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23 mai 2019

Commentaires

Mary Preud'homme

Un brigadier-chef de police, après trente ans de carrière, et sur le point d'être promu major, eu égard à ses "qualités professionnelles et humaines" (selon sa hiérarchie) se voit du jour au lendemain jeté à la vindicte et renvoyé aux assises (excusez du peu) pour une faute lourde ayant entraîné la blessure grave d'un manifestant.

La question n'est-elle pas de savoir quelle pression a dû peser sur ce CRS (habitué à une discipline quasi militaire) pour en arriver à un tel acte de désobéissance ou de ras-le-bol ? Ce qui devrait interpeller les politiciens qui en demandent de plus en plus à nos policiers et gendarmes taillables et corvéables à merci... Comme s'ils n'étaient pas, eux aussi, des hommes avec leurs limites de résistance...

Ce qui augure assez mal de ce qui va se passer si l'on continue à pressurer ces hommes et femmes (de valeur et de courage) avec le peu de soutien et de reconnaissance que l'on sait ; et au contraire de plus en plus d'insultes, diffamations et incitations à la haine vis-à-vis des professionnels de notre sécurité publique, derniers remparts contre l'anarchie !

Jean le Cauchois

@ boureau à 10:20

"La philosophie en danger au Brésil ?"

C'est bien de rassurer Noblejoué comme Patrice Charoulet. Quand on a quelque attache, quelque connaissance d'un pays, on a le devoir de monter au créneau pour combattre des contre-vérités exprimées apparemment gratuitement mais en fait dans un but de nuire : actuellement, attaquer Bolsonaro est loin d'être innocent. Ceci me rappelle l'époque Pinochet, commentée ,je crois par l'équipe Collaro et peut-être même par Ruquier jeune débutant. L'un, la voix grave "Nouvelles de Santiago du Chili"... un long temps d'attente (on s'attend au pire) et le répondant, d'une voix légère "la pharmacie Lopez sera de service dimanche". Ah l'Amérique du Sud, quelle nostalgie...

Savonarole

J'aime bien Tomas.
Il est délicieusement insupportable. Les sangliers septuagénaires du blog adorent ferrailler contre lui. Ils ont raison, ce jeune homme est odieux.
Pourtant, ses contributions rajeunissent ce blog. Un bain de jouvence.
Pourquoi refuser l'expression d'un trentenaire, alors que sa génération a été sacrifiée ?
Vous qui bénéficiez de vos 42 annuités, charentaises aux pieds, que diriez-vous si votre vie était à refaire aujourd'hui ?

P.-S.: Et ne me pompez pas l'air avec vos puits de pétrole, SVP...

revnonausujai

"Je vous félicite pour votre érudition. Vous irez loin, jeune homme !"
Rédigé par : Tomas | 26 mai 2019 à 09:47

Ah, parce qu'en plus vous vous faites gloire d'être ignare !
Comme vous dites, un peu court ; n'est pas Cyrano qui veut.

boureau

@ Jean le Cauchois
@ Noblejoué

"La philosophie en danger au Brésil ?"

On ne peut pas, dans un pays comme le Brésil, en explosion constante économiquement, démographiquement, socialement, ne pas considérer, quand on est président, d'abord l'utilitaire dans son urgence. Et Dieu sait, comme le souligne Jean, combien il y a à faire dans ce pays-continent.

En ce qui concerne les sources d'information, je ne me fie pas plus à France Culture qu'à d'autres médias : l'inculture y est sans doute un peu moins crasse qu'ailleurs, mais l'idéologie sous-jacente malmène souvent la vérité historique.

Ayant eu la chance, mon épouse et moi, de beaucoup voyager, nous avons tissé des liens étroits avec des rencontres de hasard qui sont devenues des amitiés fidèles. Ce qui permet d'être, autant que faire se peut, au plus proche de la réalité politique et économique de certains pays.

Au Brésil, nos amis depuis vingt ans nous tiennent attentifs à l'évolution du pays. Et nos informations valent bien celles des médiocres médias français.

Quant à la disparition programmée de l'enseignement de la philosophie au Brésil, rassurez-vous Noblejoué, on ne s'imagine pas en France, la vitalité intellectuelle de ce pays comme de toute l'Amérique latine d'ailleurs.

La conscientisation dont parle Jean est un devoir majeur du Président de cet Etat gigantesque et c'est bien ainsi.

Cordialement.

Tomas

@ revnonausujai

Je vous félicite pour votre érudition. Vous irez loin, jeune homme !

Noblejoué

@ boureau
@ Jean le Cauchois

J'ai tendance à plus me fier à France Culture qu'à d'autres sources, cependant :

https://www.fdesouche.com/1198499-bolsonaro-decreta-fim-das-faculdades-de-filosofia-e-sociologia-objetivo-e-focar-em-areas-que-gerem-retorno-imediato#

Ceci dit, je pense que la philosophie va s'étioler et peut-être disparaître, dans ce pays.
Rien ne vit de l'air du temps, la philo comme le reste. De même qu'hameau dans les nuages se réjouit du fait qu'on tue des drogués, je pense que d'autres trouveront bien qu'on ne finance plus la philo, qui, mêmes causes, mêmes effets, devrait s'étioler voire disparaître chez nous.

On voit que le drogué, qui use de son corps et de son esprit autrement que d'autres, et celui qui pratique la philo, qui, en principe, interroge le monde, sont de trop... Dans un cas, on va dire que le public n'a pas à financer quelque chose, dans un autre cas, le marché, mais le résultat est le même, moins de liberté.

Bon, il y a des gens comme Patrice Charoulet, contre l'alcool, alors, on peut imaginer une prohibition d'alcool, aussi.

Quand il s'agit de diminuer la liberté des autres, les gens se mobilisent, peu importe que la liberté soit "le plus grand des biens qui permette de jouir des autres", et peu importe que cela génère beaucoup de problèmes comme on l'a vu dans la Prohibition.
On crée un tabou, on est content. C'est particulièrement malencontreux quand nous avons le malheur d'avoir des musulmans chez nous, on n'a pas à entrer en concurrence d'arriération avec eux, d'une part parce que régresser vers moins de liberté serait un désastre, d'autre part, pour ceux qui aurait cette idée, parce qu'on sera toujours battu et à leur traîne avec cet esprit.

revnonausujai

@ Tomas | 26 mai 2019 à 01:03

Les "gardes mobiles" sont appelés gendarmes mobiles depuis... 1954.

1954, soit 65 ans, vous étiez déjà sénile, à l'époque ?

Tomas

Vous avez vraiment été juge ?

