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19 mai 2019

Commentaires

vamonos

@ Savonarole | 20 mai 2019 à 20:47

Quand je vous lis, je suis sûr de prendre mon pied, de partir en arrière, de rouler sur le dos et d'éclater de rire.

Zonzon

"...plonger dans la décadence. Celle qui fait que des gens, lettrés en apparence, se vautrent dans l’insulte au moindre désaccord intellectuel…"

Parole d’un pensionnaire de Sainte-Anne !

Zonzon

L’affaire Vincent Lambert, à la frontière du laïque et du religieux, n’est donc pas un problème puisque sans solution. Chacun se conforte dans sa vision du monde. Il y a des acharnés dans les deux camps !

Justice, qui avait respiré un bon coup lorsque le grand Badinter l’avait débarrassée de la peine de mort, se retrouve dans la bistouille à cause de ce malheureux accidenté de la route.

Le cas se complique par une querelle familiale. Quand on aperçoit l’épouse au détour d’une intrusion télévisuelle, on se dit que ce Vincent s’est peut-être mal marié ! Et l’on retourne dans le marécage judiciaire : pas plus qu’il ne veut mourir il ne peut divorcer !

Le citoyen ordinaire, « passionné » par les européennes de Macron, est perturbé.

Zonzon vous avoue qu’il ne voudrait pas être celui qui serait éventuellement chargé d’éteindre la lumière en sortant !
C’est tout !

Noblejoué

@ stephane
"C'est le bal des faux culs. On veut se débarrasser d'un poids pour la société, mais on ne veut pas le faire d'une manière trop radicale, sous couvert de dignité."

Il y a évidemment la question du coût, mais pas seulement, la forme, mais aussi le fond.
Ceux qui luttent pour mourir quand ils le veulent ont peur d'être piégés dans d'interminables douleurs, un état végétatif, tout ça, ceux qui luttent pour vivre à tout prix luttent pour vivre et ont peur qu'on les tue pour une question de coût ou à cause de ceux qui s'identifiant au malade, préféreraient mourir à sa place.

"Ceux qui défendent le maintien en vie font-ils preuve d'autant de zèle pour les réfugiés qui se noient, les SDF qui meurent de froid, ou les Juifs qui ont été exterminés ?"

Vous mélangez tout, passé et présent, il est facile de se dire vertueux quand on n'a rien à faire, gens dont on n'a rien à craindre et danger.
Je veux dire que les Juifs qui ont été exterminés, c'est fini, mais que si nous voulons agir on peut se battre pour que les Juifs d'aujourd'hui ne soient pas obligés de quitter certains endroits de France, sous pression des musulmans, voire abandonner notre pays lui-même.
Et cela va avec laisser les réfugiés se noyer, enfin, les musulmans, et à refuser l'immigration musulmane.

L'éducation, cette baguette magique, les musulmans vont changer, pour l'instant, ne me semble pas trop efficiente.
En fait, aucun sorcier ne serait admis avec un accessoire aussi défectueux à Poudlard !

Quant aux SDF, quoiqu'ils ne soient pas un danger comme les musulmans, quoique ou parce que, certains aiment le danger, on dirait qu'ils n'intéressent personne.
Maintenant, les réfugiés sont à la mode, les réfugiés dont trop sont de la religion du croissant, les musulmans qui sont les premiers immigrés à venir chez nous en nous subvertissant, car jamais chrétiens, Juifs, bouddhistes ou autre, je ne vais pas faire un recensement, ne nous ont rendu le bien d'être reçus chez nous par le mal. Un tel mal moral allié à un danger nous commande de leur fermer la porte. Les musulmans sont un danger.

Sous sa forme la plus forte, susceptible de commettre des attentats, sous sa forme la plus massive, de faire pression sur les Juifs, comme dit plus haut, mais aussi sur les femmes, mais aussi en s'attaquant à la laïcité, mais aussi à la science historique en niant la Shoah dure à enseigner à l'école, mais aussi... J'arrête non faute de munition, mais par ennui, comment faire comprendre que l'eau est humide à certains ?

Il y a ceux qui nient le danger, ceux qui l'avouent mais s'en moquent parce qu'ils prévoient qu'ils seront morts quand les musulmans risquent de prendre le pouvoir: et que j'aide à l’accueil parce qu'on ne serait pas fier de devoir sa liberté à la dureté, et qu'on refile le problème aux plus jeunes, après moi le déluge.
Il est bien évident que je refuse les problèmes crées par les autres, je ne suis pas leur ramasse-miettes.

Il y a trois choses à faire.

Une collective, deux individuelles:

- Choisir notre immigration, le critère de refuser les musulmans doit être le principal, avant, désolé pour les économistes, tout critère d'utilité des gens venant chez nous: limiter le danger est plus prioritaire, il en va du maintien, par ordre chronologique et puisque vous vous souciez d'eux, des Juifs, de la manière dont on traite les femmes, de la laïcité, et autres choses semblables.

- Si les gens s'entêtent à défoncer le navire pour qu'il coule, il y a deux solutions, se jeter à la mer en canot ou nager.
Je veux dire partir dans un pays où on ne se laisse pas subvertir, c'est réservé aux gens d'un certain niveau social, ou se tuer, c'est réservé à ceux qui savent comment et ont l'accès au moyen de suicide à savoir les connaissances techniques et les lieux ou instruments adéquats. Il s'agit aussi, remontant le courant de tous ceux qui disent que sa propre vie ne vous appartient pas, s'encourageant soi-même pour un acte très difficile, de se préparer mentalement.

Mais ouvrir des brèches dans le navire, à savoir permettre à des musulmans de s'installer, puis pomper, essayer qu'ils ne coulent pas le navire, soit éduquer, à la Shadok, ne peut marcher.
Je vais vous dire pourquoi, outre le côté on n'en finit jamais: on ne peut rien exiger des gens si on n'est pas ferme, or nous ne le sommes pas, que dire aux musulmans quand nous permettons à d'autres de venir ? Ils voient que leur nombre donc leur force se renforce, et cause toujours tu intéresses.
Pire, cette attitude est une abdication de notre part, le cas de la personne après moi le déluge, me semble révélatrice. Je parle d'aller en Amérique, elle critique la peine de mort. Entre l'assurance de rester libre et une question de confort moral, elle a fait son choix, et comme toujours chez les Français, la liberté est sacrifiée.

Quand on n'est ni fort ni déterminé, on ne peut éduquer, surtout des gens du niveau d'arriération des musulmans.
Comme nous sommes faibles, nous tomberons à leur niveau, nous ne les élèverons pas au nôtre, s'ils sont trop nombreux.

Soit ils se noient, soit ils nous noient, et je préfère être libre ce qui implique que je souhaite que les libres restent libres.

stephane

Je ne sais pas si les Gilets jaunes ont transformé la France, mais après Vincent Humbert pour la fin de vie duquel sa mère a bataillé, on a Vincent Lambert, que sa mère veut voir rester en vie.
Je ne comprends pas que s’il faut ôter la vie à Vincent Lambert, ce soit en stoppant son alimentation, bref en le faisant crever de faim.
N'y a-t-il pas un autre moyen ? Une dose d'anesthésiant ?
Qui paye l'alitage de Vincent Lambert ?
C'est le bal des faux culs. On veut se débarrasser d'un poids pour la société, mais on ne veut pas le faire d'une manière trop radicale, sous couvert de dignité.
Ceux qui défendent le maintien en vie font-ils preuve d'autant de zèle pour les réfugiés qui se noient, les SDF qui meurent de froid, ou les Juifs qui ont été exterminés ?
Certains, probablement, tous, j'en doute.

Patrice Charoulet

@ duvent 20 mai 13h35

Galimatias double : galimatias que ne comprend ni celui qui le fait, ni celui qui l 'écoute ou le lit (Ac. 1835-1932).

duvent

@ Robert Marchenoir | 20 mai 2019 à 18:46

Il ne faut pas vous mettre la rate au court-bouillon !
Il ne faut pas croire tout ce qui se dit !

