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31 mai 2019

Commentaires

Robert

@ Exilé | 01 juin 2019 à 10:29

J'ai tout particulièrement apprécié la qualité de votre réponse à Mary Preud'homme, notamment en ce qui concerne l'exercice des responsabilités par nos dirigeants politiques.

Déjà, avant la Seconde Guerre mondiale, nos dirigeants de droite comme de gauche se sont couchés, n'ont pas pris leurs responsabilités face aux avancées systématiques de Hitler. Au lieu de prendre l'initiative d'une guerre préventive, nos dirigeants se sont alors constamment alignés sur les choix malheureux de la Grande-Bretagne qui n'ont été que de soumission en soumission jusqu'à accepter l'impossible, notamment l'abandon et le dépeçage de la Tchécoslovaquie en 1938, pour aboutir à l'attaque de la Pologne par l'Allemagne qui a contraint à déclarer la guerre à l'Allemagne. Trahison de la Tchécoslovaquie qui a conduit l'URSS à conclure un pacte avec Hitler allant jusqu'au partage de la Pologne...

Actuellement, aucun, je dis bien aucun de nos dirigeants n'a de convictions : tout leur discours n'est que d'apparence, de pure communication, car aucun ne veut exercer de responsabilité personnelle en s'engageant dans des politiques, quelles qu'elles soient, y compris industrielle.
Sur ce dernier point, il n'est pas inutile de lire cet excellent article de Jean-Charles Hourcade: "1000 emplois supprimés par General Electric: l’histoire d’un piège américain et d’une trahison française" sur le site du Figaro (http://www.lefigaro.fr/vox/politique/1000-emplois-supprimes-par-general-electric-l-histoire-d-un-piege-americain-et-d-une-trahison-francaise-20190528?redirect_premium&fbclid=IwAR208b1YqiCHqx0bC_ogKNRkLh5jmf9Z_1V5359sSpg7YibVIOwiqBSmL4o).

Quant au refus des politiques d'assumer leurs responsabilités, il est fort instructif de lire ce billet de "Descartes", intitulé "Européennes 2019 : L’avenir est à ceux qui ne se lèvent pas" sur son site (http://descartes-blog.fr/2019/05/27/europeennes-2019-lavenir-est-a-ceux-qui-ne-se-levent-pas/).
Il écrit notamment : "Or, l’exercice de la souveraineté implique effort et responsabilité dans le temps long. Celui qui exerce un pouvoir souverain ne peut se cacher derrière quelqu’un d’autre pour couvrir ses fautes. Et cela fait peur à nos politiques. Eh oui, nos politiques ont la trouille. La trouille de devoir vraiment gouverner, la trouille d’avoir à prendre des vraies décisions et des responsabilités qui vont avec. C’est pourquoi d’ailleurs ils ont organisé leur propre impuissance, transférant des pouvoirs à Bruxelles, à des autorités administratives indépendantes, aux juges, à toutes sortes de comités et commissions. Chaque décision fait aujourd’hui l’objet de dizaines de consultations d’organismes de toute sorte, appelés à donner un avis qui n’a aucun intérêt mais qui permet à l’autorité de diluer les responsabilités.
Imaginez-vous : si demain on récupérait les instruments de souveraineté, nos politiques ne pourraient plus se contenter de discuter de la couleur du papier peint et de réunir des « conférences citoyennes » pour ne rien faire. Il faudrait définir et mettre en œuvre une politique monétaire, une politique commerciale, une politique industrielle, une politique budgétaire. Une idée devenue inimaginable pour les jeunes politiques d’aujourd’hui. Il n’y a que les vieux pour se souvenir qu’il fut un temps où la France avait un ministère de l’industrie qui faisait une politique industrielle, un ministère des finances qui faisait la politique monétaire et budgétaire. Aujourd’hui, le ministère de l’industrie a disparu et le ministère des finances soumet son budget à Bruxelles pour approbation. A la rigueur, on pourrait se contenter d’un ministère de la transposition, qui se contenterait de prendre les directives européennes et les transcrire dans le droit interne. Et cela conviendrait parfaitement à nos politiques, qui détestent prendre des responsabilités. Mieux vaut laisser quelqu’un là-haut à Bruxelles nous dire ce qu’il faut faire et prendre le blâme si les choses tournent mal. Ces gens-là veulent une France à leur dimension : ce sont des nains, et ils veulent une France naine. Je dirai même plus : ce sont des nains qui ne peuvent imaginer que la France puisse être autre chose."

Cette analyse se suffit à elle-même et elle est frappée au coin du réel de ce que nous observons, si nous refusons les œillères bien entendu...

Un dernier point : la sphère médiatique nous inonde avec la référence à "nos valeurs". Le problème c'est beaucoup moins le respect de valeurs (sociales ou sociétales, voire morales pour ne pas dire moralisantes) que celui du respect des principes qui fondent tout système politique, notamment la République, tout comme le Droit est lui-même fondé sur des principes, ou la science elle-même. Les principes sont un corpus intangible ; les valeurs sont des idées qui varient avec le temps et n'ont de validité que relative. Mais cela cadre parfaitement avec le relativisme ambiant, y compris pour refuser de voir l'avancée rampante de l'islamisation de la France.

Sur ce point un ouvrage collectif fort instructif vient de paraître aux éditions l'Artilleur : "Histoire de l'islamisation française 1979-2019". Il montre la couardise de notre personnel politique de droite comme de gauche qui est allé d'abandon en abandon. Mais ce n'est pas le sujet du billet de notre hôte.

Giuseppe

"Si elle a un peu d'orgueil, elle ne se laissera pas humilier ainsi de toutes les manières. Et, d'abord, elle ne se quittera pas elle-même." (PB)

La politique est un monde merveilleux, même battu chacun y voit son bonheur :

https://i.goopics.net/x3rkW.png

Les zarcillos sont très beaux.

semtob

Cher Philippe,

Cela crache de partout, de Bali à la Sicile !

Nous ne prenons plus conscience que d'effondrement mineur alors que dans dix ans, cent ans, l'Etna que nous avons eu le bonheur de gravir glissera d'un seul bloc dans la Méditerranée et provoquera un tsunami gigantesque tout autour du bassin.

Le nombre de méduses s'est multiplié par quatre ces dix dernières années et le cerveau archaïque de l'humain s'est développé dans les profondeurs hadales, là où la lumière ne parvient jamais et exploré à ce jour que par trois personnes.

Alors, l'effondrement momentané d'un parti ne doit pas sidérer les responsables politiques.
Tout effondrement apporte un terreau fertile aux idées et prépare les esprits au réveil de la conscience.

Sur les photos que vous présentez, un seul homme a l'air d'avoir la science infuse mais l'autosatisfaction ignore ses propres failles et le rapproche d'un effondrement brutal et certain. Le visage de l'orgueil n'évitera pas les inévitables écueils.
françoise et karell Semtob

Robert Marchenoir

@ Patrice Charoulet | 01 juin 2019 à 10:37

Je comprends mieux, désormais... Vous nous citez la charte de modération du Figaro comme exemple, alors que c'est la plus belle illustration de ce qu'il ne faut pas faire. C'est la preuve que la liberté d'expression n'a pas droit de cité au Figaro.

Pour commencer, la preuve est dans le pudding. J'ai commenté un temps sur Le Figaro, j'ai arrêté lorsque j'ai pu faire un bilan chiffré : près de 50 % de mes commentaires étaient censurés. De préférence, ceux qui étaient les plus argumentés et les plus construits. Les commentaires paresseux d'une ligne passent sans problème. Je ne suis pas le seul à avoir constaté ce biais. Si vous critiquez la ligne du journal en passant pour un neuneu sans cervelle, ce n'est pas un problème. Si vous la critiquez de façon solide et convaincante, alors vous devenez menaçant.

Sérieusement, vous ne voyez pas le problème lorsqu'un journal annonce : "[Est proscrite] toute contribution dénigrant Le Figaro, ses modérateurs, ses journalistes et ses dirigeants" ? Le Figaro est le seul site médiatique sur lequel j'ai trouvé une interdiction aussi scandaleuse -- et inutile de dire que je n'en ai jamais trouvée de semblable sur les médias britanniques ou américains.

Quand on écrivait une lettre au courrier des lecteurs en mettant un timbre dessus, c'était, par définition, pour critiquer ("dénigrer") ce qu'y avait écrit un journaliste.

Dans cette règle nouveau genre, on distingue parfaitement l'incroyable arrogance des journalistes français : eux ils savent, les lecteurs sont des abrutis tout juste bons à acheter le journal et à se taire. Ou à faire du clic inoffensif sur les pages du site pour faire grimper les statistiques publicitaires.

Vous n'avez pas l'air de vous être rendu compte que sont interdits les propos "nuisibles". 100 % des commentaires sont susceptibles de tomber sous le coup de cette interdiction. Tout propos est susceptible de nuire à quelqu'un. Le propre de la liberté d'expression est de permettre la formulation d'opinions, ou la présentation de faits, susceptibles de nuire aux intérêts de quelqu'un d'autre. Écrire que l'on n'admet que des commentaires élogieux ou inoffensifs, c'est reconnaître qu'on revendique de censurer arbitrairement n'importe quoi, c'est affirmer bien haut son refus de la liberté d'expression.

