« Paris en perdition, Grenoble à vau-l'eau... | Accueil | Bataille de chiffonniers sur TF1 : les leçons »

27 mai 2019

Commentaires

Achille

Ce qui est bien avec Marchenoir, c’est que, même s’il a un peu tendance à s’étendre, on n’est pas obligé d’attendre la cinquantième ligne pour savoir exactement où il veut en venir, comme c’est le cas avec certains commentateurs
C’est du direct, je dirais même du brutal.
Je me suis pris quelques petites engueulades de sa part, mais sincèrement, ce n’étaient que d’aimables chiquenaudes comparées à ce qu’il a mis au pauvre Zonzon. :)

Savonarole

Ne plus me déranger, je regarde le match.

On demandait à Johnny ce qu'il pensait de Toulouse-Lautrec, il a répondu, "c'est Toulouse qui va gagner !"...
(Francis Girod, "Manuel de la pensée yé-yé" 1965)

Savonarole

@ Gavroche | 01 juin 2019 à 19:33

Oui, c'est exactement ça.
Le problème c'est quand le sujet est à la table dominicale entouré de convives, ou sur un blog, ou voisin de palier, alors là c'est le cauchemar.
Seul les célèbres psychiatres Smith & Wesson peuvent résoudre ce problème.

Gavroche

Cahin-Caha

Le trouble obsessionnel compulsif (TOC) est un trouble névrotique anxieux caractérisé par la survenue d'obsessions, de compulsions intrusives, générant des angoisses.

Le trouble névrotique, anciennement névrose, est un trouble mental sans cause ni facteur organique dont le sujet reste lucide et conscient, ne perturbant pas l'expérience de la réalité, caractérisé par l'association d'un trouble de la personnalité et l'expression symptomatique de ce trouble.

Robert Marchenoir

@ hameau dans les nuages | 01 juin 2019 à 10:35
"Oui j'ai bien compris. Vous appliquez la règle de je ne sais plus quel général: 'Tout soldat qui meurt à la guerre est un incompétent'."

Vous n'avez rien compris. J'applique la règle de la responsabilité, corollaire de la liberté. On mesure à quel point l'une et l'autre vous sont étrangères.

Si vous vous contentiez de nous relater vos mésaventures, il n'y aurait rien à redire. Mais vous en rejetez systématiquement la responsabilité sur autrui. Vous exigez de l'ensemble de vos compatriotes qu'ils modifient leur façon de vivre pour vous servir, vous. Vous attribuez à l'ensemble du pays la responsabilité morale de vos désagréments.

Un chef d'entreprise digne de ce nom (minuscule, énorme, ce n'est pas la question) n'est pas celui qui réussit toujours. C'est celui qui passe son temps à dire : ici j'ai échoué, voilà les erreurs que j'ai commises.

Quand nous avez-vous dit cela ? Ce qui aurait permis, au passage, aux lecteurs de ce blog, d'apprendre quelque chose, peut-être, sur le marché agricole et ses mécanismes. Cela nous aurait aussi permis de nous assurer que vous ne réclamez pas la politique dont vous déplorez les effets -- ce que tout suggère.

Mais non : hameau dans les nuages est un saint laïc, persécuté par presque toute la France. On y croit. Je vous signale qu'il y a des agriculteurs qui se portent très bien.
______

@ Zonzon | 01 juin 2019 à 07:42
"Ce 'type' n’a manifestement jamais mangé du caviar. Il ne sait même pas ce que c’est, de quoi on lui parle là ! Alors comment qualifier celui qui prétendrait que 'ce malheureux revendique d’en avoir chaque jour sur sa table ; et gratuitement ?' Parce que ça existe des gens de cette sorte, j’en ai rencontré ! Ici et ailleurs. On ne répondra pas à la question ; on serait obligé d’être malpoli ; et même carrément injurieux !"

Eh bien moi je vais vous qualifier, Zonzon : vous êtes un lâche, et une ordure.

Car vous vous donnez la peine de rédiger un commentaire entier pour me salir, sans même avoir le courage de me nommer. En effet, "les gens de cette sorte", comme vous dites, c'est moi.

Enfin... c'est moi, d'après votre version allusive, sournoise, partielle, soigneusement déformée et parfaitement diffamatoire. Comme tous les calomniateurs dans votre genre, vous vous gardez bien de mettre les faits sur la table et de porter des accusations claires.

Vous êtes un exemplaire de cette catégorie de cancrelats Internet particulièrement vicieux qui, incapables de se livrer à des joutes intellectuelles à la loyale, poursuivent l'objet de leur haine de blog en blog.

Au cours de nombreuses années de pratique du blogging, je n'ai rencontré qu'un autre vicieux dans ce genre -- et Dieu sait si des vicieux de concours, j'en ai croisés à cette occasion.

Mais je n'ai jamais encore rencontré de troll aussi vicieux que vous, capable de transporter la même mauvaise querelle d'un blog à l'autre, de faire allusion sur l'un à des commentaires déposés sur un autre, de venir relancer ses calomnies sur un blog après avoir été réfuté sur un autre, le tout, bien entendu, dans le plus parfait mépris des auteurs et des lecteurs des sites respectifs, bien incapables qu'ils sont de comprendre les tenants et aboutissants de la polémique frelatée à laquelle vous vous livrez.

En somme, vous polluez ce blog par une correspondance privée qui m'est exclusivement destinée, et qui est soigneusement conçue pour être incompréhensible à tout autre qu'à moi, tout en étant calibrée pour que je sois dans l'impossibilité d'y répondre.

Comme vous le voyez, c'est raté. Je me vois donc dans l'obligation, par votre faute, de détourner momentanément le sujet de ce fil, et de préciser, à l'intention des lecteurs de Philippe Bilger, que la petite crotte que vous venez de déposer ici est l'ultime manifestation des déplacements latéraux que vous effectuez entre le présent site et deux autres blogs, celui de Nathalie MP et celui de Jean-Gilles Malliarakis, laissant à chaque fois votre petit excrément à mon adresse, afin de répondre à un ancien commentaire que j'ai laissé sur un autre de ces blogs.

Deux blogs libéraux, dont on se demande bien pourquoi vous les fréquentez, puisque vous êtes un anti-libéral enragé.

Je remarque que les anti-libéraux sont particulièrement vicieux en général, dépourvus qu'ils sont du moindre argument pour réfuter les faits qui leur sont opposés. Tout ce qui leur reste, ce sont des méthodes de voyous comme les vôtres.

Vous vous êtes fait censurer différents commentaires destinés à me diffamer sur le blog de Nathalie MP. Ça ne vous a pas suffi : vous venez relancer ici votre puant manège.

Je ne me donnerai évidemment pas la peine de me justifier sur le fond. Je ne discute pas avec des malfaiteurs intellectuels. Seulement avec des hommes dignes de ce nom, capables de débattre honnêtement et de soutenir leurs désaccords avec des moyens civilisés.

Je dirai simplement qu'en effet j'ai dit, et en effet je redis, que les Gilets jaunes ont passé six mois à paralyser et détruire la France (en tuant dix personnes) pour réclamer le droit de manger du caviar.

Non seulement c'est vrai sur un plan rhétorique, avec la licence littéraire propre à la polémique et que vous faites semblant, dans votre immense hypocrisie, de ne pas avoir remarquée, mais c'est vrai sur un plan littéral.

Depuis des mois, j'ai expliqué pourquoi, j'ai apporté des dizaines de faits de toute nature à l'appui de mon analyse. Vous avez été bien incapable d'en réfuter un seul -- et pour cause.

C'est pourquoi vous vous permettez, une fois de plus, vos petites attaques sournoises portées des mois après les commentaires que vous critiquez -- histoire que tout le monde ait bien oublié la nature de mes propos. Et sur un autre blog que celui où ils ont été émis -- histoire d'empêcher un peu plus la confrontation des arguments de part et d'autre.

Pour l'édification de ceux qui seraient intéressés, je signale la réfutation de votre attaque imbécile et sournoise sur le thème du caviar, à laquelle je me suis livré sur le blog de Jean-Gilles Malliarakis. Vous auriez été bien en peine de répondre honnêtement à ce commentaire sur le fil de discussion où il a été déposé : il vous aurait fallu tenir compte de son contenu.

Une fois de plus, on voit ici à l'œuvre le mécanisme pervers de la pensée de gauche, de la mentalité communiste (très active aussi chez des personnes qui votent à droite, ce n'est pas la question) : un peuple fantasmatique est mythifié, divinisé, le Pauvre est érigé en saint de notre temps.

Quiconque prétend défendre les intérêts du peuple a par définition raison, et son adversaire est par définition un salopard qui ne mérite pas de vivre. Les procédés les plus déloyaux, les attaques personnelles les plus viles sont permis pour l'abattre.