Et puis, il ne faut pas vous désespérer pour rien, car voyez-vous votre théorie n'est bonne que si elle est vraie, que si on la suit, que si elle a du succès, que si on la croit et que si rien ne vient la faire dérailler...

En outre, vous qui croyez tout ce que vous racontez, il faudra un jour vous rendre à l'évidence, que vous oubliez toujours un détail, et c'est un détail de taille !!

Je vous le donne car je ne voudrais pas garder pour moi une information de cette qualité, et qui vaut son pesant de cacahuètes !

Figurez-vous que les hommes (et les femmes...), dont vous semblez tout connaître, ont un léger défaut, qui est très répandu, c'est cette fâcheuse tendance à vouloir une seule et unique chose, et cela depuis toujours et pour toujours, c'est être calife à la place du calife, et surtout que rien ne change.

Donc, les communistes, les fascistes, les lobbyistes, les putschistes, les fumistes, les pigistes, les coloristes, les pompistes, les flûtistes, les fleuristes et tous les autres n'ont pas du tout l'intention de faire quelque chose de mal, pas du tout, du tout.

Ils sont interchangeables...

Si vous voulez changer quelque chose, il faut commencer par le début qui n'est pas Le Politique ; animal puant, affamé, vorace, insatiable et particulièrement inculte, c'est pourquoi Il ose...

Savonarole

@ duvent de 18:54
"Je vous dis, moi : « Ex pede Hercule » !"

Je ne savais pas qu'Hercule était pédé, vous me l'apprenez.

genau

Il ne me plaît guère de faire une adresse, mais il y a tout de même des moments où on imagine qu'on peut répondre, exprimer une autre idée. Loin de moi le projet de faire un cours, c'est une époque révolue, ni d'invoquer des économistes dont on extrait une phrase bien sentie, qui ne cache pas leurs erreurs fondamentales liées à l'impossibilité de prévoir l'avenir. Le réchauffement prétendu et mal justifié en est une illustration.

Or, notre société comporte aussi des invariants, ceux de la vie et de la mort. Les mêler aux impératifs économiques déplace les seuils de considération. Faire de Macron un bourreau parce qu'il se retire devant les décisions judiciaires n'arrange les affaires de personne. La constante réside dans la nécessité de savoir, physiquement, si la raison permet de ne pas poursuivre une existence végétative ou insupportablement douloureuse. Cela se traite cas par cas, inutile de rentrer dans les détails. Hans Jonas a déjà fait ces analyses depuis belle lurette.

Comment peut-on comparer la résignation à un abandon aux lois de la nature avec un assassinat de masse ou un massacre de guerre ? Pire, à une évocation des expériences Mengele ? Les excès de langage n'ajoutent rien, si ce n'est une diminution de la considération pour ses auteurs.
S'il existe un risque de dérive du fait des hommes, celle-ci est présente depuis longtemps, ce n'est pas une nouveauté mais elle s'opère dans le silence des chambres, avec des hochements de tête désolés. Sur les champs de bataille de l'Antiquité, on achevait les blessés qu'on n'avait aucune chance de sauver.

J'ai dû, auprès d'un si proche parent, donner l'instruction de passer d'une thérapie sans espoir à la sédation fatale. Oui, je porte dans mon coeur cette décision, mais aussi la vision un visage apaisé au lieu du trismus qui le défigurait.
Si j'étais médecin de notre pauvre compatriote, je sais que je porterais toute ma vie le poids de cette décision que les autres acteurs ont contribué à dramatiser et les commentateurs à criminaliser. Il faudrait en faire quelque chose, le transmuer en bénéfice pour l'empathie qu'on doit à tout être humain (même aux communistes).

Et puis, ne rapprochez pas cette mansuétude d'un régime politique dont nous portons tous la responsabilité par notre veulerie.
Souvenez-vous de Ernst Jünger, dans "La Guerre comme expérience intérieure" où il rapporte que, pendant un assaut, il voit un officier anglais, hébété, le front vers la terre, en chemise, lamentable. Il le recouvre de sa capote, lui allume une cigarette. On arrive là aussi à un sommet d'humanité au milieu de la sauvagerie.

Bien sûr, il y a la terrible histoire de la larme salvatrice, mais ce n'est pas de cela qu'il s'agit, seulement du poids que nous porterons pour tous ceux que nous aurons laissé partir, même si, à titre personnel, je serais heureux qu'on confiât mon âme aux particules, quant à ma chair, elle n'est rien.

Et à celles qui s'indignent violemment, je souhaite la marche matinale vers une pierre dressée, en forme de menhir ou d'église.

Le problème de l'euthanasie reste entier car nous n'avons pas atteint le seuil d'intolérabilité de la population. Mais cela viendra et la morale n'aura plus rien à y faire. Sa forme sera peut-être une guerre à deux milliards de morts, un accident cosmique, ou autre, mais aucune protestation ne viendra l'entraver.

En tant que musicien, je jouerai toute la semaine les cantates de Weimar. On ne sait jamais.

jack

Il est temps que le mouvement des Gilets jaunes ait une traduction politique dans les urnes, en compétition avec les autres forces du pays.
C'est ainsi que pourront cesser l'anxiété des commerçants, les difficultés économiques pouvant conduire à des licenciements, l'entrisme des casseurs et le sinistre état des villes les soirs de manifestation.
Il ne suffit pas de hurler 'Macron démission' pour que nos institutions s'effondrent sur simple demande de ceux qui prennent leur rêve pour la réalité.

Savonarole

Ce soir, chez Pujadas LCI, c'est le festival des 2 % !
Le festival des nuls, Besancenot est absent.
C'est une exception culturelle française, quand des cons n'ont rien à dire Pujadas leur donne la parole.

duvent

@ Savonarole | 20 mai 2019 à 17:30
« Il faut écouter l'économiste Christian Saint-Etienne chez Perri Scope sur LCI.
Ça nous sort du train-train quotidien de ce blog, Macron, Macron, Macron, Gilets jaunes, Sud Radio, dont tout le monde se fiche, les cours d'électricité alternative où
un imbécile a mis les doigts dans la prise et ne cesse de se justifier. »

Mon bon Savonarole, ce Saint-Etienne ne vous sort pas assez du train-train de ce blog, sans quoi vous auriez eu une autre occupation que celle-ci...

« Á Londres, de Gaulle avait dit à son état-major de Carlton Gardens, qui plantait des petits drapeaux français sur la Normandie, "Messieurs, cessez ces enfantillages, prenez une mappemonde !" »

Mais que voulez-vous dire par là ? Que de Gaulle n'était pas enclin aux enfantillages ou que les mappemondes sont utiles ? Je ne ferai aucun commentaire sur Carlton et pas davantage sur Gardens...

« On se lasse de ce petit timbre-poste qu'est la France, voyez donc plus loin, Pascal Praud c'est la basse-cour des couillons et Sud Radio le Radeau des Médusés, sans jeu de mots.
Parlez au monde ! Cessez de nous faire suer avec votre périmètre parisien. »

Ici, vraiment, vous m'intriguez !!! Ce Pascal Praud parlait donc au nom de ce timbre-poste ??
Il faut que je vous dise que ce timbre-poste est considérable, et donc, qu'il convient de le considérer, puis que je ne sais pas pas qui est ce Pascal Praud dont je redoute la faconde délétère...
Dès lors, et parce que le monde dans son entier ne peut rien pour celui qui oublie et se perd, je vous invite à chercher en quoi un timbre-poste rend celui qui en vient assez fou pour voguer sur les eaux tempétueuses et croire que ce voyage n'est pas sans retour...

