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28 mars 2019

Commentaires

Jean-Marc

@ Mary Preud'homme

Je ne cherche pas à atténuer les faits de l'Eglise mais je dénonce les manipulations de masse.

Oui l'Eglise devrait être exemplaire comme le président, les armées, la police, la justice, l'Education nationale,
le maire, le voisin, et soi-même et je constate que cela n'est pas le cas.

Mais j'attends la mise en examen et la condamnation des ministres de l'Education nationale, des recteurs d'académies qui ont couvert les actes pédophiles.

J'attends aussi les suite de la justice sur Bruno le Roux qui payait ses filles en vacances en Angleterre pour un travail fictif à l'Assemblée nationale.

Hier le nombre de morts en février a augmenté en ville et sur autoroute, alors qu’il était en baisse sur les routes, la conclusion unanime des merdias était "les radars vandalisés".

La manipulation mentale me gêne et après on peut lire les faibles qui nous assurent que l'IVG doit être acceptée.

Noblejoué

@ Denis Monod-Broca

Ne noyez pas le poisson de Jésus qui dit de noyer l'abuseur d'enfant car une meule au cou du transgresseur jeté dans l'eau, qu'est-ce, sinon une noyade ?

Ce qui prouve que pour Jésus, s'en prendre aux enfants est LE crime impardonnable.

Ne faites pas semblant de ne pas comprendre qu'il y a là une exception dans le fameux pardon chrétien.

Et ne faites pas semblant de comprendre que je ne saurais pas que le pardon, ou les droits de l'Homme ou autres principes, s'appliquent à tous - en principe, mais nous voyons que Jésus montre une exception que je qualifierais de "on ne pardonne pas pour les plus faibles qui en pâtiront toute leur vie".
Si vous refusez de comprendre qu'il y a une exception au pardon chez Jésus, je le comprends fort bien.

En fait, il y en a une autre : l'enfer. Il faut bien qu'il existe des impardonnés pour qu'ils y grillent.
Non ? Dieu, il faudrait qu'il existe, on n'en sait rien, nous demande de tout pardonner, sauf qu'il y a une exception, sans parler de tous ceux qu'il rejettera alors que responsable d'eux puisqu'il les a créés.

Ce qui est injuste : il fait moins qu'il ne doit.

Par contre, demander aux gens de pardonner, c'est exiger plus qu'ils ne doivent. Car nous ne nous sommes pas créés, et encore moins les autres humains. Ce qui fait que si le pardon est le principe au fond assez peu appliqué par celui qui le dit, si on en croit les textes chrétiens, le pardon n'est pas du tout un principe pour moi.
.
Le pardon est ambivalent, il limite certes la violence, d'un autre côté, il encourage les transgresseurs, qui se croient un droit à mal agir puisqu'on ne les punit pas.

Vous pourriez dire qu'on punit le pédophile... Mais justement, l'Eglise ne l'a pas fait, et c'est bien ça le problème.
Par contre, elle ne cesse de ne pas pardonner aux gens, parfois non de mal agir, mais d'être ce qu'ils sont, ainsi les femmes infériorisées parce que femmes, et elles en redemandent, grâce au pardon, soit ce qu'il faut mettre dans la tête des gens pour que jamais ils ne vous fassent défaut quand on les traite injustement.

L'Eglise et tant de gens prétendent être plus que justes et sont moins que justes.
De plus, en pardonnant, par exemple aux pédophiles, un cas d'école, ils mettent les autres en danger.

Voyons injuste, voir le traitement, par exemple, des femmes, et menaçant, voyons, par exemple, les enfants.
Comme toute religion, plus ou moins, c'est donc une institution maltraitante des gens en général, puisque injuste, mais surtout des femmes et des enfants, des plus faibles.

Il est donc juste et bon que les gens sortent de cette institution, comme il serait souhaitable qu'ils quittent toutes les autres du même genre.
Absolument comme les femmes, et parfois hommes, battus ne doivent pas pardonner au conjoint, sauf s'ils veulent des coups, et autres cas du même genre. Que chacun se libère ainsi que les gens qu'on peut protéger des abus.

Tomas

Sur le fond je suis totalement d'accord avec vous. Il n'est pas illogique que le prêtre renonce à fonder une famille pour se concentrer entièrement à ses ouailles et transcender ceux-ci.

Mais hélas, bien peu sont des êtres capables de transcender les autres, prêtres ou pas. L'Eglise de France se meurt avec 5 000 prêtres cacochymes couvrant chaque week-end dix paroisses rurales avec leur Citroën Visa hors d'âge. Et ce n'est guère mieux dans les pays voisins.

On peut faire l'hypothèse que le voeu de célibat dissuade nombre de jeunes gens (en attendant les jeunes filles) d'embrasser la prêtrise. Ça ne contribue pas, à l'évidence, au maintien de la foi.

Et puis toutes les religions du Livre autorisent les prêtres à se marier. Même le christianisme, puisque le clergé régulier orthodoxe a toujours eu le droit de se marier. Seuls les catholiques n'ont pas le droit de se marier.

Une institution millénaire doit toujours réfléchir avant de changer, mais elle doit changer. L'Eglise n'a pas terminé sa mission en ce bas monde mais elle est en crise grave. Autoriser le mariage des prêtres pour revivifier son bas clergé et relancer à la conquête des âmes mérite à mon avis d'être tenté. En tout cas, la réflexion doit avoir lieu.

Wil

"Parce qu'il y a des pédophiles, des viols de religieuses, une homosexualité surabondante au Vatican, des liaisons entretenues par des prêtres avec des femmes dans le secret ou dans une apparente discrétion mais connue de tous, une quotidienneté manifestant, pour certains, la fascination et l'emprise d'une sexualité impérieuse"

Ben si tout ça ça n'encourage pas à la prêtrise je ne vois pas ce qui l'encouragera.
Certainement pas le mariage, c'est sûr.
Non mais vous imaginez, être prêtre et en plus avoir une femme ? Pfff, c'est même plus un sacerdoce, c'est du martyre.
Racontée par M. Bilger, ça a l'air cool finalement l'Eglise catholique.