Sont également interdits les propos "contraires à l'ordre public". C'est le genre de dispositions qu'on trouve dans toutes les dictatures. N'importe quoi peut être supprimé à ce titre.

Signalons l'extraordinaire hypocrisie de ce passage :

"Si l’équipe de modération ne parvient pas rapidement à vérifier une information ou à trouver une source crédible, elle retirera le commentaire afin d’éviter d’induire en erreur les lecteurs. C’est la raison pour laquelle les citations de textes religieux sont refusés: il est trop compliqué pour l’équipe de modération de les vérifier."

"On choisit : 'C’est d’ailleurs la une du New York Times, ce matin !' "

"On refuse : 'Car tous en parlant de nous racontent quel accès nous avons eu auprès de vous, et comment vous vous êtes convertis des idoles au Dieu vivant et vrai, pour le servir -- Lettre de St Paul aux Thessaloniciens' "

Mais bien sûr... L'équipe de modération, payée au lance-pierres, "vérifie les informations" contenues dans chaque commentaire, et s'efforce de "trouver une source crédible". On y croit. Prends-nous pour des imbéciles, tiens !

Le mensonge s'aggrave et s'amplifie, lorsque ces somptueux papelards nous annoncent que les citations de textes religieux sont refusées, car il serait trop compliqué de les vérifier.

S'il y a une chose qui est simple à vérifier, c'est précisément les citations de textes religieux. Ils sont à la fois accessibles gratuitement sur Internet, et minutieusement répertoriés verset par verset.

L'hypocrisie des mensonges imbriqués les uns dans les autres éclate, lorsque ces fieffés tripoteurs osent donner, comme exemple de commentaire non autorisé, une citation de la Lettre de Saint Paul aux Thessaloniciens.

Bien entendu, l'objectif de ce monument d'hypocrisie est d'interdire, non pas les citations de la Bible, mais celles du Coran, qui montreraient sans contestation possible, après une vérification des sources dérisoirement aisée, que l'islam, contrairement aux fadaises politiquement correctes, est une religion de conquête, d'oppression et de haine, sanguinaire, meurtrière et génocidaire.

Aux dernières nouvelles, la modération du Figaro était sous-traitée à une entreprise qui fait suer le burnous en Tunisie. Ce sont donc des musulmans qui trouvent trop compliqué, dans leur infini scrupule que nous connaissons bien, de "vérifier des textes religieux"...

Non seulement cette charte est pourrie, mais en plus, elle n'est pas appliquée dans ce qu'elle pourrait avoir de bien. J'arrête là, il y aurait tant à en dire... Heureusement que Le Figaro est un journal de "droite" ! Qu'est-ce que ce serait s'il était de gauche...

boureau

@ Philippe Dubois 01 juin 2019 18:32

Tout à fait d'accord avec votre point de vue.

Il manque un alinéa à vos propositions : avec qui s'allier ?

LREM est maintenant l'équivalent de l'UDF: la droite bourgeoise et notable.

La seule alliance possible, au-delà des cris d'orfraie, c'est l'alliance avec le RN pour retrouver le gaullisme populaire. Dans certaines conditions. C'est d'ailleurs, selon tous les sondages réalisés depuis des années, ce que souhaite la majorité des adhérents du LR.

Sans cette alliance, LR est définitivement mort. Lassée, une partie de ce qui reste ira se fondre dans LREM et l'autre dans RN. Voila ce qu'auront gagné les anti-RN primaires : ils auront la responsabilité du décès de leur propre parti.

Il ne suffit pas de lancer des idées, ce que la plupart des intervenants de ce blog oublient ce sont les électeurs ! Sans électeurs, les meilleures idées sont bonnes pour la poubelles.

Si cela pouvait faire réfléchir quelques-uns !

Cordialement.

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@ Paul Duret 01 juin 2019

A ce jour, le problème pour LR, ce n'est pas le programme économique du RN. Sa survie dépend d'électeurs qu'il n'a plus. Le seul endroit où les trouver est au RN.

Au LR et à ses dirigeants de construire un deal économique avec le RN. Le raccourci est brutal, mais LR doit le faire.

Sans ce courage, vous pouvez faire votre deuil du LR.

Cordialement.

Elusen

@ Giuseppe | 01 juin 2019 à 14:04

Waouh, le retour du voisin imaginaire et de la licorne qui parlent à votre place, c’est maman qui va être contente.

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@ Kiss-Kiss nonos
« Attention, de la cause animale à la zoophilie...»

Et pourtant, vous l’aimez votre nonos.

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@ Philippe Dubois | 01 juin 2019 à 18:15
« Entre les européennes de 2014 et celles de 2019, le FN progresse en nombre de voix : 4,7 millions de voix en 2014, et 5,3 millions en 2019, soit un gain de 600 000 voix. »

Très mauvaise analyse, car aux élections européennes les immigrés, dit communautaires, ont le droit de vote.

2014 inscrits : 46 544 712
2019 inscrits : 47 345 328

Eh oui, c’est toujours au prorata des inscrits et des immigrés communautaires (de l’Union européenne), sans compter qu’entre 2014 et 2019, il y a une augmentation de la population d’au moins 1,2 million de personnes en France.

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@ Gavroche 01/06/19 12:02
« Un émigré maghrébin ou noir ou roumain car le Français politicien de souche...»

Depuis quand 'émigré' est une nationalité ?
Depuis quand 'maghrébin' est une nationalité ?
Depuis quand 'noir' est une nationalité ?
Depuis quand 'politicien' est une souche ?

Philippe Dubois

Bonjour Monsieur Bilger

Quel avenir pour LR ?
Déjà, que s'est-il passé ce 26 mai ?

La bourgeoisie d'argent loden-Barbour a décidé de sauver Macron en abandonnant Bellamy en rase campagne. Elle a ainsi évité à Macron la vraie raclée qui aurait installé un rapport de forces gros de possibles (inspiré du tweet de Régis de Castelnau).
En effet, si vous enlevez 4 points à Macron pour les rendre à Bellamy, le score de LREM frôle les 18 %.

Alors, cette véritable trahison est masquée par de fausses raisons, du style
- FXB était trop catho
- La liste reprenait les thèmes honnis du FN
- Le programme était trop eurosceptique
- Etc.

En réalité, cette bourgeoisie du fric a voté pour le parti de l'ordre, celui qui réprime violemment les Gilets jaunes, parce qu'elle a eu peur pour ses petites économies et son patrimoine.
Cette bourgeoisie qui préfère son portefeuille à l'intérêt national, qui se croit gagnante de la mondialisation, mais qui pleurera quand elle sera remplacée par des Pakistanais ou des Indiens dans les jobs qu'elle occupe maintenant, ou, pour les retraités aisés, quand ils finiront de se faire réellement essorer pour entretenir toute la caste de parasites d'en haut et d'en bas.

Regardons maintenant les autres partis.

Entre les européennes de 2014 et celles de 2019, le FN:

– progresse en nombre de voix : 4,7 millions de voix en 2014, et 5,3 millions en 2019, soit un gain de 600 000 voix.
– régresse en % des suffrages exprimés - 2 % environ.
Ce qui veut dire que le FN reste incapable de mobiliser au-delà de son noyau dur d’électeurs, malgré des circonstances qui lui étaient encore une fois on ne peut plus favorables.

L’augmentation de la participation a donc d’abord profité aux autres listes, essentiellement EELV et Macron.

Macron bénéficie de la véritable trahison des électeurs naturels de Bellamy sinon il serait à 18 %.

EELV a bénéficié d'une propagande inouïe sur tous les médias, où l'on vous bassine à longueur de journée sur le réchauffement climatique, Greta Thunberg, les ados en grève pour le climat, etc. avec forces louanges.
Comme Jadot a une bonne tête et qu'il semble moins sectaire qu'Eva Joly, ça a fonctionné.

Chez LR, y’a du boulot :

1.- Virer tous ceux qui
– ont mené la France dans le mur depuis 45 ans (quand on voit Raffarin qui ose encore ramener sa fraise)
– ont trahi leurs électeurs en s’aplatissant devant les oukases de la gauche morale

2. - Exposer clairement les causes du déclin de la France
- l'aplatissement devant toutes les idéologies portées par la haine de la civilisation européenne et de ses fondements par toute une coterie de nuisibles qui ont plateau ouvert dans tous les médias
– une politique migratoire devenue folle, avec ses conséquences quant au communautarisme, la violence quotidienne, l’insécurité, la dégringolade du niveau scolaire, les déficits liés à l’entretien de ces assistés (un mineur isolé de 27 ans coûte 60 000 euros par an à la collectivité, département essentiellement)
– un Etat obèse lié à l’énorme machine redistributrice destinée à entretenir tous ceux qui ne vivent que de l’assistanat (voir en particulier le point précédent) et qu’il faut bien entretenir aussi avec les conséquences sur la pression fiscale, le niveau des charges et cotisations, etc.
– un Etat paralysant, qui veut régenter le moindre détail de la vie des Français, qui se mêle de tout et qui dissuade n’importe quel entrepreneur

3. – Proposer les mesures nécessaires, qui ne pourront en aucun cas être des machins consensuels, recevant l’approbation de l’Immonde et de l’Aberration.