D'abord, j'aimerais bien avoir les noms des ces zones de non-droit où la police ne va jamais. Les généralités pour éclaircir le propos c'est bien mais il ne faut pas en abuser.

Ensuite, je m'étonne qu'un ancien magistrat donne son avis sur une affaire dont il n'est pas censé connaître les tenants et aboutissants, et qu'il propose un... concept d'"autonomie relative" pour protéger les forces de l'ordre des poursuites judiciaires.

Le citoyen, le législateur et le magistrat ne sont pas bêtes: ils savent que la police a besoin d'une certaine latitude d'action pour bien faire son travail. Mais ils savent aussi que toute structure de force doit être contrôlée pour en prévenir les excès toujours possibles.

La police française a prouvé dans un passé récent qu'elle n'était pas irréprochable. Il n'y a pas lieu de s'émouvoir qu'un CRS ou qu'un garde mobile soit menacé de sanctions pour avoir eu la main un peu trop lourde lors d'une manifestation. Sauf à souhaiter la venue d'un ordre fondé sur l'arbitraire de la force et non la primauté de la règle de droit.

Jean le Cauchois

@ Elusen 24 mai à 22:26
"Le discrédit du journal Le Monde"

Des gens comme moi (et je conviens que c'est un tort) ne parcourent parfois - et ne retiennent - que les titres en gros caractères, sans explorer les détails du contenu de l'article. Mais quand on lit tout jusqu'à la fin, on lit que monsieur Chebab, blessé "lors d'une violence policière" en France en 2000, s'est vu allouer par la CEDH... en 2019, une indemnité de 20 000 euros... pour lenteur du traitement de son dossier. Imaginez un titre du Monde "Monsieur Fernandez, Gilet jaune, blessé en 2018, devra attendre... 2037 pour toucher une indemnité fixée par la CEDH", avec, bien sûr, tous les détails pour rendre la chose possible. Et la "sob sister", dans la presse, vous avez entendu parler ?

Jean le Cauchois

@ boureau à 13:35
""Bolsonaro a décidé de supprimer l'enseignement de la philosophie dans les universités".

C'est faux ! Un peu de sérieux !"

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Merci pour votre mise au point. Je rentre à l'instant d'un voyage / d'une période "sans contact avec le blog". Le coup est parti de notre ami Patrice Charoulet, abusé de son plein gré, comme souvent hélas (car je le crois de bonne foi) et repris par Noblejoué, victime de ses croyances simplificatrices ("information intéressante cadrant avec le personnage").

J'ai fait, sur le net, "philosophie + Bolsonaro" et tous les sites, notoirement de gauche, reproduisent "Bolsonaro a décidé... de supprimer l'enseignement de la philosophie", alors que, courageusement, il continue à "conscientiser" le peuple qui l'a élu à une majorité démocratique, à réfléchir à l'amélioration concrète des conditions d'existence du peuple brésilien.

J'ai vécu et travaillé au Brésil trois ans, il y a trente ans, et je continue à m'intéresser chaque jour à ce pays en lisant sur le net "O Globo", un équivalent du Guardian. Que la gauche intellectuelle française qualifie Bolsonaro d'extrême droite, de fasciste, est normal: elle a soutenu durant ces quinze dernières années Lula, actuellement en prison pour corruption. Mais que des commentateurs de ce blog, gens cultivés (auditeurs de France Culture ??) gobent tout ce qu'ils entendent (sans être forcés d'écouter) me désole, m'amène à réagir et à vous remercier, boureau, de votre effort de conscientisation (expression très utilisée au Brésil) des commentateurs abusés... de leur France Culture, et même de leur France Inter.

fugace

@ jack | 24 mai 2019 à 19:29
"Et ils sont les premiers à pleurnicher et à demander la police lorsque leur pavillon ou leur appartement a été cambriolé."

Je viens de faire récemment l'expérience du cambriolage de mon domicile.
La police n'a rien empêché elle a "d'autres chats à fouetter" sur ses écrans.
Avertie tout de même pour déposer plainte, il nous a été répondu qu'il fallait prendre rendez-vous en ligne, en raison d'une explosion des vols et cambriolages.

Un policier est cependant passé pour vérifier la réalité de la "maison visitée". Ce sont les termes à employer désormais.
Faute d'avoir trouvé une "trace d'empreintes" aux endroits d'effraction, il est reparti dans les cinq minutes, sur les lieux suivants concernés pour les mêmes raisons. En milieu de journée, il avait une dizaine d'adresses sur sa liste.

Nos impôts ne suffisant plus semble-t-il à assurer la sécurité la plus élémentaire des habitants, il nous a été fort conseillé d'installer une alarme anti-intrusion associée à divers capteurs, dont caméra, et notre téléphone portable.

Coût mensuel 36 €. Il y a mieux mais c'est plus cher.

Et si par malheur, une intrusion se produisait à nouveau, je rentre vite fait, attrape les individus, et les livre moi-même (*) à la police !

Ou dois-je faire le 17, au risque que les policiers arrivent sur les lieux avant moi ?

(*) Il est certain que comme ma voisine surprenant ses cambrioleurs, latte de sommier (à lattes) à la main, ces derniers auront l'avantage de forcer le passage et s'enfuir sans obtempérer à la demande de laisser les sacs à dos bien remplis, sur place.

boureau

@ Noblejoué 25 mai 2019 08:40
@ Patrice Charoulet

"Bolsonaro a décidé de supprimer l'enseignement de la philosophie dans les universités".

C'est faux ! Un peu de sérieux !

Dans son tweet Bolsonaro explique

"Le ministre de l'Education nationale étudie la décentralisation de l'investissement dans les facultés de philosophie et de sociologie. Les étudiants inscrits ne seront pas affectés. L'objectif est de se concentrer dans les domaines qui génèrent une retombée immédiate pour le contribuable : vétérinaire, ingénierie, médecine."

Et dans un second tweet :

"Le rôle du gouvernement est de respecter l'argent du contribuable, d'enseigner aux jeunes à lire, à écrire, faire des comptes, puis un métier qui génère des revenus pour la personne, pour sa famille, et qui améliore la société qui les entoure".

Toutes choses normales pour un pays qui a un immense besoin d'efficacité pour bonifier la vie active de sa population.

Evidemment vu d'Europe et de la très conservatrice et poussiéreuse Société de philosophie française...

Cordialement.

JP Ledun

..."en cloche" au lieu d'à "ras du sol" »

Il faut lire "ras le bol des cloches" justiciers en chambre (de tout bord !).

