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26 mars 2019

Commentaires

S Carioca

En est-il d'autres que ceux cités là ?

Les citer c'est un peu le goudron et les plumes (pour les survivants, virtuellement).

Qu'on se le dise pour juger leurs prochaines élucubrations

Il me semble qu'il en manque dans Wikipédia.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cesare_Battisti_(terroriste)#Cavale

"Plusieurs artistes, écrivains, journalistes, personnalités politiques et publiques, incluant une partie de la gauche et l'extrême gauche française protestent contre l'extradition de Battisti, dont le collectif du Poulpe, qui rassemble des auteurs de polars, dont la romancière Fred Vargas, l'humoriste Guy Bedos, le chanteur Georges Moustaki, le maire de Paris Bertrand Delanoë, le philosophe Bernard-Henri Lévy, l'abbé Pierre. François Hollande lui rend visite à la prison de la Santé. Le gouvernement français communique que cette procédure est « habituelle ».

Le 18 février 2004, Pierre Bouldoire, maire socialiste de Frontignan, le fait citoyen d'honneur de sa ville. Le 2 mars 2004, le Conseil de Paris vote une résolution le soutenant. Ces réactions de soutien suscitent par ailleurs des critiques en France, comme celle du journaliste Guillaume Perrault qui, dans un ouvrage consacré à l'affaire, estime que les soutiens de Battisti obéissent essentiellement à une logique politique et ne défendent pas son innocence mais demandent l'« indulgence due à la pureté de sa cause ». En 2012, l'essai du journaliste d'investigation Karl Laske, La Mémoire du plomb met également en évidence les aveuglements d'une classe politico-médiatique française pratiquant le déni de la réalité par proximité idéologique avec l'ancien militant d'extrême gauche."

Mary Preud'homme

@ sbriglia | 26 mars 2019 à 17:22

"Que sont mes amis devenus. Que j'avais de si près tenus. Et tant aimés. Ils ont été trop clairsemés. Je crois le vent les a ôtés. L'amour est morte." (La complainte de Ruteboeuf)
___________

Les tout premiers Alain Forest et Jean-Paul Ledun publiaient sous leur patronyme, c'était en 2005.
Je me souviens particulièrement de JP Ledun, si fraternel avec moi alors que j'étais novice dans l'exercice du commentaire (c'était en 2007) et me faisais (parfois) allumer d'importance par quelques sachants autoproclamés du blog.

Jean le Cauchois

@ sylvain à 13:23

Nous serons d'accord pour remercier notre hôte pour avoir traité ce sujet, mais aussi pour votre "Bravo Bolsonaro". Par contre, vous classez le Brésil dans "les pays gouvernés par des extrêmes droites". Dès l'élection de ce président, pratiquement tous les médias français l'ont catalogué "d'extrême droite" mais aussi et surtout "raciste, misogyne, homophobe" répété par des présentateurs tel le dernier en date récemment entendu, Jean-Pierre Gratien, sur LCP.

Ayant vécu et travaillé au Brésil à l'époque où Lula, militant syndicaliste, était mis préventivement en prison lorsqu'il voulait déclencher une grève, et où Régis Debray était en prison en Bolivie, je continue à me tenir informé sur ce pays (et à entretenir mon portugais) en lisant "O Globo" sur Internet, ou en regardant la télévision brésilienne.

Admettez avec moi que ce président, pour avoir été élu par une majorité d'électeurs brésiliens, est "de droite" mais pas "d'extrême droite", que sa vie familiale permet difficilement de le traiter de misogyne, sa vie politique de raciste - sur leur carte d'identité, presque tous les Brésiliens sont décrits comme "branco" (= blanc) - et qu'il a clairement dit que la situation des LGBT n'était pas le problème de son gouvernement, mais la corruption et surtout la sécurité. Il y a quelques jours, une émission de TV brésilienne citait "un enfant ou un adolescent tué chaque heure par une arme à feu". Alors, comme moi, considérez le président Bolsonaro comme un président normal : rien à voir avec notre précédent président normal.