4. – Trouver un groupe de personnes capables de porter ces mesures, de les défendre contre vents et marées et reconnues comme dignes de confiance par les citoyens.

Si ce parti ne se met pas sérieusement à faire de la vraie politique, il restera écrasé entre LREM et le FN, LREM et FN dont le programme économique étatiste et socialisant est juste le contraire de ce dont la France a besoin.
Et au préalable, décider enfin à quel électorat ils veulent s’adresser, c'est-à-dire au peuple français.

GLW

@ Deviro | 01 juin 2019 à 16:06
"Ce maire a très envie d'être réélu aux municipales, point barre !"

Alors, si ce maire a très envie d'être réélu, qu'il le soit parce qu'il a un bon bilan et qu'il a bien travaillé pour le bien-être de ses administrés mais pas en se basant sur ce méprisable calcul d'un résultat d'élection nationale qui n'a rien de commun avec un résultat d'élection purement locale.

Savonarole

@ Patrice Charoulet | 01 juin 2019 à 10:37

42 annuités à l'Education nationale ont fait de vous un parfait Beria et comme de bien entendu, vous votez à droite.
Continuez à nous faire rire.

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@ Lucile | 01 juin 2019 à 11:34

Oh, purée, je n'y avais pas pensé ! C'est génial ! Vous êtes une visionnaire ! Et après, on fera des crêpes Suzette pour fêter ça.

Paul Duret

@ boureau

Avez-vous une idée du programme économique du RN ?
Il n'y en a pas.
Que veulent-ils faire avec l'Europe ? Il y a encore quelques mois, c'était l'abandon de l'euro. Ils ont un peu évolué mais leur programme consiste quand même à se désengager de l'UE.
Tous les politiciens sont menteurs mais ceux du RN ont vraiment la palme.
Comment voulez-vous qu'un électeur un peu sensé puisse penser que ça irait mieux avec le RN ?
Ce parti a un rôle, canaliser les mécontentements, un peu comme le PCF il y a cinquante ans. C'est déjà bien mais on ne peut pas lui en demander plus, comme gouverner, par exemple.

Gb

”Le champ qui demeure pour une démarche conservatrice cohérente est étendu.” (PB)

Certes, mais dans l’énumération des valeurs à réinvestir pour que la droite redevienne ce parti idéal que vous appelez, il en manque une, fondamentale, qui est l’ouverture au monde rendant nécessaire un renforcement de l’Europe.
Une illustration de cet oubli qui n’est pas que le vôtre est le spectacle affligeant offert par les dirigeants des Républicains qui, au sortir d’élections européennes désastreuses, se lancent dans une bataille de chiffonniers sur des thèmes typiquement franco-français et enjeux délimités aux rouages du parti...

Comment accorder quelque confiance à un parti dont les composantes sont dans l’affrontement permanent, arc-boutées sur leurs positions, qu’elles soient valeurs, territoires ou pouvoir ?
De plus, quelle surprise, on nous annonce une nouvelle formation s’inscrivant au milieu des décombres. Au secours !

Quant à l'alliance des droites, elle n’est plus un tabou depuis des lustres. Existerait-elle dans les faits qu’elle signerait la mort définitive du grand parti historique auquel ont adhéré plusieurs générations. Une partie minoritaire rejoindrait la PME lepéniste devenue maréchaliste (après Marine, ce sera Marion) tandis que la majeure partie verrait une meilleure alternative en rejoignant leurs ex-collègues chez LREM dont la vision d’une Europe forte dans un monde aux échanges globalisés est plus proche de la leur que celle prônée par le mouvement aux accents populistes d’une nation-refuge, frêle esquif sur la mer démontée des tensions intercontinentales.

Deviro

@ GLW | 01 juin 2019 à 09:47
"http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/le-maire-de-quimper-ludovic-jolivet-quitte-lr-et-rejoint-la-droite-pro-macron-20190531
Mais qui donc pourrait encore voter pour ces girouettes opportunistes ?"

Le maire de Quimper (LR) vient donc de rejoindre LREM.
Elle est étrange, votre question, au vu du résultat des européennes à Quimper :
Liste LREM : 27,25 %
Liste LR : 6,72 %
Mais de quoi parlez-vous ? de morale ou de politique ?
Ce maire a très envie d'être réélu aux municipales, point barre !

Giuseppe

@ Elusen | 31 mai 2019 à 14:15

Et un imbécile qui restera toujours un petit bétonnier qui tourne, tourne, tourne… Dans le tambour… Pas le tambour l'instrument, on ne sait jamais les imbéciles, ils ne pointent jamais plus loin que leur nez, et Cyrano de Bergerac sur un lien pour Elusen (loin de Gasby le magnifique) pourrait sans doute retrouver le nom d'une cuvée et le cépage, jusqu'à la nature du sol… Et de creuser avec son nez, pour trouver de l'eau bénite, sacré champion !

Mon voisin souligne par-dessus mon épaule depuis le soc de sa charrue "imbécile un jour, imbécile toujours !". Il est gentil garçon comme moi je le suis, mais comme il le souligne un imbécile a la foi, celle de l'ignare, pour qui tout est argent comptant, la logique il n'en a point, il pompe, pompe, pompe...

Indécrottable Elusen, pas encore dans le lisier mais n'a toujours pas trouvé la bonne formule, l'intelligence est ce qui manque le moins, pourtant brave Elusen est le zéro et l'infini, je m'épargne le soin de mettre le lien, il n'épargne pas sa hargne, un imbécile est vissé sur son socle, et coulé les pieds dans un bloc de béton croyant que c'était de la chantilly… Il tourne toujours, pas encore sur orbite mais cela ne saurait tarder et si tous les imbéciles avaient des ailes il serait chef d'escadrille.

Mais quelle est donc cette frustration qui vous anime jeune petit bétonnier, je ne puis que vous conseiller… Au fait il y a bien longtemps que j'aurais dû vous dire que vous ne vous méritez pas, l'imbécillité gratuite vous laissera toujours au fond du puits.

Je me suis amusé à vous répondre, vous n'en valez pas la peine, et avec mon voisin nous ne pouvons que vous conseiller de passer votre chemin, une poignée de pistaches serait trop généreuse pour rémunérer votre agressivité de mauvaise herbe, et l'imbécillité pousse chez vous au même rythme que les cheveux.

"Hé petit, il empire, c'est vrai qu'il est bête… Et dire que j'avais un espoir qu'il s'en sorte…"

Jabiru

Mon entier soutien aux policiers et gendarmes qui depuis six mois sont confrontés aux manifestants et casseurs avec le risque d'être mis en cause en cas de bavure. Il est à espérer que la justice ne se trompe pas de cible et reste la plus indépendante possible quelle que soit la déclaration du Procureur de Paris.

stephane

@ Deviro

C’est vrai et cela en fait donc un héritier naturel de Laurent Wauquiez.
Wauquiez est ce qu’il est mais il n’a pas changé le temps d’une élection.
Ce lynchage lâchage ne donne pas confiance en cette droite qui l’avait élu président pour faire le sale boulot.
Je n’apprécie pas particulièrement Wauquiez, mais encore moins ceux qui le lâchent le temps d’une élection.
Certains ont oublié le retour de Chirac fin 1994 et la renaissance de Sarkozy.
Je salue la loyauté de Morano, certes élue, mais cette droite ne donne vraiment pas confiance et un ménage serait salutaire.

Gavroche

Qui pourrait relever l'honneur perdu des politiciens français ?
Un émigré maghrébin ou noir ou roumain car le Français politicien de souche n'est plus qu'un pleutre. D'ailleurs, c'est ce qui se passera bientôt.

@ Claude Luçon | 31 mai 2019 à 14:59

Vous nous faites une belle leçon de morale et vous avez raison, quelle bande de cloches que nos gouvernants.

Exilé

@ Michel Deluré
"Ceux qui composent cette famille doivent d'abord se retrouver, se rassembler derrière les valeurs qui sont leur dénominateur commun..."

Mais quelles sont au juste ces prétendues valeurs de la « droite », dont M. Juppé nous rebattait par exemple les oreilles sans nous avoir expliqué précisément lesquelles ?

« Entre RN et LREM, il y a, me semble-t-il, un espace à occuper. »

Oui, le marécage centriste mais il est déjà occupé...

Au lieu de se lancer dans une errance électoraliste sur des terres déjà habitées par une faune crypto-socialisante, LR ferait mieux de se recentrer sur les valeurs véritables défendues par M.Bellamy et de les développer pour être digne d'être appelé un parti de droite.

Lucile

Il faut tout de même reconnaître que le parti LR est dans une position infernale, coincé entre Macron qui occupe tout le centre et ratisse très large, et le RN autre mastodonte électoral.

