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10 juin 2019

Commentaires

Robert Marchenoir

@ Lucile | 15 juin 2019 à 15:26
"Concernant le niveau intellectuel des Nord-Américains, ils ne sont ni plus ni moins intelligents que nous, c'est une question d'éducation et de méthode."

Je ne me prononce pas sur le niveau d'intelligence moyen des Américains, à proprement parler. Je me prononce sur les résultats. La preuve est dans le pudding.

Et le pudding, en l'occurrence, c'est d'une part le niveau des meilleurs, car c'est par les meilleurs qu'un peuple se distingue, n'en déplaise aux égalitaristes, et d'autre part un fond de l'air moyen qui certes connaît des exceptions et des zones d'ombre, mais qui existe néanmoins.

Cette combinaison se caractérise par ce que vous dites :

"Si l'on veut se distinguer intellectuellement aux USA, on a intérêt à savoir défendre ses trouvailles par une argumentation solide."

Ce qui semble enfoncer une porte ouverte, mais en France, elle est verrouillée à double tour.

Et aussi :

"Il y a une espèce d'entente tacite entre intellectuels sérieux pour ne pas jouer sur la crédulité des uns et des autres, ni employer une argumentation tricheuse (arguments d'autorité, attaques personnelles, soulever un point annexe pour ne pas argumenter sur le fond, etc.). Cela n'empêche pas certains de les utiliser, mais les pratiques sont identifiées et dénoncées."

Chose absolument inconnnue en France. Chez les "élites" comme chez le pékin moyen. Chez nous, le fin du fin consiste à faire le malin. C'est pourquoi lorsqu'on est mis en face d'un intellectuel simplement normal, comme Mathieu Bock-Côté, on pousse des oh ! et des ah ! d'admiration.

On en a même vu, ici, au moins deux s'extasier à la minute même où ils faisaient la preuve qu'ils ne comprenaient pas pourquoi ils s'extasiaient (ou, pire, le faisaient pour de mauvaises raisons).

Je m'empresse de préciser que cette admiration naturelle, et nécessaire, est indépendante des opinions politiques du bonhomme. Lesquelles ne viennent que dans un second temps.

"Il existe cependant là-bas aussi toutes sortes de fumistes."

Bien entendu, et dans ce registre, ils sont très forts aussi. Les salades de Louis-Georges Tin sur le "racisme" supposé d'un metteur en scène d'Eschyle viennent en droite ligne des Etats-Unis. La différence, c'est qu'eux, ils ont les anti-corps.

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@ tom | 15 juin 2019 à 13:34
"Ainsi, vous faites ce que beaucoup de journalistes incultes et lâches (la majorité malheureusement) font aussi : essentialiser la Russie à Poutine."

Bah non. Je fais exactement l'inverse, mais vous êtes trop stupide, et trop pressé, pour vous en rendre compte. Ce sont les abrutis poutinistes dans votre genre qui ramènent tout à "Poutine".

Poutine est le fruit d'un système qui l'a mis là où il est. Et les poutinistes, non seulement ne connaissent rien à la Russie, mais ne connaissent rien à Poutine. Pour eux, c'est juste une figurine dans un album de Tintin, avec quelques phrases dans des bulles.

"Enfin vous me pensez socialiste, ce doit être pour insulter, non ? Il me semble que c'est une erreur de jugement majeure, à considérer que j'aime MBC ET, disons, les Russes."

Je ne sais pas trop ce que vous êtes, vu l'absence totale d'idées dont vous nous avez gratifié jusqu'à présent. Vous êtes surtout jeune et stupide, à mon avis. Vous êtes probablement un rouge-brun, un représentant de la droite de gauche comme il en existe tant. Vous n'avez pas remarqué que le poutinisme se portait fort bien à l'extrême gauche ?

"Au contraire, regardez-vous ! C'est bien enrobé, mais au fond ?"

Oui, c'est bien ça : stupide comme ses pieds. Vous vous donnez le ridicule de me répondre en jouant au troll (même pas inventif, en plus), mais vous ne jugez même pas utile de vous justifier sur l'incohérence qui vous fait admirer (dites-vous) un "russophobe" qui écrit dans les médias, à la minute même où vous en attaquez un autre qui écrit ici.

Evidemment, vous ne pouvez pas troller Mathieu Bock-Côté. Alors comme vous venez de débarquer ici, vous choisissez de troller un paquet d'habitués. Eternelle tactique des insignifiants qui n'ont rien à dire : je rentre dans un lieu où personne ne m'attend, et au lieu de me distinguer petit à petit par la qualité de mes interventions, je me distingue en cassant les pieds au maximum de gens, histoire d'attirer l'attention sur mon inexistante personne.

Elusen

@ tom | 14 juin 2019 à 21:19
« C'est votre argument ? »

Je n’ai rien argumenté sur lui, j’ai expliqué qui il était !
Car comme à l’ordinaire, les êtres futiles, vous vous emballez sans rien savoir ni connaître.
Les fameux ignorants qui s’ignorent.

Les Canadiens ne sont pas chez eux, et les Québécois en font partie, ils sont chez les autres. Des voleurs qui volent d’autres voleurs qui ont volé, etc.

Les Amérindiens sont chez eux et ils les parquent dans des réserves dans une immense pauvreté, ayant jusqu’à des lois qui leur interdisent de travailler.

Pour peu qu’ils se marient avec un blanc, ils avaient une loi qui affirmait qu’ils n’étaient plus Amérindiens, dans le genre une personne noire épouse une personne blanche elle n’est donc plus une personne noire, mais est devenue blanche.

Ils sont assassinés, violés, torturés... ben personne n’enquête !
Si un groupe de beaufs blancs s’ennuie, il peut se faire un Amérindien, souvent une, voire plusieurs.
Quand quelques avocats de la couronne (procureur) ont le courage de les poursuivre devant les tribunaux, ben le bon jury blanc acquitte.

Mais ce que nous voyons bien là pour l'Amérique du Nord, c'est l’arbitraire, s’affirmer un peuple en seulement deux ans et chez les autres ?!

Un groupe d’individus constitués de blancs-becs qui affirment que les Français les ont colonisés !

Voilà le révisionnisme dans toute sa splendeur, pas étonnant que le trentenaire Mathieu Bock-Côté cire les pompes de Zemmour.
L’on dirait des Israéliens en Palestine, affirmant que ce sont eux les colonisés !

Trois cambrioleurs se battent la propriété de votre maison !

Être sécessionniste chez les autres, c’est être un charlot, un escroc !

Lucile

@ Robert Marchenoir

Merci de votre réponse à propos du protectionnisme.

Concernant le niveau intellectuel des Nord-Américains, ils ne sont ni plus ni moins intelligents que nous, c'est une question d'éducation et de méthode. Ils sont stricts sur la connaissance des bases, ils apprennent leurs questions de cours, et on ne les laisse pas improviser de théories personnelles avant de savoir vraiment de quoi ils parlent. Si l'on veut se distinguer intellectuellement aux USA, on a intérêt à savoir défendre ses trouvailles par une argumentation solide. Les affirmations péremptoires ont du mal à passer telles quelles ; elles intéressent dans la mesure où elles sont défendables (étayées par des recherches chiffrées). C'est l'idée de Popper selon laquelle pour que l'on soit dans le domaine du vrai et du faux, l'assertion doit pouvoir être testée, et ce qu'il appelle "falsifiée" le cas échéant. Sans quoi on est dans la théorie. Il y a une espèce d'entente tacite entre intellectuels sérieux pour ne pas jouer sur la crédulité des uns et des autres, ni employer une argumentation tricheuse (arguments d'autorité, attaques personnelles, soulever un point annexe pour ne pas argumenter sur le fond, etc.). Cela n'empêche pas certains de les utiliser, mais les pratiques sont identifiées et dénoncées. En gros, on attend une véritable expertise de la part des experts.

Il existe cependant là-bas aussi toutes sortes de fumistes.

On se souvient de Pluckrose, Lindsay et Boghossian, qui ont monté un canular en réussissant à faire publier une étude sur la sexualité des chiens dans les parcs californiens, assortie de statistiques évidemment bidon et de recommandations pour la mise à disposition de sextoys et pour encourager l'homosexualité du meilleur ami de l'homme (on n'en est pas encore à la zoophilie, mais ça pourrait venir). Les auteurs du canular, l'un mathématicien, l'autre philosophe, ont été attaqués sur leurs intentions, faute de trouver une faille à leur démonstration par l'absurde. Et l'un d'eux a eu des problèmes avec son université pour publication de résultats mensongers.

http://www.lefigaro.fr/international/2018/10/04/01003-20181004ARTFIG00359-etats-unis-trois-auteurs-piegent-des-revues-intersectionnelles-avec-des-articles-bidons.php

On peut s'esclaffer, mais en France, ce n'est pas très différent :

https://www.lemonde.fr/education/article/2015/03/10/la-revue-societes-piegee-par-deux-sociologues_4590914_1473685.html

Les étudiants français de bon niveau qui font des études plus poussées aux USA n'ont en général aucun mal à se mettre au diapason, mais sans doute se sentent-ils plus productifs une fois là-bas. Ils gagnent me semble-t-il en ouverture intellectuelle, en assurance et en force de conviction.

