« François Sureau est le défenseur de nos droits ! | Accueil | Contre les gravures de démocratie... »

22 juin 2019

Commentaires

Herman kerhost

@ Mary Preud'homme | 26 juin 2019 à 00:55

Non non non, Mary Preud'homme, nous les hommes n'avons pas d'idole !

Noblejoué

Ni les militaires, ni les civils, ne sont les patrons les uns des autres. Le POUVOIR civil l'emporte sur le militaire, nuance.

Il ne s'agit pas des personnes, a fortiori dans un débat, mais des fonctions. Dans un débat, tous les individus sont égaux et devraient être considérés ainsi, et ni menace, ni excommunications, trop de gens de gauche traitent les autres de fascistes, trop de gens de droite de communistes, ne devraient être lancées.

Internet, en permettant aux personnes de se masquer, devait d'autant plus permettre de mettre, si on le veut, l'identité de chacun de côté pour, délesté d'autant de distractions sur ses caractéristiques, aller au cœur du problème plutôt que de s'enfermer dans des préjugés et oppositions dus aux identités.

Cependant, l’agression, donc la paranoïa et la rancune, n'en fleurissent pas moins comme des ronces étouffant les jeunes plans d'arbres, et avec un si faible fruit ! Quelques trouvailles stylistiques ne valent pas les ravages causés, ce n'est pas avec ça qu'on pourra déguster des framboises, un instant oublieux des pins, sapins et autres douglas.

Mais le mal vient de plus loin, vouloir la disparition des fonctionnaires ou des patrons ou du moins d'une grande part, fût-ce par leur mort, montre combien notre pays se plaît dans une atmosphère guerrière qui à mon avis n'a pas peu à voir avec le militarisme ou antimilitarisme de trop de gens.
Or un pays a besoin d'une armée, et non d'un sauveur, avec ou sans uniforme. Mais les Français croient toujours pouvoir faire l'économie d'une partie du réel, existence d'une armée, d'un certain nombre de fonctionnaires pour un certain nombre de missions dont les citoyens doivent débattre.

Et d'une Constitution avec équilibre des pouvoirs, et non la nôtre, qui ne vaut pas la plus humble rampe, permettant, elle, de ne pas tomber, quand notre Constitution n'est pas comme elle le devrait un outil à éviter qu'un pouvoir n'en prenne trop.
Si on devait comparer celle de la Ve République à un objet, ce serait une piste. D'atterrissage pour permettre à un Président sauveur d'atterrir parmi nous ? De décollage pour n'importe quelle politique qui lui plaise ?

En attendant, de danse des ego des candidats à la présidentielle.

Les Français en sont encore à balancer entre une Révolution qu'on devrait parfaire, jamais close, et une royauté, jamais passée par deuil et profit, les amenant à attendre ou croire être un homme providentiel.
Cela ne favorise ni la prise en compte du réel, ni l'innovation, ni le dialogue.

Il s'agit, après cela, de décider si on se sert d'Internet pour sortir de ces maux ou pour les accentuer.
Le breuvage rendant le docteur mauvais aurait aussi bien pu, de son propre aveu, le rendre meilleur - certes, le lecteur aime frissonner avec Hyde, et combien il aurait été plus difficile de raconter l'histoire inverse !

Tout cela pour dire qu'Internet est comme une nouvelle terre, un endroit où se comporter autrement.
Voulons-nous des lois pour nous museler comme partout, ou un espace, c'est un peu mieux, pour nous excommunier comme les papes ou un André Breton ?

Ou un formidable espace de délivrance des préjugés ?

Nous le décidons à chaque instant, dégustant un paysage encore neuf, vif comme l'air marin, altier comme les montagnes, libre.

Mary Preud'homme

@ Herman kerhost | 25 juin 2019 à 23:54

Votre idole (fonctionnarophobe) rien qu'en affirmant sans rire qu'il était le "patron", excusez du peu, d'un officier supérieur, censé s'écraser et la boucler, s'est couvert, définitivement, de ridicule !
A sa place, après une telle bourde, je serais allée me cacher et concernant ses admirateurs compulsifs, j'éviterais de la ramener de sitôt !

Herman kerhost

@ Robert Marchenoir 25 juin 19:38
"Et j'examine les propos du dernier balayeur venu avec le même instrument de mesure que ceux du général en chef de la France."

Je dois dire que j'aime bien quand un quidam vient casser les pieds à notre commentateur-en-chef, nous avons ainsi droit à une double ration, et ça, ça n'a pas de prix.

Sur le fond, cette phrase, qui vient mettre le dernier clou au tableau, est tout à fait pertinente. Il faut vraiment être sous la pression de ses hormones pour ne pas voir que Monsieur Marchenoir sait très bien se servir de son instrument de mesure.

Allons allons, chers commentateurs, chères commentatrices, un peu de recul, vous verrez, le reste suivra.

Robert Marchenoir

@ antoine marquet | 25 juin 2019 à 11:39
"S'il est vrai que chacun ici est assez grand pour se défendre, pour quelle obscure raison vous êtes-vous fait l'avocat de jack ?"

Ce qui semble vous échapper, ainsi qu'à bon nombre d'intervenants ici, qui se comportent sur un blog comme dans une cour de récréation, c'est que je ne me suis pas fait l'avocat de jack. Je me suis fait l'avocat de la vérité.

J'ignore qui est jack, pour qui il vote, et de façon générale (sauf son respect), cela ne m'intéresse pas. En revanche, je m'intéresse aux propos qui sont échangés ici, par vous, par jack et par tout le monde. C'est un peu le but du jeu, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué.

"Vous êtes venu mettre votre grain de sel dans ce qui était un échange entre jack et moi… vous n'aviez rien à y faire."

Encore un qui tente d'imposer ses propres règles à autrui, et qui n'a rien compris au fonctionnement d'Internet. Lequel marche de la même façon en France, et au Balouchistan... Si vous voulez entretenir des conversations privées avec tel ou tel, passez sur une messagerie instantanée. Ou échangez vos mails. Ici, il s'agit d'une conversation collective.

Vous affirmez que vous n'avez à aucun moment pris parti pour les Gilets jaunes. Vous assurez :

"Je m'étais simplement insurgé contre le point de vue de jack qui traitait les GJ [...] de moins que rien, de 'sans dents' qui puent du bec !"

C'est un mensonge et une diffamation pure et simple. Le commentaire de jack (22 juin 2019 à 14:18) était le suivant, et je le restitue dans son intégralité :

"Quand Ph. Bilger nous dit qu'on a accordé 'peu, infiniment peu', je m'étonne qu'on évacue ainsi allègrement un effort financier de 10 à 12 milliards d'euros. Pour un pays super endetté, ce n'est pas infiniment peu."

"J'ai aussi été bloqué sur des routes et des ronds-points. A chaque fois, un scénario identique. Un GJ place un cône de chantier devant mon véhicule. Puis il va fumer une clope avec ses potes et j'attends, comme si j'étais en pénitence. Mais de quel droit ces types se permettent-ils une telle entrave ?"

"Si l'on ajoute à cela les dégradations dues aux casseurs, la vulgarité des slogans, l'incapacité à se structurer, le tir groupé dès qu'un leader pourrait émerger, il n'y a vraiment pas de quoi se solidariser."

"Le mouvement des GJ aurait pu prendre une autre tournure car certaines revendications sont justifiées."

"Alors espérons que nous assistions à un dernier baroud d'honneur avant les congés payés et le pastis au camping des Flots bleus. "

Nulle part, il n'est question de "moins que rien" ou de "sans dents qui puent du bec". Il n'y a là qu'une opinion tout à fait légitime, étayée sur des faits parfaitement exacts. Déformer aussi outrageusement les propos tenus n'est pas à votre honneur.

Auparavant, vous avez porté contre sbriglia l'accusation suivante (24 juin 2019 à 00:36) :

"Selon vous les 'petites gens' de la France d'en bas comme le prétendait un ancien Premier ministre, n'ont droit à aucun respect."

Lequel n'a jamais dit ça, mais (23 juin 2019 à 13:54) :

"Jack, le colonel a raison : ces Gilets jaunes sont l’élite de la France : ils sentent le coquelicot, boivent du Petrus, font preuve d’un grand courage (aller saccager l’Arc de Triomphe, n’est-ce pas un grand exploit militaire ?), ont fait six morts dans leur campagne de France, leur programme est un sublime instrument pour relever notre vieux pays, bref, ils nous font honneur. Antoine Marquet ou la fascination des gueux sur la bonne bourgeoisie versaillaise."