Noblejoué

@ Patrice Charoulet
"Bolsonaro a décidé de supprimer l'enseignement de la philosophie dans les universités brésiliennes. (cf. le communiqué de la Société de philosophie française)"

Information intéressante, cadrant avec le personnage... Le fait que personne d'autre ne l'ait relevé est révélateur.

Il est plus facile d'inventer qu'un commentateur, moi en l’occurrence, sabote la science ou veut l'abolition de la philosophie pour le grand crime d'interroger y compris ce qu'on dit en s'appuyant sur ces disciplines, ce qui en passant, est la meilleure façon de les respecter, que de faire écho à cette nouvelle.

C'est vrai, quand on n'est pas capable de soutenir une idée ou de défendre une discipline, mieux vaut passer ses nerfs sur quelqu'un que personne ne défendra tandis que Bolsonaro est populaire auprès de certains ici, comme Poutine et d'autres joyeux compagnons... Je prévois que si je disais qu'un bâtiment est horrible, on dira que je suis contre la beauté ou l'architecture : ce serait en tout cas la suite logique du reste.
Et ce alors que j'ai défendu la beauté de mon mieux lors des débats sur Notre-Dame.

Et donc je pense que personne ne défendra la philosophie. Ce n'est, en tout cas, pas à quelqu'un d'injustement accusé comme moi de le faire.

J'ai toujours pensé que je ne lutterais pas contre une dictature... Il y a d'abord que je suis lâche. Une raison moins évidente : il est impossible qu'elle vienne par ma faute, tandis que tant d'autres font tout pour : soif d'homme providentiel, envie de guerre civile, incompréhension que nos institutions y poussent, j'en passe et des meilleures. Aux autres de nettoyer leur toilettes - les gens se servent de la politique pour exprimer le pire d'eux-mêmes, le ressentiment contre des gens qui ne leur ont rien fait, entre autre déviance face au bien ou plutôt moindre mal commun.

Comme le peuple philippin est content de se rassembler dans la chasse aux drogués, notamment ! L'Eglise le dénonce, mais voyons, dans le monde bouddhique, hindouiste, enfin, non monothéiste, on était loin de prendre la drogue au tragique, et c'est normal, avec le doute sur la réalité de ces manières de voir, persécuter sa fuite n'a rien d'évident. Bref, c'est comme dénoncer l'antisémitisme après avoir dit pis que pendre des Juifs : bon courage, les mecs. La drogue, le sexe, avant qu'on vienne s'en mêler, on avait un usage autrement civilisé de ces choses dans les aires culturelles que j'évoque.

Maintenant, zèle de convertis, les Philippins tuent et violent les drogués comme la Chine, qu'on accusait de faire trop d'enfants, donne dans la limitation des naissances autoritaire, ce que tout le monde dénonce à présent, mais jamais, comment dire ? Sans se demander si on n'y serait pas, par hasard, pour quelque chose. Et puis le communisme, et la concurrence capitaliste qu'on subit, est bien sûr, made in China.

L'irresponsabilité des gens est totale, mais le plus drôle, c'est l'invention que ceux qui regarderaient sans s'en mêler seraient responsables.
Qu'on ne la ramène pas quand on n'a pas alerté ou pas été résistant, quoi de plus décent ? Mais essayer de rendre responsables ceux qui n'ont pas empêché, et comment, en passant, le pire, ou qui ne se sont pas dressés contre lui quand ils n'y sont pour rien, donc n'ont contracté aucune dette face au monde, et surtout quand on trouve toutes les excuses possibles à ceux qui déroulent leurs abus comme d'autres le tapis rouge aux starlettes, me conforte dans mon attitude. La morale de ceux qui la sous-traitent a le merveilleux avantage de faire paraître la sienne bien supérieure, ce qu'elle est d'ailleurs. Evidemment, et c'est triste, on ne peut se perfectionner avec eux, mais il faut aussi bon voire meilleur que soi pour le faire, et pas de trompeuses lumières.

Enfin, on aura compris que je flétris d'instrumentaliser la philosophie ou n'en ayant peut-être pas la patience, casser ce qui ne vous servira pas.

Que je dis que le drogué exprime une douleur au monde, qui fait souffrir, dont on peut douter, et une soif de plaisir et d'ailleurs qui n'ont rien de bas, et a fortiori de criminel puisqu'il ne fait qu'user de soi, et qu'on ne fait que lui donner raison en le persécutant, comme d'ailleurs à tous ceux qui sauront s’abstraire sans donner prise pour autant aux concitoyens persécuteurs.

Si vraiment on interdisait la drogue au nom de la liberté ou de la rationalité, bien d'autres choses, au premier rang desquelles la religion, pourraient être, plus justement, attaquées, car la religion a largement aussi tendance à empêcher des comportements, en obliger d'autres, et au prosélytisme que la drogue au trafic.
Si l'argument est la responsabilité, avoir des enfants quand on est drogué, c'est mal, certes, mais quand on est pauvre ou à graves problèmes psychiques aussi, or la contraception est découragée par la religion. Si l'argument est la santé, des pratiques comme la transfusion sanguine sont interdites par certaines religions, des recherches médicales par d'autres... Si l'argument est que les trafiquants tiennent économiquement les drogués, dépendants qui doivent payer souvent trop pour leur budget, je signale que bien des gens, pas forcément pauvres, sont surendettés sans avoir jamais rien consommé d'illégal.

Bref, tout ce qui est discutable ne sera pas discuté, tout bon, et la drogue, donc le drogué, tout mauvais, un tout-mauvais qu'on va éradiquer, après, le monde sera purifié, avant lui c'était le paradis terrestre, et après viendra la Cité de Dieu.

Achille

Les policiers sont toujours victimes du contexte social.
Lors des attentats de 2015, leur cote de popularité était montée en flèche (sauf bien sûr dans les cités sensibles). Même Renaud, l’anar des beaux quartiers, s’était fendu d’une chanson pour les glorifier « J’ai embrassé un flic ».

Et puis les temps ont changé. Aujourd’hui Castaner est devenu le méchant qui opprime ceux qui utilisent le droit de manifester (en en contournant les règles).

Les week-ends Gilets jaunes avec leur lot d’éborgnés et d’éclopés ont quelque peu terni l’image que le peuple avait de ses forces de l’ordre.
Mais si jamais une vague d’attentats, du même type que ceux de 2015, venait à se reproduire, tous ces fameux justiciers en chambre, défenseurs des opprimés, ne manqueraient pas de rendre à nouveau hommage à ces hommes et ces femmes qui assurent notre sécurité parfois au risque de leur vie, oubliant comme par miracle leurs propos antérieurs de moralistes indignés.
Faut-il en rire ou en pleurer ? pour l'instant j'hésite.