PS : Un petit complément pour l'exactitude des faits. Battisti s'est échappé de la prison italienne de Frosinone en 1981, pour se réfugier 17 ans en France, jusqu'en 1998, lorsque le président Chirac décida d'arrêter l'application de "la doctrine Mitterrand". Il s'installa au Brésil, sous la protection du président Lula (la presse brésilienne publie actuellement une photo d'époque de Battisti et des leaders de la gauche brésilienne, dont Lula, tous les mains jointes pour montrer leur solidarité avec le "querindinho da esquerda brasileira") mais le quitte pour la Bolivie, dont le président Evo Morales est réputé "de gauche". Et l'extradition réclamée par l'Italie depuis 37 ans est faite par la Bolivie, en janvier, "après que le président Morales se soit rendu à l'investiture du président Bolsonaro.
"L'extradition infâme" titrait en janvier le journal du NPA, le parti créé par Besancenot, et qui supporte actuellement les Gilets jaunes. Je pense que d'ici quelques jours, les médias français cesseront de publier sur ce sujet.

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@ breizmabro à 19:09
"J'suis obligée, mon mec est Sicilien"

Même si vous êtes devenue folle de la messe, évitez quand même d'aller aux Vêpres avec lui ! Viva Italia !!

cafer

On ne peut que partager votre jubilation teintée de tristesse.
Les fervents soutiens de l’« expérience communiste » en Europe de l’Est sont encore bien rares à passer aveu de leur faute morale. Des Mélenchon et autres BHL ne consentiront jamais à reconnaître leur égarement.
L’aura du Che, bourgeois et vil exécuteur dans les prisons cubaines, illustre parfaitement cette coupable faiblesse.
L’idéologie, versus la morale commune, est mère de tous les maux.

Fred Vargas, emblématique de cette gauche, a d’une certaine manière injurié la souffrance de la société italienne, ravagée par les extrémismes de tous bords.

Cesare Battisti aura eu au moins la correction d’avouer ses crimes une fois interpellé.
Le calcul au fond n’est pas si mauvais ; la société italienne devrait lui permettre à terme de mourir dans son lit.

Xavier NEBOUT

Lorsqu'on est animé par l'élan d'humanisme qu'est l'esprit de gauche, lorsqu'on se bat pour les autres, pour un monde meilleur, peu importe les morts du présent dès lors que c'est pour le progrès de l'humanité.
Comment oser contester cela, alors que Staline a agi dans l'esprit de la révolution de 1789 qui a sauvé notre pays de la tyrannie et de la religion ?

Français, ne vous trompez pas d'ennemi, le crime, c'est Viktor Orban qui a osé mettre dans la loi que les enfants ont le droit d'avoir un père et une mère.

Tuons le ver dans la pomme ! La réaction n'a pas sa place dans le débat démocratique, car la démocratie, c'est le peuple, et le peuple, c'est la gauche.

Si on n'est pas d'accord, il faut le dire clairement.
Avec un peu de courage, on peut même se retenir de dire à mots voilés que Robert Faurisson était un nazi comme gage de pensée convenable.

Exilé

@ Michelle D-LEROY
« Les films et les débats sur le communisme, sur les Khmers rouges ou sur le Goulag sont si peu nombreux qu'on voit bien qu'on cherche à cacher des vérités. »

Le sort qui a été réservé au film « Katyn », qui n'a pu être diffusé que de façon restreinte et confidentielle illustre bien cette volonté d'occulter ce qui dérange.