Je ne vois que deux solutions.
1) la solution miterrandienne : reconquérir le pouvoir au prix d'une alliance avec l'ex-FN, et là c'est gagné, la droite retrouve son socle populaire, mais quid de la question européenne (quoique MLP ait bifurqué là-dessus) ? Et à quel prix pour son image ? Car le RN sent encore le soufre. Seule une très forte personnalité avec une autorité naturelle indiscutable et le dos particulièrement large peut réussir l'opération sans s'y perdre. Même ainsi la victoire risque d'être momentanée. Le RN a-t-il d'ailleurs intérêt à entrer dans une coalition qui lui donne accès au pouvoir ? Rien n'est moins certain. Sauf à engloutir LR dans la transaction.

2) Se résoudre à être un petit parti, mais cultiver l'excellence, la différence (surtout se démarquer) et la compétence sur le terrain, qui consiste à connaître la France dans ses moindres recoins, et à la respecter telle qu'elle existe et qu'elle a envie d'être. Avec FXB, les LR ont cultivé l'excellence. Il leur reste à intégrer les deux autres paramètres, ce qui leur permettra d'élargir le créneau en intégrant un projet économique nettement moins étatiste. C'est à dessein que je n'emploie pas le mot "libéralisme" qui est piégé, et alarmiste pour la plupart des électeurs. Il s'agit de faire respirer une économie mixte c'est-à-dire régulée et où une part de redistribution existe encore, mais sans gaspillage, et d'où soit extirpé tout ce qui est nuisible à la production. C'est une question de dosage avec l'avantage pour le moins de carcans possibles, mais en contrepartie l'accent mis sur une libéralisation "vertueuse".

FXB nous a donné un avant-goût de ce que pourrait être l'excellence, il faut passer maintenant à la différence et à l'efficience.

Mais s'il ne s'agit que de donner une image pour se faire élire, ça ne tiendra pas. La vraie question est de savoir à quoi pense la droite, et ce qu'elle veut pour le pays, à part gagner les élections.

Elusen

@ Kss-Kss nonos | 01 juin 2019 à 07:27
« …les fakes destinés à salir les individus et nous aurons des sites et blogs de gens mentalement équilibrés, compétents et professionnels sur tous les sujets. »

Haaaaa ! Ha, ha, ha ! Haaaaa...
À ce stade-là, que reste-t-il de vous ? Un type avec un entonnoir sur la tête, entouré d’aluminium pour ne pas que le gentil docteur lise dans ses pensées : si tu déploies tes ailes, tu pourras peut-être t’envoler.

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@ Catherine JACOB | 01 juin 2019 à 09:23
« Je ne comprends pas ...»

Ça c’est sûr, si ce n’est pas un truc inutile en japonais ou mandarin, vous ne comprenez plus rien, mais fallait suivre avant qu’un propos ne soit supprimé, celui de Gavroche.

Patrice Charoulet

Je communique ce qui suit, qui ne me semble pas dénué d'intérêt :

"Charte de modération des commentaires

Vous êtes nombreux à apporter vos commentaires sur le Figaro.fr et nous sommes heureux de partager avec vous cet espace de discussion et de réaction. Voici les critères de sélection appliqués par nos modérateurs pour garantir le bon déroulement de ces échanges :

Les commentaires sont polis, écrits avec un certain soin (orthographe, typographie, abus de majuscules). Le savoir-vivre est nécessaire: insultes, dénigrement, comparaisons rabaissantes, etc. sont proscrits. Évidemment, les commentaires respectent la loi. Les points les plus sensibles sont l’insulte et le dénigrement, la diffamation et la discrimination ou le racisme. Autres textes proscrits: les incitations à la discrimination, la haine ou la violence. Les commentaires à caractère pornographique, sexiste, homophobe ou révisionniste et contraires à l’ordre public. Attention aux propos nuisibles, menaçants, constitutifs de harcèlement, vulgaires, menaçants pour la vie privée d’autrui, haineux. Il en va de même pour toute contribution dénigrant Le Figaro, ses modérateurs, ses journalistes et ses dirigeants.
On choisit: «Un commentaire bien rédigé est toujours agréable à lire.»
On refuse: «LE KOM ki né pa LISIBLE»
Donner une idée, c’est bien, mais souvent insuffisant. Argumenter, c’est mieux. Il s’agit de dépasser le jugement hâtif, surtout s’il est négatif ou agressif, et le prosélytisme. Étoffez votre propos!
On choisit: «L’image de femme à poigne d’Angela Merkel et sa popularité en font la candidate idéale pour ce poste.»
On refuse: «Vive Angela Merkel !»
Un argument = un commentaire. Lorsqu’un argument est déjà apporté par un commentateur, les autres intervenants le développent plutôt que de publier exactement le même texte. La redite nuit aux échanges.
On choisit: «Cet internaute a raison. J’ajouterais que les cheminots bénéficient d’un traitement complètement injustifié pour leurs retraites… Disons ce qui est : ce sont des privilégiés.»
On refuse: «Ces cheminots ne sont que des privilégiés.» « Oui, des privilégiés ! » «D’accord avec vous, supprimons leurs privilèges. » « Oui, on en a marre de leurs avantages ! »
Proposer des liens ou d’autres sources est intéressant. Le commentaire qui accompagne le lien ou la citation doit être étayé pour résumer son contenu et le mettre en perspective avec le débat présent. Les liens vers des sites personnels sont acceptés, après vérification de notre équipe de modération. Les liens postés à des fins commerciales, hors sujet, seront supprimés.
On choisit: «C’est exactement ce que j’écrivais sur mon blog il y a cinq ans… http:/ /www .monblogpersonnelamoi.wordpress.com La politique, c’est cyclique.»
On refuse: «http://www .chaise-de-jardin-pas-chere.com»
Si l’équipe de modération ne parvient pas rapidement à vérifier une information ou à trouver une source crédible, elle retirera le commentaire afin d’éviter d’induire en erreur les lecteurs. C’est la raison pour laquelle les citations de textes religieux sont refusés: il est trop compliqué pour l’équipe de modération de les vérifier.
On choisit: «C’est d’ailleurs la une du New York Times, ce matin !»
On refuse: «Car tous en parlant de nous racontent quel accès nous avons eu auprès de vous, et comment vous vous êtes convertis des idoles au Dieu vivant et vrai, pour le servir» - lettre de St Paul aux Thessaloniciens
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On choisit: «Je vis en Corse.»
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boureau

@ finch 31 mai 2019 15:32
"A mon sens, il st impossible d'envisager la fusion du vote populiste et du vote gaulliste."

Tout faux finch !

Les électeurs gaullistes (enfin, ceux qui se disent gaullistes) sont les mêmes que ceux du RN. A très peu de choses près.

"Chirac a toujours détesté le FN".

Savez-vous ce que c'est qu'un jeu de rôle ? Chirac, le plus mauvais président de la Ve République ! Et pourtant il y a concurrence.
Avez-vous jamais lu le programme de Chirac/Juppé en son temps ? c'est quasiment celui du RN !

Vous devriez arrêter ce vocabulaire qui date : "canalisation insalubre, fascisme, relent, alliance malsaine, contre-nature, imbécillité politique putride, promesse de lapidation"...

Vous sentez-vous, vous-même, bien "propre" à employer ce vocabulaire vis-à-vis de plusieurs millions d'électeurs français qui, sans doute, vous valent bien ?

Cordialement.

Exilé

@ Mary Preud'homme
« A l'inverse de ce que vous proclamez, il me semble que c'est parce que la droite (LR) a tenté de revenir à quelques-uns de ses fondamentaux, en se choisissant comme tête de liste un monsieur "clean", qu'elle a perdu des voix. Elle n'a donc nullement démérité dans ce combat pour l'honneur, bien au contraire. »

Chère Mary, vous savez très bien que la ligne définie par F.-X. Bellamy a été suivie à contrecœur par la majorité des représentants de son propre parti, qui ne se sont pas gênés dès le soir des élections pour tirer à boulets rouges sur les principes qu'elle défendait.

Donc, si M.Bellamy a fait une campagne honorable, nous ne pouvons pas affirmer qu'il représente à lui seul la droite dans son ensemble, qui elle est toujours engluée dans son progressisme matérialiste calqué sur celui de la gauche et repris par LREM.
Tous ces gens qui n'ont que le mot « valeurs » à la bouche ne défendent en fait que des anti-valeurs et il suffit de constater la facilité avec laquelle plusieurs élus de cette droite-là passent du côté de LREM pour comprendre la nature réelle de l'ancrage idéologique de ce parti.

J'ai sous les yeux sa profession de foi électorale de M. Bellamy: « Refonder l'Europe, rétablir la France ».
Bien entendu, ce type de document ne peut être que synthétique, mais d'après ce qui peut en ressortir dans les grandes lignes, il est un des seuls à avoir abordé la grave question de l'immigration et je comprends que l'on ait pu voter pour cette liste plutôt que pour une autre se proposant également de défendre la France, mais moins impliquée par ailleurs de manière formelle dans la défense de la vie.

Nous sommes donc confrontés à un choix difficile à faire entre ce que Max Weber a appelé « l'éthique de responsabilité et l'éthique de conviction ».

http://www.politique-autrement.org/Max-WEBER-L-ethique-de-responsabilite-et-l-ethique-de-conviction

En ce qui concerne la défense des seules valeurs authentiques, il était possible pour toute personne ayant des convictions de voter pour M. Bellamy.