Patrice Charoulet

VARIA

La polémique, c'est l'alcool de la la prose, ou ce n'est rien. (Léon Daudet)

Ma devise (sur mon épée d'académicienne), c'est : « Plus d'une langue ! »(Barbara Cassin, philosophe et membre de l'Académie française)

Publish or perish !

Les Modernes appellent conservateurs ceux qui essaient de limiter les dégâts. (Philippe Muray)

Le communisme est un banditisme. (Robert Marchenoir, 2019)

Emmanuel Macron a détruit le système précédent, mais il ne l'a pas remplacé. (Jérôme Jaffré, mai 2019)

Si vous voulez ressembler à Jésus-Christ, soyez martyrs, et non pas bourreaux. (Voltaire)

Il y a plus de sots que de gens d'esprits. (Musset, 1837)

Les pages « blog » de Mediapart sont une vraie poubelle. (Renaud Pasquier, 2019)

Les intellectuels de cour... (Onfray, venant de parler, en mal, de BHL, mai 2019)

L'injonction de penser par soi-même est inconsistante, contradictoire et dénuée de sens. (Paul Mathias, président du jury d'agrégation de philo, 2019)

La science naît de la curiosité. (Lionel Dauriac, 1880)

Bolsonaro a décidé de supprimer l'enseignement de la philosophie dans les universités brésiliennes. (cf. le communiqué de la Société de philosophie française)

Elusen

@ Claude Luçon | 24 mai 2019 à 12:33
« La charité commençant par soi-même...»

Vous ne savez pas ce qu’est un État, une guerre ; et maintenant la charité, un acte désintéressé.

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@ caffer | 24 mai 2019 à 12:14
«...« circonstances atténuantes » supprimées du Code pénal en 1992 »

Les circonstances atténuantes auraient été supprimées du Code pénal en 1992 ?!
Alors pourquoi y sont-elles toujours à ce jour ?!

Et il fait quoi lui, avec la grenade des CRS à Marseille, qui a provoqué le décès d’une dame de 84 ans au 4e étage de son appartement ?!
Ben, il fait pareil que la Procureur de Marseille, il indique que ce n’est pas la grenade qui a provoqué le décès, mais un arrêt cardiaque, alors que tout le monde meurt d’un arrêt cardiaque ; et discrétos, il en profite pour mettre la responsabilité sur le chirurgien qui a opéré la dame de 84 ans quand elle est arrivée aux urgences à cause du tir de grenade.
« S’il a perdu son œil, c’est de la faute des médias, de l’IGPN et des secours qui sont intervenus, pas du CRS. »

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@ Jean le Cauchois | 23 mai 2019 à 16:29
« Mais le journal Le Monde, expert en discrédit...»

Informer serait donc discréditer l’actuel gouvernement, alors que ni l’Honorable Honoraire, ni le journal Le Monde ne l’ont mis à l’actif de l’actuel gouvernement.
Le journal Le Monde a de lui-même donné la date, vous ne l'avez pas découvert tout seul.

Pierre Blanchard

@ Robert Marchenoir | 24 mai 2019 à 09:41
@ Robert Marchenoir | 24 mai 2019 à 11:47

OUH LALA...

Deux posts de Robert Marchenoir de 16 lignes en moins de 3 heures... et pas plus ??

Je m'inquiète,et ne les ai pas lus, de peur de le trouver agonisant face à un tel manque de prose ??

"Robert" souffrirait-il d'un brusque manque d'inspiration pour se contenter de si peu de lignes, c'est si habituel ??

Je m'inquiète, que fait donc SOS Médecins ??

Allez, tout va bien, ces derniers jours nous avons vu :

E. Macron "causer" sur une chaîne YouTube confidentielle,
https://zupimages.net/up/19/21/zu4a.jpg

JM Blanquer jouer les "Mickey" grandes oreilles avec un casque audio sur la tête pour re re relancer les "potentiels" électeurs LREM, LREAM, enfin "vous avez compris", par téléphone
https://zupimages.net/up/19/21/rmla.jpg

et "the must" LE "Castaner" empêcher les Lyonnais concernés de rejoindre leurs appartements avant que LUI ne soit rendu sur place...
https://zupimages.net/up/19/21/4sgz.jpg

Les ego surdimensionnés de ces gens-là, qui ne regardent pas les aiguilles de leur pendule du salon qui doit leur dire oui, qui dit non... et qui.. ne les attend pas...
https://zupimages.net/up/19/21/ziei.jpg

Car aucun d'entre eux n'en vaut la peine... la caravane LREM/LREAM passe, et les chiens aboient... ou se TAISENT.

jack

Ce billet peut être considéré comme un hommage mérité adressé aux forces de l'ordre.
Ce n'est pas une sinécure d'exercer ce métier.
Alors quand les critiques pleuvent, un soutien n'est pas superflu.
Les dénigreurs n'ont jamais affronté des casseurs, des dealers.
Et ils sont les premiers à pleurnicher et à demander la police lorsque leur pavillon ou leur appartement a été cambriolé.

Savonarole

Attentat à Lyon, il serait regrettable que Macron s'amuse à nous refaire le coup de Carpentras, 48 heures avant les élections...

Patrice Charoulet

Réserves de nourriture et d'eau ✔
Porte fermée à double tour ✔
Playlist black-metal dissuasive ✔
Panneau "barrez-vous" sur la porte ✔
Tout est prêt pour la fête des voisins.

Voilà ce qu'on peut lire sur le mur Facebook de Stéphane Rose.

Michelle D-LEROY

Le gros problème actuellement en France, c'est le deux poids deux mesures.

Récemment et avant même d'avoir été jugé, un GJ soupçonné d'avoir fait des dégradations s'est vu confisquer ses appartements.

Ce n'est pas tant le fait qui m'étonne, c'est la méthode surprenante. D'abord avant d'avoir été jugé. Ensuite, si le retour au "casseur payeur" était réactualisé et vu les saccages récents, cela pourrait être compréhensible, ce serait un juste retour sur le coût des travaux de remise en état.

Sauf que nous n'avons pas entendu dire que des Black Blocs, dont on nous ressasse qu'ils sont des gens qui travaillent, genre Monsieur Toulemonde qui se déguiserait en casseur au moment opportun pour lui de manifester sa mauvaise humeur, comme une sorte de Dr Jekyll et Mr Hyde, avait subi pareil traitement. S'ils travaillent et qu'on les arrête, pourquoi ne pas les faire payer y compris par le moyen bien simple de saisie sur salaire pour un remboursement même partiel des saccages commis.