Je ne suis pas assez stupide pour croire en Dieu, enfin disons plus précisément que mon coeur voudrait croire en Dieu mais que mon cerveau s'y refuse, mais là, si on me prend par les sentiments comme ça, il est possible que mon cerveau donne son autorisation et se laisse tenter par la foi catholique de façon professionnelle vu que de toutes façons j'ai que ça à faire en dehors de picoler, ce qui n'a jamais été incompatible avec la vie sacerdotale.

En plus, quand mon cerveau (on voit où il se trouve, au même endroit que tous les autres hommes effectivement) pense à toutes ces starlettes de vingt ans qui viennent se confesser. Hmmm, MIAM !

https://www.youtube.com/watch?v=5J8mvTWceO8

caffer

Témoignage d’un chrétien.
Quel beau sujet !
Il est de fait que les rabbins et les imams peuvent se marier et donc avoir des enfants.
Pour autant cet état n’empêche pas que certains d’entre eux deviennent coupables de dérives pédophiles ou incestueuses, c’est évident.

Leur autorité morale et la fréquentation d’enfants favorisent évidemment les passages à l’acte des plus faibles.
De même les instituteurs, les accompagnants d’enfants, sont soumis à cet environnement criminogène.

Mais il est clair que le célibat ou le vœu de chasteté crée chez le mâle normalement constitué une frustration physique.
Il est en effet nécessaire que l’homme connaisse, pratique la jouissance sexuelle.
Seule une foi bien ancrée et l’engagement religieux peuvent intégrer l’abstinence sexuelle.
Ce choix est incompatible avec la vie dans une société ouverte. Et les prêtres catholiques ont cette mission de vivre parmi les hommes, de diffuser la parole chrétienne.
Comment pourraient-ils s’immerger dans la vie de tous sans la connaître, la vivre également et complètement ?

L’Eglise catholique a une position tout à fait ambiguë sur la question.
Sans revenir sur l’historique, on peut la résumer en disant que le prêtre ne fait pas vœu de chasteté, contrairement aux moines et aux sœurs.
Pour ces derniers, l’engagement est clair ; chasteté comme signe de l’engagement absolu et exclusif au service de Dieu, hors la ville.
Tandis que le prêtre fait vœu, en tout cas s’engage au célibat.
De fait, l’Eglise catholique a tantôt admis puis interdit la fréquentation des femmes à ses prêtres.
De sorte que la bonne du curé, ou encore les relations tout aussi connues que niées, se sont répandues dans le clergé.

Cette ambiguïté, puisque les autorités de l’Eglise l’ont largement favorisée en la tolérant, s’est diffusée chez les candidats à la prêtrise.
Cet amoindrissement moral, séculaire, a constitué une sorte de havre mou qui a pu accueillir les plus faibles.
Bien plus, la prêtrise et son environnement majoritairement masculin ont favorisé cette proximité de jeunes hommes sans femmes.
Et par conséquent une attraction pour certains hommes par ailleurs en difficulté avec le commerce des femmes.
Le cocktail est alors devenu parfait, si l’on peut dire. Cette homosexualité rampante a gangrené, comme l’observe Philippe Bilger, les plus hautes autorités de l’Eglise catholique.
Le Vatican, on le sait bien, est ravagé par un véritable lobby homosexuel.
Il faut le dire.

Alors pourquoi ne pas mettre fin au célibat des prêtres, qui n’a au fond aucune justification dans une société moderne ?
La crise des vocations est extrême, car il va de soi que le célibat, en tout cas la chasteté, sont des obstacles majeurs à la présence des prêtres dans la ville moderne.
On en vient aujourd’hui à regretter les prêtres ouvriers des années soixante.

L’Eglise catholique n’a jamais été aussi déconnectée de la vie sociale aujourd’hui. Un seul sondage démontrerait que les Français, à part l’abbé Pierre (qui lui a « succombé à la tentation », pour l’avoir admis), ne sont plus en contact avec l’Eglise catholique. C’est tout à fait dommage, quand on sait que la majorité des prêtres d’aujourd’hui sont de fervents serviteurs des hommes.
Alors oui, le mariage des prêtres pourrait être le « grand remède ». Et l’occasion de la renaissance de l’Eglise.

Denis Monod-Broca

@ Noblejoué

Aimer son prochain ce n’est pas aimer son ami, ça tout le monde le fait, aimer son prochain c’est aimer son ennemi.

De même, pardonner ce n’est pas pardonner à celui qui vous a involontairement marché sur le pied, pardonner c’est pardonner à celui qui vient délibérément de commettre un crime « impardonnable ».

Xavier NEBOUT

Votre objection est fort intéressante: vous nous dites en somme que la foi est inutile pour celui qui se conduit en saint homme.

Mais ce que vous semblez ignorer, c'est que la vie d'un saint homme est vouée au salut de l'âme de son prochain.

Or, il doit pour cela inculquer la confiance au fait que tendre la main vers Jésus à son dernier instant et donc le faire pendant toute sa vie, est la voie royale pour celui qui a l'immense chance d'être chrétien.

En conséquence de quoi, la sainteté est indissociable de la foi.

breizmabro

"A l'issue de ce billet je me rends compte que j'attends de l'Eglise catholique qu'elle cesse de courber le dos"

En même temps l'Evangile ne dit-il pas : "si l'on vous frappe sur la joue gauche tendez la joue droite" ?

"Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche" disait Matthieu.

Ça fait un peu peur mais la com' est bonne. On dirait du Castaner face aux Gilets jaunes.

En fait Jésus aurait pu faire publicitaire s'il n'avait pas été crucifié par des politiciens idiots.

Xavier NEBOUT

@ xc

Vous êtes bizarre: vous citez vous-même l'un des Evangiles où cela est dit.
Est-il plus grand scandale que le prêtre qui détourne de la foi en le Sauveur au lieu d'y conduire ?


Achille

Je n’ai jamais vraiment compris pourquoi les prêtres étaient tenus de rester célibataires. Un prêtre est un homme comme un autre avec sa sexualité, mais aussi ses sentiments. Il peut très bien un jour tomber amoureux d’une femme et vouloir fonder un foyer avec elle, avoir des enfants. Pour ce faire, aujourd'hui il doit renoncer à son sacerdoce alors que sa foi n’est en rien affectée par l’amour qu’il porte à cette femme. C’est incompréhensible !