Autrement dit, vous assurez ne pas défendre les Gilets jaunes, mais vous reprenez l'un de leurs arguments principaux, seriné des milliers de fois depuis le début du mouvement, et basé sur ce qu'il faut bien appeler une manipulation et un mensonge : cela consiste à exercer un terrorisme intellectuel qui vise à interdire toute opposition à des revendications politiques et à des actes délictueux, au nom d'un manque de "respect" complètement imaginaire, et, en tout état de cause, parfaitement subjectif.

Si la macronie au service de l'oligarchie financière mondialisée ne m'offre pas immédiatement un Hasselblad avec ses objectifs Zeiss, je me roule par terre en hurlant au "manque de respect". Moi aussi j'aime les belles choses.

Et il ne s'agit pas spécialement des Gilets jaunes. Ça fait au minimum trois quarts de siècle que les communistes, les syndicalistes, les fonctionnaires, la gauche en général se servent jusqu'à l'écœurement de ce tripotage manifeste qui consiste à se déclarer "méprisé", "insulté" et je ne sais quoi encore, sous prétexte que non, Monsieur le communiste, vous n'avez pas le droit de bloquer le pays par la grève d'une poignée de cheminots / racketter les entreprises / rançonner l'État et ainsi de suite.

Il s'agit bien de jack, que je n'ai pas l'honneur de connaître et que je serais bien en peine de placer sur l'échiquier politique ! Et il s'agit bien de vous, ou de moi ! Il s'agit d'un mode de fonctionnement profondément incrusté dans la société française parmi un nombre considérable de gens, depuis un temps prodigieux, et qui est directement à l'origine des maux du pays -- dont paradoxalement se plaignent les Gilets jaunes.

Donc oui, c'est important, c'est au cœur du débat politique, et je vous dispense de vos attaques personnelles consistant à prétendre que vous seriez plus français que moi :

"Les GJ, des Français comme vous et moi (moi par choix, vous probablement par hasard)."

C'est curieux d'être incapable à ce point d'avoir un débat rationnel, sans vous croire obligé de glisser une saleté à l'égard de votre interlocuteur.

La qualité de Français ne suffit pas à justifier des revendications politiques, faute de quoi le seul régime possible serait une dictature -- mais la tonalité de vos propos laisse à penser que vous ne seriez pas contre.

Vous reprenez le chantage éculé des fonctionnaires français, d'autant plus ignoble (et inquiétant) que dans ce cas, il s'agit de la force armée :

"Dans certaines circonstances que vous ne vivrez pas, ce seraient peut-être les militaires qui auraient à sauver les vôtres !"

On retrouve là le fameux "ben si t'aimes pas qu'on t'empêche de circuler en faisant grève, t'as qu'à venir conduire les trains toi-même." Éternelle saleté du communiste qui a noyauté la France.

Enfin, vous confirmez que vous n'avez rien compris à la démocratie, ni au rôle des forces armées dans un pays libre :

"Non, vous n'êtes pas mon patron. Je suis retraité."

Bien sûr que je suis votre patron. J'ai furtivement espéré que vous le compreniez sans qu'on vous mette les points sur les i, mais hélas une petite explication de texte s'avère nécessaire.

Je le suis d'abord, à l'instar de chaque citoyen, parce que les forces armées sont sous le commandement du pouvoir civil, lequel a pour patron, surprise, surprise... le peuple. C'est à dire 100 % des citoyens. Pas le "peuple" à la sauce jauniste ou marxiste (qui est la même).

Ça va de soi, mais ça va encore mieux en le disant, parce que toutes vos gesticulations, ainsi que celles de votre fan-club, sur le thème "je suis colonel de la Légion étrangère, donc j'ai raison et d'ailleurs ta g...", sont prodigieusement inquiétantes sur le plan de la santé démocratique du pays.

Je le suis aussi, parce qu'il s'avère, hélas, nécessaire de rappeler ce point environ cent fois par jour à l'ensemble des fonctionnaires de s'pays (moins Philippe Bilger, Vincent Bénard et quelques autres qui se reconnaîtront), qui se comportent comme si c'étaient eux les chefs, et non les serviteurs. Même quand ils n'ont pas un fusil entre les mains.

Je le suis enfin, parce que votre objection sur le thème "je suis à la retraite" montre qu'à l'instar de 100 % des fonctionnaires moins quelque chose, vous pensez que l'argent qui paye votre traitement pousse sur un arbre planté dans la cour de l'Élysée. Ce n'était pas le cas lorsque vous étiez en activité, et ce n'est toujours pas le cas maintenant que vous êtes à la retraite. C'est le contribuable qui alimente votre compte en banque.

On veut bien raquer (dans une certaine mesure), mais le minimum serait qu'on ne se fasse pas, en prime, cracher à la figure. Le manque de "respect" n'est pas forcément là où vous l'imaginez.

Et pour terminer sur le marronnier du blog :

"Pour ce qui est des identités, avatars et autres pseudonymes, il vous suffit de consulter Internet, Facebook…"

Contrairement à certains, je ne passe pas mon temps à fliquer les uns et les autres en collant leur nom dans un moteur de recherches. Vous semblez avoir décidé de mettre le cul entre deux chaises : vous ne nous racontez pas sans cesse votre vie histoire de vous mettre en valeur, mais vous suggérez qu'on peut la connaître en cherchant un peu, et vous laissez vos groupies chanter vos exploits. Tout en vous réservant le droit de sortir le joker militaire quand vous êtes à court d'arguments.

Pour ma part, je m'attache à ce que chacun écrit ici, pseudonymes ou pas, et je considère que le reste ne me regarde pas. Et j'examine les propos du dernier balayeur venu avec le même instrument de mesure que ceux du général en chef de la France.

boureau

@ Ange Leruas 24 juin 2019 11:21
"Donc l'intention utopique ne consisterait pas à interpréter le monde - comme le disait Marx - mais à changer les choses"

En êtes-vous bien sûr ? Il me semble que Marx...

Je n'ai jamais eu d'inclination naturelle pour les jeux de l'esprit, ayant été toute ma vie dans l'action. Les joutes intellectuelles me semblent bien vaines.

Ni Thomas More, ni Erasme son "copain" n'ont été mes compagnons de lecture et leur oeuvre commune "Eloge de la folie" me semble bien désuète.

Je vous ai lu, relu, avec intérêt quelquefois, avec doute souvent et ne change pas d'avis, je suis un homme d'action, même au grand soir de ma vie !

Peut-être, dans cette vie d'action, ai-je finalement réalisé mon utopie non déclarée et non assumée.

Cordialement.

antoine marquet

@ Robert Marchenoir

Vous êtes plein de contradictions. S'il est vrai que chacun ici est assez grand pour se défendre, pour quelle obscure raison vous êtes-vous fait l'avocat de jack ?
Je n'ai à aucun moment défendu les GJ ou pris parti pour eux. J'avais même précisé que je n'étais ni pour ni contre. Je m'étais simplement insurgé, ce que vous semblez avoir oublié, contre le point de vue de jack qui traitait les GJ, des Français comme vous et moi (moi par choix, vous probablement par hasard), de moins que rien, de "sans dents" qui puent du bec ! Mon propos n'était donc pas de faire l'analyse des actions des GJ dont je me moque comme d'une guigne ! Vous êtes venu mettre votre grain de sel dans ce qui était un échange entre jack et moi… vous n'aviez rien à y faire, alors pour ce qui est de se préoccuper de ses propres (ou non) fesses vous devriez en prendre note…

Dans certaines circonstances que vous ne vivrez pas, ce seraient peut-être les militaires qui auraient à sauver les vôtres ! Non, vous n'êtes pas mon patron. Je suis retraité. Pour ce qui est des identités, avatars et autres pseudonymes, il vous suffit de consulter Internet, Facebook…

Ange Leruas

@ Mary Preud'homme | 24 juin 2019 à 14:58
@ boureau 24 juin 2019 à 13:18

Quand nos interventions n'ont pas le but de promouvoir une utopie (voir ci-après le sens), ou de démontrer l'erreur dans les prémisses de l'utopie de l'autre, mais ne font qu'opposer les interprétations de chacun (choisir un camp) pour ne retenir que celles qui sont l’écho des siennes on ne fait que s'écouter.

Quand dans une utopie, une des prémisses est
"La production des uns devient la consommation des autres" et le commentaire qui suit est :
« Votre paradigme utopique est vieux comme le monde justement parce qu'il est utopique »
puis que le commentateur oppose ce qui est utopie et réalité, avec l'exemple qui suit
"Deux brutes qui marchent iront toujours plus loin qu'un intellectuel assis" (qui pense) !
Les intellos qui pensent, nous en avons des milliers dans les structures étatiques. Ce dont nous avons besoin, ce sont des Français qui travaillent !'' :

il aurait suffi d'ajouter à "ce sont des Français qui travaillent" : "pour produire la consommation des autres" pour comprendre que nous avons une vision concordante.