Hier, c'était le "prolétariat" qui était ainsi divinisé par "l'avant-garde de la classe ouvrière" (les communistes) ; aujourd'hui, ce sont les Gilets jaunes qui servent de masse de manœuvre politique et "intellectuelle" (il faut le dire vite) à toute une théorie de zonzons, lesquels se dispensent de la sorte de penser, tout en grimpant sur le tabouret de la supériorité morale alléguée.

Le politiquement correct se porte à merveille, à droite comme à gauche.

Vous êtes personnellement responsable, vous, Zonzon, par votre propagande politique imbécile et scélérate, de la pauvreté, réelle ou supposée, du personnage de documentaire télévisé que vous nous décrivez.

Vous êtes un beau spécimen de l'homo sovieticus franchouillardus. Les Russes, au moins, ont une capacité d'auto-critique qui nous fait défaut. Ils ont été capables d'identifier, dès 1986, sous la plume d'Alexandre Zinoviev, le type sociologique de l'homo sovieticus, cet homme dont les valeurs morales ont été durablement perverties par trois quarts de siècle de régime communiste.

Les travaux de Yuri Levada, le fondateur de la sociologie russe, ont mis en évidence le poids de ce type mental dans la société post-soviétique, décrit en 1993 dans son livre "L'homme soviétique ordinaire". D'après Lev Gudkov, directeur du Centre Levada, le meilleur institut de sondages du pays nommé d'après son créateur Yuri Levada, l'homo sovieticus correspond encore à 30 ou 40 % de la population russe, et certaines de ses caractéristiques affectent jusqu'à 60 % de la population.

Il n'est pas nécessaire d'avoir connu l'Union soviétique pour appartenir à ce type. Bien au contraire, une résurgence de cette mentalité se constate chez les jeunes générations, qui se construisent une URSS fantasmée. Lev Gudkov décrit l'homo sovieticus comme un être frustré, hypocrite, manipulateur et agressif envers son prochain. Yuri Levada indique qu'il cultive le deux poids deux mesures, la méfiance, l'isolationnisme et le cynisme.

Le journaliste Dmitri Gubin estime que sa version récente, l'homo putinus, rejette passionnément l'individu en faveur de la collectivité. Il se caractérise par son incohérence, exigeant une chose et son contraire. Non seulement il cultive son ignorance du monde extérieur, mais il en est fier : il affiche constamment son mépris du savoir.

L'homo sovieticus n'est pas un type ethnique, souligne Lev Gudkov, puisqu'on le retrouve dans d'autres pays qui ont connu le joug communiste, comme l'Ukraine ou la Pologne. Il n'a pas ajouté : la France, mais je le fais à sa place.

La nouvelle génération qui a adopté ce profil, poursuit le sociologue russe, refuse d'endosser la moindre responsabilité pour le passé. Elle réclame le respect qu'elle s'imagine lui être dû, et lorsqu'on lui met un miroir devant le nez, elle se met en colère.

Si cela ne vous rappelle pas une certaine mentalité franchouillarde, omniprésente dans tous les bords politiques (et dans les commentaires cités précédemment), je ne sais pas ce qu'il vous faut.

Le remède préconisé par les observateurs russes vaut pour les deux pays : les Français, comme les Russes, n'ont aucune chance de guérir de leurs maux s'ils n'acceptent pas de regarder en face leur passé communiste (leur présent, en ce qui nous concerne), de reconnaître sa nocivité, d'assumer leur responsabilité dans sa perpétuation, et de faire le nécessaire pour tourner la page.

Et c'est pour cela que Macron est tant haï : parce que, très à la marge, il tente de faire sortir la France du joug communiste. Tout comme Sarkozy, en son temps, qui a été l'objet de la même haine pour les mêmes raisons.

Achille

@ boureau | 01 juin 2019 à 11:21
« Votre boulanger déclassé je l'ai rencontré aussi dans les ronds-points ou ailleurs »

C’est curieux, mais la profession de boulanger est une de celles qui est la plus demandée sur le marché du travail, avec celle de cuisinier et boucher-charcutier.
Nombre de boulangers aimeraient bien trouver un successeur pour reprendre leur boutique et ne trouvent personne.
Il est vrai qu’il faut se lever tôt le matin et que la chaleur dégagée par le four à pain rebute ceux qui voudraient se consacrer à ce noble métier.

Je pense que si ce boulanger au chômage est aujourd’hui dans le pétrin, il le doit d’abord à son manque de motivation ou alors son pain n’était pas de très bonne qualité.
Les bonnes boulangeries ne désemplissent pas le matin à l’heure du petit déj.

boureau

@ Zonzon 01 juin 07:42
"Salauds de pauvres"

Votre boulanger déclassé je l'ai rencontré aussi dans les ronds-points ou ailleurs.

Ils sont quelques millions comme lui. Oubliés de tous. Merci d'avoir rappelé leur existence.

Cordialement.

hameau dans les nuages

@ Robert Marchenoir | 31 mai 2019 à 20:13

Oui j'ai bien compris. Vous appliquez la règle de je ne sais plus quel général: "Tout soldat qui meurt à la guerre est un incompétent".

Pour vous la vie se résume à une opération Overlord. Vous demandez que je me positionne. Vous voulez mes coordonnées géographiques ? J'ai les vôtres, vous tournez avec le soleil. Jamais pour vous la nuit ne peut apporter conseil et repos réparateur.

Zonzon

UNE AUTRE VISION DES GILETS MACHIN

Un soir à l’Athélée on nous a fait voir un GJ dans « son jus ».

…Un boulanger au chômage dont la femme s’est barrée, deux filles qu’il voit les week-ends. Un bourg de la « ruralité ». Au fond du trou, dans une désespérance épaisse, il nous avoue avoir pensé faire une bêtise ! Puis il a trouvé un boulot, l’environnement proche s’est penché sur cet être, la mairie l’a embauché, 1 000 € par mois, un CDD qui se termine dans un an mais il espère obtenir un CDI à la suite ; il est cantonnier, on le voit s’activer au cimetière respectueusement, méticuleusement comme les humbles.

Dès les premiers ronds-points il a participé. Il y a trouvé du réconfort, de la camaraderie, de la « fratitude », entre pauvres !

Le samedi il va récupérer ses deux fillettes. On passe au supermarché, on discute ce que l’on peut acheter pour se sustenter. On ressort avec un caddie peu rempli, un euphémisme !
« Combien avez-vous dépensé lui demande-t-on ? », 23 € avoue-t-il !

Les petites sont pleines de joie, elles ont choisi la barquette de gâteaux secs pour le dimanche ! Elles la serrent contre leur cœur !...

C’est un Français, un petit blanc veux-je dire, dans la quarantaine, à qui il manque des dents, un artisan dans la boulange qui a perdu son job à cause… comment on dit déjà… à cause des « restructurations » économiques du marché mondial ! Sans doute ! Pour plus, consulter les économistes distingués !

Ce "type" n’a manifestement jamais mangé du caviar. Il ne sait même pas ce que c’est, de quoi on lui parle là !

Alors comment qualifier celui qui prétendrait que "ce malheureux revendique d’en avoir chaque jour sur sa table ; et gratuitement ?"
Parce que ça existe des gens de cette sorte, j’en ai rencontré ! Ici et ailleurs.

On ne répondra pas à la question ; on serait obligé d’être malpoli ; et même carrément injurieux !

« Salauds de pauvres ! »

Julien WEINZAEPFLEN

Mon attention a été attirée (je crois que c'était dans ce fil de commentaires, mais je ne retrouve pas l'auteur du commentaire en question) sur le discours de Benjamin Constant intitulé "De la liberté des anciens comparée à celle des modernes." Je viens de le lire.

On dit de Benjamin Constant qu'il est le père du libéralisme. J'ajouterais volontiers, sur un plan littéraire, que plus que Chateaubriand dont le romantisme a quelque chose de très gaulois et de trop impétueux, il en développe une version goethéenne, à la fois éprise d'essor individuel et se moquant comme d'une guigne de la mélancolie et des dommages qu'elle cause au héros romantique comme à celles sur qui il jette son dévolu. Goethe a en commun avec Flaubert d'avoir d'abord affirmé que Werther comme Madame Bovary, c'étaient eux, avant de renier leurs personnages et pour Goethe, le Sturm und Drang. Benjamin Constant a fait de même avec "Adolphe."