Il est temps que l’Eglise revoie en profondeur ses concepts archaïques si elle veut continuer à ressembler des fidèles dans ses églises qui sont quasi désertes le dimanche. Il n’y a plus guère que les communions et les enterrements qui les remplissent, plus pour respecter les traditions que pour manifester sa foi.
Le nombre de jeunes qui s’orientent ver la prêtrise est de plus en plus faible. Une vie avec pour toute compagne une vieille bigote qui vient vous préparer à manger et faire le ménage, ce n’est pas très folichon, il faut bien l’avouer.

Je pense également que les femmes doivent pouvoir avoir accès à la prêtrise au même titre que les hommes. Nous somme à une époque où nous avons des femmes médecins, magistrats, officiers supérieurs, chefs de grandes entreprises. Alors pourquoi pas une femme prêtre ?

L’Eglise doit également s’ouvrir aux mœurs de notre société moderne en autorisant l’IVG même si c’est sous certaines conditions morales. Mais aussi cesser de considérer les homosexuels comme des déviants sexuels. Moi-même j’ai mis du temps à l’accepter, mais maintenant je m’y suis fait.

Quant à la pédophilie, c’est un autre débat. Elle ne se situe pas uniquement dans les presbytères ainsi que veulent le faire croire des laïcards un peu neuneus. Les principaux cas de pédophilie se rencontrent parmi les proches de la famille. Alors luttons partout où elle existe. Pas seulement dans les églises.

boureau

"Le mariage des prêtres, le grand remède ?"

Un billet qui vient à point cher P. Bilger.
A point pour ne pas céder à la doxa ambiante, formée pour la plupart par des non catholiques voulant mettre la sexualité au coeur de la religion. Puisqu'ils veulent la mettre partout. Contresens absolu de l'enseignement de l'Eglise.

L'Eglise s'est enfermée dans le silence concernant la pédophilie en son sein. Des mesures sévères doivent être prises sur ce sujet et les catholiques les attendent avec impatience.

Il faut rappeler que si les prêtres font voeu de célibat, le péché de chair - comme d'autres - ne peut pas leur demeurer étranger et ce voeu n'entraîne pas ipso facto celui de chasteté absolue. C'est une des grandeurs de cette religion d'avoir inventé ce concept inouï : le pardon. Ce n'est pas ce Pape qui changera le célibat. Et faut-il le changer ? Déjà les prêtres actuels ont peu - trop peu - de temps à consacrer à leurs fidèles, alors en plus s'ils doivent aussi se consacrer à leur famille... Le ministère protestant est différent et la comparaison ne peut s'établir.

La hiérarchie de l'Eglise, depuis plus d'un demi-siècle, n'a pas su faire face à trois maux principaux qui la rongent : d'abord le brusque virage à gauche dans la doctrine quotidienne pris à Vatican II (notamment sous l'influence de la délégation française) qui a provoqué le désert dans les cathédrales comme dans les modestes églises, ensuite la théorie de l'enfouissement (toujours de Vatican II) qui a fait oublier une des bases de l'enseignement de l'Evangile (le côté missionnaire, le message de la foi) et enfin le triomphe du relativisme qui, avec décalage, a fait autant de ravages dans l'Eglise que dans la société civile.

Là aussi, les "clercs" ont trahi les ouailles ! Trop d'anciens soixante-huitards et post-soixante-huitards dans la hiérarchie catholique qui ont oublié les dogmes de base pour l'écume des jours. L'Eglise européenne va le payer très cher.

Je crois sincèrement, en tant que catholique, que l'Eglise de l'Occident est en train de se suicider. Ce Pape (trop marqué par l'enseignement, l'expérience et les pensées de Dom Helder Camara résumée dans son livre "Spirale de violence"), ne comprend rien à la vieille Europe et d'ailleurs il s'en méfie beaucoup. Sauf à lui dicter expressément son obligation de charité dans l'accueil des migrants. Ce n'est pas lui qui rétablira l'Eglise : sa pensée n'a pas la puissance de celle de Benoît XVI.

Nous avons été quelques-uns à regretter l'élection d'un Pape Jésuite. Ce n'est pas pour rien que jamais dans le passé, les cardinaux n'ont élu un jésuite, tellement l'Eglise se méfie (avec raison) de cet ordre sulfureux et trop indépendant. Pas assez universalistes pour l'éventail des chrétiens dans le monde.

"Au fond mon vœu le plus cher c'est qu'elle soit transcendante."

Voilà un désir que je partage cher P. Bilger.

Cordialement.

Noblejoué

@ xs
@ Denis Monod-Broca

Jésus dit de noyer ceux qui scandalisent les enfants, pas de leur pardonner :

"Matthieu 18.5. Et quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même.

6 Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer."

Revenons au texte, comme on dit, et si possible à un texte qui montre ce qui, dans l'idéal, devrait arriver aux abuseurs d'enfants.
Tandis que l'Eglise les câline, eux qui outre vivre, communier, contrairement aux divorcés remariés, peuvent changer l'eau et le vin en chair et sang que les fidèles vont pieusement ingérer. La communion ? Le divorcé la pollue, pas le pédophile et l'assassin, un mystère de la foi, ou plutôt, une preuve parmi tant de l'injustice profonde des croyants et surtout de leurs chefs.

Le sacré, c'est franchement de la pollution, et que je me trempe dans l'eau polluée du Gange, et que je communie, instrument de domination et d'exclusion du prêtre sur les fidèles, d'injustice.
Je ne suis pas bouddhiste, mais quand ils ne me nuisent pas trop, j'en viendrais presque à plaindre les croyants.

Elusen

Il est complètement effarant de lier dans un même syntagme : mariage, célibat et pédocriminalité !

Une personne non mariée serait donc une violeuse.
Que dire des veuves et des veufs, seraient-ils des nécrophiles ayant des rapports avec des cadavres ?

Une personne célibataire serait donc une violeuse.
Que penser de l’onanisme et en ce cas des sextoys si chers à mémé ?

Pas un seul pédophile sur la planète ne serait marié ?
Tous les pédophiles de la planète seraient célibataires ?
L’inceste cela n’existerait pas !

Selon l’INED, il y aurait en 2014, en métropole française :
21 422 496 personnes de 15 ans et plus.