Autrement dit, le « nostos », qui ne vous habite pas, vous rend audacieux et vous permet cette injonction « Parlez au monde... »
Mais, pourquoi pas ? Oui, je vais suivre vos conseils, cependant, je vous en prie, dites-moi auparavant ce que je dois lui dire ? Dites-moi aussi de quoi lui parler qu'il ne sache déjà ? Et puis annoncez la couleur !

Je vous dis, moi : « Ex pede Hercule » !

Robert Marchenoir

@ Marc GHINSBERG | 19 mai 2019 à 16:53

Votre portrait économique et social de la France est désarmant de naïveté. Vous nous peignez un monde idéal, le monde ancien des Trente Glorieuses, et puis vous le comparez, comme le fait le grand économiste Francis Lalanne, au monde actuel qui serait beaucoup moins plaisant.

Cependant, à l'instar du chanteur, vous oubliez de nous indiquer le motif qui nous aurait fait passer de l'un à l'autre. Il est pourtant clair. C'est justement parce "tout allait bien" dans votre monde ancien, que tout va mal aujourd'hui : vous avez épuisé l'argent gratuit des autres. Ça va plus être possible. La fête est finie, le manège s'arrête.

En revanche, vous nous fourguez un faux motif, directement tiré du moulin à paroles de la bêtise ambiante :

"Celui-ci est né de l’évolution économique et sociale qui touche les sociétés libérales avancées. Le libéralisme triomphant après la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS..."

STOOOP ! Quel libéralisme triomphant ? Dans quel pays ? Dans une France qui consacre 56 % de son PIB aux dépenses de l'État, quasi-record mondial ? Dans une France dont 20 % de la population "active" (chômeurs compris) est fonctionnaire ? Dans une France qui n'a jamais, pas une seule fois, connu un budget autrement qu'en déficit depuis 1974 ? Dans une France dont les agents de l'assurance-maladie ont des pouvoirs de police, et sont soumis à un droit spécifique, dérogatoire du droit commun ?

C'est-à-dire, quel pays, dans le monde plus ou moins développé, serait moins "libéral" que la France ? La Russie, où certains chiffres, fournis par le gouvernement lui-même, indiquent que 70 % de l'économie serait aux mains de l'État ? C'est ça, votre idéal ? C'est dans cette direction, que nous devrions aller, pour ne pas être soumis au "libéralisme triomphant", comme vous dites ?

Concernant les Gilets jaunes, vous lâchez le morceau en disant :

"Alors que le 'must have' (le standard de consommation) augmente, que les dépenses contraintes (impôts, prix des carburants, de l’électricité, mutuelles, abonnements…) sont plus lourdes, les revenus stagnent ou baissent."

Le "mouste have". En effet. Ce "mouste have" qu'on retrouve, en guise d'explication, dans l'étude larmoyante que vous nous fournissez, en provenance de la Fondation Jean-Jaurès -- officine socialiste, faut-il le préciser.

En d'autres termes, les socialauds de la Fondation Jean-Jaurès confirment ce que je dis ici depuis le début : l'émeute des Gilets jaunes est une révolte de riches.

Oh ! de petits riches, bien sûr, de riches qui se la pètent avec pas grand'chose : votre fameux "mouste have". C'est quoi, le "mouste have" ? C'est justement ce dont personne n'a besoin. Sauf pour "keep up with the Joneses". Pour montrer qu'on n'est pas des va-nu-pieds.

C'est la Seat Leon Cupra jaune canari à 14 000 euros d'Éric Drouet, responsable d'un club de "tuning" de bagnoles -- et pourtant "pauvre" ostensible et proclamé.

Ce sont les fameux "écrans plats" dont votre sombre abruti socialiste de la Fondation Jean-Jaurès, dans son étude, prétend que les gens sont "obligés" de les acheter.

Dans un de ces immondes télescopages du prêt-à-penser contemporain qui est doublement faux : d'abord parce dans un premier temps, la sagesse populaire (de la droite de gauche) nous a assuré que c'était très très mal, d'acheter des écrans plats.

"L'écran plat" est devenu le symbole du détestable "consumérisme" qui nous envahit. Acheter un "écran plat", à écouter ces pénibles moralisateurs, c'était assez proche d'avoir vendu du beurre aux Allemands, ou de tripoter les petites filles.

Alors que pour acheter un écran bombé, aujourd'hui... ben tu peux toujours te brosser. Ça n'existe plus.

Puis, dans un second temps, les mêmes qui avaient fustigé le "consumérisme" des acheteurs "d'écrans plats" mettent leur casquette à l'envers, et nous expliquent que "l'écran plat" (ou tout autre équivalent actualisé), ça fait partie du "mouste have". En d'autre termes, t'es obligé d'en avoir un, même si t'en a pas besoin. Et si tu peux pas te l'acheter, alors l'État est un gros cochon ultra-libéral, et Macron doit partir.

Je n'invente rien :

"Alors que ce type d’emplois tertiaires peu qualifiés se développaient, le 'must have' mis en avant par la publicité et les émissions de télévision voyait son niveau être sans cesse rehaussé. On touche ici la principale contradiction interne (pour parler comme les marxistes) de l’économie capitaliste telle qu’elle fonctionne depuis quelques décennies sous nos latitudes. Le 'way of life' proposé par la société de consommation est devenu hors de portée pour toute une partie de la population qui pourtant travaille."

"Dans une analyse lumineuse, Jean-Laurent Cassely a étudié les types de logement mis en avant dans les émissions de Stéphane Plaza sur M6. Il en ressort que les biens immobiliers présentés comme ceux auxquels peuvent légitimement aspirer monsieur et madame Tout-le-monde sont en fait des logements qui s’adressent aux classes moyennes supérieures."

Voilà. Donc, sous prétexte qu'à la télé, on montre des beaux trucs et des maisons de riches, eh bien "mouste have". L'État doit te le donner. Le Français, il est trop bête pour se dire que, si peut pas "have", eh ben "mouste" pas "have".

On est là en plein dans l'africanisation de la France. C'est exactement le même processus par lequel des semi-débiles, au fin fond du Mali, voient des filles pratiquement à poil se trémousser à côté de voitures de luxe, sur les "écrans plats" qui leur montrent la vie en France. Et qui se disent : ça a l'air sympa, c'est ce qu'il me faut.

Quinze jours plus tard, vous les voyez débarquer chez vous, le téléphone portable dans une main, et l'autre tendue pour réclamer leurs "droits". Elle est où, la limousine de luxe qui devait m'accueillir ? et la bombasse avec ce qu'il faut là où il faut, on me la livre à domicile, ou il faut que j'aille la chercher ?

Votre socialiste fait encore plus fort :

"Dans l’univers de la consommation, l’apparition puis l’essor du hard-discount a constitué l’un des symptômes de cette fragmentation du marché et du décrochage d’une partie de la population vis-à-vis du sacro-saint modèle de l’hyper ou du supermarché traditionnels."

"Ces points de vente ultradominants drainant l’essentiel des consommateurs sont devenus trop chers et plus difficilement accessibles à certains segments de la population. S’engouffrant dans la brèche, Aldi a ouvert son premier magasin en France en 1988, suivi quelques mois plus tard par Lidl."

Autrement dit, la preuve que le système capitaliste ultra-libéral est méchant, c'est qu'il permet aux pauvres prolétaires d'acheter des trucs à pas cher chez Aldi et Lidl. Ça devrait pas exister. Tout le monde devrait acheter chez Fauchon. Il devrait y avoir des succursales de chez Fauchon dans chaque village, tenues par des fonctionnaires du ministère du Petit Commerce.