Dernier point, le travail des enfants : j'ai rencontré des enfants de mineurs polonais maintenant adultes, et même grands-pères, qui se souviennent, et comment, d'avoir travaillé pour les "censiers" (prononcé cinsiers = fermiers) pendant les vacances d'été. Ils se faisaient exploiter, et étaient éreintés. Dur dur. Les gamins à la fin de la journée étaient tellement à cran qu'ils se livraient bataille entre eux avec les pommes de terre ramassées à la sueur de leur front tout au long de la journée. Rien à voir avec les jobs d'été de maintenant. Tous les parents ne se valent pas, certains sont prêts à exploiter leurs enfants, même de nos jours.

tom

@ Robert Marchenoir

Non mais monsieur Marchenoir, merci vous me faites bien rire... je maintiens mon adjectif cuistre vous concernant, que la tournure de mes phrases ne vous satisfasse pas, j'entends bien. Je ne prétends pas avoir la plume de M. Bilger, ni même la vôtre, c'est certainement un talent que je n'ai pas.
Il ne semble pas pour autant que la forme disqualifie le fond. Au contraire, regardez-vous ! C'est bien enrobé, mais au fond ?

Ainsi, vous faites ce que beaucoup de journalistes incultes et lâches (la majorité malheureusement) font aussi: essentialiser la Russie à Poutine. La nuance ne semble pas être votre fort. C'est cela aussi, l'américanisation du monde: les gentils et les méchants d'un côté et de l'autre. Ce capitalisme sans moral nous infantilise.

Enfin vous me pensez socialiste, ce doit être pour insulter, non ? Il me semble que c'est une erreur de jugement majeure, à considérer que j'aime MBC ET, disons, les Russes.

Bonne journée !

Robert

Mathieu Bock-Côté, comme chaque semaine, livre un excellent billet dans la partie journal du Figaro Magazine.
Dans celui de cette fin de semaine, il reste égal à ce qu'il a dit dans son entretien. Mais il livre un conseil que j'ai particulièrement apprécié : relire ou lire "1984" de George Orwell.
De fait, lecteur d'Arthur Koestler, j'avais dans les années 1970 acheté cet ouvrage que j'ai ressorti de mes cartons et relu après le référendum de 2005. J'avais alors été surpris par la modernité de son propos et de sa dénonciation, ne serait-ce que par le matraquage médiatique en faveur du projet de texte constitutionnel de l'Union européenne. Et depuis, la novlangue a gagné une ampleur sans pareil.

Cette fois Mathieu Bock-Côté lui-même fait le parallèle entre notre société actuelle et le totalitarisme dénoncé par Orwell. Certes, à leur époque Orwell comme Koestler dénonçaient le totalitarisme soviétique, donc communiste. Mais ici, Mathieu Bock-Côté l'applique au système dans lequel nous vivons.

Pour ne pas me faire accuser une fois encore d’interpréter sa pensée je le cite dans le texte :
"Le 8 juin 1949 paraissait 1984 de George Orwell, un authentique chef-d’œuvre de la littérature politique. On y trouve la description la plus fine du fonctionnement du totalitarisme et de ses effets sur la conscience humaine. Orwell visait l’Union soviétique. Mais la relecture de son maître ouvrage soixante-dix ans plus tard frappe : si le communisme s’est effondré, la tentation totalitaire, consubstantielle à la modernité, se recompose aujourd’hui à travers l’idéologie diversitaire et le politiquement correct, même si la démocratie libérale parvient encore à la contenir et à conserver les libertés publiques. 1984 jette une lumière essentielle sur 2019."

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/mathieu-bock-cote-george-orwell-auteur-pour-notre-temps-20190614

Dans le Journal de Montréal, MBC a fait paraître une version plus courte de son billet du FigMag :
https://www.journaldemontreal.com/2019/06/11/1984-en-2019

Le site Figarovox n'en fournit que le premier paragraphe, mais le reste du texte est dans la même veine. La tendance totalitaire se vérifie chaque jour un peu plus, y compris en France où il n'est quasiment plus possible d'exprimer une pensée non conforme sans être aussitôt ostracisé, voire traduit en justice. Il paraît qu'il s'agirait encore d'un régime de liberté. Sans doute ce mot selon son acception dans la novlangue qu'évoque Mathieu Bock-Côté dans son article.

Robert Marchenoir

@ tom | 14 juin 2019 à 21:19

Le défilé des imbéciles continue. Le dernier en date est un certain tom, qui d'un côté félicite Philippe Bilger pour avoir permis à Mathieu Bock-Côté de s'exprimer, dans un entretien où ce dernier récuse la poutinolâtrie française ; et qui de l'autre, me reproche ma prétendue "russophobie" (mot qui constitue un double mensonge).

Consternante, et énième illustration de la sottise française, qui consiste à s'amouracher du premier chef politique ou intellectuel venu, sans tenir compte en rien de ce qu'il est vraiment et de ce qu'il raconte en réalité.

L'essentiel est de savoir s'il est "avec" ou "contre" nous, si c'est un gentil à couvrir de bisous ou un méchant à écraser sous l'opprobre. Pour la réflexion et la cohérence, on repassera un autre jour.

Comme d'habitude, l'âne savant reproche aux autres ce dont il se rend coupable. Regardez-moi ce français de cochon :

"Votre ridicule russophobie (qui traduit encore votre cuistrerie et absence de culture, habituelle à mes lectures de vos commentaires sur ce blog) sort encore au grand jour, pouvez-vous vous abstenir d'écrire ici quelquefois ? Merci (c'est pour ma relaxation, d'autant plus que la lecture de vos billets est lourde)."

Votre cuistrerie et absence de culture, habituelle à mes lectures de vos commentaires sur ce blog. Ouf ! voilà qui est du français extrêmement culturé, pas du tout cuistre et d'une légèreté exquise.

Quant à votre relaxation, vous devez être socialiste : je ne suis pas un fonctionnaire chargé de vous procurer la relaxation à laquelle vous avez un droit opposable, selon un probable amendement de la Constitution.

caroff

@ Pierre Blanchard 13h54
"Ce n'est pas "l'homme à la tête de chou" qui vous démentirait s'il était encore parmi nous ! ;-)

https://www.youtube.com/watch?v=jDSIkBrtgS4"

Merci ! C'est justement à lui que je pensais !

tom

@ M. Bilger

Merci ! Juste merci, et aussi, enfin: cet excellent MBC présent ici, c'est pour moi un mets de fin gourmet ! Un vrai régal, vous dis-je !

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@ Elusen

MBC est controversé ? Et alors ? C'est votre argument ? Jésus est controversé également, comme de Gaulle, même la rondeur de la terre chez certains. En tant que soumis à l'Amérique, peut-être ne pouvez-vous non plus comprendre qu'il ait envie que son peuple, qui partage sa langue, sa culture et son histoire, soit indépendant ? Veuillez émigrer, merci, adieu.

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@ Robert Marchenoir

Votre ridicule russophobie (qui traduit encore votre cuistrerie et absence de culture, habituelle à mes lectures de vos commentaires sur ce blog) sort encore au grand jour, pouvez-vous vous abstenir d'écrire ici quelquefois ? Merci (c'est pour ma relaxation, d'autant plus que la lecture de vos billets est lourde).

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@ vamonos

N'hésitez pas à vous forgez une opinion historique un peu moins ridiculement américano-centrée sur la Seconde Guerre mondiale, si tant est bien sûr que la recherche de la "vérité" soit votre objectif. Mais je dois dire que votre baveuse litanie pro-américaine m'est assez répugnante. Non pas que je pense aux milliers de Françaises violées par les "boy's" (un détail non ?). Non plus aux 70 000 victimes françaises (consensus des historiens) victimes des bombardements US (ben oui la vie et l'appareil du sauveur US vaut plus que la précision du tir). Non plus aux plus de 20 millions de morts soviétiques, ou aux victimes serbes et chinoises,ou autres, oubliées par vous (ça ne vaut sûrement pas un Américain, n'est-ce pas? ). Ni aux civils japonais d'Hiroshima, etc. Ni à l'envahissement économico-culturel qu'a subi le monde depuis... enfin, si, un peu tout ça, et le reste aussi, bref, vous imaginez ce que je pense de votre pensée.

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@ Savonarole

Excellente idée que d'envoyer Goupil à Moscou. Par contre je doute très fort de sa longévité (je ne parle pas en tant que cinéaste... qui est capable de citer un film de Goupil ? Heu... là-bas.. l'espace d'un instant, le temps de vous lire, je me suis délecté à cette idée... je propose un billet duo avec BHL ;))

Pierre Blanchard

@ caroff | 13 juin 2019 à 18:49
"L'Histoire est remplie de séducteurs et de séductrices à la moche figure mais à la parole alerte !"