Comme nous faisons peser la pédocriminalité uniquement sur les hommes : 9 515 593 d’hommes ne vivant pas en couple de 15 ans et plus :
- 9 515 593 de pédophiles hommes en France.

Ainsi en 2014 sur 53 685 685 (hommes et femmes) de plus de 15 ans, nous avions 17,72 % de pédophiles en France !
Uniquement sur les hommes de plus de 15 ans 30,34 % !
Comme tous les hommes ont été célibataires au moins une fois dans leur vie ...
Nous voyons très vite l’imbécillité de lier mariage, célibat et pédophilie.

Et dans l’Église catholique cela nous ferait 100 % des hommes !

Honorable Honoraire, le catholicisme est une théorie politique qui veut le pouvoir et l’a exercé pendant au moins 1 500 ans en France avec des millions de morts à son actif, nous avons donc le droit de la critiquer et cela n’est pas négociable.

Il n’est pas besoin d’être membre d’un parti politique pour critiquer son idéologie et son attitude.
Vous n’étiez pas membre de la famille des criminels que vous mettiez en accusation, cela ne vous a pas empêché de les critiquer et de les faire condamner.

xc

@ Xavier NEBOUT | 28 mars 2019 à 11:49

Nulle part Jésus ne dit de noyer qui que ce soit.
https://saintebible.com/luke/17-2.htm

Mais si cela arrivait, ce ne serait jamais qu'une mort physique préférable à la commission d'un grave péché. Un peu comme quand vous, vous dites que vous préféreriez vous casser une jambe plutôt que de faire telle chose qui vous déplaît.

Alpi

@ Xavier NEBOUT
"Parce que la religion, c'est tout simplement le chemin vers le salut de l'âme."

Réécoutez Brassens, sage entre tous, qui a tout dit sur la vie, l'amour, la mort :
"Si l’Éternel existe, en fin de compte il voit
Qu'je m'conduis guère plus mal que si j'avais la foi".

Aliocha

Oui, silence et contrition pour l'institution dépravée, et, toujours, retour au texte :

La Vierge à midi de Paul Claudel

Extrait des Poèmes de guerre (1957).

Il est midi. Je vois l’église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.

Je n’ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.

Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.

Rien que pour un moment pendant que tout s’arrête.
Midi !
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.

Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage,

Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu’on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.

Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,

La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,
Telle qu’elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.

Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.

Parce que vous êtes la femme, l’Eden de l’ancienne tendresse oubliée,
Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées,

Parce que vous m’avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France,
Parce qu’elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense,

Parce qu’à l’heure où tout craquait, c’est alors que vous êtes intervenue,
Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus,

Parce qu’il est midi, parce que nous sommes en ce jour d’aujourd’hui,
Parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez,

Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

Paul Claudel

Extrait de Paul Claudel, Œuvre poétique, Poèmes de guerre, La Pléiade, Gallimard, 1957, p. 531

Noblejoué

D'accord avec Proxy92 | 28 mars 2019 à 16:51 et Marie | 28 mars 2019 à 14:28

@ Lucile

Je suis aussi d'accord avec vous mais j'aimerais que vous développiez ce point :

"Il faudrait d'ailleurs s'entendre sur ce qu'on appelle "la mystique". Et se demander si la religion engendre le mysticisme ou le contraire."

decurion

Je me demande ce que Daniel Cohn-Bendit ou Frédéric Mitterrand pensent de votre billet ?

Noblejoué

@ Denis Monod-Broca | 28 mars 2019 à 15:55

Jésus a dit de ne pas scandaliser les enfants, ce que font les pédophiles. C'est certainement en partie grâce à lui que l'abus sur des enfants est un crime inexpiable de nos jours, et vous vous servez de lui pour qu'on pardonne au pédophile - à mon avis il faudrait dire abuseur d'enfant, on peut abuser d'eux sans être pédophile et certains pédophiles s'abstiennent.

L'Eglise n'a d'autre part que trop pardonné aux pédophiles avec les résultats que l'on sait.

Comme je disais, avec vous un attentat, c'est "bah". Vous montrez que pour vous la pédophilie, c'est ça aussi.
Peu vous importe les victimes, vous protégez les transgresseurs. Comme l'Eglise, mieux vaut les "âmes" à sauver que la justice.

Les victimes n'ont qu'à pardonner, à plus forte raison les autres. C'est à peine si vous ne leur faites pas la morale aux victimes.
Mais déjà, à ceux qui les défendent... C'est vrai, on devrait être compréhensif comme Barbarin et compagnie. Les victimes, souvent étouffées par un milieu favorable au transgresseur, ne doivent pas voir que tout le monde, hors ce petit cercle, est de leur côté.

Non, jamais les victimes ne doivent être protégées, ce qui implique reconnues comme ce qu'elles sont, dans leur droit, tandis que l'autre est dans son tort, et totalement, dans le cas du pédophile, nous ne sommes pas dans des rivaux montant aux extrêmes.

Imitons donc l'Eglise, qui déplace le problème, je veux dire les pédophiles, si possible dans des endroits où les gens sont peu puissants et donc ne regimberont pas.

Avec certains, un artiste, un politicien, enfin, les gens qui ne sont pas rien, ont le droit de se repaître d'enfants.
Avec d'autres, il faut pardonner.

Formidable ! Non seulement les enfants ne pourront jamais s'abstraire de ce qu'ils ont subi, mais de plus, contrairement à ce que vous dites, ils n'auront même pas tout le monde de leur côté.

Jésus disait de noyer les gens faisant obstacle aux enfants, mais on peut se réclamer de lui et leur pardonner.
Ils recommenceront, se confesseront... Et alors ? Ils auront fait quelques efforts, ce qui est merveilleux pour leur âme, leurs victimes étant dégâts collatéraux. D'ailleurs, on pourra leur dire de pardonner, le pédophile fait des efforts, lui, et toi non, donc il est meilleur que toi, docile au prêtre et réconcilié avec Dieu. Déculpabiliser le transgresseur, culpabiliser la victime, il n'y a que ça de vrai !

Il n'y a pas que la gauche, la droite, enfin, les gens partisans qui font du mal aux autres à réclamer impunité et oubli.

