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16 mars 2019

Commentaires

Mary Preud'homme

@ Exilé | 18 mars 2019 à 16:57
"Notons que des OPJ d'un commissariat parisien, conscients du caractère illégal de telles instructions, les ont dénoncées et se sont mis à tour de rôle en arrêt de travail."

Merci de nous donner les sources de ce genre d'information, d'autant que le terme OPJ est vague et que généralement les policiers ou gendarmes se présentent avec leur grade et non une fonction généraliste particulière comme celle d'OPJ, désignation qui peut être employée pour qualifier toute personne (sans aucune qualification juridique) mais exerçant en tant qu'élus du peuple certaines fonctions particulières, notamment les maires et adjoints.

Exilé

@ caffer
« La répression indiscriminée d’un mouvement »

Bonne analyse.
Nous pouvons aussi mentionner les instructions assez bizarres transmises par le procureur de Paris afin de maintenir les Gilets jaunes interpellés en garde à vue prolongée.

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/gilets-jaunes-le-procureur-de-paris-justifie-les-gardes-a-vue-prolongees-jusqu-a-la-fin-des-manifestations_3233169.html

https://www.gazette-du-palais.fr/actualites-professionnelles/gilets-jaunes-le-parquet-de-paris-sous-le-feu-des-critiques/

Notons que des OPJ d'un commissariat parisien, conscients du caractère illégal de telles instructions, les ont dénoncées et se sont mis à tour de rôle en arrêt de travail.

caroff

@ Robert Marchenoir 14h20
"Ce mouvement est une vraie poubelle qui réunit toutes les frustrations. Chacun y voit ce qu'il veut, selon ses propres inclinations"

A n'en pas douter.
J'ai eu la faiblesse de penser qu'au début du mouvement, il s'agissait de revendications d'essence libérale: accablés par l'impôt et les taxes, les manifestants exigeaient plus de liberté, plus de responsabilité, plus de droits de propriété (et leur respect) et moins d'Etat. Je me suis dit que certains avaient lu le livre de Philippe Nemo "Philosophie de l'impôt" ou bien Frédéric Bastiat: "L'État ne peut rien donner au citoyen qu'il ne lui aurait d'abord pris. L'État ne peut pas faire vivre les citoyens car il ne produit pas de richesses. Ce sont les citoyens qui font vivre l'État par la création de richesses."
Ou bien encore Peter Sloterdijk: "L'État paternaliste de jadis et l'État maternaliste actuel s'accordent parfaitement et se complètent pour former une irrésistible machine de tutelle et d'assistance."

Mais non hélas, le marxiste qui sommeille en chacun des GJ a repris le dessus très rapidement pour proposer dans un indescriptible fatras des mesures consistant à piller un Français sur quatre pour glisser des billets aux trois qui restent ! (Je passe sur le coût administratif du grand bazar égalitariste.)

Finalement les GJ sont non seulement les complices de l'art du "bololo" de l'ultra-gauche, mais ils renforcent les appétits taxeurs de l'Etat, maternaliste ou paternaliste... bref, envahissant.

Robert Marchenoir

@ caroff | 18 mars 2019 à 00:05
"Je connais Kempf depuis longtemps et je suis étonné de son itinéraire: militant écolo depuis le début de sa carrière certes, mais devenu progressivement enragé en enfourchant des chevaux de bataille finalement très convenus (mort aux riches !!)..."

Que voulez-vous... le marché des idées est là, pas chez les libéraux. Il est facile de bourrer les tables de présentation des librairies "culturelles" avec des brûlots marxistes prédisant la "fin du capitalisme". C'est un genre littéraire qui se vend très bien.

Essayez de gagner votre vie avec des livres défendant le droit de propriété, la liberté, l'entreprise privée et l'État maigre réduit à ses fonctions souveraines, et vous vous retrouverez en hôpital psychiatrique...

En revanche, personne ne vous reprochera, dans les dîners en ville, de défendre l'écologie, la décroissance, "un autre monde qui est possible" et qui remplacera demain matin l'horrible "consumérisme" imposé par la "finance internationale".

Kempf était déjà marxiste quand il écrivait dans Le Monde. L'écologie est un cache-sexe du socialisme, comme le sont ses autres avatars : le féminisme, "l'anti-racisme"...

C'est bien pourquoi il est rigolo de voir le sondage de L'Obsoco révéler que les Gilets jaunes sont plus "consuméristes" que la moyenne des Français, alors même qu'une part d'entre eux défile "pour le climat"...

Ce mouvement est une vraie poubelle qui réunit toutes les frustrations. Chacun y voit ce qu'il veut, selon ses propres inclinations. C'est un peu l'histoire de l'éléphant ausculté par une théorie d'aveugles dans un tunnel : le souverainiste va vous dire (à rebours de toute vraisemblance) que les Gilets jaunes se battent pour la sortie de l'Union européenne, l'anti-immigrationniste qu'ils luttent contre le Grand remplacement (c'est tout à fait flagrant, à considérer les positions de la Martiniquaise Priscillia Ludosky...), le militant d'extrême droite va vous dire que c'est un mouvement de droite (comme le prouve la revendication de droite bien connue d'avoir à faire payer les riches, omniprésente dans le mouvement) (*)...

La seule chose qui réunit les Gilets jaunes, c'est le banditisme, je l'ai dit depuis le début.
______

(*) Le grand sociologue libéral (mais inféodé à Moscou) Charles Gave a déclaré, à l'antenne de Sputnik "France", que les Gilets jaunes étaient à l'évidence un mouvement de droite, la preuve : il avait "parlé aux gens sur les ronds-points", et c'étaient (il le savait) des artisans protestant contre les impôts excessifs.

C'est fou, le nombre de gens qui ont "parlé aux gens sur les ronds-points", et qui par conséquent savent tout du mouvement... ça me rappelle ces intellectuels qui "parlaient aux ouvriers" en mai 68... le multi-millionnaire et financier international Charles Gave, parlant aux artisans sur les ronds-points... j'ai un doute.

Exilé

On dirait que le président de la République n'a qu'une envie : rendre sa défense de plus en plus difficile en manquant de la plus élémentaire psychologie.

Il est évident que ce n'est pas la psychologie qui l'étouffe.
Mais nous avons déjà eu l'occasion d'exposer ici les traits de son caractère dont ceux lui donnant le sentiment d'être le centre du monde qui lui rendent difficile voire impossible toute ouverture d'esprit envers autrui, avec l'écoute, la compréhension, la bienveillance voire la compassion qui devraient aller de pair.

caffer

Deux aspects de la question.

- La répression indiscriminée d’un mouvement :

J’ai eu l’occasion de défendre un mineur lycéen dans les suites d’une manifestation à l’issue de laquelle il a été arrêté puis placé en garde à vue.
On lui reprochait des violences contre un représentant de l’ordre et la commission d’un délit particulier institué par l’article 222-14-2 du code pénal, le fait pour une personne « de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens ».

Les faits tels qu’établis par l’enquête sont simples : mon client participe à une manif de lycéens devant un lycée, en marge du mouvement dit des Gilets jaunes. Des CRS sont là pour contrôler la situation. Mon client lance en direction des CRS un débris d’asphalte trouvé là dans un chantier en cours. La chose atterrit aux pieds d’un CRS, qui aux termes de sa déposition, donne une description assez précise du lanceur.
La manif se débande ; elle est retrouvée de l’autre côté de la ville devant un autre lycée.
Elle se débande à nouveau, mais le CRS aperçoit plus tard un groupe de lycéens rentrant chez eux.
Il y reconnaît son lanceur et décide de l’arrêter.
Garde à vue, non filmée car la caméra ne fonctionne pas, et convocation devant le juge des enfants pour les délits susdits.
Le juge reproche à mon client d’avoir manifesté… Et d’avoir demandé à ses copains de filmer son arrestation. « Pour donner une mauvaise image de la police ? » lui demande le juge…

Heureusement, je constate que le dossier ne comporte aucune caractérisation d’un « groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens ».
Bien plus, le CRS, croyant bien faire, insistait dans sa déclaration sur le fait que mon lanceur était le seul à être agressif…
Le juge a alors déploré que ce dossier ne contienne pas un procès-verbal spécifique lié à des violences collectives, comme dans les autres dossiers qui lui étaient soumis…
C’est donc avec une certaine frustration, mais finalement avec dignité, que le juge l’a relaxé du délit spécifique à la participation à un mouvement séditieux.
Et condamné à subir un stage de citoyenneté, l’intéressé étant un très bon élève par ailleurs.