Ce n'est pas "l'homme à la tête de chou" qui vous démentirait s'il était encore parmi nous ! ;-)

https://www.youtube.com/watch?v=jDSIkBrtgS4

Lucile

@ caroff | 13 juin 2019 à 18:49

C'est juste. Et en plus Mathieu B-C n'est pas moche, ses traits sont trop enrobés pour satisfaire aux canons de la beauté masculine. C'est donc loin d'être irrémédiable, dans son cas. Un petit régime et il n'offusquera plus la vue de Monsieur Charoulet qui lui enjoint de se cacher en attendant d'avoir l'heur de lui plaire, rien de moins. Je crois que Pierre Blanchard a trouvé un argument qui ne manque pas de sel (Pierre Blanchard | 14 juin 2019 à 00:29).

boureau

@ Pierre Blanchard 14 juin 2019 00:29

A propos de P.C.

"Uniquement l'écrit qui nous suffit amplement à vous connaître..."

Pas mieux !

Cordialement.

Pierre Blanchard

@ Patrice Charoulet | 12 juin 2019 à 19:54

Au sujet de Monsieur Mathieu Bock-Côté, vous écrivez… en insistant lourdement…
« On a la tête qu'on a, l'adiposité qu'on a, les tics qu'on a. Beaucoup préfèrent ne pas s'exhiber quand le spectacle qu'ils offrent est affligeant. Je persiste à dire que ce monsieur, très intéressant, a raison d'écrire, a raison de penser, a raison de parler, mais qu'il devrait préférer la radio à la télé pour les très bonnes raisons que j'ai dites, et que je n'ai aucune honte à avoir dites. »

Si vous, c’est ça :
https://www.facebook.com/charoulet.patrice

Un, vous avez parfaitement « la tête de votre emploi passé ».
Deux, vous pourriez envisager de changer de lunettes.
Et enfin, trois, pourquoi vous mettre ainsi en image sur le net sans obligation aucune ?? Et ne pas conserver l’écrit ? Uniquement l’écrit qui nous suffit amplement à vous connaître…

scoubab00

@ vamonos | 13 juin 2019 à 19:26
"Pour les syndicalistes et les gauchistes, les Américains sont entrés tardivement en guerre, ce qui est une allégation éhontée."

Match nul entre ces "gauchistes" torves et Votre seigneurie. Les Etats-Unis, d'abord isolationnistes, n'ont été en mesure de fournir pleinement leur effort de guerre qu'en 1943. Soit plus d'un an après l'attaque de Pearl Harbor et à 60 % adonc du déroulé de cette guerre mondiale. Au prix d'une mobilisation fantastique, de privations et de l'essor d'un Etat nommé Californie. Je me réfère aux données fournies par l'Encyclopaedia Britannica, n'étant perso pas très fiable en termes de chiffres.

Vous avez raison pour l'engagement plus précoce des Etats-Unis si on le compare à celui de la guerre mondiale précédente. Les "gauchistes" eux n'ont pas tort quant aux effets concrets du soutien étatsunien. Intervenu souvent pas avant début 1944 en direction des réseaux de résistance nationaux, Belgique et France. Qui savait alors que Roosevelt aidait matériellement Joukov et Staline ? Les chancelleries sans doute, les chaumières beaucoup moins :/

Savonarole

@ vamonos | 13 juin 2019 à 19:26

Salutaire ! Merci !
"La presse gratuite" dont vous parlez classe cette engeance juste avant les péripatéticiennes dans le coeur des Français... c'est dire !

boureau

"Mathieu Bock-Côté"

Intéressant de confronter le point de vue de M. Bock-Côté et Patrick Buisson : celui-ci a répondu aux questions de David Pujadas cette semaine. Un haut niveau également.

Une rencontre entre ces deux personnalités dissertant sur la droite serait passionnante.

Cordialement.

vamonos

Dans cet entretien, de nombreux points sont évoqués sans être développés outre mesure. Ainsi, M. Bock-Côté parle de la chanson de Michel Sardou qui s'intitule "Les Ricains". Il est bon de rafraîchir la mémoire des jeunes générations au sujet du sacrifice immense consenti par les Américains lors de la Seconde Guerre mondiale.

Les Etats-Unis d'Amérique ont combattu la triple alliance constituée par l'Allemagne, le Japon et l'Italie. C'est le seul pays du monde qui a envoyé son armée dans chacun des trois pays. En Allemagne, ils ont enfoncé le front de toute la partie ouest. Dans l'océan Pacifique, ils ont repoussé les armées impériale d'île en île pendant des mois. Au Japon, ils ont débarqué sur l'île de Saipan qui était à l'époque une terre japonaise, les combats terribles ont duré trois semaines. Ils ont vaincu le Japon jusqu'à la reddition sans condition. En Italie, après avoir débarqué en Sicile, ils ont combattu dans la péninsule italienne jusqu'à la victoire totale.

Le 6 juin 2019, dans la presse gratuite, j'ai pu lire des passages d'une hypocrisie sans borne avec des mensonges par omission à foison. Pour les journalistes de la presse de gauche, le nombre des soldats américains tués au combat lors du débarquement est présenté de manière à apparaître inférieur au nombre de victimes civiles. Pour les syndicalistes et les gauchistes, les Américains sont entrés tardivement en guerre, ce qui est une allégation éhontée.

Il faut aussi ajouter que l'Armée Populaire Russe disposait de matériel dont les pièces détachées étaient fournies par les Américains. Sans Roosevelt, les Russes n'auraient pas disposé de l'incroyable quantité de chars et d'avions dont les milliers de vagues successives ont déferlé dans la campagne aux alentours de Koursk en août 1943. Sur le front de l'Est, les Allemands devaient combattre dans des conditions effroyables. Staline fournissait la chair et Roosevelt les canons.

Les Américains étaient présents sur tous les fronts de la Seconde Guerre mondiale et tous les mensonges des gauchistes ne pourront rien y changer.

Robert Marchenoir

Je relève la frappante unanimité, sur ce fil de commentaires, pour porter au pinacle l'intervention de Mathieu Bock-Côté. De la part de gens qui expriment souvent de vigoureux désaccords entre eux. Avec une minorité tout à fait résiduelle d'indifférents ou de persifleurs.

J'y vois la validation, par les faits, de l'opinion que j'ai maintes fois exprimée ici, et qui m'a valu tant d'invectives, pour ne pas dire d'insultes : l'Amérique du Nord surclasse intellectuellement la France de la tête et des épaules. Lorsque c'est un francophone qui l'incarne, la haine viscérale qui anime tant de Français à l'encontre des Etats-Unis disparaît.

Car comme je l'ai dit, Mathieu Bock-Côté a beau être canadien -- pire : québécois ! -- il est, avant tout, américain du Nord.

Les Canadiens ont ceci de commun, avec les Américains, qu'ils sont un peuple de pionniers, de colonisateurs au sens antique du terme, et non au sens du XIXe siècle. Ils ont bâti un pays, ils ne sont pas allés en asservir un autre, pour des motifs de profit supposé, de gloriole militaire ou de prosélytisme religieux.

Cela leur a inculqué un rapport avec la réalité qui ne pardonne pas. Lorsque vous avez vos seuls bras pour survivre, vous et votre famille, vous ne pouvez pas vous payer le luxe de faire des ronds de jambe intellectuels, de finasser, de tricher avec les faits.

J'ai deux montagnes à traverser
Deux rivières à boire
J'ai six vieux lacs à déplacer
Trois chutes neuves à mettre au lit
Dix-huit savanes à nettoyer
Une ville à faire avant la nuit.

Félix Leclerc

C'est valable pour les citoyens du Canada comme pour ceux des Etats-Unis.

caroff

@ Patrice Charoulet 19h54
"Je persiste à dire que ce monsieur, très intéressant, a raison d'écrire, a raison de penser, a raison de parler, mais qu'il devrait préférer la radio à la télé pour les très bonnes raisons que j'ai dites, et que je n'ai aucune honte à avoir dites."

Les gens (hommes ou femmes) peu avantagés par la nature peuvent gommer leur laideur à mesure que leur intelligence et leur culture éclaboussent ceux qui les écoutent tout en les regardant.
A l'inverse, combien d'accortes jeunes femmes ou de jeunes hommes à la belle figure deviennent soudainement disgracieux lorsque ils ou elles débitent des sornettes ?

L'Histoire est remplie de séducteurs et de séductrices à la moche figure mais à la parole alerte !

vamonos

Parmi tous les entretiens de la chaîne YouTube de M. Bilger, celui dédié à M. Bock-Côté est sans contexte l'un des plus enrichissants. Un philosophe du vingt-et-unième siècle envoie son pesant de réparties intellectuelles. On est à mille lieues de la vindicte crasseuse des rapeurs.

Sur le fond de l'entretien, je n'ai rien à ajouter, le niveau est stratosphérique, je ne me prononcerai pas, je dirais des platitudes. Par contre, je décèle une incohérence entre d'une part le positionnement résolument conservateur de M. Bock-Côté et d'autre part sa posture physique qui semble indiquer que l'instinct de conservation ne fait pas partie de ses préoccupations immédiates.

Le surpoids est indéniable, il s'agit d'un facteur parmi d'autres qui provoquent obligatoirement l'apparition de maladies cardio-vasculaires. Celles-ci figurent tout en haut du classement des maladies mortelles. Une alimentation équilibrée et une activité physique régulière permettent de conserver un corps sain dans lequel peuvent s'épanouir des idées enrichissantes. Mens sana in corpore sano.