De même on n'entend jamais dire que les jeunes qui brûlent des voitures se voient infliger pareil traitement.
Non seulement deux poids deux mesures mais on se demande qui on protège et qui sont les boucs émissaires dans ce pays et finalement à qui profitent ces orchestrations.

Patrice Charoulet

PRÊTS POUR DIMANCHE ?

34 listes donc. VGE, comme beaucoup, a dit que quatre ou cinq listes auraient suffi.
Oui, mais il y a plusieurs extrêmes gauches, plusieurs gauches, plusieurs centres, plusieurs droites et plusieurs extrêmes droites. Ce n'est pas tout, la preuve : 34 ! Ont voulu la ramener les royalistes, les féministes, les espérantistes, les jeunistes, les fédéralistes, les frexiteurs, les mahométans, les neutres, les oubliés, les jaunes qui nous ont empoisonnés six mois, les rienistes, les je ne sais quoi, les m'as-tu-vu, les dingues, les sans-un-rond-pour- se payer-des affiches et des bulletins. On est vraiment dans le n'importe quoi.

Moi, je vais voter, sans aucune hésitation, pour la liste LR. Comme j'ai voté Pompidou, Chirac, Sarkozy, RPR, UMP, LR et ce sera pareil aux élections suivantes. Je suis fidèle, et pas seulement en politique.

Claude Luçon

@ Catherine JACOB | 24 mai 2019 à 08:52

Bon, d'accord, je me suis trompé d'une unité !
A ma décharge, traditionnellement, ce sont les pompiers qu'on appelle pour passer par les fenêtres :)

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@ Robert Marchenoir | 24 mai 2019 à 11:47
*Il serait bon que les Français cessent de dire "le monde" quand ils veulent dire "la France".

Une fois n'étant pas coutume, d'accord avec vous ! Il faut rappeler à nos concitoyens, chiffres en main, que nous ne représentons que 0,9 % de la population mondiale vivant sur un territoire représentant 0,13 % de la surface de la planète Terre.
C'est vraiment très peu !
Côté ambition il est difficile de connaître le rapport entre les Français et les autres 99,1 % d'Homo sapiens ?

fugace

Il est probable si ce n’est certain que chez les policiers dont les CRS, les militaires (même en temps de vraie guerre), et autres nombreuses fonctions, tous (à 100%) ne sont pas des agneaux et demeurent en toutes circonstances blancs comme neige.

S’agissant de ce brigadier-chef CRS de 50 ans, sans connaissance précise du dossier, que peut-on vraiment en dire ?
C’est la même situation pour tous les utilisateurs de « fusil à balles non létales », dont les éborgnés ont été touchés à la tête et aux yeux.

Personne ne doit être au-dessus des lois, même si l’on sait qu’encore selon que vous serez…

Manif autorisée qui dégénère, manif non autorisée, et autres situations complexes ou non, doivent conduire à l’application de la loi, rien que la loi, même si cette dernière peut et doit être dite par le juge, pour chaque cas particulier en s’appuyant sur une loi générale.
Le juge ne doit pas être simplement « la bouche de la loi ».

Au-delà de la quantité innombrable de lois et de règles, qui fait que nombre d’entre elles ne sont plus ou pas appliquées, dont les plus élémentaires. Cette situation conduisant à la chienlit en nombre de domaines. Dont les fumeuses zones de non droit, ayant d’ailleurs tendance à s’étendre aussi sur le réseau routier. Le code de la route n’étant plus accepté de la même manière selon que les utilisateurs soient automobiliste, motard, cycliste ou même piéton.

Ainsi donc les non sanctions qui devraient suivre tout irrespect à la loi envoient un mauvais message, conduisant à penser que le risque d’être pénalisé est devenu très faible.

A commencer par le refus d’obtempérer très courant vis-à-vis des forces de l’ordre. Et pourtant, les contrôles d’identité ne se font que sur le seul jugement du policier (assermenté). Le contrôle d’identité étant effectué dans un but préventif et non répressif.

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@ Claude Luçon | 23 mai 2019 à 01:30

Bonjour Claude,

"Les gendarmes sont des militaires, les policiers devraient l'être de même."

Attention, là danger !
Les politiques le savent bien, ne l’ont pas fait et ne le feront pas de si tôt. Diviser pour régner oblige.

Qui plus est, si un putsch semble chez nous exclu aujourd’hui, qu’en sera-t-il demain ?

"Un tribunal militaire seul devrait pouvoir juger les siens !"

La justice militaire distingue le temps de guerre et le temps de paix. En temps de paix, ce sont des juridictions de droit commun spécialisées dans les affaires militaires qui sont chargées du contentieux des affaires pénales militaires. En temps de guerre, ce sont des juridictions militaires qui s'en chargent.
Comme ça, moi ça me va bien.

hameau dans les nuages

@ Zonzon | 24 mai 2019 à 10:22
"24 mai Nous fêtons Yves, apôtre de la Sainte Concision"

C'est aussi mon anniversaire. Sujet, verbe, complément d'objet.

https://www.youtube.com/watch?v=KAj7pfou5ow

Et demain c'est celui de mon quasi-frère jumeau, Bayrou (prononcer Baïrou, il y est très attentif). Aux dernières nouvelles il ne serait pas à la fête.

yves albert

Démission de Theresa May, celle qui aura fait échouer le Brexit.

Le Brexit Party aurait 37 % de votants en sa faveur.

Qu'attendons-nous pour entamer le Frexit et sauver ainsi notre peau !

Savonarole

@ Zonzon 10:22
"CALENDRIER LITURGIQUE
24 mai Nous fêtons Yves, apôtre de la Sainte Concision"

Je vais aller lui allumer un cierge à Saint-Sulpice. C'est là que Baudelaire fut baptisé, en deux vers il disait tout.
L’écervelée Âne Hidalgo a consacré tout un mur, rue Férou, juste à côté, à Arthur Rimbaud, les passants français décrochent dès les premiers vers, les Japonais photographient, les Américains s'exclament "Whaoooh", ce qui chez eux est un signe d'approbation (je parle le troglodyte comme un gars du pays).

Claude Luçon

@ Elusen | 23 mai 2019 à 13:26
"Quand on ne sait rien, ben on se tait..."

La charité commençant par soi-même, ayez un bon geste à votre égard, suivez vos conseils !

caffer

Cher Philippe,

Le police-bashing est un passe-temps pour certains, et vous avez bien raison de dénoncer cette dérive libertaire irresponsable.
Mais ce que vous dites sur la condition du policier de terrain et les circonstances particulières qu’a dû rencontrer ce policier poursuivi pour un crime, correspond aux « circonstances atténuantes » supprimées du Code pénal en 1992. Circonstances qu’en fait les juges apprécient toujours aujourd’hui avant de fixer la peine.
Et vous les exposiez sans nul doute quand vous aviez à requérir.