Si on est dans la proportionnalité des délits et des peines, en bonne logique, si attentats et pédophilie, c'est bah, demandez l'abolition du délit de vol.
Et attendez-vous à des réactions, contrairement au bah sur le terrorisme ! Parce que critiquer un camp, ça plaît tellement que votre bah est passé inaperçu.
Mais je gage que l'abolition tacite de la propriété par la fin des châtiments pour le voleur va faire réagir.

Mary Preud'homme

@ Jean-Marc | 28 mars 2019 à 14:02

Certes il est des prêtres admirables de dévouement, mais pour cela nul besoin de citer ceux qui se sont expatriés et le demeurent pour des raisons qui ne tiennent pas toutes à la charité et au don de soi. Alors que nos églises manquent cruellement de prêtres, au point que de plus en plus viennent des pays africains et que nombre de laïcs (en majorité des femmes) assument désormais la catéchèse, ainsi que l'organisation et la célébration des funérailles, etc. Là où même les diacres (tous hommes car les femmes ne peuvent prétendre au diaconat, en vertu de je ne sais quel diktat vaticafuneste) refusent de s'investir si peu que ce soit.

Quant aux statistiques sur la pédophilie dans l'Eglise, l'on ne voit pas en quoi, si minime soit-elle par rapport à d'autres institutions, elle en atténuerait le scandale et la gravité, eu égard à l'image que le christianisme se devrait de véhiculer.

Ce qui interpelle tout chrétien authentique ou homme de bonne volonté est donc essentiellement la souffrance des victimes, bien avant de chercher quelque excuse que ce soit aux violeurs, corrupteurs de corps et d'âme et autres malfaisants.

Lucile

@ Marie | 28 mars 2019 à 14:28

Mais si, il y a eu de nombreux cas de pédophilie dans des églises protestantes. Il y a eu un énorme scandale dans l'église anglicane avec une chorale d'enfants, en Angleterre, au Canada. Google "paedophilia anglican church choir boys, choir masters". La liste est impressionnante.

La différence de l'église catholique avec les églises luthériennes, épiscopaliennes, anglicanes touchées est l'ignorance du sujet entretenue pendant des années par les autorités ecclésiastiques.

lefort

"Pour justifier le mariage des prêtres, on évoque volontiers les couples qui, notamment dans le protestantisme, se conjugueraient parfaitement, dans leur quotidienneté, avec l'incandescence non utilitaire de la religion. Je ne suis pas sûr qu'ils représentent forcément une illustration à imiter".

La chasse aux huguenots est ouverte !! Le 24 août approche.
Excusez l'expression mais l'incandescence s'appliquerait plutôt au "feu au c*l" de certains prêtres catholiques.
Il existe certainement chez les protestants, juifs, bouddhistes, musulmans de pareilles déviations... sans doute moins.
L'abbé Pierre, un saint homme, confessait qu'il fréquentait parfois des prostituées, joli palliatif !... va et ne pèche plus... enfin pas tout de suite ajouterais in petto le jésuite, tant la sexualité est pressante.
Le célibat des prêtres est une invention des conciles, comme l'exclusion des femmes de la prêtrise, comme l'est la virginité de la vierge... et de sa mère ! souhaité par l'inénarrable Pie XII et le risque de "distraction" qui justifierait le célibat me semble bien moins préjudiciable que d'autres "distractions" hors mariage pas toujours bien reluisantes.

Proxy92

Bonsoir,

La qualité du texte et celle des commentaires rend humble. Cependant
A) le célibat des prêtres n'enrayera pas la pédophilie. Seule une action énergique, répressive et persévérante éteindra ce fléau. C'est l'inertie qui a permis à des criminels de se réfugier dans l'institution.
B) Le mariage des prêtres sauvera l'Église catholique en convaincant des jeunes gens à la foi ardente de se sentir véritablement appelés.
C) Corrélativement, il sera impossible de refuser l'ordination des femmes.
D) Je ne donne pas cher de la peau des pédophiles avec prêtres femmes mariées et mères.

Jabiru

Le cardinal Barbarin n'est plus en odeur de sainteté parmi son aréopage lyonnais au motif qu'un vote massif des prêtres locaux demande son départ rapide de son diocèse.
Comme quoi ça rue dans les brancards chez les curés pour tourner une page de non-dits et l'archevêque de Rouen en profite pour dénoncer "la pourriture" au sein de l'Eglise.
Va falloir que le jésuite Pape François fasse le grand ménage pour nettoyer les sacristies et tirer un trait sur ces vilaines choses.
Quant à Barbarin il va pouvoir s'inscrire à "Parcoursup" pour finir sa triste carrière. Combien de chapelets à réciter en robe de bure et sandalettes pour purger ce qu'il savait sur les turpitudes ambiantes ?

Lucile

Je pense que l'Eglise doit d'abord prendre la mesure de ce qui lui arrive, ne plus fermer les yeux, et laisser décanter toutes ces controverses, plutôt que de se précipiter dans des mesures hâtives. Le plus important ne me paraît pas être la question du mariage des prêtres. Comme vous le dites, le mariage n'empêche pas la pédophilie.

@ Xavier NEBOUT
"Le protestantisme, c'est une dégénérescence judaïsante du christianisme qui n'aboutit au mieux qu’à du fanatisme, et jamais à la mystique. C'est une institution moralisante, mais quasiment rien sur le plan religieux".

Tout de même vous ne manquez pas d'air. Avez-vous jamais entendu la Messe en si de JS Bach ? Quant à Pascal, il était influencé par le jansénisme, une doctrine très proche du protestantisme et qui a été condamnée par l'Église. Il faudrait d'ailleurs s'entendre sur ce qu'on appelle "la mystique". Et se demander si la religion engendre le mysticisme ou le contraire.