Mais le monde étant ce qu'il est et l'art de la politique consistant en principe à assumer des responsabilités dans l'action, cela implique aussi, sans renier ses convictions, de devoir tenir compte d'autres éléments pratiques dont l'ignorance risque d'aboutir avec les meilleures intentions du monde à des résultats catastrophiques.
Par exemple, à quoi servirait-il d'axer uniquement son approche politique sur la défense théorique de valeurs authentiques si d'un autre côté rien n'est fait pour anticiper et contrer les menaces de plus en plus précises portant sur la survie de la civilisation qui les porte ?

Pour résumer, l'épisode Bellamy risque de n'être qu'une parenthèse dans l'histoire de la droite et tout porte à croire que l'axe de la refondation (?) vue par les caciques de cette mouvance abandonnera cette ligne et sera en pratique plutôt orienté vers un infâme gloubi-boulga à base de sordides calculs électoralistes ne visant qu'à sauver des sièges et sans ambition plus noble.
Donc, pourquoi devrions-nous voter pour ces gens-là capables de trahir aussi bien leurs électeurs que leur pays ?

GLW

LR...
Ce parti me fait penser à ces entreprises en liquidation judiciaire pour gestion bancale.
Plan social et reclassement avant Pôle emploi.
Certains n'ont pas attendu, les premiers arrivés seront les premiers servis.

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/le-maire-de-quimper-ludovic-jolivet-quitte-lr-et-rejoint-la-droite-pro-macron-20190531

Mais qui donc pourrait encore voter pour ces girouettes opportunistes ?
Orgueil ou moment de honte (qui ne dure jamais longtemps) ?

Michel Deluré

Ceux qui se réjouissaient de la disparition du clivage droite/gauche, oubliant par là-même qu'en démocratie il existe toujours une opposition entre deux ou plusieurs camps quelle que soit leur appellation, constatent aujourd'hui que le chantre du nouveau monde a finalement institutionnalisé un nouveau clivage LREM/RN qui s'est substitué au précédent et dont la finalité n'est autre que de servir ses propres intérêts électoraux.

Cannibalisée comme l'a été la gauche, le parti LR s'est recroquevillé sur un espace réduit sur lequel il a cru, et ce fut là son erreur, qu'il lui suffirait de cultiver des idées proches de celles du RN pour reconquérir le terrain perdu.
La lutte pour reconquérir ces parcelles était perdue d'avance puisque ceux qui les occupaient y défendaient leurs idées bien mieux que ne savait le faire LR.

Agissant ainsi, le parti LR a négligé en revanche toutes les terres, pourtant aussi proches de lui, se situant sur sa gauche, laissant orphelins une large frange d'électeurs qui ne se retrouvaient plus dans les valeurs de ce que Patrice Charoulet nomme leur famille et qui se sont alors éparpillés entre « macronisme », écologisme, abstentionnisme.

LR ne doit ni céder au fatalisme ni seulement faire preuve d'orgueil. Ceux qui composent cette famille doivent d'abord se retrouver, se rassembler derrière les valeurs qui sont leur dénominateur commun et qui sont plus fortes que ce qui les sépare, et bâtir sur ces bases un projet réaliste qui ne se réduise pas aux seuls enjeux identitaires et sociétaux qui sont l'apanage du RN.
Entre RN et LREM, il y a, me semble-t-il, un espace à occuper.

Catherine JACOB

@ Elusen | 01 juin 2019 à 01:41

Je ne comprends pas bien le rapport à la thématique du billet du jour.

@ Tipaza | 31 mai 2019 à 23:08
"Alors la recomposition de la droite et de la gauche n'est que l'écume des vagues du tsunami qui arrive."

Ce n'est pas faux.

@ Paul Duret | 31 mai 2019 à 18:53
"Si LR veut survivre, il doit attendre son heure en espérant que Macron se scratche ou ne puisse plus se représenter."

Je pense que Macron a une équipe de repêchage scratchée sous le coude en cas de perte de vitesse dans les sondages, ça s'appelle des dossiers, comme par ex. celui qui (lui ?) a permis (à Hollande ?) de sortir le Penelopegate dans le bon timing au mépris de la présomption d'innocence et grâce à une action accélérée du parquet.

La liste Loiseau c'est 3 millions de voix de moins que le candidat Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle en 2017.
Avec 5 281 736 voix, l'ancien Front national obtient 569 275 électeurs de plus qu'en 2014 du fait d'une participation plus large des électeurs.

LR en 4e position à 8,5 % avec certes 2 millions de moins qu'en 2014 et une tête de liste peu connue bien qu'ayant fait la couverture du Figaro Magazine ainsi que d'apparence un peu trop sage, c'est, en tout cas, toujours mieux que FI 6,3 % et EES 6,2 % et les 19,80 % cumulés du reste.

La meilleure façon de survivre en France pour LR, c'est de faire exister la France dans le PPE, que cela se sache et soit bien mis en avant ainsi que, sans aller jusqu'à engager Cristina Cordula, de retravailler le look Bellamy dans le goût de l'époque en sorte qu'il soit un peu plus magnifaïk...!

Mary Preud'homme

"Sinon, cette droite affaiblie ne peut servir que de supplétif au deuxième tour des présidentielles pour nous préserver de l'extrême droite. Le vote utile, en quelque sorte."
(Rédigé par : jack | 31 mai 2019 à 19:28)

Grossière erreur d'analyse ou perte de sens... Comme si la droite classique fière de ses valeurs et désormais entrée en résistance avec ses 8 % de fidèles, pouvait imaginer un jour se rallier à ce pouvoir fantoche et mortifère aux tentacules empoisonnées.
Quel cauchemar ce serait et la descente aux enfers certaine pour notre pays !
Surtout ne pas se tromper d'adversaire, le seul qu'il faut combattre à présent en priorité parce qu'il dénature et corrompt tout ce qu'il touche, c'est LREM.

Aliocha

Le mensonge pour se faire élire, et le consensus pour gouverner, il est donc naturel que le centre finisse par s'imposer, droite et gauche n'ont d'autre solution désormais que l'accession au réel et la sincérité.
C'est pas gagné.

Paul Duret

@ Claude Luçon

J'aime bien votre analyse. Toutes les institutions volent en éclat. On est à l'heure de l'individualisme. Et comme dans la pub du CIC, on peut être un astronaute jardinier.

Jabiru

Où sont passés les chapeaux à plumes gaullistes de l'UMP et du RPR ?
Silence radio, ils se font rares !

sylvain kss kss

"Interdisons Facebook, Twitter, Youtube et une bonne partie de la violence diminuera."
Rédigé par : Elusen | 01 juin 2019 à 01:41

MDR ! Interdisons ces Elusen Gaspary qui propagent la haine, les provocs, les insultes et les injures gratuites, les calomnies, les amalgames, les caricatures, les fakes destinés à salir les individus et nous aurons des sites et blogs de gens mentalement équilibrés, compétents et professionnels sur tous les sujets.

Achille

« La droite a-t-elle encore un peu d'orgueil ? »

De l’orgueil, la droite en a à revendre. C’est la fierté qui lui fait défaut.
Il suffit de voir les luttes intestines dans le parti, la plus consternante étant celle qui a opposé Fillon et Copé pour la présidence de l’UMP, mais aussi les multiples affaires politico-financières qui ont émaillé les mandats de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy.
Et aujourd’hui, les alliances pour faire tomber Laurent Wauquiez se mettent en place. Il est vrai que ce dernier a fait preuve d’un manque de vision politique assez sidérant, qui explique la déconvenue de LR aux élections européennes.
Mais LW a son club d’admirateurs qui lui apportent leur soutien indéfectible.

Comment va se passer la grande lessive interne de LR ?
Nous n’allons pas tarder à le savoir. Déjà de vieux chevaux de retour se manifestent, à commencer par J-F Copé qui ne veut pas rater le plaisir de participer à la curie.
Gérard Larcher veut entamer la reconstruction de la droite, court-circuitant ostensiblement la président de LR.
Xavier Bertrand qui a quitté LR pourrait bien faire son retour dans sa version new look et Valérie Pécresse qui ne supporte plus Wauquiez sera de la partie.

Mais pour cela il faut faire vite car déjà s’annonce la campagne pour les communales et les principaux intéressés sont sur les rangs.
Pire, certains maires LR commencent à quitter le navire pour rejoindre LREM. Pas par orgueil bien sûr, mais pour des raisons bien plus terre à terre… la place est bonne !

Elusen

Quelqu’un avait employé le mot de salopard pour désigner deux présidents de la République, ne pas partager les opinions, les orientations de deux types ne fait pas d’eux ce que le mot usité affirme ; alors que là, nous avons un vrai salopard, au bon Royaume d’Espagne.

Un youtubeur, professionnel, qui gagne sa vie de cette manière, a empoisonné un sans domicile fixe et s’est filmé le faisant, pour endormir sa vigilance, avant de lui donner les gâteaux empoisonnés, il lui a donné 20 €. La victime a été prise de vomissements.
La vidéo a été visionnée plus de 1,2 million de fois.
Kan-Hua Ren, qui se fait appeler ReSet, a été condamné à 15 mois de prison et 20 000 € d’amende.