On peut se demander ce que retiendra ce condamné - âgé d’à peine plus de 16 ans - de son petit coup de sang printanier.

- La réalité d’une révolte :

Le mouvement des G.J a été puissant, bon enfant, et a surpris tout le monde : Etat, journalistes et politiques.
Depuis, il est devenu un mouvement dont les leaders ont été progressivement pris en otage par les casseurs, majoritairement d’extrême gauche, les syndicats et tout ce que compte la France de militants.
Très logiquement, les plus durs ont pris l’avantage.

Mais ce qui frappe, c’est la profondeur de cette vague de protestation.
Que les plus sages ne condamnent pas ces errements révèle la profondeur de la révolte populaire.
Ceux qui condamnent, ce sont les gardiens de l’ordre et les institutions en place.
Et que notre président, revenu précipitamment de son séjour au ski, en appelle au gouvernement pour « apporter des réponses » ne laisse pas d’inquiéter.

breizmabro

@ calamity jane | 18 mars 2019 à 07:37

Une Américaine s'exprimant dans un langage très Gilet jaune alors, "je veux bien aussi aller chez les Gilets jaunes tous les samedis matin, gueuler à leur porte..."

Oooh my biche... je trouille, pardon, I trouve you un piou, pardon, un peu vulgaire. Mais bon, faut aussi savoir faire peuple, en français, devant un journaliste... ;)

Coup de pot Casto boit ses shots de vodka russe (!!) le samedi rue du Faubourg Saint-Honoré pas sur les Champs. Sauvé ! :D

breizmabro

@ Noblejoué | 18 mars 2019 à 07:24

Je ne bois que du Laurent-Perrier Grand Siècle en mangeant mes homards, et je ne vais à Megève qu'en avion privé, que Robert M se le dise :D

PS: J'aime bien aussi le crémant de Bourgogne mais ne le dites pas à Robert M. il va croire que je le bois avec des Gilets jaunes pour faire peuple alors qu'en réalité, à Ouessant, seules les vestes de quart sont jaunes ;)

Adéo Noblejoué

Mary Preud'homme

@ breizmabro | 18 mars 2019 à 09:47

Excellentes réparties !

Xavier NEBOUT

Elusen, le pseudo-juriste...

Je n'ai pas dit "licencié", mais "limogé", c'est-à-dire étymologiquement, muté à Limoges...

duvent

@ Robert Marchenoir | 18 mars 2019 à 04:01 (@ breizmabro | 17 mars 2019 à 17:01)
« Évidemment qu'un ministre de l'Intérieur va aller dans une boîte de nuit un peu plus chère que le pédzouille de base de chez Leclerc. Encore heureux. »

Que lis-je ? Le grand Marchenoir a trouvé qui étaient les clients des boîtes de nuit bon marché !!
Mince alors, ce week-end, on s'est débraillé...

breizmabro

@ Robert Marchenoir
"N'étalez pas votre jalousie en essayant d'empêcher les autres de le faire"

Je ne vois pas en quoi je serais jalouse alors que ce je vous écris est mon vécu chaque hiver...

"D'ailleurs vous êtes un peu gonflée de reprocher aux autres de boire du champagne, alors que vous passez votre temps à vous vanter de vous goinfrer de homard"

Je ne vois pas le rapport entre boire du champagne et se "goinfrer" de homards, mais sachez que je bois du champagne et que le homard que je mange je le pêche. Ne seriez-vous pas un peu jaloux ;)

"On lui reproche d'avoir dansé avec une femme. C'est de la jalousie pure et simple"

Pas du tout, je n'ai jamais souhaité danser avec une femme...

"Évidemment qu'un ministre de l'Intérieur va aller dans une boîte de nuit un peu plus chère que le pédzouille de base de chez Leclerc."

Je crois même que ça va lui coûter aussi cher qu'au chef de rayon de chez Leclerc qui fait la nouba mais n'est pas capable d'autorité sur les plus pedzouilles que lui.

"...être ministre de l'Intérieur, c'est l'être 7 jours sur 4, 24h sur 24" (dixit Castaner)

Depuis le début de l'année, 18 hommes de Castaner se sont suicidés, 24 depuis son arrivée à Beauvau. On se croirait chez Orange !

"Je remarque que vous soutenez ce mouvement depuis le début"

Allons bon. Ne prenez pas vos rêves pour mes réalités..

"Je remarque que vous vous réjouissiez, il y a des mois déjà, des destructions et des malheurs infligés aux Parisiens, parce que ce n'est pas chez vous"

Vous rigolez j'ai un appart' rue de Rivoli...

"En fait, je trouve très bien que Castaner aille en boîte de nuit, et Macron au ski"

Moi aussi mais après je ne m'étonne pas que "quand le chat n'est pas là les souris dansent" place Beauvau.

"Je trouve scandaleux que vous fassiez de l'humour pas drôle sur le prix des chambres d'hôtel"

A quel passage de mon commentaire ai-je fait de l'humour, pas drôle en plus, ce qui m'étonne, sur le prix des chambres d'hôtel ?

"...des bébé hurleurs dont les caprices sont impossibles à satisfaire"

Là je suppose que vous voulez parler de la manif pour le climat interpellant les gouvernants du MONDE entier en écrivant sur des pancartes des slogans sexistes comme "Bouffe mon clito, pas le climat" (sans que Marlène Schiappa ne trouve rien à dire sur l'égalité des chances, oups, je voulais dire... des sexes...).

Vous voyez qu'il y a aussi des manifs intelligentes à Paris, ne soyez pas désespéré...

calamity jane

"Monsieur A. Gibelin réintégré dans son corps d'origine..."

Et Monsieur A. Benalla quel corps d'origine a-t-il réintégré ?

Ce Monsieur sans obligation administrative peut donc faire ce qu'il veut, quand il veut, où il veut ?!

Les Français seraient purement et simplement des "enfants gâtés"...
R. Marchenoir dixit une Américaine à Paris ! une Américaine, c'est vague !
Qu'en pensent les madames russes de passage à Paris ?

Alignons-nous donc sur la pensée de vagues Américaines et crachons allègrement sur les siècles de notre Histoire !

Noblejoué

@ breizmabro
@ Robert Marchenoir

En fait, certains crémants peuvent être plus qu'honorables, notamment celui de Bourgogne :

https://www.dunod.com/sciences-techniques/cremant-bourgogne-deux-siecles-d-effervescence?gclid=EAIaIQobChMIrtP9qIGL4QIVmIjVCh2vygrTEAQYAyABEgLtE_D_BwE

Il n'y a pas que lui, la qualité grimpe, le prix risque de suivre le même mouvement :

http://lesgrappes.leparisien.fr/bulles-bubble-vin-succes-cremant/

Il va notamment avec le homard :

https://www.1001degustations.com/accords-vins-pour-mets-53-homard-grille.html

Le crémant intimide moins que le champagne de même que le rosé moins que le blanc et le rouge. C'est aussi le bon moment pour le boire ; de la qualité mais pas encore de discours intimidant, tu dois boire ceci, cela, comme ceci et comme cela. Il y a des classiques, comme le Tavel, mais rien qu'on prétende incontournable.
Il faudrait subir des obligations jusque dans ses goûts ? Laissons les prohibitions aux gens voulant contrôler les autres et les must have aux snobs. Le vin, si on est d'humeur, est un roulement de joie circulant en soi, comme le vent, comme la vague déferlant sur le monde.