Quand le commentaire se poursuit par :
''Ce culte absolu de la primauté de la finance, de ses rendements à court terme et de son absence de vision sociale (dans le bon sens du terme) nous a conduits à la catastrophe industrielle actuelle.''

vous revenez vers la vision marxiste de l'utopie comme une vue politique qui ne tient pas compte des réalités, mais n'est que conception ou projet qui paraît irréalisable.

L'erreur est que la réalité pour Karl Marx (seul théoricien du capital) n'est pas réalité comme boureau le confirme, ce n'est pas la finance mais c'est le travail.

Donc ce que je propose : une équité dans le partage du travail national et dans le partage des consommations nationales où la monnaie n'est qu'un moyen de faire circuler ces productions et de partager les consommations, n'est pas hors de la réalité.
Donc n'est pas une utopie dans le sens où Karl Marx l'entend. Ce qui fait que son capital, pour boureau, la finance (accessoire de la circulation des productions et du partage des consommations) est un chemin qui nous mène à constater que l'injustice demeure et s’accroît si on considère les écarts entre riches et pauvres.

Alors personnellement entre
* le chemin parcouru par des brutes qui nous mènent vers cette destination, sans s'en rendre compte, en oubliant que le travail est supérieur au capital, courir derrière le capital et la finance, pour l'anéantir, c'est s'attaquer aux moulins à vent pour détruire le blé (finance) et ne plus en moudre pour nous nourrir.

*et le penseur immobile qui recherche le bon chemin à prendre

je n'hésite pas à rechercher les utopies capables de nous faire emprunter le bon chemin, celui que mon boureau et moi recherchons. Et nous n'y arriverons pas si nous ne partageons pas un même sens du mot "utopie" qui ne peut pas être celui que certains veulent qu'il soit mais le sens originel qu'a donné l'inventeur de ce mot, Thomas More, qui sera canonisé quatre siècles plus tard.

Si nous oublions sa vision de l'utopie religieuse pour ne retenir que l'utopie laïque de More, voici ce que Virginie Alnet en dit.

A partir des maux de son temps et des distorsions sociales induites par un système économique et un pouvoir profondément irrationnels et injustes, l’utopie est un ensemble d’innovations destinées à provoquer un changement. L'utopie consiste à penser l’organisation d’une société différente, le concept précède le terme et renvoie à un futur potentiel.

L’utopie aurait trois fonctions :
* en donnant à voir une société meilleure car différente, « elle alimente l’espoir rétrospectif d’une transformation volontaire du monde réel » ;
* en décrivant l’organisation idéale de ce monde, « elle favorise la prise de distance critique à l’égard des institutions politiques et sociales inégalitaires dans lesquelles nous vivons ».
* Enfin, l’opposition entre la possibilité d’une autre vie et « l’esprit d’accoutumance et d’acceptation de ce qui nous entoure », permet à la démarche utopique de devenir une potentielle « invitation à la contestation pratique, en tout cas un refus de la résignation au malheur de vivre ».

Ainsi, l’utopie est un construit qui permet la critique du système dans lequel elle naît afin d’en proposer une réforme, une alternative pensée pour les temps futurs. Dans ce sens, l’utopie est description et démonstration d’un autre modèle possible, du moins envisageable en partie.

Ainsi, si l’utopie est le fruit de l’imagination d’un individu, elle ne naît pas ex nihilo, et produit toujours des effets et donne parfois lieu à une application.

Partant de ce constat, une utopie n’est donc pas uniquement de l’ordre de l’imaginaire et renvoie à l’affirmation de Mannheim (ce qui va à l’encontre de la position de Marx) selon laquelle elle n’est pas « purement un rêve, mais un rêve qui veut se réaliser. Il se dirige vers la réalité et il la brise ». Donc l’intention utopique ne consisterait pas à interpréter le monde - comme le pensait Marx - mais à changer les choses.

L’utopie naît de la prise de conscience plus ou moins violente d’une situation tendanciellement anomique et imagine une réponse à celle-ci. Elle donne alors lieu à une littérature qui cherche à montrer ce que le monde pourrait être (utopie écrite), ce qu’il peut potentiellement devenir si la situation perdure (contre-utopie écrite) ou si elle est contrée (ce qui suppose une analyse de la situation et peut alors engendrer une utopie pratiquée).

Par conséquent, la question qui reste centrale pour nous, concerne les raisons qui provoquent le passage de la pensée utopique à l’action utopique. Si toute utopie naît d’une insatisfaction, le passage à l’acte suppose une contestation radicale et l’élaboration de méthodes plus ou moins rationnelles afin de réaliser le projet utopique.
Ceci dit par Virginie Alnet :

Je propose de rationaliser ce qui est irrationnel par exemple/ que la masse de monnaie nécessaire pour donner des attributions aux différents inactifs qui en sont les ayants droit, ne soit plus un calcul de somme de droits acquis (souvent irrationnel, non équitable et perpétuellement changeant) mais que l'on décide de la part de consommation que les actifs vont laisser à des ayants droit inactifs et de partager cette part entre eux, de façon équitable (rationaliser le partage). D'abord entre actifs et inactifs, puis entre catégorie d'inactifs puis entre ayants droit. C'est-à-dire mettre la charrue derrière les bœufs seuls capables de la tirer.

Et faire de même pour ce qui est pour nos consommations mutuelles puis de nos consommations collectives.

J'ajoute à cela que le progrès n'est pas capté de la même façon par tous, à cause de capacités et de circonstancialités et, pour cela, les ménages les plus captifs doivent secourir les ménages moins captifs, par un transfert de leur consommation (qu'ils étaient en droit de faire) des plus aisés vers les moins aisés.

Mon utopie est un concept qui recherche l'équité mais contrairement à Marx pas uniquement du partage des consommation mais aussi des productions sans lesquelles les consommations n'existeraient pas.

Changer de technique de construction du prix des choses, pour passer, avec facilité, de l'irrationnel inextricable au rationnel compréhensible, est une utopie praticable puisqu'un concept réfléchi par un penseur immobile, en vue de prendre le bon chemin sans être de stupides brutes.

J'invite donc de relire le commentaire, objet de la critique de Mary et boureau, après avoir compris ce que Thomas More pense de l'utopie appliquée à un modèle de gouvernance.

En partant du sens donné par Thomas More (inventeur du mot) :
"C'est à partir des maux de son temps et des distorsions sociales induites par un système économique et un pouvoir profondément irrationnels et injustes que l’utopie devient un ensemble d’innovations destinées à provoquer un changement. L'utopie consiste à penser l’organisation d’une société différente, le concept précède le terme et renvoie à un futur potentiel." (Virginie Alnet)

L'utopie qui suit a un potentiel (plus que les commentaires auxquels se livrent Marquet, Mary, Robert, enfin il me semble si ce n'est que parce que je ne fait que m'écouter et ne pas croire que cela intéresse les autres).

La monnaie n'est plus d'échange, notre regard sur la réalité de son usage, aujourd'hui, est de voir la monnaie circuler d'un porte-monnaie à un porte-monnaie, souvent hors de sa poche puisque délocalisée mais cette circulation n'est pas gratuite, elle est le reflet d'une circulation de biens ou de services.
Le terme d'échange de monnaie n'est donc plus approprié, à la rigueur celui d'échange peut s'entendre pour les valeurs, encore que la valeur est perdue dans un cas et devient valorisation chez l'autre.

Surtout, l'échange de monnaie n'est plus valable quand on la partage pour acquérir diverses consommations ou quand le prix de la consommation est partagé pour aller dans les porte-monnaie de l'un ou de l'autre.

L'utopie de dire que la monnaie n'a plus à avoir la fonction d'échange mais une double fonction, celle de circulation ou celle d'échange, ce qui correspond à la réalité de son usage, devient bien une innovation destinée à provoquer un changement et à partir de cette utopie penser l’organisation d’une société différemment, par forcément une société différente, mais, ici, passer d'une vision idéologique de notre société à celle de la réalité de cette dernière, où la monnaie n'est que l'outil de la circulation de la production, ou bien, du partage des consommations.

Notre problématique devient, alors, l'équité des productions et des partages des consommations, et pour ces dernières, en pourcentage entre secteurs puis, en pourcentage entre ayants droit à la consommation, dans chacun des secteurs, pourcentage qui ne se traduisent que par des parts de consommations, indépendantes de leur valeur construite par le système actuel, mais dépendantes des valeurs construites par le partage décidé démocratiquement.

Ainsi nous aurons une économie que nos partages décidés veulent et non une économie qui décide le partage et qui, faute d'être celui qui nous convient, doit constamment remplacer une injustice par une autre et, trop de fois, ajouter une injustice sans faire disparaître celle que l'on veut supprimer.