Pour autant les faits sont les faits, et l’acte volontaire du policier en question correspond bien à la définition du crime qui lui est reproché.
Plus généralement, il n’est pas exact d’écrire comme vous le faites que « les fonctionnaires sont toujours présumés coupables », sous le feu des médias et des politiques.
Le faible (et c’est un euphémisme) taux de poursuites contre des policiers auteurs de violences objectives, documentées par des vidéos, ne peut qu’interpeller.

A l’inverse, le fort taux d’interpellation et de poursuites contre les manifestants est caractérisé depuis le début du mouvement des G.J.
Cet état de fait a évidemment généré une surexposition médiatique des violences (légitimes ou pas) policières et entretenu chez les GJ un fort sentiment d’injustice.

Il y a quelques jours en Belgique, à Molenbeek, la diffusion d’une vidéo montrant un policier frappant gratuitement une personne (délinquant notoire par ailleurs) à terre et déjà maîtrisée par ses collègues, a été traitée correctement par le procureur du Roi.
Il a ordonné sa garde à vue immédiate, à laquelle il a été mis fin dès le lendemain, laissant à la Justice le soin d’instruire l’affaire, une fois connu le très bon dossier personnel du policier. Lequel a très probablement des « circonstances atténuantes ».
Pas de désinformation du ministre en charge, pas de détournement de l’enquête en la confiant exclusivement à une IGPN…
Et pas de hurlements de la presse.
C’est ce type de comportement que nous aimerions avoir en France.
Il permettrait de rassurer la population comme le corps des fonctionnaires de police.
Et de réduire l’inutile et injuste police-bashing.

Robert Marchenoir

@ Denis Monod-Broca | 24 mai 2019 à 07:46
"Dans nos sociétés si pacifiées, les manifestants de rue ne sont-elles pas des exutoires, des formes atténuées des rituels sacrificiels de jadis ? Peut-on imaginer une société sans ces rites violents que sont les manifestations (et leurs conséquences policières et judiciaires) ?"

Euh... oui. Il suffit de regarder en-dehors du bocal franchouille. Les "manifestations", comme vous dites, n'existent que chez nous. En tous cas à ce point.

Il serait bon que les Français cessent de dire "le monde" quand ils veulent dire "la France". Il y a des pays en dehors de la France. Il existe un monde civilisé en dehors de l'Hexagone. Les maux français sont, dans une large mesure, spécifiquement français.

J'entendais l'autre jour cet abruti de Christophe Guilluy pérorer pendant des heures sans rien dire au sujet des Gilets jaunes. Les Gilets jaunes seraient le signe d'une tendance mondiale qui, de bouleversements que.

Il a juste oublié un truc : il n'y a des Gilets jaunes qu'en France.

Par exemple, ce fameux "chômage" (dû naturellement à la mondialisation et à George Soros), il n'existe que chez nous. Mais on a beau leur mettre les chiffres sous le nez, les gens recommencent à faire tourner leur roue de hamster. A ce niveau, c'est psychiatrique.

Robert

Billet que, Monsieur Bilger, je partage totalement. J'en retiendrai ce passage quasi conclusif : "Je ne sais ce qu'il en sera de l'avenir de cette procédure mais je tenais seulement à attirer l'attention sur la facilité et l'arrogance des justiciers en chambre qui s'imaginent irréprochables dans le virtuel quand la police, elle, est confrontée à un réel parfois éprouvant, souvent dur, toujours menaçant."

En filigrane vous relevez "la facilité et l'arrogance des justiciers en chambre" que sont les juges d'instruction qui s'autorisent un tel excès d’interprétation de la loi.
Si la traduction de ce CRS devant un jury d'assises venait à se concrétiser, la Justice, non seulement se ridiculiserait, mais encore toute la hiérarchie judiciaire, à commencer par la Chambre de l'instruction de la cour d'appel, failliraient à leur rôle et l'exercice de leurs prérogatives.

L'on constate ici que l'idéologie, avec une interprétation largement plus que littérale du texte de la loi allant dans le sens de priver les forces de l'ordre de l'usage de la violence légale, prime sur toute autre considération d'ordre public.

Je rejoins ici l'analyse de Patrick EMIN | 23 mai 2019 à 15:35 qui, en peu de mots, a parfaitement résumé la situation en faisant appel au bon sens et rétablit la hiérarchie des principes et des fameuses "valeurs" républicaines. De même Michelle D-LEROY | 23 mai 2019 à 18:41 énonce un certain nombre de vérités fondamentales tels que la ressentent la majorité des citoyens et fait le constat d'une société qui, ayant supprimé tout principe d'autorité, part à vau-l'eau et finira par sombrer dans des conflit qui risquent de la conduire à la guerre civile par excès de passions et d’excès idéologiques.

Zonzon

CALENDRIER LITURGIQUE

24 mai Nous fêtons Yves, apôtre de la Sainte Concision

Robert Marchenoir

@ Yves | 23 mai 2019 à 12:39

Je dois vous reconnaître un certain talent : en cinq lignes, vous réussissez à placer trois mensonges et deux ignominies.

Quelque chose me dit que ce n'est pas la longueur de mes commentaires qui vous dérange, mais leur contenu. Evidemment, pour le réfuter, il faudrait encore que vous en soyez capable.

Alors vous préférez vous livrer à ce vice favori des socialistes de gauche comme de droite, qui consiste à faire semblant de vous offusquer qu'il y ait, ici, des interventions plus longues que d'autres. De même que l'inégalité des revenus est le douloureux problème de notre temps, de même il est scandaleux que tous les commentaires ne soient pas de la même longueur. Il y a, manifestement, atteinte à la justice sociale et blogale.

Curieusement, certains commentateurs qui font long ne sont jamais repris, sur ce point, par les hypocrites dans votre genre. Curieusement.

C'est la vie, mon ami : il y a des pauvres, il y a des riches, il y a des grands, il y a des petits, il y en a qui font long et il y en a qui n'ont rien à dire.

Vous faites partie quant à vous de cette dernière catégorie. Non seulement je ne lis pas vos commentaires, mais je serais bien en peine d'en avoir remarqué un seul.

Catherine JACOB

@ Claude Luçon | 23 mai 2019 à 01:30
"C'est une particularité de notre pays : tout le monde juge, tout le monde condamne et tout le monde sanctionne, mais tout le monde appelle le 17 au moindre bruit insolite !
A la fois tous flics et tous contre les flics !"

