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05 avril 2019

Commentaires

gryson marie-christine

Cher Philippe Bilger,

Vous avez bien repéré le manque d'empathie, enfin je veux dire le mépris, pour les parties civiles dont Me Berton fait preuve lors des assises.
J'en suis témoin en tant qu'ancienne experte judiciaire durant vingt-six années à la cour d'appel de Douai. Au final, cela ne serait pas si grave s'il gardait le respect de leurs souffrances et celui du travail des professionnels. Or les stratégies utilisés, comme à Outreau, défient tout sens de l'éthique même si la déontologie permet à un avocat de mentir pour défendre son client. Nous nous retrouvons face à un avocat qui utilise le qualificatif de rupture pour inverser non seulement les culpabilités mais aussi les valeurs.

Je détaille à la page 66 de "Outreau la vérité abusée" comment il a manipulé la réalité en utilisant la première partie d'un courrier de la Directrice de l'ASE et en occultant la seconde:
1ère partie: "Madame Gryson pourrait-elle suivre en thérapie les enfants d'Outreau qui sont fortement traumatisés"... Arrêt de sa lecture or la suite était: 2ème partie "sous réserve qu'elle ne soit pas nommée expert dans cette affaire comme c'est souvent le cas"...
Et cette lecture a eu lieu en mon absence car j'avais refusé de continuer à déposer dans une ambiance chaotique où les dix-sept avocats des accusés bloquaient chacune de mes phrases.
(Je n'ai pas été récusée, c'est le Président qui m'a autorisée à ne pas revenir, s'engageant à lire mes conclusions.)

L'estocade avait été donnée par Me Berton donc, sur la foi d'un mensonge: "Vous suivez en thérapie les enfants d'Outreau que vous avez examinés". C'est faux, je l'ai répété plusieurs fois en vain, dans la bronca orchestrée par la défense et il a poursuivi: "vous êtes en conflit d'intérêt vous êtes une femme malhonnête"... agitant la plaquette de thérapie gratuite et bénévole proposée par l'association dont j'étais la Présidente et dont les adhérents étaient de hauts magistrats, des avocats, des médecins des psys, etc. et le Président d'honneur Boris Cyrulnik.

Me Berton a demandé ma récusation sans l'obtenir, le Président ayant missionné cinq autres experts qui ont confirmé mes conclusions, douze enfants ont bien été reconnus victimes de viols, agressions sexuelles et proxénétisme, mais il a continué de s'en vanter jusqu'à la Commission parlementaire. Le rapporteur Philippe Houillon qui l'a notifié a reconnu son erreur mais ne peut rectifier le rapport (son courrier est sur mon site) et malheureusement c'est un mensonge qui est devenu une vérité qui discrédite la parole des enfants par le biais du discrédit du professionnel qui l'a validée au plus près des faits.

http://la-verite-abusee.pagesperso-orange.fr/balise-la-vie.html

duvent

@ Giuseppe | 08 avril 2019 à 14:07

Ecoutez, c'est si gentil que je ne dis pas non !

Je t'attendrai à la porte du garage
Tu paraîtras dans ta superbe auto
Il fera nuit mais avec l'éclairage
On pourra voir jusqu'au flanc du coteau
Nous partirons sur la route de Narbonne...

Giuseppe

@ breizmabro | 06 avril 2019 à 12:26
@ duvent | 06 avril 2019 à 17:21
@ hope

Bon si le cœur vous en dit, la restauration de terroir au choix, c'est vous qui voyez avec mon voisin on vous prend au passage:

https://goopics.net/i/dj01y

ou

http://www.resto-de-paris.com/chez-walczak-sportifs-reunis/restaurant/paris

ALFRED LELEU

@ Patrice Charoulet

19/20, Charoul ! Copie presque parfaite ! Yanek Walczak aurait tout de même bien mérité une petite note biographique : des qui ont plié d’un crochet du gauche au foie Ray Sugar Robinson himself, on n’en connaît pas des bottes ! Et je n’oublie pas la correction administrée le 9 novembre 1945 à ce fanfaron de Kid Marcel Bouaziz, envoyé dans les cordes avec son billet de retour pour son douar natal plaqué à son protège-dents.

