trouver mille excellentes raisons de critiquer Emmanuel Macron et ses ministres, de s'en indigner, même de s'en gausser.
D'ailleurs, 67 millions de nos compatriotes ne s'en privent pas et proclament haut et fort qu'eux-mêmes gouverneraient mieux que les pitoyables détenteurs actuels de l'autorité.

Cela dit, les ennemis de la France clairement dévoilés ces temps-ci sont des groupes insurrectionnels ayant trouvé leur inspiration, et leurs racines, dans une vieille tradition européenne, black and/or red.

La priorité me semble de ficher la paix à nos gouvernants pour qu'ils prennent dans la sérénité les mesures urgentes de neutralisation de cet ennemi hebdomadaire. Faisons à nos ministres le crédit d'avoir tiré les conclusions des récents échecs ; mieux, commençons de les assurer du soutien de leurs concitoyens pour les prochaines turbulences.

Privons-nous SVP du plaisir de nous indigner à coup de flèches, si nous ne voulons pas être surpris par l'aggravation des violences perpétrées par les insurgés du moment et... par la contagion à d'autres corps de la population qui militent toujours en sourdine, et dans une plus grande tranquillité.

Mary Preud'homme

@ Philippe Bilger
@ genau

Billet et commentaire lus et approuvés à cent pour cent.

Mary Preud'homme

Avec un président qui n'a toujours pas résolu son Œdipe et sa cour d'incapables et de fantoches, nous sommes vraiment mal barrés.

Le plus grave c'est que ce sont les plus lucides parmi les hauts fonctionnaires de la police ou les militaires de gendarmerie, qui font, depuis l'avènement de ce roitelet de pacotille, les frais de cette mascarade de pouvoir virant de plus en plus au macoutisme d'Etat. Autrement dit couper les têtes pensantes et éliminer ceux qui pourraient porter atteinte, si peu que ce soit, à ce pouvoir de branquignols en faisant tout simplement leur travail et en disant les choses !

Car qui pourrait gober un seul instant que les CRS et gendarmes mobiles postés sur les Champs et rongeant leur frein tout comme leur hiérarchie en attendant les ordres venus d'en haut (et une fois enfin donné - prétendument - le feu vert), auraient décidé d'y contrevenir et de laisser faire la racaille ? Et avant de s'équiper sans ordre ni consignes venues du ministère de l'Intérieur de LBD tout neufs à faible portée avec des baballes de foire du Trône !

A l'évidence ce que veut ce pouvoir en limogeant quelques têtes pensantes ou critiques parmi les sommités de la police ou de l'armée (gendarmerie comprise) - alors qu'ils avaient promis qu'on allait voir ce qu'on allait voir ! - c'est reprendre la main (sans assumer en tout premier la responsabilité de ces graves dérives) et décourager tous ceux qui ont pu s'opposer de quelque manière que ce soit à leur stratégie odieuse d'inertie et de laisser-faire pour discréditer un mouvement qui les dépasse depuis des mois...

Robert

Votre conclusion, Monsieur Bilger : "Sans faire de mauvais esprit, le dysfonctionnement dénoncé le 18 mars par le Premier ministre aurait dû conduire le pouvoir à s'auto-accuser. "Recadré par le président, Castaner n'a plus droit à l'erreur". Certes mais le président s'est-il "recadré" lui-même ? Ils n'ont pas poussé le masochisme jusque-là !
Dommage. Ç'aurait été de la lucidité et de l'honnêteté",
est à mon sens parfaite.

Curmudgeon | 19 mars 2019 à 14:05 s'interroge à raison sur l'absence d'intervention des forces de l'ordre. De fait, les ordres viennent exclusivement de la salle de commandement de la préfecture de police qui met en œuvre les directives du préfet de police, en général conformes aux directives du ministre de l'Intérieur. On voit mal en effet un préfet de police de Paris ne pas appliquer les directives ministérielles !

Si l'on veut analyser le dispositif en vue de son efficacité, il me semble qu'une partie doive être statique, qu'une autre partie doive être en "réserve d'intervention" prête à intervenir en force sur toute tentative de destruction pour la faire cesser et interpeller les auteurs pour les confier aux équipes judiciaires et qu'enfin un certain nombre d'éléments devraient rester disponibles pour intervenir ailleurs dans Paris en cas de débordement du dispositif ou pour le filtrage des manifestants à leur arrivée comme à leur départ. Mais à part le nombre total de membres des forces de l'ordre engagés, aucune information n'est donnée, et cela se comprend puisque le citoyen lambda n'a pas à en connaître. Mais nous avons à la télé de doctes commentateurs qui savent tout mieux que les spécialistes tenus, eux, au silence !