S'accorder, démocratiquement, sur le partage équitable des consommations et l'équité dans leur production, tout en qualifiant ce qui est une production agréable et utile à la vie de ce qui ne l'est pas pour éviter les causes de leurs productions, est bien une utopie qui regarde le réel et reste du domaine du réalisable sans attendre trop longtemps.

Mary Preud'homme

"Je vous rappelle que je suis votre patron, monsieur le militaire. Vous semblez l'avoir oublié..." (Robert Marchenoir, 25 juin 8:21 @ Antoine Marquet)
------

A pleurer de rire ! Pauvre garçon totalement en panne d'arguments et de répartie intelligente ! Gageons qu'il ne va pas s'en remettre de s'être fait rappeler à l'ordre par un ex-colonel de la Légion !

Robert Marchenoir

@ antoine marquet | 24 juin 2019 à 21:08

Toujours en train de détourner la conversation. Toujours rien sur les Gilets jaunes, sujet de mon commentaire que vous prétendiez attaquer.

Mais puisque vous tenez à éviter le sujet, allons-y. Je suis votre homme. Je m'adapte aux plus tordus, moi, vous savez. Vous disiez donc :

"Quant au métier de militaire, monsieur le sachant, je crains que vous n'ayez strictement rien à m'apprendre…"

Vous faites preuve d'une singulière prétention. Et, surtout, d'un inquiétant prurit anti-démocratique... Je vous rappelle que je suis votre patron, monsieur le militaire. Vous semblez l'avoir oublié. Nous ne sommes pas dans une dictature sud-américaine, ici.

Au demeurant, rien ne nous dit que vous soyez celui que vous prétendez être. Sur Internet, tout le monde est anonyme.

"Lorsque je dis 'vous continuez sans pitié pour quiconque', le 'quiconque' n'est pas de moi mais de la modératrice (qui n'a pas voulu qu'on parle pour elle, NDLM)… Je faisais référence à la longueur démesurée de vos commentaires qui obligent au moins la correctrice à lire en entier ce qu'on peut parfois taxer de pur délire ; heureusement pas toujours."

Il m'a fallu lire trois fois ce passage pour comprendre votre absence de pitié à l'égard de la modératrice, que vous avez contrainte ici, successivement, à de singulières contorsions. Puis-je vous suggérer de vous occuper de vos fesses, plutôt que d'exciper du bien-être de tierces parties, qui sont, me semble-t-il, largement en position de se faire respecter ?

"Cet autre délire par lequel vous m'accusez de prononcer des menaces de mort à votre encontre (Requiescat in pace Marchenoir) prouve bien que vous savez tout mais comprenez mal !"

Je comprends très bien que vous faites l'imbécile, comme tant de trolls avant vous. "Requiescat in pace" est ce que l'on écrit sur les nécrologies et sur les tombes. N'ajoutez pas, à la lâcheté qui vous conduit à m'attaquer sans dire un mot sur le fond de mon propos, celle qui vous amène à prononcer, à mon encontre, des menaces de mort feignant la sollicitude.

Et sinon, concernant les mensonges des Gilets jaunes et leurs menées factieuses, que j'ai documentées dans le commentaire ayant provoqué votre courroux, vous avez quelque chose à dire ? Ou bien vous parlez en l'air, vous qui n'avez pas l'air de beaucoup aimer le savoir ?

Je trouve curieux, au demeurant, qu'un officier comme vous (toujours en admettant ce que veut la rumeur publique sur ce blog) soutienne des émeutiers qui n'ont pas fait mystère de leur volonté de renverser le gouvernement par la violence, et qui ont joint le geste à la parole en se livrant à d'innombrables exactions contre les forces de l'ordre. Militaires compris.

Ellen

@ Savonarole | 24 juin 2019 à 14:15
"Vu de l’étranger, Macron apparaît comme un petit coq sur son tas de fumier (Benalla) qui donne des leçons au monde entier. C’est une tare française que de croire que nous sommes universels."

Tout à fait. Je rejoins votre analyse.
Je donne à Macron une bonne dizaine d'années avant qu'il soit mûr pour gouverner un pays. Pendant qu'il fait son apprentissage, le pays est au plus mal.

antoine marquet

@ Robert Marchenoir

Vous êtes un sachant qui ne comprend pas tout hélas !

Lorsque je dis "vous continuez sans pitié pour quiconque", le "quiconque" n'est pas de moi mais de la modératrice (qui n'a pas voulu qu'on parle pour elle, NDLM)… Je faisais référence à la longueur démesurée de vos commentaires qui obligent au moins la correctrice à lire en entier ce qu'on peut parfois taxer de pur délire ; heureusement pas toujours.

Quant au métier de militaire, monsieur le sachant, je crains que vous n'ayez strictement rien à m'apprendre…

Cet autre délire par lequel vous m'accusez de prononcer des menaces de mort à votre encontre (Requiescat in pace Marchenoir) prouve bien que vous savez tout mais comprenez mal ! Vous collez comme ça au gré de vos divagations des étiquettes à celui-ci ou à celui-là à votre guise… sûr que vous êtes de votre science divinatoire.

Giuseppe

@ fugace | 24 juin 2019 à 16:27

Le viaduc de Millau, bien évidemment magnifique, mais que voulez-vous on préfère inviter des repris de justice sur les plateaux TV et radios - je caricature à peine - et jamais ceux qui sont dans l'effort ; c'est ainsi, le travail ne fait pas recette pour les temps de cerveaux disponibles, on dirait même qu'il fait peur.

Ceci dit c'est un métier les ponts, comme pour les tunnels et les hôpitaux, ou sans doute le plus ingrat, le logement en accession à la propriété, pour les ulcères d'estomac c'est gagné ! Il faut y avoir touché pour tester la résistance de chacun. Mais ceci est une autre histoire.

Mary Preud'homme

@ sbriglia | 24 juin 2019 à 17:42

C'est quand même mieux qu'un unaire (ex-avocat cireur de pompes) avec un seul argument en forme de préjugé !
Et qui en outre aurait besoin d'un garagiste pour faire la vidange de sa voiture !

sbriglia

Et entre un pompier et un écrivain, lequel choisiriez-vous pour sauver votre maison en feu ?

Et entre un garagiste et un avocat, lequel choisiriez-vous pour votre vidange ?

Sacrée Mary ! Toujours aussi binaire...

Mary Preud'homme

Entre un causeur intarissable, style Marchenoir, non fonctionnaire assumé qui a réponse (verbale) à tout, et un agissant responsable (style Marquet) ex-officier de la Légion, qui ne parle que fort peu (contrairement à l'autre) et en outre, seulement de ce qu'il connaît, bien qu'étant catalogué par le précédent de fonctionnaire militaire coûteux et inutile, lequel choisiriez-vous pour défendre la France ou même, plus prosaïquement votre foyer ?

fugace

@ Giuseppe | 22 juin 2019 à 15:02

Les gars du bâtiment :

https://www.youtube.com/watch?v=40t0rvb7YWs

Il y a eux aussi pour prendre de la hauteur, pour le plaisir :
https://www.bing.com/videos/search?q=le+pont+de+millau+vid%c3%a9o&qs=n&sp=-1&ghc=1&pq=le+pont+de+millau+vid%c3%a9o&sc=0-23&sk=&cvid=617791404F904327A80C69D7BA8A081D&ru=%2fsearch%3fq%3dle%2bpont%2bde%2bmillau%2bvid%25C3%25A9o%26qs%3dn%26form%3dQBRE%26sp%3d-1%26ghc%3d1%26pq%3dle%2bpont%2bde%2bmillau%2bvid%25C3%25A9o%26sc%3d0-23%26sk%3d%26cvid%3d617791404F904327A80C69D7BA8A081D&view=detail&mmscn=vwrc&mid=54DEE374D595DB84A00454DEE374D595DB84A004&FORM=WRVORC

Robert Marchenoir

@ antoine marquet | 24 juin 2019 à 00:36
"Vous continuez sans pitié pour quiconque… Je vous savais sachant… je ne pensais pas toutefois que vous fussiez l'avocat de jack ! Requiescat in pace Marchenoir."

Certains, ici, vous tressent des couronnes parce que vous êtes un ancien militaire. Personnellement, je ne suis ni pour, ni contre les militaires.

Je remarque simplement que vous m'accusez de "manquer de pitié pour quiconque", alors que je ne fais que présenter des faits et des arguments relatifs aux Gilets jaunes.

Faits et arguments auxquels vous ne jugez pas utile de répondre.