Claude Luçon

Ce blog étant ma première expérience du milieu de la Justice, avocats et magistrats en particulier, je ne peux donc que me poser une question :
Ayant vu, ici, les photos de Me Dupond-Moretti et de Me Berton, Philippe était-il un avocat général si redouté qu'il fallait lui opposer des bouledogues ou des rottweilers pour plaider ?

Patrice Charoulet

VARIA

Une critique sans arguments ne vaut rien. (Luc Ferry, Le Figaro, 4 avril 2019)

Je suis marié avec ma ville. (André Santini, 2019)

Le Pen est la voiture-balai de nos insuffisances. (Charles Pasqua)

63% des Français se déclarent athées ou sans religion.

La maire de Chicago est noire et lesbienne.

Nous requérons sans crainte et n'avons reçu aucune consigne. (L'une des deux représentants du parquet au procès de Dieudonné, en 2019)

Dans l'affaire Tapie, chacun des trois arbitres avait reçu 300 000 euros.

Il y a trop de débutants dans ce gouvernement. (Alain Duhamel, 2019)

On jeta la vieille France à la voirie. (Chateaubriand)

Dans les attentats du 11 septembre, 15 terroristes sur 19 étaient des Saoudiens. (Pierre Conesa)

Le stéréotype, c'est le début de l'idéologie. (Roland Barthes)

La charité s'afflige avec l'affligé. (Bossuet)

Quand on ne veut qu'arriver, on peut courir en chaise-poste ; mais quand on veut voyager, il faut
aller à pied. (Rousseau)

Béchamel. (Robert Marchenoir, parlant de BHL)

Les mots radioactifs... (Mathieu Bock-Côté, 2019)

Il sort de sa taciturnité. (La Bruyère)

Selon Jérôme Fourquet, en France en 1900 , 20% des filles s'appelaient « Marie ».

On y distribue les horions avec une prodigalité sublime. (Flaubert)

Quand les bornes sont franchies, il n'y a plus de limites. (Sapeur Camember)

Actuellement, l'émoticône « En colère » est la plus répandue.

Mary Preud'homme

En définitive le choix de son métier et ses brillants plaidoyers pour des hommes et femmes qui ont gâché ou supprimé des vies, ne constitueraient-ils pas une sorte de réhabilitation pour son père qui non seulement a détruit sa propre mère mais a pourri la sienne ?

Autrement dit comment un homme ou une femme qui n'a pas évacué son enfance et les traumatismes liés à celle-ci pourrait-il prétendre juger, comprendre ou défendre sereinement un justiciable, autrement qu'en se projetant ?

duvent

@ genau | 05 avril 2019 à 18:46

C'est exactement ce que j'allais dire...

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@ ALFRED LELEU | 05 avril 2019 à 22:03 ,

L'évocation de « la spécialité maison de la mère Walczak : « Tartare de mou taillé au couteau », est parfaitement de bon aloi, d'abord parce qu'en effet, Maurice et Franck sont comme Zonzon et Leleu, des sosies, mais aussi parce que cela faisait très longtemps que je n'avais ressenti cet écœurement et ces frissons d'horreur, le mou... Das ist das reinste Brechmittel !

Michelle D-LEROY

Voilà un billet en forme de plaidoyer en faveur de cet avocat, un artiste du barreau. En tout cas en le lisant on a envie de lire ce livre.

Il s'est illustré avec l'affaire d'Outreau, mais le grand public le connaît moins que le très médiatique Me Dupond-Moretti.

Généralement on sait qu'un avocat est capable de défendre avec la même pugnacité tour à tour une vraie victime puis un vrai "salaud" avec cette fois un grand mépris pour les victimes. Sa règle : défendre en trouvant toutes les failles exploitables. A la fois un grand talent qui fascine ou une défense qui nous paraît offensante pour les victimes. Subjugué ou horrifié selon la personne défendue.