C'est exactement le même phénomène que révélait l'étude du cabinet Obsoco que j'ai signalée ici (mais sans la répugnante surcouche d'idéologie socialiste ajoutée) : les Gilets jaunes sont des "consuméristes" qui exigent de vivre au-dessus de leurs moyens. Et montrent les dents lorsque cela s'avère problématique :

"Les Gilets jaunes ont un fort appétit de consommation. 33% des Gilets jaunes très impliqués veulent pouvoir consommer plus, contre 24% de l'ensemble des personnes interrogées. 'Dans notre société hyperconsumériste, tout le monde veut un iPhone, pouvoir voyager en avion ou s'abonner à Netflix...Mais tous ne le peuvent pas. D'où ce sentiment de frustration et d'injustice exprimé à travers la colère des beaucoup de Gilets jaunes'."

Bien entendu, cette réalité n'en empêche pas deux autres : celle de la paupérisation des classes moyennes qu'on observe un peu partout dans le monde développé, et celle du socialisme enragé, propre à la France, qui aggrave la situation.

Encore faudrait-il décider d'abandonner le socialisme, qui premièrement instille l'idée perverse et néfaste des "droits à" (votre fameux "mouste have", j'y ai droit, y a pas d'raison), deuxièmement met en place les mécanismes économiques, politiques et moraux qui garantissent que quoi que ce soit que je veuille, biens de première nécessité ou non, "mouste have" ou pas, eh bien il sera beaucoup plus difficile d'y accéder qu'en régime libéral.

Parce que le socialisme produit la pauvreté, tandis que la liberté produit la richesse.

Faute d'une décision collective dans ce sens, nous continuerons à plonger dans la décadence. Celle qui fait que des gens, lettrés en apparence, se vautrent dans l'insulte au moindre désaccord intellectuel ("Parole d'un barbare", Zonzon | 20 mai 2019 à 09:33).

Celle qui fabrique le funeste élastique de gauche, ramenant sans cesse des Français en apparence "modérés" à la position par défaut, la position communiste ("Dans un des pays occidentaux les plus inégalitaires et les plus mal gérés qui soit [...] certains se rappellent [...] la chaleur et la complicité relationnelles régnant dans certains partis politiques", boureau | 19 mai 2019 à 16:20).

La chaleur et la complicité relationnelles régnant au sein du Parti communiste... comme c'est beau ! Cent millions de morts, et ils n'ont toujours pas compris.

Au passage, on notera l'escroquerie intellectuelle -- et religieuse : "Dans un des pays occidentaux les plus inégalitaires et les plus mal gérés qui soit, parmi des millions de Français de gauche ou de droite, à l'occasion de ce mouvement inédit, certains se rappellent la doctrine sociale disparue de l'Église".

Cette fameuse "doctrine sociale de l'Église", qui est brandie actuellement dans certains cercles de l'extrême droite (Radio Courtoisie, Le Salon Beige...), et dont on voit, ici, qu'elle n'est qu'une autre façon de réclamer le communisme.

Les babas cools nous affirmaient (et leurs successeurs disent toujours) que Jésus était communiste, eh bien même au sein de l'extrême droite la plus "nauséabonde", on est de cet avis.

Le tripotage idéologique bâtit son assise sur le mensonge, naturellement : "Dans un des pays occidentaux les plus inégalitaires et les plus mal gérés qui soit...". Nous parlons de la France, Mesdames et Messieurs. La France, au contraire, est un des pays occidentaux les plus égalitaires qui soient. Les chiffres le montrent (et les syndicats sont d'accord avec les patrons sur ce point). Mais les chiffres, hein... ce n'est pas ça qui va arrêter les communistes de droite ou de gauche.

Michelle D-LEROY

Si le mouvement des Gilets jaunes n'a pas transformé la France, il a fait ressortir au moins deux choses : les fractures et les clivages de notre société française d'une part et le manque d'empathie du président pour les citoyens français, ceux qu'il considère comme des ploucs et des boulets, d'autre part.

Au moins, les Présidents de la Ve République que j'ai connus avaient tous une certaine affection pour leur peuple et cela se ressentait lorsqu'ils étaient en déplacement. Cela ne se ressent absolument pas avec Emmanuel Macron.

La France d'aujourd'hui est vérolée par les minorités et leurs lobbies, étouffant tout ce qui peut aller à contresens de leurs différences qu'ils entendent glorifier. Les médias vont dans leur sens et le pékin moyen se tait pour être tranquille. On peut donc au moins saluer les GJ qui se sont révoltés nous montrant le chemin pour relever la tête.
Et c'est sans doute pour cette raison que Sud Radio plaît, parce qu'elle écoute tout le monde et permet à ceux qui l'écoutent d'avoir une opinion plus large et donc moins sclérosée.

semtob

Cher Philippe,

Ce ne sont pas les Gilets jaunes qui ont transformé la France, c'est Macron qui a changé la France en un pays qui tue ses handicapés.

Eh oui, ce petit homme n'a pas la grâce de l'âme et nous pouvons le comparer à la réincarnation des démons.
Il doit se réjouir ce soir d'avoir condamné à mort plus de 1 700 personnes qui sont dans un état plus critique que Vincent Lambert et que des médecins impuissants à apporter des améliorations de santé vont pouvoir se presser de débrancher.

C'est sous notre regard un meurtre d'Etat avec la complicité d'un chef d'Etat et de sa ministre de la Santé et de la Mort qui prône des idées pro-euthanasie des enfants handicapés, son modèle étant celui des Belges.
Non content d'arrêter le cours d'une vie, il fait trembler de nombreuses familles en détresse.
C'est la mort qui plane et tel un charognard il abat ses griffes sur une proie vivante sans défense.
C'est ce qui a été pratiqué pendant la Seconde Guerre mondiale où des médecins ont abusé de leur pouvoir pour laisser mourir des handicapés mentaux, pour expérimenter des atrocités.
Cela a l'odeur putride du fascisme. Le mouvement "En marche" doit crever et être poursuivi devant la Cour pénale internationale pour meurtre programmé d'handicapé.
Demain, avec des décisions inhumaines comme cela, il sera possible de tuer les personnes âgées, les parkinsoniens, les déprimés, les criminels grâce au cerveau pourri de Macron.
françoise et karell Semtob

Savonarole

Il faut écouter l'économiste Christian Saint-Etienne chez Perri Scope sur LCI.
Ça nous sort du train-train quotidien de ce blog, Macron, Macron, Macron, Gilets jaunes, Sud Radio, dont tout le monde se fiche, les cours d'électricité alternative où
un imbécile a mis les doigts dans la prise et ne cesse de se justifier.

Á Londres, de Gaulle avait dit à son état-major de Carlton Gardens, qui plantait des petits drapeaux français sur la Normandie, "Messieurs, cessez ces enfantillages, prenez une mappemonde !"

On se lasse de ce petit timbre-poste qu'est la France, voyez donc plus loin, Pascal Praud c'est la basse-cour des couillons et Sud Radio le Radeau des Médusés, sans jeu de mots.

Parlez au monde ! Cessez de nous faire suer avec votre périmètre parisien.

sylvain

Le grand mérite des GJ, c'est d'avoir fait tomber les masques du pouvoir:

Propagande merdiatique anti-GJ digne des pires ripoubliques bananières.

Casseurs sous-traitants du pouvoir dont le rôle est de discréditer les GJ pacifiques, l'opinion publique bisounours menée par le bout du nez est tombée dans le panneau.

Bombardements intenses de gaz toxiques associés à une brutalité féroce afin de décourager un max de GJ de revenir les samedis suivants ; tactique gagnante, de moins en moins de manifestants volontaires à ce gazage extrême et aux mutilations, éborgnements, tabassages par les hordes fascistes de Castafiore.