Robert Marchenoir

@ breizmabro | 17 mars 2019 à 17:01

Il n'y a aucun droit de l'homme à "faire des virées à l'hôtel du Mont d'Arbois à Megève", ou à payer des bouteilles de champagne "au prix d'un smic net mensuel". Si vous n'avez pas les moyens de le faire, ne le faites pas. N'étalez pas votre jalousie en essayant d'empêcher les autres de le faire.

A moins, évidemment, que vous ne soyez une voleuse -- ou une socialiste (c'est pareil). D'ailleurs vous êtes un peu gonflée de reprocher aux autres de boire du champagne, alors que vous passez votre temps à vous vanter de vous goinfrer de homard.

On ne reproche pas à Castaner d'avoir payé des bouteilles de champagne trop cher. Vous savez le prix qu'il a payé, vous ? (S'il a payé, ce qui n'est nullement certain.) On lui reproche d'avoir été en boîte de nuit tout court. On lui reproche d'avoir dansé avec une femme. C'est de la jalousie pure et simple. De la mesquinerie et de la haine à l'état brut.

Évidemment qu'un ministre de l'Intérieur va aller dans une boîte de nuit un peu plus chère que le pédzouille de base de chez Leclerc. Encore heureux.

On ne reproche pas à Macron d'être allé dans tel hôtel, à tel prix. On lui reproche d'être parti en vacances tout court.

On ne reprochait pas à Hollande de se payer des prostituées de luxe. On lui reprochait de ne s'être pas marié et d'avoir changé de compagne à plusieurs reprises. Soit ce que font 100 % des Français moins des poussières, caissiers de chez Auchan compris. Surtout caissiers de chez Auchan. Les riches cathos de Versailles ont plutôt tendance à rester mariés toute leur vie.

On reprochait la même chose à Sarkozy. Avec la même hypocrisie.

Tenez ! l'un de vos mignons Gilets jaunes, là, il a brûlé une banque au cours d'une "manifestation". La police n'arrivait pas à lui mettre la main dessus. Un jour, le commissariat local est appelé pour des violences conjugales. Monsieur, bourré, était en train de tabasser Madame, dans le même état. C'est alors que Madame sort aux flics : "La Caisse d'Épargne, c'est lui !".

Quelles émouvantes mœurs conjugales ! Quelle fidélité dans le couple ! Quel admirable dévouement de l'homme à la femme, quelle loyauté indéfectible chez sa compagne ! Avec un peu de chance, l'un et l'autre avaient abondamment dégoisé, en leur temps, sur "Sarkozy qui a abandonné sa femme comme une vieille chaussette" et sur "les virées en scooter de Hollande qui n'a jamais épousé la mère de ses enfants".

Qu'on en fasse des blagues, c'est une chose. Que cela devienne une incrimination politique continuelle, cela montre avant tout l'hypocrisie des Français.

En fait, je trouve très bien que Castaner aille en boîte de nuit, et Macron au ski. C'est un formidable pied de nez à la racaille en jaune, qui cherche précisément à les empêcher de vivre, et nous avec.

On voit bien que quoi que fassent Macron et les autres, les jaunistes trouveront toujours ça mauvais. Qu'il parte au ski, et on le trouvera désinvolte. Qu'il reste à la barre 24 heures sur 24, et on l'accusera de se mêler de tout et d'être dictatorial.

Quand la police réprime les manifestants, on l'accuse de barbarie. Quand elle se tient en réserve par peur de faire des morts, on l'accuse de laisser faire les casseurs.

Le pipotage jauniste, ça commence à bien faire. Je trouve scandaleux que vous fassiez de l'humour pas drôle sur le prix des chambres d'hôtel, à l'heure où il devient manifeste que ce mouvement porte, depuis le début, le mépris de la loi, la haine de la démocratie, la lutte de tous contre tous, l'insurrection, la sédition, le pillage, l'ivresse de la destruction nihiliste et les tentatives de meurtre.

Je remarque que vous soutenez ce mouvement depuis le début. Je remarque que vous vous réjouissiez, il y a des mois déjà, des destructions et des malheurs infligés aux Parisiens, parce que ce n'est pas chez vous. Quelle solidarité ! quel dévouement envers vos compatriotes ! quel admirable sens communiste du "lien social" et du "faire société" !

Samedi, une Américaine de 73 ans qui a failli brûler, dans l'immeuble parisien incendié par vos amis, a déclaré, avec une indulgence qui confine à la précaution : "Ce n’est pas possible de laisser ces gens tout détruire, brûler les magasins, les maisons. Sinon je veux bien aussi aller chez les Gilets jaunes tous les samedis matin, gueuler à leur porte, mettre le feu dans leur jardin… Il y a un vrai problème ici. Je sais qu’en France c’est sacré les manifs, qu’on ne peut pas les arrêter, mais ça devient ridicule. Les Français, même si j’aime ce pays, ce sont des bébés gâtés qui ne se rendent pas compte la chance qu’ils ont."

Voilà : des bébés gâtés. C'est exactement ce que je disais, ici, au sujet des Gilets jaunes, il y a plusieurs mois de cela, déjà. Des bébés hurleurs qui se jettent par terre en faisant un caprice, et qui interdisent à papa et à maman de souffler cinq minutes tant qu'on ne leur donnera pas les jouets qu'ils réclament.

Leurs caprices sont impossibles à satisfaire, d'ailleurs, puisqu'ils consisteraient en ce que papa et maman démissionnent en leur laissant les clés de l'appartement. Vu la façon dont ils se débrouillent pour gérer leurs propres affaires, il y a tout lieu de croire qu'ils ne tarderaient pas à mettre le feu à l'immeuble tout entier. Ils s'y emploient déjà.

Elusen

@ Xavier NEBOUT | 17 mars 2019 à 21:29
«...et personne ne réagit ! »

Parce que vous dites n’importe quoi !
Le droit public ne permet pas de licencier un fonctionnaire, mais de révoquer un fonctionnaire. Le président de la République n’en a pas le pouvoir, seule une commission disciplinaire, ou commission de santé, peut révoquer un fonctionnaire.

Alain Gibelin n’a donc pas été licencié, ni révoqué, mais muté !

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@ Robert | 17 mars 2019 à 12:38
« Ou alors instaurer l'état d'urgence, alors qu'on a soi-même saisi le Conseil constitutionnel sur la loi anticasseurs qu'il aurait dû promulguer sans délai s'il en avait eu le courage...»

Vous dites n’importe quoi en mettant en parallèle loi et promulguer !
Il ne peut pas y avoir de loi, tant qu’elle n’est pas promulguée et publiée au Journal Officiel, c’est donc une proposition de loi. Elle n’est loi que quand elle s’applique, pas avant.

De plus, le Conseil constitutionnel a été saisi par 60 députés et 60 sénateurs.
2019-780 DC : Loi visant à renforcer et garantir le maintien de l'ordre public lors des manifestations
https://frama.link/gvq0cHpD

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@ Achille | 16 mars 2019 à 20:50
« La loi anticasseurs doit véritablement s'appliquer dans toute sa rigueur ! »

Il n’y a pas de loi anticasseurs, mais une proposition de loi "visant à renforcer et garantir le maintien de l'ordre public lors des manifestations."

Que vous devriez au minimum lire avant d’en parler, puisqu’elle est absurde !

Toutes les personnes vivant, travaillant dans un quartier seront systématiquement fouillées, ainsi que leur véhicule, chaque fois qu’il y aura une manifestation.
Comme en France, elles ont lieu presque exclusivement à Paris et dans les mêmes quartiers, c’est certain que les habitants et salariés de ces quartiers vont apprécier d’être toutes les deux semaines, voire toutes les semaines, fouillés.

Il y a là une rupture de l’égalité devant la loi, puisque ce sont toujours les mêmes habitants et salariés qui vont en être victimes.

Et le truc du, nous avons le droit de prévenir au dernier moment dans la manifestation une personne qu’elle est interdite de manifester, donc en même temps qu’on lui donne le document, la police peut l’arrêter pour avoir violé l’arrêter préfectoral : six mois d’emprisonnement et 7 500 € d’amende.