Voilà les justifications qu’il a données :

  • Je suis peut-être allé un peu loin, mais voyez le côté positif, ça l'aidera à se laver les dents, je ne crois pas qu'il se soit beaucoup lavé les dents depuis qu'il est devenu pauvre.

  • Si je l'avais fait avec une personne normale, personne ne dirait rien, mais comme c'est un clochard les gens se plaignent.
  • Je fais des choses pour faire le show, les gens aiment ce qui est morbide.

Pour rappel, aux USA pendant les années 2000, des youtubeurs donnaient de l’argent à des sans domicile fixe pour qu’ils se battent jusqu’à se faire saigner et ils diffusaient les vidéos qui avaient un franc succès.

Tout comme un groupe de jeunes riches, toujours aux USA, fifis à leurs papas, qui s’amusaient à se filmer dans leur pickup ultra chic avec des auto-mitrailleurs dans des quartiers pauvres, qu’ils pointaient sur des gens qui attendaient le bus, les gens paniquaient, se jetaient à terre, ou partaient en courant, Alphabet Inc maison mère de Google et Youtube n’a toujours pas retiré les vidéos.

Selon l'AFP, ce vendredi, les comptes de Kan-Hua Ren n'ont toujours pas été supprimés par Alpahbet Inc (Youtube).

L’Europe et Internet, c’est aussi ça !
Interdisons Facebook, Twitter, Youtube et une bonne partie de la violence diminuera.

Deviro

@ stephane | 31 mai 2019 à 14:00
"Quel recours à droite ? Charoulet ?"

Allons, allons, vous déraillez !
Vous aviez déjà écrit (21 mai 2019) que Charoulet, c'était "la Stasi de ce blog", c'est très violent !
Et je vous avais rétorqué que c'était le plus pacifique des hommes, car il venait de terminer la petite
cathédrale gothique de Dieppe : 3 608 allumettes, 812 cure-dents d'occase et 23 tubes de super-glu.
Mais voyons, il a peut-être un CAPES, ou une collection de 300 Dicos, et il a voté pour un agrégé (FXB), dont le patron est un agrégé (LW) et il adore la police.
Que voulez-vous de plus ?
Soyez magnanime. Vous êtes agrégé de quoi, vous ?

Elusen

@ Michelle D-LEROY | 31 mai 2019 à 19:34
« Marine Le Pen parlait de l'UMPS...»

Et le fait que des UMP, PS, France Insoumise et des communistes rejoignent le F-Haine (RN), alors vous en pensez quoi ?!

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@ Kss Kss nonos 31 mai 2019 à 14:23
« S’ils courent après ça veut dire qu’ils sont derrière nos arrières...»

Comme tous les chiens, vous avez la truffe dans le rectum des autres et quand vous remuez la queue ce sont des enfants qui trinquent.

Tipaza

J'avoue être très perplexe sur l'avenir.

Pour le présent, tout est clair Macron a gagné dans la mesure où il n'a pas perdu ou de si peu, les élections, et son pouvoir est renforcé, au moins institutionnellement.
Il le montre en accélérant certaines de ses réformes et en jouant les faiseurs de roi à Bruxelles.

Les élections ont montré que la droite est morte comme l'était la gauche, ce qui ne surprendra personne d'un peu avisé, puisque la droite n'était qu'une gauche déguisée.
L'agonie a été un peu plus lente voilà tout. Des deux côtés, il n'y avait plus qu'un objectif, conserver le peu de pouvoir qui pouvait être conservé.

Les grandes manoeuvres pour les municipales ont commencé avec ce que cela implique de magouilles, de lâcheté et de trahison, si on peut parler de trahison pour des gens qui n'ont pas de convictions, pas d'idées et encore moins d'idéologie.

Souverainisme, nationalisme, libéralisme, mondialisme, tous ces concepts se télescopent à droite encore plus qu'à gauche.

Le problème de la recomposition de la droite comme de la gauche me semble insoluble avec les éléments actuels et la solution ne peut venir de l'intérieur des partis, mais d'un ou plusieurs éléments extérieurs qui obligeront à repenser la politique et la société.

Cette réflexion est absente et le sera encore longtemps car tout est fait pour l'en empêcher par l'oligarchie en place.
La grande peur des bien-pensants, qui a toujours existé, est orientée par cette oligarchie vers la catastrophe climatique qu'on nous annonce dans un millénarisme angoissant.

Je constate tout de même que le mouvement des Gilets jaunes, avec tous ses excès et tout ce qu'on peut lui reprocher, a eu le mérite de réveiller la vieille lutte des classes que je pensais, avec d'autres, disparue des écrans radars de politique.

Évidemment ce n'est pas la lutte des classes telle que la décrivait Marx, mais tous les ingrédients sont présents pour une confrontation entre ceux qui subissent les événements, que j'appelle les pauvres en pouvoir de décision, et ceux qui les ordonnent c'est-à-dire les riches en décision.

L'oligarchie mondialiste tient le pouvoir et le tiendra encore quelque temps, du moins tant que les bourgeois de la classe moyenne supérieure croiront qu'ils sont bénéficiaires de la mondialisation et surtout tant qu'ils croiront qu'ils ont la capacité de décisions économiques mondialisées.

On en revient aux fondamentaux marxistes, c'est l'économie qui décidera de l'instant où l'explosion sociale, la vraie, celle qui bousculera les institutions, se manifestera.

Peu importe la cosmétique évolution des institutions promise par Macron, comme peu compteront les largesses qu'il a distribuées pour gagner du temps, il lui faudra bien affronter la nouvelle lutte des classes qui sera aussi violente que la précédente, celle qui donna naissance au néfaste et mortifère communisme.
C'est un mouvement qui prend naissance lentement mais sûrement dans toute l'Europe comme le montre la poussée de ceux qu'on appelle populistes, l'équivalent des anciens socialistes et communistes du début du XXe siècle.

À ce paramètre économique se superposera la poussée islamiste qui sera probablement l'élément déclencheur de la nouvelle révolution issue de la nouvelle lutte des classes.

Macron est immigrationniste et en même temps il accorde bien peu d'intérêt aux banlieues qui regroupent ces immigrés, il y a dans ce désintérêt un élément de déstabilisation future.

Une économie chancelante bridée par un délire écologique et une immigration exacerbée, les deux éléments extérieurs qui rendent l'avenir imprévisible, comme il est normal.

Alors la recomposition de la droite et de la gauche n'est que l'écume des vagues du tsunami qui arrive.

provencal

Excellent billet qui traduit l’embarras de son rédacteur. Je me demande si les choses ne sont pas plus simples: exaspérés par Macron, les électeurs de droite ont poussé le bouchon un peu plus loin en votant RN. Bien sûr au détriment de LR.
Puis il y avait ceux qui étaient perplexes et ont voté écolo, pour voir.
LREM est arrivée en seconde position, ce n'est donc pas une victoire. Sauf que les médias ont entonné avec un ensemble confondant un chant de victoire à la gloire de Macron qui avait coulé la droite.

L'embarras est là, d'un côté des résultats, de l'autre la complainte médiatique. Je remarque d'ailleurs que la même presse dans l'affaire de l'explosion dans la rue à Lyon, a repris le terme "attaque" employé par Macron, au lieu de ATTENTAT qui était le terme juste. Attendons de voir jusqu'où le plafond de verre est susceptible d'aller.

duvent

"La droite a-t-elle encore un peu d'orgueil ?"

Je l'ignore, mais que vient faire l'orgueil ici ?
L'orgueil, si mes souvenirs sont bons, n'est pas une qualité, et il me semble qu'en ce domaine précisément il n'en manque pas...

Droite, gauche, centre, cela n'a plus aucun sens, même giratoire...

En politique, il faut faire rêver, gober et avaler de grandes chimères, d'énormes illusions, de fabuleux mirages, et cela doit commencer par le grand chambardement, oui, il faut se remettre en question, abandonner les vieilleries, et cela commence par le nom du parti !

Je propose Tangente, Dans le Mil, Fouchtri-fouchtra, Les Restes, URR (Ultima ratio regum) et Nec plus ultra.

Je suis pour Nec plus ultra, avant j'étais Fouchtri-fouchtra, mais j'en suis revenue...

Puis, une fois l'essentiel du travail fait, il faut communiquer.

Prenons NPU, et tâchons de le vendre à des gens qui n'ont besoin de rien et à d'autres qui manquent de tout... C'est délicat mais pas impossible du tout !

En effet, il faut choisir, et bien choisir, les colporteurs, les voyageurs de commerce, les clairons, ils doivent être souples et inflexibles, engagés mais pas trop, disponibles mais inaccessibles, rigolards mais graves, superficiels mais profonds, corruptibles mais contempteurs de richesses, vulgaires mais altiers, et enfin normaux mais pas trop, enfin le moins possible (sans que cela ne soit visible, bien entendu...).

Lorsqu'on aura formé la fine équipe, le NPA choisira longuement son symbole, et ses couleurs, bleu c'est bien, bleu roi et bleu de Prusse c'est beau, et le symbole sera un toton, j'aime, j'adore les toupies, pas vous ?