Robert Marchenoir

@ Lucile | 12 juin 2019 à 18:56

Je ne crois pas que l'économie soit le fort de Mathieu Bock-Côté. Vous remarquerez qu'il n'en a pas dit un mot lors de cet entretien.

Concernant le protectionnisme, je ne suis, pour ma part, pas un partisan dogmatique de la liberté du commerce intégrale, quoi qu'il arrive. Après tout, l'Angleterre a bien, lors de la Révolution industrielle, interdit à ses ouvriers qualifiés d'émigrer, afin de ne pas en faire profiter ses concurrents (non que de telles mesures soient envisageables aujourd'hui...). La Suisse impose bien des droits de douane à toutes ses importations européennes (mais elle n'en reste pas moins un pays très libéral, extrêmement mondialisé et très fortement impliqué dans le commerce international).

Il est parfaitement légitime de prendre des mesures de rétorsion à l'égard de la Chine, qui se livre à l'espionnage industriel et à l'espionnage tout court par le biais du commerce international (voir l'exemple de la 5G).

Cependant, oui, la liberté du commerce est en général préférable au protectionnisme. Elle n'a rien à voir avec la prétendue "liberté de circulation", qui est en réalité la revendication d'un droit à l'immigration inconditionnel et illimité.

Les conteneurs de téléphones portables ne grimpent pas les uns sur les autres, et ne font pas des petits. Ils ne commettent pas de viols. Ils ne tuent pas des grands-mères à coup de marteau pour leur voler leur or. Ils ne remplissent pas les coursives des HLM de "bruits et d'odeurs".

Quand on n'en veut plus, ils suffit de dire aux Chinois d'aller se faire voir. C'est un peu plus difficile avec les immigrés.

En revanche, le "patriotisme économique" est une sottise. La preuve, ce sont ses bâtards difformes : la "souveraineté alimentaire", par exemple. Quel est le sombre abruti qui a bien pu inventer le concept de "souveraineté alimentaire" ?

La "souveraineté alimentaire", ça s'appelle la famine et la misère. Il suffit de faire un peu d'histoire et de géographie pour le constater.

La dernière fois que des pays ont tenté d'appliquer à fond le "patriotisme économique", ça a donné l'oppression, la pénurie, la maladie et les morts de faim (Venezuela), ou bien la Seconde Guerre mondiale (l'Allemagne nazie).

Hitler était extrêmement patriote économiquement. On a vu où ça a mené l'Allemagne.

Et on le constate à nouveau, à une bien moindre échelle, heureusement, avec les mesures protectionnistes de Trump. Ce ne sont pas les droits de douane qui ont fait baisser le chômage. Ils ont créé un nombre dérisoire d'emplois, à un coût unitaire immense. Et ils ont, en revanche, diminué de façon significative le pouvoir d'achat d'un nombre considérable d'Américains.

Sans compter qu'ils ont directement nui aux intérêts des agriculteurs, en raison des mesures de rétorsion des pays étrangers. Soit les mêmes "rednecks" qui ont élu Trump.

Vous parlez de "ceux qui produisent à bas prix au mépris de toutes les règles". Quelle règles ? Il n'y a pas de règles. Chacun fait comme il peut. Heureusement que tous les pays du monde ne "jouissent" pas de notre Sainte Sécurité Sociale !

Ça me fait bien marrer, tous ces politiciens qui se tordent les mains en déplorant que l'industrie balouchistanaise ne respecte pas les mêmes règles sociâââl' et environnementâââl' que nous. Encore heureux. C'est bien ce qui nous permet d'acheter de la camelote avec un peu moins de marxisme dedans. Si le Balouchistan n'existait pas, notre sacro-saint "pouvoir d'achat" serait bien inférieur.

A ce sujet, défonçons un mythe de gauche de plus. C'est très bien, le travail des enfants. Qu'est-ce que vous avez contre le travail des enfants ? Pendant que ces sales mioches travaillent, ils ne fument pas de la drogue et ils ne dérangent pas le voisinage. Et puis ça leur fait comprendre qu'ils n'ont pas "droit à". Ça les empêche de devenir marxistes.

A toutes les époques, partout, les enfants ont toujours travaillé. Les gauchistes papelards tracent une équivalence imaginaire entre de très mauvaises conditions de travail qui ont effectivement existé, et le travail des enfants tout court.

Mais rien n'oblige à faire travailler les enfants dans de mauvaises conditions. Ils apportent des revenus à leurs parents, ce qui est une bonne chose. Quand leur nation aura atteint un certain niveau de développement économique, alors il sera toujours temps de les mettre à l'école.

En attendant, vouloir imposer notre niveau de protection sociale absolument délirant à tel trou perdu dans le monde, c'est ne rendre service à personne, ni à nous ni aux étrangers.

Si ces derniers nous vendent des trucs avec les règles sociâââles' et environnementâââles' qui sont les leurs, c'est bien qu'ils y trouvent intérêt, et que cela les enrichit. Une fois qu'ils seront plus riches, eh bien ils se paieront une Sécurité Ben Sociale (ou pas, s'ils sont plus malins que nous, ce qui n'est pas bien difficile).

Lucile

@ Patrice Charoulet | 12 juin 2019 à 19:54

Ubu roi, c'est bien aussi, à recopier. À la trappe les corpulents ! À la trappe les fronts en sueur !

Giuseppe

@ duvent | 12 juin 2019 à 11:53
"Par ailleurs, est-il plausible que ce poupon luisant, qui se tortille parce qu'il n'arrive pas à dominer son brillant esprit hautement philosophique, emporte mon adhésion ? Il me semble que non ! Marchenoir doit lui venir en aide…"

La scène est la même dans le film "Il était une fois dans l'Ouest", si je peux me permettre un parallèle, Henry Fonda supprime son indicateur parce qu'il portait à la fois la ceinture et les bretelles, et ne pouvait donc pas lui faire confiance.

Peut-on voir aussi Clint Eastwood luisant et bedonnant ? Sergio Leone lui était derrière la caméra ; si mes souvenirs sont bons, un certain cinéma italien portait tous les physiques à l'écran, le Décaméron en faisait partie, mais c'était une autre époque et d'autres pensées.
Il est certain qu'il ne faudrait pas laisser traîner un Colt à votre portée, Lucky Luke n'y survivrait pas, je suis bon public pour les premiers fusils.

Trekker

@ Savonarole | 11 juin 2019 à 21:49
@ hameau dans les nuages | 11 juin 2019 à 16:59

"Pour votre envoi sur Onfray, je ne suis pas convaincu, Onfray historien du D-Day, c'est une corde de plus dans sa lyre, il va finir par s'y prendre les doigts... Chacun doit rester à sa place." (Savonarole)

Exact !
Onfray accumule les contrevérités sur le D-Day, et entre autres, le bombardement aérien de Caen, en date de début juillet 44, qui sera le plus meurtrier, fut demandé expressément par Montgomery et sera effectué par des bombardiers britanniques !
Une des causes en est l’échec de sa tactique menée au sol en juin ; il avait prévu de s’emparer de cette ville dès le 7 ou 8 juin 44.

Quant aux critiques d'Onfray sur l’assaut sanglant d'Omaha Beach, elles relèvent d’une méconnaissance crasse des événements. Le facteur malchance y joua un rôle bien plus important que certaines erreurs tactiques US : les bombardements préalables, aériens et maritimes, qui ratèrent leurs cibles furent avant tout dus à la météo exécrable.

Cette dernière aussi fut la cause principale du naufrage de plus de 90 % des chars amphibies, seuls trois atteignirent le rivage. Il y avait donc des chars prévus en appui des troupes débarquées !

Envoyer en premier l’infanterie sortant des barges, cela fut le cas sur les quatre plages du débarquement et non pas seulement à Omaha Beach. Mais sur celle-ci les vagues des premières heures furent décimés, à cause des malchances évoquées ci-avant : bombardements aériens et maritimes ayant raté leurs objectifs et naufrage de quasiment tous les chars amphibies. Sur ce dernier point il y eut certes des erreurs US : excès de confiance dans ces nouveaux chars, équipages néophytes ainsi que leur encadrement, mises à l’eau précipitées et trop éloignées du rivage.

Onfray tout à son adulation pour le général, reprend sans sourciller la légende gaulliste sur la non association des forces armées françaises au débarquement. Alors qu’environ 3 000 hommes y furent associés, et donc y participèrent : outre le célèbre commando Kieffer, les aviateurs français des chasseurs et bombardiers, les équipages des croiseurs et destroyers français, le bataillon SAS FFL parachuté quelques heures avant les Américains en Bretagne pour appuyer et encadrer les maquis, et en plus les résistants français…

Certes tous ces hommes avaient le tort au yeux du général de ne pas être sous son commandement, et en plus - félonie suprême - de combattre en majorité sous l’uniforme anglais...

Patrice Charoulet

@ Lucile

Trop aimable, chère Lucile. Vous aurez noté que j'ai dit que cet invité était un des plus passionnants invités d'ici. Que j'approuve presque tout ce qu'il a dit. Maintenant, j'ai vu ce que j'ai vu. Et vous trouvez impoli de dire ce qu'on voit. Il faut dire ce qu'on voit et voir ce qu'on voit.