Macron est bel et bien un saigneur fiscal de peuple monarque féodal : du sang, des larmes, des impôts, des taxes, voilà son bilan sanguin, seuls les déficients mentaux à la mentalité de collabo soutiennent encore ce fou dangereux.

olivier seutet

Je déteste les « hommes vides ». Murakami a précisé qu’avec leurs mots creux, ils essaient d’imposer leur propre insensibilité aux autres. Macron a confirmé avec son mépris pour ceux qui seront les Gilets jaunes qu’il était sans fond. Il a prouvé avec son traitement de la crise par le Grand débat qu’il était de cette race qui colporte des slogans pour mieux étouffer la voix du peuple.
La campagne de Loiseau a du plomb dans l’aile. Au tour de la baudruche, qui tente de la remplacer, de se dégonfler.

duvent

@ Patrice Charoulet | 20 mai 2019 à 07:17
« On aurait dû, à mon humble avis, en mettre cent fois plus en taule. J'ai tout particulièrement en horreur les incendiaires, qui, sans nos admirables pompiers, auraient pu se transformer (en voilà une belle transformation) en criminels et, donc, connaître les charmes de la cour d'assises. Ils ont eu du bol, ces salopards. »

M.Charoulet, vous qui pratiquez la pensée nuancée et finement ciselée, pourriez-vous nous dire quel clou ce mot de « salopards » est venu enfoncer dans notre crâne distrait ??

Par ailleurs, vous nous abreuvez de vos dilections et de vos détestations comme s'il s'agissait d'un trésor ignoré de vos contemporains, or, je me fais un devoir de vous annoncer que votre vision du monde pétrie de préjugés, bornée par des œillères en tungstène et saupoudrée de vantardises est d'une médiocrité époustouflante.

Je sais que je suis malpolie de vous l'annoncer sans ménagement, mais vous l'êtes plus encore par votre bouffonnerie digne du maître de la fatuité (dont le nom est gardé secret jusqu'à la fin des temps, mais que je vous livre sous le sceau de la confidence, j'ai nommé, Le Grand Pleutre Dans Son Pyjama En Pilou, plus connu sous le nom de LGPDSPEP).

PS : Vous avez en horreur les incendiaires, ceci est très incroyable, j'en ai connu un autre dans les années folles du siècle dernier, qui a fini au bagne de Cayenne avec un autre spécimen, qui lui a appris à surmonter ses horreurs, en lisant une fois par jour Modes et travaux.

Depuis il est devenu fabricant de pyjama pilou pilou à Pékin... Les voies du seigneurs sont impénétrables !!

Mais enfin, pas autant qu'on l'imagine puisqu'à l'heure où je vous écris il nous a quittés depuis fort longtemps, pour un monde meilleur...

Marc GHINSBERG

En fait les Gilets jaunes ne sont pas un facteur de transformation de la France, ils en sont le symptôme. La France comme nombre de pays développés connaît depuis la fin des Trente Glorieuses une profonde modification de sa sociologie caractérisée par un rétrécissement des classes moyennes. Le mouvements des Gilets jaunes en est à la fois le fruit et le révélateur brutal.

Michel Deluré

Les Gilets jaunes ne pouvaient transformer la France à partir du moment où ils n'agissaient que dans l'improvisation, où ils étaient totalement inorganisés, où ils se montraient incapables de maîtriser leur action et où ils n'étaient porteurs que d'un ensemble de revendications hétéroclites, catégorielles et disparates et non d'un projet concret, d'une vision cohérente de l'avenir du pays tenant compte des contraintes auxquelles celui-ci est soumis.

Ce mouvement a certes contribué à révéler de manière assez brutale le malaise d'une société qui n'a plus le sentiment de peser sur son destin, malaise qui ne date cependant pas d'hier et dont tout le monde avait parfaitement conscience.

Mais a-t-il apporté quelques solutions crédibles pour combattre ce mal, autres que celles de demander le départ du président en place, oubliant par là-même les règles démocratiques les plus élémentaires dont ses partisans se réclament, et l'instauration du RIC, présenté comme le sauveur miraculeux, mais hélas bien illusoire, de notre société !
S'est-il montré constructif en participant au dialogue et en contribuant à bâtir un autre type de société ?

Non, il a au contraire persisté dans son action négative, destructrice, contribuant à affaiblir notre économie, à pénaliser ceux qui créent la richesse et ceux qui dépendent de cette création, à dégrader encore plus nos déséquilibres, à rendre demain encore plus incertain et difficile qu'aujourd'hui.

Oui, ce mouvement aurait sans doute pu être l'occasion d'un véritable ancrage dans ce nouveau monde qui nous a été annoncé en 2017. Mais à bien y regarder, le résultat est au bout du compte bien loin des espérances et la transformation attendue n'est point au rendez-vous, ou si peu.

Ange Leruas

"Le mouvement des Gilets jaunes n'a pas transformé la France, il l'a réveillée"
Cette formule résume parfaitement la situation mais une fois la France réveillée ce n'est pas pour autant que la France s'est mise au travail.

La grande majorité de nos élus, ceux de la majorité en particulier, ne s'est pas réveillée ; elle est passée d'un rêve au cauchemar de se mettre au travail pour trouver des solutions. Et la seule solution trouvée a été de démontrer que les autres n'avaient pas davantage de solutions qu'eux et ceci étant vrai leurs cauchemars s'estompent et leurs rêves reviennent pour radicaliser ceux qui voulaient les réveiller.

La seule chose capable de réveiller la France c'est que chacun de nous cesse de rêver et comprenne, enfin, la réalité de la vie en société nationale, commune à chaque nation tout en gardant leur souveraineté vis-à-vis des solidarités que notre vie en société nationale veut mettre en place depuis que la solidarité ne s'exerce plus familialement mais nationalement.

Qui de vous est capable d'expliquer cette vie en société de façon simple et consensuelle ?

Pour pouvoir entamer ce débat il faut des débatteurs et un commencement de théorie capable de susciter des consensus ou de modifier la théorie pour consensualiser davantage, puisque la position des rêveurs GJ et des rêveurs de la majorité ne le peut.
Chacun pouvant s'adonner à cet exercice, je ne m'en priverai pas.

Quand chacun aspire à satisfaire ses besoins (en biens et services) matériels ou ludiques en ces choses agréables et utiles, nous disait Adam Smith et sachant que ces besoins sont satisfaits par la production des uns qui devient la consommation des autres : notre vie en société nous oblige à nous organiser nationalement avec des solidarités que la société a mises en place au cours de son évolution du familial au national. Ces solidarités sont au nombre de quatre.

* la solidarité des actifs envers les inactifs, à chaque instant, puisque seul les actifs actuels produisent pour que les actifs et les inactifs satisfassent leurs besoins.
* la solidarité de la mise en commun de nos consommations de santé pour couvrir un risque mutuellement.
* la solidarité de la mise en commun de besoins de consommations collectives
* la solidarité entre foyers fiscaux, entre ceux qui captent avec facilité les progrès de la société et les foyers qui ont une difficulté réelle à capter ces progrès.

Ne serait-il pas nécessaire que les rêveurs GJ qui exigent plus de solidarité, ceux de la majorité censée à organiser ces solidarités et vous qui naviguez entre eux, vous compreniez alors que ces solidarités ne peuvent se quantifier et se partager entre ayants droit à ces solidarités, que si vous admettez que la finalité de ces solidarités est de partager notre consommation nationale (production nationale moins exportations plus importations) à 100 % entre actifs et inactifs mais aussi à 100 % entre trois usages : familial, mutuel, collectifs.

Vous ne pouvez pas ignorer que ces partages ne sont possibles qu'en donnant des valeurs à ces productions et à ces consommations et ce sont ces valeurs qui, en se partageant, vont alors partager notre consommation nationale.

Pouvez-vous nous dire si les valeurs données aux choses sont partagées pour satisfaire ces quatre solidarités ?

Vous ne pouvez répondre négativement, bien que vous soyez incapables de dire quelle part de la valeur des choses est affectée à chacune des solidarités puisque la technique de construction du prix des choses est aujourd'hui irrationnelle, en effet elle partage à la fois ce qui regarde :
* le partage entre actifs et inactifs
* le partage que font les actifs et inactifs entre usage (familial, mutuel, collectif)
Alors que ces deux partages ne se mélangent pas mais se succèdent.