Les adhésions seront prises en direct live, ici même, profitez-en, ce n'est pas tous les jours que l'on peut choisir l'AVENIR ! Alors, courage ! Espérons...

NB : On m'annonce par message volant (c'est Fiat Justitia mon pigeon voyageur) une adhésion toutes les secondes, j'ai du mal à y croire...

Tomas

L'orgueil ne servira à rien à la droite. Il lui faudrait surtout un programme attractif pour les électeurs. Or la droite aujourd'hui ça se résume à Sens commun et moins de fonctionnaires, ce qui n'est pas très attractif pour l'électorat. Contrairement à ce que voudrait croire Valeurs actuelles, la droite ne gagne pas la bataille des idées, mais continue de la perdre: de même que les nobles et les bourgeois avant, ce sont les classes moyennes gagnantes de la mondialisation des villes qui imposeront progressivement leur ethos social au peuple, pas les notaires vendéens en préretraite.

Ou alors, un leader à la Sarkozy, mais il fait défaut. Wauquiez a échoué. Bellamy, je ne sais pas qui c'est, c'est dire. Retailleau ? Oui si le RN veut devenir le RPF. Bertrand ? un de Robien, la classe en moins. Copé lui ne fait de la politique que pour faire plaisir à sa maman dictatoriale paraît-il, et ça se voit, il n'aime pas s'embêter avec les électeurs sur les marchés. Et puis Bygmalion, Takieddine et la piscine, tout ça: il faut peut-être tirer les conclusions de l'affaire Fillon et cesser cette proximité avec les milieux d'affaires qui condamne la droite à ne pas être courageuse (Fillon face au patronat en décembre 2017 creusait déjà sa tombe) et certainement pas populaire (la droite ne peut pas prétendre bien s'occuper des pauvres puisqu'elle veut réduire les impôts et les services publics, donc la solidarité nationale).

Ou bien, effectivement et compte tenu que des convergences sont de plus en plus nettes entre la droite et le RN, une fusion et ça marchera, même si la lutte pour la place de chef pourrait être de nature à remettre le PS à l'Elysée dans les cinq ans. Mais si la droite en est réduite à se résumer à cette crispation identitaire et à cette obsession pour l'immigration pour revenir aux affaires, il n'en sortira pas grand-chose de bon...

Robert Marchenoir

Ce serait bien que la droite classique se ressaisisse, mais encore faudrait-il que ce soit sur une ligne claire.

Le tabou de l'immigration est tombé. On a le droit désormais d'en discuter. Même l'islam n'est plus exclu des sujets abordables en bonne compagnie. Tout le monde voit bien que la tendance, à droite, est vers plus "d'intolérance" envers l'une et l'autre -- même si la distance entre les intentions et les actes peut être considérable.

Il est temps, maintenant, de s'attaquer au dernier tabou restant, qui est celui du libéralisme. La droite classique est-elle pour, ou contre ? Ça ne peut pas être les deux. Il va falloir choisir.

Une partie significative de la population (que je ne me risquerais pas à chiffrer) souhaite de façon claire et déterminée une libéralisation du pays. Ces gens-là existent, ils ont contribué à faire élire Macron.

Depuis plusieurs années, quelques rares sondages, de loin en loin, montrent à rebours de toute attente, que l'opinion des Français est en train de changer à cet égard.

Il existe des sondages montrant qu'une majorité des Français sont opposés au système fonctionnarial, jadis tabou parmi les tabous. Il en existe d'autres montrant que la haine traditionnelle des entreprises n'est plus aussi forte qu'elle a pu l'être. Les réponses varient, bien sûr, selon la nature des questions et le moment où elles sont posées.

De même qu'il a été nécessaire de "dédiaboliser" le débat sur l'immigration, de convaincre la population qu'il s'agissait d'une question politique non seulement légitime, mais fondamentale, de même il faut maintenant dédiaboliser le débat sur le libéralisme.

Veut-on plus, ou moins de libéralisme ? Ni d'un côté, ni de l'autre, on ne peut faire comme si la réponse allait de soi. Pas plus qu'on ne peut faire semblant de croire qu'il est possible d'obtenir les deux à la fois.

La première prise de conscience nécessaire est le caractère anormal du système politique et économique en vigueur en France, à cet égard. Nous sommes infiniment plus étatistes que la quasi-totalité des pays comparables.

La question qui s'impose ensuite est de savoir si cet étatisme extrême doit être accentué, ou diminué.

Aucune question de personne ne saurait prendre le pas sur cette décision simple (Les Républicains doivent-ils être confiés à un chef aux oreilles décollées, ce qui est de bon augure si l'on considère le succès électoral de Barack Obama ? à un homme aux cheveux gris, parce que ça va bien avec les costumes bleu marine ?).

A titre indicatif, je rappelle qu'un parti de droite anti-immigration et anti-libéral, on a déjà : c'est le Rassemblement national ; et la jeune Marion, auxquels beaucoup aimeraient confier la succession, est exactement sur la même ligne.

Un parti centriste pro-immigration et recueillant par défaut les voix libérales, on a déjà : c'est La République en marche. Emmanuel Macron ayant nettement rétropédalé sur la question à l'issue des Gilets jaunes, les libéraux vont être rapidement déçus de leur champion.

Faut-il vous faire un dessin ?

genau

Humblement, je n'ai rien compris à ce billet si ce n'est qu'à court d'à peu-près et de possibilités sous nuage de probabilité, encore que, dans le doute, il vaut mieux penser que le pire n'est pas toujours certain mais qu'une défaillance intellectuelle pourrait contraindre l'avenir à ressembler à un passé composé qui s'efface derrière des décisions graves que personne n'envisage de prendre avant d'avoir fait le tour de la question.

Depuis longtemps, j'ai constaté que la droite menait une politique de gauche, ne se privant pas de sabrer les citoyens sans égard pour leurs aspirations, aujourd'hui évanouies dans la pénombre d'un régime, sans doute agréable, mais aux yeux un peu cernés.
Alors, le billet est dans doute excellent, c'est le sujet qui m'échappe, complètement.

Il y a tout de même un personnage que je souhaiterais ne jamais revoir: Copé que je revois passant sans serrer la main de Marion Maréchal, regardant droit devant lui, se forgeant une tête de consul romain pour bien montrer que cette péronnelle était en dehors de son monde. Crétin de la droite la plus crétine qui parle de valeurs à l'emporte-pièce mais n'a pas d'estime pour ses adversaires. Sale bête.

Michelle D-LEROY

Peu de choses à ajouter à ce billet très complet.

Marine Le Pen parlait de l'UMPS pour signifier que LR et le PS c’était bonnet blanc et blanc bonnet, on peut dire aujourd'hui, en voyant les personnalités de gauche (récemment Ségolène Royal, ce matin Claude Goasguen) partir vers LaREM, qu'elle avait vu juste. LaREM, le parti d'Emmanuel Macron, tantôt à droite, tantôt à gauche selon les circonstances, serait donc l’UMPS.

Au-delà de l'humour, ces ralliements pour les postes et la carrière personnelle sont écoeurants. Et, comme le rappelle très justement M. Bilger, qui des leaders de LR a soutenu efficacement et avec énergie ce jeune et brillant candidat, François-Xavier Bellamy ? Tous ceux de LR qui au soir du 26 mai venaient critiquer Laurent Wauquiez et pleurer sur leur parti en ruine ont été inaudibles pendant la campagne. Et Nicolas Sarkozy joue double jeu pour, à n'en pas douter, ses intérêts personnels. La France et les Français là-dedans ? Ils passent après.
Tout ce que la politique a de repoussant.

Nous restera-t-il aux prochaines élections uniquement le choix entre LaREM et le RN ? Le plafond de verre ne fonctionnera pas éternellement, il fonctionne déjà de moins en moins. Marine Le Pen, contrairement à son père, ne fait plus peur. Sur bien des points c’est le RPR d’avant.
Reste le plan économique, mais entre les ventes de nos fleurons industriels aux investisseurs étrangers et les délocalisations, la politique droitière d’Emmanuel Macron ne semble pas forcément la meilleure. L’économie n’est pas une science exacte et les intérêts des uns ne sont pas ceux des autres. Entre libéralisme, mondialisation et protectionnisme il existe un juste milieu.

En ce qui concerne le parti Républicain, il reste à espérer que ces départs seront bénéfiques pour assainir et stabiliser ce qu’il reste du parti. Les fidèles ou les plus jeunes tels Bellamy devront en priorité redéfinir une ligne politique, la ligne actuelle est dans le flou total.
Pour reconstruire LR, il leur faudra avoir un programme convaincant mais sachant qu’ il reste tout à faire dans tous les domaines. A part le statut de la SNCF, les réformes macroniennes n’ont pas été très probantes.
Les sujets sociaux, sociétaux et culturels, l’école, la santé, la justice, la sécurité, nécessitent des réformes de fonds et des transformations…Encore faut-il beaucoup de courage, des idées à défendre avec de la pédagogie. A force de redouter d’être assimilé au RN, aucune idée neuve ne sort de ce parti.