C'est assez culotté pour un ancien militaire, dont le métier consiste à tuer des gens. La pitié ne consiste pas à s'abstenir d'exprimer, en démocratie, une opposition argumentée sur des questions politiques. La perversion des mots, le deux poids, deux mesures dont vous faites preuve sont véritablement dignes du livre Guiness des records.

D'autre part, s'il y a une chose dont un militaire doit tenir compte, sous peine d'entraîner sa mort et celle des hommes dont il est responsable, ce sont bien les faits.

Votre superbe ignorance de ces derniers ne plaide pas en votre faveur.

Enfin, vous terminez par ce qu'il faut bien appeler des menaces de mort à mon encontre. Naturellement enveloppées sous le voile de l'hypocrisie qui permet la dénégation, à l'instar d'innombrables trolls plus vicieux les uns que les autres qui ont défilé ici.

Vous confirmez ainsi le bien-fondé de la condamnation que je porte contre les gilétistes, qui eux aussi n'étaient pas avares de menaces de mort, lorsqu'on avait l'audace d'exercer sa liberté et ses droits démocratiques en exprimant son désaccord à leur égard.

Mary Preud'homme

@ Ange Leruas qui a écrit le 24 juin à 11:21
"Pour ma part avant de déserter le rond-point, et peut-être ce blog, où chacun de nous ne fait que s'écouter, j'aurai transmis mes doléances, ma doléance : le retour à la raison."

Ce qui s'appelle, juger les autres par soi-même. Evidemment si vous soupçonnez "les différents intervenants" de ne faire que comme vous en venant sur ce blog pour "s'écouter", inutile de vous accrocher et de poursuivre dans une voie sans issue, très cher Ange Leruas, hélas !!

Savonarole

Peu importe le niveau mental et culturel des Gilets jaunes, ou bien qu’ils soient communistes ou pas, la leçon à retenir est l’immense coup de pied qu’ils ont donné à une bourgeoisie parisienne qui se rêve viager de leurs petits mandats. CGT et CFDT y compris, cette affaire révèle la nullité de notre syndicalisme et de nos politiques.
Vu de l’étranger, Macron apparaît comme un petit coq sur son tas de fumier (Benalla) qui donne des leçons au monde entier.
C’est une tare française que de croire que nous sommes universels.

Giuseppe

@ Robert Marchenoir | 24 juin 2019 à 06:07
"Non, rien... une paille : 11 milliards d'euros, et encore, ils ne sont pas contents."

Bob - je me permets -, 11 milliards d'euros, une misère, 0.0047 du PIB, 4X10-3... Rien, nada, insignifiant, une poignée de pistaches au regard de notre dépense publique.
Commençons à gratter là il faut, je vous rappelle les 15 milliards sous le tapis d'un René Dosière qui s'était bien accoutumé à cette vie de pacha dont il a profité et qui sur le tard découvrait la lune.

J'imagine qu'un regard et un teint moins rougeaud que le sien, simplement un peu plus frugal, doit bien économiser le double, son taux de graisse à lui n'en aurait pas diminué pour autant, s'il avait eu le courage de se battre en son temps.

Certes il faudra augmenter les prix de la cantine des Assemblées, taper sur les frais d'obsèques de nos élus (20 000 € pour le Sénat encore), enlever en fait partout seulement la poche et le papier du bonbon, et vous verrez les recettes exploser.

Et ainsi revenir le sourire de la soignante, qui vous passera le brumisateur, éclairer son visage, car enfin elle sait qu'elle pourra payer la cantine à ses enfants sans compter.
Quel bonheur Bob - je me permets -, depuis votre fauteuil, le ventilateur, le brumisateur et le sourire qui ne vous aura coûté que 0,00... et des poussières, rien que pour le plaisir...

boureau

@ Ange Leruas 24 juin 2019 11:21
"La production des uns devient la consommation des autres"

Et bla bla bla... Et bla bla bla...

Vous croyez vraiment que vous nous apprenez quelque chose ?

Votre paradigme utopique est vieux comme le monde justement parce qu'il est utopique.

Rappel d'un "paradigme réaliste" : "Deux brutes qui marchent iront toujours plus loin qu'un intellectuel assis" (qui pense) !

Les intellos qui pensent, nous en avons des milliers dans les structures étatiques. Ce dont nous avons besoin, ce sont des Français qui travaillent !

Cordialement.

Giuseppe

@ GLW | 24 juin 2019 à 08:13

Quarante minutes de home-trainer, rien de mieux pour retaper un homme et muscler la réflexion.
Ces compagnons, du Devoir ou pas, ces soldats, ces guerriers tels que nous les appelions, ont permis à des jeunes comme moi de se forger, de ne jamais lâcher le morceau.
Levés dès l'aube pour envoyer du béton, huiler des banches et poser du treillis-soudé à l'intérieur, par tous les temps y compris les jours de canicule où nous leur portions de l'eau en bouteille pour qu'elle soit bien fraîche dans les frigos.

Des locaux de réunion où parfois cela sentait la sueur et le cambouis mais le plaisir de lever la tête et de voir un bouquet sur le dernier plancher de l'hôpital posé, cela vaut bien un empire.
Le précieux Jack pourra s'y soigner sans se boucher le nez et sans l'odeur du pastis mais avec la transpiration indélébile sur les murs, j'espère qu'il n'en sera pas incommodé.

J'arrête là, j'aurais traversé le désert avec eux, ils m'ont accompagné dans les galères, sur des sites impossibles en délai et pourtant… Des opérations commando pour les désigner, des nuits de travail… Que du bonheur au bout.

Quand je vois que l'on invite encore sur un plateau un élu de la République tel que Balkany pour qu'il serve sa soupe rance, qui planquait ailleurs, et de nous expliquer que c'était pour notre bien.
Un sale type qui ne croyait pas en son pays, qui cachait ailleurs son sale fric et d'occuper encore les plateaux TV.

Alors je préfère les humbles, les Courageux, ils n'ont pas fait beaucoup d'études et pourtant, leur ingéniosité était troublante… On apprend toujours du plus simple, et ils m'ont beaucoup appris.

Aliocha

Le jour où la fin du monde sera annoncée avant la fin du mois, Mme Marson sera devenue Algérienne, portant sous son voile le sourire de la révolution, les poignards aiguisés à l'ombre des ressentiments retourneront à la violence primale et le réchauffement climatique sera reconnu pour rien face au réel problème, nous ne savons pas gérer nos déchets et nous auto-intoxiquons, incapables d'entrevoir la proportionnalité des courbes de la croissance avec celles des inégalités, logique de nos incapacités à inventer le nouveau modèle viable, que les émergents pourraient alors imiter car il semblerait qu'ils ne savent imaginer autre chose que de copier le fatras occidental sauf à retourner aux intégrismes mortifères, dont l'Occidental ici subit alors lui aussi la tentation.

Nous aurions pourtant les moyens d'opérer le choix salvateur, qui se joue au niveau individuel en démocratie car je crains que tous les pouvoirs ne sachent plus que tendre le vide d'un miroir aux opinions et, comme l'indique notre hôte à qui j'éprouve ici le besoin d'exprimer ma gratitude car il sait, même dans les pires médias populistes, offrir l’élan vital d'une pensée équilibrée seule à même d'être partagée par tous, il sait indiquer le sens qui désormais manque cruellement aux désordres nihilistes nietzschéens qui décrochèrent la terre de tous ses soleils, il sait rappeler que la seule mesure fiable est humaine, que si un dieu existe, il nous a offert cette unique certitude :

"...le bas et le haut n'ont aucun sens en République et que la politique est de servir équitablement, au regard de leurs besoins respectifs, le premier comme le second."

Ainsi, et grâce à des serviteurs tels que lui, la pourriture dont on accable notre Institution n'empêchera pas de redresser la torsion de ses perversions, la verticale alors plantée sur l'horizontale aplanie des relations apaisées, pourra affirmer le sens insigne auquel l'humanité est, si elle le désire, conviée.
Merci, M. Bilger.

Ange Leruas

C'est bien la première fois que j'ai été incapable de lire l'intégralité des commentaires, peut-être pour avoir, contrairement à l’accoutumée, commencé par le dernier, très vite j'ai été saturé, je n'ai pas trouvé le fil directeur qui nous ramènerait aux Gilets jaunes. Si ce n'est celui de penser que si nous, blogueurs, nous trouvions ensemble à manifester, pour… sur les ronds-points nous n'aurions pas eu besoin de la police pour nous les faire déserter.

Nous l'aurions fait de nous-mêmes par incapacité à trouver un socle commun en vue d'avoir un débat débouchant sur des revendications saines.

Pour ma part avant de déserter le rond-point, et peut-être ce blog, où chacun de nous ne fait que s'écouter, j'aurai transmis mes doléances, ma doléance : le retour à la raison.