On s'est beaucoup amusé sur l'attitude politique de Benjamin Constant qui avait subi des variations qui ne répondaient guère à son nom. Une constante demeure chez Constant: son goût pour la liberté individuelle. Il faut tirer des leçons de son analyse des conditions d'organisation de la liberté moderne qui datent de 1819. Constant les enchâsse dans une apologie du "système représentatif". Le système représentatif est une découverte des modernes. "Chez les anciens, l’individu, souverain presque habituellement dans les affaires publiques, est esclave dans tous les rapports privés. Chez les modernes, au contraire, l’individu, indépendant dans sa vie privée, n’est, même dans les États les plus libres, souverain qu’en apparence. Sa souveraineté est restreinte, presque toujours suspendue." Il ne s'en ressaisit qu'en de rares occasions, quand il s'agit de contrôler le travail de ses "intendants". Car "les individus pauvres font eux-mêmes leurs affaires ; les hommes riches prennent des intendants."
Les cités antiques étaient des républiques belliqueuses et d'extension limitée.
"Toutes les anciennes républiques étaient enfermées dans des limites étroites. La plus peuplée, la plus puissante, la plus considérable d’entre elles, n’était pas égale en étendue au plus petit des Etats modernes. La division même de l’Europe en plusieurs Etats, est, grâce aux progrès des Lumières, plutôt apparente que réelle."

L'individu exerçait une influence dans les cités antiques, lui qui est aujourd'hui "perdu dans la multitude" en aspirant à ne pas être détenu arbitrairement et à jouir de la liberté d'aller et de venir, de s'associer, que ce soit pour exercer le culte de son choix ou des activités conformes à ses inclinations, de commercer et de jouir de ses biens.

"La guerre est antérieure au commerce."
Tous deux sont des moyens "de posséder ce que l'on désire". L'individu de jadis, quand il était citoyen, servi par des esclaves aussi bien pour les productions mécaniques que pour les productions industrielles, n'entendait pas se laisser voler sa souveraineté. Il nommait et révoquait les magistrats, délibérait de la paix et de la guerre, des lois et des finances publiques. L'individu acceptait la condition qu'y mettait la cité: "que les citoyens soient complètement assujettis pour que la nation soit souveraine, et que l’individu soit esclave pour que le peuple soit libre." "La juridiction sociale était illimitée. Les anciens, comme le dit Condorcet, n’avaient aucune notion des droits individuels."

Avec cent ans d'avance, Benjamin Constant nous avertit des risques de totalitarisme que court une société qui choisit la démocratie directe. L'influence de l'individu y sera prépondérante, mais il devra renoncer dans son particulier à sa liberté individuelle. Vaut-il mieux se donner des commissaires politiques ou, comme le suggérait Marx, déléguer à des hommes de valeur, bien éduqués et non assujettis au travail productif, manuel, à des hommes qui ne constituent pas à proprement parler une force de travail, le soin d'être nos fondés de pouvoir ?

Que font les modernes ? Ils commercent et ils délèguent. Pourquoi commercent-ils ? La guerre est devenue superflue, mais surtout trop dangereuse. "Chez les modernes, une guerre heureuse coûte infailliblement plus qu’elle ne vaut."

Il y a une autre raison pour laquelle les modernes préfèrent commercer que s'intéresser à la délibération politique: ils ont moins de loisirs depuis qu'ils ont aboli l'esclavage. Le commerce et ses spéculations créent une très grande activité.

Enfin, "le commerce inspire aux hommes un vif amour pour l’indépendance individuelle. Le commerce subvient à leurs besoins, satisfait à leurs désirs, sans l’intervention de l’autorité", "le pouvoir menace, la richesse récompense ; on échappe au pouvoir en le trompant ; pour obtenir les faveurs de la richesse, il faut la servir."

Le XIXe siècle commençant sous la monarchie restaurée avait perdu la conscience du tragique de l'histoire, que la Révolution lui avait pourtant fait durement éprouver vingt ans auparavant. Comme les baby-boomers, qui avaient connu les années de vache maigre de la Reconstruction, regorgeaient d'optimisme à l'orée des années 70.

Emmanuel Mounier, le très renommé fondateur de la revue "Esprit", n'avait pas attendu vingt ans pour parler de la Seconde Guerre mondiale comme de "la petite peur du XXe siècle", en des termes que ne lui pardonneraient pas ceux qui y voient "les heures les plus sombres de notre histoire". "Enrichissez-vous", dira Guizot dix ans après que Benjamin Constant avait prononcé cette conférence, ou cette "lecture", comme on disait alors.

Aujourd'hui, Emmanuel Macron rêvant tout haut que la jeunesse française ambitionne d'être milliardaire sonne creux. Nous n'en pouvons plus d'être "perdus dans la multitude". Mais sommes-nous prêts à payer le prix de la souveraineté si celui-ci est une société de surveillance morale qui abolirait nos chères libertés individuelles ? À tout prendre, la surveillance morale est presque préférable à l'exaspération normative en cours et à la société de surveillance pré-orwellienne par télécrans et objets connectés interposés.

Tomas

@ Jean le Cauchois

Ces régions ravagées par la pollution se sont d'ailleurs bien rétablies, du moins à vue d'oeil, de ces pluies acides. Grâce à la modernisation, mais surtout grâce à la fermeture de nombre d'industries polluantes et non rentables. Le choc social n'est pas encore digéré en RDA, d'ailleurs l'AfD et les anciens communistes y font leur score.

Mais il reste du travail, la Pologne par exemple produit 80 % de son électricité au charbon, il y a des centrales thermiques énormes là-bas. Le résultat est une pollution des grandes villes qui va au-delà du seuil acceptable. S'ils avaient des écologistes là-bas, des mesures seraient peut-être prises plus vite.

Je suis bien disposé par définition envers les nôtres, pour lesquels il m'est arrivé de voter, mais ils ne se concentrent pas sur les deux ou trois vrais enjeux (consommation énergétique, pollution chimique et plastique, destruction des paysages) et se dispersent dans des combats accessoires comme le bien-être animal ou les sujets sociétaux du genre euthanasie/PMA/GPA etc. Ou l'hystérie du réchauffement climatique: son caractère anthropique est avéré et il faut lutter sérieusement contre, mais ça ne peut pas être au centre de l'action politique vu la longueur du phénomène. Et de toute façon n'importe quel événement naturel d'ampleur du style minimum de Maunder ou éruption massive est susceptible de bouleverser davantage le climat. Justement, si l'humanité réapprend un minimum la sobriété, on sera davantage prêt à faire face à des tels cataclysmes éventuels !

Comme les autres forces politiques ceci dit, le diable est dans les détails et c'est ça que l'électeur de base remarque !

Robert Marchenoir

@ hameau dans les nuages | 31 mai 2019 à 12:49

La différence entre vous et moi, c'est que moi je pense que les gens qui roulent en Harley Davidson "quand ils n'ont rien dans le frigo à partir du 15 du mois" (ce qui est faux, bien entendu) sont responsables de leur sort.

Vous, vous pensez que le "système" est responsable. Assurant ainsi la perpétuation de ce dernier -- mais vous n'avez pas l'air de vous en apercevoir.

L'autre différence entre vous et moi, c'est que vous, vous "dénoncez". C'est un peu le problème. Dénoncer, vous savez faire, et les Français aussi. Expliquer ce que vous voudriez à la place, là, soudain, il n'y a plus personne.

C'est même assez spectaculaire. Depuis que je lis vos élucubrations ici, je ne vous ai pas vu prendre une seule position politique claire. Vous êtes contre. Vous vous indignez, comme Stéphane Hessel. Vous dégoulinez d'ironie sarcastique.

Quant à savoir en quoi consiste le fameux "système" qui serait responsable de tous nos maux, le silence règne. Yfô que le prix du lait augmente. Pourquoi ? Passke. Le monsieur qui est à l'Élysée devrait tourner le gros bouton marqué "prix du lait" du côté marqué "+". C'est quand même pas compliqué. L'Élysée n'est pas si grand que ça. Il n'a pas encore trouvé le placard secret où se trouve le bouton ? Qu'est-ce qu'on leur apprend, à l'ENA, à ces dépendeurs d'andouilles ?

A l'instar de tous les gilets-jaunistes (qui existaient longtemps avant le mouvement des Gilets jaunes), vous vous ingéniez à ne pas prendre position. A ne jamais dire clairement ce qui ne va pas, d'après vous. Seule façon de préciser ce qu'il faudrait faire. Vous vous complaisez dans l'ambiguïté.

Résultat : vous avez Monsieur En même temps à l'Élysée. C'est vous qui l'y avez mis.

Je précise que dire ce qui ne va pas, cela ne signifie pas dire : je veux avoir les fesses au chaud et les pieds au sec. Ça, une bête en est capable. L'homme, en principe, peut faire mieux. Dans une société démocratique, on attend de lui davantage.

A moins, bien sûr, que vous ne préfériez une dictature. Mais à vous entendre, vous l'avez. De quoi vous plaignez-vous donc ?

Concernant l'agriculture, votre échec dans cette discipline s'explique aisément. Vous vous indignez (Stéphane Hessel) que le prix du lait n'ait pas augmenté depuis vingt ans. Je dois vous apprendre, avec tous les ménagements possibles, que les prix, sur un marché, sont une donnée sur laquelle un chef d'entreprise n'a aucune maîtrise. Les prix varient, à la hausse comme à la baisse. Vous, vous avez le culot de vous plaindre qu'ils soient restés stables -- ce qui est le rêve de tout chef d'entreprise, car cela lui facilite la prévision.