Philippe Goulard

Je ne suis pas spécialiste du droit mais je suis surpris qu’aucune poursuite ne soit engagée pour recel ou complicité de recel de malfaiteur contre toutes ces personnes qui ont sciemment protégé une personne condamnée.

semtob

Cher Philippe,

Nous n'avons pas encore lu ce grand écrivain dont vous faites la publicité.
Si Mitterrand et Hollande l'ont couvé et protégé comme les poules couvent leurs cocos, c'est peut-être parce qu'il avait des talents cachés en dehors de l'esprit fripouille, menteur et assassin que l'on peut reconnaître également aux deux politiques cités.
Enfin, c'est la mémoire de Greenpeace qui le suppose pour le premier et le second s'est vanté de quelques décisions de meurtres dans la presse.
Le permis de tuer n'est pas donné à tout le monde mais certains peuvent s'en vanter et se sentent grandis dans l'aveu.
françoise et karell Semtob

Noblejoué

@ Denis Monod-Broca | 26 mars 2019 à 17:43
"Bah... un coupable en liberté vaut mieux qu'un innocent en prison..."

Cela vaut mieux, mais ce n'est pas "bah"... Il est grave qu'un coupable échappe. La police et la justice doivent être efficaces, les Etats solidaires dans la traque des transgresseurs, surtout dans les cas graves.

Mais bon, des attentats, qu'est-ce que c'est ? C'est bah.
Pour d'autres aussi, c'était "bah", que Polanski n'ait pas croupi en prison comme il aurait dû après son agression.

Les pédophiles, les terroristes ont de beaux jours devant eux, c'est assuré. Et la loi, non.
Parce que si la loi n'est pas pour tous, elle n'est pour personne.

La loi s'effrite, la lutte de tous contre tous reprend, d'abord par les plus puissants et les plus violents, puis par contagion, le reste.
Qui sera coupable, les massacreurs ?
Non, ceux qui auront rompu les digues contenant la violence, à savoir les lois.

Ceux qui affaiblissent les lois, ceux qui établiraient un gouvernement mondial, si une telle imprudence arrivait, savoir un gouvernement qui, tyrannique, ne pourraient être renversés, ceux-là seront coupables de tout ce qui arriverait par la suite.
Il ne faut pas ouvrir les portes de l'enfer si on ne veut pas qu'il se déchaîne... L'injustice, innocent en prison, mais aussi le privilège, tel et tel au-dessus des lois, sont des déclencheurs. Un gouvernement mondial aussi, tout pouvoir dedans, pas de dehors, veut dire qu'en cas de tyrannie, personne n'aurait la force, et je gage, bientôt de velléité de le renverser.

C'est pour ma part depuis toujours que je refuse de remédier aux conséquences des agissements de gens qui ne font qu'aller de folie en folie.
En politique, souvent, pour leurs intérêts immédiats, ils sont plus prudents... La politique, c'est vraiment le défouloir.

Non, ce n'est pas en politique qu'il faut aller de folie en folie, mais là :

https://www.cadran-lunaire.fr/livre/970027-de-folie-en-folies-la-decouverte-du-monde-des--michel-saudan-sylvia-saudan-skira-taschen-gf

breizmabro

@ Robert M. le 26 mars 18:22
"Je me souviens parfaitement, comme si c'était hier"

Vous êtes hyper vieux alors ! Du coup je comprends mieux vos post : ringningnin vous êtes socialiste, ringningnin votre vision communiste... En fait vous avez été congelé sous Brejnev et décongelé "comme si c'était hier".

J'rigole Robert M... Quoique... ;)

Adéo

breizmabro

@ Philippe Bilger

Félicitations pour ce billet.

Comment tous ces c*ns prétentieux d'intellectuels ont-ils pu soutenir cet anar criminel depuis tant d'années ?

D'un BHL indigne cela ne m'étonne pas puisque lui son créneau c'est le "va-t-en guerre", ni même de Guy Bedos ou Lio les pov' people en mal de publicité mais donneurs de leçons en toutes circonstances..

Si j'étais Manu je dirais, comme pour les GJ : "Tous ces gens qui ont soutenu Battisti sont complices de ses méfaits et devront en rendre compte devant la justice".

