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20 juin 2019

Commentaires

breizmabro

@ scoubab00 25 juin 2019 à 21:26

Pour commenter il faut tout lire, c'est plus simple.

"Laissez-le vivre sa vie qui passe par la confection d'erreurs"

Ouaaah, c'est très beau, ça fait un peu tricot (une maille à l'endroit une maille à l'envers) mais ça a un p'tit côté psy de bon ton.

En même temps, comme dit l'autre, comme je ne suis pas sa mère...

scoubab00

@ breizmabro | 24 juin 2019 à 12:45
"Aujourd'hui il (le petit-fils de breizmabro, NDR) a vingt-cinq ans et on ne voit toujours ni Steve Jobs, ni Bill Gates poindre derrière son "gros potentiel" comme disaient ses profs."

Remarque classique. Les parents mettent une pression de dingue sur leur progéniture. Laissez-le vivre sa vie qui passe par la confection d'erreurs. Si vous croyez que Steve Jobs était facile à vivre... pas sûr que votre chère tête blonde lui arrive à la cheville à cet égard :))

breizmabro

@ Robert M. 25 juin 2019 à 08:18
"On remarquera la multiplicité des témoignages personnels"

Ça vaut bien la lecture de Sputnik :D

Robert Marchenoir

@ breizmabro | 24 juin 2019 à 12:45

On remarquera la multiplicité des témoignages personnels, sur ce blog, qui montrent que la France est devenue une terre d'émigration.

J'allais dire comme la Russie -- mais ceux à qui ça donne des boutons pourront toujours remplacer par l'Algérie : c'est vrai aussi.

breizmabro

@ Lucile 23 juin 2019 à 11:03

Et encore vous avez échappé au pire ! Moi par contre j'ai un petit-fils qui a été élevé dans une école Montessori aux USA (je crois que ma belle-fille souhaitait que son fils devienne le Bill Gates français ;))

Non seulement il n'est pas devenu Bill Gates mais comme il est réfractaire aux ordres et qu'il ne supporte pas la frustration, c'est devenu un inadapté de la vie en entreprise.

Tous les ans il y avait changement de collège puis de lycée. Il a obtenu son bac difficilement, à 18 ans, on ne sait comment puisqu'en philo il avait répondu "reformulez vos offres celles-ci sont débiles" (maintenant on en rit entre ami(e)s, mais bon...)

Aujourd'hui il a vingt-cinq ans et on ne voit toujours ni Steve Jobs, ni Bill Gates poindre derrière son "gros potentiel" comme disaient ses profs.

Mais comme l'espoir fait vivre, toute la famille est aux aguets.

Heureusement des fois je vais à Ouessant... en attendant :D

Savonarole

@ Lucile | 23 juin 2019 à 11:03

Ah, enfin un constat désagréable sur l’éducation américaine dont vous nous avez rebattu les oreilles.
"Stop that Norman Rockwell bullshitt !" disait Alec Baldwin dans un de ses films, cette réplique avait heurté nombre d’Américains pour qui Norman Rockwell était l’icône d’une Amérique évanouie. Je ne suis pas certain d’être compris ici par les tenants de la 7e Compagnie, mais ça vaut son pesant d’or, je suis certain que vous connaissez Norman Rockwell...

Tipaza

@ Lucile | 23 juin 2019 à 11:03

Ah, vous m’avez bien fait sourire lorsque j’ai lu comment vous vous comportiez avec vos petits-enfants.
C’est encore un peu une éducation anglo-saxonne qui tente d’expliquer et de justifier certaines attitudes d’adultes. C’est un choix !

Si je vous disais que je me suis trouvé dans une configuration analogue avec les enfants de ma fille, qui vit aux USA après avoir vécu en Angleterre.
Il ne faut jamais donner une trop bonne éducation à la française à ses enfants, et surtout pas les envoyer dans une grande école, on les perd définitivement. Mais c’est un autre sujet.

Donc ces petits-enfants, après avoir reçu l’éducation de Cambridge puis celle du Texas n’étaient pas des flocons, mais de sacrés revendicateurs de leurs droits. Résultat d’une éducation anglo-saxonne où on leur avait appris que les enfants avaient beaucoup, et peut-être tous les droits face à des adultes.

Chaque fois qu’on se voyait à la maison ou chez ma fille, et qu’enfants ils revendiquaient leurs droits, je répondais en bon partisan d’une éducation à la spartiate : Tu n’as qu’un seul droit, celui de te taire et d’en abuser, tu auras des droits quand tu gagneras ta vie, point barre.

Quand ils étaient petits, ils sursautaient chaque fois, tellement c’était loin de ce qu’on leur avait appris...
Maintenant qu’ils sont plus grands, passés par l’université, et qu’ils gagnent leur vie, c’est devenu un sujet de plaisanterie qu’ils abordent eux-mêmes en rigolant chaque fois qu’on se rencontre.

Une façon de construire des souvenirs familiaux qu’ils pourront raconter à leurs petits-enfants dont je me demande ce que sera l’éducation ?

Bon voilà, modération et fermeté intransigeante, deux approches de l’éducation et de la politique ;-)

Giuseppe

@ breizmabro | 22 juin 2019 à 18:05

Ayant été colon dans ma jeune jeunesse, j'avais compris qu'il fallait se mettre du côté où les plats devaient être servis, j'ai continué à l'armée et ainsi les bouts de table et les fonds de classe n'étaient pas pour moi.

Le moi est haïssable, mais si vous n'avez pas les yeux qui brillent vous ne goûtez que les carcasses, et puis aujourd'hui je suis en forme, le soleil est là.
A ma table on se contentera des 903 grammes, nous savons encore diviser, partager, peut-être que les parts seront plus petites mais ne vous inquiétez pas, le foie gras du Gers n'est pas loin - tant pis pour les interdits - il complètera le tout.

Picpoul de Pinet frais pour un prix modique et une grande satisfaction, pour les plus délicats ce sera Château Bouscassé Argile, et comme tout ce qui est partagé fait du bien, pour vous les homards pour moi le breuvage et ce qu'ils veulent pour les autres.

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@ Robert Marchenoir @ duvent

Bob - je me permets - aujourd'hui est une très belle journée, - je ne suis pas Sugar Ray Leonard - le swing de duvent est magnifique, elle est bien sur ses appuis et très souple, je ne suis pas sûr d'une victoire aux points et aux poings, mais en tant que bookmaker je miserais duvent je suis pour les gros rapports, et puis l'élégance l'emporte toujours.

Bon ce n'est pas très malin, mais tant pis, je ne serai pas excommunié et après tout je m'en fiche, la vie est belle et on peut dire ce que l'on ve

Lucile

@ Michel Deluré | 22 juin 2019 à 19:11

Je saisis votre objection. La liberté est en effet un concept abstrait, surtout la liberté absolue, c'est toujours d'une liberté particulière qu'il s'agit. Celle qui paraît menacée actuellement est la liberté de parole, la liberté d'exprimer ce qu'on pense y compris des objections et des critiques. Le tour de passe-passe des politiques qui veulent la pénaliser est de nier qu'il s'agit de choix politiques, ils en font une pure question d'éthique. Mais autrement je suis d'accord avec vous, la vie en société n'autorise pas l'omnipotence.

Les petits Américains apprennent très tôt à éclater en sanglots dès qu'on leur fait la moindre observation du style : "C'est la troisième glace que tu manges en une heure", ou "Tu es sûr que tu as besoin de laisser toutes les lumières allumées dans ta chambre quand tu n'y es pas ?". Ils vont se faire consoler en hoquetant "She/he hurt my feelings" (il/elle a blessé mes sentiments). Le pire, c'est que ça marche. Les étrangers éberlués se demandent comment il se peut que les enfants américains soient de nos jours si "soft", mous, tendres et vulnérables. On les retrouve à l'université en "snowflakes", (flocons de neige), ne supportant pas d'entendre une opinion divergente, se regroupant pour se protéger de toute contradiction, hurlant, trépignant et cassant tout pour ne pas l'entendre. Même en sciences ils n'admettent pas par exemple que les biologistes leur enseignent que les individus sont biologiquement sexués. C'est pour eux un discours de haine et d'exclusion, qui blesse les sentiments des "trans". Les universités n'osent plus inviter certains conférenciers tellement ça leur coûte cher en service d'ordre, à rebours de la vocation même de l'université. C'est une catastrophe nationale.