La proposition de loi interdit le référé-liberté auprès du Tribunal Administratif, en clair une personne ne peut pas contester un arrêté préfectoral dans l’urgence.

L’arrêt préfectoral n’a pas besoin de preuves, mais uniquement de suspicion, la personne n’a même pas besoin d’avoir été condamnée ou prise en flagrant délit, il suffit d’invoquer la suspicion : des raisons sérieuses de penser ; c’est complètement aléatoire et en fonction du bon vouloir de l’autorité.

Proposition de loi visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations
(texte définitif) : https://frama.link/EF7ebZkT

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Aucune loi ne peut empêcher la casse et ne peut empêcher des casseurs d’agir !
Comme affirmer qu’une loi anti-cancer ou anti-Sida ferait cesser le cancer ou le Sida !

Cette proposition de loi est uniquement faite pour faire parler dans les médias et donner l’impression que le gouvernement agit, satisfaire les beaufs, c’est de la communication, puisque le Code civil et le Code pénal avaient déjà le nécessaire.

Exemple - Code civil - Article 1240 :

  • Tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer.

Cette proposition de loi vise surtout à empêcher toute opposition, sur le fait du prince, les préfets étant aux ordres, le gouvernement ou le président de la République pourront décider d’interdire à n’importe quel adversaire politique de manifester puisqu’il suffit d’avoir des raisons sérieuses de penser.

Raisons : lesquelles ?
Sérieuses : qui décide de ce qui est sérieux ou pas ?
Penser : être dans sa tête.
Tout le syntagme en droit est aléatoire.

caroff

@ Robert Marchenoir 23h45
"Que dit sa conscience à Monsieur Hervé Kempf, journaliste anciennement chargé de l'écologie au Monde, rédacteur en chef du site Reporterre, et en réalité militant marxiste enragé"

Je connais Kempf depuis longtemps et je suis étonné de son itinéraire: militant écolo depuis le début de sa carrière certes, mais devenu progressivement enragé en enfourchant des chevaux de bataille finalement très convenus (morts aux riches !!), il a pris le chemin inverse de Cohn-Bendit ou de Goupil (mains rouges), gauchistes acharnés devenus moutons macronophiles...

Journaliste au Monde puis quasi zadiste... ça vous pose un bonhomme non ?

Robert Marchenoir

Qu'est-ce que la justice attend pour arrêter Éric Drouet et Maxime Nicolle, au minimum ? Sachant que Priscillia Ludosky est complice, elle aussi ?

Le gouvernement a raison : la totalité des Gilets jaunes qui appellent ou participent aux manifestations, désormais, doivent être considérés comme juridiquement complices des violences.

C'est trop facile de dire : moi, personnellement, je n'ai pas commis de destructions. Ou je condamne la violence (en paroles). La répétition des faits ne laisse plus la place aux atermoiements : c'est bien l'existence des "actes", selon la grotesque appellation que les Gilets jaunes ont donné à leurs rassemblements subversifs, qui permet l'action des casseurs.

Et l'objectif des manifestants "pacifiques" est bel et bien insurrectionnel. Ils recherchent bel et bien le renversement d'un gouvernement démocratiquement élu par les Français.

Éric Drouet a publiquement appelé à la manifestation parisienne de ce samedi, en termes particulièrement menaçants et agressifs. Maxime Nicolle s'en félicite après les faits, en excusant les violences ; et il appelle à des actions encore plus vigoureuses.

Quant à Priscillia Ludosky, son virage prétendument écologiste ne doit pas faire illusion. Ce n'est pas parce qu'on prétend défiler "pour le climat" qu'on est dédouané d'appeler à une manifestation de Gilets jaunes, en tant que porte-parole des Gilets jaunes, dans la capitale. Elle aussi porte la responsabilité des violences qui se sont exercées au nom du mouvement qu'elle représente, à quelques centaines de mètres du défilé dont elle était l'un des leaders.

En parlant de Maxime Nicolle, comment peut-on laisser faire quelqu'un qui, dans la foulée des actes criminels commis ce week-end (lesquels, en d'autre temps, auraient conduit à la cour d'assises), dit : "Un très gros acte sera organisé dans trois ou quatre semaines à Paris, je suis déterminé à ne pas lâcher, ça ne s'arrêtera que quand tu auras compris que ton système on n'en veut plus" ? L'homme ainsi tutoyé étant celui que les Français ont élu président de la République (et je n'ai pas voté pour lui) ?

Qui est ce va-nu-pieds, ce semi-débile mental, ce soi-disant "intérimaire dans le transport" qui défie les institutions semaine après semaine, provoque des destructions sans nom, pousse à l'insurrection, piétine le vote populaire et se pavane à l'antenne de l'officine de subversion RT "France", ouvertement financée par le gouvernement russe pour déstabiliser notre pays ?

Au demeurant, les événements de ce samedi devraient être l'occasion pour un certain nombre de gens beaucoup plus haut placés dans la société, et bien à l'abri de tout ennui judiciaire, de se poser des questions sur leur propre responsabilité.

Quid de Frédéric Taddéï, qui accepte l'argent du Kremlin pour animer, quatre fois par semaine, sa si distinguée et culturelle émission de débats sur RT ? Oh ! il a les mains très propres, Monsieur Taddéï. Il n'appelle pas à la violence, lui. Il est très brillant et très sympathique. Il porte une cravate artistiquement dénouée. Il donne la parole à tout le monde, y compris à des gens qui déplaisent à Moscou.

Mais c'est bien sa présence, parmi d'autres, qui donne une légitimité à RT comme média digne de ce nom. Ce même RT qui, simultanément, offre une tribune outrageusement complaisante à Maxime Nicolle et à d'autres énergumènes de ce genre. Ce même RT qui ne se cache pas d'attiser les flammes de la révolte gilétiste et de susciter la haine entre Français.

Que dit sa conscience à Monsieur Hervé Kempf, journaliste anciennement chargé de l'écologie au Monde, rédacteur en chef du site Reporterre, et en réalité militant marxiste enragé, qui a pris la parole, aux côtés de beaucoup d'autres, à la Bourse du travail à Paris, à la veille de ce fameux "acte" de samedi, bien entendu pour encourager les manifestations ?

Réunion au cours de laquelle ont pris la parole tous les subversifs gauchistes habituels, y compris un islamo-gauchiste, un Arabe qui a appelé l'assistance à se soulever au nom de deux voleurs de scooter musulmans, prétendument "tués par la police" il y a peu, qui se sont fait bêtement écraser entre un autocar et un parapet en tentant d'échapper aux forces de l'ordre qui les poursuivaient à bon droit ?

Xavier NEBOUT

P. Bilger nous apprend que le président de la République a limogé le directeur de l'ordre public à la préfecture de police pour ne pas voir commis un délit de parjure au Sénat en contredisant la version de l'Elysée dans l'affaire Benalla, et personne ne réagit !
Benalla n'était pas plus que Ferrand une erreur de casting.

Mitterrand ne valait pas tripette mais savait gouverner, Hollande a été une nullité, mais là, nous avons une fripouille doublée d'un charlot comme la France n'en a jamais connu à sa tête, et de loin.

Exilé

@ Marc GHINSBERG
« Comme le dit Dominique Reynié : « Le mouvement des Gilets jaunes est né d’une crise du consentement à l’impôt et il se prolonge dans une crise du consentement à l’État. » »

Cette formule est assez juste.
Mais le consentement est comme la confiance ou comme l'amour : il ne se décrète pas.

Et peut-on aujourd'hui où nous sommes en pratique exposés à une véritable extorsion de fonds pour emplir le tonneau des Danaïdes, encore parler de « consentement à l'impôt » comme le faisait (et le fait toujours) la déclaration des droits de l'homme de 1789 - qui était aussi et surtout une déclaration des droits de l’État - alors que les postes à financer étaient encore peu nombreux ?