Il n'empêche que ces personnages hors norme nous impressionnent.

Gavroche

Ce n'est pas Frank Berton qui aurait pu écrire ce qui suit :

"Dans un entretien à Valeurs Actuelles, le préfet de la Congrégation pour le culte divin défend une Europe protectrice de ses peuples. Pour lui, «c’est une fausse exégèse que d’utiliser la parole de Dieu pour valoriser la migration. Dieu n’a jamais voulu ces déchirements». Mgr Sarah dit aussi: «Il faut mieux aider les gens à s’épanouir dans leur culture que de les encourager à venir dans une Europe en pleine décadence […] Si l’Occident continue dans cette voie funeste il y a un grand risque que, faute de natalité, il disparaisse, envahi par les étrangers.»

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2019/04/bloc-notes-eloge-des-murs-reje.html

Que voulez-vous la vie des poivrots et des bourgeois ne m'intéresse pas.

Au fait certains disent que Pinocchio aurait fait virer de Twitter le DG de Sud Radio.
Moi je propose qu'on vire de l'Elysée Pinocchio.

Savonarole

Il a déjà un nom qui sonne, Frank Berton. Les Gérard Lambert peuvent se rhabiller.
De plus, il a un physique à jouer dans Le Parrain.
À Hollywood on appelait ce type de comédiens au physique atypique et brutal les "Heavies", souvent cantonnés à des rôles secondaires. Ils étaient épatants mais toujours seconds violons.
On les retrouve dans les films de Sam Peckinpah ou de Steve McQueen, les années 70.

On pense aussi à l'écrivain Joseph Conrad et ses héros désabusés et qui cachent une plaie. Visages burinés par les déceptions de la vie.

(*) Heavies Of Hollywood : De Peter Lorre à Lee Van Cleef, une somme.

breizmabro

@ ALFRED LELEU 05 avril 2019 à 22:03

Bravo et merci pour cet intermède, ça change de la littérature d'Ismaël (parcourue à la FNAC...) quoiqu'en vous lisant je me suis dit qu'il s'était inspiré de Maurice, celui des Halles, le louchebem, car son progressisme à l'Ismaël c'est un peu un traitement "au tisonnier et à la chignole incandescente"...

Patrice Charoulet

Notes pour le texte d'ALFRED LELEU du 5 avril 22h03

louchebem (arg) : boucher
baleste (arg) : balèze
gail (arg) : cheval
merlin : masse pour assommer un bœuf, un cheval...
carafe (arg) : tête
kilbus (arg) : litre de vin rouge
mêlé-cass : mélange d'eau-de-vie ou de vermouth et de cassis
bouzbir(arg) : maison de prostitution
hareng (arg) : proxénète
saccagne (arg) : couteau à usage criminel ou délictueux
Maison J't'arquepince (arg) : la Police (arquepincer (arg) signifiant « arrêter »)
lazaro (arg) : prison
chignole (arg) : perceuse électrique
bing (arg) : prison
10 marqués (arg) : dix mois
piquer le dix (arg) : parcourir sa cellule en décrivant un 8
en schpilant (arg) : en jouant aux cartes
chbeb (arg) : détenu homosexuel

Pierre Blanchard

@ ALFRED LELEU | 05 avril 2019 à 22:03

C'est un bonheur de vous lire, ne soyez pas si rare !!
:-)

Savonarole

@ ALFRED LELEU du 5 avril à 22:03

Vous devriez créer un Institut de la parole, vous ferez fortune.

Michel Deluré

Ma connaissance de l'homme en question est beaucoup trop limitée, se résumant à quelques apparitions télévisuelles plus rarissimes, il faut le reconnaître, que celles de nombre de ses confrères, pour que je me permette de porter un jugement sur sa personne.
Je dirai simplement que, le découvrant pour la première fois dans le cadre de l'affaire Florence Cassez, plus que les arguments alors développés, je fus immédiatement frappé par son physique - sa gueule devrais-je dire - qui m'évoqua d'emblée, plus que celui d'un homme de justice, celui d'un personnage de BD.

