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03 mai 2019

Commentaires

Jean le Cauchois

Comme souvent, je me suis connecté sur The Guardian / Sports pour lire les commentaires sur les exploits de la veille au soir de Lacazette et Aubameyang (talentueux joueurs de football, passés de clubs français au club londonien d'Arsenal), et je suis tombé sur "French interior minister under pressure over" "hospital attack" "claim".

C'est toujours intéressant de lire comment un événement politique français est relaté par ce journal étranger, de sensibilité gauche mesurée, avec les faits et les commentaires bien séparés. Le ministre s'est exprimé à chaud et Benoît Hamon (Mélenchon n'est pas cité !)... le lendemain. Tout est compréhensible, chacun dans son rôle. Il faudra s'habituer à ce genre de situation, "guerre des mots" sur la qualification des faits, et "guerre des images" sur la supposée représentation des faits, mettant en opposition les "apprentis historiens de l'immédiat".

Les spectateurs de matchs de football télévisés à enjeu important connaissent ce problème depuis longtemps, entre la vision des images proposées d'un incident de jeu, les commentaires des présentateurs et... la décision de l'arbitre. Heureux sont ceux qui savent conserver... leur libre arbitre ?

Denis Monod-Broca

Violence contre violence, version contre version, accusation contre accusation... toujours cette symétrie, toujours ce « duel »...
Je persiste à ne pas voir d’autre sortie raisonnable que par un retour, sous une forme ou une autre, devant les urnes.

boureau

"Salpêtrière : autopsie d'un système pervers !"

Vous avez raison cher P. Bilger un système pervers est en place. Le seul défaut de votre billet est de ne pas le nommer !

Le problème n'est effectivement pas Castaner lui-même. Même si on peut considérer que son côté primaire nuit à sa fonction. De toutes façons, E. Macron ne s'en séparera pas. Voir le syndrome Benalla !

Le premier problème est celui d'E. Macron qui a enfanté ce monstre qu'il n'a jamais réussi à contrôler par des actions politiques appropriées (je dis bien politiques appropriées).

Le deuxième problème est aussi celui d'E. Macron. La faute originelle lui revient dans la victoire qu'il a donnée à l'ultra-gauche à Notre-Dame-des-Landes. Ultra-gauche qui se croit tout permis maintenant. Souvenez-vous de votre accord sur ce dossier à l'époque, au mépris de la démocratie la plus évidente.

Le troisième problème que vous soulevez, sans le nommer, est celui de la prise en main totale par l'extrême gauche et l'ultra-gauche du mouvement Gilets jaunes. Pourquoi ne pas nommer les choses pour la clarté : il s'agit bien de l'extrême gauche déguisée ou pas en gilets jaunes.

Le mouvement originel des Gilets jaunes est mort - pour l'instant -, c'est l'extrême gauche qui a noyauté et pris le relais. Et il faut le dire.

Ne pas nommer les choses est un piège pour la démocratie. La situation est pourrie en France aujourd'hui et E. Macron en est bien le responsable. C'est quand même lui le Président avec tous les pouvoirs.

Tant qu'il n'aura pas donné un sens à son action politique, le Président va s'embourber encore davantage. Triste printemps .

Cordialement.

sylvain

La Pitié Salpêtrière est une sale pétaudière pour Castagneur.

Ces LREM sont vraiment une bande de pieds nickelés ridicules: mensonges d'Etat, provocs, buzz, fake en boucle en vue de discréditer les GJ, campagnes de diabolisation contre les GJ relayées par les merdias couchés soumis au monarque...

Ce pouvoir panique, c'est clair !

Marc GHINSBERG

Excellent billet. Je n’aurais pas fait mieux, c’est dire...

caroff

"Que la version initiale ne soit pas à retenir dans son odieuse pureté est vraisemblable."

C'est élégamment exprimé !
Traduction: la version Castaner est fausse comme le montrent les images de la séquence filmée en continu par un soignant.

Quand le gouvernement s'échine à combattre les bobards véhiculés par les réseaux sociaux et qu'il trébuche lui-même en mentant sur les retraites (on omet par exemple de dire que le taux de CSG réduit n'est pas applicable aux individus mais aux foyers fiscaux), en mentant sur l'écologie (on baisse le niveau des études d'impact des projets contribuant à bazarder la biodiversité et les paysages) et en mentant sur la sécurité publique.

Castaner qui n'avait qu'à s'appuyer sur les images des casseurs du 1er Mai diffusées partout pour stigmatiser des anarchistes, préfère en rajouter une couche en déplorant une attaque d'un service de réanimation qui n'a existé que dans ses rêves les plus fous !

La macronie ou le règne du n'importe quoi... mais dans l'opposition ça n'est pas plus brillant !

vamonos

Ce système pervers dénoncé par M. Bilger avait déjà été utilisé pendant une manifestation aux abords de l'Hôpital Necker.

Les gauchistes ne reculent devant rien pour mener ce qu'ils considèrent comme une guerre urbaine d'usure contre le pouvoir.

Quand une manifestation est interdite et que les policiers donnent l'ordre de se disperser, la racaille continue à braver les interdictions quitte à mettre la vie d'autrui en danger.

Robert

Excellent billet, Monsieur Bilger, dont je partage le point de vue et que je serais enclin à résumer dans ce court passage :
"S'il faut choisir, Christophe Castaner (que je ne méprise pas car je ne suis pas persuadé que beaucoup qui le tournent en dérision feraient mieux que lui) me semble infiniment moins dangereux, même s'il s'est trompé de bonne foi sur le degré de gravité de l'immixtion collective, que les idéologues entêtés d'en face pour lesquels ce pouvoir aura toujours tort. Condamné quoi qu'il fasse. Et ses ennemis sanctifiés quoi qu'ils accomplissent."

De fait, c'est une course dans les médias pour accuser monsieur Castaner de toutes les vilenies. Je n'éprouve aucune sympathie particulière à l'égard de monsieur Castaner. Mais je trouve comme vous-même cette unanimité de l'accusation particulièrement suspecte.

De fait, monsieur Castaner est victime de sa communication toujours accusatrice par principe. Là il a commis une erreur d'appréciation. La sagesse d'un temps devenu très ancien était d'éviter de s'exprimer à chaud et d'attendre la connaissance des éléments suffisamment complets pour exposer le point de vue gouvernemental. Mais, à l'heure des réseaux sociaux et de Twitter en particulier, il faut immédiatement donner un avis définitif ! Qui, en l'espèce, lui revient en boomerang dévastateur.

Quant à l'incident du portail de l'hôpital, manifestement, il ne s'agissait pas simplement que de quelques manifestants injustement poursuivis par la police. Les vidéos diffusées à la télévision semblent montrer que la technique de forçage du portail a été employée par des gens habillés en noir, rompus à l'exercice et qu'une charge de police visant à leur interpellation a dû conduire à trouver cette issue pour y échapper. De là à la qualifier d'attaque de l'hôpital, il a une marge et une limite que le ministre a imprudemment franchies, décrédibilisant un peu plus la parole gouvernementale. Là me semble être la vraie faute du ministre de l'Intérieur.

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