Stendhal est un des hommes que j'estime le plus au XIXe siècle, spirituel, lucide, incomparable styliste, il avait une tête de charcutier. Alain conseillait au jeune André Maurois, qui voulait devenir écrivain, de commencer par recopier intégralement "La Chartreuse". J'ai donné ce conseil à TOUS mes élèves. Direz-vous, par politesse, que Stendhal avait la tête d'Alain Delon ? Celui qui veut être enterré avec ses chiens ? Alain Delon est une buse. Des milliers de femmes auraient rampé pour aller dans son lit, comme des... sottes.

On a la tête qu'on a, l'adiposité qu'on a, les tics qu'on a. Beaucoup préfèrent ne pas s'exhiber quand le spectacle qu'ils offrent est affligeant. Je persiste à dire que ce monsieur, très intéressant, a raison d'écrire, a raison de penser, a raison de parler, mais qu'il devrait préférer la radio à la télé pour les très bonnes raisons que j'ai dites, et que je n'ai aucune honte à avoir dites.

Vous êtes, en revanche, fort impolie de me dire que je suis vieux. Ce que je viens de dire est la preuve que ma pensée garde toute son agilité.

Elusen

@ Tipaza | 11 juin 2019 à 20:42
« Mathieu Bock-Côté, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour, et tant d'autres comme Michel Houellebecq »

Vous avez oublié Michel Leeb aussi.

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@ Achille | 12 juin 2019 à 07:14
« Les affaires passeront toujours avant les considérations intellectuelles. »

Et ce n’est rien que de le dire !
Ils ne parlent que de ça, c’est même devenu une unité de mesure.
Quand ils veulent parler d’un artiste, d’un film, ils parlent tout de suite en millions de dollars.

Par contre le voisin, ce n’est pas les USA, mais le reste du Canada majoritairement anglophone. Il y a des francophones sur tout le territoire canadien. Au Québec, il y a 20 % d’anglophones.

Entre les francophones et les anglophones, c’est très tendu, ils sont souvent à deux doigts de se finir à coups de machette comme au Rwanda.
Ils se détestent, voire se haïssent, très cordialement, poliment.

Mathieu Bock-Côté travaille pour le Groupe média Québecor, propriété du milliardaire, ancien communiste, toujours sécessionniste, Pierre Karl Péladeau, il fut un temps chef du PQ, qui ne veut pas dire papier toilette, mais Parti Québecois.

Il écrit dans un très mauvais journal racoleur du genre : qui couche avec qui, il a violé son chien, etc., le Journal de Montréal.

Il intervient sur une radio Web, Qub Radio, chez un journaliste que j’aime bien, Richard Martineau, que je trouve très intelligent, ironique, sarcastique, mais très intéressant. Au Canada on le dit de droite car il est anti-communautariste, mais lui a une fois affirmé être de gauche, il a dit : Je suis de gauche, mais ce sont les conservateurs et la gauche qui ont changé de place.

Il est universaliste, antiraciste, égalitariste, laïc à fond, il défend les droits des couples de même sexe, en France, je le penserais radical de gauche, ou gauche fessée et paire de claques, Richard Martineau.

C’est un excellent interviewer, il a été viré par feu Jacques Vergès. Il a une émission les Francs-Tireurs sur la chaîne publique québecoise, Télé-Québec.
Pour la regarder, il faut passer par un VPN canadien. Si vous utilisez Firefox, il y a des extensions qui le permettent. Cela vous permet de faussement vous géolocaliser au Canada.

Lucile

@ Robert Marchenoir | 12 juin 2019 à 15:35

À propos du libre échange, en fait j'ai du mal à me faire une opinion, je ne m'y connais pas suffisamment en économie pour cela. Cela me paraît un sujet essentiellement technique, mais aussi politique. J'essaye de comprendre ce qu'en pensent les économistes et pourquoi ils le pensent. Les libéraux pur jus sont pour le libre-échange, le Président américain (républicain) fait du protectionnisme, le philosophe anglais Roger Scruton plaide pour une forme de régulation, d'après ce que j'ai saisi, qui ne viendrait pas autoritairement de l'État mais qui serait acceptée par tous.

Je serais intéressée par l'éclairage que pourrait apporter Mathieu Bock-Côté sur la question ; en effet il me semble avoir réfléchi sérieusement aux données à traiter et aux conséquences de ce qu'il préconise. Il penche nettement du côté libéral, au sens français du terme. La question que je me pose est : comment peut-on réguler le marché d'une façon qui soit juste et efficace, sans installer des barrières et des obstacles nuisibles aux échanges ? Et cela non pas de manière théorique, mais dans l'état où l'économie mondiale se trouve à l'heure actuelle. Où commencent les manœuvres politiques et la tricherie, tant du côté des États qui mettent des barrières que du côté de ceux qui produisent à bas prix au mépris de toutes les règles ? Je ne sais même pas si je pose la question de manière exacte. Ça me paraît être un des gros problèmes de l'Europe, et du monde.

Effectivement je n'ai pas trop bien compris en quoi Robert et moi pensions la même chose. Je crois encore à l'opposition entre droite et gauche, ou entre libéralisme et socialisme ; ce sont à mes yeux des catégories encore valables pour distinguer des options politiquement significatives, à condition de s'en tenir à des critères simples, tels que le nombre de salariés employés par l'État, les prélèvements, la redistribution.

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Les commentaires sur le front imprégné de sueur de l'invité de Philippe Bilger me paraissent désastreux par leur grossièreté, quoique dérisoires tant ils sont futiles. La honte ! Leur auteur ne risque certes pas de transpirer beaucoup du crâne, lui ; sa matière grise est sûrement bien pépère, vu qu'il ne lui demande pas trop d'efforts. À lui tout seul, il me fait penser aux deux gâteux à la fois du Muppet Show.

Michelle D-LEROY

Quel plaisir d'écouter Mathieu Bock-Côté, un intellectuel qui n'est pas pétri de ses certitudes, qui écoute les autres mais expose son point de vue personnel, ce qui diffère de nos intellectuels qui se targuent de tolérance mais sont totalement intolérants.
Récemment, Romain Goupil montrait qu'il dormait ou se bouchait les oreilles pour ne pas écouter M. Bock-Côté et répétait en boucle : je suis mondialiste, vous pouvez dire ce que vous voulez. Quelle tolérance, quelle élégance intellectuelle, quel sens du débat !

Ce qu'il faut déplorer aujourd'hui, en France, c'est cette hystérie pro-LGBT, féministe, végan, climatique, politiquement correct qui devient un véritable carcan intellectuel, une obligation de la pensée conforme. Et le macronisme qui se veut moderne, progressiste et mondialiste encourage ces attitudes excessives pour étouffer ceux qu'il considère comme conservateurs, réacs. ou identitaires. En gros des vieux c..s qui ne comprennent plus rien au monde d'aujourd'hui et qu'il faudrait rééduquer tous domaines confondus.

Mathieu Bock-Côté explique qu'on a besoin de racines, d'avoir un lieu d'ancrage mais ce n'est pas pour cela qu'on n'apprécie pas le monde et les autres. Là encore, je suis entièrement d'accord. J'ai eu la grande chance de voyager, d'aimer d'autres pays, d'autres civilisations anciennes ou actuelles, mais ce n'est pas pour autant que je n'ai pas envie de défendre mon pays et sa culture, ses piliers historiques. Toute civilisation évolue naturellement grâce aux techniques, à l'évolution des moeurs, pourquoi vouloir à tout prix la transformer à marche forcée, si ce n'est pour le confort personnel des politiques devenus incapables de maîtriser et de freiner l'immigration ou dans un autre domaine un commerce mondialisé insensé. Ils se retranchent derrière le mondialisme et le progressisme et à ceux qui s'inquiètent et doutent de ces transformations, qu'ils sont dans un repli identitaire d'un autre âge et démodé.

Alors, cet entretien (merci à P. Bilger) avec un intellectuel comme M. Bock-Côté fait un bien fou. Voir un jeune expliquer, disserter sur les sujets politiques d'actualité, rassure face à la pensée linéaire de nos politiques et médias, comme si elle était la seule acceptable et admissible face au danger extrémiste.

Savonarole

@ Patrice Charoulet | 11 juin 2019 à 22:26
« Surpoids, sudation, tics nombreux… j'oserai dire que ce penseur très intéressant a un excellent physique... de radio. »

Talleyrand était pied bot, Louis XVIII débordait de son froc et claquait ses costards, de Gaulle et sa sainte prostate, Mitterrand itou, ce qui mit fin au lapin Duracell.
La gent féminine socialiste de Solférino a pu enfin reprendre son souffle.

Patrice Charoulet

IL Y A PSEUDOS ET PSEUDOS

J'ai dit, redit et reredit toutes les raisons pour lesquelles je trouve les patronymes préférables aux pseudonymes. Je n'y reviens pas. Le débat est archi-clos.

Or, récemment, un confrère à pseudo s'est dit vexé du fait que je n'avais pas remarqué sa présence. Je vais essayer de lui dire pourquoi.