Le responsable est donc cet État rapace de plus en plus inutile qui se croit tout permis, pas ceux qu'il opprime au lieu de les servir.
Et encore une fois, si les gens sont obligés de recourir à la violence, c'est parce que les nombreuses carences de la démocratie (?) actuelle ne leur laissent pas d'autre alternative pour se faire entendre.

« Quand les peuples cessent d'estimer, ils cessent d'obéir. » (Rivarol)

sylvain

@ Achille | 16 mars 2019 à 20:50
"La loi anti-casseurs doit véritablement s'appliquer dans toute sa rigueur !"

OK, même pour les membres de ce gouvernement casseur de peuple, saigneur fiscal des pauvres pressurisés jusqu'aux os, matraqueur tabasseur mutileur éborgneur de manifestants pacifiques ? Alors d'accord, allons jusqu'au bout de la logique de cette loi.

stephane

Macron savait que ce serait la bagarre à Paris, tel un De Gaulle allant à Baden-Baden, lui est parti faire du ski.
A moins qu'il ait libéré les lieux pour permettre une expertise immobilière de son Palais et que sur cette base réduite, Richard Ferrand fasse une SCI.

La France racle les fonds de tiroirs, veut privatiser ADP pour que les banlieues d'Orly et de Roissy aient encore plus de survols d'avion pour rentabiliser les infrastructures.
Ces pauvres n'ont vraiment pas de goût d'habiter dans ces banlieues survolées par les Airbus, voire des Boeing 737 éthiopiens. Il ne viendrait pas à l'idée d'un pauvre d'acheter un appartement au Rond-Point des Champs-Elysées. C'est cela l'inculture de la France du bas. Heureusement on a Macron et ses élites pour relever le niveau. On est sauvé...

breizmabro

@ Robert Marchenoir 17 mars 2019 à 03:15
"Ce qu'ils s'autorisent eux (partir en vacances, sortir en boîte de nuit, abandonner une femme pour une autre, ne pas faire preuve de politesse en toutes circonstances...), les chefs ne devraient pas se le permettre".

Mais vous avez raison !! Chacun un tant soit peu entreprenant peut partir en vacances en jet privé à La Mongie, sortir en boîte et offrir (offert par la maison ! ;)) champagne et vodka, et galocher "une ancienne" du bon vieux temps, du temps où il avait refusé son recrutement.

Personnellement j'ai beaucoup apprécié mes virées à l'hôtel du Mont d'Arbois (Megève), les fontaines de champagne, les nuits bleues chez "La Tante", les soirées en boîte "qui vous accueille dans une ambiance festive et conviviale" avec la bouteille de champagne au prix d'un smic net mensuel (pas le smic horaire - brut ou net ? - de Marine Le Pen), bref tout ce qu'un mec ou une meuf peut s'offrir s'il bosse à plein temps chez Leclerc, Amazon ou comme gardien de nuit à l'hôtel du Fromveur...

Non mais... ça va bien maintenant les pleurnicheries !

Adéo Robert M.

breizmabro

@ Robert 17 mars 2019 à 12:38

J'ai lu votre commentaire mais la phrase qui, à mon sens, résume toute cette situation abracadabrantesque est :

"Nous sommes gouvernés par de purs esprits"

Bon, en même temps, je ne parle pas des d'jeunsss" qui défilaient hier aussi dans Paris pour interpeller les gouvernements DU MONDE ENTIER (!) sur le climat avec, en banderole, "Bouffe mon clito, pas le climat"

Conclusion : la défense du climat est sexiste ! :D

Adéo Robert

Exilé

@ Robert Marchenoir
« Ce qu'ils s'autorisent eux (partir en vacances, sortir en boîte de nuit, abandonner une femme pour une autre, ne pas faire preuve de politesse en toutes circonstances...), les chefs ne devraient pas se le permettre. »

J'ignore comment vous vivez ou bien qui vous fréquentez, mais je puis vous apprendre que beaucoup de Français ne se comportent pas selon les critères que vous énumérez.

Cela les autorise aussi à affirmer qu'un ministre en poste, qui a plus de devoirs à assumer que de droits à faire valoir, ne peut se permettre certains actes.

Pour prendre un exemple, quand on est ministre de l’Intérieur dans la France actuelle infestée de fichés S, de Black Blocs, d'Antifas, de racailles et autres malfaisants, on dort d'un œil sur un lit de camp dressé dans son bureau au lieu de fréquenter les milieux interlopes et ce du moins tant que tout ce petit monde n'a pas été mis hors d'état de nuire.

Robert

"Un président absent a toujours tort."

Dans les circonstances actuelles, monsieur Macron a effectivement eu tort de ne pas rejoindre Paris en lieu et place de son escapade neigeuse à La Mongie.
Toutefois, l'adverbe "toujours" me gêne un peu car, en 1968, le général de Gaulle, absent pour cause de déplacement à Baden-Baden pour rencontrer le général Massu, en est revenu avec ce qu'il fallait de décision pour renverser la chienlit !

Mais au fond, votre billet pourrait se résumer à ces deux courtes phrases :
"Tout était programmé, la chienlit était écrite. Le résultat a dépassé les pires craintes."

Actuellement, l'on voit bien que monsieur Macron, qui a cru gagner la partie en jouant la montre avec son Grand débat national, s'est encore trompé dans son analyse de la situation.
Hier nous avons aussi eu droit à la séquence "visite des troupes" par le Premier ministre et son ministre de l'Intérieur : visite incongrue au moment où cela castagnait très fort à quelques centaines de mètres sur les Champs-Élysées. Opération manifestement décidée par des communicants de pacotille pour, en les montrant au travail, effacer la mauvaise impression laissée par l'escapade nocturne du ministre de l'Intérieur le samedi précédent...

Nous sommes gouvernés par de purs esprits qui n'ont aucun sens des réalités concrètes, à commencer par un président de la République hors sol et à contre-temps permanent, tout comme son Premier ministre et la plupart des ministres qu'il a nommés.
La déclaration présidentielle d'hier soir, faite sans aucune réflexion sérieuse mais sur une réaction à chaud, était aussi fort mal ajustée à la situation : ses sous-entendus viseraient-ils à instituer l'état de siège et mettre les armées en première ligne pour tirer sur la foule des émeutiers ? On sait que cela ne semble pas être le cas, mais le doute est permis.
Ou alors instaurer l'état d'urgence, alors qu'on a soi-même saisi le Conseil constitutionnel sur la loi anticasseurs qu'il aurait dû promulguer sans délai s'il en avait eu le courage intellectuel d'en assumer les dispositions ?
Où est la cohérence de tous ces choix ?

Pour sourire, je voudrais fournir quelques liens Internet. A la recherche de la vidéo relative à l'escapade nocturne de monsieur Castaner, a suivi une vidéo de cartomancie sur l'avenir de monsieur Macron. En tirant le fil de deux autres vidéos, j'ai trouvé l'exercice assez cocasse :
https://www.youtube.com/watch?v=4jpVsAEq_dI
https://www.youtube.com/watch?v=XNlV5lV4nzQ
https://www.youtube.com/watch?v=jU6O3CbL30U
Pour l'esprit cartésien que je suis, cela reste particulièrement délassant.

Le plus grave à mon sens est que le bateau France coule et qu'ils ne s'en rendent pas compte. Les fous !

Alpi

"Présent le 16 mars, il n'aurait pas fait dévier d'un pouce le cours lamentable de la journée mais il aurait été là où il fallait, où il devait."

Vous avez raison cher Philippe. Ici ou ailleurs, ce n'est pas EM qui rétablira l'ordre sur les Champs. Malgré tout, cette escapade va lui coûter cher.
Mais pourquoi s'interdirait-il ce que la plupart des Français, y compris les GJ, font ou voudraient faire.
Disséquer les faits et gestes de nos gouvernants, je trouve cela assez mesquin. Cela ne fait pas avancer le schmilblick et permet de déverser un peu plus sa bile. Il est vrai que c'était mieux avant : Mitterrand pouvait mener tranquillement sa double vie et Giscard rentrer pénard à l’Élysée à l'heure du laitier (sauf quand justement un beau matin il emboutit une camionnette de laitier !).