Parce que je dois vous dire, également, qu'un agriculteur est un chef d'entreprise. Vous n'avez pas l'air d'avoir percuté. Vous semblez penser alternativement qu'il est un fonctionnaire, un moine laïc bénévole nourri par la communauté, ou un truc entre les deux.

Votre rôle, en tant que chef d'entreprise, est de vous adapter au marché et donc aux prix -- et non l'inverse. A moins, bien sûr, que vous ne désiriez le communisme. Mais alors, ne venez pas vous plaindre de ses inconvénients inéluctables : la pauvreté et l'oppression. Vous les avez.

Je vous signale que si un "paysan" veut avoir une chance de s'en sortir, il faut qu'il se montre un peu plus malin que vous ne l'êtes, en vous tordant les mains sur le niveau des prix. 99 % de la population a intérêt à ce que les prix agricoles baissent, tandis que moins d'un pour cent (la proportion d'agriculteurs dans la population active) a intérêt à ce qu'ils augmentent.

Face à un tel rapport de forces (qui n'est nullement caractéristique de l'agriculture, et qui vaut pour tous les marchés), il est manifeste que la capacité d'un agriculteur à prospérer ne dépend nullement du niveau (imprévisible) des prix, mais de la façon dont il va pouvoir s'organiser pour satisfaire la demande réelle de la façon la plus efficace possible (et de se garantir contre les fluctuations de prix à court terme : il y a des moyens pour ça).

Le paysanisme français (véritable idéologie, aussi proche d'une religion que le marxisme peut l'être) pose pour revendication implicite que l'État doit garantir à n'importe quel Français qui souhaite être "paysan" la possibilité de l'être, et d'en vivre confortablement quoi qu'il arrive.

C'est évidemment une revendication parfaitement extravagante. Personne n'aurait l'idée de dire que l'État doit garantir à tous les experts-comptables le droit de vivre et de travailler au pays, ou qu'il doit garantir le droit de vivre et de prospérer à n'importe quel directeur de fabrique d'élastiques.

Il n'y a aucun drouâ à être directeur de fabrique d'élastiques. Il n'y a aucun drouâ à être paysan. La productivité de l'agriculture a fortement augmenté (et c'est heureux), il y a donc moins d'agriculteurs. C'est une bonne chose, et non une mauvaise. S'il y a une remarque à faire à ce sujet, c'est que la productivité de l'agriculture française n'a pas suffisamment augmenté. Nous sommes très à la traîne par rapport à des pays normaux, comme le Danemark, ou même l'Ukraine (pays pourtant semi-développé).

Les agriculteurs sont prospères dans les pays libéraux. En Nouvelle-Zélande, par exemple. Aux Pays-Bas. A l'instar de tant d'autres, vous prétendez "seulement vouloir vivre de votre travail". Mais c'est faux. Vous mentez.

Sans jamais le dire ouvertement, car à ce moment-là un débat serait possible, et vos arguments risqueraient d'être mis en pièces, ce que vous réclamez, en réalité, c'est un revenu confortable et garanti quoi que vous fassiez avec votre entreprise.

Je suis au regret de vous informer que ça n'est pas possible. Ça n'existe pas. La fonction même d'un chef d'entreprise est d'assumer le risque. La possibilité de la faillite vient avec le job de chef d'entreprise. Même s'il est "paysan". Si vous ne voulez pas de cette responsabilité (seule une minorité de la population est capable de l'assumer), ne faites pas chef d'entreprise. Ne faites pas "paysan". Faites salarié. Faites fonctionnaire.

Ou alors, continuez à réclamer le communisme de fait, comme en Allemagne nazie, régime agrarien où l'État portait les paysans aux nues (*), leur garantissait plus ou moins un revenu, mais en contrepartie leur dictait leur conduite dans les moindres détails.

C'est cette éternelle ambiguïté entre l'étatisme et le libéralisme qui tue la France -- et le débat politique. Voyez les discussions sur le sort de la droite après les élections. Tout le monde se tord les mains dans tous les sens, mais personne n'ose aborder le vrai tabou, qui n'est plus l'immigration, mais l'impérieuse nécessité de libéraliser massivement la France.

Tout le monde fait semblant d'ignorer le sujet. Tout le monde communie dans une fausse unanimité, alors que les deux options, étatisme et libéralisme, sont rigoureusement opposées.

Le vrai tournant politique du moment n'est pas l'opposition entre mondialistes et souverainistes, comme la "sagesse populaire" des intellectuels voudrait nous en convaincre. Il est que nous arrivons au bout du système social-démocrate, qui a voulu faire la démonstration, tout au long du XXe siècle, face à l'URSS, que l'Occident pouvait faire du communisme light sans les inconvénients du communisme.

Ce système a eu son heure de gloire. Il a fait son temps. Face à la mondialisation, qui est un fait avec lequel il va falloir composer, et non une option, il ne tient plus. La question n'est pas de savoir si on peut s'opposer à la mondialisation (on ne peut pas, pas plus qu'on ne peut s'opposer au "changement climatique", si tant est qu'il existe). La question est de savoir comment s'y adapter pour en sortir à notre avantage.

On peut s'opposer à l'immigration, mais on ne peut pas s'opposer à la démographie chinoise, ni à l'envie des Chinois de sortir de la pauvreté. Il n'y a aucun droit à la prospérité, aucun droit d'avoir une Harley Davidson ou un réfrigérateur rempli. Seuls le travail et l'ingéniosité y pourvoient.
______

(*) La Fête des moissons était la cérémonie nazie la plus importante de l'année.

Elusen

@ Mary Preud'homme | 31 mai 2019 à 11:50

Il n’y a aucune liste de ce nom enregistrée auprès du ministère de l’Intérieur.
Il y avait une fausse liste, parce que la tête de liste s’en est vantée, c’est comme cela que l’on a su.

La liste est : Une Europe au service des peuples.

Il n’y a eu que 28 469 voix sur 47 345 328 d’inscrits, soit : 0,06 %

Dans quel quartier aurait-elle fait 40 % ?
Si dans un quartier vous avez 5 personnes qui ont voté dont 2 pour cette liste, effectivement, cela fait 40 %.

À Maubeuge, il n’y a eu que 440 personnes pour voter pour cette liste avec un taux d’abstention, nuls et blancs de : 61,81 %.

il y avait deux listes d’incitation à la haine envers les musulmans, mais de ces listes vous n’en parlez pas :
- Liste de la reconquête
- La ligne claire

La religion musulmane, hélas comme tous vos religions, est présente en France depuis 1 300 ans, feindre de la découvrir aujourd’hui fait de vous des imbéciles.

sylvain Kss Kss !

"Comme quoi tout est vrai, quand il est dit que l’extrême droite, ce sont les partis des pédophiles et pervers en tout genre.
De l’écho y est donné sur ce blog, c’est intrigant."
Rédigé par : Elusen | 31 mai 2019 à 10:29

Je sais vous êtes contrarié par la victoire du RN, ces fachos pédéphilos racistos islamophabos carnivoros cannibalos homophobos proxénétos qui ont défié et vaincu la Grande Mafia de Macron et ses armes lourdes.

Tant d’efforts en vain, vous devez être déprimé et en rage, je vous comprends mais arrêtez de postillonner votre haine on n’arrive plus à vous lire sur l’écran.

hameau dans les nuages

@ Robert Marchenoir | 31 mai 2019 à 04:41

Bob a raison.

Je les ai rencontrés. Ils sont là. Ils existent. Ce n'est pas une légende urbaine.

Je les ai vu défiler à bord de motos rutilantes à 20 plaques (souvent des Harleys) avec maman à l'arrière et son pékinois dans les bras. Ils ont le frigo à moitié vide le 15 parce que ce sont des frigos américains grands comme une armoire normande avec la machine à fabriquer de la glace pilée dont on se sert quinze jours par an pour épater les copains. Ils ont même souvent le camping car garé sous le carport du jardin dont la pelouse est ornée de statues en faïence de Blanche-Neige ou de Bambi.
Ils emmènent leurs gosses à Disneyland et vont manger au McDo.
On leur a vendu "the american dream" au point que j'ai vu quelques discrets drapeaux des confédérés.
On leur a vendu les crédits qui vont avec.
Ils sont déjà Américains mais ne le savent pas. Ils font tourner l'économie et les banques:

https://www.youtube.com/watch?v=kDKJ3rXjKr0

Mais la machine s'emballe et Bob n'est pas content. Il faudrait qu'en sus le hamster ferme sa g...
Comme d’ailleurs la femme seule au SMIC avec ses enfants travaillant la semaine, qu’elle reste chez elle le samedi ou à la rigueur qu’elle les emmène dans un fast food.

Bob a raison. Je les vois du bord du trottoir passer moi aussi au fil de la rue ces GJ habillés comme des balayeurs municipaux avec force coups de trompettes en plastique et pétards injuriant de façon éhontée madame Schiappa alors qu’il suffisait de scander son nom signifiant cancre en italien ou courge en corse : Schiappa ! Schiappa ! Schiappa !