Je ne lis pas tout le monde : ce serait trop long et la vie est courte. Marc Ghinsberg, Claude Luçon, Catherine Jacob, Mary Preud'homme, Michel Deluré, Julien Weinzaepflen, Robert Marchenoir, Antoine Marquet et quelques autres confrères à patronymes sont toujours lus. C'est la moindre des choses.
Je lis aussi des confrères à pseudonymes mémorisables, sbriglia, Savonarole, Aliocha, duvent, Lucile, Zonzon et quelques autres (et qui ont des proses qui retiennent l'attention).

En revanche, tous ceux qui ont décidé de signer Pierre, Paul ou Jacques, devraient comprendre que ça ne facilite pas l'identification. La tentation est forte d'enjamber. Je ne m'en prive pas. Personnalisez au moins votre pseudo, gens à pseudo. On vous lira... peut-être.

boureau

"Mathieu Bock-Côté"

Brillant, très brillant, j'allais dire rafraîchissant cher P. Bilger !

Meilleur à l'oral qu'à l'écrit parce que passionné. Un "honnête homme" !

Un oubli de taille dans sa définition d'une droite héritière du RPR : le social.

Un aimable conseil (si je puis me permettre): qu'il marche d'un bon pas, une heure par jour et qu'il s'astreigne à une hygiène alimentaire raisonnable. Il y gagnerait en respiration, en élocution, en silhouette... et en santé !

Deux défauts de la période : une élocution trop rapide et une barbe ridicule qui lui donne, comme à d'autres, l'air de ne pas s'être lavé le matin.

Beaucoup d'idées fortes, bien exprimées, à retenir de cet entretien.

Merci P. Bilger.

Cordialement.

Robert Marchenoir

@ Robert | 11 juin 2019 à 18:31

Une fois de plus, on voit dans votre commentaire l'extraordinaire capacité de certains à écrire en long, en large et en travers sur le monde en général, tout en restant complètement étanches à la réalité qu'ils prétendent décrire.

Vous prétendez faire l'éloge de Mathieu Bock-Côté, mais votre propos montre que vous n'avez rien écouté à ce qu'il a dit.

Vous écrivez :

"Comme Lucile | 11 juin 2019 à 12:01, j'ai apprécié qu'il exprime le fait que le néo-libéralisme n'est pas un marqueur de gauche ou de droite : il est partagé par les dirigeants du PS comme de LR et LREM. Le marqueur est bien le fameux 'progressisme' qui est d'essence marxiste et recyclé dans la pensée dite moderne. Il s'inscrit dans le libéral-libertarisme qui est le fondement de la pensée de Libération et de son actuel dirigeant : Laurent Joffrin."

L'ennui est que nulle part, dans cet entretien, Bock-Côté n'a prononcé les mots de néo-libéralisme ou de libéral-libertarisme. Et pour cause : ni l'un ni l'autre n'existent.

Quant à Lucile, elle n'a nullement "apprécié qu'il exprime le fait que le néo-libéralisme n'est pas un marqueur de gauche ou de droite". Elle a dit :

"J'aurais aimé qu'il discute des problèmes que pose la liberté des échanges commerciaux mondialisée dans des systèmes économiques disparates. Très heureuse d'avoir trouvé un analyste politique qui classe E. Macron à gauche (et intelligent !). Je suis prise de vertige quand j'entends des gens réclamant de la droite le dire de droite."

Elle non plus n'a pas prononcé le mot de néo-libéralisme. En fait, elle a dit à peu près le contraire de ce que vous lui prêtez : elle a déploré que Mathieu Bock-Côté ne dénonce pas ce qu'elle considère comme une liberté excessive du commerce international.

Vous êtes tel un homme enfermé dans une cellule capitonnée, qui aperçoit, à travers l'épaisse vitre blindée, un bonhomme qui lui fait des signes. Vous pensez qu'il est en train de vous dire : "je suis votre ami". Mais vous n'entendez rien à ce qu'il raconte.

Immanquablement, vous ramenez tout ce qui se dit autour de vous à votre idéologie, matérialisée par vos mots-fétiches. Vous mettez en œuvre, une fois de plus, l'élastique maudit de la pensée française.

Le néo-libéralisme n'existe pas. Néo-libéralisme est une insulte politique inventée pour stigmatiser les anti-communistes, qui signifie libéral renouvelé malgré la victoire incontestable du communisme, très très libéral, libéral donc méchant.

Montrez-moi un seul homme politique, intellectuel, journaliste ou autre qui se réclame du "néo-libéralisme" aujourd'hui. Vous n'en trouverez pas. Il n'y a pas de néo-libéraux.

En fait, le néo-libéralisme est un paléo-libéralisme. C'est une notion qui est apparue de façon passagère à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Et elle désigne... exactement le contraire de ce que les communistes de droite et de gauche donnent à ce mot.

En 1884, un article de R.A. Armstrong dans The Modern Review a qualifié de néo-libéraux les libéraux qui défendaient une certaine intervention de l'État dans l'économie.

En 1938, le terme de néo-libéralisme fut proposé lors du colloque Walter Lippmann, qui a réuni, à Paris, 26 intellectuels libéraux. Ce colloque, auxquels participaient des gens comme Raymond Aron, Friedrich Hayek et Jacques Rueff, aboutit à préconiser, dans un contexte de montée des totalitarismes, une version atténuée du libéralisme laissez-fairiste, en admettant une certaine régulation de l'État.

Mathieu Bock-Côté n'a pas mis en cause le "néo-libéralisme" dans cet entretien. Il a mis en cause le progressisme, ce qui est exactement le contraire.

Les mots ont un sens, et lorsqu'on commente un penseur aussi rigoureux que Bock-Côté, il est malhonnête de mettre dans sa bouche des mots auxquels il n'a pas recours, parce qu'il n'utilise pas les concepts associés.

Le "néo-libéralisme", dans l'esprit de ses contempteurs contemporains, c'est un libéralisme extrême qui récuse toute intervention de l'État. Le progressisme, c'est exactement le contraire. C'est un constructivisme, la conviction que l'homme et la société peuvent et doivent être constamment améliorés par une intervention volontaire et contraignante, impulsée par l'État et les organisations qui en dépendent.

Contrairement à ce que vous dites, ni le PS, ni Les Républicains, ni La République en marche ne peuvent être accusés de libéralisme, et encore moins de libéralisme extrême. Tous ont présidé, lors de leur passage au pouvoir, à l'aggravation, et au minimum au maintien, de l'effarant étatisme qui oppresse la France.

Un pays qui consacre 58 % de son PIB à la dépense publique, dont plus de 20 % de la population active travaille pour l'État, est objectivement l'un des pays les plus étatistes, et donc les moins libéraux du monde.

D'autre part, vous faites dire à Bock-Côté que le journal Libération est libéral-libertaire. Il n'a jamais dit ça. Le libéral-libertarianisme, notion très en vogue à l'extrême droite comme à l'extrême gauche, n'existe pas.

Libération n'est certainement pas libéral. Il n'y a pas plus anti-libéral que ce journal. Comme toute la gauche, Libération passe son temps à déplorer une imaginaire "casse du service public", qui ne se traduit toujours pas dans les chiffres -- mais il convient aux fonctionnaires et à leurs amis de hurler longtemps avant d'avoir mal. Libération passe son temps à préconiser l'intervention de l'État, la régulation étatique. C'est exactement le contraire du libéralisme.

Certes, Libération fait la promotion du mondialisme, de la suppression des frontières, mais c'est au profit d'institutions internationales encore plus tyranniques que les États, appliquant règles et lois encore moins susceptibles d'être remises en cause. On voit mal ce qu'ont de libéral les injonctions écologiques et climatiques internationales.

Libération n'est pas non plus libertarien. Libertarien est synonyme d'anarchiste. Anarchiste veut dire : qui rejette toute forme d'autorité, toute institution étatique, qui prône la liberté totale pour chacun.

Libération passe son temps, au contraire, à exiger plus d'intervention de l'État, plus de lois punitives orientant les comportements, plus de contrôle sur ce qu'on a le droit de dire en public, etc.

Libéral-libertaire est souvent utilisé pour suggérer : laxiste en matière de mœurs. Mais Libération, et les prétendus libéraux-libertaires, sont tout, sauf laxistes en matière de mœurs.

Ils promeuvent, certes, la débauche et la perversion sexuelle, mais c'est dans un sens normatif et contraignant : l'homosexualité doit être célébrée, elle est meilleure que la sexualité normale, des monstres en nombre infinitésimal que sont les transsexuels doivent se voir attribuer droits et privilèges qui échappent aux gens normaux, et ainsi de suite.

Tout propos le moindrement critique à l'égard des homosexuels, ou d'autres catégories protégées, doit être impitoyablement pourchassé par une ribambelle d'agences d'État ou d'associations subventionnées par lui, leurs auteurs châtiés par la pression sociale comme par les tribunaux, empêchés de s'exprimer, leurs sites interdits, etc.

Cela n'a rien à voir avec l'utopie anarchiste, qui, sur le papier du moins, autorise tout, et donc aussi "l'union conjugale patriarcale hétéronormée", et autres choses honnies par Libération et ses adeptes.

En régime anarchiste, Libération ne pourrait pas exiger le mariage homosexuel, parce qu'il n'y aurait ni Église, ni mairies pour célébrer des mariages.