Au fait, l'on nous serine avec l'expression "maintien de l'ordre". Mais s'agit-il encore de maintien de l'ordre ? Non : les émeutes et attaques dont sont l'objet les forces de l'ordre, trop statiques par obéissance aux ordres, comme les destructions de biens répétées depuis quatre mois relèvent en réalité de ce que les spécialistes appellent le "rétablissement de l'ordre" qui obéit à des règles d'engagement et de traitement bien plus coercitives que celles que nous avons observées samedi après samedi, faute d'anticipation dans le traitement en amont plutôt que sur le tas ! Les forces de l'ordre sont acculées à leur propre défense contre les Black Blocs et autres anarchistes et l'on fait pleurer les chaumières sur les "violences policières" ou l'usage du LBD...

genau | 19 mars 2019 à 14:53 a fait une excellente synthèse de la situation à laquelle notre pays est soumis.
Il convient en plus de rappeler que ceux qui nous ont gouvernés et qui nous gouvernent toujours n'ont eu de cesse de détruire le principe de nation, la nation étant selon eux source de guerre. Ils ont voulu la remplacer par le "machin européen" qui n'a aucune légitimité à exercer la souveraineté dans la mesure où il n'existe pas de "peuple européen".
Régis Debray avait il y a quelques années fait "l'éloge des frontières" que nos bien-pensants gouvernants, dans leur libéralisme libertaire, ont totalement supprimées, ouvrant l'Europe, et donc notre pays, à tous les vents tempétueux de l'extérieur et interdisant tout esprit de défense des intérêts des peuples européens.

Par voie de conséquence, seul le consumérisme et l'argent sont devenus les "valeurs de référence" et le civisme est ringard. Et il faut s'esbaudir devant les groupes de rap comme NTM et autres, accepter les insultes à ce que nous sommes au prétexte de la liberté d'expression. Et il faut accepter que des groupes informels comme les Black Blocs se réunissent pour tout casser parce que les preuves manqueraient pour les condamner et que les empêcher par anticipation de commettre leurs destructions porterait atteinte à leurs droits parce qu'il n'y aurait pas eu commencement d'exécution !

Enfin, comme je l'avais écrit précédemment, nos dirigeants politiques se comportent en purs esprits : ils sont incapables conceptuellement de comprendre les situations que leur formation d'administrateurs limite à la gestion du quotidien et à la courte vue, ou à des concepts complètement étrangers à nos traditions nationales, à notre histoire, à nos intérêts nationaux comme à la notion "d'intérêt général" ou d'utilité publique. Tous éléments fondamentaux de notre République qui doit se gouverner dans l'intérêt de tous et non dans celui de segments de la société, notamment ceux constituant des "communautés", notion étrangère aux fondements de la République française. Parce qu'ils sont hors sol et ne savent plus ce qu'est "être Français". Eux-même le sont-ils encore ? Sont-ils encore capables simplement d'aimer leur pays et son peuple ? J'en doute au plus haut point.

Dans ces conditions, je suis et reste pessimiste avec des gens qui ne savent que faire appel à l'émotion et sont incapables de faire appel à la raison des citoyens !

boureau

"Et si le dysfonctionnement était le pouvoir lui-même ?"

Vous pouviez passer cette phrase en affirmatif cher P. Bilger, car c'est la réalité qui éclate aux yeux de tout un chacun. Sur le fond, rien à dire, vous êtes honnête.

Vous terminez par "Ç'aurait été de la lucidité et de l'honnêteté." Voici deux qualités essentielles pour gouverner qui sont totalement absentes de l'esprit de ces médiocres qui nous gouvernent ainsi que de celui de notre président.

Il n'y a pas que le préfet de police Michel Delpuech qui a été remercié, mais aussi deux autres hauts fonctionnaires de cette préfecture, en attendant la suite. En pleine crise, voilà un service primordial quasiment décapité ! C'est ce qui s'appelle sans doute de la "lucidité".

Mais attention, Emmanuel Macron dispose d'une équipe de choc, les trois mousquetaires qui sont bien sûr quatre : Cohn-Bendit, Goupil, Benalla, Belattar. Un vrai carré d'as !