Je ne voudrais pas abuser de la gentillesse de Madame Bilger mais je voudrais ajouter quelque chose à ce commentaire déjà long, Bob étant le maître étalon de la longueur. Mon épouse est en train de vider les armoires et de jeter beaucoup de courriers, factures de notre défunte exploitation.
Tout en faisant le tri et gardant notamment ce type de lettres prémonitoire datée de 2006 qui seront pour nos enfants la mémoire de la ferme qui n’a pas prospéré mais qui les a vu grandir. A l’époque le lait était payé deux francs le litre soit à peu près le même prix… vingt années plus tard. Alors un paysan se pend tous les deux jours sans tambour ni pétard ni trompette en plastique et ça Bob préfère.

Non seulement je ne me suis pas pendu mais j’ai longtemps dénoncé le système qui programmait notre disparition. Et ça Bob n’aime pas.

http://zupimages.net/viewer.php?id=19/22/yjvf.jpg

http://zupimages.net/viewer.php?id=19/22/uis2.jpg

Mary Preud'homme (bombe à retardement !)

Et pendant ce temps-là - insidieusement, lentement mais sûrement - la colonisation de l'intérieur est en marche :

"Si au plan national, l'Union des Démocrates musulmans de France a fait un score très modeste : 0,13 %, cette liste a concurrencé les partis traditionnels dans certaines villes. Notamment à Maubeuge, dans le Nord de la France où elle a obtenu plus de 6 % des voix avec des pointes à 40 % dans certains quartiers."
(le journal de RTL du 31/05)

duvent

@ Robert Marchenoir | 31 mai 2019 à 04:41
« On voudra bien m'accorder le droit d'utiliser ici la notion de riches de façon aussi caricaturale que mes adversaires utilisent la notion de pauvres. »

« On » vous l'accorde avec plaisir ! Pour le reste de votre propos caricatural « on » s'empresse, avant même votre requête, de vous dire que le plaisir est égal...
Ainsi, « je » découvre, grâce à votre bonté, la vie rocambolesque de Marlène Schiappa !!
J'essaie donc de découvrir :
A quel moment on se dit...
À quel moment des journalistes...
À quel moment le rectificatif…
À quel moment on considère...

Et il me semble que ce fameux « moment » peut être situé à l'instant T, sur la ligne chronologique, dans les faits historiques, et suivant l'intensité des événements remarquables, au même moment où elle a trouvé « cool » de prendre :

Hypothèse 1 : la Bastille
Hypothèse 2 : le métro
Hypothèse 3 : les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages
Hypothèse 4 : le roi pour son cousin

Évidemment, je n'ai pas beaucoup réfléchi avant de proposer ces possibilités, ce qui rend mon propos particulièrement pertinent.

Elusen

@ Kiss kiss nonos | 31 mai 2019 à 08:11
«...pendant vos services d'enfants de chœur...»

Comme quoi tout est vrai, quand il est dit que l’extrême droite, ce sont les partis des pédophiles et pervers en tout genre.
De l’écho y est donné sur ce blog, c’est intrigant.

sylvain

@ Elusen | 31 mai 2019 à 01:12

Bonjour cher Elusen, vous nous parliez de bains de siège, en aviez-vous bénéficié lors des offices d'angelot des sacristies pendant vos services d'enfants de choeur ?

Kss kss, va chercher bon chien chien !

Zonzon

APRÈS LES ÉLECTIONS

NDA, un type qui n’en a pas.
Le PS, une demi-douzaine.

Du bon, du mauvais !

Robert Marchenoir

Revenons cinq minutes aux Gilets jaunes. C'est un peu le problème de l'actualité. Tout le monde est sommé de prendre position immédiatement, quand les informations manquent encore ; et quand elles arrivent, la machine médiatique est passée à autre chose, tout le monde a oublié.

Je défends ici depuis novembre dernier la thèse suivante : les Gilets jaunes sont une émeute de riches, et non de pauvres (*) ; la violence est inhérente au mouvement, il n'y a pas de "gentils Gilets jaunes du début infiltrés par les méchants casseurs".

Il y a quelques jours, deux épisodes judiciaires sont venus confirmer cette analyse.

Un Gilet jaune est poursuivi pour avoir mis le feu à une station-service et des radars sur une autoroute. On apprend qu'il est propriétaire de trois appartements. En d'autres termes, il est ce que les gaucho-droitards larmoyants défenseurs des Gilets jaunes appellent un "gros bourgeois capitaliste", un "sale propriétaire exploiteur des petites gens".

Rappelons à cette occasion que Priscillia Ludosky, leader du mouvement et Gilet jaune de la première heure, est propriétaire de son logement. C'est donc elle aussi, si je suis la rhétorique marxiste des gilétistes, un répugnant propriétaire qui profite de la "rente foncière" sur le dos du peuple (ne me demandez pas ce que ça veut dire).

De même, la main de la justice a fini par s'abattre sur le Gilet jaune qui a défoncé la porte du ministère de Benjamin Griveaux, au volant d'un chariot élévateur. Il s'agit de Romain M., 23 ans, ouvrier tuyauteur. Son propre avocat le décrit ainsi, selon le Journal du dimanche : "Il n'a pas le profil d'un délinquant, ni même 'd'un fauteur de troubles habituel'. Il n’est 'pas syndiqué, n'appartient à aucune mouvance'. Ce Gilet jaune de la première heure, indigné par le prix du carburant et l'abaissement de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur les départementales, est inséré dans la société, et 'gagne bien sa vie', précise son conseil."

Donc, le Gilet jaune-étalon déposé au pavillon de Breteuil, le pur, le canal historique des débuts, avant que le noble Peuple ne se voie dépossédé de son mouvement par de mystérieux casseurs communistes sortis d'on ne sait où (et qui eux, ne font pas partie du Peuple, parce que le Peuple, c'est nous qui décidons, à tout instant, qui en fait partie), eh bien le Gilet jaune-témoin n'a pas de problèmes de fin de mois, contrairement au clicheton gilétiste pleurnichard.

Il ne fait pas partie de ces hypothétiques (et, jusqu'à preuve du contraire, parfaitement imaginaires) malheureux "dont le frigo est vide à partir du 15 du mois", et qui, par conséquent, jeûnent les 15 jours suivants, provoquant, en France, la terrible crise de malnutrition dont tous les médecins et toutes les institutions internationales chargés de la faim dans le monde vous ont parlé.

Mieux : toujours selon son avocat (ceci est donc censé l'excuser...), il ne savait pas que c'était la porte d'un ministère. Il a simplement vu une porte magnifique d'un bâtiment ancien, et il s'est dit : c'est beau, il faut donc que je le détruise. C'est du vandalisme pur et simple.

On rappellera que ce sont les mêmes qui sont censés être "patriotes", défendre les vraies valeurs de la vraie Frônce contre les élites apatrides mondialisées (lesquelles bradent les pépites de la nation), et qui brandissent des drapeaux bleu-blanc-rouge dans toutes les manifestations. Ce qui est censé leur procurer l'immunité politique et morale.

A mon avis, le drapeau bleu-blanc-rouge n'est qu'un cache-sexe du drapeau rouge, en l'occurrence. Ce n'est pas la première fois que le Parti communiste nous a fait le coup. Ce dernier ayant disparu par auto-dissolution dans les esprits, l'homo sovieticus franchouillardus se charge du boulot, là où auparavant il y avait besoin du Comité central et des valises de billets de Moscou.

Voilà incontestablement un point où la France a progressé en termes de productivité.

Terminons par l'odieux harcèlement nocturne dont ont été victimes Marlène Schiappa et sa famille à leur domicile, de la part d'une horde de Gilets jaunes déchaînés. Non seulement ça, mais en plus, lorsque la ministre, fort justement, riposte, c'est un festival de dénégations excusistes, sur le thème de oui mais non, vous dites que ça a duré un quart d'heure mais en fait ça n'a duré que trois minutes trente-sept secondes, il n'y a pas eu de menaces de mort, on vous a juste traitée de salope, on a bien collé une affiche sur votre porte, mais c'était avec de la colle gentille, de la colle qui part avec de l'eau.

Les foireux complets, quoi. Même pas capables d'assumer l'ignominie de leurs actes, de tenir leur rôle de voyous lorsqu'ils se comportent comme des voyous. On jurerait des délinquants arabes : Monsieur c'est pas moi, j'ai rien fait, cilapoulice, et puis qui n'a pas fait de bêtises étant jeune.

Notons que nous avons été sommés de verser la larmichette obligatoire à l'évocation des "femmes seules avec enfants sur les ronds-points" (que fichent des femmes seules avec enfants sur les ronds-points, au lieu de faire la cuisine à la maison ?), mais qu'il est parfaitement légitime de s'en prendre à une femme et à ses enfants à son domicile, à une heure du matin, dès lors qu'elle est ministre de Macron, pas très gâtée par la nature et passablement nunuche.