Mary Preud'homme

Comme il était écrit dans La Croix du 22 février dernier :
"Le catholicisme ne souffre-t-il pas d’une obsession sexuelle profonde : culte de la virginité, idéalisation de la chasteté, machisme, répression du plaisir sexuel pour limiter le sexe à sa fonction reproductrice, valorisation du célibat, etc. ? »

"D’autres, à la suite du pape François et de sa Lettre au peuple de Dieu, mettent en cause la dérive de l’autorité en pouvoir, au sein de l’Église, dont l’absence de femmes est l’une des illustrations. « Le sommet qui s’ouvre au Vatican va-t-il avoir le courage d’aborder la vraie question, à savoir ce pouvoir "sacré" que l’Église, et avec elle une bonne part des laïcs, a conféré aux prêtres, ce qui leur donne une domination sur les consciences qui ouvre la porte à tous les excès, et à un infantilisme spirituel ? ».

https://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/Stephane-Joulain-formation-pretres-doit-aider-faire-verite-eux-memes-leur-sexualite-2019-02-22-1201004362

Quant à la pédophilie c'est effectivement une grave déviance qui ne touche pas que les clercs mais qui se révèle d'autant plus pernicieuse qu'elle concerne des hommes (ou parfois des femmes) qui par leur choix de vie et leur morale religieuse revendiquée se devraient d'être irréprochables et sur le plan sexuel parfaitement équilibrés.

Or comment le pourraient-ils (pour certains) si leur prétendue vocation relevait davantage d'une névrose d'interdictions, de péchés toujours associés à la chair et par conséquent d'une arriération affective, que d'un choix mûri et délibéré ?

La photo choisie par Pascale Bilger de cette assemblée d'hommes en aubes immaculées et mains pieusement jointes me semble parfaite pour illustrer l'incongruité de ces prêtres et religieux qui ont choisi (par névrose) de se couper de la gent féminine (symbole de tentation et à l'origine du péché originel).
Même constat pour les religieuses recluses (porteuses d'alliance et soi-disant épouses par centaines de milliers d'un Christ désincarné).

Savoir ce que Jésus, s'il revenait, penserait de tout ce cirque, alors qu'au contraire il n'a cessé de prêcher l'amour à l'œuvre dans toutes ses dimensions humaines, un amour qui libère et n'asservit jamais.

Denis Monod-Broca

De la femme adultère au prêtre pédophile

Jésus ne dit pas à la femme adultère « va, ma petite, éclate-toi, tu as bien raison ». Il lui dit « va et ne pèche plus ». C’est bien différent. L’adultère - commis par une femme - était un crime épouvantable, inexpiable. C’est ce qui donne toute son sens et toute sa force à la parole de celui qui la sauve. La foule en furie, sûre de son bon droit, voulait sa mort. La criminelle, malgré l’extrême gravité de son crime, échappe, de justesse, par l’effet d’une petite phrase, à la mort.

Le crime épouvantable, inexpiable d’aujourd’hui, est la pédophilie. Le pédophile n’encourt certes plus la lapidation mais il doit faire face lui aussi, à son tour, à une foule accusatrice, sans pitié, sûre de son bon droit. Il ne peut attendre d’elle aucun pardon. il entraîne même dans sa chute ceux qui ont voulu lui pardonner. Cela n’est pas raisonnable.

Ni les prêtres ni les célibataires n’ont l’exclusivité de la pédophilie.

Que celui qui n’a jamais péché...

Marie

Par le plus grand des hasards, pas de scandales pédophiles sur des dizaines d'années et tous les continents, chez les protestants, les différentes Eglises orthodoxes, les maronites, les coptes...
Leurs prêtres peuvent se marier.

Ce qui écarte deux types de pédophiles :
- Les pédophiles dits secondaires : des hommes avec des besoins sexuels normaux à la base et qui tombent dans cette atroce déviance.
- Les pédophiles exclusifs qui fuient dans le ministère l'épineuse question d'une sexualité normale (hétéro ou homosexuelle) et qui trouvent un vivier de jeunes à abuser dans ce cadre.

Par ailleurs, le célibat des prêtres est une innovation tardive de l'Eglise catholique pour des raisons très matérielles.

Claude Luçon

Le sujet du mariage des prêtres doit être dans la pensée du Pape François, il a nommé à ses côtés un herméneute, Arcivescovo Agostino Marchetto, avec mission d'analyser Vatican II.
Il est très présent sur Internet.
Il a, à ce jour, montré que le mariage des prêtres n'est pas un dogme de l'Eglise mais un vœu exprimé à un certain moment par un pape, voeu devenu tradition.
Jean XXIII avait conçu Vatican II pour de sérieuses réformes de l'Eglise que des cardinaux italiens très conservateurs ont bloquées.
Jean-Paul II aurait essayé de reprendre l'esprit de Vatican II mais fut bloqué par les mêmes puis confronté à des problèmes plus urgents concernant les finances du Vatican et sa santé.
Il semble que François ait pris le relais d'une part en réduisant le nombre de cardinaux italiens et multipliant les cardinaux africains, sud-américains et asiatiques plus proches des croyants, puis en se donnant un herméneute, jésuite de grand talent.
Attendons !

Par ailleurs sans pardonner qui que ce soit il ne faut pas oublier le contexte religieux actuel en particulier les anciennes et nouvelles sectes de christianisme aux USA et Canada très proches d'Israël et penser aussi aux exactions du salafisme.
Là aussi c'est une question de marketing, de concurrence et de clientèle et surtout du Christ.

Jean-Marc

Voici une lettre d'un prêtre au NYT
https://catholique-verdun.cef.fr/wp-content/uploads/sites/27/2017/05/Lettre-dun-pretre-catholique.pdf

Et un récapitulatif des prédations sexuelles sur mineurs
http://www.economiematin.fr/news-pedophilie-qui-sont-cathophobes-pourfendent-eglise-france

Il ne faut pas oublier que le camp du bien, les progressistes, le camp de la lumière, a appelé il y a 50 ans aux bienfaits de la pédophilie, alors ils tentent aujourd'hui de se dédouaner.

Patrick EMIN

Bonjour, on peut être laïque sans être laïcard et on peut être laïque transcendant. Vous semblez confondre transcendance et religion, est-ce à dessein pour appuyer votre argumentation ? De votre part, le procédé est peu honnête.

genau

Emberlificoté, votre billet est. Non par laxisme stylistique ou lâcheté de la pensée, mais parce que les mots n'y suffisent pas et s'y bousculent à la mesure de votre trouble d'être transcendant.

Elevé chez les Jésuites, pardon, malgré les jésuites, et marqué d'une foi sans cesse chancelante, je n'ai jamais réussi à intégrer une communauté de réflexion, même chez les intégristes du Barroux dont le mercantilisme m'a sidéré. C'est donc avec un sentiment de la culpabilité de mon asocialité que je lis votre billet et m'en permets, non la critique mais la brève interprétation.