En attendant le prochain samedi, et malgré les coups de menton d'Edouard Philippe et de Castaner qui annoncent la plus grande fermeté à laquelle plus personne ne croit, on voit mal comment sortir de cette spirale. Les meneurs (car je n'ose pas dire cerveaux) veulent remettre le couvert et "ne rien lâcher". Je n'ai toujours pas bien compris quoi ; ni même ce qu'ils veulent exactement, à part la démission de Macron et plus de fric en allant piquer dans la poche de ceux qui en ont un peu plus qu'eux.

A cet égard, je ne partage pas cette idée confortable qui consiste à dissocier les casseurs, les méchants, des GJ, les gentils. Les GJ raisonnables - il y en a - ont jeté l'éponge ou restent (du moins ils essayent) dans l'action pacifique et légale. Les autres Nicolle et Drouet sont devenus des professionnels du b*rdel. Ils savent parfaitement qu'en appelant à manifester, ils attirent les extrémistes, black blocs, mais pas uniquement : j'ai vu flotter des fleurs de lys sur les Champs... Après tout, un roi, pourquoi pas, il serait bien plus tranquille en laissant son gouvernement se coltiner les GJ et pourrait aller skier tranquillement !

Du coup, la sortie du Grand débat risque de se transformer en sortie de route... Peut-être que Macron aurait eu bon nez de se casser une jambe à La Mongie !

PS: On a retiré aux forces de l'ordre les LBD à longue portée pour des pistolets à bouchon !
Quand les forces de l'ordre n'ont plus de forces, il n'y a plus d'ordre.

jean claude NEUVILLE

79 ans, une vieille chanson de mes grands-parents (MAIS A PART CELA MADAME LA MARQUISE TOUT VA TRES BIEN TOUT VA TRES BIEN !!!)...

Michel Deluré

"Dernière minute : il a décidé de rentrer ce soir. La raison lui est revenue"

Espérons-le car elle semble, cette raison, l'avoir abandonné depuis bien longtemps !

Car enfin, voilà quatre mois maintenant que certains coins de France en général et de Paris en particulier deviennent, chaque samedi, le terrain de jeu favori de casseurs professionnels, détruisant, saccageant, mettant en danger la vie d'autrui, avec à la clé une addition salée pour le contribuable.
L'avenue des Champs-Elysées n'est plus la plus belle avenue du monde, vitrine de la France, elle n'est plus qu'un champ de bataille qui n'a presque plus rien à envier aux images des villes en ruines où sévissait Daech !
Est-ce acceptable et que fait l'exécutif depuis mi-novembre pour mettre un terme à ces exactions ?

Et c'est comme par hasard le samedi où tous les clignotants étaient passés au rouge que le Président choisit pour déserter l'Elysée et aller se défouler sur les pistes de La Mongie !
Je ne conteste pas à EM le droit de prendre des jours de repos mais sa fonction lui impose aussi des devoirs dont le premier est d'être présent à la barre par gros temps.
Alors qu'il était prévisible que Paris vivrait hélas un nouveau samedi noir ou rouge, il n'était assurément pas à sa place sur les pistes d'une station pyrénéenne. Ce n'est pas seulement une faute indécente, c'est surtout un formidable pied de nez et donc un affront fait aux citoyens et surtout aux victimes de ces événements intolérables.

Allons-nous pendant encore longtemps parler, débattre, polémiquer alors que, dans le même temps, certains saccagent, pillent, brûlent, blessent impunément ? Le temps des parlottes ne doit pas faire oublier celui, plus efficace, de l'action.

olivier seutet

Macron, je lui souhaite une descente tout schuss dans les sondages, et encore mieux dans les résultats des élections européennes. Il n’est pas à la maison quand elle risque de brûler. Il en a confié les clés à un ancien joueur de poker qui a encore la nostalgie des boîtes de nuit et à un repenti de la droite qui n’a pas assimilé les règles de la boxe. Cette équipe de brindezingues n’a pas su assurer la sécurité des biens et des personnes là où les Gilets jaunes et leurs amis casseurs avaient déclaré qu’ils se rendraient. Elle laissait diffuser sur les ondes de France Inter, au moment même où des habitants s’échappaient de leur immeuble incendié, une émission sur les violences policières. Elle autorisait une manifestation pour le climat pour disperser les forces policières dans une cause étrange dans son but et méprisable pour sa manipulation d’enfants et adolescents. Une faillite dont le responsable est le chef (de l’Etat, si tant est qu’il existe).

marie

"Ce n'est pas comme Christophe Castaner qui a bien le droit d'aller trois heures dans une boîte de nuit après une manifestation des Gilets jaunes."

Peut-être. Cependant, des médias nous ont fait savoir que lors de cette nuit du 9 au 10 mars, Christophe Castaner  "aurait enchaîné les shots de vodka."
Quel était l'état d'ébriété de monsieur Castaner après avoir "enchaîné les shots de vodka" ?
En cas d'attentat ou autre, pouvait-il encore être le "pilote de l'avion" ?

Quand des gendarmes, qui n'étaient pas de service au moment des faits, sont condamnés pour conduite en état d'ivresse, le Président du tribunal lance :
"Gendarme, ce n’est pas seulement une profession, c’est un état. On est gendarme 24 heures sur 24. On doit être irréprochable, y compris dans la vie civile."

Et monsieur Castaner qui est au service de l’État, responsable de la police et de la gendarmerie, fait valoir sa "vie privée", après avoir, en public "descendu" des verres de vodka... !

☺ En France cela se passe comme ça !
♫ Quand Castaner s'en va t'en guerre
Contre les Gilets jaunes, il a,
Dans ses moments de vie privée, le droit
De s'saouler à la vodka, et puis voilà. ♫

Jabiru

@ Achille 16 mars 2019 à 20:50

Le problème qui se pose pour le chef de l'Etat c'est comment va-t-il sortir de ce guêpier sachant qu'une loi anticasseurs est très difficile à mettre en œuvre sauf à décréter l'état d'urgence et encore !
On voit bien les difficultés auxquelles se heurtent les forces de l'ordre qui semblent manifestement débordées et qui sont dans l'incapacité de s'opposer aux saccages et de protéger les commerces et les immeubles sur le parcours de émeutiers.

claude jonniaux

Semaine après semaine, on entend les mêmes discours, les mêmes plaintes. Rien ne bouge.
Les juges français sont complices de cette inaction.
Prompts à condamner des escrocs à de lourdes peines, ils trouvent toutes les excuses pour justifier les violences... Papa est malade, maman est partie, etc. Rappels à la loi et prison avec sursis...

Les juges sont les curés modernes et je pense que derrière leur attitude il y a une action politique. Si les casseurs que l'on prend étaient condamnés à trois ans ferme sans aménagement de peine, les choses changeraient...
Comme les jeunes des banlieues, ils connaissent leur impunité !! Alors...

Enfin... Ce gouvernement, est incapable de rétablir l'ordre en menant des actions concrètes d'arrestations.
J'en ai aussi plein le dos d'entendre que manifester est un droit constitutionnel... Le droit à la sécurité aussi !
Alors pour une période de six mois j'interdirais toute manifestation, en laissant les démocrates (!!!) crier. L'ordre ou la chienlit ?
Enfin, je ne suis pas Français et suis venu vivre en France pour des raisons culturelles...

Pour en terminer je suis abasourdi par les commentaires de certains contributeurs qui en sont encore à penser que des LBD sont "méchants"... alors que l'on voit des dizaines de truands avec ou sans gilets jaunes mettre le feu à des restaurants et magasins. Sous prétexte que dans d'autres pays ils ne sont pas utilisés ! Oui mais il me semble que la France est le seul pays où depuis 18 semaines des truands sous prétexte de justice sociale créent des émeutes et détruisent des commerces....
Dans ces autres pays (à commencer par les USA), la garde nationale aurait tiré à balles réelles sur ces braqueurs...
Quels risques prennent ces truands ?? aucun.