Marlène Schiappa, au détour d'une phrase, dévoile le sale petit secret dont il ne faut pas parler : "Soyons clairs : je me fiche de me fâcher avec qui que ce soit dès lors qu’il s’agit de défendre ou protéger mes enfants, je prendrai trois ans d’articles à charge ? Soit ! J’aurai défendu mes enfants."

En menaçant de poursuites quiconque diffuserait des images de son domicile, permettant de le localiser, Marlène Schiappa a refusé de céder au chantage des "médias du système", ces fameux médias par lesquels les Gilets jaunes se prétendent persécutés, et qui sont, en réalité, massivement de gauche et en leur faveur. (Vous noterez la peine que se donne France TV Info, pourtant média d'État, média du pouvoir, site réalisé par des journalistes-fonctionnaires, afin d'examiner sous toutes les coutures la "version" que donnent les Gilets jaunes de l'incident.)

Et elle précise : "A quel moment on se dit que la version des auteurs des faits est la version qui fait foi ? À quel moment des journalistes de presse soi-disant de gauche et soi-disant humanistes décident de présenter par ailleurs comme simple témoins des gens qui en fait participent à l’action, sifflets et insultes en bouche ? À quel moment le rectificatif de la Préfecture elle-même n’est pas relayé ?"

"À quel moment on considère que hurler sous la fenêtre de la chambre d’enfants à 1h du matin : Salope ! Collabo ! Grosse salope sors de là ! agrémentés de jets de pétards et hurlements au point que des voisins appellent la police, ça va, c’est cool, c’est pas grave, c’est normal ?"
______

(*) On voudra bien m'accorder le droit d'utiliser ici la notion de riches de façon aussi caricaturale que mes adversaires utilisent la notion de pauvres.

Elusen

@ Kss kss nonos | 30 mai 2019 à 13:07

Mais toujours aucune victoire ; 88,84 % des inscrits qui n’ont pas voté pédophilo-droitistes proxénètes et cannibales.

« Après tout remettons-le dans un bateau », son kwassa kwassa prend l’eau !

Jean le Cauchois

@ Tomas hier à 23:53

Cher Tomas, j'apprécie votre remarque et votre position sur l'énergie, sa production et sa consommation. Je crois que vous connaissez bien l'Allemagne. Je me souviens avoir dirigé, en 1995 (six ans après la chute du mur), le démarrage d'une usine de plaques de plâtre, à Peitz, près de Cottbus en ex-RDA. La matière première était du gypse artificiel (sulfate de calcium) produit depuis trois ans par la désulfuration, par injection de chaux (oxyde de calcium) des fumées sulfurées d'une centrale thermique locale, relativement récente (construite au début des années 80), fonctionnant au "braunkohle" (charbon brun, ou lignite, une sorte de tourbe locale). Une grande partie de la campagne silésienne entre les rivières Sprée et Neisse avait été dévastée par l'extraction, en surface, de ce combustible du pauvre. Mais le pire, c'est que les fumées de la centrale, non traitée sous le régime de la RDA, étaient à l'origine des pluies acides qui retombaient sur les forêts de Pologne ou d'Allemagne de l'Ouest, suivant le sens du vent. Les écolos peuvent protester, contester, défiler... mais ce sont les physiciens, les chimistes, les ingénieurs qui trouvent et mettent en oeuvre les solutions améliorant les conditions de vie de leurs concitoyens.

Jean le Cauchois

@ scoubab00 29 mai à 20:31
"Le nucléaire c'est l'énergie de leur jeunesse, une sorte de spécificité nationale poussée par le gaullisme en quête d'indépendance" et "Que se passe-t-il selon vous au juste avec cet EPR de Flamanville qui n'en finit pas de surseoir, à nos frais ?"

Une bonne remarque et une bonne question. Pour la remarque, je reconnais que je suis entré à 25 ans (après 30 mois de service militaire) dans l'industrie au moment du développement du nucléaire civil en France, une bonne décennie après les manifestations du nucléaire militaire. La perspective d'une indépendance énergétique partielle a poussé les gouvernants de l'époque à organiser la recherche, considérée alors comme une "affaire d'Etat". J'indique au passage que j'ai toujours évité d'être un salarié de l'Etat et que je n'ai jamais eu d'activité personnelle dans le nucléaire. Je note, sans commenter plus, l'éloignement progressif de l'Etat de tout ce qui semble concerner le nucléaire (voir plus loin). Pour la question, je vous renvoie à la lecture préalable de l'article de BFM Business. Le journaliste "fait parler" des représentants d'EDF, de l'Autorité de Sûreté nucléaire et d'un club d'experts en soudure : il ne les a pas interrogés ensemble. Techniquement, c'est incohérent "des tuyaux sur des circuits secondaires... à réparer en atelier... un délai de 24 mois !" et non crédible.

Je pense que le chef de l'exécutif, Edouard Philippe, ancien d'Areva (ah ! Atomic Anne) et utilisateur privilégié des DGSI et DGSE, doit avoir des informations pertinentes. François Hollande avait créé en 2012 un grand ministère de l'Ecologie, de l'Energie et de la Mer ; je crois qu'Emmanuel Macron a laissé EDF sous la tutelle de Nicolas Hulot puis de François de Rugy. Imaginez-vous ce ministre de tutelle faire une visite à Flamanville pour nous annoncer, sinon les causes de cette gabegie, du moins la date de mise en service. Jadot 13 % il y a trois jours, et nous ne sommes pas des Chinois fiers de leurs progrès techniques. Au pays des grenouilles, surtout pas de héron. Frogeaters, wait and see : je suis certain que le British Project Manager des deux EPR de Hinkley Point a toutes les informations et ce n'est pas la dame de Sercq, l'Anglaise voisine de Flamanville, qui les lui fournit depuis son bailliage médiéval.

sylvain

"Kss kss nonos."
Rédigé par : Elusen | 30 mai 2019 à 11:27

Enfin ça y est, j'ai bien dressé mon petit toutou, je suis fier de moi .
Au fait savez vous cher Gaspary que Kss kss c'est le raccourci de kwassa kwassa ?

Elusen

@ sylvain
« Le RN à lui seul et avec ses petits bras a remporté la victoire »

Pour avoir une victoire, il faut 376 sièges sur 751 !
Et les pédophilo-droitistes proxénètes et cannibales vous n’avez pour l’heure que 70 bains-de-siège et la famille des millionnaires que 23 sièges sur 79, pour un victoire il en faudrait 40.

Abstention, bulletins blancs et nuls : 52,15 % !
88, 84 % des inscrits qui n’ont pas voté pédophilo-droitistes proxénètes et cannibales ; et le pauv’vieux, il appelle ça une victoire en venant la hurler sur un... justement : merdia.

Kss kss nonos.

stephane

@ Achille

Vous ne dites pas tout sur Debord.
Elle a insisté sur le fait que les électeurs n'ont pas voté LR car ils pensaient qu'il y aurait un deuxième tour...
Et ça veut gouverner.
Donc les électeurs ont voté LREM (Les Républicains avec Macron) et RN au premier tour, pour mieux voter LR au deuxième.
Quant aux appels à démission et dissolution, Macron aurait tout intérêt à le faire.

De surcroît, pourquoi ne pas changer le mode de scrutin pour les prochaines législatives, car au rythme où cela va, le RN aura la majorité si c'est majoritaire à deux tours, contre une moindre représentation si c'est à la proportionnelle.

Achille

@ sylvain | 30 mai 2019 à 09:13
« Vive Orban, vive Salvini et vive notre RN, les seuls espoirs qui pourront redorer le blason de leurs nations salies humiliées vendues à la pire mafia immigrationniste européenne. »

Sacré sylvain ! Vos propos quelque peu excessifs, au point de devenir insignifiants, m’amusent beaucoup.
A noter toutefois que les relations entre Orban et Marine Le Pen ne sont pas vraiment cordiales, même si cette dernière ne manque pas de soutenir son action anti-immigration.

Manifestement, Orban préfère encore Wauquiez qui l’a prévenu que MLP était une « ligne rouge ».

A croire que le président (encore pour quelque temps) de LR est plus à droite que MLP.
C’est, en tout cas, ce que semblent penser les caciques de son parti.

sylvain

Je comprends l'amertume de beaucoup d'islamo-gauchistes sur ce blog, ils ont perdu l'élection malgré l'armada propagandiste des merdias soumis collabos lèche-bottes macroniens.

Le RN à lui seul et avec ses petits bras a remporté la victoire contre l'alliance mafieuse des traîtres collabos LREM, centre, droites molles, escrolos, gauchistes, etc.

David a abattu Goliath. RIP.