La pédophilie n'a rien à voir avec l'Eglise, c'est un crime, un déviance, un cas pathologique, un danger, une menace dont les prêtres et les clercs en général n'ont ni le monopole ni le privilège de capacité d'exercice. Vous le savez, la famille est le lieu de la plupart des cas de commission.

Le mariage des prêtres ne ferait donc que déplacer la question, éventuellement avec cumul des circonstances aggravantes. L'exemple protestant n'en est pas un: tous les pasteurs ne sont pas Luther. J'ai connu une femme pasteur qui était friande de jeunes femmes et qui menait tranquillement sa vie sur ce thème, malgré les fustigations bibliques à cet égard. Une femme évêque anglicane est du même bord, je crois.

Alors, pourquoi l'Eglise romaine est-elle si pitoyable ? La réponse serait bien prétentieuse, mais depuis le XVIIe siècle l'institution perd tous ses combats temporels et tente d'intégrer toutes les faiblesses morales et intellectuelles pour les rédimer. Son voeu d'amour, ânonné (j'avais voulu écrire annoné, mais j'ai renoncé à torturer Mme Bilger pour en rétablir le sens) par tous les mariés est contredit par le spectacle glacial des Princes de l'Eglise, blanchis sous le harnais, épuisés par les tâches administratives et les soucis d'argent. Les prêtres donnent de leur présence, pas plus, sauf à prêcher pour "les plus démunis", part réputée la plus fertile de la société. L'Abbé Mugnier est décédé depuis longtemps. Les tribuns ont disparu, le verbe du RP Riquier ferait rire ou choquerait, les soldats sont hommes d'affaires, comme toujours, je l'ai ressenti comme tel et le trouble chez le fidèle leur apparaît comme une faiblesse qui les menace, non comme une aspiration à la reviviscence.

Puis, l'"Autre" vers qui doivent converger toutes nos pensées, jusqu'à l'oubli de notre mesnie, inclut aussi tous les bras cassés de l'Afrique, les gredins du Mashriq, et les exilés économiques. Dans cet alignement mondialisé, aucun chrétien ne peut s'y retrouver, le sacrifice permanent se portant plutôt mal par ces temps de fiscalité soviétoïde.

Il ne reste plus que le dos rond, l'oeil sec (celui de Barbarin) et le rictus contrit.

Un brave ami prêtre a subi le même sort que le cardinal, en plus dur ; prison, pauvreté extrême, dénuement, relatif, car les amis veillent mais une foi militante qui lui fait aimer sa cécité, détester le vent froid et plaider l'assomption, avec vigueur.

Bernanos n'a pas vu tout le problème mais il en a tracé le cadre: il manque un Bloy qui, dérangé pendant son oraison mariale, se retourne et éructe "Je n'aime pas qu'on me fasse ch... pendant que je parle avec la Sainte Vierge".

Noblejoué

@ duvent

La chair est triste en Occident, en Orient... Au Japon, les plus grands artistes ont su représenter l'acte charnel d'une façon qui n'inspire pas le dégoût.

De même, est-ce qu'on a droit à des danses macabres, des crânes à tous les coins d'une oeuvre ?
On préfère parler de fugacité par les cerisiers en fleurs qui par chance me font penser au Japon, le raffinement, mais pas à la fugacité.

Ce qui ne veut pas dire qu'on ne parle pas des choses les pires, dans "La ballade de Narayama" et dans le théâtre nô, triste vies, et tristes fantômes échappés des enfers dans un monde indistinct.

Bref, heureusement que le Japon existe, et toutes les œuvres que je ne suis pas encore capable d'apprécier, mais un jour, peut-être...

Michel Deluré

En quoi la fin du célibat des prêtres constituerait le remède infaillible permettant enfin à l'Eglise de lutter efficacement contre ce mal qui le ronge et de l'éradiquer ?

Ce fléau, acte de lâcheté s'il en est car s'attaquant à des victimes fragiles, innocentes, sans défense et qui est donc condamnable au plus haut point, ne sévit malheureusement pas que dans ce milieu et, que je sache, hors de ce dernier les prédateurs ne sont pourtant pas soumis à la règle du célibat !
Je veux bien admettre qu'il existe des terrains plus propices que d'autres au développement de cette perversion mais les prêtres sont loin malheureusement d'être les seuls à s'y adonner.
Combien de ces actes répugnants ont pour théâtre beaucoup d'autres univers, quand il ne s'agit pas du cadre familial lui-même ?

L'Eglise, parfaitement consciente du mal qui l'habite, se doit plus que d'autres de tout mettre en œuvre pour s'en guérir.
Elle a pour cela le devoir de rompre avec l'attitude condamnable qu'elle a adoptée jusqu'à présent sur ce sujet et qui, privilégiant les intérêts de l'institution, favorisait en fait le développement du mal et sacrifiait au final les victimes.

L'Eglise ne peut être fidèle à son enseignement que si elle donne la primauté à l'intérêt des victimes, qui plus est lorsqu'il s'agit d'enfants, sur celui des prédateurs, surtout lorsqu'ils sont en son sein.
Elle ne peut fermer les yeux sur les actes odieux dont elle a connaissance et couvrir ainsi leurs auteurs en les laissant échapper à la justice des hommes.

Xavier NEBOUT

Nous pouvons situer à la fin du XIIe siècle les difficultés rencontrées par l'Eglise quant à ses prêtres, lorsque submergée par l'augmentation brutale de la population, elle a dû en nommer qui ne savaient pas au juste ce qu'ils faisaient.

Cela ne s'est pas arrangé avec une hiérarchie parfois un peu libérée, mais la catastrophe a commencé lorsque les bonnes familles ne se sentirent plus obligées de donner l'un de leurs fils à l'Eglise.

A partir de là, le noyau des mystiques peu éloigné des monastères fut rapidement débordé par les homophiles qui voyaient dans le clergé séculier un refuge à leur célibat.
Puis vint inévitablement l'homosexualité, et tout aussi inévitablement la pédérastie.