@ genau 05/04 18:46
« ...quand on sait ce qu'il faut de rouerie, de patine, d'indifférence, pour être un grand avocat... »

Ne cédez pas trop facilement à cette tentation de généraliser et reconnaissez que les avocats, loin s'en faut et malheureusement, n'ont pas l'exclusivité des défauts que vous évoquez.

Robert Marchenoir

Beau portrait, belle critique littéraire. On comprend qu'un représentant du parquet puisse être fasciné par le métier et la personnalité des grands avocats.

semtob

Cher Philippe,

On m'a vue à la cantine
chercher des couverts
pour manger.
On m'a vue sous la chapelle
chercher un coin
pour fumer.
Il n'y a pas de saut à l'élastique
c'est pas pratique
pour juger.
On a vue sur la misère
et l'on a des tonnes de questions
et l'on ne sait si l'on a raison.
Il y a plein de manches,
de couteaux à l'entrée,
de manches noires et
de manches rouges
et des manchettes journalistiques.
Il y a des jeux déjà faits
et des vies qui se défont.
Des huis clos et de l'étalage
et ce à tous les étages.
Vie publique, vie privée
ne font pas bon ménage.
françoise et karell Semtob

Wil

"Le vin, la bière, comme un oubli, une fuite, puis la sobriété, le jus de tomate."

Encore un qui a mal tourné et "baveux" en plus ! Un vrai cumulard !

ALFRED LELEU

Pas vraiment la gueule de l’emploi, ce Berton. Qu’on imaginerait volontiers boyaudier à Vibraye chez Boulifard, ou préposé au tressage de couronnes mortuaires pour Roblot. Tous ceux qui l’ont connu auront été frappés par son étonnante ressemblance avec Maurice le louchebem, une légende du 15em. Un baleste qui occupait le poste stratégique de réceptionniste à Vaugirard où il accueillait les gails avec une technique bien à lui : une brioche présentée de la main gauche pour leur faire baisser la tête et, quasi simultanément un ou deux grands coups de merlin de la main droite à l’occiput pour leur fendre la carafe. Une chorégraphie qui lui avait demandé des années de pratique et coûté de longues nuits de réflexion. Un métier bien plus complexe qu’on l’imagine, disait-il, improbable hybridation de force physique et de psychologie équine, que seuls pouvaient ambitionner de pratiquer les sujets à l’hygiène de vie irréprochable. Fidèle client des Sportifs réunis, le Maurice, chez le vieux Yanek Walczak, à deux pas des abattoirs, où il se mettait en jambe dès potron-minet en séchant un kilbus de gros bleu. Repas à 12h15 pétantes : trois mêlé-cass pour ouvrir l’appétit, suivis de la spécialité maison de la mère Walczak : « Tartare de mou taillé au couteau » les Lundi, Mercredi, et Vendredi, ou « Fricassée de groins crème à l’ail » les Mardi, Jeudi et Samedi. Y’a pas plus sain. Une vie rêvée, réglée à l’horloge. Le 14 H 37 à Saint-Lazare tous les mercredis après-midi, jour de pause, arrivée en gare de Brueil-en-Vexin pour une visite à une veuve qu’il venait brosser à domicile hebdomadairement. Une maousse bosno-serbe, toute de granit, qui avait un temps monté des clients dans un bouzbir de la rue Quincampoix, puis s’était reconvertie en maraîchère lorsqu’avait défuncté son hareng de mari. Pareil à Berton, il avait un peu pratiqué la saccagne dans sa jeunesse, ce qui lui avait valu quelques visites au 36, maison j’t’arquepince, et quelques mauvaises noyes au lazaro à suffoquer dans un air trois fois pété. Une histoire d’impayé, traitée à l’ancienne au tisonnier et à la chignole incandescente dans le genou, l’avait fait descendre au bing pour 10 marqués, aussitôt mis à profit pour étudier la psycho-morphologie équine. Rien à voir avec le branque qui va tuer l’ennui en piquant le dix dans sa cellotte à longueur de journée ou, pire encore, en schpilant voire en s'essayant au chbeb... Mais j’arrête là l’évocation de cette figure légendaire. D’autres sur ce blog qui l’ont connu vous en parleront bien mieux que moi, humble animateur d’une petite équipe spécialisée en relations humaines et amitiés éphémères.