Mais je ne suis pas Manu, et BHL et consorts continueront à sévir sur nos médias et réseaux sociaux en toute impunité.

Viva Italia !! (pour les points d'exclamation j'suis obligée mon mec est Sicilien ;))

Noblejoué

Il faut vraiment être en manque de révolution pour la vivre par procuration au point de soutenir des terroristes frappant un pays démocratique pour une question qui n'est pas d'indépendance nationale.
Car on peut être démocrate chez soi et impérial chez les autres.

Il se trouve des intellectuels pour soutenir des déchaînés - qui n'en sont pas au sens premier puisqu'ils ne constituent pas vraiment des créatures d’ergastule.
Mais bon, bien des gens, parce que mal payés, s'estiment esclaves. Or c'est une réalité bien spécifique - à la décharge des gens : on n'a commencé à la définir en Histoire que tout récemment.

De même, bien des gens, et c'est moins excusable car on a bien mieux cerné les régimes politiques, disent vivre en tyrannie pour la moindre manifestation interdite et autres choses semblables.

Bref, il faut être Français pour soutenir une violence qui n'est pas provoquée par une situation qui ne laisse pas de place à d'autre solution.
Encore aujourd'hui, bien des gens rêvent de révolution et de guerre civile chez nous.

Chez bien des gens, notamment les Français, la politique est investie d'un sens religieux : ta-dam, après une lutte finale, une apocalypse, quoi ce sera le paradis.

En France, on prend les idées au sérieux, et c'est bien. En France, on ne prend pas la réalité au sérieux, et c'est moins bien.
Il faut aimer la vérité !

Je sais, c'est exigeant... Mais on peut faire relâche par le rêve, la communion avec la nature, l'ivresse, l'art et l'amour.

Michelle D-LEROY

"Pourquoi battre sa coulpe quand non seulement rien ne vous y oblige mais qu'au contraire la France semble reconnaissante à l'égard de tous ceux qui ont validé le pire avec une constance qui n'a d'égale que leur amnésie ?"

Que dire de plus car c'est clair et net, l'abominable nazisme a été jugé, depuis 70 ans on a pu lire des centaines de livres et de témoignages sur le sujet, voir des films et des séries télés tragiques et même drôles, écouter des débats et des commentaires lors de dates anniversaires et c'est tant mieux mais a contrario le communisme est toujours un sujet tabou évité. Les films et les débats sur le communisme, sur les Khmers rouges ou sur le Goulag sont si peu nombreux qu'on voit bien qu'on cherche à cacher des vérités.

Pourtant cette idéologie mortifère a fait des millions de morts aussi, mais il est mal vu de le dire. Certains de nos intellectuels ont même été jusqu'à dire que c'était pour la bonne cause.

François Hollande, lui, a l'habitude de se tromper en allant rendre visite ou en prenant fait et cause pour de fausses victimes, on l'a vu avec Leonarda ou Théo pendant sa Présidence.

Alors même si Cesare Battisti, membre du mouvement PAC, reconnaît avoir participé aux crimes dont il fut accusé, le fait qu'il soit arrêté au Brésil parce que non soutenu par Bolsonaro et remis au gouvernement Salvini, c'en est trop pour nos belles âmes toujours enclines à défendre les communistes mais révulsées par les populistes.

Robert Marchenoir

J'apprends que Béchamel avait, en son temps, soutenu l'impunité de Cesare Battisti. Voilà qui m'avait échappé.

Curieusement, ce n'est pas cela que lui reprochent ceux qui, aujourd'hui, ne sauraient écrire un commentaire, sur Internet, sans vilipender "BHL". C'est plutôt "la Libye", le soutien au libéralisme, aux Etats-Unis... bref, Bernard-Henry Lévy est critiqué pour ses positions de droite, et non pour ses positions de gauche.