Las, je m'en vais... Comment apprécier encore un pays si mal gouverné par des faibles et/ou des manipulateurs...

sylvain

@ Mary Preud'homme | 16 mars 2019 à 21:23
"Et faire payer les casseurs et leur famille jusqu'au dernier sou !"

Dites donc Mary, vous voulez que les policiers paient leurs dégâts ? ça va augmenter leurs taux de suicides.

Macron a réussi son coup : ses casseurs, fonctionnaires des services dits "secrets" de la police (chuuuuttt !), ont définitivement discrédité les GJ, l'opinion publique crétinisée redoutant un chaos généralisé va se réfugier derrière lui ; il pourra dorénavant instaurer un couvre-feu, une loi martiale en toute tranquillité et popularité et remonter dans les sondages ; bravo l'artiste !

Mon LOL du jour :

Je tiens à féliciter Castaner qui avec ses barrages filtrants a empêché 300 Gilets jaunes bordelais et ailleurs partout en Ceufran, de prendre le train mais a autorisé la présence de 300 Black Blocs aux Champs-Elysées.
Ouf, on a évité le pire !

Aliocha

La France rate tout, et n'est plus capable d'incarner la glorieuse résistance du glorieux aîné, elle se réfugie dans le ressentiment solide du roc de la haine, restant la bourgeoise pétainiste assise sur son tas d'or qu'elle est.
Tous les week-ends, montent au ski nos cordiaux soutiens des Gilets jaunes par cohortes entières, qui ne savent plus que déplacer leur ignorance embouteillée de citadins serviles, qui ne savent plus que s’agglomérer aux tas de la haine, à s'envier les uns les autres, à tenter d'oublier qu'ils sont perdants de toute éternité, et qu'au lieu de partager cette réalité, il réitèrent la genèse imbécile des combats perdus de toute éternité :

Extraits de « Réflexes primitifs », Peter Sloterdijk (Payot)
1918, 1933, 2018, même combat ?

« S’il fallait caractériser d’une seule phrase l’atmosphère mentale du début du XXIe siècle, en Occident comme dans le “reste du monde”, ce serait forcément : l’imposture est devenue l’esprit du monde. Pour comprendre ce tournant régressif, on devrait prendre conscience du fait que même le présent au sens large – la période allant de 1990 à 2018 – constitue une variante du phénomène d’“après-guerre”. (…)

L’impossibilité colérique de perdre qui caractérisa les vaincus entre 1918 et 1933 se reflète après le 11 septembre 2001 mais aussi, d’une certaine manière, après la crise bancaire de 2008, dans de nombreux mouvements politiques (…) qui associent fréquemment des fabrications d’extrême droite à des motifs de gauche, à savoir l’appel aux gens simples, qui travaillent dur et se retrouvent souvent les mains vides après une vie de labeur : on avait pu déceler un phénomène comparable avec les Fasci de Mussolini et l’alternative pour l’Allemagne – alias socialisme national – de Hitler. Il n’est rien de plus caractéristique des perdants en périodes d’après-guerre que le refus de déposer les armes. »

https://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/peter-sloterdijk-la-mediocrite-sauvera-l-europe-15-03-2019-2301268_1913.php

breizmabro

@ Henri Blaquière | 17 mars 2019 à 01:05
"Un Président qui aime se voir jouer à jouer au président comme un Petit Prince est un Président dangereux"

"Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant, et dont les princes mangent dès le matin !" (Ecclésiaste 10-16)

Achille

Ils sont braves nos Gilets jaunes, ils sont dignes ces « crève-la-faim » en train de piller le kiosque d’un petit vendeur de journaux qui à la fin du mois touche péniblement un SMIC.

https://twitter.com/______Flo_____/status/1106994790934216704

Et ces gens-là se prétendent "le peuple". A vomir !

calamity jane

En bref : un président ordinaire qui n'a que l'air mais pas les
paroles de la chanson...
Les lucides de la première heure sont atterrés de voir le comportement de Freluquet 1er et Marie-Brigitte.
(Du fait de la trahison qu'il a subie l'on peut imaginer les nuits
blanches de Monsieur A. Gibelin. Tenez bon. Pensée pour ses proches.)

Xavier NEBOUT

Les évidences ont du mal à percer le mur de la merdiacratie:

Un parent très proche de hauts gradés de gendarmerie territoriale et mobile m'apprenait il y a peu qu'ordre avait été donné de laisser faire les casseurs autant que possible pour discréditer le mouvement.
C'est évident depuis le début, et ça commence juste à filtrer timidement.

Pompidou avait compris le principe alors que de Gaulle aurait bien fait mitrailler la racaille.
Mais si en 68, une minorité de jeunes c*ns allumés par des fripouilles gauchistes se faisait passer pour la majorité du pays, les choses sont quasiment inversées aujourd'hui.

Les fripouilles ne sont plus des intellos de facs, mais dans les palais de la ripoublique.

Robert Marchenoir

En fait, ce que les gens reprochent à Emmanuel Macron, et aux dirigeants de façon générale, c'est de faire comme eux.

Ce qu'ils s'autorisent eux (partir en vacances, sortir en boîte de nuit, abandonner une femme pour une autre, ne pas faire preuve de politesse en toutes circonstances...), les chefs ne devraient pas se le permettre.

Comme l'écrit Philippe Moati, dans son analyse du sondage de L'Obsoco sur les Gilets jaunes :

"La consommation, sous toutes ses formes, a rempli le vide existentiel laissé par le recul des religions, des idéologies, des utopies et des grands récits. Les besoins de base étant désormais saturés, marques et enseignes ont misé de plus en plus gros sur la valeur immatérielle de leur offre pour stimuler le désir d’acheter, renforçant la consommation comme support de construction identitaire, vecteur de lien social, véhicule d’imaginaires…"

"On est ainsi tenté de voir dans le mouvement des Gilets jaunes l’expression d’un désir de consommation, d’un 'vouloir d’achat', qui croît sensiblement plus vite que le pouvoir d’achat."

"Plusieurs résultats de l’enquête suggèrent une orientation consumériste légèrement plus marquée parmi les Gilets jaunes pris globalement que dans l’ensemble de la population. Le contraste est plus fort lorsque l’on compare le rapport à la consommation des Gilets jaunes les plus impliqués avec celui de leurs opposants : les premiers sont significativement plus nombreux à dire vouloir consommer plus, à exprimer des opinions générales positives sur la consommation, à déclarer un fort sentiment de restriction dans leurs dépenses, qui résulte probablement tant d’une contrainte budgétaire plus serrée que d’une plus forte appétence à la consommation. Ce dont témoigne un taux d’équipement en biens d’équipement high-tech et en abonnements à des services de divertissement proches de la moyenne (voire supérieur, chez les Gilets jaunes significativement impliqués, pour les abonnements aux services de streaming vidéo et aux salles de sport, ainsi que pour les cartes d’accès illimité au cinéma et les robots de cuisine) en dépit d’un niveau de vie moyen plus faible."

"Face à cette lenteur de la croissance du pouvoir d’achat, le vouloir d’achat, lui, est stimulé avec une énergie croissante par les acteurs de l’offre : intensification dans le temps et dans l’espace de l’exposition à l’offre commerciale, surenchère promotionnelle, harcèlement publicitaire, marketing personnalisé mobilisant les potentiels du big data, de l’intelligence artificielle et des neurosciences… Cette stimulation du 'vouloir d’achat' est d’autant plus problématique qu’elle s’inscrit dans le cadre d’une sorte d’universalisation de la norme de consommation, qui est évidemment d’autant plus difficilement accessible que l’on dispose de revenus modestes."

Voilà qui cadre parfaitement avec la démarche incohérente d'une Priscillia Ludosky, qui commence par lancer un mouvement sur le thème "on est pauvres, on n'a même pas assez d'argent pour mettre de l'essence dans le réservoir", et qui en arrive maintenant à "on exige de manger sain" -- c'est-à-dire, en bon français, à bénéficier d'aliments de luxe (bio, AOC, élevage artisanal, etc.), puisque les Français, y compris pauvres, n'ont jamais bénéficié d'aliments aussi sains et aussi bon marché qu'aujourd'hui.