caffer

Bravo pour ce plaidoyer pour cet avocat aussi humain que brillant.
Qu’un magistrat comprenne à ce point la mission d’un avocat est rare dans cette profession qui souvent ne peut s’empêcher de penser que l’avocat est quelque part un mercenaire.
Mais il est vrai que vous avez été un avocat, celui de l’intérêt général au sens noble, et des victimes.

Avocat moi aussi, je plaidais parfois « contre » un avocat général d’une trempe particulière. Il était habité par sa mission, et lorsqu’il me parlait d’une affaire particulière, il me disait qu’il avait « plaidé » contre un avocat de la défense coriace...

Pour revenir aux avocats pénalistes comme Frank Berton, ce qui les caractérise, et que vous soulignez très bien, c’est ce choix de la défense d’un accusé pour la raison très simple, et suffisante, qu’il est « mouliné » dans une machine judiciaire.
A la limite, la question de savoir s’il est innocent importe peu. Et même s’il avoue son crime, il mérite autant d’être défendu à tout crin.

J’ai eu une sorte de révélation en lisant les polars de Michael Connelly.
Son personnage de l’avocat, Mickey Haller, par ailleurs demi-frère de son héros le flic Harry Bosch, est un malade de la défense qui ne s’embarrasse pas de scrupules ; puisque son client le paie, il démonte le dossier de l’accusation sans états d’âme. Tout au plus se demandera-t-il si son client accusé ne serait pas un peu une crapule capable de s’acheter son talent.

La justice américaine est particulière, brutale, souvent injuste car elle condamne hardi petit les pauvres et les minorités, mais elle a le mérite essentiel de pouvoir aller au bout. Elle est capable de condamner les puissants (l’indigne « dispense de peine » de Christine Lagarde est inconcevable aux USA) et d’innocenter finalement ceux qui, pauvres et démunis, ont déjà été condamnés définitivement, après le rejet de leur ultime recours.
L’avocat doit par conséquent chercher à démonter le dossier de l’accusation ; c’est tout simplement son boulot. Si le dossier a des faiblesses, il faut les dénoncer. A l’accusation de présenter un dossier qui tient debout et est exempt de nullités.

Ce travail de l’avocat sert au fond l’accusation. Il la contraint à présenter des enquêtes et des procédures conformes à la loi, plus précisément aux règles de procédures, dont on sait qu’elles sont les premières gardiennes des libertés individuelles.
La limite de ce travail de déconstruction du dossier, c’est la morale professionnelle de l’avocat, sa déontologie.
On ne peut plaider contre ses convictions, ni contre les règles du jeu judiciaire.
C’est à ce prix qu’un Frank Berton est un grand avocat.

genau

Bien, mais pour le lectorat.
N'ayant jamais eu de passion pour les hommes de justice, je ne dis pas de droit, René Vigo et Maurice Garçon me suffisent.
Plus loin: quand on sait ce qu'il faut de rouerie, de patine, d'indifférence, pour être un grand avocat, on en viendrait à souhaiter que la procédure fût écrite.
Les jugements sur la nature de la parole sont trop nombreux pour s'y frotter. La parole, notamment contemporaine, est suffisamment dévoyée pour l'invoquer.
Reste le Verbe: il n'appartient ni à Me Berton, ni à personne. Il se lit, dans le silence des cathédrales vandalisées, dans les ermitages en courants d'air et dans les prairies de montagne que les 4x4 n'ont pas encore défoncées et que les loups fréquentent encore. Là où volent des vautours au col pelé et s'allument des fumées rouges dans les brumes nocturnes.

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