Je me souviens parfaitement, comme si c'était hier, de toutes ces bonnes âmes du "peuple" (je ne parle ni des "élites", ni de Béchamel), qui se prévalaient, pour justifier l'impunité offerte à un criminel (mais un criminel communiste), de "la parole de la France", voulant dire par là "la parole de Mitterrand" -- Mitterrand mort depuis longtemps, en l'occurrence, et en plus il n'avait pas dit ce que lui prêtaient les soutiens de Cesare Battisti.

Mitterrand avait affirmé que la France offrirait l'asile aux terroristes italiens repentis, n'ayant pas de sang sur les mains, et qu'elle extraderait les autres. Soit exactement le contraire de ce que prétendaient les bonnes âmes de gauche, offusquées, pour une fois, qu'on fasse offense à "la Frônce".

Mais bon, Battisti était de gauche, Mitterrand était de gauche, donc le moindre mot proféré par Saint François était censé avoir valeur légale -- pour les siècles des siècles. Nos Degauche ont toujours été de grands démocrates.

En plus, Battisti était défendu par Fred Vargas, un auteur de romans policiers, une Artiste, donc ; alors, pensez...

Gageons que ceux qui défendaient, à l'époque, "la parole de la France", sont les mêmes qui disent, aujourd'hui, pis que pendre de Bernard-Henri Lévy.

genau

Ce qui est décrit dans le billet est un phénomène permanent dès qu'on fréquente les idéologies de gauche.
Waldeck Rochet détournant les yeux des queues interminables devant les magasins soviétiques, Mitterrand louant le régime d'Allende trois jours avant la révolution, le globalement positif de Marchais, sauf qu'il y avait là-dedans une part d'opinion non militante, une fidélité.

Chez nos faibles d'esprit qui ont soutenu Battisti, il y avait une volonté de nuire tout en se procurant sans risque une aura humaniste, un front de penseur.

J'aimerais défendre cette attitude en partant du principe que l'expression judiciaire et ses séquelles contraignantes sont l'émanation d'une société de vengeance qui n'arrive pas à saisir la force de la notion de résistance aux institutions. Sartre s'est essayé à cet exercice, avec plus ou moins de bonheur et a tenu le haut du pavé pendant des décennies alors qu'Aron, d'une lucidité différente, patinait derrière lui mais restait le conseiller des rois alors que Sartre a toujours été considéré comme un charlot, génial, accompagné d'une folle du c..

La cavale de Battisti est légitime, ses dénégations aussi, ses aveux in articulo mortis, si on peut dire, ne sont pas sympathiques et donnent raison à ses thuriféraires: vous avez oeuvré pour ma défense, hors de raison, je reconnais que vous m'avez aidé à circuler, mais vous n'avez pas ma capacité et mes compétences il est donc normal que vous vous soyez trompés, et il eût été plus utile que vous fissiez le chemin inverse : défendre la rationalité de mon geste et le sens de mes dénégations.

Il faut exclure de cette vision les inévitables idiots utiles: Miou, Bedos, Vargas, abonnés à la couennerie, et BHL qui est un escroc intellectuel, tout le monde ayant en mémoire ses photos bidonnées au Liban.
Ces gens-là ne sont pas des sommités, ce sont simplement les cymbales des médias qui s'en saisissent, les exposent, les couvrent de miel et attendent pour lâcher les guêpes que l'évidence leur donne tort. Les vrais minables, ce sont les journalistes qui, abrités par la notoriété ou le charme de leurs sujets excipent de leur liberté d'émettre l'écho du monde, se réservent de vilipender ceux qui se contentent de l'analyser.

Enfin, le repentir humain de Battisti est cousu de fil blanc: il ne risque plus rien, il a une aura certaine, devrait rencontrer le Pape, pensez à Ali Agca, renouveler son cheptel de miséricorde et rester le personnage qui a dupé les Etats pendant 37 ans, comme Latude s'est évadé six fois de la Bastille.