POUR PLUS D'ÉQUITÉ : RETOUR A LA RAISON.

Ne dit-on pas que tous les chemins mènent à Rome ?

En économie, ceci n'est pas vérifié, pour Rome, mais en tout cas, pour chercher à avoir un monde plus juste, tous les chemins que nous prenons nous mènent au même paradigme.

Lequel ?

Celui que nous allons découvrir, en portant notre regard sur notre réalité de l'organisation de notre vie, dans notre société nationale.
Dans notre vie, dans notre nation, chacun de nous cherche à satisfaire ses besoins matériels ou ludiques que nous allons satisfaire par des biens ou en services qui, hors l'auto-production, sont des productions des autres ce qui fait que la base même de notre organisation repose sur une première prémisse :

La production des uns devient la consommation des autres.

Ceci démontre que notre société est déjà composée de producteurs et de consommateurs. Ce qui nécessite de les différencier, bien que chacun de nous soit, a été, ou sera, à la fois le producteur de l'autre et le consommateur des productions des autres. Cela nous amène à une deuxième prémisse :

Chacun de nous dans sa vie est à la fois, à des instants différents, un producteur ou un consommateur.

Il convient donc d'avoir une autre définition que producteur et consommateur, puisque nous sommes les deux. Donc : de nous redéfinir comme étant
* des actifs lors de nos temps d'activité- à qui il est donné un pouvoir de consommation. C'est-à-dire pour une partie de nos consommations nationales
* des inactifs lors de nos temps d'inactivité, dont certains temps sont répertoriés et ces temps d'inactivé font de l'inactif un ayant-droit, à qui on donne un pouvoir de consommation pour chaque temps d'inactivité répertorié. C'est-à-dire pour une partie de nos consommations nationales.

* Mais encore notre vie en société s'est dotée d’un système de solidarité face aux risques de santé, qui nous permet d'accéder aux soins donc d'être, que l'on soit actif ou inactif, un consommateur en biens et services de santé qui constituent, encore, une partie de notre consommation nationale.
* Enfin, notre vie en société nationale a décidé, pour des usages qui sont communs à tous, de collectiviser ces usages et les offrir à tous, actifs comme inactifs. et ces usages sont, une fois de plus, une partie de la consommation nationale.

Ce qui fait que, nous actifs ou inactifs, allons consommer, au sens large du terme - de faire usage -, en scindant nos consommations nationales en catégorie,
* les usages familiaux des actifs pour des temps d'activité,
* les usages familiaux des inactifs, pour leurs divers temps d’inactivité,
* les usages mutuels de santé pour les actifs et les inactifs,
* les usages collectifs pour les actifs et les inactifs.

Nous sommes parvenus à notre paradigme de vie en société nationale.

Savoir quelle part de la production globale des actifs (part de temps passé par eux) à consacrer à telle chose ou telle autre, à l'un ou à l'autre, telle catégorie ou telle autre, sachant que la somme sera toujours égale à la globalité de la production nationale ou un peu plus si nous mettons à contribution d'autres nations qui produiront plus pour nous que nous pour elles, et dans ce cas nous manquerions de civisme si nous n'inversons pas ce principe, par la suite.

Résultat : si personne ne veut produire davantage, pour l'un ou l'autre de nos usages, acceptons nos partages actuels
* 54 % pour les actifs et 46 % pour les inactifs
* 55 % en usage familial, 13 % en usage mutuel de santé et 32 % en usage collectif.
Ceci accepté, ne nous reste, si nécessaire, qu'à ventiler ces pourcentages, entre des sous-catégories puis entre leurs ayants-droit respectifs, de manière équitable.

Nous n'avons qu'un seul défi à réaliser, c'est celui qui précède. Tout le reste ce n'est que brasser des mots à partir de préjugés et d'idéologies, pour arriver à rien, sauf se faire opposer les uns aux autres. Tout ça pour avoir oublié ce qui est la base de notre vie en société: la production des uns, devient la consommation des autres.

Un autre défi, car même celui de l'équité dans la production et il va de soi, bien entendu, de choses agréables et utiles à la vie, et pas le peu utile et le peu agréable.

Le choix entre la raison et l'idéologie est le vôtre et notre vie en société nationale ne sera que le résultat voulu par la majorité qui va faire son choix et l'imposer aux autres : le chemin de la raison, la partition équitable des productions de nos actifs ou le chemin de l'idéologie, des droits acquis, de l’État providence où les entreprises doivent payer. Chemin que nous suivons aujourd'hui avec le résultat que vous connaissez.

A) Voulez-vous continuer, comme aujourd'hui : croire aux boucs émissaires qui nous empêchent d'être une société équitable. Avec son lexique imaginé (longue liste modifiable à tout-va) qui nous modélise pour:

Avoir un monde à l'envers : une économie qui impose une organisation de vie en société nationale.

B) Voulez-vous suivre le chemin de la raison : la recherche de l'équité de production et de consommation, de chacun de nous, tel que nous le déciderons démocratiquement par un partage de la consommation nationale. Avec pour lexique exhaustif : actifs, producteurs, consommateurs, inactifs, rétributions, attributions, contributions, transferts, monnaie fonction circulation, monnaie fonction partage : économie active, économie passive, et entre elles, l'interface épargne.

Puis, avec ce lexique, deux heures d'explication pour tout comprendre et éradiquer nos erreurs, en règles structurelles et, aussi, en comportements, trop souvent nocifs sans en avoir la conscience.

Avoir un monde à l'endroit, où c'est notre organisation de vie en société nationale qui impose notre modèle économique.

Gavroche

@ Tipaza | 23 juin 2019 à 12:30
"Le mouvement des Gilets jaunes est fini, et Macron l'a déjà oublié ou presque, mais l’esprit de déception, de crainte de l’avenir et de rancœur est toujours présent."

Non !
Je vous aime bien Tipaza, mais n'enterrez pas les vivants !
Le gilet jaune est une précaution pour se faire voir sur le bord des routes, mais ce qu'il y a dessous, c'est aussi un peu ce que vous dites, mais plus que cela c'est braver l'anonymat individuel par une voix collective pacifique - celle du peuple -, c'est oser se faire mutiler par la police des gouvernants par un pur esprit de patriotisme, lorsque celle-ci est en danger, c'est démontrer aux gros bourgeois inutiles que l'on existe et qu'il n'y a pas qu'eux sur terre, c'est marquer une opposition au désir d'anéantir notre démocratie pour le simple plaisir des crétins qui sont au pouvoir sans changement depuis des décennies.

Il est évident que monsieur Philippe Bilger ne peut pas comprendre cela, lui que les Gilets jaunes n'ont même pas effleuré.

Quant à Macron, fils de Satan, il n'anime que la haine c'est son karma, comment d'ailleurs apprécier un psychopathe qui n'aura vécu que dans la tromperie depuis son adolescence. Une pensée complexe car malade et qui n'a rien à faire à une place décisionnelle entouré d'olibrius appliqués et d'escrocs patentés.

Les Gilets Jaunes c'est une prise de conscience collective sur la nécessité de défendre nos acquis républicains et nos frontières.

GLW

@ antoine marquet | 24 juin 2019 à 00:36
@ Giuseppe | 23 juin 2019 à 23:52

Malheureusement,vous perdez votre temps à vouloir expliquer des choses à des gens qui parlent trop souvent de ce qu'ils ne connaissent pas.
Ils ne savent pas non plus que la vie est capricieuse et que leur petit bonheur ne tient pas à grand-chose, un incident de la vie ou une délocalisation et voilà que votre environnement se transforme et tout bascule. Vous vous retrouvez dans la file d'attente des Restos du coeur sans avoir eu le temps de l'imaginer. Mais il est vrai qu'il faut voir le bon côté des choses. Être un travailleur pauvre et dormir dans sa voiture présente l'avantage de ne pas payer de taxe foncière et autres impôts locaux.

breizmabro

@ Robert M. 24 juin 2019
"Méfiez-vous, parce que si vous laissez Mélenchon approcher du pouvoir, il va vous piquer votre Hasselblad. Et je ne vous parle pas de vos objectifs Zeiss..."

Qôâââh Méluche pourrait me faire ça ! Vous avez bien fait de me prévenir, je ne vais pas le laisser s'approcher... de mon Hasselblad et de mes objectifs.
En même temps, comme dit l'autre, vu son âge je ne prends pas beaucoup de risques ;)

Adéo Robert M.

———————

@ Ellen 23 juin 2019 à 16:21

Il y a belle lurette que je ne réponds plus aux provocations idiotes de ce pov' monsieur qui m'indiffère à un point qu'il ne peut imaginer.