Cette erreur n'est pas propre à notre nation mais à toutes nations ; mais avec plus ou moins d'acuité. Et notre nation, majestueuse dans ses erreurs, autoproduit les causes de son absence de compétitivité, la fuite de nos cerveaux et de nos finances, hors de la nation, puis l'achat de notre patrimoine par des étrangers à la nation.

En dehors des erreurs comportementales des citoyens et leurs élus, prioritairement, dont la somme des comportements façonne l'image de notre nation, il est plus que navrant qu'une seule erreur de technique de construction du prix des choses puisse nuire à notre nation et rende compréhensible la révolte des GJ qui ont démontré davantage leur égoïsme que fait preuve de solidarité.

Il faut cesser de se référer à cette technique du prix des choses, fluctuante et irrationnelle, au lexique complexe pour que cette technique s'appuie sur l'usage du prix des choses : permettre le partage équitable de nos consommations nationales. Auquel cas le lexique économique peu se réduire à: temps d'activité avec ses rétributions, temps d'inactivité avec ses attributions puis des contributions à la consommation mutuelle et contributions à la consommation collective et enfin la contribution de solidarité entre foyers.

Peut-être ne savez vous pas, alors je vous informe, qu'à l'heure actuelle les recettes des impôts progressifs (impôt sur le revenu plus ISF) sont égales aux redistributions faites aux ménages en difficulté de pouvoir d'achat.

Mais encore statistiquement, la consommation des actifs avec leurs rétributions représente 54 % de la consommation nationale, celle des inactifs avec leurs attributions 46 % de la consommation nationale puis actifs et inactifs se partage la consommation nationale à raison de 55 % familialement, 13 % mutuellement et 32 % collectivement alors que les ménages aisés cèdent 11 % de leur consommation familiale au profit de la consommation familiale des ménages moins aisés.

Quand Ludwig von Mises nous dit que l'économie ne doit pas être celle que l'on veut (l'économie actuelle de l’État providence des droits acquis et des entreprises payeuses) mais celle qu'exige notre vie en société (les quatre solidarités cités ci-avant), cela ne devrait-il pas vous inciter à ne plus rêver et revenir à la réalité : une société nationale qui par le prix des choses rend possible la satisfaction des solidarités de façon équitable et sans rendre les actifs qui produisent ces choses agréables et utiles à la vie, les esclaves de ceux qui produisent peu ou des futilités inutiles. Ex : que le paysan qui produit toute sa vie des choses agréables et utiles à la vie des autres ne puisse vivre comme l'élu lors de leurs retraites respectives, parce que la retraite n'est pas calculée sur la masse de productions agréables et utiles aux autres, mais sur la cotisation.

Pourtant, Karl Marx n'a t-il pas dit ''la monnaie masque la réalité : la production et sa vitesse de production'' ?

Zonzon

"Les Gilets jaunes n'ont dérangé personne. Ils n'ont rien questionné du tout. Ils n'ont certainement pas posé la seule question qui vaille : la question libérale."

Parole d'un barbare

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

Les gens en jaune, en noir ou en rouge, n'ont ni transformé ni réveillé la France. Ils ont mis le souk chaque samedi pendant des mois, bousillé des rues commerçantes, affaibli le tourisme, sali notre image sur toute la planète, agressé nos forces de l'ordre avec persévérance. Je les considère comme des bandits, des abrutis, des gens infréquentables. On aurait dû, à mon humble avis, en mettre cent fois plus en taule. J'ai tout particulièrement en horreur les incendiaires, qui, sans nos admirables pompiers, auraient pu se transformer (en voilà une belle transformation) en criminels et, donc, connaître les charmes de la cour d'assises. Ils ont eu du bol, ces salopards.

Julien WEINZAEPFLEN

Les Gilets jaunes n'ont pas transformé la France. Pas encore. Ils l'ont moins réveillée que révélée. Pour moi cette révélation est essentiellement de deux ordres:

- Cette révolte des classes moyennes a paradoxalement révélé l'existence du quart monde. Comprenant 6 millions de chômeurs ou de travailleurs à temps partiel et combien de travailleurs pauvres ne pouvant plus payer des loyers qui s'élèvent pour un appartement décent dans n'importe quelle ville de province et a fortiori à Paris à plus de la moitié du SMIC, des loyers qu'on trouve scandaleux de plafonner, à moins que ce soit au niveau actuel. La France qui compte une population quart-mondisée et où l'on assiste au retour des bidonvilles se tiers-mondise depuis une vingtaine dannées. Robert Marchenoir me dira que ce n'est pas le fait du libéralisme. Je ne sais pas. Mais c'est à coup sûr le fait de l'économétrie, de l'économâtrie, du gouvernement non pas par, mais en fonction de la finance et du seul état financier du pays.

- La Constitution de la République française n'a jamais vraiment reconnu les corps intermédiaires. En ce sens, Emmanuel Macron a bien fait de s'en méfier, bien qu'il s'en soit rapproché dès qu'il a senti le vent tourner. Et ces corps intermédiaires que notre Constitution reconnaît du bout des lèvres, notre peuple n'en veut pas. Les Gilets jaunes ont révélé que la France aspire à la démocratie directe. Emmanuel Macron en a peur et pare au plus pressé en substituant la démocratie délibérative à la démocratie directe. Il ne trompe que lui-même et ne trompe pas le sens de l'histoire. Son gouvernement est dès lors en sursis. La substitution de la démocratie directe aux corps intermédiaires se fera. C'est une question de temps. Longtemps je croyais rêver en le désirant. On me disait que c'était une utopie et j'avais fini par le croire. J'en rêvais depuis 1984. Aujourd'hui, je sais sans fausse modestie que j'étais avec quelques autres en avance sur mon temps.

Achille

« Non, les Gilets jaunes n'ont pas transformé la France ! »

Pourtant, cette révolte aurait pu transformer la France si les Gilets jaunes avaient été capables de mener une action constructive.
Mais très vite ce mouvement a été détourné de ses objectifs par des meneurs de cellules anarchistes qui ont pris soin d’exclure, parfois par la menace, tous les Gilets jaunes capables de présenter des revendications pertinentes et justifiées.
Ces dernières ont fait place à de nouvelles propositions typiquement révolutionnaires.
Exit la démocratie participative, c’est le peuple qui décide (RIC), y compris sur des sujets complexes qui nécessitent un minimum de compétence et de réflexion notamment d'ordre économique et social.

Résultat des courses, ce mouvement s’est totalement décrédibilisé. Il a transformé la France en un immense foutoir, fragilisant son économie, menaçant sa sécurité intérieure et donnant une image des Français consternante aux yeux du monde entier.
Quel gâchis !

Catherine JACOB

@ PR CALGUÈS | 19 mai 2019 à 13:28
« "Comment Emmanuel Macron, déchaîné contre le RN, fera-t-il demain pour concilier honnêteté démocratique et défaite politique si celle-ci survient ?" (PB)

C'est tout simple : en démissionnant ! »

-----------

Ne rêvez pas.

« Le président de la République considérant que les Gilets jaunes n'ont plus d'avenir politique prend évidemment acte de la baisse quantitative, chaque samedi, du mouvement et du fait que l'adhésion publique à cette effervescence durablement inédite n'a cessé de décroître. »

Il y a le flux et le reflux qui représentent le mouvement normal des marées, et il y a le mouvement de grande longueur d'ondes (généralement quelques centaines de kilomètres) et de grande période qu’on appelle le tsunami, qui génère un retrait important et rapide caractéristique de l’eau avant l’arrivée de la vague.