Peut-être qu’un jour une union des droites pourrait bâtir un programme intéressant, mais ce sera beaucoup de batailles d’ego.

jack

La sale satisfaction des ministres transfuges de la droite ! Une remarque parfaitement injuste si on considère les invectives qu'ils ont subies antérieurement de la part de la droite Trocadéro. Que ces ministres soient satisfaits, rien à redire. En tout cas cette satisfaction n'est pas sale. Elle confirme simplement qu'ils ont fait un bon choix.
Bellamy n'aurait pas dû venir se griller les ailes dans cette galère. Le parti de Wauquiez n'a plus une base suffisante à force de l'avoir rétrécie. Wauquiez passe son temps à taper sur Macron. Il se trompe d'adversaire et il favorise l'extrême droite.

Bonne chance à Larcher pour la reconquête. Si LR prospère, on avisera. Sinon, cette droite affaiblie ne peut servir que de supplétif au deuxième tour des présidentielles pour nous préserver de l'extrême droite. Le vote utile, en quelque sorte.

Metsys

Le problème, c’est qu’il existe plusieurs droites, et que la classification traditionnelle, orléaniste, bonapartiste et légitimiste, se brouille de plus en plus avec l’arrivée de l’objet politique non identifié qui a porté Emmanuel Macron au pouvoir. L'unité devient donc encore plus difficile à atteindre...

Je ne sais trop si Laurent Wauquiez est plus légitimiste que l’actuel président, mais les deux auraient pu prononcer le discours de 1850 sur la vile multitude, et, comme Thiers aussi, faire bonne justice de la Commune de Paris.

Cependant, parmi tous les univers parallèles, il doit y en avoir un où la notice biographique de LW est libellée comme suit : "Laurent Wauquiez, né en 1975, arabisant distingué à qui nous devons la meilleure traduction française des Mille et une nuits. De sensibilité politique rocardienne, puis libertaire après sa sortie de l’Ecole normale supérieure, il fut nommé par le président François Ruffin directeur de l’Institut du Monde Arabe, puis représentant en mission à Lyon. Surnommé le nouveau Fouché, il s’occupa ensuite des Finances du Comité de Salut Public et remplaça la monnaie par des bons patriotiques. Exilé à Guernesey après l’invasion américaine de juin 2030, il écrivit des Mémoires d'Outre-Gauche qui sont devenus un classique du genre."

Paul Duret

En fait, LREM n'existe que par Macron.
Si demain il disparaissait du jeu politique, je suis sûr que tout redeviendrait comme avant, avec une extrême gauche en perte de vitesse, une gauche modérée alliée aux écolos, une droite LR, et le RN, seul dans son coin.
On serait revenu à un jeu à quatre, comme lors de la dernière présidentielle.
Si LR veut survivre, il doit attendre son heure en espérant que Macron se scratche ou ne puisse plus se représenter.

Mary Preud'homme

@ Exilé | 31 mai 2019 à 13:41

A l'inverse de ce que vous proclamez, il me semble que c'est parce que la droite (LR) a tenté de revenir à quelques-uns de ses fondamentaux, en se choisissant comme tête de liste un monsieur "clean", qu'elle a perdu des voix. Elle n'a donc nullement démérité dans ce combat pour l'honneur, bien au contraire.

En revanche, pas de quoi être fier de la part de ceux qui ont déserté leur parti et fait fi de leurs idées pour aller se vendre à vil prix à LREM ou faire la courte échelle au RN.

Macron élu président grâce aux voix d'une gauche cocufiée et à l'appoint opportuniste de centristes camaléonesques. Le voici à présent sauvé in extremis du naufrage par une droite félonne qui a renié toutes ses valeurs !

A l'image de Notre-Dame de Paris, la droite républicaine (8,5 %) a conservé ses fondations, ses tours et ses piliers. Sa reconstruction n'est donc qu'une affaire de courage et de temps.
Au travail !

Zonzon

La realpolitik est utile pour conjecturer sur les élections municipales de l’an prochain mais néfaste pour ceux qui sont préoccupés de l’avenir de la nation dans dix, vingt ou cinquante ans.

Après les élections, c’est encore les élections.

S Carioca

Wauquiez est un vrai problème, repoussoir par sa mauvaise foi et sa langue de bois, son opportunisme, tous de caricature. Il me refoule plus que Bellamy malgré les opinions sociétales de ce dernier qui au moins ne semble pas vouloir les imposer aux autres - "semble"...

Il faut du renouveau, il y a trop d'autres repoussoirs du même acabit (Morano, Dati, Hortefeux) pires que Sarkozy qui paraît intéressant par comparaison.

Robert

LaREM applique de facto la politique du PS : libéralisme, pour ne pas dire néolibéralisme, au plan économique ; "progressisme" au plan sociétal, c'est-à-dire destruction de ce qui a fait la société française ; européisme à tendance fédérale, destructeur des nations ("la nation, c'est la guerre"), principalement de la nation française sacrifiée sur l'autel de la construction de l'UE.
LR, aux plans économique et européen a pratiqué exactement la même politique. Au plan sociétal, la tendance Bellamy, proche de Sens commun, n'a pas fait école, au point que Versaillais et NAP ont abandonné LR aux européennes au profit de son concurrent LREM...

Faute d'avoir cultivé le retour aux valeurs traditionnelles de la France (corpus gaulliste, celui du Chirac du discours de Cochin, puis de 1995 avant présidentielle, discours soufflé par Philippe Séguin et intelligemment récupéré depuis par Marine Le Pen qui a même repris à son profit la notion de "Rassemblement") depuis près d'un quart de siècle, LR, comme le PS, ne peut plus se distinguer par un corpus idéologique propre.

Vous avez, avec raison, Monsieur Bilger, écrit : "Quant au côté "Sarko", il ne faut rien exagérer.
D'abord l'ancien président, au nom de sa complicité avec Emmanuel Macron (d'ailleurs réciproque : tout est bon pour affaiblir LR et surtout Laurent Wauquiez détesté par les deux), a refusé de s'exprimer clairement et publiquement pour la liste Bellamy de sorte qu'ainsi il a conforté le travail de sape du président de la République."
Tout comme monsieur Hollande a joué le croquemort du PS, monsieur Sarkozy a joué celui de LR, parti qu'il a pourtant créé : d'abord à la présidentielle 2012 en mettant son parti en cessation de paiement ; ensuite en soutenant comme la corde le pendu son "ex-collaborateur de Matignon" lors de la présidentielle de 2017 ; enfin, depuis l'élection de monsieur Macron, en s'identifiant à lui et en savonnant la planche à monsieur Wauquiez dont la volonté de récupérer une partie de l'électorat du RN a totalement échoué, faute d'un renouveau et d'un ressourcement idéologique depuis 2017.

Monsieur Macron, tout comme monsieur Sarkozy ou même Hollande, est un professionnel du cynisme politique tel que le définissait Élie Arié dans un entretien accordé à Marianne (https://www.marianne.net/debattons/billets/le-cynisme-assume-regression-morale-ou-progres) le 3 octobre... 2013 ! Il a fait sien "Machiavel, philosophe du pouvoir politique" (https://la-philosophie.com/machiavel-pouvoir-politique).
Pour l'instant, l'entreprise semble lui réussir. Mais pour combien de temps ?

Zonzon

En réponse immédiate à PB. Les affaires s’accélèrent. On n’a pas fini de se gausser. Que ne feraient-ils pas pour conserver leur… Choisissez le mot qui convient !

https://www.huffingtonpost.fr/entry/municipales-la-droite-parisienne-envisage-une-alliance-avec-lrem_fr_5cf1172ee4b0a1997b68c925?utm_hp_ref=fr-homepage

Marc GHINSBERG

Je ne sais pas si la droite a encore un peu d’orgueil, en revanche il est clair qu’elle n’a pas d’idées, pas de stratégie, pas de programme et pas de leader. Elle n’a finalement rien à envier à la gauche.

Emmanuel Macron a, au plan économique, réalisé ce que la droite n’a jamais osé faire. Laurent Wauquiez, en choisissant François-Xavier Bellamy, jeune homme estimable, mais très marqué quant à ses options sociétales, a fait fuir la droite libérale. Il reste la droite Trocadéro, cette appellation n’a rien de péjoratif, elle désigne la droite traditionnelle catholique, réticente à l’évolution des mœurs (IVG, mariage pour tous, PMA…). Elle doit représenter entre 8 et 10 % de l’électorat.

LR se retrouve devant l’éternel dilemme, s’élargir vers le centre, c’était la raison d’être de l’UMP, ou faire alliance avec le RN, c’est l’option que retiennent notamment Robert Ménard, Éric Zemmour, André Bercoff, Philippe Bilger. Thierry Mariani pour sa part a franchi le Rubicon en rejoignant carrément le parti de Marine Le Pen.
Ceux-là pensent que le RN en a fini avec ses démons. Ses alliances avec les partis extrêmes des autres pays de l’Union européenne permettent d’en douter.
En fait la droite libérale a aussi peu à voir avec la droite nationaliste que les sociaux-démocrates avec la France Insoumise. C’est ce qu’a parfaitement compris Emmanuel Macron.

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