Mathieu Bock-Côté range Libération, correctement, sous la bannière du progressisme, ce qui n'a rien à voir.

Enfin et surtout, votre tripotage conduit à nier le caractère authentiquement libéral de la pensée de Bock-Côté, que j'ai démontré dans mon précédent commentaire ; ainsi qu'à travestir et diffamer le libéralisme, de façon générale.

Vous commettez donc une erreur d'interprétation, en même temps que vous faites la promotion d'une idéologie opposée aux véritables convictions de Bock-Côté.

scoubab00

Et si MBC était l'Eric Zemmour venu lui du Nouveau monde ? Sans bien sûr l'emphase méditerranéenne propre au chroniqueur TV. Il parle de "patriotisme tragique" à propos de l'action de Churchill, de de Gaulle pendant la guerre. Zemmour aurait pu le clamer. "Double nationalité mentale", québécoise pour Mathieu, juive séfarade maghrébine pour Eric en sus de la française.

Ce que je ne saisis pas, moi Européen de culture occitane dans un pays jacobin, c'est la revendication d'un "indépendantiste" comme Bock-Côté. Son patronyme ressemble pourtant à une passerelle. Un Québécois - inséré dans une entité fédérale plus douce - est-ce si différent d'un non-Québécois ? Hormis la question de la sémantique, char pour auto, dépanneuse pour épicerie ou robeur (rubber) pour pneu et ainsi de suite.

Cet universitaire issu d'un contexte familial livresque, on peut se demander, résultat des deux référendums favorables au maintien dans le Canada à l'appui, si l'écrit savant ne sépare pas plus qu'il ne rassemble. Faut croire que la Belle Province doit se sentir anglo-saxonne/américaine sans en être gênée plus que ça, nonobstant les réserves exprimées par Mathieu Bock-Côté.

Saltapiou

Je viens d'écouter ce dernier entretien... deux fois de rang et de l'expédier à mes proches.
Un moment rare qui m'a fait progresser dans le brouillard actuel !
Une pierre blanche sur nos chemins tortueux : merci cher Philippe Bilger !

duvent

@ Robert Marchenoir | 12 juin 2019 à 00:32
@ Patrice Charoulet | 11 juin 2019 à 22:26

Quand les grands esprits se rencontrent... C'est beau, il suffit de presque rien, de quelques lapalissades, pour concilier.

M. Charoulet, vous vous plaisez à rappeler que j'ai commenté votre apparence, mais vous venez de le faire pour ce monsieur Bock-Côté, et je vous en félicite ! (Il a une tête de charcutier ou de crémière...)

Oui, car il ne faut pas se priver de servir à d'autres la soupe que l'on trouve, pour soi, désagréable. Ainsi, nous pouvons mesurer ce qui en général recueille l'assentiment de la foule profane ; le plaisir est intense de malmener les autres.

Mais c'est mal, il ne faut pas faire mal, dire des grossièretés, se tenir mal en société, il vaut mieux être un vaurien de clou qui ne dépasse pas, et il me semble que je vais dépasser...

C'est pourquoi il faut aller chercher une croix, ou une porte de grange, ou un pilori, ou un pare-choc, de façon à y suspendre mon « emballement » qui fera office de corps, car en effet, j'ai envie de dire, que ce gros poupon, ce baigneur émotif, ce gourmand un peu goinfre, de dispensateur de vacuité, doit au plus vite renouveler ses idées, sortir des chemin battus, et nous pondre un œuf nouveau et bien rempli...

Par ailleurs, est-il plausible que ce poupon luisant, qui se tortille parce qu'il n'arrive pas à dominer son brillant esprit hautement philosophique, emporte mon adhésion ? Il me semble que non ! Marchenoir doit lui venir en aide...

PS : Cette diction vient-elle uniquement de l'accent québécois ??

Tipaza

@ Patrice Charoulet | 11 juin 2019 à 22:26
« Surpoids, sudation, tics nombreux… j'oserai dire que ce penseur très intéressant a un excellent physique... de radio. »

Et encore il y a pire.
Imaginez-le avec deux ou trois décennies supplémentaires, un air de bulldog anglais et fumant le cigare, l’horreur médiatique absolue en ces temps où la moindre gamine suédoise hystérique est une référence.

Je n’ai pas suivi ou alors d’un air très distrait les cérémonies du débarquement, mais il me semble que le nom de Winston Churchill n’a pas été prononcé.
Et pourtant sans sa capacité de résistance et celle du peuple britannique dans les années sombres 1940-42, le débarquement n’aurait pas pu avoir lieu peut-être.

La mode est au jeunisme.
De Macron, éternelle figure d’Oedipe Roi, ou plutôt Œdipe Président, à Jordan Bardella prêt à dévorer la lune si l’occasion s’en présente, en passant par FX Bellamy et son air d’éternel puceau et Manon Aubry dont l’argumentaire laisse mal présager de la quinquagénaire acariâtre qu’elle deviendra.

Ainsi va le monde.

Achille

Quand j’écoute Mathieu Bock-Côté parler du Québec, j’ai l’impression d’entendre Jean-Guy Talamoni nous parler de la Corse.
Il sait gré au Général d’avoir osé lancer à la foule « Vive le Québec libre ! » à la fin d'un discours public à Montréal le 24 juillet 1967 lors d’une visite officielle au Québec.

Ceci étant nous avons là un intellectuel de droite de la même veine qu’Alain Finkielkraut et François-Xavier Bellamy.
Un entretien dans lequel on retrouve tous les ingrédients conservateurs destinés à séduire les gens de droite de ce blog et d’ailleurs.

C’est toujours intéressant d’avoir une vision de la France en provenance d’un pays étranger, même si le Québec a conservé des racines françaises.
Il n’en demeure pas moins vrai que cette province est d’abord canadienne et pratique une politique qui est la copie conforme de son puissant voisin.
Les affaires passeront toujours avant les considérations intellectuelles.

Robert Marchenoir

Sans doute l'entretien de plus haute tenue intellectuelle de toute la série. Je lis quelques-unes de ses tribunes quand elles ne sont pas payantes, mais ici, il tient des propos d'un niveau infiniment plus élevé.

Les stars intellectuelles du réactionnariat français, du coup, sont reléguées au rang d'aimables amateurs. Je pense à des gens comme Michel Onfray, ou même Eric Zemmour (qui a l'honnêteté de ne pas se revendiquer comme intellectuel, cependant).

On notera l'analyse très fine qu'il fait des concepts de droite et de gauche, à mille lieues du "en même temps" centriste. Si je ne le suis pas sur son approbation de la social-démocratie et de la redistribution (à relativiser par le fait que le Canada, contrairement à la France, a fait sa révolution libérale), sa présentation de l'homme comme un être contradictoire, mû par des émotions qui le tirent tantôt vers l'autorité, tantôt vers la liberté, par exemple, est particulièrement lucide.

Sa vision de la droite et de la gauche comme étant des inclinations appropriées suivant les époques, et non dans l'absolu, est tout à fait stimulante.

Il se qualifie comme conservateur, mais il mérite aussi l'étiquette de libéral, bien qu'il ne la revendique pas explicitement, et malgré le soutien qu'il apporte à la notion de redistribution. C'est bien la liberté qu'il choisit comme valeur première, en conclusion de l'entretien. Et tout au long de celui-ci, il y vante les mérites de la "démocratie libérale" (qui n'est naturellement pas contradictoire avec la nation, comme il le souligne).

On notera qu'il est explicitement non poutiniste, et plus généralement hostile au fantasme idiot de l'homme providentiel venu de l'étranger. De même qu'il ne porte pas aux nues "la Hongrie de Viktor Orban", mais dit clairement ce qu'elle a de bon et ce qu'elle a de moins bon.

L'une de ses seules faiblesses, ici, sans doute due à son identité québécoise et à ses convictions indépendantistes, est son admiration un peu naïve pour le général de Gaulle. Imaginer ce qui arriverait "si le général de Gaulle revenait aujourd'hui" n'a strictement aucun sens. De même, faire l'éloge d'un personnage comme Philippe de Villiers, vendu à Vladimir Poutine et totalement dépourvu de sagesse économique, n'est pas sérieux.

Une autre erreur, tout aussi explicable par son origine ethnique, consiste à placer les Etats-Unis en dehors de la sphère occidentale. S'il y a, bien entendu, une différence entre l'Amérique et l'Europe, il est impossible de penser la civilisation occidentale sans l'apport américain. On regrette qu'il ne manifeste pas, à l'égard du "puissant voisin", la même pondération qu'à l'égard des pays de l'Est. Dénoncer les tares du gauchisme moderniste délirant aux Etats-Unis n'empêche pas de reconnaître ce que la démocratie libérale doit à ce pays.

Et ce qu'elle lui doit y est plus vivace que jamais. La preuve en est Mathieu Bock-Côté lui-même. Ses qualités sont des qualités américaines, quoi qu'il en ait. Car les Québecois, même si tous n'aiment pas qu'on le leur dise, sont, dans une large mesure, des Américains parlant français. C'est même ce qui fait que Bock-Côté dépasse de la tête et des épaules ses homologues français. Mesurez, par exemple, le gouffre qui sépare le Québécois d'un homoncule tel que Christophe Guilluy.