Adéo Ellen

scoubab00

@ Ellen | 23 juin 2019 à 08:07

Impressionnant. Vous auriez pu ajouter : le changement d'heure semestriel qui perturbe le rendement de nos braves vaches à lait continentales. Pouhlala, malédiction et pattes de lapin croisées, que vous arrive-t-il, chère petite chose ?

Robert Marchenoir

@ breizmabro | 23 juin 2019 à 17:43
"Excusez-moi de préférer entendre le tribun Mélenchon aux pauvres déblatérations de Manu durant ses 'Grands débats'."

Oui, ben méfiez-vous, parce que si vous laissez Mélenchon approcher du pouvoir, il va vous piquer votre Hasselblad. Et je ne vous parle pas de vos objectifs Zeiss...
______

@ Giuseppe | 23 juin 2019 à 23:52
"D'abord ils ne vous demandent rien les Gilets jaunes."

Non, rien... une paille : 11 milliards d'euros, et encore, ils ne sont pas contents.
______

@ hameau dans les nuages | 23 juin 2019 à 12:54

Je ne nie pas que les Black Blocs ne soient arrivés que dans un second temps. Mais ce n'est pas la question. Les Gilets jaunes ont explicitement soutenu les Black Blocs, leurs méthodes et leurs revendications sont similaires même si elles sont moins extrêmes, et finalement, seraient-ils différents, que le fait même d'organiser des manifestations dont ils savaient pertinemment qu'elles attireraient les exactions des Blacks Blocs suffit à les condamner, au bout d'une, deux ou trois fois.

Mais allons plus loin. Ce qui est frappant, quand on lit les propos de Stephen Hicks, c'est qu'ils s'appliquent parfaitement aux Gilets jaunes une fois qu'on en a retiré les Black Blocs.

Combien de fois avez-vous entendu des Gilets jaunes, ou des partisans des Gilets jaunes, dire : "Oui oui oui la violence c'est bien malheureux, mais hélas on n'obtient rien sans la violence, dans s'pays" ? Ici même, cela a été écrit des dizaines de fois.

Stephen Hicks, au sujet des Antifas : "Ils sont convaincus que seule la violence paie."

Combien de fois avez-vous entendu les gilétistes rejeter obstinément toutes les concessions du gouvernement (pourtant fort nombreuses), refuser toute négociation -- et ne parlons pas de discuter des arguments présentés par leurs opposants ?

Stephen Hicks : "Ils sont coupés de toute rationalité. Ils n'attachent plus d'importance au débat."

Combien de fois avez-vous entendu les gilétistes avancer les arguments et les revendications classiques des socialistes (justice sociale, faire payer les riches, etc.), au détriment de toute autre ?

Stephen Hicks : "Ils rejettent toute approche de la politique qui serait libérale, démocratique ou républicaine."

Combien de fois avez-vous entendu les gilétistes agonir d'injures quelqu'un, simplement parce qu'il exprimait certaines critiques à l'égard du mouvement (sans forcément le condamner dans son ensemble), voire parce qu'il ne s'employait pas à en faire activement la promotion, voire même parce qu'il déplorait tel incident qui, sans être imputable au cœur des Gilets jaunes, altérait son image et donc était traître à la "cause" ?

Je pense en particulier à l'agression antisémite d'Alain Finkielkraut, dont le meneur était un islamiste identifié, et qui pouvait donc être facilement condamnée, par les gilétistes, au motif qu'elle n'avait pas été commise par "les nôtres".

Eh bien ! la tonalité générale des gilétistes, à cette occasion, fut de rejeter la faute sur Finkielkraut, sur les médias et sur les personnalités qui, à juste titre, s'étaient indignés de l'agression.

Un blogueur d'extrême droite, vigoureusement gilétiste, a même eu l'ignominie de titrer : "Finkielkraut insulté (le pôv' chou) : la descente aux enfers des Gilets jaunes continue". C'est Finkielkraut qui se fait insulter et menacer en meute, avec une violence inouïe, par des Gilets jaunes, et ce sont les Gilets jaunes qui sont les victimes. Tandis que la vraie victime est un lâche, par lequel arrive tout le mal.

Et l'ignominie se fait plus précise : "Comme d'habitude, Finkielkraut fait son petit cinéma de pleurnicheuse victimaire, avec sa tête de chien battu. L'antisémitisme est bien assez dégueulasse comme ça, c'est minable de l'instrumentaliser."

Incroyable inversion accusatoire : les Juifs sont des lâches, ils n'opposent pas de résistance à leur persécution, ou alors ils s'en plaignent de façon exagérée, donc en définitive ils en sont bien les responsables. A l'instant même où je fais mine de professer ma réprobation de l'antisémitisme, je reprends à mon compte l'une de ses calomnies les plus viles et les plus rebattues. Rien n'y manque, pas même l'attaque sur le physique et la féminisation insidieuse de l'adversaire.

Pourquoi cette rage et cette ignominie ? Eh bien, parce que cela porte atteinte à la Cause : "Puisqu'on vous dit que cette anecdote condamne l'ensemble des Gilets jaunes...".

Écoutons à nouveau Stephen Hicks : "En même temps, ils divisent les gens entre 'eux' et 'nous'. Ceux qui ne font pas partie du groupe ne sont pas des êtres humains. Il faut déshumaniser l'adversaire pour pouvoir lui donner des coups de poing dans la figure, le frapper avec un bâton, et ainsi de suite."

Pôv' chou, pleurnicheuse victimaire, tête de chien battu. On est en plein dans la déshumanisation. Vous pouvez remplacer les coups de poing dans la figure et les coups de bâton par le blocage de la circulation, les jets de pavés ou de barrières de chantier, les cocktails Molotov et les autres exactions systématiques des Gilets jaunes. Je ne parle même pas des Black Blocs.

Sur les fameux ronds-points, les automobilistes étaient sommés d'arborer le gilet jaune sous le pare-brise. Sinon, blocage. Le moindre leader tentant d'émerger, et d'endosser de véritables responsabilités, recevait des menaces de mort.

Stephen Hicks : "Il y a aussi une forme de lâcheté qui consiste à enfiler l'uniforme, à se défaire de son individualité pour se fondre dans le groupe. Vous n'êtes plus une personne ; vous vous déplacez en groupe, et vous laissez la psychologie du groupe prendre le dessus."

Seule la psychologie de groupe peut expliquer des comportements délinquants et irrationnels comme ceux de ces Gilets jaunes "du début" (pas des Black Blocs !) qui se sont mis à une dizaine pour renverser les grilles des Tuileries -- tuant presque l'un de leurs camarades sous le poids de l'ouvrage.

Tout au long du mouvement, les gilétistes ont nié avec la dernière vigueur leurs responsabilités dans les violences. Les leurs propres, comme celles exercées par la police. Le déni systématique de réalité fut spectaculaire. Depuis le fait de considérer comme leurs martyrs les tués de la route dus à leurs barrages, jusqu'à la dénégation systématique des violences perpétrées par eux dans les manifestations. Combien de fois avez-vous entendu : de toutes façons, c'est Macron qui est responsable des violences (les nôtres, comme celles de la police en réplique) ? Même les soi-disant responsables du mouvement ont répété ce mantra.

Stephen Hicks : "Et puis, vous vous placez délibérément dans des situations où vous tentez d'inciter à la violence. Il y a cette forme de défi du combat de rue : qui frappera le premier ? Peut-être vous, peut-être ceux du camp d'en face. Ça n'a pas vraiment d'importance. Vous savez que quelqu'un va déclencher la violence le premier. Peu importe qui. Dans tous les cas, cela vous servira d'excuse, vous direz que les autres l'ont bien cherché."

Depuis le début, le mouvement possède cette double caractéristique : la conviction qu'il faut "prendre" physiquement l'Élysée et les lieux de pouvoir pour faire tomber le régime (agressions des politiciens à leur domicile, etc.), et bien sûr, une tonalité socialiste générale.

Stephen Hicks : "Les Chemises brunes étaient socialistes elles aussi, donc tout se résume au combat de rue : c'est leur modèle politique."

Une fois que vous évacuez les réactions émotionnelles qu'évoquent les mots d'antifas et de nazis, et que vous vous focalisez sur les revendications, les déclarations et les actes à l'exclusion de toute autre chose, le parallèle ne peut être que frappant.

Dernière chose : vous tentez, à nouveau, de nous vendre la vertu des Gilets jaunes canal historique. Mais quels faits apportez-vous à l'appui de cette assertion ? Aucun, en réalité :

"Au départ le mouvement des Gilets jaunes était vraiment bon enfant avec un appui populaire énorme. Il faut sortir des grandes métropoles et aller in situ. J'y suis allé la première fois par simple curiosité, comme ça, 'pour voir'."