Dur à encaisser, je compatis à votre douleur, bientôt toutes les brebis égarées que vous êtes viendront manger dans la main du RN, le seul qui a compris et dit tout haut ce qui se passe dans le pays mais pour cela il faut être équipé de neurones et d'un cerveau en état de marche, réfractaires à la lobotomisation et au décervelage gauchistes et avoir un QI de qualité.

Heureusement, de vrais progressistes patriotes nationalistes europhobes commencent à se lever face à ces traîtres mafieux Merkel, Juncker, Macron et alliés, trafiquants exploiteurs de migrants, esclavagistes modernes qui devront répondre dans un futur proche de leurs crimes contre l'humanité devant un TPI.

Vive Orban, vive Salvini et vive notre RN, les seuls espoirs qui pourront redorer le blason de leurs nations salies humiliées vendues à la pire mafia immigrationniste européenne.

Achille

Valérie Debord nous apporte, enfin, l’explication sur le résultat désastreux de la liste LR aux élections européennes.
Ce n’est pas la faute de FXB, ni même celle de Laurent Wauquiez, mais des électeurs de droite qui n’ont rien compris !
Je pense que même Nadine Morano n’aurait pas osé sortir une telle ânerie ! :)

Tomas

@ Jean le Cauchois

Vous vous méprenez sur ce que je dis: je suis convaincu que vivre près d'une centrale nucléaire qui marche n'est pas dangereux pour la santé. Je ne suis pas contre le nucléaire d'ailleurs, mais pour la diminution de la consommation d'énergie de nos sociétés. C'est dans l'efficacité énergétique et dans les changements des modes de vie que réside la solution, qui ne saurait évidemment être immédiate et radicale.

Mais si un de vos réacteurs saute comme celui de Tchernobyl ou de Fukushima, vous pouvez faire le deuil de votre belle région, et nous aussi. C'est ça que je voulais dire.

Vous connaissez l'origine de ces deux catastrophes: des défaillances humaines.

C'est ça le problème du nucléaire. Rien ne nous dit à l'heure où Areva se met à découvrir les vertus du cost-cutting, et où EDF doit choisir entre le marché et le service public pour rester viable (ce sera le marché, les caisses de l'Etat n'était pas pleines, et puis il y a des règles européennes maintenant) qu'une telle catastrophe ne peut arriver chez nous, même malgré l'excellence de notre filière nucléaire. A la centrale de Blayais on n'est pas passé loin.

caroff

@ sylvain 9h56
"Allez prendre des cours de politique à Mayotte qui a voté en majorité RN, ils semblent bien plus intelligents que les collabos métropolitains islamo-gauchistes."

Le score RN dans les DOM est intéressant à analyser.
La crise migratoire qui les touche et le sentiment que l'Etat ne s'occupe pas assez d'eux sont des facteurs explicatifs. Le fort taux d'abstention signe l'incapacité des partis "convenables" d'apporter des réponses concrètes.
Par exemple à la Réunion: 40 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, 25 % sont au chômage, et ce taux s'élève à 60 % chez les moins de 25 ans...

En Guyane, l'afflux de Surinamiens, d'Haïtiens, de Brésiliens, orpailleurs clandestins, créent toutes les conditions d'un vote de protestation devenu progressivement vote d'adhésion.

hameau dans les nuages

Les écolos et les animalistes vont se calmer très vite. Il suffira qu'un gosse ou un promeneur se fasse dévorer:

https://www.dici.fr/actu/2019/05/29/veynes-un-loup-aux-portes-de-l-ecole-maternelle-suscite-l-effroi-temoignages-1269748

Elusen

@ Paul Duret | 28 mai 2019 à 09:56
« Orban 52 %, Salvini 34 %, Farage 32 %, Kacyinski 41 % !" »

Faux !
C’est le pourcentage sur les votants et non les inscrits !

- Italie 45,5 % d’abstention, avec les blancs et nuls, nous sommes à du 50 %, donc Salvini, c’est aux alentours de 17 %

- Hongrie 56,64 % d’abstention, avec blancs et nuls, c’est du 60 %, donc Orban, c’est aux alentours de 22 %

- UK 63,1 % d’abstention, avec blancs et nuls, 65 %, donc Farage, c’est du 11 % !

- Pologne 54,32 % d’abstention, avec blancs et nuls du 56 %, ainsi Kacyninski c’est plus du 18 %.

Sièges au Parlement européen, la gauche et social-démocrate ferait 389 sièges sur 751.
La majorité est à 376 sièges.

Elusen

@ Lucile | 29 mai 2019 à 11:38
« Quand Jadot déclare faire de la lutte contre le FN un objectif de son parti, il fait du tort à l'écologie ...»

Comment peut-il faire du tort à un concept ?!
Le concept n’étant pas une personne, il ne ressent rien !

---------------------------------

▬ « Le RN est le premier parti de France ...»

Révisionnisme !
La famille de millionnaires qui tient ce parti ne sert que sa fortune.


Simple règle de trois !
5 281 576 de voix sur 47 344 735 d’inscrits
[ 5 281 576 x 100 ] / 47 344 735 = 11,15 %.
Soit 42 063 159 d’inscrits - 88, 84 % - qui n’ont pas voté extrême droite.

▬ « Mayotte qui a voté en majorité RN »

Révisionnisme !


9 598 voix sur 78 601 inscrits avec un taux d’abstention, nuls et blancs de : 73,2 %
[9 598 x 100 ] / 78 601 = 12,21 %.
Ainsi, 87,78 % des inscrits qui n’ont pas voté extrême droite.

▬ « Des kwassas kwassas seront mis ...»

C’est aux Comores, pas à Mayotte !



Jean le Cauchois

@ Paul Duret à 16:22

Pour encadrer ce sujet si particulier, je vous renvoie à la lecture de l'article "L'EPR de Flamanville risque encore d'avoir plusieurs années de retard", publié par BFM Business.

https://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/l-epr-de-flamanville-risque-encore-d-avoir-plusieurs-annees-de-retard-1678216.html

Le texte technique est incompréhensible pour moi, surtout si on le rapproche des enjeux énumérés en fin d'article. J'ai visité le chantier de Flamanville en 2012 puis en 2014 : je n'irai plus. J'ai eu à connaître des soudures compliquées et à hauts risques, dans un chantier de constructions navales (où j'ai été quatre ans jeune ingénieur, fin des années 60) où l'on soudait des tronçons de sous-marin (un tube d'environ 70 mètres de long / 7 mètres de diamètre, en tôle cintrée d'environ 80 mm d'épaisseur). Les soudures étaient extrêmement contrôlées pour être acceptées par la DCAN (Direction des Constructions et Armes Navales). Il pouvait y avoir discussion à l'examen des radiographies, et un décalage de quelques jours, mais pas plus.

Dans le nucléaire actuel, on a sûrement fait des progrès depuis cinquante ans dans la réalisation et le contrôle des soudures, et les meilleurs techniciens disponibles sont utilisés comme par exemple pour les tronçons du pont de Millau. On ne se risque sûrement pas avec un plombier polonais sous-payé !

Quant à la comparaison avec les Chinois, pour ce que j'en vois à la télévision chinoise CNTV, ils ont sûrement des exigences et des compétences très proches des nôtres... mais ils ont aussi un gouvernement, une population et une opposition très différents des nôtres.

scoubab00

@ Jean le Cauchois

La difficulté à propos du nucléaire, fier Normand, c'est que chaque camp brasse des arguments d'ordre émotionnel. Les anti mettent en avant la dangerosité, la question des déchets qui s'accumulent et dont on ne sait que faire. Pour les pro, souvent plus âgés, nostalgie. Le nucléaire c'est l'énergie de leur jeunesse, une sorte de spécificité nationale poussée par le gaullisme en quête d'indépendance et destinée à faire consensus. Je me joins à Paul (Duret) pour ceci : que se passe-t-il selon vous au juste avec cet EPR de Flamanville qui n'en finit pas de surseoir, à nos frais ?

Jean le Cauchois

@ Robert à 12:31
"Pensez-vous que cela soit de nature à convaincre les idéologues, notamment écolos, qui nous gouvernent ?"

Mon but, sur ce sujet, était de donner une information claire, un peu simplifiée pour être courte et aisée à retenir. En ce qui concerne les écolos qui nous gouverneraient, je ne suis pas inquiet, tant que des hommes comme Edouard Philippe (ancien d'Areva et collaborateur d'Alain Juppé) ou Bruno Le Maire (ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin) sont au gouvernement : ils ont été maires de grandes villes et ont acquis le sens de l'Etat de par leur cooptation par deux anciens Premiers ministres de Jacques Chirac.

Le départ de Nicolas Hulot, un excellent bateleur mais un bateleur quand même, me rapproche de ce gouvernement que je soutiendrai, surtout s'il sait neutraliser les forces politiques nuisibles, selon moi, à l'avenir des Français. La politique, c'est d'abord bien s'informer, savoir évaluer/comparer, décider et agir.