J'ai résolu le problème à la maison en expliquant à mes petits-enfants et aux copains qui défilent à la maison maintenant qu'ils sont adolescents, que si je me permets de faire des remarques sur certains comportements, c'est parce que 1) je suis de leur côté, 2) je considère qu'ils sont capables de supporter la contradiction, et 3) que c'est un honneur que je leur fais : les gens dont je me fiche, je ne prends pas la peine de leur expliquer ce que je pense.

Je leur demande de savoir eux aussi dire ce qui ne leur convient pas dans le comportement des autres, si possible sans animosité, sans insister, en passant, et en critiquant les comportements plutôt que les personnes. Non seulement il s'y font, mais ils en redemandent, et ont l'air de bien apprécier.

Et tout ça avec des Américains, autrefois les champions de la liberté d'expression ! C'est malheureux à dire.

Michel Deluré

@ Tipaza 22/06 22:14

Il n'y a dans mon esprit nulle confusion entre droit d'agir et droit de s'exprimer et je ne pensais pas et ne pense toujours pas que mon propos laissait planer cette confusion. Mais, si cette impression persiste, alors me suis-je certainement mal exprimé.
Je différencie bien les deux notions même si cette différence est souvent ténue car ce que nous exprimons, vous en conviendrez, est le reflet de la manière dont nous agirions. Ne serions-nous point incohérents si nos actes n'étaient pas en conformité avec notre pensée et donc avec l'expression de celle-ci ?

« Le drame de ces vertus idéales est qu'elles ne prennent un sens, une utilité que lorsqu'elles sont mises en application en société »

Bien d'accord avec vous, mais ne soyons pas trop pessimistes, elles le sont heureusement parfois.
Il est de la responsabilité de la société et donc de toutes ses composantes (parents, système éducatif, politiques, médias) de veiller à leur acquisition.
Il faut bien reconnaître que depuis longtemps hélas, notre société n'a guère pris ce chemin.

« De quelle morale parlez-vous ? »
Celle qui affirme que dans notre société l'individu n'est pas qu'un simple citoyen pour qui le droit n'est pas tout, la politique n'est pas tout, mais que son statut d'individu appartenant à une collectivité lui impose plus de devoirs qu'au simple citoyen.
La loi décréterait-elle que la diffamation est légale, cela vous inciterait-il pour autant du point de vue de la seule morale à la pratiquer ?

Achille

Adrien Quatennens devient coordinateur de La France insoumise.

Il aura pour mission de l’animer et de superviser la création de ses nouvelles instances, a annoncé le mouvement.
Ce n'est plus du dégagisme, c'est du masochisme !

En fait le rôle du coordinateur sera de rappeler aux insoumis qu’ils sont les soumis de Jean-Luc Mélenchon qui après ses déconvenues successives prend un peu de recul, mais continue à tirer les ficelles.

duvent

@ Robert Marchenoir | 22 juin 2019 à 16:57
« Bien sûr que si. Les seules limites admissibles sont l'incitation au meurtre ou à la commission de délits, et, possiblement et avec de grandes précautions, la diffamation.
Idéalement, j'exclurais la diffamation du champ des limites législatives à la liberté d'expression, tellement cette notion est exploitée abusivement pour faire taire des opinions -- et même l'expression de simples faits -- parfaitement légitimes.
Les dommages susceptibles d'être infligés par de réelles campagnes de diffamation sont tels, toutefois, que le recours à la loi est nécessaire. Hélas, en la matière, l'appréciation du juge est subjective, ce qui requiert une grande sagesse et un respect résolu de la liberté d'expression. »
___

Voilà ! Idéalement, la liberté d'expression est un sport réservé à des gens passés au tamis de Marchenoir, sinon, le calibrage sera inadapté et alors, si le juge « subjectif » est saisi, qu'adviendra-t-il ? Sera-t-il en mesure de trier le bon grain de l'ivraie ?
On ne sait pas... Voyez en Russie !

« Contrairement à ce que vous croyez, le pays de Poupou n'est pas un paradis pour les nostalgiques du petit moustachu mono-testiculaire »

Bon, ici, il faut bien le reconnaître, je n'ai pas su distinguer si le drame du Paradis Perdu a pour origine la « petite moustache » ou le « mono-testicule » !!
D'après moi, qui porte avantageusement une légère petite moustache, le problème ne saurait venir de ce genre de coquet attribut, par ailleurs, l'absence de testicule dont je peux me vanter ne me semble pas plus « paradis-cide », que la présence de plusieurs testicules.

Donc, je déduis finement que votre liberté d'expression, que je respecte plus que tout, vous engage à soutenir votre propos sans à-propos, par des arguments percutants et dignes d'intérêt.

Enfin, moi, je les trouve particulièrement pertinents, ils sont le sel de votre style de concierge, qui dit tout et son contraire, ce qui est la preuve incontestable que votre réflexion a la profondeur d'une mare...

Je me demande si quand j'écris que vous avez un style de concierge, c'est diffamatoire ? Vous m'accorderez qu'il n'en est rien, n'est-ce pas ? D'ailleurs, je m'en tamponne le coquillard, à l'abri de votre proposition d'exclure la diffamation du champ, blablabla...

En outre, nous savons tous que les concierges sont les mieux informés, qu'ils sont aimés des occupants des immeubles dont ils ont la charge, qu'ils sont aimables, que souvent leurs femmes portent la moustache, et qu'il arrive une fois sur deux qu'eux-mêmes ne portent qu'un seul testicule ce qui ne dérange pas du tout la réflexion...

Tipaza

@ Michel Deluré | 22 juin 2019 à 09:43
"Ce droit d'agir ou de s'exprimer selon son gré et que l'on appelle liberté ne se heurte-t-il pas à certaines limites que constituent la morale, la tolérance, le respect, l'humilité ?"

On ne peut pas confondre le droit d'agir et celui de s'exprimer à moins de considérer que l'intention vaut l'action, position philosophique intéressante mais sans intérêt concret.

Et pourtant je me demande si votre confusion entre ces deux droits est involontaire, un lapsus en quelque sorte, ou si elle procède de la doxa macroniste ambiante.
C'est effectivement cette confusion que semble vouloir entretenir cette loi scélérate: faire taire parce le verbe vaut action.
C'est une procédure bien connue des Etats totalitaire, où dans certains cas l'opposant est considéré comme un déviant, un malade mental qu'il convient d'écarter de la société, et c'est ainsi que fut créé le Goulag.

On n'en est pas loin, puisque les souverainistes sont considérés comme des lépreux. Pour le moment il n'est pas encore (?) prévu de lazarets pour les parquer !

Donc il faut différencier le droit d'agir, que la vox populi limite en disant qu'on ne doit pas faire à autrui ce qu'on ne voudrait qu'il nous fasse, d'avec le droit de s'exprimer.

La liberté d'expression se heurterait aux limites que vous citez.
Le drame de ces vertus idéales est qu'elles ne prennent un sens, une utilité que lorsqu'elles sont mises en application en société.

De quelle morale parlez-vous ? Car là est le problème !
La morale repose sur des postulats qui doivent transcender le caractère humain de celui qui la met en application.

La morale traditionnelle repose sur des postulats religieux définis par la religion chrétienne, pour lesquels par exemple l'homosexualité est le péché majeur qui a conduit à la fin de Sodome et Gomorrhe par une pluie de feu d'origine divine. Peu importe que ce soit vrai ou pas, que vous y croyiez ou pas, cet exemple définit la punition maximale sur laquelle repose l'interdit homosexuel traditionnel.