Certains continuent de se baigner, comme à Sydney, malgré l’alerte déclenchée par le séisme chilien de 2010 qui a été assez puissant pour décaler l'axe de rotation de la Terre de 8 centimètres.

D’autres recherchent une position solide naturelle, en hauteur comme conseillé par ce panneau.

Seul l'avenir peut dire qui a eu raison.

Robert Marchenoir

Les Gilets jaunes n'ont dérangé personne. Ils n'ont rien questionné du tout. Ils n'ont certainement pas posé la seule question qui vaille : la question libérale.

Et ils n'ont pas non plus posé l'autre question vitale : celle de l'immigration et de l'islamisation.

Je serais curieux que l'on m'indique un seul débat, sur Sud Radio ou ailleurs, où l'un des millions de porte-parole improvisés des Gilets jaunes aurait défendu, soit le libéralisme, soit l'arrêt de l'immigration et l'interdiction de l'islam, soit -- on peut toujours rêver -- les deux.

Parce que dire : donne-moi, donne-moi, donne-moi, je veux du pognon ou bien je casse tout, et fous-moi le camp par-dessus le marché, n'importe quel abruti en est capable. Et les abrutis, ce n'est pas ce qui manque dans ce mouvement.

Marc GHINSBERG

En 1968, ce que l’on appelait les événements ont changé significativement la France. La révolte, initiée par les baby-boomers d’après-guerre qui rentraient à l’université mais qui ne pouvaient accéder aux chambres des étudiantes dans les cités universitaires, a bouleversé les mœurs. Elle s’est étendue au monde du travail. Les syndicats avec un sens aigu de l’opportunité ont notamment obtenu la reconnaissance de la section syndicale dans l’entreprise et une hausse vertigineuse du SMIG (à l’époque salaire minimum garanti), bien vite réduite par l’inflation et les dévaluations. Au plan politique, de Gaulle, un an plus tard, largement dépassé par la situation, se "suicidait" par un référendum perdu d’avance.

Qu’en est-il du mouvement des Gilets jaunes quant à sa capacité à changer la France ?

Celui-ci est né de l’évolution économique et sociale qui touche les sociétés libérales avancées. Le libéralisme triomphant après la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS, les évolutions technologiques, la mondialisation ont creusé les inégalités notamment en réduisant les classes moyennes. Certains de ses membres bien formés, mobiles, maîtrisant les nouvelles technologies, entreprenants, ont été aspirés vers les classes supérieures, une autre partie moins bien formée, moins mobile s’est retrouvée cantonnée dans les emplois qui se développent dans le secteur de la logistique et de l’aide à la personne, emplois relativement peu qualifiés, à faible productivité, mal rémunérés et souvent précaires.

Alors que le « must have » (le standard de consommation) augmente, que les dépenses contraintes (impôts, prix des carburants, de l’électricité, mutuelles, abonnements…) sont plus lourdes, les revenus stagnent ou baissent. Dans ces situations un accident de la vie (maladie, divorce) peut entraîner une paupérisation irréversible.

En 1968, les étudiants très souvent issus de milieux aisés fustigeaient la société de consommation.
Aujourd’hui, les Gilets jaunes hantés par le risque de déclassement demandent à pouvoir vivre dignement, le droit de consommer conformément aux normes d’une société avancée.

En 1968 il y avait des marges de manœuvre, on était dans les Trente Glorieuses, forte croissance, plein emploi, comptes à l’équilibre, pas de dette. Aujourd’hui c’est l’inverse, aucune marge de manœuvre, les 17 milliards engagés pour répondre aux GJ devront être financés par nous ou par les générations futures.

Dans ce contexte comment les GJ pourraient-il changer la France ? En permettant une prise de conscience de la situation par le pouvoir et l’ensemble des citoyens ? Sans doute, les réflexions pour expliquer le mouvement permettent d’y voir plus clair et ont dessillé les yeux de certains qui ont découvert à cette occasion la question sociale, de ceux qui ont voté Fillon au premier tour qui prévoyait la suppression de 500 000 fonctionnaires et l’augmentation de la TVA ! La droite Trocadéro en particulier. Emmanuel Macron a été amené à infléchir sa politique plus à gauche, mais pas au point de changer la France.

En passant d’une démocratie représentative à une démocratie directe ? Je n’y crois pas et ce n’est pas Etienne Chouard associé à Maxime Nicolle qui va me convaincre. Déjà en 1968 on parlait beaucoup d’autogestion, on sait ce qu’il en est advenu.

Pour que les Gilets jaunes changent la France il faudrait qu’ils s’organisent. Les quelques tentatives en ce sens ont été étouffées dans l’oeuf, car au sein des Gilets jaunes il y a un noyau de factieux qui veulent renverser le régime et qui n’ont aucune envie d’obtenir des concessions.
C’était également le cas en 1968 avec les gauchistes. Mais en ce temps-là, il y avait un parti de l’ordre : le parti communiste et un syndicat qui a réussi (non sans mal) à tenir les troupes : la CGT.

En 2018, LFI et de nouveau la CGT ont bien essayé de récupérer le mouvement. La CGT a complètement échoué. LFI a réussi à l’infiltrer, mais ce faisant elle a contribué, de mon point de vue, à son attrition.

Il est un moyen pour les GJ de changer la France, c’est par le vote. C’est du reste ainsi que dans d’autres pays une partie des citoyens ont manifesté leur angoisse du futur. En votant pour les partis populistes, ceux pour qui tout est simple, pour lesquels tous les problèmes se résument à deux causes : l’immigration et l’Europe. Il faudra quelque temps pour s’apercevoir des résultats de leur politique et constater qu’il est des cas où le pire est certain.

Oui, il est facile pour les GJ de changer la France… en pire.

P.-S.: pour mieux comprendre le mouvement des Gilets jaunes je recommande la lecture d’une note lumineuse de Jérôme Fourquet sur la fin des classes moyennes
https://jean-jaures.org/nos-productions/la-fin-de-la-grande-classe-moyenne

boureau

"Non les Gilets jaunes n'ont pas transformé la France."

Certes, mais ils ont fait beaucoup mieux cher P. Bilger : ils ont réveillé une certaine conscience sociale parmi bon nombre de leurs concitoyens. Conscience sociale étouffée à la fois par le consumérisme obligé et le relativisme dominant.

Dans un des pays occidentaux les plus inégalitaires et les plus mal gérés qui soit, parmi des millions de Français de gauche ou de droite, à l'occasion de ce mouvement inédit, certains se rappellent la doctrine sociale disparue de l'Eglise, d'autres la chaleur et la complicité relationnelles régnant dans certains partis politiques et quelques-uns encore de l'obligation morale liant les citoyens du monde.

Sans doute et pour quelque temps, rien ne sera plus comme avant pourrait-on dire avec nostalgie. Mais il y a là des braises qui couvent sous la cendre. Peut-on quand même espérer une certaine renaissance de doctrine sociale qu'elle soit de gauche ou de droite ? L'avenir le dira, doctrine qui pourrait canaliser par sa pensée et ses actions ce mouvement à base révolutionnaire - au sens noble du terme - des premières semaines de lutte.

Car sans Eglise, sans parti, sans morale, la classe politique comme le citoyen lambda se retrouve bouchon sur la mer flottant au gré des vents mauvais et des passions tristes.

E. Macron a raté son entrée dans l'Histoire. Et maintenant il met sa Présidence à l'encan dans une ultime tentative communicatrice : "Moi ou le chaos".

Dérisoire, les dieux vont se venger. Du moins je l'espère car de toutes façons le quinquennat est mort. Pourquoi espérer des lendemains réformateurs qui chantent, ils ne viendront pas. Ou sous forme de pichenette !

Cordialement.

Robert

Je vous rejoins, Monsieur Bilger, dans l'analyse de ce mouvement de fond des Français laissés-pour-compte et fais mienne votre conclusion.
De ce billet je retiendrai cet alinéa d'avant conclusion : "Les Gilets jaunes ont troublé, inspiré, dénoncé, indigné, ému et questionné. Ils ont été le caillou obsessionnel dans la chaussure nationale, l'épine dérangeante dans le doigt républicain, la globalité triste, amère, désespérante, vindicative, parfois violente apposée sur une France indifférente ou oublieuse de certains de ses enfants, un cri résonnant trop fort pour qu'un silence, ensuite, puisse lui succéder sans éprouver de la mauvaise conscience."

Le problème à mon sens est que beaucoup de Français attendaient une réponse politique et que monsieur Macron n'a pour l'instant répondu que par des mesures d'amélioration de pouvoir d'achat, satisfaisant, partiellement et sur des publics ciblés en raison des élections européennes, une partie des revendications mises en avant. Il estime ainsi avoir circonscrit l'incendie et dit aux Français que les Gilets jaunes n'ont plus qu'à se taire. De son point de vue, cela s'entend clairement : "Basta !"

Pour l'instant, la réponse politique du pays n'est pas encore intervenue. On en verra une partie, dans une semaine, à l'issue des élections européennes.
Malgré tous les artifices des sondagiers, il apparaît que le RN devance la LREM, tandis que LR semble stagner autour de 14 %. Reste à observer le résultat final des urnes, monsieur Macron ayant à mon sens commis une erreur politique (intérieure et européenne) en fixant l'objectif de voir son parti (car il agit ici en chef de parti et non de président de la République, par définition constitutionnel "au-dessus des partis" pour remplir la fonction de "président de tous les Français") précéder le RN en nombre de voix, alors qu'au Parlement européen ce sont les "partis européens" constitués à partir des alliances de députés qui feront ou non les majorités.

Un dernier mot : hier, sur Public Sénat, était diffusée une émission "Europe : dans les coulisses d'une décennie de crise - L'urgence des migrants" dont la partie finale montre comment ont agi madame Merkel, le Premier ministre des Pays-Bas et le président de la Commission européenne, pour traiter directement avec le ministre des Affaires étrangères turc dans le dos de leurs partenaires...

Cela, ajouté aux confidences de la Chancelière allemande sur les conflits avec monsieur Macron, ne risque pas de changer l'opinion des Français sur la réalité de l'Union européenne, donc confortera leur désamour et par là-même leur refuge dans l'abstention sans doute majoritaire !

hameau dans les nuages

@ Gb | 19 mai 2019 à 13:45

Ah les gilets jaunes ! Ne vous inquiétez pas, d'autres gilets arrivent. Et ceux-là vont vous braquer dans tous les sens du terme.

https://www.facebook.com/NnoMan/videos/1199041646935103/

Claude Luçon

On peut aussi postuler, en se souvenant que le but déclaré d'Emmanuel Macron est de transformer la France et saborder le copinage politique qui oubliait de gouverner, que les GJ auront finalement été un outil imprévu mais précieux pour son objectif.
Les Gilets Jaunes ont secoué la France ? Bon ! Et alors ? D'autres l'avaient fait avant eux plus brutalement dans notre histoire. Comparés au Front populaire ce sont des bisounours.
Bonaparte a dit : "N'interrompez jamais un ennemi qui est en train de faire une erreur.”.
Macron semble le savoir et encourage un peu les GJ dans leur erreur !

Les Gilets Jaunes seront tôt ou tard une attraction de plus au Puy du Fou, les Chevaliers CRS trucidant cette jacquerie portant armure jaune.
Ce mouvement est en train de tourner définitivement au ridicule, il faut demander à Philippe de Villiers de leur donner un emploi pour les occuper.
Je verrais bien une copie des Champs-Elysées au Puy du Fou, faux magasins de luxe compris, et des GJ, Black Blocs et casseurs se coltiner avec de nobles policiers et CRS.
Philippe de Villiers est plutôt ami de Macron, il devrait y penser.
Les GJ n'auraient plus besoin de faire leur spectacle dans les rues de nos villes, le faisant pour les vacanciers dans un parc de spectacle, leurs honoraires résoudraient leur problème de pouvoir d'achat. Il y aurait même plus de gens qui paieraient pour les regarder que dans nos rues aujourd'hui, sans débourser un sou.

Qui les a regardés hier ?
Les footballeuses lyonnaises battaient brillamment les barcelonaises et devenaient de nouveau championnes d'Europe. Nos rugbywomen nous offraient un match spectaculaire entre Montpelliéraines et Toulousaines pour la finale de leur championnat.
Il y avait plus de fans, de drapeaux, de tambours et d'enthousiasme dans les tribunes des deux stades que de GJ dans les rues.
Voilà la France qu'on aime, voir que nos jeunes filles sont en train de devenir de fameuses gaillardes tout en étant de jolies femmes !
Il faut savoir ce qui est important en France, et surtout plus agréable à voir que des ballots en peine d'occupation le samedi.

Bien sûr que non, les GJ n'ont pas transformé la France !
Les trains et les automobiles roulent, les avions volent, les vacanciers se prélassent, les joueurs de bridge jouent au bridge, les gourmands se concoctent un barbecue succulent, les bavards bavardent... et nous, nous commentons sur Justice au Singulier comme bien avant les GJ.

P.-S.: la seule source d'intérêt et de curiosité, est que Philippe se fait entendre sur Sud Radio, ce qui a provoqué plus de débats ici en 24 heures que les Gilets jaunes en une semaine, et même plus.

breizmabro

@ Gb | 19 mai 2019 à 13:45
"...ces vies d’ennui jamais prises en main"

En même temps, comme dit votre pote Manu, si certains s'ennuient le samedi c'est peut-être parce que leurs entreprises les ont licenciés pour délocaliser leur(s) exploitation(s) dans des pays européens (n'oublions pas...) socialement plus souples, comme la Roumanie par exemple, puisque le SMIC est de 450 euros mensuel (environ) et que pour former un syndicat il faut l'autorisation... d'une autorité.

C'est vrai vous avez raison sur un point Gb, lorsque l'on a travaillé vingt ou trente ans dans une entreprise huit heures par jour chaque mois, on s'ennuie un peu lorsque l'on se retrouve au chômage à cinquante ans sans perspective d'une réinsertion dans quelque job que ce soit.

J'imagine, après avoir lu votre post, que vous vous n'avez jamais été licencié après trente ans de loyaux services dans votre entreprise ce qui du coup vous autorise à juger ce que devient la vie des autres après leur licenciement.

Ah si, vous avez un avis : "des vies d’ennui jamais prises en main".

On dirait du Manu dans ses meilleurs jours.

Denis Monod-Broca

On aimerait croire que les Gilets jaunes ont transformé l’image que la France se fait d’elle-même et l’image qu’elle se fait de la vie.

Gb

Non, les gilets (sans majuscule, s’il vous plaît) jaunes n’ont pas transformé la France, ils l’ont braquée. Dans tous les sens du terme.
Silence accompagné de mauvaise conscience ? Pas du tout pour ce qui me concerne. Le vacarme, seule expression de ces vies d’ennui jamais prises en main, et le bruit des médias complaisants, n’ont que trop duré.

Une affaire personnelle, c’est évident et heureux qu’il se saisisse à bras-le-corps d’un sujet qui lui tient à cœur ! Que n’auriez-vous dit s’il avait affiché une quelconque distance ? Rappelez-vous que cette personnalisation des européennes était à l’origine voulue par Mélenchon qui, par des mots malheureux proférés sur le Vieux-Port en août 2018, entendait en faire un référendum anti-Macron pour lui administrer une ”raclée démocratique”.
En fait de raclée...

PR CALGUÈS

"Comment Emmanuel Macron, déchaîné contre le RN, fera-t-il demain pour concilier honnêteté démocratique et défaite politique si celle-ci survient ?"

C'est tout simple : en démissionnant !

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