Paul Duret

@ Jean le Cauchois
"A qui fera-t-on croire que ce retard de mise en service (de l'EPR de Flamanville) est dû à l'incapacité des techniciens français de ne pas savoir, depuis quatre ans, réaliser les dernières soudures conformes aux exigences de l'Autorité de sûreté nucléaire ?"

Précisez vos sous-entendus car naïvement, je pense que les soudeurs chinois sont meilleurs que les soudeurs qui opèrent en France et qui, de fait, sont peut-être des travailleurs détachés.
Ou alors, les exigences qualitatives des Chinois sont plus faibles.

fugace

@ Zonzon | 29 mai 2019 à 07:59
"Il me plaisait bien le petit Bellamy. Il me faisait aimer la philosophie. Et même le philosophe !"

Je serais vous, je lui écrirais, à son parti, pour l'encourager. Qui sait pourriez-vous même devenirs amis. Je suis à peu près certain qu'il vous répondra.

https://www.poesie-francaise.fr/paul-verlaine/poeme-mon-ami-ma-plus-belle-amitie.php

Robert

@ Jean le Cauchois | 29 mai 2019 à 00:56

Votre précision chirurgicale est celle de la raison raisonnante, scientifique en sus !
Pensez-vous que cela soit de nature à convaincre les idéologues, notamment écolos, qui nous gouvernent ? J'en doute au plus haut point... Et pourtant ce sont bien eux qui nous donnent des leçons de connaissances scientifiques !

Jean le Cauchois

@ Tomas hier à 23:43

Merci cher Tomas, pour vos recommandations concernant notre sécurité. De part de d'autre de Dieppe, à moins de 30 km, nous avons Paluel au sud, avec 4 réacteurs de 1 300 MW (et près de 2 000 salariés, 3/4 EDF et 1/4 entreprises prestataires) et Penly au nord, avec 2 réacteurs identiques, plus 2 emplacements pour 2 supplémentaires (et près de 1 000 salariés, même répartition). Les deux sites totalisent près de 8 000 MW en service, plus de 10% du total national, constant depuis dix ans à un peu plus de 60 000 MW. La condition physique des 3 000 salariés est surveillée par les services de santé locaux d'EDF depuis plus de trente ans, et il n'y a pas eu encore d'émission spéciale de ARTE ou d'Elise Lucet. Les sites sont ouverts à la visite du public ; : chaque visiteur reçu en ressort informé et en général rassuré. L'ignorance est souvent à la base de la méfiance ; "méfies-té, méfies-té, méfies-té toujours" est un vieux dicton cauchois, fréquemment mis en littérature par Guy de Maupassant.

Lucile

@ Jean le Cauchois | 29 mai 2019 à 00:56

Merci de cet exposé clair et net.

Les Verts mélangent politique politicienne et écologie. Quand Jadot déclare faire de la lutte contre le FN un objectif de son parti, il fait du tort à l'écologie, alors qu'il se pose en défenseur de l'écologie contre les autres. Non pas que je sois pour le FN, mais si l'idéologie se mêle de la recherche en énergies nouvelles, on peut d'avance être sûr que les résultats seront faussés.

sylvain

@ Elusen | 29 mai 2019 à 10:04

Attention cher Elusen Gaspary, le thorium ça ne se fume pas, c'est ce qui a dû vous provoquer une fission du cerveau et une fusion des neurones.
Changez de dealer !
Comprendo ? kss kss !

Elusen

@ Tomas | 28 mai 2019 à 23:43

Le nucléaire n’est pas dangereux, puisqu’il est relatif au noyau des cellules ou des atomes.
C’est l’énergie par fission de l’atome qui est dangereux ainsi que les déchets que cela produit.

Mais il est possible d’avoir de l’énergie nucléaire par fusion de l’atome, le principe du soleil, actuellement, l’énergie est produite par la fission de l’atome.

Sans compter qu’il y a un procédé encore moins dangereux dans la fission de l’atome que celui actuellement utilisé. L'actuel est utilisé parce qu’il produit un déchet qui peut servir aux bombes nucléaires.

Alors qu’il y a une fission nucléaire avec le thorium, moins dangereux, la radioactivité ne dure que quarante à cinquante ans. Le thorium, aussi appelé sels fondus, se solidifie au contact de l’air ambiant, ainsi il ne peut pas contaminer comme le font les centrales actuelles.

Mais avec le thorium, il est impossible de fabriquer des bombes, donc les militaires et autres personnes voulant leur joujoux...

Arte – Thorium, la face cachée du nucléaire

sylvain

Le RN est le premier parti de France et ça vous énerve tous, je compatis.

Niveau mensonges amalgames caricatures calomnies, jamais le RN n arrivera à la cheville du monarque Macron qui joue sur les peurs et les mensonges contre le RN pour arriver à ses fins. Il vous a tous fait cocus, petit populo inculte bisounours naïf niais ; vous collaborez tous avec ce Néron, vos réveils seront très douloureux.

Comme par hasard, après les élections on apprend que le terroriste est algérien, que General Electric Belfort et Whirlpool Amiens vont fermer et que d'autres vont suivre.

Allez prendre des cours de politique à Mayotte qui a voté en majorité RN, ils semblent bien plus intelligents que les collabos métropolitains islamo-gauchistes.

Des kwassas kwassas seront mis gracieusement à votre disposition par Elusen Gaspary.

breizmabro

"J'ai été très étonné que vous n'ayez pas insisté sur le fait que "Manu" ne payait pas sa nourriture, ni son chauffage et qu'il était hébergé gratos.
Un oubli sans doute."
par Deviro 28 mai 2019 à 23:37

:)* :)*

Zonzon

APRÈS LES ÉLECTIONS

Il me plaisait bien le petit Bellamy. Il me faisait aimer la philosophie.
Et même le philosophe !

Jean le Cauchois

@ Paul Duret
@ Lucile
@ Tomas

Le débat "nucléaire vs énergies naturelles" est très intéressant. Lucile a fourni un lien avec un site "Eolienne = escroquerie ?", Tomas fait part des risques du nucléaire, Paul Duret de son peu d'information sur ce sujet économiquement vital pour la France de demain et politiquement pollué par l'ignorance technique de la plupart des militants écologistes.

Aussi je vous donne une information sur la répartition des puissances installées en France à fin 2017, en GW (= 1 000 M) : nucléaire 63 ; hydraulique 25 ; thermique 20 ; éolien 14 ; solaire 7 ; biocarburant 2 >> total = 131 GW. Vous voyez tout de suite que la part du nucléaire, 63, fait à peine 50% du total ce qui va bientôt permettre au gouvernement de dire que l'objectif moins de 50% de nucléaire est atteint.

La part de l'éolien avance d'environ 2 GW par an, la part du nucléaire stagne à 63 GW avec la soixantaine de réacteurs vieillissants installés : les écolos seront bientôt contents, s'ils restent ignares, car la répartition en puissance installée mise en avant n'est pas du tout représentative de l'énergie instantanément produite. Un gros réacteur de puissance nominale 1 600 MW peut les produire TOUT LE TEMPS. Par contre, une grosse éolienne de 6 MW de puissance nominale ne les produit que si le vent est de 90 km/h (au-delà, tempête, les trois pales se mettent en drapeau pour ne pas casser) ; si le vent n'est que de moitié, 45 km/h, la puissance disponible est divisée par huit et chute à 0,75 MW (parce que la puissance d'une éolienne est proportionnelle au cube de la vitesse du vent qui la sollicite).

Les lois de la physique et les comportements réels de la nature, loin des milieux urbains, sont peu connus de la plupart des militants écologistes que je rencontre sans plaisir. Et le pire, c'est qu'ils sont excellents en dialectique mais ne connaissent rien, en général, aux lois et aux technologies de l'électricité. C'est comme ça : Jadot 13 % des votants !

Anne-Valérie Pinet

Jadot et les Verts. Dans six mois ça fait 5 % aux élections. Et ce n'est pas avec ce vieux personnage obsolète de Larcher que la droite va exploser les compteurs.

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

  • CNews,"Face à l’info"
    Ludi 28 octobre de 19 h à 20 h, dialogue sur la Justice avec Eric Zemmour.
  • Causeur
    causeur.fr du 13 octobre "Philippe Bilger, le style fait l'homme", par Thomas Morales
  • Le Point
    Philippe Bilger : « Le mur des cons a fracturé la confiance dans la justice », lepoint.fr du 11 octobre.
  • Sud Radio, "Le Grand Matin"
    Tous les vendredis de 8 h 45 à 9 h 15, débat dans la Matinale de Patrick Roger.
  • CNews, "L'Heure des Pros"
    Tous les mercredis de 9h à 10h30, animé par Pascal Praud.
  • Sud Radio "Les Vraies Voix"
    Tous les jours du lundi au vendredi de 17h à 19h, émission de débat et de divertissement animée par Christophe Bordet.

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : [email protected]
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS