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03 mai 2019

Commentaires

Mary Preud'homme

"les assaillants ont-ils été réellement poursuivis ?" (Tanneguy)
Vous pouvez répéter la question ?
Rédigé par : breizmabro | 04 mai 2019 à 16:06

Oui ! Il peut le faire !

Mary Preud'homme

Rédigé par : sylvain | 04 mai 2019 à 17:4 dans ses œuvres, je cite :
"Nous sommes bel et bien dans un état policier terroriste, les récits des brutalités policières font froid dans le dos et ont atteint des sommets dans l’horreur..."

Comme dirait mon voisin qui n'est ni policier ni gendarme : "Je me demande combien ce gugusse (blanc, hétéro, catho et facho) a dû s'envoyer de bibine à 9 degrés pour écrire autant de conne**** ?

Xavier NEBOUT

Le "système", il ne s'est jamais si bien illustré qu'à l'encontre de Jean-Marie Le Pen qui ne pouvait pas ouvrir la bouche sans être qualifié de nazi, avec comme apogée l'affaire du "détail".
Alors si c'est le jeu, il est normal qu'on demande la démission de C. Castaner pour un "détail".

sylvain

Terrible conférence de presse des gardés à vue de la Salpêtrière sur CNews.
Nous sommes bel et bien dans un état policier terroriste, les récits des brutalités policières font froid dans le dos et ont atteint des sommets dans l’horreur.
Sous un masque soft, une dictature violente s’installe petit à petit dans le pays, il n'y a plus aucun doute à avoir.

 Mitsahne

Un pas de plus a été franchi dans l’ignominie : des manifestants se disant égarés ont envahi les locaux d’un hôpital parisien et ont provoqué un début de panique à l’entrée des salles d’opération après avoir dérobé du matériel informatique.

Le plus hallucinant, c’est l’empressement du personnel médical à défendre ces individus « puisqu’il n’y a pas eu de blessés ». Ben voyons… Autrefois, il était admis qu’on ne tire pas sur les ambulances. Jusqu’au jour où des petits salopards se sont servi des ambulances pour transporter des soldats et des mitrailleuses, ce qui a ‘’justifié’’ le tir sur des ambulances. Vous me direz, quelle importance, quand on déverse cent mille tonnes de bombes sur une ville, on ne fait pas de différence entre hôpitaux et casernes, femmes, enfants et militaires, cathédrales millénaires et casinos.

Cela fait plus de six mois qu’à cause du droit absolu de manifester, le gouvernement se voit contraint de mobiliser tous les samedis des milliers de policiers pour essayer d’empêcher les exactions et les destructions de milliers d’individus vêtus de jaune, de noir ou de rouge qui expriment leur colère en pillant des magasins, incendient des commerces et cherchent à casser du flic le plus possible. Des centaines de cocktails Molotov, qui ne sont autres que des grenades incendiaires de fabrication artisanale beaucoup plus dangereuses que les lacrymos ou que les LBD sont lancés, mais la presse va faire un gros titre sur le policier qui a osé relancer un pavé sur les manifestants.

A ce rythme, les forces de l’ordre seront complètement épuisées ; les crétins jaunes auront le droit de chanter « On a gaaaaagné » sur les ruines de leurs illusions ; Mélenchouette-le-Mégalo fera arrêter Manu-le-Démissionnaire-Insignifiant sur la route du Touquet par ses spadassins et le fera traduire devant un tribunal révolutionnaire d’insoumis à sa botte ; il s’installera d’autorité à l’Elysée comme « seul représentant légitime républicain du peuple démocratique » ; avec les quelques lingots d’or qui restent à la Banque de France, il fera frapper une médaille à son effigie qu’il distribuera à tous les Français qui seront obligés de venir manger à la Soupe Populaire Citoyenne puisque la nutrition individuelle sera interdite.

Mais, en haut lieu toujours obnubilé par Malik Oussekine, on se félicite qu’il n’y ait pas eu de morts (sauf les douze morts des ronds-points !). Dans les tout prochains jours, on se congratulera de ce que « les honnêtes manifestants n’ont pas poignardé les malades sur les civières, n’ont pas mangé les nouveau-nés ni flingué les chirurgiens au milieu des bouteilles à oxygène ! ». Une cuvée de vodka « Spéciale Castagne » sera éditée à cette occasion.

Aux dernières nouvelles, Manu-l’Inclusif se porte à merveille. Il se prépare à célébrer la Victoire. N’importe laquelle mais le mot lui va tellement bien. Sauf que, je ne me souviens plus qui a dit : « On ne réussit vraiment bien qu’à force de patientes défaites ».
Manu-à-son-insu a encore de l’espoir.

vamonos

@ Jean le Cauchois | 04 mai 2019 à 12:53

Excellente répartie, je me suis régalé.

breizmabro

@ Giuseppe 04 mai 2019 à 14:03

Martchi abuse de champignons rigolos qui se trouvent dans certaines contrées.

Après en avoir mangé dans son omelette il voit des communistes partout et si, par hasard, ce sont des socialistes ils sont sous pseudo.

Martchi est à lire dans ses deux premiers paragraphes (avant que le champignon ne fasse effet) et dans son paragraphe de conclusion lorsque l'effet est dissipé. Le reste ? : redite, longueur, interpellation, injonction... bref rien d'intéressant.

En même temps il faut lui reconnaître qu'il a appris depuis quelque temps à mettre "en italiques" les mots ou les phrases qu'il nous dédicace afin que nous comprenions mieux sa pensée subtile.

A part ça ? Comment se comporte votre belle montagne ? Ici c'est... comment dire, turbulent...

Adéo Giuseppe

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@ Tanneguy 04 mai 2019 à 15:45
"les GJ fuyaient devant des policiers qui les gazaient"

"les assaillants ont-ils été réellement poursuivis ?"

Vous pouvez répéter la question ?

Achille

@ Giuseppe | 04 mai 2019 à 14:03
« Bob - je me permets -, comme à chaque fois ou du moins quand je vous lis je finis dans les cordes, KO technique mais je m'en remettrai… »

Giuseppe - je me permets -, je ne peux que louer votre pugnacité face à un adversaire redoutable. Mais je pense que vous relâchez trop votre garde, votre jeu de jambes n’est pas assez rapide et votre droite un peu molle. Pensez au souffle aussi. Très important le souffle dans un combat qui nécessite beaucoup d’énergie.
Il est vrai qu'aux points vous avez un peu de retard. Il faut donc changer se stratégie pour le rattraper. Moi je préconise le coup de boule. Ce n’est pas très académique mais vous pouvez gagner pas KO. Et après tout, seule la victoire est belle !

Tanneguy

Afin d’intervenir rapidement, les forces de l’ordre sont venues à moto. Or, les GJ fuyaient devant des policiers qui les gazaient. Illogique que ces policiers, qui étaient là, ne soient eux-mêmes intervenus. Question : les assaillants ont-ils été réellement poursuivis ?

Giuseppe

@ Robert Marchenoir | 03 mai 2019 à 20:14

Bob - je me permets -, comme à chaque fois ou du moins quand je vous lis je finis dans les cordes, KO technique mais je m'en remettrai.
Je suis sonné de la pertinence de vos écrits, j'ose espérer que vous avez parcouru la page 22 concernant un certain éclairage qui devrait vous faire passer de la dynamo à courant continu vers l'alternatif.

Bob - je me permets - je suis encore dans les cordes, mais croix de bois croix de fer… Enfin on ne me comptera pas jusqu'à 10.
Je ne sais ce qu'ont pu vous faire ces malheureux communistes, insignifiants aujourd'hui, pour qu'avec une telle constance - digne de Staline - vous les persécutiez de vos poings et de vos mots - ces deniers ne sont pas dangereux, si ce n'est de quelques blessures morales ou d'ego à subir, on ne meurt pas d'une égratignure.

Mon soigneur me fait signe de laisser tomber, l'éponge devrait me soulager, un peu de sels et me voilà reparti pour affronter un autre round.

Soufflez, inspirez, soufflez… Vous devriez faire comme moi, vous occuper des fleurs, et pourtant elles sont rouges… Si, si, la couleur n'a rien à voir.

Cadeau !

https://i.goopics.net/dekEO.jpg

Jean le Cauchois

@ Philippe Dubois hier à 15:49
"C'est pour cela que j'ai une paire de lunettes de piscine, ainsi que du sérum physiologique..."

Ces protections sont révélatrices d'une fragilité oculaire qui devrait vous conduire à ne manifester que dans un espace protégé : je vous recommande l'île d'Yeu, où par ailleurs les Philippe sont bien accueillis, éventuellement pour l'éternité. D'autre part, votre proximité affichée avec des membres de la police actuelle peut laisser supposer que vous êtes un descendant du premier préfet de police, un comte Dubois, dont Napoléon disait "Ce Dubois dont on fait les matraques". Bonne manifestation cet après-midi.

breizmabro

@ Achille 04 mai 2019 à 06:48

Mon pauvre Achille ! De Gaulle avait raison, la vieillesse est un naufrage.
Je vous ai lu plus subtil avant que vous ne basculiez dans la sénilité mais sachez qu'à la Salpêtrière il y a un service pour cela, n'hésitez pas à demander votre admission.

Robert

@ Exilé | 04 mai 2019 à 10:21

Avec vous, nous sommes quelques-uns sur ce blog à dénoncer ce fameux "système" qui présente toujours la démocratie (au sens anglo-saxon du terme) comme une valeur indépassable, sur laquelle serait fondée "L'Europe", alors même que tout observateur politique honnête constate que l'UE est un organisme, certes démocratique dans l'apparence qu'il veut donner, mais au fond parfaitement anti-démocratique parce qu'il n'est qu'une superstructure purement technocratique dont le seul objectif est de dépasser les nations. Nations, entités obsolètes, dont monsieur Macron est un très chaud partisan et artisan de la disparition. D'où son expression "start-up nation".

Cela rejoint d'ailleurs un billet de Mathieu Bock-Côté dans le Figaro de cette fin de semaine qui analyse la fameuse expression de monsieur Macron au cours de sa conférence de presse, à savoir : la "patriotisme inclusif".

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/mathieu-bock-cote-ce-que-veut-dire-patriotisme-inclusif-20190503

J'ai dans des commentaires précédents invité à lire le numéro de mai 2019 dans lequel au moins deux articles démontent ce fameux système. Tout comme j'ai souvent cité, il y a déjà très longtemps, un site Internet, Le Canard républicain:

https://www.lecanardrépublicain.net/

Celui-ci fournit un ensemble de références incontestables, même s'il est plutôt orienté à gauche. Cela seul montre que, dans notre gauche, il y a encore de vrais républicains, dont je sais que vous n'êtes pas. Mais cela ne nous empêche nullement d'avoir des convergences d'analyse dans la mesure où l'on sait se démarquer de certains a priori.

genau

Mais enfin, cher M. Bilger, où avez-vous la tête ? Si vous aviez eu l'heur de ne pas trop suivre cette affaire, ou de la regarder d'un visage distrait comme tout ce qui concerne cette atmosphère de cornecul, vous auriez eu la sérénité du conservateur post-soixante-huitard.
Nous avons descendu, depuis 1968, les escaliers de la contrefaçon sociale. Des partis ouvertement traîtres à la nation n'ont été inquiétés que par la désaffection de leurs électeurs, tout en continuant à bénéficier des largesses de l'Etat qu'ils avaient tenté de subvertir.

Les qualificatifs de dispute : diatribe, philippique, antithèse, sont devenus des insultes programmées et mises en selle par une agrégation des fonctionnaires du pouvoir aux révolutionnaires les plus aguerris, trouvant dans ces outrances des moyens commodes de se débarrasser de toute contestation.

En intégrant cette évolution de la pensée, vous ne vous indigneriez pas (encore que vous en ayez) de la perversion des critiques qui visent le ministre de l'Intérieur, au demeurant excellent joueur de poker.

Une masse difficile à qualifier, des origines troubles, un passé déjà bien connu de subversion, voudriez-vous qu'il en sortît autre chose que du purin intellectuel, dans lequel les journalistes ont leur rôle d'engrais ?

A bien y regarder, dans les presses étrangères, dans les développements conduits par des gens réfléchis, on retombe toujours sur le même constat: la société est molle, jouit d'un bien-être certain, et la part trouble y occupe une place mouvante, gagnant ses acteurs dans les marges.

L'interdit social concernant les secteurs réservés change aussi avec les moeurs. On ne compte plus les hôpitaux cibles d'actes de guerre. Pourquoi Paris ferait-il exception ? La morale, base sociale, n'a que la raison pour exister et durer. Les gouvernements montrent un visage tellement confus que le respect que devrait inspirer leurs fonctions se mue en une indifférence ferment de révolte gratuite.

Apprécier Poutine, par exemple est l'équivalent de louer Hitler. Rechercher si Trump est fou ou non c'est être soi-même aliéné. Négliger qu'il a désigné une commission d'experts pour faire le point sur la réalité scientifique du réchauffement dit climatique est normal au vu des préconceptions des médias. Refuser la recherche au profit de l'affirmation est l'attitude correcte.

Alors, ne nous plaignons pas que certains excités posent les panneaux indicateurs de la déraison.

Ergoter sur un mot revient à charger les faits à sa guise. L'URSS comme tous les régimes dictatoriaux a usé de cette tactique. Mettre en cause un ministre en charge de la sécurité de l'intention de dramatiser pour justifier le traitement de ses préoccupations me paraît de bonne guerre. Ni je n'aime ni je ne déteste M.Castaner qui m'est complètement indifférent, mais force est de constater qu'au bout de près de trente semaines d'agitation il a quelque raison de hausser le ton quand le désordre atteint le Graal: la santé. Pour la métaphysique, c'est déjà fait: plus de mille violences antichrétiennes dont 900 actes de vandalisme ça devient une routine.

Dormez braves gens, la morphine est préservée, pour l'opium c'est terminé.

Philippe Dubois

@ Mary Preud'homme | 03 mai 2019 à 23:48

Je ne sais pas d'où vous êtes descendue, mais votre chute vertigineuse vers le domaine de l'insulte et des suppositions stupides concernant la vie de vos contradicteurs, fait que je devrais descendre encore un nombre certain d'étages avant de venir vous ramasser dans le caniveau où vous vous êtes étalée.

Quoique non, puisque je n'ai strictement aucune envie de venir essayer de vous relever.

Gavroche

@ Claude Luçon | 03 mai 2019 à 17:22

Merci pour ce long sermon, mais je n'adhère pas aux extrêmes. Quant à Voltaire et Rousseau ce sont des symboles !

Quant aux ingénieurs qui jettent dans l'espace des gènes, j'ai déjà écrit que j'attendais leur venue au pouvoir, comme les juifs attendent leur Messie (sachant qu'ayant lu Ernest Renan, je suis conscient que nous sommes tous d'un courant juif).

P.-S.: j'ai vu aussi 2001, l'Odyssée de l'espace.

Si je crache en l'air,
c'est la faute à pépère.
les pieds dans le ruisseau,
c'est la faute à Sarko.

Narcisses

Merci pour ce texte.

"Les hommes ne cherchent pas une rupture, Gabriel ! Ils veulent juste consommer plus, placer leur progéniture plus près de la mangeoire et mourir plus tard". (Andreï Makine)

Exilé

La mode est de dénoncer le "système". Avant même l'irruption des Gilets jaunes dans un espace démocratique qui n'était pas si déplorable que cela !

En êtes-vous si sûr ?
Il se trouve que je suis probablement un des premiers - voire peut-être même le premier - à avoir évoqué sur un autre blog ce « système », correspondant en gros à un centre de pouvoir parallèle à un pouvoir républicain qui ne sert qu'à amuser la galerie en agitant un certain nombre de joujoux supposés symboliser une démocratie.

De quoi est donc composé ce système ?
Tout simplement de la conjonction, sous forme de nébuleuse, de divers centres d'intérêts, qu'ils soient financiers, industriels, médiatiques, idéologiques, supra-nationaux, parfois communautaires et autres qui se mettent d'accord, parfois en dépit d'oppositions en apparence fondamentales, pour définir les grands axes économiques, politiques, démographiques, sociétaux etc. qui seront ensuite imposés aux gens sans même leur avoir demandé leur avis, après un simple enregistrement par le pouvoir républicain.

L'élection de M. Macron, lancée et quasiment jouée avant le début de la campagne officielle, a été un exemple de collusion entre des intérêts financiers, médiatiques et politiques, avec en arrière-plan quelques soutiens à caractère idéologique.
Ces réseaux croisés existent, et les noms de leurs principaux acteurs sont connus.

Et qui donc dicte les modes et les comportements, qui décrète ce qui est bien et ce qui est mal après avoir éventuellement inversé ces notions, qui nous emprisonne à l'intérieur de lignes rouges et de cordons sanitaires, qui nous impose ce que nous devons penser, ce que nous devons croire et ce que nous devons taire ?
Qui nous dit comment nous devons vivre et avec qui ?
Qui a inventé et diffusé cette notion de « populisme » pour caricaturer ce qui n'est en principe que la base de la démocratie ?

Donc, en pratique, les Français se sont vu priver de leur droit de prendre leur destin en main avec une démocratie représentative qui ne les représente plus, avec des partis politiques verrouillés de l'intérieur par quelques caciques qui trahissent la volonté de leur électorat, avec des institutions qui ne jouent plus leur rôle, avec une presse sous contrôle n'assurant plus sa fonction de contre-pouvoir, avec des lois liberticides interdisant d'appeler un chat un chat, sans oublier l'asservissement insidieux par un système fiscal « redistributeur » centralisé permettant d'immobiliser sous perfusion les Français qui pourraient manifester quelques volontés d'indépendance.

Alors, de quelles alternatives disposent-ils pour pouvoir se faire entendre ?
Et comment des élections pourraient-elles le permettre, alors que le terrain de jeu se trouve en réalité ailleurs ?

Aliocha

La bave des insultes brille aux lèvres des frustrés, la souffrance du ressentiment de ceux qui ne sont pas arrivés à s'imposer la discipline qui entraîna leur échec ne trouve d'autre lit pour ce flux que celui qui emportera tout, le lit de la violence.

Claude a raison, la victoire est au Daech, comme les porcs habités par le malin, samedi après-samedi les extrêmes s'entraccusent de ce qu'ils n'arrivent pas à canaliser, dissolvant dans leur buzz menteur toute tentative d'élaboration d'un discours raisonnable.

Comme de bien entendu, l'Europe fera les frais de ce salmigondis, où les démocrates ne sont considérés que comme des propagandistes car ils refusent de s'agréger au pire et de satisfaire la bête qui n'a jamais su calmer sa colère que dans le sang de la cordiale guillotine, celle que les bourgeois hypocrites voudraient ériger à nouveau, pensant cacher en son ombre leur incapacité à même eux-mêmes savoir se gouverner.

Ainsi chacun prend pour lanterne le sophisme qui lui permet de mieux s'exonérer de sa propre responsabilité, désigne son ministre ou autre idole plutôt que de s'examiner, et rentre dans la danse des vessies écroulées, profitant de la poussière des gravats pour mieux recommencer la chorégraphie qui a déjà prouvé, et depuis si longtemps, qu'elle ne servait qu'à masquer cette réalité tragique, ils sont fort peu qui savent assumer la vie humaine, qui savent observer ce qui nous est donné à voir et quelle rigueur est nécessaire pour ne pas s'en détourner, pour ne pas préférer se brûler les yeux, plutôt que de se reconnaître en ce que l'on a vu, de l'avouer et de s'apercevoir que si ce geste était mutuel et partagé, la vie serait possible, donc éternelle.

Pas notre petite vie personnelle, qui n'est pas loin d'être rien, mais la vie, que la grâce d'être au monde nous permet de porter en cet instant fugace qui nous est offert d'assumer, dans la mesure où nous saurions nous détourner de l'axe de nous-mêmes.

Espérons qu'un petit quart de Français saura entendre, cela suffira à permettre à l'institution que nous légua le glorieux général de savoir tenir en cette tempête décisive, même si sans aucun doute ceux qui préfèrent la noyade ne pourront être sauvés, tant pis pour eux s'ils continuent à penser qu'ils ne la doivent qu'à autrui, l'instant décisif leur sera cruel, quand ils s'apercevront au bord du gouffre que ce n'est que d'eux-mêmes qu'ils s'y précipitent.

sylvain

Achetez le journal "L'Equipe", il y a un "tirage" homo, vous savez ces pôv' malheureux qui passent leur temps à pleurnicher sur les plateaux télé, seules victimes dans notre société ultraviolente. Une bonne pub LGBT.

Y a même des messages sur les réseaux sociaux qui accusent l'effet "Trump".

On n'a pas fini de se rouler par terre... de rire bien entendu, avec tous ces guignols merdiatiques islamo-gauchistes soumis aux lobbys antiracistes et LGBT.

sylvain

Attaque ou intrusion ? Vous débattez encore sur cette pantalonnade pagnolesque ?

Savez-vous qu'aujourd'hui un simple froncement de sourcil en direction d'un couple homo ou d'un non-blanc peut vous envoyer au tribunal pour attitude inconvenante pouvant être considérée comme de la haine homophobe ou raciste ?

Sachant que ces deux communautés adoptent le plus souvent des attitudes provocatrices afin d'en tirer des bénéfices, il est préférable de détourner tête et regard lors de leur passage ; ça vous évitera les foudres judiciaires des SOS homophobie et SOS Racisme.

Suffit de visionner les vidéos de la Salpétaudière pour déceler d'éventuels froncements de sourcils des "intrusionnistes".

breizmabro

"Christophe Castaner que je ne méprise pas..." dites-vous M. Bilger, par contre je me suis laissé dire qu'il n'en est pas de même dans la hiérarchie policière entourant ce ministre puisqu'il est surnommé CATASTROPHE.

Depuis la révélation de sa vie de noctambule et ses nombreuses interventions depuis sa prise de fonction, ce qualificatif lui a été attribué.

Personnellement je trouve que cela lui va bien et est représentatif du personnage.

Il faut dire que dans le genre vocabulaire va-t-en-guerre concernant les "réfugiés" dans l'arrière-cour de la Salpêtrière, puis de son rétropédalage après que le staff l'avait invité à regarder les vidéos circulant sur les réseaux, le gommeux de la place Beauvau comme l'appellent certains, a fait très fort..

Malheureusement ses interventions - catastrophiques - font beaucoup de mal à la police de terrain.

Mais n'envisageons pas la démission de notre night-clubber, il pourrait sombrer dans la dépression et faire une bêtise.

Devoir être admis en réanimation à la Salpêtrière lui ferait pitié :D

Achille

@ breizmabro | 03 mai 2019 à 17:31
« Il semblerait que, contrairement à ce que M. Bilger soutient, il n'y ait eu aucune dégradation de la part des manifestants réfugiés sur la plate-forme d'un endroit non désigné comme appartenant à un service hospitalier. »

En somme il ne s’est rien passé de particulier le 1er Mai à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Juste quelques énergumènes qui s’étaient égarés devant le service de réanimation, sans doute pour offrir quelques brins de muguet au personnel hospitalier. Circulez braves gens, y'a rien à voir !
Je suppose que votre source est le fameux journal Le Média, qui se prétend indépendant, mais qui a été fondé par Sophia Chikirou, qu'on dit être la maîtresse de J-L Mélenchon. Ou alors vous avez un peu forcé sur le chouchen chez Jacky, cette boisson bretonne parfaitement imbuvable, même servie très fraîche.

Mais non chère breizmabro, quelles que soient les circonstances, on n’entre pas dans un hôpital comme on entre dans un bistrot-PMU de quartier !

finch

@ Mary Preud'homme 22:43
"Les hauts fonctionnaires de la police nationale ou des officiers supérieurs de la gendarmerie en sont souvent réduits, à leur corps défendant, à obéir et faire exécuter des ordres ou consignes qu'ils jugent imbéciles ou dangereux !"

Et Laurent Nunez n'a pas mis de l'huile dans les rouages puisqu'il est dit qu'il a la compétence ?

duvent

J'allais me retirer dans mes appartements (oui, c'est ce que j'ai l'habitude de faire en fin de journée), lorsque j'ai eu l'excellente idée de venir voir ici ce qui se tramait...

Eh bien, il faut le dire, je ne connais pas les tenants et aboutissants de cette histoire du 1er Mai à la Salpêtrière, mais ce n'est certainement pas une histoire de muguet...

J'ai lu Marchenoir, qui a bien fait de préciser que sa plume est une hache sans quoi je n'y aurais vu que du feu. Cependant, étant bon public, j'ai ri et je me demande si tout cela prête à rire !?

Il faut dire que « œil pour œil », n'est pas aussi étonnant que la proposition de ce délicat Marchenoir, et que « dent pour dent », n'est pas aussi radical que l'autre proposition du même Marchenoir.

Je présume que le fait que tout cela se déroule à la Salpêtrière l'a encouragé à désirer cette boucherie, en effet, quel meilleur endroit pour ce genre d'intervention que les urgences, je vous le demande ?

Enfin, pour ce qui me concerne, je trouve astucieux ce brave Marchenoir.

D'ailleurs, et sur sa lancée il ne m'a pas déçue, lorsque ses visions l'ont submergé.

Je l'envie d'avoir ce genre d'hallucinations, car en effet, il voit des communistes partout où je ne vois rien, mais il est vrai que c'est un vieux monsieur ce Marchenoir, et il en a vu dans sa chienne de vie.

Ainsi, j'ai continué à me dilater la rate, gratuitement, en me disant que la sécu devrait prescrire une séance de Marchenoir par jour, car le rire augmente l'espérance de vie, je n'ai pas vérifié cette information, mais j'y crois dur comme fer !

Voilà que j'arrive aux lignes concernant les vieux, les vieilles, EDF, les vacances au château et tout le bazar, et là mon sang ne fait qu'un tour, alors que d'habitude, il en fait un peu plus, j'ignorais que les syndiqués EDF passaient leur vacances dans des châteaux, j'ai donc vérifié, et c'est vrai...

Je ne suis pas une ingrate, dès lors, et parce que j'ai ri à satiété, je remercie l'auteur qui n'est pas Aristophane, mais plutôt Pervers Pépère, pour les bons soins qu'il dispense avec générosité  !

P.-S.: Marchenoir, lorsque vous écrivez ceci : « Mettons que je vienne te mettre une bastos dans la tête sans la moindre agressivité, avec le calme le plus parfait et même, si tu veux, avec le sourire. Parce que je n'aime pas les communistes. Nous sommes bien d'accord que tu n'auras pas le mauvais goût de protester ? »

Voulez-vous nous faire comprendre que vous êtes entraîné :
hypothèse 1 : à mettre des bastos paisiblement
hypothèse 2 : à mettre des bastos avec le sourire
hypothèse 3 : à mettre des bastos quand vous croisez des communistes ?

Je présume que le tutoiement c'est pour détendre l'atmosphère  !! Quel homme viril ce Marchenoir !

Mary Preud'homme

@ Philippe Dubois | 03 mai 2019 à 23:05

Sacré Philippe, vous deviez être une pointure pour avoir assisté (ès qualités et les doigts dans le nez) à des séances d'entraînement ou de formation des GM à Saint-Astier, poil au nez !
Hélas redescendu bien bas, poil au doigt, pour vous être retrouvé par la suite au rang de vulgaire manifestant maltraité et gazé, poil au pied, par la gent policière, poil au derrière !
Quelle dégringolade !

Jean le Cauchois

@ sylvain à 16:36

Cher sylvain,
Une ligne et demi seulement cet après-midi pour vamonos, c'est paresse ? Vous vous réservez pour votre fête, demain ? J'espère un feu d'artifice vers les 23 heures si vous êtes encore d'attaque !

Tipaza

"Christophe Castaner que je ne méprise pas..." (PB)

Moi non plus je ne le méprise pas, pour la simple raison qu'il ne faut jamais mépriser un adversaire ou un ennemi qui a le pouvoir et la capacité de s'en servir.

Une fois cette banalité de survie énoncée, on peut dire quand même que le Casta en question charge la mule, pour employer le langage en cours dans mon village.

Spécialiste de quelques dérapages verbaux ou comportementaux, qui m'ont fait sourire, mais qui ne sont pas de mise à l'époque du politiquement correct que nous vivons, il se place lui-même en situation d'être ridiculisé.

L'individu ne rayonne pas d'intelligence, piéton de faible enjambée quand il était au PS, il a eu la bonne intuition de rejoindre Macron et ses marcheurs au bon moment.
L'intuition suffit à faire carrière en politique mais pas à faire un bon ministre de l'Intérieur et surtout un ministre crédible.

Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, sa communication a été un déni de réalité avec pour seule obsession, jeter le discrédit par un comportement et une communication à contre-courant de ce que le simple bon sens imposait de faire.

Il a commencé à étiqueter les GJ d'extrême droite, l'horreur absolue pour lui, niant le fait qu'au début une large majorité était composée de petites gens aux fins de mois difficiles.

À la mi-décembre après l'intervention de Macron à la télé, il a manqué d'énergie pour arrêter le mouvement qui a dégénéré.
Pourquoi ce laxisme ? L'occasion était belle de dire que le problème étant traité par les propositions du président, il fallait revenir à un débat plus démocratique.

Il espérait encore démontrer que l'extrême droite séditieuse et factieuse était à la manoeuvre, alors qu'à l'évidence le mouvement avait été récupéré par l'extrême gauche.
Mais là son logiciel de vieux socialiste ne lui permettait pas de voir la réalité. Les socialistes ont toujours eu un complexe envers les gauchistes qui en ont toujours profité ce qui est de bonne guerre.

Puis finalement il est revenu à des techniques de gestion des manifestations plus normales, ce qui l'éloigne des gauchistes, mais aussi de ses anciens amis et de son conditionnement de socialiste. L'homme doit souffrir, c'est le prix de la trahison dirait un moraliste ce que je ne suis pas.

Il faudrait lui rappeler qu'en d'autres temps, un socialiste ministre de l'Intérieur, Jules Moch, a été exemplaire, du moins dans sa capacité à remettre de l'ordre à une époque où les communistes menaient des grèves mortifères pour un pays qui sortait péniblement d'une guerre.

Bref, l'écart ou l'erreur de langage m'est relativement indifférente, elle relève des fake news, assez classique de la part d'un ministre de l'Intérieur quel qu'il soit.

Ce qui me gêne le plus, c'est qu'en mettant en avant l'"attaque" de l'hôpital, il a l'air de pleurnicher, jouant les bonnes âmes avec l'air de dire "voyez comme ils sont méchants".

Méchants ils le sont, mais alors pourquoi ne pas dire qu'à l'avenir dans ce genre de situation les forces de l'ordre useront et abuseront des LBD tant décriés.

Il arrive un moment où un ministre de l'Intérieur doit passer à l'acte sans état d'âme. Pour les états d'âme il existe des gens dont c'est le métier, pétitionnaires de bonnes oeuvres, comme socialiste il doit en connaître beaucoup.

Les GJ de novembre et décembre manifestaient pour leurs fins de mois, ceux d'aujourd'hui manifestent pour détruire la société qui a déjà suffisamment à faire avec le terrorisme islamiste.

Castaner n'est pas à la hauteur de la situation, mais il n'est pas le seul, Macron manoeuvre à la godille, incapable de reprendre l'initiative.
Le problème n'est plus le seul pouvoir d'achat dont les télés nous expliquent qu'il a augmenté, tous riches, mais sa crédibilité et sa capacité d'action.
Castaner n'étant qu'un pion de son échiquier.

Ceci dit je souhaite la défaite de LREM aux élections du 26 mai en espérant que Macron qui s'est engagé dans ces élections en tire des conséquences gaulliennes et démissionne.
On peut rêver ?

jack

Attaque ou intrusion, that is the question !
Une bataille de mots superflue pour une action bien réelle contre un sanctuaire que représente un hôpital.
Heureusement que le personnel hospitalier a fait preuve de résistance et d'autorité sans quoi les gentils et inoffensifs Gilets jaunes auraient cassé davantage.
Pour mettre un peu d'huile sur le feu, étaient de garde ce jour-là les Mélenchon et Hamon: on braille 'Castaner démission'. Heureusement qu'ils n'étaient pas en réanimation. Ridicules.

Philippe Dubois

@ Mary Preud'homme | 03 mai 2019 à 17:33

Pour commencer, ma brave dame, je ne suis pas votre chère petite chose.

Ayant assisté à quelques entraînements à Saint-Astier, je sais comment cela se passe, mais je m'en contrefiche, je ne suis pas membre des forces de l'ordre (FDO). Je suis un citoyen qui souhaiterait simplement que son droit de manifester soit reconnu et appliqué, sans que les FDO:

- ne barrent les axes qui ont été autorisés par arrêté préfectoral pour vous obliger à vous diriger vers des endroits interdits où ces FDO nassent, contrairement aux règles du maintien de l'ordre, alors qu'aucune violence ni aucune dégradation n'avaient été commises.

- ne balancent des lacrymos dans l'unique but de disloquer un cortège totalement pacifique qui avance sur un axe a priori autorisé.

Et je souhaiterais aussi que vos chers policiers fassent preuve du même zèle vis-à-vis des racailles islamisées de nos banlieues enrichies par la diversitude qu'ils n'en déploient vis-à-vis de gens dont le seul tort est de vouloir avoir de quoi donner à manger à leur gamins ou se chauffer en hiver.
Parce que je n'ai pas spécialement entendu notre premier sinistre se vanter du nombre d'arrestations, de GAV, de comparutions immédiates et de condamnations lors des émeutes de Grenoble ou des barbecues automobiles festifs à l'occasion du Nouvel An.

Vous qui semblez tout savoir des techniques et de la déontologie du maintien de l'ordre, pouvez-vous m'expliquer le pourquoi de la charge des FDO boulevard Saint-Marcel et des faits rapportés par diverses vidéos, montrées y compris sur TF1 ?

Mary Preud'homme

@ finch, 3 mai 20:52
"Castaner en est un très beau spécimen, absolument pas habilité à occuper le poste où il a fait nid. Là où il est, chaque terme doit être calibré chirurgicalement avant emploi. Il n'y a aucun droit à l'erreur… sous peine de violent retour de manivelle. La meute des hyènes affamées—qui se jette sur lui pour déchiqueter sa carcasse après son faux pas—n'est pas plus estimable.

Si les différents ministres avaient des compétences particulières et avérées là où ils sont nommés et censés diriger moins compétents et expérimentés qu'eux, cela se saurait. Hélas, ce n'est pas le cas et même le contraire. Si bien que des hauts fonctionnaires de la police nationale ou des officiers supérieurs de la gendarmerie en sont souvent réduits, à leur corps défendant, à obéir et faire exécuter des ordres ou consignes qu'ils jugent imbéciles ou dangereux !

Wil

"La mode est de dénoncer le "système". Avant même l'irruption des Gilets jaunes dans un espace démocratique qui n'était pas si déplorable que cela !"

Sous-entendu: "Vous avez compris les culs-terreux ? Estimez-vous heureux d'avoir la chance que nous la classe dominante on vous laisse voter "comme il faut" une fois de temps en temps. On est déjà bien gentil de vous laisser vous "exprimer" et de toutes façons si vous ne votez pas comme on vous dit on se passe de vous comme en 2007 avec le traité de Lisbonne. Donc arrêtez de nous emm... avec vos délires, nous les winners du monde libre et défenseurs de la démocratie (Hahaha ! Rien à faire de la démocratie du moment qu'on garde nos privilèges, vous n'avez pas encore compris bande de c*ns ? Ils sont vraiment graves et ne méritent que d'être exploités comme des esclaves...) et avec vos revendications stupides et illusoires de voir vos enfants avoir une vie meilleure que la vôtre parce qu'elle sera bien plus pourrie parce qu'il faudra que celle de nos enfants à nous soit toujours les poches pleines alors qu'ils sont totalement idiots et incompétents malgré les études hors de prix qu'on leur a payées et que tout ça coûte "un pognon de dingue" comme dit Saint Manu.
Donc il faut bien que quelqu'un paie pour tout ça et je vous assure que c'est pas nous qui allons payer bande de c*ns ! Hahaha !
Estimez-vous heureux qu'on vous laisse encore bosser on pourrait très bien délocaliser en Chine ou même vous remplacer par de plus pauvres que vous... ah ben, c'est ce qu'on fait d'ailleurs, ça tombe bien ! tout en vous faisant la morale sur la misère du monde vu qu'on n'en a aucune, morale et on se ferait encore plus de pognon."

Pour résumer, c'est ce que cette phrase d'introduction du billet de M. Bilger signifie.
En une phrase on sent tout le mépris des bourgeois pour la classe inférieure, d'où elle vient et ne veut surtout pas retourner quitte à lui marcher dessus pour continuer à "en bouffer".
Elle vendrait son père, sa mère et toute sa famille pour une poignée de sous pour continuer à en croquer.
Il n'y a pas pire raclure de l'humanité que le bourgeois avide d'élévation sociale pour arriver à la classe dominante dont il ne fait pas partie et qui le traite comme un arriviste, ce qu'il est.
M. Bilger en est un exemple flagrant.
A côté, les milliardaires sont de vrais saints.
Je ne sais plus quel milliardaire ricain a dit: "La guerre de classe a bien eu lieu et nous l'avons gagnée".

Bilger n'est plus rien qu'un propagandiste officiel au même niveau que la dernière prostituée médiatique de chaîne info lisant le prompteur devant ses yeux dont le texte descend plus ou moins directement du quarteron qui reste des conseillers de Macron à l'Elysée et qui selon les rumeurs ont en permanence un hélico prêt à décoller pour s'enfuir et trouver refuge au Luxembourg dans le bar de Juncker nommé "Union européenne" où fort heureusement "il n'y a pas de place pour la démocratie face aux traités européens". Une bonne blague qu'il ressort tous les soirs quand il est complètement torché lui aussi.
Et encore ce n'est que la première phrase, il y aurait tellement à dire dans l'ignominie et le dégoût sur la suite du texte.

finch

Franchement… Cette tempête sur l'erreur sémantique reprochée au ministre de l'Intérieur tourne au ridicule. Elle exprime l'extrême tension qui anime la société française après six mois d'insurrection sur les ronds-points (en déshérence depuis un certain temps mais en résurgence actuelle…) et dans la rue.

Les manifestants canal historique du mouvement des Gilets jaunes, ceux du 17 novembre, n'ont rien à voir avec les agités qui sévissent ces derniers temps en complicité avec les black blocs : à savoir l'ultra-gauche anticapitaliste et les anarcho-libertaires. Les Gilets jaunes natifs étaient des retraités, des citoyens modèles travailleurs appliqués respectueux de la République où ils se sentaient bien, avant que Hollande, le donneur de leçons, et son successeur Macron ne les vampirisent à coups de taxes. La France est le pays où les citoyens sont les plus ponctionnés du monde par la fiscalité et il faudrait encore les tondre plus ? La charge rapace sordide de Macron contre les retraités oubliait que leurs pensions sont le dû de toute une vie de labeur et non une variable d'ajustement. Le racket fiscal sur les automobilistes a tué la France profonde, celle qui ne peut se déplacer sans véhicule sur les petites routes hors agglomération, celle qui n'a pas son rond de serviette dans les palais parisiens.

L'équipe macronienne de technocrates, coupés des réalités et des corps intermédiaires, ces bizuths de la politique arrivant directement aux responsabilités sans passer par les étapes intermédiaires de sagesse ayant autrefois force de loi, a très rapidement montré ses limites et porte une très lourde responsabilité dans le chaos actuel du pays. Et il faudrait remercier ces amateurs de restituer l'argent qu'ils ont dérobé pour remplir abusivement les caisses de l'État, sans aucune morale ni cohérence. La macronerie est constituée d'une bande de pieds nickelés. Macron, c'est l'incohérence institutionnalisée : un pas en avant, deux pas en arrière. L'antithèse d'une crédibilité permettant de travailler sereinement à l'intérêt général.

Castaner en est un très beau spécimen, absolument pas habilité à occuper le poste où il a fait nid. Là où il est, chaque terme doit être calibré chirurgicalement avant emploi. Il n'y a aucun droit à l'erreur… sous peine de violent retour de manivelle. La meute des hyènes affamées—qui se jette sur lui pour déchiqueter sa carcasse après son faux pas—n'est pas plus estimable.

Cette polémique n'étanchera pas la soif des protestataires qui arpentent dangereusement les pavés chaque samedi, à se demander pourquoi ils sont là et comment tout cela va se terminer.

Je pense comme Philippe Bilger que Castaner n'a pas mesuré le poids du mot qu'il a utilisé, trompé sans doute par les dires préliminaires de la directrice de l'hôpital, du chef de l'AP-HP et des soignants du service de réanimation qui ont empêché, in extremis, l'intrusion dans leurs locaux où sont hébergés des malades fragiles, alités chroniques, sous ventilation artificielle et scope circulatoire, tentant difficilement de récupérer de suites chirurgicales délicates, fréquemment menacés de mort à court ou moyen terme par des pathologies implacables…

Castaner était certainement, comme l'a dit Philippe Bilger, de bonne foi, emporté par son indignation qu'on s'en soit pris à un hôpital… sanctuaire des sanctuaires. Au sein d'un hôpital, le service de réanimation est le plus prohibé et le plus sensible après les blocs opératoires.

À la décharge des manifestants, la grille qu'ils ont démolie et ses abords ne les renseignaient pas sur la nature du lieu où ils pénétraient. Pas plus, d'ailleurs que la porte vitrée en haut de l'escalier de service n'indiquait les caractéristiques des locaux situés derrière.

On sait que depuis le 17 novembre 2018 Castaner n'arrête pas de biaiser sa communication, partiale, tendancieuse, erratique, dont l'unique objectif est de salir un mouvement ennemi séditieux… composé de manants agitateurs qui veulent la tête du chef de l'État et mettre à bas ses velléités de réforme et de réussite de quinquennat : un sacrilège pour l'intéressé. Au début des émeutes, après les premières perturbations sur les Champs-Elysées, Castaner avait incriminé l'ultra-droite, tandis que Darmanin n'hésitait pas à mettre en cause la peste brune.

Macron va jouer gros le 26 mai à un moment où l'extrême droite le devance dans les sondages, et où LR se rapproche dangereusement du socle de François Fillon au premier tour de la présidentielle. Sa crédibilité sur le territoire national, déjà fortement compromise par la gronde sourde du peuple, sera anéantie par un échec aux élections européennes, devenues indéniablement un référendum contre lui. Sa faiblesse au sein de l'Europe déjà franche, deviendra proéminente. Il se dirigera droit vers une fin évanescente de mandat.

Enfin, il est intéressant de considérer le tour de piste d'Agnès Buzyn à La Pitié-Salpêtrière au lendemain de l'intrusion et se rappeler qu'il y a quelques semaines, elle ne s'était pas rendue à l'hôpital Lariboisière après qu'une patiente y soit morte aux urgences pour y avoir été délaissée.

Les services d'urgences des Hôpitaux de France sont d'ailleurs en déliquescence, après que l'État a dangereusement rogné les budgets, diminué les personnels, et soumis les forces médicales à un joug administratif et comptable insupportable (tarification à l'activité). Et ne parlons pas des déserts médicaux dans les contrées reculées ni de l'insécurité que doivent affronter quotidiennement les soignants de tous types.

Michelle D-LEROY

Vraiment dans ce pays il n'y a plus rien de normal, la situation est totalement verrouillée de part et d'autre. Les gens doutent de tout ce que le gouvernement leur dit et ce dernier essayant de reprendre la main assure n'importe quoi de façon péremptoire et M. Castaner n'inspire pas une totale confiance, c'est le moins que l'on puisse dire. Tout s'en trouve dégradé dont les fonctions de ministres.

M. Macron s'est trop entêté au mois de novembre, il a trop tardé à comprendre que ce n'était pas juste un mouvement d'humeur, et il en subit les conséquences. Cet entêtement prouve que la politique demande de l'expérience. La seule façon qu'il aura de s'en sortir sera de donner un signe fort : dissolution de l'A.N. ou au moins un changement complet du gouvernement. Un gouvernement qui apparaît totalement usé après deux ans, qui n'est plus crédible aux yeux de l'opinion.

Les Français doutent de tout mais à qui la faute ? Les exemples de promesses qui se dégonflent sont si nombreuses qu'il est inutile de les lister. Les colmatages pour essayer de reprendre la main depuis novembre ne riment plus à rien car ils sont plus nocifs qu'utiles, tellement ils apparaissent comme des bricolages.

Et puis à force de voir ces black blocs, des groupuscules aux contours flous qui posent déjà question, venir casser lors des manifs et ce bien avant les GJ puisqu'ils étaient là l'an dernier, avec l'affaire Benalla en trompe-l'oeil, les Français ne croient plus à rien. Quoi de plus normal ?
C'est bien pour cela qu'on se pose des questions, on en revient aux doutes qui se posaient après l'incendie de ND.

Les Présidents précédents subissaient aussi des polémiques et qui s'en étonnait ?
Aujourd'hui il faudrait avaler tout et son contraire parce que c'est M. Macron, et pourquoi donc ?

On voit aussi bien d'anciens socialistes qui ont applaudi les 35 heures en 2000 comme l'avancée sociale du siècle venir nous dire que les Français ne travaillent pas suffisamment contrairement à leurs voisins. C'est surprenant puisque curieusement ils sont devenus maintenant de grands libéraux y compris les soixante-huitards.

C'est le bazar complet. La faute aux GJ ou à la morgue et au mépris du président ? La faute aux Français incrédules ou aux ministres qui essaient de tirer la couverture à eux comme des pompiers pyromanes ?

Robert Marchenoir

Excellente et nécessaire mise au point. Pour ma part, je vais y aller un peu plus à la hache -- chacun son style.

Je déplore que cette lavette gauchiste de Castaner, face aux ridicules appels à la démission dont il a fait l'objet, se soit senti obligé de rétropédaler sur la question, et pour ainsi dire de s'excuser.

Il a peut-être cru cela politiquement habile, mais je pense, pour ma part, que face à la machine de subversion et de désinformation gauchiste, il faut y aller à la Donald Trump : pour un œil les deux yeux, pour une dent toute la gueule.

Cette lamentable affaire est, en réalité, une preuve de plus de la radicale infection des esprits par la vérole communiste, indépendamment des étiquettes politiques, bien entendu. Ça concerne aussi bien les communistes officiels comme Benoît Hamon (enfin, il se prétend socialiste, mais c'est la même chose), que d'innombrables soi-disant gaullistes qui votent Mongénéral depuis tout petits, d'innombrables anti-système soi-disant à l'extrême droite, qui sont de droite comme moi je suis avocat général, et ainsi de suite.

Il y a bien eu une attaque intolérable, en groupe, délibérée, violente, illégale, menaçante, dangereuse, contre un hôpital, par des hordes de gauchistes qui devraient être chez eux à recopier cent fois les premières pages du Capital de Karl Marx. Au moins, ils nous ficheraient la paix et feraient ça en silence.

Il y a bien eu effraction d'un lieu privé, intrusion dans un lieu privé, voies de fait, insultes, menaces, tentative d'atteinte à la sécurité de malades graves, en groupe et de façon concertée. N'importe quel juriste pourrait faire la liste d'une bonne dizaine d'infractions graves qui ont été commises à cette occasion.

Les faits suivants ne sont pas contestables :

Les manifestants se sont introduits dans un lieu privé où ils n'avaient pas le droit de se trouver.

Ils ont à la fois franchi, et brisé, à cet effet, des protections qui étaient en place pour, à la fois, signaler et garantir l'infranchissabilité de la limite entre l'espace public et ce lieu privé : grilles métalliques, chaînes, cadenas, serrures.

Il y a donc bien eu vandalisme, en plus de franchissement et d'intrusion illégaux.

Ils ont passé outre les avertissements répétés de plusieurs personnes qualifiées, qui les ont prévenus, en termes dépourvus d'ambiguïté, que leurs actes étaient illégaux et susceptibles d'occasionner de graves dommages à autrui : gardes de sécurité, infirmières, médecins et même directrice de l'hôpital.

Non seulement ces avertissements n'ont pas été suivis d'une renonciation immédiate à la poursuite des actes délictueux, mais les individus ont redoublé dans la manifestation de leurs intentions illégales : brandissement d'un marteau, directrice de l'hôpital traitée de "raciste" (ce qui signale immanquablement l'appartenance des auteurs de cette insulte à la race noire ou arabe, mais nos braves gilétistes "anti-système", soi-disant "d'extrême droite" et opposés à l'immigration, sont "racistes" seulement quand ça les arrange ; le reste du temps, ils se servent de la voyoucratie immigrée exactement comme les gauchistes : comme d'une masse de manœuvre bien utile pour parvenir à leurs fins).

Les manifestants se sont éternisés à l'intérieur d'un lieu privé, où ils n'avaient pas le droit de se trouver, errant à l'intérieur du domaine de l'hôpital.

Puis, lorsque les CRS sont, légitimement et légalement, arrivés pour les déloger, ils ont tenté, par la force, à plusieurs reprises et en groupe, de pénétrer dans un service d'urgence de l'hôpital.

Malgré les admonestations du personnel de l'hôpital, exprimées de surcroît sur un mode très conciliant.

Le personnel de l'hôpital a dû user de la force physique, en se mettant à plusieurs, pour empêcher l'intrusion des manifestants à l'intérieur de ce lieu dont il leur avait été indiqué a) que l'accès leur en était interdit et illégal, b) qu'il était susceptible de créer de graves dommages à des personnes extrêmement vulnérables. Point final.

L'attaque est parfaitement caractérisée, et tout ce qui a été dit par les autorités depuis le début, sur cette affaire, est vrai. Tandis que les ânes bâtés gauchistes, de droite comme de gauche, qui prétendent le contraire, parmi les politiciens comme ici même, en hurlant à la "fake news", sont eux-mêmes des fabricants de fake news, des menteurs et des racailles communistes.

Voyons maintenant les ridicules excuses avancées par les subversifs en jaune, en noir ou en rouge. Et même en bleu-blanc-rouge.

Les manifestants auraient cherché à se protéger des gaz lacrymogènes. Ben, abruti, quand tu manifestes, tu n'a aucun "drouâ" à te protéger des gaz lacrymogènes. Tu te les manges, et tu te tais. T'avais qu'à qu'à pas venir mettre le bololo dans les rues de la Ville lumière. Contente-toi de lire Le Capital en tenant le bouquin à l'envers, dans ta campagne pouilleuse, comme tu fais d'habitude.

Un brave manifestant de 67 ans, "retraité d'EDF et militant de la CGT", a prétendu qu'un policier avait invité la foule à se mettre à l'abri dans la cour de l'hôpital.

Premièrement, un retraité d'EDF et militant CGT est une ordure, un complice des 100 millions de morts du communisme. Donc pour commencer, il conviendrait de l'écarteler en place de Grève, et ensuite on pourrait commencer à discuter.

Deuxièmement, en tant que retraité d'EDF, vivant somptueusement à nos dépens, compte tenu des luxueux châteaux dans lesquels il a passé toute sa vie des vacances quasi gratuites à nos frais (et ne parlons même pas de sa qualité de voyou communiste), sa parole est fortement sujette à caution.

Troisièmement, quand on a 67 ans, on ne manifeste plus, imbécile. Malgré ce que tu crois, ta qualité de communiste ne t'enveloppe pas d'une bulle invisible de protection qui te rendrait invulnérable, à l'instar de ce que pensait l'autre grosse abrutie à cheveux filasses qui s'est prétendue indignée d'être bousculée par les flics, à Nice, après les avoir copieusement provoqués.

"Il ne peut rien m'arriver, gna-gna-gna" crânait bêtement la gauchiste professionnelle de 73 ans devant les caméras, à quelques mètres des CRS, sur une place où les manifestations étaient interdites. Et puis, boum. Et vas-y que je me réveille à l'hôpital, vas-y que je porte plainte contre la police. Toujours les mêmes criailleries gauchistes. Oublié, le "il ne peut rien m'arriver". Quelques heures plus tard, c'est devenu "Houlàlà, il m'est arrivé plein de trucs très vilains, et c'est la faute au gouvernement fasciste et au grand capital".

Enfin, quand bien même un policier aurait invité les manifestants à se mettre à l'abri dans la cour de la Pitié-Salpêtrière (affirmation évidemment invérifiable), cela ne saurait modifier la matérialité des faits sus-cités, qui suffisent à confirmer la réalité et la gravité de l'attaque.

Nous avons, ensuite, le "Ils cherchaient à se protéger des CRS qui les menaçaient à l'intérieur du domaine hospitalier".

Ben, abruti, tu cherches pas à te protéger des CRS. Tu dis oui Monsieur, merci Monsieur, je le mérite Monseigneur, parce que je suis venu mettre ma zone dans les rues de votre ville sublime, essuyez-vous les pieds sur ma tête, s'il vous plaît.

Et à l'extrême rigueur, si tu veux te protéger, tu prends tes gambettes en bois d'allumette de vieillard marxiste dégénéré, et tu cours dans la direction opposée.

Mais en aucun cas, en aucun cas, tu m'entends, tu ne prétends, pas même en rêve, pénétrer dans des locaux où ta seule présence créerait un danger mortel pour des malades et des blessés graves, et sans doute des mourants, qui, eux, n'ont ni manifesté pour l'instauration du socialisme, ni procédé à une série de délits qui vaudraient plusieurs années de prison ferme si la justice était bien faite.

Nous avons, enfin, le "Il n'y avait aucune agressivité, on le voit bien sur les vidéos".

Sur quelles vidéos, abruti ? Sur les vidéos où la foule déchaînée force des grilles métalliques ultra-résistantes ? où elle brise des chaînes et des cadenas ? où elle brandit un marteau ? où elle traite la directrice de l'hôpital de "raciste" ?

Et puis on s'en tape, de "l'agressivité". Mettons que je vienne te mettre une bastos dans la tête sans la moindre agressivité, avec le calme le plus parfait et même, si tu veux, avec le sourire. Parce que je n'aime pas les communistes. Nous sommes bien d'accord que tu n'auras pas le mauvais goût de protester ?

On retrouve, tout au long de cette affaire, le maraboutage communiste-bisounours dont a été victime la totalité de la population française depuis lanlure. Les gens ont désormais les neurones connectés à la mode socialiste. Notre brave "retraité EDF et militant communiste" rapporte que, lors de la fameuse errance ayant conduit aux portes du service d'urgence, et en raison de l'arrivée des CRS, "C’était un peu la panique. Autour de moi, il y avait une dame qui pleurait, qui avait peur de mourir."

Elle pleurait ? elle avait peur de mourir ? C'est-à-dire, les CRS, ils ont tué combien de vieilles dames, depuis le début de cette lamentable épidémie de jaunisse ? (Et qu'on ne me réponde pas : il y en eu une, parce que c'était un accident pur et simple, dû à la maladresse ; un accident parfaitement improbable.)

Si t'as peur de mourir parce que t'as de gros CRS poilus en face de toi, ben, faut pas aller manifester, bobonne. Faut rester à faire ta broderie au coin du feu, ou dans ton bureau de fonctionnaire absolument dé-bor-dée, à rédiger tes poésies anti-capitalistes. Faut pas nous jouer ton pipeau féministe-communiste de "nous, les fâmes, on est égales aux hommes et même plus".

En revanche, pénétrer à cinquante dans un service d'urgence, avec tous les miasmes afférents à des gauchistes mal lavés, dans un environnement où l'asepsie est de rigueur, avec toute la perturbation apportée au travail des médecins et des infirmières, ça, ça crée un danger de mort bien réel, à l'encontre d'innocents qui n'y sont pour rien.

Tout cela est parfaitement caractéristique de la mentalité "mon nombril d'abord et tout pour ma poire", mais simultanément je passe mon temps à prôner "l'intérêt général" et le "bien commun" (et même "le commun", dans une variante aussi récente que dégoûtante de l'entreprise en cours de massacre du français) ; et puis la "solidarité", le "lien social", "l'humain plutôt que la finance"...

Et quand ces petits saints socialistes se retrouvent au pied du mur, quand il s'agit vraiment de montrer par des actes ce qu'ils ont dans le bide, ils ne font pas le choix instinctif, immédiat, irréfléchi, de bien sûr accepter de larmoyer quelques minutes sous l'effet des gaz lacrymogènes, de bien sûr accepter le risque de quelques bousculades voire coups de matraque, mais en aucun cas, par principe, sans se poser de questions et de façon évidente, de mettre en danger une seule seconde, par leur seule présence, la vie ou même la santé de malades qui ne sont pour rien dans leurs salades politiques.

Ils font le choix contraire, instinctivement et par principe. Et plusieurs heures après, une fois l'inquiétude du moment dissipée, ils trouvent encore le moyen de s'en justifier.

Que faut-il de plus pour comprendre la perversité intrinsèque de la mentalité de gauche ?

J'ajouterais un élément supplémentaire, manifeste dans cet incident : les manifestants ont voulu se réfugier dans un hôpital, comme jadis on se réfugiait dans les églises (droit sacré, qui s'imposait à tout le monde). L'hôpital a remplacé l'église, l'État a remplacé Jésus, et le président de la République, logiquement, a remplacé Dieu.

Mais tandis que Dieu était craint, le président est alternativement fantasmé ("incarner la fonction", "les prérogatives régaliennes"), adulé, puis haï lorsqu'il ne fournit pas la marchandise (qu'il serait bien en peine de fournir, vu la liste de Père Noël qu'il reçoit).

C'est la même logique qui voit les neuneus christophe-guilluistes hurler comme des gorets dès lors qu'ils n'ont pas "leur" hôpital dans la moindre bourgade. Hier, c'était le clocher qui était de rigueur dans le moindre village. Aujourd'hui, ce sont les saintes "urgences".

Notez les mots révélateurs d'Edouard Philippe : "Venir perturber le fonctionnement d’un service public hospitalier de cette façon est totalement irresponsable. Caillasser un commissariat et vouloir s’introduire dans un hôpital, fondamentalement c’est remettre en cause des services publics. Quelle est la justification ? C’est tout proprement inacceptable. Ça choque légitimement un très grand nombre de Français."

Le scandale, ce n'est pas que les jaunes-rouges-noirs se soient introduits dans un hôpital : c'est qu'ils aient profané un service public. Cela aurait été une clinique privée, on n'en aurait pas fait tout un foin.

Ce n'est pas que les manifestants aient mis en danger la vie des malades : c'est qu'ils aient "fondamentalement remis en cause les services publics".

Et ça, bonhomme, c'est le crime suprême. Pas de mise en cause de l'État fort et stratège. Pas de saletés "ultra-libérales" chez nous.

Pour finir, vous remarquerez la tonalité générale des prétendus "médias du système", qui, tous, du Parisien au Monde en passant par Le Figaro, excusent les gilets jaunes, noirs et rouges dans cette affaire, en prétendant, contrairement à ce que montrent les faits, que le gouvernement a beaucoup "exagéré" dans cette affaire, qu'en réalité ce n'était pas si grave que ça, etc.

Mary Preud'homme

Merci à Philippe Bilger pour cette mise au point qui a le mérite d'être claire et parfaitement objective.

Personnellement, il me semble que le ministre de l'Intérieur informé immédiatement par les autorités sur le terrain que l'intrusion "inadmissible" d'un hôpital était en cours, a réagi à chaud et que lui chercher noise pour un terme inadéquat est parfaitement malhonnête quand on ignore le contexte.

Alors que s'il avait donné l'ordre aux forces d'intervention de laisser faire, arguant pour ne pas se mouiller qu'il ne s'agissait que d'un simple repli de pauvres manifestants apeurés pourchassés par une méchante police, on l'aurait là encore qualifié de lâche et d'incapable.

Question : qui parmi les bonnes âmes qui soutiennent ces manifestants séditieux (pour ne pas dire ces racailles) voudrait voir sa porte forcée et sa maison envahie par un malfrat voulant échapper à un contrôle de police ? Et qui travaillant dans un hôpital, médecin, infirmière ou tout autre soignant, trouverait normal et acceptable qu'une bande d'excités enfonce la porte d'un service de soins intensifs en prétextant qu'ils ignorent être dans un lieu "protégé et sanctuarisé" eu égard à sa destination et qu'une irruption de ce genre peut être lourde de conséquences notamment pour les malades.

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@ Philippe Dubois | 03 mai 2019 à 15:49

Chère petite chose !
Apprenez que les CRS et les gendarmes mobiles durant leur formation s'en prennent plein les yeux et les naseaux lors de reconstitutions de scènes d'émeute (cela pendant des heures et des jours) et donc beaucoup plus ce que vous avez dû supporter quelques instants une fois dans votre vie, alors que personne ne vous avait obligé à rester après sommations en un lieu où ça allait gazer, tirer au LBD ou arroser au canon à eau les récalcitrants, voire la racaille !

breizmabro

Il semblerait que, contrairement à ce que M. Bilger soutient, il n'y ait eu aucune dégradation de la part des manifestants réfugiés sur la plate-forme d'un endroit non désigné comme appartenant à un service hospitalier.

Par ailleurs il a été établi que les dégradations du matériel informatique avaient été effectuées la veille du 1er Mai.

Aucune personne n'a "forcé" l'issue de secours du service de réanimation (je connais bien les lieux*) bien au contraire puisque dès que les infirmières et les internes ont pu parler aux manifestants bloqués sur leur passerelle (celle qui leur sert pour se détendre durant leurs poses), ils leur ont expliqué où ils se trouvaient et la dangerosité d'une éventuelle intervention de leur part.

PERSONNE n'a forcé la porte de l'issue de secours de ce service.

Lorsque la police motorisée est arrivée (une trentaine) elle les a fait dégager de la plate-forme tout à fait courtoisement, sans heurts et sans bavure.

A la lecture du récit, la seule chose répréhensible serait le franchissement de la barrière menant à l'arrière de la cour de l'hôpital, non désigné comme tel.

*Je connais bien les lieux parce que mon ex-mari a été admis dans le service de réanimation de la Salpêtrière (accident de voiture) et qu'il m'est arrivé d'accompagner les poses des soignants sur cette passerelle (cigarettes et cafés, sur le banc) pour me détendre aussi.

L'issue de secours ne s'ouvre QUE de l'intérieur du couloir menant au service.

Claude Luçon

@ Gavroche | 03 mai 2019 à 14:14

Cher Gavroche,

Je n'ai pas oublié les mots fort aimables que vous avez écrits pour Mitsahne et moi, je vais en profiter pour vous faire remarquer que votre homonyme est tombé par terre le nez dans le ruisseau, vous aussi je crains ! Sauf que dans votre cas ce serait plutôt de la faute à Mélenchon et à Le Pen fille.
Nous n'avons plus hélas de Voltaire et de Rousseau en France.

Philippe a mille fois raison, les médias mettent systématiquement en évidence, comme il l'écrit, que "la mode est de dénoncer le système".
Et depuis longtemps !

Quant un leader politique, ex-enseignant, fils de pieds-noirs, de souche espagnole, vivant aux crochets de nos impôts, élu et réélu de la Ve République, se veut chef d'un parti politique qu'il nomme les "Insoumis" la chose est sérieuse !
Insoumis à condition d'être royalement rémunéré par l'objet de l'insoumission bien sûr !
Il veut sa VIe République tout à lui !
Lui ne veut pas seulement le beurre et l'argent du beurre il veut la vache tout entière et la baratte avec.
Cet homme est du genre dictateur, il va même jusqu'à hurler qu'il est la République.

Au passage on se demande pourquoi, en France, il faut être d'origine espagnole pour être une célébrité, de Valls à Pujadas, de Mélenchon à Hidalgo ou Martinez ? En plus quand on suit, de loin, la politique espagnole on détecte des chromosomes de Francisco Franco chez tous leurs leaders.
L'ADN ne trompe pas !
Moi je préfère mes rillettes à leur chorizo !

Donc cher Gavroche méfiez-vous !
Quand les médias vous jettent à la face des pavés comme Leonarda, comme Benalla et maintenant des zombies aux gilets jaunes, de gens qui cassent les portails et malmènent les portes du plus grand hôpital d'Europe, on vous, et nous, prend pour ce que vous savez, on nous jette aux yeux une autre forme de gaz aveuglant, celui du désordre public.

N'oubliez pas que dans l'ombre il y a les disciples de l'épouvantail al-Baghdadi que la presse vient de nous ressortir, sans prouver d'ailleurs que c'est bien lui, que c'est bien sa voix, mais que, par contre, dans la lumière, nous avons des soldats en opération Vigipirate qui patrouillent dans nos rues. Ce que nos médias oublient de nommer par son vrai nom : l'état de siège.

Simple arithmétique politique :
Daech + désordre public mélenchonien et ses disciples zadistes, casseurs et black blocs + gilets jaunes / armée + police + gendarmes = gouvernement militaire.
Il est intéressant d'ailleurs, symbolique peut-être, de voir un général être chargé de reconstruire ce vieux symbole blessé de notre pays : Notre-Dame.
Il n'a pas le même uniforme mais le nouveau préfet de Paris semble avoir une âme digne de Massu dont il ne faut pas oublier qu'il fut un grand patriote.

A ce point pourquoi pas un Général de nouveau à la tête de la France ?
Celui que nous avons eu de 1940 jusqu'en 1969 ne réussissait pas si mal dans l'art de reconstruire la France, tout entière, pas seulement sa cathédrale.
Nous avons même, en Alain Finkielkraut, un Malraux en puissance.

Gamins, on nous obligeait à chanter le matin à l'école communale de 1940 à 44: "Maréchal, nous voilà !
Devant toi, le sauveur de la France..."
(Fils d'un père rebelle, il m'avait ordonné de remplacer Maréchal par Général en chantant.)

L'impression que me font tous ces apprentis révolutionnaires (je verrais bien Mélenchon dans le rôle de Marat, les femmes ont un grand rôle dans sa vie, il devrait se méfier) est que, jaloux du passé de leurs ancêtres, ils veulent leurs WW à eux, leurs anciens combattants, leurs gueules cassées, leurs mutilés et leurs statues ventrues sur les places de leur village. Même s'ils n'en ont qu'une douzaine de chaque et arborent un drapeau jaune, celui des traîtres et des cocus, pas le tricolore, ce qui les classe plutôt dans le genre pétainiste.

Nous avons frôlé le coup d'Etat militaire en 1961, cette fois-ci nous risquons de devoir leur demander de prendre le pouvoir car politiques et corps intermédiaires ne contrôlent plus rien.
La rue se voit au pouvoir !
Oui ! Philippe a raison, la mode est bien de dénoncer le système, plus même, de le détruire !
Malraux devrait être imposé aux écoles primaires pour apprendre à nos gamins ce qu'est la France.

Le plus amusant, pour moi, est que (je vous conseille si vous ne le faites pas de regarder les programmes scientifiques) "pendant c'temps-là", en même temps dirait Macron, qui se trompe toutefois de planète en se voyant en Jupiter, scientifiques et ingénieurs en une superbe équipe mondiale planifient les humains du futur en allant installer un dérivé d'Homo sapiens sur Titan, en banlieue de Saturne, pas Jupiter, et, incroyable, ont déjà la technologie pour le faire, mais pas les sous.
Au train où vont les choses nous serons bientôt les Bonobos des résidents de Mars, Titan et ailleurs.
Préparez-vous !
Cordialement !

revnonausujai

Très bon billet de notre hôte, mais... accoler dans la même phrase Castaner et bonne foi constitue un oxymore tellement puissant qu'il en détruit l'argument.
Politicien de seconde zone au PS, considéré comme simplet par ses pairs, il n'est tombé "amoureux" (sic) d'EM que pour la gamelle. Peut-être ce dernier apprécie-t-il d'avoir un bouffon pour le distraire, mais s'il croit trouver un appui solide dans cette planche pourrie, il se fait des illusions.

Exilé

@ Denis Monod-Broca
« Je persiste à ne pas voir d’autre sortie raisonnable que par un retour, sous une forme ou une autre, devant les urnes. »

Ah, les urnes...
Avez-vous remarqué que ce mot beau comme l'antique permet de désigner aussi bien les urnes à usage électoral que celles à usage funéraire, avec tout le décorum solennel qui va de pair ?

Ces urnes sont-elles en France destinées à recueillir les cendres d'une démocratie décédée des suites d'une longue maladie et sous les coups portés par ceux-là mêmes qui se sont fait passer pour ses protecteurs ?

Et quel choix avons-nous réellement, avec toutes les nuances de gauche que l'on nous impose, de la fausse droite à la vraie gauche mais à l'exclusion de la normalité, du bon sens et de l'intérêt de la seule France et de ses habitants historiques ?

Comme l'a dit un plaisantin, si les élections servaient à quelque chose, il y a longtemps qu'elles seraient interdites...

sylvain

@ vamonos | 03 mai 2019 à 11:58
"...la racaille continue à braver les interdictions quitte à mettre la vie d'autrui en danger..."

Sauf que dans ce cas les racailles ce sont les policiers eux-mêmes qui ont créé la panique et l’anarchie dans cet hôpital.

Philippe Dubois

Bonjour Monsieur Bilger,

Juste une petite question liminaire, à notre hôte et à certains commentateurs : vous êtes-vous déjà fait décaper les sinus et les conjonctives au lacrymogène dans une nasse créée par les forces de l'ordre ?

Moi oui.

Et je peux donc vous assurer que c'est insupportable, dans l'acception originelle de ce mot, si on ne dispose pas de protections.
Vous ne pensez qu'à fuir, où vous pouvez, vers n'importe quelle issue qui s'ouvre devant vous.

La foule s'est donc précipitée vers un endroit où l'air était simplement respirable.
Que ce soient des black blocs ou autres qui aient ouvert ou forcé les grilles, c'est possible.
Que les gens aient voulu entrer dans un local pour se mettre à l'abri, c'est fort possible.

C'est pour cela que j'ai une paire de lunettes de piscine ainsi que du sérum physiologique, avec lequel je rince les yeux de manifestants et aussi de simples passants qui se sont trouvés au mauvais endroit au mauvais moment, parce que la BAC les a laissés aller à l'endroit qu'ils allaient gazer quelques secondes plus tard.

Les personnes qui sont intervenues notamment sur RTL hier ont totalement corroboré les vidéos et les analyses des sites comme Mediapart et les Décodeurs du Monde (et Dieu sait que Plenel et l'immonde ne sont pas ma tasse de thé) et divers autres témoignages, ainsi que mon expérience personnelle.

Au sujet de la "tentative de meurtre" dont auraient été victimes les patients du service de réanimation :
"Sur place au moment de l’irruption et confirmant qu’un groupe de personnes avait bien tenté d’ouvrir la porte du service de réanimation, des membres du personnel de l’hôpital ont évoqué «une scène très courte et non violente». «On ne s’est pas sentis agressés plus que ça», a renchéri une aide-soignante.
Circulant dès ce jeudi sur les réseaux sociaux, une vidéo de la scène montre des dizaines de manifestants bloqués sur une passerelle menant à la salle. Plus égarés que violents. On les voit dans le calme tourner les talons quand, derrière la porte vitrée, le personnel en blouse bleue leur indique qu’ils ne peuvent entrer dans cette pièce qui abrite des malades".

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/intrusion-a-l-hopital-de-la-pitie-salpetriere-le-1er-mai-les-versions-divergent-20190502)

Lucile

Les manifestations n'ont plus aucun sens lorsqu'elles deviennent une habitude. Les mouvements populaires finissent toujours par être récupérés par des extrémistes et la populace est dangereuse. Donc, nous sommes d'accord, ce mouvement des Gilets jaunes devient absurde et fragilise sérieusement la société. Mais on ne peut pas se contenter d'un tel constat.

J'en attribue la pleine et entière responsabilité aux dirigeants politiques surtout de ces cinq dernières années, qui non seulement ont toléré les manifestations anarchiques avec tous leurs excès, et les passe-droits qu'elles entraînent, mais pire encore les ont utilisées pour jouer le scenario "moi ou le chaos" au moment des élections. De peur de prendre la responsabilité d'étouffer dans l'œuf les entorses à la loi et les manifestations violentes, ils les ont traitées avec des gants, et ont sacrifié régulièrement les droits et les biens de la majorité dite silencieuse au profit des casseurs. Il est vrai qu'il est difficile de se dire en même temps progressiste et partisan de l'ordre, ce dernier qualificatif équivalant à des opinions politiques déshonorantes aux yeux des esprits éclairés qui nous ont fait profiter de leur pédagogie pendant des années.
Ils n'en ont recueilli aucune reconnaissance de la part de ceux qu'ils laissaient, avec un paternalisme aussi sidérant que désuet, se moquer de la loi (voir Hollande avec Leonarda puis au chevet d'un voyou. Voir aussi la célèbre photo d'E. Macron aux Antilles), alors que s'installait une forme d'anarchie invasive sur laquelle il était de bon ton de fermer les yeux.

Le président de la République a été ambigu quand il a évoqué lors de sa conférence de presse le mouvement des Gilets jaunes, auquel nous devons le Grand Débat, cette merveille unique de la démocratie, mais qu'il a soigneusement associé à l'homophobie et à l'antisémitisme, ce qui est une manière détournée de le discréditer. Il aurait été plus franc et plus direct, si, au lieu d'accuser les GJ de mal penser, il leur avait reproché d'occuper illégalement les ronds-points, d'entraver illégalement la liberté de circuler à laquelle les autres ont droit, et d'entraîner dans leur sillage des casseurs samedi après samedi.

La même tactique détestable est à l'œuvre lorsque Castaner insinue qu'ils ont "attaqué" un hôpital. Il livre bataille à l'opinion, alors que son travail est de faire respecter l'ordre. C'est tortueux. C'est une attitude de faible et de manipulateur, qui excite encore un peu plus l'opinion, trop prise à témoin (idem pour le grand débat - vrai pied de nez à la démocratie représentative).

Emmanuelle Wargon a avoué avec une naïveté désarmante que le gouvernement avaient sous-estimé la difficulté de payer des gens qu'ils soumettaient à leur taxation effrénée. Quel manque de bon sens et d'intelligence !

On juge un gouvernement à la prospérité du pays, et au respect du droit qui y est pratiqué. Sur ces critères, le nôtre dégringole de plus en plus vite. Bien d'accord, la foule une fois déchaînée n'est pas fiable, mais ça on le savait déjà. Je préférerais ne pas avoir à en faire l'expérience. C'est à l'État que je demande de maintenir l'ordre sans faire de mélo et sans prendre l'opinion à témoin. Ça fait partie de son rôle, après tout.

fugace

@ Denis Monod-Broca | 03 mai 2019 à 13:22

En fait, la question qui demeure depuis plusieurs décennies, c'est bien la « compétence » des élus politiques, sans courage ni audace face au délitement du groupe et aux sursauts successifs de la société. Certes notre histoire à connu d'autres tournants cruciaux, et c'est à se demander s'il n'y aurait pas dans l'air comme un besoin de nouveau (de violence ?), de transcendance à tous niveaux.

Il va donc falloir que le peuple trouve un nouveau chemin lui-même afin que ses désirs informulables se réalisent, à l'évidence dans la douleur nécessairement. Car c'est en forçant le destin que nous fabriquerons nous-mêmes un despote éclairé, pour une nouvelle forme de « dictature momentanée » par les faits (...sinon par le titre, comme déjà vécu il y a quelques siècles). Les signes annonciateurs semblent se multiplier. Croiser les doigts ne va pas suffire.

fugace

Dès qu'on a couplé Christophe Castaner à un acolyte qui lui colle aux basques comme un p'tit chien, il ne fallait pas être un grand expert pour deviner qu'E.M. payait à nouveau une dette de jeu politique, comme précédemment avec Gérard Collomb. Et que d'autre part, il nommait à un poste clé un pion à sa botte, d'abord pour sa sécurité, avant donc celle du pays. Aussi, les premiers faits et gestes de C.C. nous montrent et nous démontrent qu'il occupe un poste au-dessus de son seuil de compétence. Et ce n'est pas fini.

On est en plein dans le principe de Peter.

Gavroche

Bonjour monsieur Philippe Bilger,

C'est triste à lire, mais vous êtes l'un des porte-parole d'un président par usurpation, en plein délire.
La bataille de deux sectes contre un peuple ; et celui qui l'emportera aura gagné les élections.

Dans d'autres tribunes, on attend que les groupuscules d'extrême gauche (au service du pouvoir), soient poursuivis pour leurs faits délictueux pendant les manifestations ; mais autant cracher en l'air quand un ex-avocat général prend la défense des voyous infiltrés, sur ordre, en accusant les autres de complotisme.
Ce n'est pas beau du tout et cela me rappelle d'autres époques, d'ailleurs Marc Ghinsberg vous félicite c'est tout dire !

Achille

L’occasion était trop bonne. Tout avait été dit sur l’affaire Benalla qui a démarré le 1er mai 2018 et commençait déjà à s’essouffler. Il fallait donc trouver une autre affaire de la même veine afin de relancer la machine anti-Macron, surtout à la veille des élections européennes dont, entre nous, tout le monde se fiche, sauf, sauf s’il s’agit d’en faire un vote sanction contre qui ? Ben Macron bien sûr !

Alors Christophe Castaner était quand même le bouc émissaire idéal en ce 1er mai 2019 pour prendre la suite de Benalla.
Il a commis une bourde, que dis-je, une énormité. Il a dit que l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière avait été ATTAQUE par des Gilets jaunes.
Aussitôt cris d’orfraie de la part de certaines « figures » du mouvement, de certains journalistes « indépendants » avec pour toute attestation de leur profession une caméra GoPro et bien sûr les leaders de l’opposition, qui trépignent d’impatience de voir Macron mordre la poussière.

Après vérification des témoignages avec vidéo à l’appui, il s’avère que l’hôpital n’a pas subi une attaque au sens strict du terme, mais une intrusion, nuance !
Intrusion avec quand même effraction, dégradations, le tout provoquant la panique parmi le personnel hospitalier chargé du service de réanimation. Service qui soit dit en passant est considéré comme un sanctuaire inviolable dans tout hôpital digne de ce nom.

Signalons quand même que la directrice de l’hôpital a bel et bien fait état d’une attaque .
Ainsi d’ailleurs que le professeur Mathieu Raux qui a fait part de matériel informatique vandalisé.

Mais à part ça ce n’est pas une attaque, mais juste une intrusion. En fait les mots ont le sens que chacun veut bien leur donner.

GLW

A méditer....
Une petite vidéo du témoignage de deux journalistes du Figaro qui ont l'air de savoir de quoi ils parlent puisqu'ils ont pu assister à l'autopsie.
A moins que ces deux-là soient ultra-gauche...

http://video.lefigaro.fr/figaro/video/intrusion-a-la-pitie-salpetriere-nos-journalistes-racontent/6032227923001/

Exilé

A la Salpêtrière, le 1er Mai, et dans les jours qui ont suivi pour la polémique, un système a été enclenché, bien plus dangereux pour la démocratie que toutes les vérités officielles même démenties : celui de la prime à l'esprit partisan, à la perversion hémiplégique.

Je ne dispose pas à la minute des informations me permettant de porter un jugement sur ce qu'il s'est réellement passé à la Salpêtrière, qui a été le théâtre semble-t-il d'une certaine confusion.

Mais en prenant du recul, le problème ne vient-il pas du fait justement des « vérités officielles » (pour notre cher Philippe Bilger tout ce qui n'est pas « officiel » n'existe pas...) des informations transmises par les canaux gouvernementaux, y compris par le « service public de l'information », dont la crédibilité est sujette à caution pour n'être trop souvent que des entreprises éhontées de désinformation et d'intoxication par la propagande ?

Le pire est que trop de journalistes « des grand médias » ont tendance à répercuter des dépêches AFP sans aller y regarder de plus près.
Face à de telles méthodes, le doute finit par s'installer et nous finissons par ne plus croire les hommes du Régime et leurs satellites même quand il leur arrive, dans un moment d'inattention, de ne pas répandre des informations entièrement fausses.

C'est aussi comme cela que ça se passait en URSS, avant la chute...

sbriglia

Attaque…

- Sport : action offensive exécutée par les joueurs pour marquer l'essai au rugby

Mutatis mutandis : action offensive concertée par des manifestants pour s’introduire avec effraction dans une propriété privée.

(Bon, c’était pour faire plaisir à Giuseppe qui doit pleurer le Mongol, ce héros du XV de France de notre jeunesse…
Et pour dire que lorsqu’un pays en est à pinailler au plus haut niveau sur de la terminologie, l’avenir est sérieusement compromis.)

P.-S.: "Excellent billet. Je n’aurais pas fait mieux, c’est dire..."
Rédigé par : Marc GHINSBERG | 03 mai 2019 à 12:01

Tout est dans le "c'est dire"...
In cauda venenum…

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