Peut-être, mais l'autre jour ayant constaté qu'une personne très âgée de ma connaissance, censée être chez elle, ne répondait pas à mon coup de sonnette, que la porte-fenêtre de son balcon située au RDC était ouverte et que sa voisine ne l'avait pas vue depuis la veille, j'ai appelé le 17, en donnant mes coordonnées et celle de la personne. Il m'a été répondu textuellement:
"Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ?"

J'ai alors répliqué: "Je ne peux pas me permettre d'entrer chez cette personne par la fenêtre, mais la police si, pour vérifier que tout est en ordre."

Réponse: "Appelez le 18."

Cela étant, la police française actuelle est sans doute victime du comportement qui fut celui de ses aînés ainsi que de celui de certains de ses collègues d'autres pays et les gens ont peut-être bien du mal à réaliser que la France a fait des progrès dans l'exercice du maintien de l'ordre et que les manifestants ne sont pas tous d'honnêtes manifestants et que les infiltrés ça existe qui sont difficilement détectables dans l'immédiateté de l'agression pour le policier lambda.

Denis Monod-Broca

Je vais essayer de ne pas jouer au justicier en chambre...

Dans nos sociétés si pacifiées, les manifestants de rue ne sont-elles pas des exutoires, des formes atténuées des rituels sacrificiels de jadis ? Chacun y joue tant bien que mal son rôle, alternativement bourreau et victime. C’est déraisonnable, irrationnel, injuste pour les victimes quelles qu’elles soient, mais peut-être est-ce utile, efficace, pour le maintien de la cohésion sociale, ces violences limitées permettant d’éviter des violences bien pires.

Peut-on imaginer une société sans ces rites violents que sont les manifestations (et leurs conséquences policières et judiciaires) ? Une sorte de démocratie parfaite dans laquelle nul ne se défausserait plus sur autrui ? Sans doute. Il y a encore du chemin à parcourir... Chemin qu’actuellement et depuis un bon moment, nous parcourons, il me semble, à l’envers...

S Carioca

@ Philippe Bilger
@ Patrick EMIN
"Il est assez clair qu'il ne peut pas y avoir intention de faire le mal de la part de ce policier. On peut tout au plus lui reprocher une imprudence. C'est l'inverse quand il s'agit d'un manifestant, auquel cas l'intention de faire le mal est forcément manifeste (on ne lance pas un pavé sur un policier par erreur ou parce qu'on n'a pas respecté les règles du lancement de pavé, qui évidemment n'existent pas...)"

Excellent.

Mais comment ?

Vous voulez introduire dans le débat de l'intelligence, de la compréhension des causes réelles ?

Alors que prévalent la mauvaise foi et l'aveuglement ?
Que les autoproclamés décrypteurs (de vrais journalistes suffiraient) faillent lamentablement notamment à relever les âneries, erreurs, mensonges flagrants ou effrontés, par manque de connaissance des dossiers, ou incompétence à l'interview ?

Aucune chance !

Michelle D-LEROY

Personnellement et en toute modestie, j'avoue ne pas être très au fait des mécanismes de la justice. Toutefois, en entendant cette info concernant le renvoi aux assises de ce CRS qui aurait blessé un manifestant en 2016, j'ai été très surprise. Je croyais que la juridiction des assises était réservée aux crimes, assassinats et aux suspicions d'actes les plus graves avec intention de tuer ou violer.

Dans le cas présent, lors d'une manifestation qui tourne mal (avec déjà des black blocs et des antifa ultra-violents), la hiérarchie policière donne la possibilité aux forces de l'ordre d'utiliser des moyens pour disperser les manifestants avec notamment des balles ou des grenades de désencerclement, comment après, envoyer aux assises un des CRS qui s'en serait servi, non pas pour blesser ou tuer mais pour protéger bâtiments, manifestants pacifiques et forces de l'ordre. Ce qui relève du travail me semble-t-il des services d'ordre, pour assurer l’ordre public.

Merci à P. Bilger de nous avoir éclairés par ce billet me rassurant sur ma première réaction d'étonnement.
D'autant qu'avec les manifestations des GJ qui ont mal tourné ces derniers six mois, des cas semblables se sont multipliés et des policiers déjà épuisés physiquement et nerveusement risquent bien de se retrouver dans la même situation.

Des gouvernements qui ne peuvent ni assurer l’ordre lors de manifestations qui dégénèrent ou dans les banlieues difficiles, ni faire respecter la loi lorsque les citoyens bousculent celle-ci avec morgue, donnent le sentiment qu’ils ne maîtrisent plus rien et que pour donner le change de la fermeté ils s’attaquent par le biais de la Justice à ceux qui tentent par leur courage d’affronter les plus violents. La pagaille et le désordre s’installent durablement dans une forme d’anarchie qui en dit long sur notre société déboussolée.

Jean le Cauchois

"Un brigadier-chef CRS de 50 ans fait l'objet d'un renvoi devant la cour d'assises pour violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente. Sa victime, un manifestant contre la loi Travail du 15 septembre 2016..." (PB)

C'est bien : pour jeter le discrédit sur l'exécutif actuel, on remonte à moins trois ans, du temps de l'exécutif Hollande-Valls-Cazeneuve. Mais le journal Le Monde, expert en discrédit, fait mieux et publie aujourd'hui sur le Net, avec un titre "La France condamnée par la CEDH pour « enquête lacunaire » sur une affaire de violences policières".

On croit être dans l'actualité et on lit le texte : "La CEDH a conclu jeudi à la violation de l’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme. L’enquête, sur des faits datant de 2000, n’a été ni « rapide » ni « effective »."

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/05/23/la-france-condamnee-par-la-cedh-pour-enquete-lacunaire-sur-une-affaire-de-violences-policieres_5466082_3224.html

L'octogénaire Lionel-de-l'île-de-Ré va-t-il venir sur TF1 ce soir à 20 heures ?

Patrick EMIN

Il est assez clair qu'il ne peut pas y avoir intention de faire le mal de la part de ce policier. On peut tout au plus lui reprocher une imprudence. C'est l'inverse quand il s'agit d'un manifestant, auquel cas l'intention de faire le mal est forcément manifeste (on ne lance pas un pavé sur un policier par erreur ou parce qu'on n'a pas respecté les règles du lancement de pavé, qui évidemment n'existent pas...)

Elusen

@ Claude Luçon | 23 mai 2019 à 01:30
« …qu'on le veuille ou non, une manifestation est une agression contre l'Etat quand elle tourne à la violence. »

Ben moi, je ne le veux pas !
Ça en bouche un coin hein ?!
Une agression contre l’État, vous ne sauriez même pas capable de le définir, car à l’évidence, vous ne savez même pas ce qu’est un État.