Denis Monod-Broca

Bah... un coupable en liberté vaut mieux qu'un innocent en prison...

caroff

Justice est faite et bien faite, mais en effet sans le concours de ces éminences qui mériteraient le prix Nobel du mensonge et de l'aveuglement: dans le désordre: Mitterrand, Jean-Pierre Mignard, BHL (dans tous les coups foireux celui-là), Robert Hue, Philippe Sollers, Guy Bedos, Jacques Higelin, Sapho, Pierre Vidal-Naquet, Dan Franck, Miou-Miou, Georges Moustaki, Lio, Danielle Mitterrand et Fred Vargas.

En fait il faudrait presque la taille d'un bottin mondain de la gauche Saint-Germain pour lister tous ces pauvres gens qui avaient oublié que l'Italie, notre chère voisine, était une démocratie parlementaire ayant souffert mille morts du terrorisme à la mode Battisti.

Honte à eux !

sbriglia

"Tout comme certains commentaires consacrés à ce quadruple assassin "pour le bien du peuple" figurant dans le billet de Justice au singulier paru le 22 avril 2006."
Rédigé par : Lionel | 26 mars 2019 à 12:04

Beau déterrage…

Il ne reste plus beaucoup de ces commentateurs de 2006...

Parayre, qui fut l'un des premiers lors de la création de ce blog, homme de qualité et sans doute magistrat, le quitta à cette occasion, estimant que Philippe Bilger aurait dû respecter le droit à l'oubli... de l'assassin, pas des victimes.

Paul Duret

Je propose à BHL une autre victime à soutenir: Enrico Macias.
Ce dernier n'a, à ma connaissance, occis personne mais il doit 30 millions d'€ à une banque luxembourgeoise.
Ou alors, l'Etat français, dans sa grande générosité et, pour services rendus à la nation, fera jouer un des nombreux fonds de solidarité existants.

Gavroche

Ils ont tout faux sur Emmanuel Macron.

Fake news, mensonges, tromperies, manipulations des comptes publics, accusations mensongères... LREM en plein délire, avant eux c'était le PS on peut en déduire que la Répression en Marche n'est qu'un post-scriptum aux malheurs de Marianne.

sbriglia

"En novembre, par cinq voix à quatre, le Tribunal brésilien désavoue le ministre de la justice en annulant l’acte de refuge et décrète l’extradition de Cesare. Au mépris de toutes les preuves accumulées de son innocence dans l’affaire des quatre homicides. Au mépris de l’évidence historique aussi, assurant que les crimes reprochés à Cesare ne sont pas d’ordre politique mais relèvent du droit commun. Pourquoi cette précision ? Parce que l’article 5 de la Constitution brésilienne interdit l’extradition pour crimes politiques. Force est donc de les décréter de « droit commun », quitte à tordre l’Histoire, ce qui fut fait. Mais notre radeau passe finalement de justesse : trois semaines plus tard, par cinq voix à quatre, le Tribunal laisse au président Lula le droit d’avoir le dernier mot et d’annoncer sa décision, pour ou contre l’extradition.

Nous sommes face à l’ultime étape. Ce matin même, j’apprends par un sondage que plus de la moitié des Brésiliens estiment que la décision du Tribunal Suprême ne fut absolument pas neutre. Finalement, le matraquage continu et singulièrement féroce des médias n’aura pas tant étourdi ni abusé les Brésiliens, et il y a là de quoi se réjouir. Il est toujours possible, croyons-le, de résister contre ce qu’il faut bien appeler un bourrage de crânes, une formidable désinformation.

Le radeau est à présent à l’arrêt, voile affalée à deux pas du rivage sur lequel nous guettons anxieusement l’annonce présidentielle. En l’attente, en l’espoir, je relis une des plus belles phrases de BHL sur les fondements essentiels du sous-sol de l’affaire Battisti, et donc sur l’engagement politique et sur l’Histoire : «Que vaudraient les principes de cohérence du Droit (en France), de présomption d’innocence et de responsabilité personnelle d’un condamné par contumace (en Italie), que vaudrait […] le principe d’histo­risation nécessaire des grandes déraisons collectives, que vaudrait la loi, hélas jamais démentie, qui veut qu’en ces matières l’amnésie soit mère de la répétition et que la production d’un bouc émissaire ouvre toujours, nécessairement, la voie au retour compulsif des fautes dont on se décharge en les lui imputant, que vaudraient ces régularités et ces règles si elles devaient ne pas résister à l’épreuve du miroir que leur tend ce galeux, ce pelé, cet infréquentable Battisti – que vaudraient des principes qui, en un mot, se révéleraient incapables de soutenir l’éclat de ce cas Battisti ? »

(Fred Vargas)

C'était en 2010...

Pourquoi, à la démence du réel, vouloir rajouter la niaiserie d'une explication ?...

Metsys

D'accord avec votre analyse sur le cas Battisti. Le jugement de Mitterrand sur le terrorisme a quelque peu évolué après la guerre d'Algérie.
D'autre part, l'absence de procès de Nuremberg sur le totalitarisme stalinien et la mansuétude occidentale me semblent avoir au moins une cause commune. Elle a été résumée le 22 juin 1941 par un parent éloigné de Lady Diana, que personne n'a jamais suspecté de dérive socialisante... On peut y voir un piège de l'Histoire, mais il était difficile à éviter. Même pour Churchill.
“No one has been a more consistent opponent of Communism for the last twenty-five years. I will unsay no word I have spoken about it. But all this fades away before the spectacle which is now unfolding. The past, with its crimes, its follies, its tragedies, flashes away. The Russian danger is therefore our danger, and the danger of the United States, just as the cause of any Russian fighting for hearth and house is the cause of free men and free peoples in every quarter of the globe.”

Florence

Félicitations pour ce billet, Monsieur Bilger. Tout y est dit.

Malghorn

Et dire qu'on nous a bassinés pendant des décennies avec sa soi-disant innocence à laquelle personne ne croyait (hormis par idéologie pour certain.e.s).

Véronica

Ils avaient tout faux, mais leur aveuglement était la plupart du temps volontaire car idéologique.
C'est encore pire, à mon sens.

Par ailleurs, C. Battisti a-t-il quelque chose à gagner à moyen et long termes dans ces aveux ?

En plus des quatre morts, il y a aussi le fils d'une des victimes ; depuis les années de plomb, il est tétraplégique.
Force et courage à ces familles !
Ces aveux tardifs doivent être un mélange de soulagement, de douleur et de colère.
Celle qu'ils doivent ressentir envers la France et le Brésil d'une certaine époque est hélas parfaitement légitime.
D'un point de vue moral, c'est presque pire d'avoir lavé et embrassé ces mains rouge sang.

boureau

"Ils avaient tout faux sur Cesare Battisti"

C'est bien cher P. Bilger, que vous remettiez comme on dit "les pendules à l'heure".

En son temps, j'ai suivi particulièrement cette affaire en prenant partie pour l'extradition de cet assassin.

Avec la distance, on ne peut imaginer (ceux que vous citez et tant d'autres) les arguments quasi orduriers qui ont été développés par ses protecteurs. On se serait cru dans les années 50/60 quand Signoret et Montand faisaient leur "cinéma" sur les chiens d'anticommunistes.

Là encore, une faute du journal Le Monde (une de plus) qui s'acharna - avec ses satellites (Libé, l'Obs, Télérama, les Inrocks) - à déconsidérer les arguments (évidents) des partisans de l'extradition. Notamment ceux de la gauche italienne.

Triste gauche marxisante et stalinienne (bobo, universitaire, médiatique) qui n'en finit pas d'expier ses erreurs.