À l'inverse la morale post-moderne célèbre l'homosexualité, c'est le sens littéral de Gay Pride, la fierté d'être homo !
Cette morale post-moderne ne repose que sur la déclaration des droits de l'homme devenus au fil du temps les droits de l'humain en attendant ceux du vivant, animal compris et pourquoi pas végétal.

Aucune transcendance là, seulement le terrestre, tout le terrestre, rien que le terrestre, avec la volonté de s'opposer à tout ce que la morale traditionnelle imposait et pire s'empêcher ceux qui voudraient suivre la morale traditionnelle de la suivre.
Imaginez-vous une Hétéro Pride ? Pourquoi pas !

Et quid de la morale musulmane dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle est différente de la post-moderne, et pas seulement dans le domaine de la sexualité, mais aussi de la vie courante.

Bref, tout ça pour dire que la liberté d'expression ne se négocie pas.

Pour le reste je ne reprendrai pas les arguments de Robert Marchenoir | 22 juin 2019 à 16:57 auxquels j'adhère.

Michel Deluré

@ Lucile 22/06 13:03

Je n'introduis nullement la dimension politique dans mon commentaire.
Je constate simplement que, l'homme vivant en société, une concurrence inéluctable naît de ce fait entre deux conceptions de la liberté : l'une individuelle, celle de l'homme voulant vivre selon son propre gré et l'autre collective, celle de l'homme certes libre mais parmi d'autres hommes eux aussi libres et qui aspirent autant à vivre selon leur propre gré.
Ces notions apparaissaient d'ailleurs déjà dans la philosophie grecque et elles sont communes à toutes les sociétés, qu'elles soient primitives ou modernes et quel que soit leur régime politique.

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@ Robert Marchenoir 22/06 16:57

Les valeurs que je cite (morale, respect, tolérance, humilité) n'ont nul besoin d'être gravées dans la loi pour constituer une limite à ne pas franchir dans l'exercice par chaque individu de sa liberté.
Ces limites devraient s'imposer naturellement parce que ces valeurs devraient être dans la nature de tout homme qui ne devrait plus agir, comme l'animal, par instinct.

breizmabro

@ Giuseppe 22 juin 2019 à 15:36

Pas tout à fait un kilo... il fait 903 grammes. C'est déjà pas mal.

Mais comme ce n'est pas UN il n'y en aura pas pour tous ;)

Adéo Giuseppe

Achille

@ Exilé | 22 juin 2019 à 14:38
« Au fait, lui a-t-on demandé de s'occuper en priorité des droits des Français, souvent oubliés, plutôt que ceux d'étrangers qui n'ont que celui de ne pas entrer illégalement chez nous ? »

Bah ce n’est pas pire que l’Institut du monde arabe situé place Mohammed V et dont l’incontournable Jack Lang est le président.
Que de comités Théodule pour assurer des responsabilités de façade à des politiciens en fin de parcours et bien sûr les confortables émoluments qui vont avec.

Robert Marchenoir

@ breizmabro | 21 juin 2019 à 21:24
"La défaite de la musique."

Très bien. Je note et je pille sans vergogne.
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@ Xavier NEBOUT | 22 juin 2019 à 08:55
"Il y a quelqu'un dans la classe qui parle de la liberté d'expression en Russie ?"

Arrêtez avec vos mensonges. A vous en croire, les Juifs seraient "seulement" morts de faim dans les camps d'extermination (ce qui serait censé dédouaner les nazis...), et la liberté d'expression règnerait en Russie (*).

Vous êtes agent immobilier ? Je suppose que lorsqu'on vous achète un château, il faut s'attendre à se retrouver avec un cabinet d'aisance au fond d'un jardin.

La différence entre la France et la Russie en matière de liberté d'expression, et en particulier à propos des "détails" de la Seconde Guerre mondiale (puisque telle est votre obsession), c'est qu'en France, on peut être condamné par la justice quand on ment, tandis qu'en Russie, on peut être condamné par la justice quand on dit la vérité.

En France (et plus généralement dans les pays libres en Occident), on peut être condamné à une amende, ou au grand maximum à de la prison avec sursis, si on prétend que la Shoah n'a pas eu lieu pour faire son intéressant. Les condamnations à la prison ferme sont exceptionnelles (**).

En Russie, on peut être condamné à une amende de 200 000 roubles, simplement pour avoir rappelé que l'histoire à la sauce de Pou-poutine est un mensonge éhonté et une réhabilitation du stalinisme : par exemple, lorsqu'on donne un lien vers un article qui rappelle que la Russie est co-responsable du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, ayant envahi la Pologne de concert avec l'Allemagne nazie, suite aux clauses secrètes de l'accord entre Hitler et Staline.

Mais on peut aussi écoper de trois ans de prison ferme en Sibérie, pour un simple clic de souris. Ainsi, ce Russe dont le seul crime fut d'avoir "liké" sur Internet un écrit qui déplaisait au pouvoir.

Quant aux prisons russes, elles n'ont rien à voir avec les prisons françaises. En Russie, on vous met un tuberculeux dans votre cellule pour vous faire tomber malade. Ou bien les gardiens de prison vous torturent (quand la police ne s'en est pas chargée avant). Ou bien, carrément, ils vous violent.

Ça, c'est quand vous avez de la chance, parce que dans le cas contraire, ils vous tuent.

Continuez à nous faire rire, Xavier Nebout. Au passage, je vous signale que vos délires pro-nazis et négationnistes, qui s'exercent ici en toute impunité, vous vaudraient la prison en Russie. Contrairement à ce que vous croyez, le pays de Poupou n'est pas un paradis pour les nostalgiques du petit moustachu mono-testiculaire. La "réhabilitation du nazisme" y tombe sous le coup de la loi réprimant "l'extrémisme". Cinq mille personnes ont été mises en prison en l'espace de cinq ans, simplement pour avoir diffusé des symboles nazis (parfois sans aucune intention apologétique).

Et au cas où vous vous poseriez la question, "l'incitation à la haine" et le "racisme" sont également réprimés par la loi russe. L'ignorance délibérée des poutinistes dans votre genre est abyssale.
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@ Michel Deluré | 22 juin 2019 à 09:43
"Liberté d'expression n'est pas liberté de dire tout et n'importe quoi, de n'importe quelle manière et en n'importe quelles circonstances."

Bien sûr que si. Les seules limites admissibles sont l'incitation au meurtre ou à la commission de délits, et, possiblement et avec de grandes précautions, la diffamation.

Idéalement, j'exclurais la diffamation du champ des limites législatives à la liberté d'expression, tellement cette notion est exploitée abusivement pour faire taire des opinions -- et même l'expression de simples faits -- parfaitement légitimes.

Les dommages susceptibles d'être infligés par de réelles campagnes de diffamation sont tels, toutefois, que le recours à la loi est nécessaire. Hélas, en la matière, l'appréciation du juge est subjective, ce qui requiert une grande sagesse et un respect résolu de la liberté d'expression.

"Ce droit d'agir ou de s'exprimer selon son gré et que l'on appelle liberté ne se heurte-t-il pas à certaines limites que constituent la morale, la tolérance, le respect, l'humilité ?"

Bien évidemment, mais toutes ces vertus ne sont pas du ressort de la loi. Là est l'amalgame scélérat fait par les ennemis de la liberté.

Et même l'usage de ces vertus doit être tempéré en fonction des circonstances. Allez-vous me dire qu'Hitler méritait la "tolérance", le "respect" et "l'humilité" de ses adversaires ?

Aujourd'hui, les djihadistes et leur idéologie musulmane méritent-ils notre "tolérance", notre "respect" et notre "humilité" ? Bien sûr que non.
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(*) Les nazis ont utilisé délibérément l'arme de la faim, pendant la Seconde Guerre mondiale, pour exterminer un nombre effroyable de personnes. Comme les Russes avant eux dans les années 30, au passage. Une ressemblance de plus entre le nazisme et le communisme.