▬ « Il faut utiliser le vrai qualificatif : guerre ! »

Ni l’Honorable Honoraire, ni aucun intervenant n’a accès au dossier, mais ils ont tous un avis dessus !

Carrément, la source de l’Honorable Honoraire, c’est le site du type dont la Justice enquête sur ses problèmes de mœurs.

Quand on ne sait rien, ben on se tait...

Je retourne à ma lecture bien plus marrante et qui elle au moins sert à quelque chose !

Yves

@ Robert Marchenoir

Vous prenez visiblement un grand plaisir à écrire.

Taper plus d'un mètre de texte, en plusieurs fois, pour accompagner le seul billet de Philippe Bilger du 21 mai, en est la démonstration encombrante.

Pourquoi, si un jour vous souhaitez être lu, n'essayeriez-vous pas la concision ?

Michel Deluré

La conclusion de Claude Luçon (23/05 01:30), « A la fois tous flics et tous contre les flics », complète fort bien l'analyse de notre hôte et j'y adhère totalement.

Bien sûr qu'il y a parfois des bavures, mais comment pourrait-il en être autrement lorsque l'on se réfère aux circonstances dans lesquelles celles-ci interviennent ? Cela ne les excuse peut-être pas, mais permet tout de même de mieux les comprendre.

Quand par exemple après des mois de harcèlements on constate le nombre relativement faible de ces bavures, on est même en droit de s'en étonner et de n'en admirer que plus le professionnalisme, la maîtrise, de ces policiers qui ont l'immense mérite d'exécuter une mission qui est parmi les plus ingrates.

------------------------------------------------------

@ sylvain 23/05 08:25

Auriez-vous par malheur été vous aussi « éborgné » pour ne voir apparemment des victimes que dans un seul camp ?
Les vilains policiers, voire pompiers, agressés, molestés, blessés par des jets de pavés ou autres projectiles de gentils et dociles manifestants, cela vous a-t-il échappé ?

vamonos

J'espère de tout coeur que cette procédure va s'éteindre et qu'elle ne durera pas aussi longtemps que celle intentée à deux policiers qui voulurent contrôler des mineurs la nuit dans les rue d'une banlieue. Les mineurs étaient entrés en infraction dans un transformateur électrique, ils en sont morts. Sur fond d'émeutes, la famille et la Justice s'étaient acharnés pendant des années. Après de multiples jugements et recours, les deux policiers furent relaxés. Tout ça pour ça, much ado about nothing.

Dans une société normale, les deux représentants de l'ordre seraient glorifiés et en aucun cas inquiétés pour des faits intervenus pendant l'exercice de leurs fonctions lors d'une émeute.

Mais la France n'est plus une société normale depuis longtemps. Pour rappel Salah Abdeslam est toujours en attente de jugement et muré dans le silence. Dans une société normale, il aurait été fusillé depuis longtemps.

Dans mon fauteuil

Bonjour Philippe Bilger,

J’ai de temps en temps lu dans les contributions de vos lecteurs une proposition qui résume tout en matière de police et de maintien de l’ordre.
Que tous ces justiciers en chambre, toutes ces bonnes âmes si promptes à condamner nos policiers, nos gendarmes se mettent en situation.
Et c’est très simple: qu’ils endossent le temps d’une manifestation l’uniforme des force de l’ordre.
Inutile de les forcer à porter une arme non létale. Juste une simple matraque. Juste pour faire « vrai ».
Et plaçons ceux-ci en première ligne, aux côtés des forces de l’ordre. Là où pleuvent les pavés, les cocktails Molotov, les coups.

Que feront ces bonnes âmes, ces justiciers en chambre ? C’est évident. Ils subiront sans broncher des agressions finalement légitimes. Ils comprendront les colères de ces manifestants même s’ils l’expriment un peu violemment.
Distribuons des uniformes et qu’ils accompagnent nos forces de l’ordre au sein des cités.
Nul doute qu’ils auront une conduite exemplaire.

Qu’adviendra-t-il à votre avis ?

sylvain

" ...notre pays serait à feu et à sang..."
Rédigé par : Patrice Charoulet | 23 mai 2019 à 07:20

Le pays est à feu et à sang depuis Macron Castaner et ses brutes sanguinaires en uniformes : manifestants mutilés handicapés éborgnés, le sang a coulé dans les rues, celui des manifestants !

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

Je souscris à vos réflexions de la première à la dernière phrase.
Me permettrez-vous d'ajouter que, du fond de mon obscurité, moi qui suis hostile aux manifestations de rue, je soutiens chaque jour et depuis toujours, les policiers et les gendarmes, et que sans eux, notre pays serait à feu et à sang.

Claude Luçon

Dans ce genre d'environnement des quartiers perdus ou de manifestations, quand la violence est la règle pour pas dire la loi, il semblerait normal que similitude soit faite avec un champ de bataille en guerre.
La loi civile n'étant plus respectée, qu'on le veuille ou non une manifestation est une agression contre l'Etat quand elle tourne à la violence.

Il faut utiliser le vrai qualificatif : guerre ! Pas manif !
Qui lance le premier pavé initie le conflit, comme le premier obus déclenche une guerre, à partir de là il doit être possible de comparer les policiers aux soldats et d'appliquer les règles propres aux conflits.
Il semble anormal qu'un tribunal civil juge de telles situations !
Les gendarmes sont des militaires, les policiers devraient l'être de même.
Un tribunal militaire seul devrait pouvoir juger les siens !
Nous faisons confiance à nos militaires pour nous protéger, faisons-leur confiance pour sanctionner les leurs !
La cour d'assises ne devrait pas avoir le pouvoir de juger un policier dans l'exercice de ses fonctions.

Ou alors que les juges restent cohérents avec eux-mêmes et recréent la scène du délit dans les mêmes conditions de violences qu'a vécues celui qu'ils accusent, en insistant pour que la presse soit aussi présente, comme ils le font pour les crimes crapuleux ! L'Etat fournissant les pavés, les barres de fer et les cocktails Molotov gratuitement pour ces reconstitutions ! Mais, dans ce cas, il est probable que la Cour restera assise dans son Tribunal et passera le problème aux politiciens qui se décideront peut-être à comprendre que les policiers, comme les militaires, sont d'abord des hommes plus courageux que les autres et qu'il est de leur devoir de les protéger de ce genre de jugement en leur donnant un statut particulier.

C'est une particularité de notre pays : tout le monde juge, tout le monde condamne et tout le monde sanctionne, mais tout le monde appelle le 17 au moindre bruit insolite !
A la fois tous flics et tous contre les flics !

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