Pour finir, il faut rappeler que BHL, dans cette affaire, eut des propos indignes. Et ce n'est pas dans la seule. Ce type est une malédiction à lui tout seul.

Cordialement.

sylvain

Ce qui est génial dans cette affaire, c’est qu’il a fallu attendre que ce soient des pays gouvernés par des extrêmes droites pour qu’enfin la justice applique la loi ; la gauche française toujours aussi arrogante, cynique et débile avait soutenu ce criminel "révolutionnaire romantique" selon leur catéchisme gauchiste.

Bravo Bolsonaro, bravo Salvini, un beau bras d’honneur à tous nos intellos bobos gauchos et à leur SM mur des cons.

D’où l’intérêt de voter pour ces gens-là aux européennes afin de redonner de la morale, du respect, du civisme à cette société dépravée et dégénérée par des décennies de gauchisme.

Exilé

Je rejoins totalement ceux qui expliquent la mansuétude durable dont continuent à bénéficier le communisme et ses crimes par le fait qu'ils n'ont pas eu leur procès de Nuremberg qui, à l'exception de quelques négationnistes entêtés et compulsifs, a su mettre le nazisme au ban de l'humanité.

Exactement.

Et en France en particulier, une grande partie de nos malheurs vient de là, à savoir que des gens qui ont soutenu et soutiennent encore une idéologie ayant commis les pires crimes de l'histoire de l'humanité (qui en a pourtant vu de toutes les couleurs) se croient tout permis comme si de rien n'était en faisant l'apologie de ce système à l'Université mais aussi dans la vie politique et sociale, en pourrissant tout ce qu'ils touchent.

Quand serons-nous enfin délivrés de ce cancer ?

Dans mon fauteuil

La fameuse jurisprudence Mitterrand. Accueillir les assassins italiens.
Je ne suis pas un intellectuel, et je lis très souvent des polars. S’il est un auteur policier qui a en France un certain succès, c’est Fred Vargas.
A chaque parution d’un de ses livres je ne pense qu’à son soutien sans faille à Cesare Battisti.
Je ne la lirai jamais ! Aurait-elle le Goncourt comme Pierre Lemaitre.

L’impudeur à prendre partie pour quelqu’un qui n’a jamais regretté ses actes m’avait profondément touché il y a de nombreuses années. Et les familles alors, y pensait-elle ?
Cela me rappelle une femme politique française, alors ministre, qui avait dénoncé un professeur d’éducation physique accusé de pédophilie. Celui-ci fut victime d’une dénonciation calomnieuse et se donna la mort.
Elle n’eut aucun remord ni excuse là aussi pour la famille de cet homme innocent.
Quel gâchis pour ceux qui ont été oubliés et condamnés à se taire !

Tellement faciles ces positions morales quand on a une petite audience médiatique.

Lionel

Mince alors, Battisti reconnaît ses crimes ; pauvres BHL, Vargas, Bedos bien sûr, et consorts.
Tout comme certains commentaires consacrés à ce quadruple assassin "pour le bien du peuple" figurant dans le billet de Justice au singulier paru le 22 avril 2006.

https://www.philippebilger.com/blog/2006/04/crimes_et_garem.html

Mitterrand, lui au moins, ne se rendra pas compte de ses couillonnades.
L’ineffable, au sens péjoratif, président François Hollande pourra de nouveau tirer son portrait et lui apporter des oranges dans sa cellule.
Reste à savoir si le président Macron pour faire plaisir à son cher ami Salvini raclera les fonds de tiroirs d’où se terrent encore quelques acabits de ce genre.
On peut toujours rêver.

Saltapiou

Le regretté Jean-François Revel ne cessait de s'étonner :
pourquoi fait-on toujours appel aux "sommités" qui se sont souvent trompées, pour éclairer les pauvres ignorants que nous sommes ?

Les tambours continuent à résonner, à nous de préférer des instruments... moins creux !

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  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
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