Avec ces branquignols - qui lui sont paraît-il si proches (disent-ils), tout proches - la situation va rapidement se rétablir. C'est quand même autre chose que les soixante intellectuels (sic) reçus à l'Elysée pour discuter de la condition de la populace ! Enfin, pas si sûr, les vaches sacrées françaises sont pires me semble-t-il que les ruminants, les vrais !

Cordialement.

calamity jane

Le président a besoin de soixante intellectuels ?
Pour s'en trouver un qui pourra lui servir dans les médias ?

Ah ! ah ! La vérité sur Alexandre Benalla, c'est pour quand ?

Achille

« Quand au lendemain de la sauvagerie et de la casse on énonce le plus sérieusement du monde qu'il y a eu des "dysfonctionnements", on n'en est pas surpris et la banalité incontestable de ce constat occulte un élément capital : et si le dysfonctionnement n'avait pas été le pouvoir lui-même ? »

Dysfonctionnements il y a eu, pas de doute là-dessus. Reste maintenant à savoir où ils se sont produits. Certainement pas au niveau des policiers de terrain qui exécutent les ordres qui leur sont donnés et sont en première ligne à subir les agressions des émeutiers depuis 18 semaines.
C’est au niveau de la chaîne de commandement que le problème se pose. Quand dans une organisation il y a trop de chefs et que les ordres se télescopent, voire se contredisent, on en arrive à une situation de pagaille, voire de quasi-déroute comme celle du 16 mars.
Evidemment pour l’opposition le responsable est le gouvernement. Les chefs intermédiaires ne sauraient être mis en cause. Pourtant ce sont eux les vrais professionnels amenés à définir la stratégie de lutte contre les émeutiers. Un ministre de l’Intérieur qui n’est pas du métier ne peut que se conformer à leurs recommandations et à leur expérience de la gestion des manifestations y compris lorsque celles-ci se transforment en émeutes.

C’est curieux comme les hommes politiques ont des idées quand ils sont dans l’opposition. Dommage qu’ils soient bien moins inspirés quand ils sont aux commandes.
Feraient-ils mieux, c'est ce qu'ils affirment, mais cela reste à démontrer.

Giuseppe

"Et si le dysfonctionnement était le pouvoir lui-même ?" (PB).

Il est temps que ce gouvernement, compte tenu de ses retards à l'allumage, plonge ses exécutants dans une formation, vieille comme l'industrie et remise au goût du jour.
Quand l'amateurisme est au pouvoir, il faut que la technique anticipe et là on court à la catastrophe.
Les outils existent toujours, ce qu'il faut ce sont les bons opérateurs. Notre pays n'en manque pas c'est la volonté qui fait défaut.

https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-180754-pourquoi-la-maintenance-predictive-va-t-elle-revolutionner-lindustrie-2163787.php

Solon

On oublie l'essentiel. Certes, il y a des dysfonctionnements, des questions de compétence, des hésitations, le refus du retour d'expérience, etc. On touche le fond. On roule à contre-sens (Giuseppe). Alors que tout le monde s'accorde à reconnaître l’exceptionnelle intelligence du Président, sa culture, son dynamisme.
Tenir quatorze heures au Salon de l'Agriculture, huit heures de débat avec les élus, avoir une réponse sur tous les sujets et être accompagné par une équipe ministérielle pleine de qualités. Qu'est-ce qui cloche ? Nous avons l'intelligence. Il y faudrait du caractère. Des c...lles, comme celles de Maggie. Ces gens ont tellement peur de l'opinion publique qu'ils en sont paralysés.

Elusen

@ Honorable Honoraire
« Personne n'est remis de l'ignoble journée qu'a été le samedi 16 mars. »

Ben si, parce que je n’en ai strictement rien à fou...
Mais alors, vous n'imaginez pas à quel point !

Faut dire, je n’ai pas de télévision, je n’écoute pas la radio et je ne lis pas la presse française.
Juste les dépêches d’agence en matière internationale, science, arts, économie, techniques.

Ce sont les gens qui vivent dans les médias qui sont sous la contrainte d’une émotion permanente, pour rien, certains médicalisent, psychiatrisent le truc en parlant d’hystérie collective.
Vous avez l’émotion que l’on vous ordonne d’avoir et que le groupe vous impose, vous êtes des gnous allant chez les crocodiles.

Vous devriez aller sur les Champs-Élysées poser des petites bougies à la mords-moi-le-noeud avec des peluches, des fleurs, des petits mots à la c.., vous prendre dans les bras et vous frotter les uns aux autres, chanter ensemble autour d’un zozo et son piano.

Ah, samedi, combien d’aînés n’ont pas eu accès à la nourriture en France ?
Combien d’enfants victimes de sévices corporels en France ou dormant sur les trottoirs ?

Mais touche au truc des riches et il faut qu’ils gueu... leur race !
Les assurances rembourseront !
Par contre jamais vu d’assurance en cas de risque de famine, de dormir sur les trottoirs, de pauvreté, etc.

Michel Deluré

C'est peu dire que de reconnaître que c'est le pouvoir lui-même, et notamment à son plus haut niveau, qui a dysfonctionné depuis le début de cette trop longue crise, il y a maintenant quatre mois.

Depuis l'origine de cette crise, ce pouvoir a montré un manque total de lucidité, semblant incapable d'en prendre la mesure et d'en anticiper les conséquences.
Il a fait preuve d'un grand amateurisme, incapable de trancher entre fermeté d'un côté, par crainte de bavures, et faiblesse de l'autre, génératrice malheureusement d'exactions.

Il a failli sur le plan du maintien de l'ordre public et il risque de faillir sur le plan politique car il n'est absolument pas sûr que du Grand débat qui a été mis en place en toute hâte pour temporiser et tenter de calmer les esprits jaillisse la solution miracle qui nous fera sortir de l'impasse dans laquelle nous nous trouvons.

Et comme si la situation depuis quelques mois n'était déjà pas suffisamment complexe et difficile, il s'est trouvé des membres de l'exécutif, et non des moindres, pour se distinguer, et pas de la meilleure manière, durant cet épisode ! Le moment et les moyens étaient-ils vraiment les mieux choisis pour attirer sur eux les projecteurs ?

Dans ces conditions, comment avoir encore confiance en un pouvoir qui a cumulé incurie, manque de réactivité, absence d'anticipation, maladresses confondantes dans une telle épreuve ? Comment croire encore en une sortie de crise positive pour notre pays ?

Saltapiou

Ce gouvernement, son Premier ministre et surtout son Président, ont atteint les limites de leur incompétence !
Les discours interminables d'Emmanuel Macron n'étaient qu'une barrière d'osier face aux marées d'équinoxe !

La tournée de Jupiter s'est arrêtée aux portes de la Bretagne : inutile de la poursuivre chez ses habitants qui savent que leurs maisons de granit ont rarement été construites sur le sable !

Robert Marchenoir

La maison et la voiture d'Éric Drouet vandalisées

Si je peux me permettre : hahaha. Bon, c'est très mal, hein. Je condamne la violence, tout ça.

Moi aussi, je peux faire l'imbécile si je veux.

"C'est très lâche", a commenté l'intéressé.

Je confirme : QI de moule, et culot de marchand de chaussettes.

Au passage, si la justice n'avait pas été si laxiste avec ce monsieur pendant si longtemps, personne n'aurait été tenté de lui retourner la monnaie de sa pièce. Que fait-il encore en liberté ?

A une tout autre échelle, c'est la même chose avec le massacre de Nouvelle-Zélande : à force de laisser faire l'immigration de masse, et même de persécuter ceux qui s'y opposent, évidemment que vous allez avoir quelques barges qui vont péter les plombs, comme l'Australien de Christchurch ou Anders Breivik (retardant au passage la résolution du problème, mais c'est une autre question).

Jean-Gilles Malliarakis fait un parallèle justifié entre la pusillanimité du gouvernement face aux Gilets jaunes, et celle dont il fait preuve face aux nécessaires réformes libérales.
______

Note indispensable, par les temps qui courent : je n'ai rien contre les marchands de chaussettes. J'ai de très bons amis marchands de chaussettes. Il y a des gens de valeur et des abrutis chez les marchands de chaussettes, comme partout.

Note 2 : ce malheureux accroc porté au vivre-ensemble permet de découvrir qu'Éric Drouet conduit une Renault 21 grise. Excusez-moi, mais à sa place, je me suiciderais. Pour un responsable d'une association de tuning, c'est quand même la honte. Où est sa fameuse Seat Leon Cupra jaune canari à 14 000 euros, avec laquelle on nous a bassinés ? Encore une fake news des médias du système.

Xavier NEBOUT

Nous apprenons qu'un policier a interpellé Castaner pour lui dire qu'ils avaient ordre de ne pas intervenir contre les casseurs, et que ce dernier a en deux temps répondu que c'était vrai mais que ce n'était pas lui ni le préfet... qu'on a viré quand même parce qu'il avait le tort de ne pas être un voyou ayant couvert Macron dans l'affaire Benalla...

genau

Ne discuterait-on pas de la culotte de zouave ?
Mais enfin, voilà un pouvoir mal élu, flamboyant de vanité, étalant ses originalités comme les clowns leur gros nez rouge, marmonnant ses sarcasmes vis-à-vis de ceux qui les ont élus. Faisant flamber la cassette à impôts jusqu'à ne pas se rendre compte qu'il casse le moral, allant et venant au gré des vents mauvais qui se lèvent à l'Est comme à l'Ouest, bouchant un trou pour en ouvrir un autre, hésitant malgré quelques bonnes idées et tentant de persuader qu'on ne peut pas faire autrement et jurant qu'il baisse les impôts quand tous les commentateurs s'affolent devant le compteur de taxes qui en fait tout autant et que tous les gouvernements étrangers se paient notre fiole.

Quand un gouvernement supplie de choisir la France pour investir et que les patrons étrangers vous glissent en silence qu'il faudrait commencer par stabiliser le droit, que voudriez-vous qu'il en fût devant une révolte dont personne n'ose dire la raison profonde.
Voilà ce que peut donner une bande de hauts fonctionnaires, issus de la même école, faisant bloc devant la populace pour préserver leur idéologie.

C'est avec un serrement de coeur qu'on voit se dérouler le fil des événements. Toutes les fautes sont commises, toutes les erreurs de nomination, jusqu'à ce malheureux Castaner qui fait penser à un lendemain de cuite.
Il en résulte que ce que disent ces gens-là n'a plus aucun intérêt, le blablabla des mesures fortes, des interdictions dont notre pays regorge et qui sont aussi la cause des révoltes mais dont on ne tient pas compte attriste d'autant plus que les artisans de notre faillite, syndicats et hommes de la gauche exsangue, reprennent du poil de la bête.

Grèves de tous les côtés, réclamations, exigences irréalistes, le peuple, dont l'ignorance est le pain bénit des énarques, se lance dans toutes les aventures mystiques.
Des journalistes qui vouent à diable tout ce qui n'est pas strictement gauchiste et anti-Trump, qui érigent des symboles de bonne conduite, calqués sur les politiques qui nous ont ruinés, paradent sur les décombres de leur notoriété surpayée.

Ainsi de la politique des migrants: la France la conduit jusqu'aujourd'hui à peu près prudemment mais il est interdit de penser qu'il s'agit d'un danger mortel: tout le monde sait que les islamistes organisent l'émigration, infiltrent à tout-va chez nous les meurtriers de demain, mais non, la bonne conscience que le pouvoir n'ose pas mettre au pas instille son poison de charité incontrôlée. D'où une tolérance que jamais l'Islam n'aurait espéré trouver et un soutien abdiquant de la part d'un peuple noyé sous la propagande d'une part et la complicité des tribunaux d'autre part, ravis d'appliquer des lois "morales", le danger maximum que dénoncèrent tous nos juristes fondateurs.

Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas, l'Allemagne s'inquiète mais se lève le nouveau pouvoir, plus clairvoyant.
Nous, nous allons replonger sous les petits arrangements syndicaux, le financement de la défaite par les assiégés eux-mêmes mais attention, le peuple désorienté, constamment squeezé par un président illisible, inattentif à sa police même, a envie de jouer au plus malin et qu'on ne dise pas que je fais de la paranoïa ENA: ces gens-là ont tout en mains, donc ils sont responsables de tout ; Platon l'avait déjà dit.

Exilé

Je sais bien que l’Élysée a organisé dans la soirée du 18 mars un raout réunissant une soixantaine d'intellectuels pour qu'ils dissertent, durant huit heures (…)

Qui sont ces prétendus « intellectuels » ? D'où sortent-ils ? De quel droit peuvent-ils se prononcer sur des questions dont ils ignorent éventuellement tout ?
Encore un comité Théodule aussi inutile que ruineux en perspective ?
Au fait, à quoi sert au juste le CESE, à part recaser les copains à prix d'or ?

La prétendue « démocratie représentative » a été incapable de justifier cette appellation dans la mesure où les députés, supposés être au contact de leurs électeurs, n'ont pas fait leur travail et n'ont pas remonté les problèmes du terrain, les rares l'ayant fait n'ayant pas été écoutés .
A quoi sert donc ce machin ruineux composé de 577 députés, à part discuter de la fessée et de la parité homme-femme ? A traiter du sexe des anges ?

Par ailleurs, notre pays croule sous un nombre impressionnant de gens assimilés, peut-être à tort, à des intellectuels comme des hauts fonctionnaires ou des journalistes, sans oublier une armée de prétendus sociologues gauchis jusqu'aux oreilles, qui n'ont rien vu, rien prévu et surtout rien compris, il y a six mois comme aujourd'hui.

Et si nous renvoyions tous ces intellectuels qui pensent de travers à la niche pour faire appel à des Français dotés simplement d'un solide bon sens et vivant au contact des réalités, pour changer un peu ?

« On ne résout pas les problèmes avec les modes de pensée qui les ont engendrés »
(Albert Einstein)

Curmudgeon

Nous voyons des policiers statiques à proximité de magasins éventés et pillés.

Ils ne sont pas occupés ailleurs. Ils ne font rien, ils regardent.

Selon le témoignage de policiers, y compris de responsables syndicaux, ce comportement stupéfiant s’expliquerait ainsi : ils n’ont pas reçu l’ordre d’intervenir.

Expliquez-moi.

sbriglia

A peine deux ans d’amourette de PB envers Macron…

C'est un peu court, jeune homme !

Beigbeder et ses trois ans sont battus…

Longue vie à PB pour « Le naïf aux quarante présidents »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Na%C3%AFf_aux_quarante_enfants_(roman)

Exilé

Et si le dysfonctionnement était le pouvoir lui-même ?

Voilà du grand Philippe Bilger, qui après moult réflexions et échanges avec les gens qui le suivent, n'hésite pas à poser les bonnes questions en appuyant, tel un bon médecin, exactement là où ça fait mal.

Je serais pour ma part tenté d'aller encore un peu plus loin que lui en ce qui concerne les causes initiales.
Mais ceci est une autre histoire...

GLW

Bon, finalement les fusibles de ce nouveau monde ne sont pas de meilleure qualité que ceux de l'ancien, ils finissent aussi par sauter. Quoique les nouvelles normes imposent des disjoncteurs alors peut-on dire qu'ils ont disjoncté ?
Et puis personne pour venir dire "J'assume" et aussi "Je suis le seul responsable".

Non, franchement, tout mettre sur le dos de ce préfet qui au passage avait dénoncé des copinages malsains dans le dossier du petit protégé, voilà qui en dit long sur le courage de ce président préférant skier plutôt que de tenir la barre et de son ministre de l'Intérieur finissant la boîte d'Alka-Seltzer.

Denis Monod-Broca

Le pouvoir « dysfonctionne », la société française « dysfonctionne », c’est je crois malheureusement incontestable.

Que voulons-nous être ? Que voulons-nous faire ?
Nous ne savons plus.
Accuser autrui - les Gilets jaunes d’un côté, Macron de l’autre, par exemple... - faire front contre un ennemi commun, était bien commode mais ça ne marche plus.

Que voulons-nous être ? Que voulons-nous faire ? Savons-nous même encore nous poser collectivement ces questions ?
Ce « nous » est-il même légitime ?

Giuseppe

"Sans faire de mauvais esprit, le dysfonctionnement dénoncé le 18 mars par le Premier ministre aurait dû conduire le pouvoir à s'auto-accuser. Recadré par le président, Castaner n'a plus droit à l'erreur. Certes mais le président s'est-il recadré lui-même ? Ils n'ont pas poussé le masochisme jusque-là ! Dommage. Ç'aurait été de la lucidité et de l'honnêteté." (PB).

Le Président est un gosse. Il s'extasie de tout, fête de la musique, Benalla etc. "Gaulois réfractaires", en fait un personnage de mauvaise BD, en retard sur tout, et surtout en retard de tout.
Il ne prête même plus à rire tant le pays est secoué, partout des problèmes, tous les secteurs sont touchés et lui sur "la route de Memphis", misère de pouvoir.

Et en plus il est capricieux, sans compter l'inconscience d'un gamin qui trépigne pour aller au ski.

Je crois que là avec cette équipe de pieds nickelés on touche le fond.
Tant besoin de guerriers, de gratteurs de ballons, de ceux qui vont au contact, qui poussent en mêlée… On a affaire à des joueurs de jokari, sans élastique ils ne verraient même pas passer les balles.

Monsieur le Président ce n'est pas la bonne route, vous roulez à contresens !

https://goopics.net/i/Q2vE4

Vivement le prochain quinquennat… La route est encore longue...

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