Mathieu Bock-Côté allie enfin, à une grande rigueur intellectuelle, l'humilité que les Québécois ne manifestent pas toujours quand ils se retrouvent dans un contexte français. L'équilibre dont il fait preuve à cet égard, Français en France, Québécois au Québec, est particulièrement rare (et difficile, il faut bien le dire) pour les citoyens de la Belle Province.

Wil

MBC est un esprit brillant qui dit souvent des choses intelligentes sur la France mais "malheureusement" (j'aurais préféré qu'il soit Français mais on ne choisit pas) c'est un Canadien quoi qu'il pense être Québécois.
Aux dernières nouvelles les Québécois sont toujours des Canadiens.
On leur a demandé DEUX FOIS (!!!) s'ils voulaient leur liberté et deux fois ils ont choisi de rester Canadiens donc des sujets de la reine d'Angleterre et contrôlés par les USA.
Donc j'ai du mal à prendre des leçons politiques de gens qui ne comprennent rien à la liberté.

Peut-être que le plus désolant pour la France et qui montre d'autant plus la pauvreté intellectuelle de notre pays et de notre peuple est qu'il faille que ce soit un Québécois qui donne des leçons de démocratie et de républicanisme à la France.
Remarquez, ça fait des décennies que la France est envahie par des beuglantes québécoises hommes ou femmes en ce qui concerne la chanson, donc il n'est même pas surprenant que les Québécois finissent par s'approprier la politique française.
"La nature a horreur du vide".
J'aime bien MBC mais malheureusement, comme tous les autres, pour continuer à passer à la TV il ne dépasse pas le "le RN c'est mal", ce qui ruine tout le reste de sa pensée.

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

Merci d'avoir songé à inviter cet homme-là. De tous les entretiens que vous nous avez offerts, c'est un des plus passionnants et des plus riches. Que de bonnes idées, que de rappels utiles, que de prises de position dignes de louange ! Il a regretté, pour la France, le général de Gaulle, Charles Pasqua, Philippe Séguin... Il trouve l'émission de Finkielkraut excellente. Il goûte « Zemmour et Naulleau ». A quelqu'un qui lui demandait s'il ne faudrait pas pour la France un Poutine, il a répondu : « Commencez par voter Bellamy ! ». J'approuve presque tout ce qu'il a dit. Je m'arrête là.

Un bémol, un seul. Récemment une dame et un homme, ici, ayant vu ma photo d'identité de Photomaton, nous avait gratifiés de remarques assez peu convenables. On comprendra mal, après cela, comment je vais dire ce qui suit. Tant pis, j'oserai. J'avoue que j'aurais préféré entendre tout votre entretien passionnant que de le voir. Surpoids, sudation, tics nombreux. Si ma photo est décevante, disait Madame duvent (excellente latiniste), j'oserai dire que ce penseur très intéressant a un excellent physique... de radio.

Savonarole

@ hameau dans les nuages | 11 juin 2019 à 16:59

Vous avez l'art de trouver des archives qui font honte. Merci. Très instructif.
Pour votre envoi sur Onfray, je ne suis pas convaincu, Onfray historien du D-Day, c'est une corde de plus dans sa lyre, il va finir par s'y prendre les doigts...
Chacun doit rester à sa place.
Un perruquier de Genève avait envoyé à Voltaire quelques poésies, Voltaire lui a répondu "continuez à faire des perruques"...

Tipaza

Quel plaisir d'entendre des vérités qui sont niées, moquées au nom d'un progressisme nébuleux. On sait ce qu'est le progrès en sciences et techniques, mais le progrès en société n'a de sens que s'il assure le bien-être, avec la survie de la société.
Cet aspect de survie est soigneusement occulté par les gouvernants qui rêvent d'un universalisme utopique.

Mathieu Bock-Côté, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour, et tant d'autres comme Michel Houellebecq, ne cessent de nous alerter sur le danger de cette invasion lente, silencieuse, quoique de moins en moins silencieuse, qui nous submerge.

C'est curieux, on retrouve presque de la même façon la mésaventure de Cassandre qui suppliait les notables de la ville de Troie de ne pas faire entrer le cheval d'Ulysse dans la ville. Elle n'a pas été écoutée et Troie a été détruite.

Les mêmes avertissements sont lancés régulièrement par un certain nombre de Cassandre qui annoncent notre perte pour cause d'une immigration invasive.
Ils sont aussi peu écoutés, quand ils ne sont pas tournés en dérision au nom d'un humanisme détourné de son objectif et perverti.

Exilé

Remercions Philippe Bilger de nous avoir offert cet entretien avec un homme qui est plus qu'un intellectuel mais aussi un penseur nous faisant sortir, en tant qu'observateur à partir de Sirius, du ronron des débats franco-français gaucho-progressistes.

Robert

Merci Monsieur Bilger pour l'entretien de très haute qualité que vous avez mené avec Mathieu Bock-Côté et que vous nous offrez ici, Mathieu Bock-Côté dont je lis toujours avec plaisir les chroniques dans le Figaro Magazine.

D'une certaine manière, je me reconnais dans son itinéraire intellectuel, voire politique quand il évoque l'évolution de sa pensée sur les États-Unis, et j'ai particulièrement apprécié l'articulation méthodique de sa pensée.

Comme Lucile | 11 juin 2019 à 12:01, j'ai apprécié qu'il exprime le fait que le néolibéralisme n'est pas un marqueur de gauche ou de droite : il est partagé par les dirigeants du PS comme de LR et LREM. Le marqueur est bien le fameux "progressisme" qui est d'essence marxiste et recyclé dans la pensée dite moderne. Il s'inscrit dans le libéral-libertarisme qui est le fondement de la pensée de Libération et de son actuel dirigeant : Laurent Joffrin. Les propos de Mathieu Bock-Côté sur ce dernier m'ont paru de la plus grande exactitude.

De ce même point de vue, monsieur Macron est marqué à gauche (il suffit de se rappeler la fête de la musique à l’Élysée) et les électeurs de droite qui votent pour lui me semblent se tromper profondément : ils scient la branche sur laquelle ils sont assis et seront fort surpris de retrouver dans le ruisseau : https://www.youtube.com/watch?v=zE6Ct4WBRow

Elusen

@ Lucile | 11 juin 2019 à 12:01

Je connais Mathieu Bock-Côté depuis des années, pas personnellement, et il lui arrive de dire des fadaises, en l’occurrence son délire de sécessionniste.
Il prend une parole publique, il devient ainsi légitime que d’autres lui répondent !
De plus, au Canada, il est très controversé, ce n'est pas un dieu non plus !

Au Canada personne ne dit : Native American, ce sont les étatsuniens qui disent cela.
Au Canada, ils disent :
- les premières Nations,
- les Autochtones.
- indigenous (in english).

hameau dans les nuages

@ Savonarole | 11 juin 2019 à 14:09

A Moscou certes mais en passant par Bagdad:

https://www.youtube.com/watch?v=6c7EYobtydw

Vous remarquerez que plus les années passent et plus ses cheveux noircissent à l'instar de ses idées.

Je le verrais bien teinté en blond maintenant vu les inepties qu'il déploie.

Philippe Dubois

Merci Monsieur Bilger pour cette heure passionnante.

Marc GHINSBERG

Merci, cher Philippe, de nous permettre de mieux connaître Mathieu Bock-Côté, un conservateur intelligent qui tranche dans le paysage médiatique.
Une sorte d’Obélix intellectuel québécois.
Un oxymore vivant donc à beaucoup d’égards.

Savonarole

Ce qui est plaisant chez les gens qui découvrent la lune en 2019, c'est qu'ils l'expliquent très bien. Que m'apprend-il ? Rien.
Mais cet entretien confirme tout ce que j'ai pu voir de lui (YouTube), ce qu'il dit du Canada va nous tomber dessus bientôt, coincés que nous sommes entre Jadot et Macron, les carottes sont cuites.
Le bonhomme est fort sympathique et percutant. J'ai acheté son livre, pas encore lu. En fait il importe en France ce que Peterson, Scruton, Niall Ferguson disent depuis des années.
Voilà un immigré à qui il faut absolument donner une carte de séjour permanent et renvoyons Romain Goupil à Moscou.

caroff

Bock-Côté est excellent comme d'habitude. Il est d'autant plus intéressant qu'il introduit dans l'ensemble de ses analyses des éléments de comparaison avec l'Amérique du Nord.
Ce qui s'y passe en matière de politiquement correct et de communautarisme sont les signes avant-coureurs de la malédiction qui va nous frapper !

Par ailleurs, j'ai admiré son sang-froid face à Goupil sur LCI qui, fidèle aux bonnes vieilles habitudes staliniennes a voulu le disqualifier en le traitant de "faurissoniste". MBC lui a répondu qu'il était un imbécile ce qui se vérifie toutes les fois où il ouvre la bouche.
J'en déduis que les audiences de LCI avec Pujadas doivent être bien peu élevées pour que soit invité cet individu qui est payé pour semer la zizanie (et faire donc le beuze) et uniquement dans ce but !

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=883i08BXAVU

Denis Monod-Broca

Voilà quelqu’un qui sait ce que penser et parler veulent dire.

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