(**) Naturellement, la prison ferme "pour de rire", à la française, ne compte pas. Je veux parler des condamnations qui sont faites pour que les médias puissent écrire "le gros méchant X a été condamné à Y de prison ferme", mais où le condamné reste libre, parce qu'en dessous de deux ans ce n'est pas exécuté, ou bien parce que la prison ferme sans mandat de dépôt ça équivaut à la liberté.

Giuseppe

@ breizmabro | 21 juin 2019 à 16:33

Vous avez écrit "UN", pensez donc, c'est l'unité de mesure qui fait peur, UN ? Quézaco ? Vous rendez-vous compte que vous avez perturbé le marché local ? Le kilo de patates, le kilo de carottes, mais UN majuscule ! Cela fait peur, on s'imagine, on suppute, on "ragotte", UN !... comme un étendard, un pour tous, tous pour un ! Pour nos cousins du Gers. Au fait, la programmation est exceptionnelle aussi cette année à Marciac.

Bon, je m'emballe, je m'emballe, mais avec quoi on les savoure ? Nous sommes difficiles, simples, mais difficiles.

Exilé

@ Achille
« Le seul défenseur des Droits que je connaisse c’est Jacques Toubon qui prend son rôle très au sérieux et n’hésite pas à faire dans l’humanisme bon teint »

J'avoue ne pas éprouver une admiration sans borne envers ces personnages qui se font passer pour des équivalent de Mère Teresa en matière d'humanisme, la pauvreté et l'implication en moins mais avec un traitement somptuaire en plus et qui se montrent généreux avec un argent extorqué au contribuable, trop souvent au service de fausses bonnes causes.

Le fait que la fonction de ce monsieur soit « officielle » (en France, tout ce qui n'est pas « officiel » n'existe pas...) ne garantit en rien qu'elle soit assumée correctement selon un cahier des charges fixé à l'avance.
Au fait, lui a-t-on demandé de s'occuper en priorité des droits des Français, souvent oubliés, plutôt que ceux d'étrangers qui n'ont que celui de ne pas entrer illégalement chez nous ?

boureau

@ breizmabro 21 juin 2019 21:24

Sureau (suite)

Si vous en plantez dans votre jardin, attendez-vous à en être envahi rapidement. Les pucerons seront ravis, et sachez qu'à certaines périodes de l'année, le sureau sent mauvais !
Si vous voulez des fleurs pour faire de la confiture, volez-les chez votre voisin ou plus simple, achetez les pots de confiture dans n'importe quel bon magasin bio !

Quant à votre belle-mère, il existe d'autre solutions que la tisane... pour bien dormir je suppose !

Défaite de la musique !

Cela en fut une!

En quelques années, une véritable descente aux enfers. De moins en moins d'instruments de musique. Des sonos énormes avec leur boum boum ! Des groupes rachitiques avec des chanteuses aphones et des gratteurs de guitare dégoulinants de crasse !

Des rues enfumées par l'odeur de merguez, de crêpes ou de galettes incertaines ! De la chair saoule à partir de 22h ! Et dès 23h des bandes colorées descendues des quartiers métissés ! Bandes d'ados de 12/14 ans, arrogants, agressifs, bousculant les spectateurs, ricanant d'on ne sait quoi en vous regardant, distribuant des petits sachets (?) d'images pieuses sans doute, sous la surveillance de quelques grands frères, lunettes noires et visages fermés, qui relevaient les compteurs et empochaient la donne. Les maquereaux du nouveau monde !

J'ai relevé en fait d'instrument de musique véritable une contrebasse. Dont je n'ai jamais pu apprécier le son noyé dans le brouhaha !

Quand même quelques rares exceptions dont une chorale endimanchée de retraités de l'armée, vaillants septuagénaires qui égrenaient un peu de nostalgie en chantant les "marsouins" et autres héros de la reconquête de la France (celle de 1944/45 pas celle de 2019 !). Avec pour seul instrument de musique un biniou (que nous appelons affectueusement un "ouin-ouin").

Ici comme ailleurs, le "grand changement" est en route. Mais seulement à ses débuts. Profitons de ce qu'il nous reste de liberté pendant quelques années encore.

Cordialement.

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@ Giuseppe 21 juin 2019 15:19

Votre YouTube avec la chorale d'Arielès et vos chères montagnes : un rare moment de bonheur et... de nostalgie. Merci.

Cordialement.

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@ Achille 22 juin 2019 07:25
"La cote de Macron remonte en flèche"

Bigre ! Dans ce sondage publié par L'Express, Macron est à 34% d'opinions favorables et 64 % d'opinions défavorables ! Quelle flèche ! Une flèche brisée sans doute !

Cordialement.

Lucile

@ Michel Deluré | 22 juin 2019 à 09:43

Ce serait selon vous une question de choix, selon les circonstances, entre le collectivisme et le respect des libertés individuelles. Or jusqu'à maintenant, nous nous efforcions de créer une société qui respecte les droits des individus, en pensant que la liberté individuelle était favorable non seulement aux personnes, mais aussi aux collectivités. Donc ce n'était pas ou l'un ou l'autre. C'est l'un et l'autre, au profit des deux. Une gageure certainement, car c'est un équilibre difficile à atteindre, et qui se maintient par la négociation, mais c'est tout l'objet de la démocratie où l'accent est mis sur la responsabilité individuelle plutôt que collective. La liberté de chacun est assortie de l'obligation morale collective de prendre soin des plus faibles, et d'une obligation de réciprocité.

Si les opinions subversives et leur expression tombent sous le coup de la loi, nous nous éloignons de cet idéal. De même si la spontanéité des sentiments et leur expression verbale sont pénalisées. La haine n'est pas un sentiment philosophique, d'accord, mais c'est un sentiment humain, et tant qu'elle ne s'exprime que par des mots, c'est un moindre mal, elle est moins dangereuse en tous cas que camouflée. Nous ne sommes pas des anges. Dans une société civilisée, pour régler les dissensions, on remplace le plus possible les coups par des disputes, les disputes par des insultes, les insultes par la discussion. Le débat ouvre sur la négociation, et sur le vote.

Depuis quelques années, on en est venu à parler de violence pour de simples paroles. Hollande accusait Sarkozy de tenir un discours "d'une violence, mais d'une violence...", puis ce furent les adversaires du mariage gay qui furent taxés de déviance et de haine, maintenant toute critique contre la religion musulmane - qui prône elle-même la violence -, toute critique contre certaines pratiques pourtant contraires à nos lois, est considérée comme un acte délictueux. La moindre opposition à la doxa devient "clivante", autrement dit antisociale.

On voit déjà de faux sentiments collectifs s'étaler complaisamment à longueur d'année et d'écran, sous forme de marches blanches, de défilés (contre le réchauffement ! Absurde...), de commémorations larmoyantes, de déclarations publiques, toutes ces manifestations collectives qui ne font pas avancer les choses d'un iota, quand elles n'enkystent pas les problèmes. Il s'agit de faire communier les foules dans de bons sentiments, quitte à ce qu'ils soient artificiels ; ça ne change rien aux problèmes mais on croit ainsi calmer les tensions sociales. On endort les gens dans une religiosité sans Dieu, mise au service d'une collectivité abstraite, et idéalisée. On leur donne un faux-self en groupe, c'est tout ce qu'on réussit à faire.

Nous ne nous donnons pas un gouvernement pour qu'il s'occupe de nos sentiments, ni de nos disputes sur Internet.

Mary Preud'homme

@ Achille

Il me semble que l'étroitesse d'esprit est plutôt de votre fait, dès lors que vous n'acceptez jamais les remarques justifiées qui vous sont faites sans éprouver le besoin de réagir par de petites vengeances.

Quant à votre dernière trouvaille en forme de justification :
"Mais les deux ministres (Intérieur et Justice) ont affaire aux mêmes clients." (Achille | 22 juin 2019 à 09:49)

...c'est sans doute pourquoi ils s'entendent si bien en affaires !!! Comme Valls et Taubira pour ne citer que le premier exemple qui me vienne à l'esprit !

Achille

@ Mary Preud'homme | 22 juin 2019 à 09:06
« Parce que Toubon ministre de l'Intérieur ce serait (aussi) du second degré ? »

Non ça c’est une étourderie. En fait il a été ministre de la Justice. Mais les deux ministres (Intérieur et Justice) ont affaire aux mêmes clients.
Mais évidemment quand on n'a rien à dire sur le fond, il est facile de se rattraper sur la forme. C'est un peu mesquin comme attitude.

Michel Deluré

Evoquant les positions de François Sureau, vous affirmez Philippe Bilger : « Je ne le rejoins évidemment pas sur ce plan puisque la différence considérable entre ces deux problématiques est que le terrorisme nous fait mal et que nous nous apprêtons à faire du mal à la liberté d'expression ».

Nulle intention de ma part de pourfendre la liberté d'expression à laquelle je suis trop attachée, mais il faut bien reconnaître que celle-ci peut aussi, en certaines circonstances, faire mal. Tout dépend de la nature des propos tenus et de la manière dont ceux-ci sont assénés.
Liberté d'expression n'est pas liberté de dire tout et n'importe quoi, de n'importe quelle manière et en n'importe quelles circonstances.

Nous appréhendons trop généralement la notion de liberté sous un angle purement individuel, oubliant que l'homme vit en fait en collectivité et qu'il est certes un homme libre mais parmi d'autres hommes libres.

En dehors de sa sphère privée, l'homme, pris en tant qu'élément d'une collectivité, peut-il en conséquence agir systématiquement selon son gré, sans se soucier des conséquences de ces agissements ? Ce droit d'agir ou de s'exprimer selon son gré et que l'on appelle liberté ne se heurte-t-il pas à certaines limites que constituent la morale, la tolérance, le respect, l'humilité ?

Mary Preud'homme

@ Achille
"...A moins que vous ne soyez pas réceptive au second degré...) ?!" (21 juin 20:49)
"Attitude qu’on ne lui connaissait pas du temps où il (Toubon) était ministre de l’Intérieur de Jacques Chirac dans les années 90..." (21 juin 7:16)
___

Parce que Toubon ministre de l'Intérieur ce serait (aussi) du second degré ?

Xavier NEBOUT

Vous avez dit "liberté d'expression" ?

Le Christ a a été condamné (un comble) pour avoir dit en somme que c'est l'amour filial qui a créé l'homme, et donc qu'il existe une religion naturelle et consubstantielle en l'homme qui est celle de de-us pater (lumière du ciel-père), et non les couillonnades de raison d'Etat juif.

De nos jours, un enseignant le serait aussi s'il tenait un tel discours en classe.
Il se retrouverait en prison dans l'heure pour incitation à la haine etc. etc.

Là vous allez dire que je vous rase, attendez, vous allez vous marrer !

En 1957, en Algérie, on avait mis la population de nombreux villages en "camps de regroupement" pour ne pas qu'ils soutiennent les rebelles.
Mais comme on n'avait pas bien prévu le ravitaillement, et ainsi que le dénoncera M. Rocard, on y mourait plus vite qu'à Auschwitz.
Ça, on a le droit de le dire...

Mais ce n'est pas dit, parce que si vous vous demandez ensuite si ce n'est pas pour la même raison qu'on mourrait dans les camps de concentration en Allemagne à la fin de la guerre, là, vous allez en prison !

Et si vous faites appel au défenseur des droits, vous pouvez même vous prendre une amende pour injure à magistrat !...

Il y a quelqu'un dans la classe qui parle de la liberté d'expression en Russie ?

Noblejoué

scoubab00 a raison de dire que déverser son fiel sur Internet peut avoir une fonction purgative, et d'autre part, d'appréhender qu'avec les vacances, on ne déplore, encore, bien des abandons de chiens, chats et autres canaris.
Un excelllent clip contre cette trahison par les maîtres de leurs animaux de compagnie :

https://www.femmeactuelle.fr/animaux/news-animaux/clip-30-millions-amis-bouleverser-xavier-giannoli-2065411

Achille

@ Lucile | 21 juin 2019 à 23:01
« Donc nous devrons nous résoudre, et laisser faire les apprentis sorciers aux commandes, en attendant de nouveaux élus qui aient le sens du bien commun et pour qui la liberté de parole soit une condition nécessaire de la démocratie. »

Quel défaitisme, mon Dieu, quel défaitisme ! Concernant les nouveaux élus, je crains que vous n’alliez au-devant d’une grande désillusion.

La cote d’Emmanuel Macron remonte en flèche pendant que celle de ses adversaires est à la cave. Quant au mouvement des Gilets jaunes il est en train de s'éteindre doucement. Tout ça pour rien !

Enfin, avec Christian Jacob qui va prendre les rênes de LR, la droite va sans doute connaître un nouvel élan. Elle était au bord du gouffre, elle va faire un grand pas en avant ! :)

Lucile

@ Gavroche

Vu la composition de l'Assemblée nationale, n'importe quel projet de loi a toutes les chances d'être voté. L'opposition est faible et impuissante, peut-être inconsciente également, j'espère me tromper sur ce point. Pour faire reculer le gouvernement il faudrait que la majorité de la population soit mobilisée et qu'elle soit soutenue par la presse. On en est loin. Donc nous devrons nous résoudre, et laisser faire les apprentis sorciers aux commandes, en attendant de nouveaux élus qui aient le sens du bien commun et pour qui la liberté de parole soit une condition nécessaire de la démocratie.

breizmabro

@ Mary Preud'homme 21 juin 2019 à 19:04

Bonne réponse, vous pouvez revenir en deuxième semaine :D

Adéo Mary

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@ boureau 21 juin 2019 à 18:06

Vous n'êtes pas à la défaite de la musique à cette heure ? :D

"C'est une plante exceptionnelle pour l'homme depuis toujours !"
"N'en plantez surtout pas dans votre jardin"

Faudrait savoir... Je m'interroge... Tisane pour ma belle-mère ou pas ? Je plaisante évidemment (je vous dis ça en douce au cas où un ancien proc lirait mon commentaire... ;))

Giuseppe

@ breizmabro | 21 juin 2019 à 16:33
"Ce midi j'ai sorti de mon casier un homard (bleu) de presque UN kilo (on ne l'a pesé qu'à la main)."

Je sais bien qu'il y a eu la sardine qui a bouché le port de Marseille, on dit aussi trouver un semi de cèpes https://i.goopics.net/Wbpar.png pour quelques kilos, mais un homard d'un kilo... faut voir quand même.

Le doute s'installe (mon voisin opine du chef et mâchouille son mégot éternellement éteint) ; on veut voir le ticket de la bascule de l'octroi - seul juge de paix dans le Sud-Ouest. Il paraît que le vent du large a des effets euphorisants.

Si on écoute les chasseurs de palombes du coin, tous ont vu des vols qui traversaient les Pyrénées du premier de l'an à la Saint-Sylvestre, et tellement denses que la nuit tombait en plein jour ; d'ailleurs s'ils n'ont rien rapporté c'est qu'ils n'y voyaient plus rien.

scoubab00

Il s'agit moins ici de droits, de la liberté sous-jacente que du lisier qui va avec.

Faut bien que les baveux, les mal b..., les couards et autres badernes trouvent matière à s'exprimer. Internet en est le média idoine. La presse papier d'opinion d'il y a un siècle était au moins aussi redoutable, faisant écho à la foultitude de cafés ruraux où les hommes monopolisant alors le vote jactaient politique. L'antisémitisme était un sport national ramené aujourd'hui à l'étiage des combats de coqs, illicite mais encore pratiqué. Qu'est-ce que la tectonique des tables de la loi peut changer à ça ?

Tant que ces rageux se déchargent sur leur clavier d'un thème l'autre, ils ne violentent pas femme, gosses, épagneul breton ou acariens. C'est le plus important... ah oui c'est vrai j'oubliais. Pour l'épagneul c'est pas important vu qu'ils comptent de toute façon le lâcher dans la nature en partant en vacances au bord de la mer ;)

Achille

@ Mary Preud'homme | 21 juin 2019 à 19:04
« …défenseur ou défonceur autoproclamé des droits, et de quels droits, vous rigolez je suppose, ou vous avez trop bu ou sniffé je ne sais quelle saloperie ?! »

A toutes fins utiles je vous signale que Jacques Toubon a été nommé officiellement défenseur des Droits en juin 2014, sur proposition au Parlement, par le président de la République François Hollande en remplacement de Dominique Baudis, décédé.
Sa fonction est donc tout ce qu'il y a de plus officielle.

Ceci étant je crains que vous n’ayez (encore une fois) lu un peu trop rapidement mon commentaire sur Toubon, car il n’était pas particulièrement flatteur. A moins que vous ne soyez pas réceptive au second degré...

Valery

@ jack | 20 juin 2019 à 19:25
"Alors, quelle est la meilleure façon d'agir contre ce phénomène ? Je n'ai pas vu de réponses."

Réponses à quoi ? En quoi cela vous chiffonne-t-il que des inconnus sur les réseaux sociaux s'injurient et se défoulent verbalement ? Pourquoi diable voulez-vous leur enlever ce passe-temps ?

Pourquoi les gauchistes sont-ils convaincus que c'est leur devoir d'encadrer les autres, tout en restreignant leur liberté ? Encore je comprendrais si vous nous sortiez quelques études savantes prouvant de façon définitive que de telles injures engendrent toujours de la violence physique par la suite, mais là...

Et encore j'en passe quand c'est votre tour:
"les bas du front",
"les populistes",
"la peste brune".

Il n'y a que les autres qui doivent montrer patte blanche ; quand c'est vous, les injures soudainement sont tolérées. Ben voyons.

Claude Luçon

"François Sureau est le défenseur de nos droits !" ??

De quel droit défend-il nos droits ?
Qu'ils défendent les siens, et nous laisse défendre les nôtres.
Jusqu'ici c'étaient les minorités qui imposaient leurs vues, maintenant nous sommes descendus au niveau des hurluberlus ?

Mary Preud'homme

@ Achille 21 juin 2019 à 07:16

Je me suis arrêtée à votre premier paragraphe tant cela était délirant eu égard au sujet et à l'objet : Toubon, cumulard de 77 ans, réputé pour avoir arrosé tous ses proches et copains lorsqu'il était garde des Sceaux et qui touche aujourd'hui rien moins que 30 000 € par mois, non compris des avantages en nature, à se les rouler, défenseur ou défonceur autoproclamé des droits, et de quels droits, vous rigolez je suppose, ou vous avez trop bu ou sniffé je ne sais quelle saloperie ?!

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@ breizmabro | 21 juin 2019 à 16:48

Le sureau yèble (Sambucus ébulus) est toxique en raison de ses propriétés vomitives et laxatives très puissantes.

Le sureau toxique ?
Il ne s'agirait pas là d'un arbuste comme le bon sureau noir (Sambucus nigra), qui au contraire a de multiples usages bénéfiques tant en pharmacologie qu'en "musique"(*), mais d'une herbacée rhizomique, qui donne une grappe dont les fruits ont un goût très amer et son odeur est très désagréable en fin d'automne lors du pourrissement de cette herbacée.

*Cet arbuste (et non plante) étant du bois dont on fait les flûtes !! Propos on ne peut plus d'actualité en cette fête de la Musique où je me rends de ce pas...

Noblejoué

Le jour où les gens défendront leurs droits sans s'attaquer à ceux des autres, le pouvoir ne pourra pas gagner en... pouvoir, à leur détriment. Le choix est simple : soit on accepte un monde pas tout à fait à son goût, par exemple, pour les uns, l'existence voire le droit des homosexuels de se marier, pour les autres, l'existence voire le droit des homophobes à s'exprimer et pour certains à revenir sur cet aquis, toute autorité qui le voudra, l'Etat, les entreprises ou que sais-je encore, se servira du dégoût et de l'intolérance mutuelle pour diviser et limiter les droits des gens, dans un sens ou dans l'autre, selon le rapport de force.

Tandis que si chacun fait ou dit ce qu'il veut, aucun pouvoir ne s'immisce et n'alourdit le fardeau de quiconque.
Les gens apprennent à se confronter et à tolérer l'autre, ni les uns, ni les autres ne vont détruire notre monde - tandis que les islamistes en viendront peut-être à répudier la liberté de tous.

Non seulement les atteintes à la liberté sont intolérables en principe, destructrices des individus, infantilisantes, encourageant leur injustice, mais en plus, elles distraient des menaces les plus graves et menaçant le plus de monde.

Bref, contrairement à ce qu'on raconte, la liberté ne va pas contre la sécurité, mais la division, par exemple de ceux qui essaient de s'entre-arracher la liberté, si.
Quand je pense qu'on fait une histoire quand des gens, inconsciemment, tirent la couverture à soi ou ronflent dans leur sommeil ! Inconsciemment, et un objet, vaut toujours mieux que sciemment et un droit, et quant au ronflement, cela vaut toujours mieux que les discours ineptes, car le bruit se supporte mieux que le canelage à la Orwell, et qui ronfle vit encore, si cela prouve d'autre part que nous ne savons pas encore trouver des solutions à tous les problèmes, notamment de confort. Enfin, quand on aime, on renforce ses oreilles, comme les propriétaires de siamois parfois hurlant comme des sirènes le savent fort bien !

Je m'égare ? Disons que je respire hors des désirs tyranniques de trop de gens. Ils devraient m'effrayer : qui ne tolère pas que l'autre soit différent peut en venir à le contraindre et à le tuer, et chacun peut se prendre un coup dans une rixe et a fortiori une guerre civile.
Mais ils me dégoûtent surtout, et m'inquiètent : tout le monde risque de suivre des exemples déplorables, surtout drapés de discours. La tyrannie et la trahison sont si générales qu'on est conduit à s'y laisser aller insensiblement, de même qu'à trahir quand tout le monde le fait...

Pour éviter ces maux, sans parler de la pauvreté, l'échec, vivre sans ceux que l'on aime, qu'ils soient morts ou pris ailleurs ou les deux, il n'y a qu'une solution, se tuer, bien sûr, mais il faut bien du courage et ne pas se rater, sinon, les ennuis empirent, que c'est embêtant... Il n'y a qu'une issue de secours, et elle est encombrée d'obstacles, c'est positivement inhumain.

Les gens regardent les autres comme un décor, et que j'essaie de te changer de force, et que je te maintiens en vie quand, joueur sans cartes, tu n'as, en vérité, plus qu'à abandonner.
Mais personne n'est un décor bricolable par l'autre, ou par des institutions ; ni les individus ni les groupes ne sont l'arrière-plan de quelque théâtre intime.

La liberté c'est n'être pas le pantin de l'autre, la justice, ne pas faire de l'autre sa marionnette.
Quand on s'égare, c'est à cause de l'idée de liberté intérieure, je peux contraindre ou être contraint, ce n'est qu'un détail.

Non.

Si la liberté intérieure existe, elle n'abolit pas la liberté extérieure, comme la liberté d'expression n'anéantit pas celle d'aller et venir.
Si la liberté intérieure est un mirage, il ne faut pas abandonner la proie pour l'ombre.

Dans tous les cas, celui qui cède sur le moindre de ses droits prouve qu'il ne se respecte pas plus que le droit.
Il faut donc réagir immédiatement, mieux vaut se montrer surréactif qu'endormi, chat sauvage.

Le peuple qui a déjà eu besoin d'être libéré et est ingrat envers ses libérateurs en donnant des leçons aux autres, il ne m'étonnerait pas qu'il perde, on dira, encore, sa liberté.
Il y a des trompe-la-mort ? Les Français sont des trompe-la-liberté, un jour, ils finiront bien par la perdre, et de même qu'il n'y pas toujours des gens pour rendre les affaires des distraits, ils pourraient bien courber la tête pour toujours, peut-être, avec le feu nucléaire et notre ingratitude, je ne vois pas qui viendrait rompre nos chaînes, or nous ne sommes pas précisément des as de l'évasion.

C'est triste, nous avions, c'est inespéré, été rendus à la liberté, nous persévérions dans un certain art de vivre, et tout tombera en décadence comme une bibliothèque envahie de crottes de mouche se nichant jusqu'entre les pages d'un Pléiade.

A moins qu'au lieu de chercher la faille de l'autre pour l'asservir, on déniche plutôt quelque liberté pour soi, et même les autres, comme on pousse une porte d'un espace public sans la claquer derrière soi.

ch A

Bonjour monsieur,

François Sureau ne semble pas défenseur de nos droits mais défenseur de nos mots, nuance.

La police du langage est une tentation quérulente des pouvoirs aux abois, la Macronie si "nouveau monde" n'y échappe pas, la start-up tente la muselière.
L'acte 2 sera un retour aux archaïsmes dénoncés à l'acte 1. Aïe le "progrès".

La police du langage passe par des décrets qui interdisent certains mots, puis de plus en plus jusqu'à la situation décrite par Orwel dans 1984.
Dans la France, si verbeuse, la police des mots est un pouvoir puissant... à défaut d'autres leviers de politiques, de projets fédérateurs, de visions.

Sur les définitions (du Littré)

HAINE: Sentiment d'aversion qu'on éprouve pour certaines choses.

VICE: Disposition habituelle au mal ; en ce sens il est l'opposé de vertu.

DOGME: Point de doctrine établi comme fondamental, incontesté, certain.

Ainsi, la Loi "contre le VICE sur Internet" impose les DOGMES macroniens, pour lesquels je n'éprouve que de la HAINE dans le monde non-virtuel.

Selon mon opinion, cette Loi ne vise qu'à protéger la Macronie de la haine. Cette Loi n'est pas générale et impersonnelle, elle est sectaire et élitaire.

Bonne chance, je vous hais TOUS (car j'ai ce droit, pour l'instant...)
Ch A.

semtob

Cher Philippe,

Nous ignorions totalement la fibre écologiste de Philippe.
Si Antigone est la première résistante féministe, il faut reconnaître à Créon le talent de précurseur écologiste à l'image de l'inspiration du Parlement de l'Etat de Washington qui a voté la légalisation du compost humain pour mai 2020.

Il ne s'agit plus de polluer l'atmosphère dans des crémations, ni de couper des sapins pour assurer des lieux de recueillement, ni même d'utiliser le cercueil biodégradable préconisé par la Chine, il faut écouter Créon et rendre à la nature les précieux minéraux et oligoéléments des corps privés de vie.
Mourir en bonne action et en respectant les générations futures, c'est écouter les ordres de Créon.

C'est bien l'art de manifester sa dernière liberté d'expression, d'honorer la nature et de ne plus parasiter l'espace, de ne plus participer à la déforestation et de favoriser la biodiversité.

Pour rester dans l'admiration de scénarios cruels et découvrir un réalisme cru ou profiter de la fraîcheur anti-caniculaire, il suffit d'aller voir la version moderne du Neveu de Rameau, "Parasite" de Bong Joon-ho ou de parcourir la savoureuse promenade dans le livre des morts proposée par l'exposition Toutânkhamon.

Autre proposition cavernicole, l'art pariétal au Centre Pompidou ou se réjouir de la représentation picturale de Picasso par Dora Maar.

Ou encore plonger dans la théorie de l'effondrement dans la revue Science & Vie.

Mais pourquoi donc s'attacher à la liberté d'expression en pleine accélération de la dématérialisation ? Une solution serait d'accélérer cette accélération.
françoise et karell Semtob

boureau

@ breizmabro 21 juin 2019 16:48

Toxique le sureau ?
Malheureuse ! C'est une plante exceptionnelle pour l'homme depuis toujours !

Avec ses fleurs, on fait de la confiture, du vin, des liqueurs, de la gelée, des gâteaux...

Bambins, dans les branches en tube on réalisait des sortes de pipeaux.

En été, de merveilleux scarabées vert émeraude viennent se poser sur leurs fleurs. Etant enfants, on transperçait ces scarabées (inoffensifs) avec une aiguille et du fil et on les faisait voler en les tenant par le fil. La cruauté des enfants n'a pas de limites !

C'est aussi un anti-inflammatoire connu depuis l'Antiquité. Et bien d'autres choses encore.

N'en plantez surtout pas dans votre jardin. Après la floraison, apparaissent de petites boules dont les oiseaux sont friands et qu'ils répandent partout. Cet arbuste pousse comme du chiendent. Vous aurez du mal à vous en débarrasser, ses racines vont très profond ! De plus, ils sont des pouponnières à pucerons qui se répandent partout ensuite.

Quant à l'autre Sureau, le fait que notre hôte fasse son éloge nous épargne une toxicité potentielle !

Cordialement

P.-S.: Jamais les très beaux homards bleus bretons n'ont été aussi bas : 29 € le kilo !

Robert

A la relecture de ce billet, Monsieur Bilger, mon attention a été retenue par ces phrases: "Parce que, malgré la profonde estime qu'il m'inspire, on a le droit de ne pas tomber dans une inconditionnalité que son esprit ne serait d'ailleurs pas loin de trouver détestable. Par exemple, quand il déclare que "les lois liberticides prospèrent sur notre démission collective", il est éblouissant dans sa mise en pièces d'une proposition de loi "visant à lutter contre la haine sur Internet" défendue par la députée LREM Laetitia Avia. [...] Sept ministres dont elle-même, Blanquer et Castaner soutiennent la proposition de Laetitia Avia "contre la haine en ligne"."

Il n'est pas inintéressant de préciser que la députée Laetitia Avia avait dans sa proposition de loi introduit dans l'exposé des motifs le terme d'"islamophobie". Il me semblait que le législateur se devait d'utiliser des notions et termes juridiques précis, exempts de toute ambiguïté. Par suite de pressions justifiées, ce terme a été exclu du texte définitif.

Je complète ainsi mon précédent commentaire.
Pour un complément d'information, en espérant ne pas trop froisser notre hôte, je renverrai à un texte d'Aurélien Marcq que je viens de découvrir : https://www.causeur.fr/laetitia-avia-islamophobie-haine-en-ligne-162517

Gavroche

@ Lucile | 21 juin 2019 à 14:04

Je savoure vos propos.
Une fois de plus vous montrez que les femmes sont plus courageuses que les hommes.
Si nous étions des hommes au lieu d'être des zombis, il y a longtemps qu'il aurait dû être stoppé définitivement.

Aliocha

Eh oui, le mythe devient par l'humain vérité, et la crainte du désir disparaît quand on y renonce, va, je ne te hais point et suis libéré de toi, sinon, regrets et blasphèmes, mensonges et trahisons :

https://www.youtube.com/watch?v=kIwsC9tZr8A

Macbeth - 4°acte, scène 5 (Macbeth - Verdi)
Paroles originales
Perfidi! All'anglo contro me v'unite!
Le potenze presaghe han profetato:
«Esser puoi sanguinario, feroce;
Nessuno nato da donna ti nuoce»
No, non temo di voi, n' del fanciullo
Che vi conduce! Raffermar sul trono
Questo assalto mi debbe,
O sbalzarmi per sempre. Eppur la vita
Sento nelle mie fibre inaridita!

Pietà, rispetto, amore,
Conforto ai di cadenti,Non spargeran d'un fiore
La tua canuta età.
N' sul tuo regio sasso
Sperar soavi accenti:
Sol la bestemmia, ahi lasso!
La nenia tua sarà!

Traduction :

Perfides, vous passez aux Anglais contre moi ! Les puissants présages ont prophétisé: « Tu peux être sanguinaire, féroce, nul être né d’une femme ne te nuira ». Non, je ne crains ni vous ni l’enfant qui vous conduit. Cet assaut doit me raffermir sur le trône, ou m’en chasser pour jamais... Et pourtant je sens la vie se dessécher dans toutes les fibres de mon corps.

Honneurs, respect, tendresse, si doux à la vieillesse, douceur des jours décadents ne répandront pas une seule fleur sur ta vieillesse
Et sur ta pierre tombale
n’espère pas de douces paroles:
Seul, le blasphème, hélas sera ton chant funèbre.

Michelle D-LEROY

@ Lucile

Les journalistes ? mais la majorité d'entre eux sont issus des mêmes écoles que les politiques actuels, même formation, même moule culturel et idéologique. Ils sont censés détenir la vérité et la pensée conforme. Ils appartiennent au même monde, s'épousant ou se fréquentant dans l'intimité.

"Pendant que j'en ai encore le droit, je les hais, tous ces censeurs bouffis, ces saboteurs, ces ignorants qui s'imaginent que la République commence avec eux, et qui considèrent justifié de gommer peut-être définitivement les siècles d'efforts qui nous avaient gagné le droit de parler en hommes libres."

J'aurais pu écrire la même chose tant je suis d'accord.
Ce qui est inquiétant en effet, c'est que pour regagner tout pan de liberté perdue, il faut généralement des années.

breizmabro

@ Mary

Vous aviez bien lu mon post, du coup vous aviez compris que je ne quittais ce blog que pour le temps de relever mes (2) casiers, le temps de quelques jours, le temps de prendre un grand coup d'iode revigorant.

J'ai donc laissé les garçons deviser entre eux, comme d'hab.

C'est donc à la lueur de ma bougie que j'ai pu prendre connaissance de la vie du monde via ce blog.

Au fait : le sureau c'est pas un truc toxique ?

Adéo Mary

breizmabro

@ Giuseppe 21 juin 2019 à 14:16
"La liberté ne s'use que si l'on ne s'en sert pas, tout le reste est littérature.."

Vous avez raison pour la liberté... et tout le reste.

Ce midi j'ai sorti de mon casier un homard (bleu) de presque UN kilo (on ne l'a pesé qu'à la main).

Demain ce sera grillade sur feu de bois et partage entre ami(e)s, le reste n'est que littérature.

Au fait Giuseppe c'est qui Sureau ? Un inspecteur Maigret du droit ?

Adéo Giuseppe.

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@ Savonarole

J'ai eu comme un coup de biniou en lisant votre post (je plaisante).

C'est vrai vous avez raison, le biniou ça scie les nerfs, et deuxième fois raison il y a des congères au large d'Ouessant d'où la demande - incessante - des habitants de cette île de vouloir faire venir des brise-glaces.(*)

Concernant le chouchen je ne suis pas d'accord, je dirai plutôt qu'il faut être aveugle AVANT de le boire car, sauf preuve contraire, aucun Breton ne boit de chouchen...

Adéo ?

(*) Il paraît que la cryothérapie fait fureur dans le monde du sport... et autres payant. Je pense que je vais me faire un blé d'enfer en taxant chaque baigneur entrant dans l'eau entre la pointe Saint-Mathieu et Roscoff car "la cryothérapie en eau de mer c'est plus cher" ;))

caroff

@ Exilé 14h22
"Et les gens sont jugés et condamnés non plus sur ce qu'ils ont dit ou fait mais sur ce qu'ils sont supposés avoir pensé en fonction de l'étiquette qui leur a été collée sur le dos à leur corps défendant..."

Exactement.
Tout cela relève de la loufoquerie. L'important n'est pas la haine ou l'amour que chacun a le droit d'exprimer, selon moi dans les limites de la bienséance (quel mot bizarre aujourd'hui !!), l'important c'est la vérité, qu'importe si la révélation de celle-ci conduit à ressentir cette fameuse haine.

Si je rappelle que l'invocation de sourates coraniques enseignées dans les mosquées permet à certains de tuer, de torturer et de tenir pour négligeable la moitié de l'humanité (les femmes...), c'est la vérité toute nue que j'ose proclamer.

Un extrait du préambule du projet de loi donne le ton :
"Ce qui n’est pas toléré dans la rue ou dans l’espace public ne doit pas l’être sur Internet. Il revient alors au législateur de prendre toutes les mesures nécessaires pour s’assurer de la protection de chacun et du respect d’un certain civisme sur Internet comme en tous lieux. Il en va de l’intérêt général, et de la restauration de l’État de droit sur internet, pour y assurer la protection et la sécurité de chacun que cette proposition s’inscrit."

J'adore "ce qui n'est pas toléré dans la rue ou l'espace public" : les rapporteurs ne sortent jamais de chez eux ? Ils n'empruntent jamais les transports en commun ??

Risqué-je une condamnation si cette funeste loi vient à être adoptée ?
Je ne donne pas cher non plus de la survie du blog de notre hôte...

duvent

@ Tipaza | 21 juin 2019 à 14:05 @ duvent | 21 juin 2019 à 00:20

« La Liberté, il faut savoir quoi en faire. »

"Quelle horrible remarque !
La Liberté n’est pas un utilitaire, c’est un indispensable comme la Beauté."
___

Vous, je n'ai pas encore réussi à dessiner votre silhouette... Cependant, je sais (et de cela je suis certaine) que vos lunettes sont différentes de celles du sieur Charoulet.

Je viens donc vous affranchir, vous qui êtes un poète, soyez prêt car cela est douloureux, figurez-vous que la distinction que vous faites entre l'utile et l'indispensable n'est pas particulièrement fine, ni de toute beauté...

D'une part tout ce qui est utile n'est pas laid et tout ce qui est beau n'est pas indispensable.

D'autre part, vous vous égarez dans votre exemple qui nous dit combien votre pensée est étroite, votre sens esthétique n'est pas l'expression de la liberté, au contraire il dit combien votre liberté est entravée et combien vous en êtes privé, de façon consciente ou inconsciente, je n'en sais rien et cela ne m'importe pas.

Je pourrais aussi vous dire que TOUT ce qui existe est beau, que ce qui est beau est quelquefois dangereux, que ce qui est beau est d'autres fois mortel, que ce qui est beau est UNIVERSEL, que ce qui est beau est OBJECTIF, mais aussi que ce qui est beau peut être une patate, et la patate Monsieur Tipaza peut un jour vous faire rêver plus que votre blonde évanescente...

Par ailleurs, je suis également en mesure de vous affirmer que la liberté ne bouge et ne vit qu'à l'approche du tyran, que la liberté est effrayante, que le vertige qu'elle donne n'est pas supportable par tous, que certains sont dans la servitude volontaire, que d'autres sont subjugués par les plus forts, que les plus forts ne sont pas les meilleurs, que les plus faibles ne sont pas les meilleurs, que vous n'êtes pas libre, c'est pourquoi vous aimez la poésie.

Que je ne suis pas libre, c'est pourquoi je vous réponds.
Je vous dis à toutes fins utiles que la Liberté est un mythe, qu'il est beau, et qu'il est hors de portée ! Mais comme pour la tangente, le point de contact existe...

Qui cupit aut metuit liber non erit unquam.
Horace (Epîtres)
Qui craint ou désire quelque chose ne sera jamais libre.

Obiter dictum : Black is beautiful !

 hameau dans les nuages

@ Marc GHINSBERG | 20 juin 2019 à 21:00

C'est quasiment du Saint-Just que vous écrivez là ! :)

Giuseppe

Notre baccalauréat à nous, quand nous partions conquérir le monde :

https://youtu.be/ehpTSJTjk6M

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