Ne nous y trompons pas, il y a longtemps que le clergé séculier et les dominicains sont en majorité composés d'homophiles et d'homosexuels qui dans leur quasi-totalité ne comprennent rien à la mystique et sont donc des imposteurs.
Il suffit d'écouter leurs homélies et propos divers de quasi débiles pour le savoir.
Nous leur devons l'athéisme, la décadence de notre civilisation et d'être désarmés face à l'islam.
Et pour couronner le tout, ils verraient d'un bon oeil la dissolution des ordres monastiques qui sont leur mauvaise conscience.

Ne nous trompons pas non plus sur le christianisme à cet égard: ces prêtres, Jésus nous dit de leur mettre une pierre de moulin autour du cou et de les jeter à l'eau.
Ce sont les grands criminels contre l'humanité avec un grand H.

Mais nous avons toujours et encore les moines - de moins en moins nombreux avec l'amenuisement du scoutisme traditionnel honni par la pègre bien-pensante, et dont ils étaient souvent issus.

Un moine est célibataire - en deux mots - parce qu'il a la tête au ciel, et il n'est pas homophile parce qu'on ne peut pas tricher avec cinq heures de prière par jour.

Concernant le prêtre, on ne peut pas se vouer à ses ouailles et à une famille.
De plus, à l'heure du divorce pour un oui ou un non, nous aurions un scandale tous les dimanches.

Les prêtres sincères - ceux qui ont dû faire leur études chez les bénédictins car les séminaires sont infestés - ainsi que les moines, disent souvent qu'il faudrait que tout disparaisse pour qu'on puisse reprendre à zéro.

Saints illustres des monastères, Nicolas de Cues, Bossuet, revenez-nous pour sauver l'Occident.

Mais nous avons aussi les orthodoxes et Poutine qui nous disent être le salut de l'Occident.
Il faudrait savoir au moins entendre faute de savoir écouter.

Par ailleurs et enfin, le protestantisme, c'est une dégénérescence judaïsante du christianisme qui n'aboutit au mieux qu’à du fanatisme, et jamais à la mystique. C'est une institution moralisante, mais quasiment rien sur le plan religieux.

Parce que la religion, c'est tout simplement le chemin vers le salut de l'âme. Alors, il y a les bonnes, les mauvaises, et la meilleure.

Paul Duret

Je vois plusieurs raisons à l'omerta qu'a pratiquée l'Eglise catholique. La première est propre à toutes les institutions qui veulent "laver leur linge sale en famille" et la seconde tient à l'attitude défensive qu'a pratiquée l'Eglise face aux nombreuses attaques dont elle a été victime depuis les lois de séparation. Une attitude plus ferme, plus assurée, plus porteuse du message qu'elle a à transmettre, aurait sûrement évité ce repli.

La liberté de se marier ou pas permettrait à l'Eglise de ne pas se priver de personnes pour qui le célibat ne correspondrait pas à leur choix de vie.
Et n'oublions pas que l'Eglise aurait tout à gagner à donner une plus grande place aux femmes qui souvent font tourner la boutique mais n'ont pas accès aux plus hautes fonctions.

jack

Le mariage des prêtres, pour ceux qui le souhaitent, ne devrait pas être un tabou. Un prêtre inséré dans un milieu familial équilibré serait moins soumis aux affres de la solitude.
Cela étant, et comme vous l'indiquez tout à fait justement, le mariage ne règle pas les autres problèmes. La formation des prêtres doit absolument inclure un module relatif à l'interdit de la pédophilie. Les enfants sont un bien précieux et le candidat ecclésiastique doit comprendre que son inclinaison peut être lourde de conséquences en ce sens qu'il compromet l'avenir. L'accès à la prêtrise ne peut être autorisé de même qu'une faute de cette nature durant l'exercice du sacerdoce doit entraîner systématiquement une éviction de la prêtrise.

Enfin, après avoir vu le film M (documentaire de Yolande Zauberman), témoignage poignant d'un adulte qui a été violé dans une communauté juive orthodoxe, on peut en déduire que la pédophilie n'est pas l'apanage d'une religion, mais que c'est un mal assez répandu. Deux conséquences supplémentaires sont évoquées: il arrive que l'enfant violé soit rejeté par les parents au motif qu'il est devenu impur ou bien le violé peut avoir tendance à devenir lui-même un violeur. En toute hypothèse, la pédophilie est un véritable cataclysme humain.

caroff

Beau billet.
Ce qui rend la pédophilie encore plus insupportable chez les prêtres que chez d'autres professions (enseignants entre autres) c'est qu'elle concerne des gens supposés pratiquer les enseignements de l'Evangile...
On ne peut donc qu'être attristé du spectacle épouvantable que certains hommes d'Eglise offrent aux croyants et aux incroyants. Ses effets délétères ont pour conséquence de décrédibiliser les catholiques: le voile jeté sur des agissements horribles, le secret maintenu à tout prix révoltent ceux qui attachent du prix à la transparence. Comment expliquer le "dos rond" de Barbarin et consorts si ce n'est par la protection d'une communauté religieuse.
La réponse de beaucoup de commentateurs consiste à vouloir considérer l'Eglise catholique comme une ONG quelconque devant rendre des comptes, publier un rapport annuel et se faire évaluer par ses pairs !

Alors oui je souhaite comme Philippe Bilger que la transcendance irrigue, contre vents et marées, son action quotidienne.

duvent

Il faut bien ouvrir les yeux et bien regarder ce monde, puis tenter de comprendre ce qu'il attend de chacun et de tous.

Alors, il devient facile de comprendre qu'il manque à d'anciens rêves d'être porteurs des illusions qui donnent un espoir, puisque ces rêves, la réalité les a renversés dans l'horreur et dans l'égarement.

Que peuvent donner ceux qui ont tout perdu, et il faut bien le reconnaître, les hommes ont tout perdu, ils regardent de tous côtés, effarés, cherchant le coupable et le trouvant aisément, il est depuis toujours l'autre, facile à condamner, facile à vaincre, facile à abattre...

Mais, si la chair est faible, elle est aussi triste comme vous pouvez le lire ici :

Brise marine

Stéphane Mallarmé

La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.
Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
Lève l’ancre pour une exotique nature !
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,
Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages
Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots …
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !

Stéphane Mallarmé, Vers et Prose, 1893
_____________________________

@ Noblejoué

Ce film que vous évoquez sur un autre fil est d'une grande beauté, presque autant que "Voyage à Tokyo"...

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