Et que l'alimentation n'a jamais représenté une part aussi faible des dépenses. (Au passage, j'aimerais bien savoir de quoi se nourrissent tous ces Gilets jaunes qui prétendent, face aux médias complaisants, que "le frigo est vide à partir du 15 du mois". Ils jeûnent pendant quinze jours ? J'ai un doute...)

Henri Blaquière

Un Président trop présent a forcément tort quand il descend dans l’arène des débats et qu'il s'écoute et n'écoute pas ! Un Président trop absent a forcément tort quand il confond loisir personnel "peoplelisé" et devoir d'Etat assumé ! Notre Président ne dirige pas notre pays mais dirige l'idée qu'il se fait d'un pays construit comme un jeu d'enfants dont les personnages inanimés sont articulés selon les humeurs et les fantasmes du joueur ! Dans un tel univers imaginaire les autres n'existent que soumis à l'aveuglement du joueur et s'il y a résistance l'enfant frappe son jouet ! ça ne change rien si ce n'est que l'enfant croit que c'est lui le plus fort ce qui risque de le conduire à une dissociation de la pensée et de l'action et donc à une coupure avec le réel. Un Président qui aime se voir jouer à jouer au président comme un Petit Prince est un Président dangereux.

Metsys

Bien d'accord, M. Bilger, cette journée fut idiote, irresponsable et grotesque. Mais l'émeute Réveillon et la Grande peur l'étaient encore bien davantage... Et d'accord aussi pour le ski. Quos vult perdere Jupiter dementat.

Catherine JACOB

Ah là la ! Après la folle soirée du 9 mars, le repos bien mérité du 16. Eh oui, c'est ça la politique. Ça fatigue, ensuite il faut se remettre. De La Mongie à Andorre-la-Vieille, trois petites heures de voiture mais la voie des airs (hélico) est sans doute plus rapide pour faire visiter à la First Princesse d'Andorre, sa principauté.

Mary Preud'homme

Perso j'aimerais tant que Macron prenne encore de plus longues vacances au ski ou ailleurs, de même que son ministre de l'Intérieur, et qu'ils aient la grande sagesse (ayant reconnu leur incompétence en matière de gestion des crises sociétales) de déléguer, enfin, tout pouvoir aux professionnels de la sécurité et de la justice d'agir par tout moyen conformes à la loi de ce pays pour sortir de cette anarchie mortifère. En commençant par rappeler aux manifestants gilets jaunes et autres bonnets rouges ou noirs anarchistes que le droit de manifester est assorti de devoirs et de règles, et que toute personne qui agit en dehors de ce cadre, notamment en manifestant n'importe où et sans autorisation, se fait objectivement complice des dérives et violences qui pourraient découler de ces transgressions et doit de ce fait en assumer toutes les conséquences. Y compris en se prenant des coups et blessures directes ou collatérales et les acceptant sans venir ensuite pleurnicher et avoir en outre l'outrecuidance de porter plainte pour violences policières. Ou le voleur qui crie au voleur !
Et faire payer les casseurs et leur famille jusqu'au dernier sou !

Claude Luçon

"Ce n'est pas comme Christophe Castaner qui a bien le droit d'aller trois heures dans une boîte de nuit après une manifestation des Gilets jaunes."

Si pour la même raison il était allé prier dans une église, une synagogue ou une mosquée on lui reprocherait de violer la loi sur la laïcité.

Ce que nous avons vu aujourd'hui est totalement inacceptable et répugnant, une fois encore une poignée d'individus a pris la France en otage au nom du droit de manifester.
Il faut interdire ces manifestations et déclarer et classer les Gilets jaunes terroristes, les ficher, car c'est ce qu'ils font : ils sèment la terreur et la destruction !
Ils ont mis des bébés en danger aujourd'hui !
Ils sont dodus, ils sont niais, les voilà lâches !

Marc GHINSBERG

Braquer les regards vers le président de la République qui s’accorde trois jours de repos dans les Pyrénées au moment où les meneurs du mouvement des GJ donnent, une fois de plus, comme mot d’ordre de marcher sur l’Élysée, m’apparaît comme bien dérisoire.

Ce qui reste des Gilets jaunes tombe du côté où le mouvement penche depuis le début, celui de la violence. Inutile de séparer casseurs et Gilets jaunes. Ceux qui ont décidé de manifester ce 16 mars savaient par avance à quoi s’en tenir.

Plutôt que de dénoncer le séjour du Président à la neige, j’aurais préféré, cher Philippe, que vous désapprouviez ceux qui tiennent sur certaines ondes des propos irresponsables qui légitiment tous les débordements. Je vise en particulier ceux d’Étienne Chouard, l’idole des jaunes, qui déclare sans rencontrer la moindre contradiction : « Macron est un voleur, un gredin, un criminel » et « Le Conseil constitutionnel est pourri jusqu’à la moelle. »
Comme le dit Dominique Reynié : « Le mouvement des Gilets jaunes est né d’une crise du consentement à l’impôt et il se prolonge dans une crise du consentement à l’État. »
Il a dérivé vers la remise en cause des institutions, il sombre dans la violence.

semtob

Cher Philippe,

Pour Ribéry et Zahia, il y avait de quoi en faire un fleuve.

Pour Castaner et sa douce, vous présentez le héros tel un James Bond qui surgit.

Mais enfin que fallait-il aux journalistes pour faire rebondir l'affaire Benalla ?
Une belle blonde proche des ministères depuis deux ans. "Bonsoir Clara".

Que Macron fasse du hors piste n'est pas une si mauvaise idée !
Il faut bien accompagner de temps en temps sa reine des neiges pour apaiser les crises.
Il est certain qu'il doit se préparer à quelques virages parce que de nombreux journalistes et membres de LREM sont prêts à faire le portrait de l'oiseau sans photo et sans mal, même si les prés verts sont encore enneigés.
françoise et karell Semtob

Achille

Il est vrai qu’il eut été préférable que le Président, sachant que l’acte XVIII s’annonçait particulièrement violent, ce qui s’est confirmé notamment aux Champs-Elysées, reporte son petit séjour à La Mongie.

Ce n’est pas exactement une faute car le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur étaient présents sur place et ont pris les mesures nécessaires, mais il s’agit indiscutablement d’une maladresse.
Un chef doit être à la tête de ses troupes dans les moments difficiles. Son absence est regrettable, même s’il était informé en temps réel des événements qui se déroulaient et pouvait donner des consignes en conséquence. Par ailleurs sa présence sur le terrain n’aurait strictement rien changé au déferlement de violence des casseurs professionnels de ce samedi.

EM a toutefois écourté son séjour et sera donc présent à son poste demain. Reste maintenant à définir un processus pour mettre définitivement un terme à ces émeutes qui tous les samedis sèment la désolation dans les grandes villes et sont devenues parfaitement intolérables.
La loi anticasseurs doit véritablement s'appliquer dans toute sa rigueur !

Exilé

Mais, pour le président de la République, c'est tout autre chose. Il est parti avec son épouse passer trois jours avec famille et amis à La Mongie. Du vendredi 15 mars au dimanche 17 mars.

Cher monsieur Bilger, vous n'avez manifestement pas encore compris que tous ces gens-là, MM. Macron, Castaner &Cie, confondent les facilités des postes qu'ils occupent au sommet de ce qui est en principe l’État - ou de ce qu'il en reste - et le Club Med. Ce ne sont en fait que des jouisseurs et des profiteurs.

Qu'attendre de plus de ce genre de personnages futiles ?

Lucile

Si Emmanuel Macron était resté à Paris, les casseurs s'en seraient donné à cœur joie, tout pareil.

Il s'est tellement investi dans son "Grand Débat" que la XVIIe journée de manifestation des Gilets jaunes peut lui paraître insignifiante. On en vient quand même à se poser la question du maintien de l'ordre. On va finir par penser, à l'intérieur et à l'international, que les autorités sont débordées.

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