"C'était énorme pour la campagne avec une majorité de femmes, avec des gens de tous revenus (dans la ruralité au contraire de la ville tout se sait, vous n'êtes jamais un inconnu), une Gendarmerie bon enfant, souriante, faisant le minimum syndical pour qu'il n'y ait pas trop de gêne..."

Bon enfant : je ne sais pas ce que cela veut dire. C'est une appréciation parfaitement subjective et émotionnelle. Appelez-vous bon enfant le fait de bloquer la circulation à travers le pays ? Pas moi.

Un appui populaire énorme : oui, et ça ne veut rien dire. Hitler a joui d'un appui populaire énorme. Marx aussi. Et donc ?

C'était énorme pour la campagne : vous voulez dire qu'il y avait beaucoup de participants, rapporté au peu d'habitants alentour ? Et alors ? Nous ne discutons pas effectifs. Nous discutons pertinence, bien-fondé politique, moralité, absence de nocivité envers autrui, etc.

Avec une majorité de femmes : et donc ? Femme = gentille créature inoffensive et vertueuse par nature ? Il faudra en parler aux policiers qui ont arrêté cette pétroleuse dans la cinquantaine, habituée du jet de cocktails Molotov sur les forces de l'ordre.

Des gens de tout revenus : et donc ? Si ces gens s'emploient à réclamer le socialisme et à pratiquer des exactions, qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse, qu'ils soient très riches ou très pauvres ?

Une gendarmerie bon enfant, souriante, faisant le minimum syndical pour qu'il n'y ait pas trop de gêne : donc vous êtes en train de nous dire que les gens que nous payons pour maintenir l'ordre ont, en réalité, fermé les yeux sur les fauteurs de désordre, parce qu'ils étaient du même coin. Je ne vois pas en quoi cela devrait nous réjouir, et encore moins en quoi cela justifierait le mouvement des Gilets jaunes.

Bref, vous qui affirmez avoir personnellement participé au mouvement et avoir côtoyé beaucoup de ses participants, vous êtes toujours incapable, 8 mois après le début des événements, de répondre au défi que j'ai lancé ici dès les premières semaines : montrez-moi une déclaration, un responsable, un document, un cahier de revendications, un acte, une pancarte, une banderole, un site Web de la mouvance, une interview dans un journal, une citation, quelque chose, qui montre que les Gilets jaunes sont autre chose que des militants cherchant à imposer le socialisme par la violence.

Montrez-moi un seul signe de libéralisme, de refus de la violence et d'adhésion à la démocratie. J'ai posé cette question à différents endroits depuis le début, je n'ai jamais recueilli de réponse. Y compris de la part de libéraux, assurant, à rebours de toute vraisemblance, que les Gilets jaunes AOC soutenaient leurs idées à eux.

Les seuls arguments que j'ai lus sont des déclarations aussi péremptoires que la vôtre : ils sont gentils, moi je les connais, ce sont des gens bien. Je regrette, mais ça ne suffit pas, surtout face à l'océan de preuves contraires qui existent.

Sans parler de la preuve par le gouvernement : pour répondre à l'émeute gilétiste, Macron a annoncé d'innombrables mesures socialistes, et a annulé la seule mesure micro-libérale de son programme : la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires.

Si les Gilets jaunes avaient vraiment été libéraux, Macron aurait cherché à les satisfaire en doublant ou en quadruplant le nombre de suppression de postes de fonctionnaires. Pas en annonçant davantage de services publics dans les petites villes.

anne-marie marson

L'hostilité maladive de Ph. Bilger envers les GJ fait de lui un supporter de la comédie macronienne.

La résilience des GJ, qui continuent à défiler tous les samedis malgré les multiples condamnations et persécutions auxquels ils sont soumis, est inaccessible à Ph. Bilger, qui frôle l'AVC quand il parle des GJ. Comment quelqu'un d'intelligent peut-il ne rien comprendre aux GJ ?

Comme lui auraient été inaccessibles les défilés des mères de la place de Mai, en Argentine, qui ont défilé pendant 25 ans pour réclamer des éclaircissements sur le sort de leurs enfants (CNews).

Et comme le font tous les vendredis les opposants au gouvernement en Algérie.

Cela m'est incompréhensible.

antoine marquet

@ Robert Marchenoir

Vous continuez sans pitié pour quiconque… Je vous savais sachant… je ne pensais pas toutefois que vous fussiez l'avocat de jack !
Je n'ai jamais parlé de "l'esprit des gens" mais de "l'esprit de jack" !
Vous savez, le commentateur qui met tout le monde dans le même sac !
Requiescat in pace Marchenoir.

————————

@ Sbriglia

Il en a des avocats le bon jack...
Le colonel n'a jamais prétendu que les GJ étaient une élite de la France… le coquelicot a peu d'odeur, peu de Français boivent du Petrus... Il n'est point besoin de boire du Petrus pour être quelqu'un de bien ! Peut-être même, bien au contraire…

Selon vous les "petites gens" de la France d'en bas comme le prétendait un ancien Premier ministre, n'ont droit à aucun respect. Par la faute de quelques excités on doit jeter le bébé avec l'eau du bain ? Vous rêvez donc d'un pays où il n'y aurait que des élites… souvent plus corrompues que le campeur des Flots bleus…

Je n'ai aucune fascination pour quiconque mais sans doute quelque rancoeur contre ceux qui traitent leurs compatriotes (tout le monde dans le même sac) de gueux, de moins que rien ! Vous me supposez versaillais alors que le Roi n'est pas votre cousin ni celui de jack !... Le pain que vous mangez, le toit qui vous abrite n'ont pas été élaborés pour un, construit pour l'autre par des "élites" mais par des ouvriers. Au passage, le titre de "meilleur de France" n'est donné qu'à des ouvriers.

Quant aux "élites"... lorsque l'on voit ce que l'ENA et Sciences Po (par exemple) secrètent, on a parfois quelques haut-le-coeur...

Giuseppe

@ jack | 22 juin 2019 à 14:18

Mais qui êtes-vous donc pour faire de l'ironie à deux balles ?

"Si l'on ajoute à cela les dégradations dues aux casseurs, la vulgarité des slogans, l'incapacité à se structurer, le tir groupé dès qu'un leader pourrait émerger, il n'y a vraiment pas de quoi se solidariser."

D'abord ils ne vous demandent rien les Gilets jaunes, et ensuite les pourcentages de soutien à leurs revendications par la population oscillent entre 40 et 60 %. Vous ne les avez pas écoutés, ils disent tout l'inverse de ce que vous écrivez.

"Alors espérons que nous assistions à un dernier baroud d'honneur avant les congés payés et le pastis au camping des Flots bleus."

J'ai vu des puissants qui ne valaient pas mieux, Balkany et bien d'autres aussi, ne valent pas plus que vos "congés payés" objet de votre sarcasme qui puent le rance de l'humiliation.

Le pire c'est en vous spoliant que certains les prennent les congés payés j'en cite un parmi d'autres que vous connaissez sans doute.

Bien sûr une minorité dérape, et alors ? Sont-ils réellement des Gilets jaunes du moins dans leurs revendications et leur désespérance ? Les connaissez-vous ?

J'y ai vu beaucoup de mères seules élevant leurs enfants, soignantes souvent, et n'ayant sûrement pas les moyens d'aller au camping.
Pour elles les fins de mois étaient le 20 et ces mois se chevauchaient d'autant plus vite qu'ils étaient garnis de factures.

Peut-être un jour aurez-vous besoin d'elles, avec le sourire, de vivre décemment, retrouvé et de continuer à soigner… Même de vous elles s'occuperont.

Achille

@ Ellen | 23 juin 2019 à 16:21
« Vous avez quelque chose à rajouter ? »

Oui, je rajouterai simplement que je suis désolé de vous avoir vexée. Ce n’était pas mon intention.
D’une façon générale je ne réponds jamais à vos commentaires que je trouve sans grande originalité. De l’anti-macronisme primaire, particulièrement navrant, du même tonneau que celui que débitent les porte-flingues de LFI et du RN à longueur de journée.

Je précise tout de même que quand je réponds à un commentaire, je ne prends pas en considération la personne, mais son texte. Vous auriez été un mec, j’aurais écrit exactement la même chose.

Ceci étant je promets à l’avenir de ne plus vous importuner. Échanger avec vous ne présente pas beaucoup d'intérêt.
Bonne soirée !

genau

C'est curieux comment s'exerce la censure.
Gueuler, insulter, prendre à parti, houspiller, dédaigner, ça passe toujours.
Rester secret, ne jamais interpeller, en quelque sorte, ne pas ressembler à un député, c'est mal, c'est suspect, ça n'offre aucune aspérité, alors, autant s'en séparer.
Voilà pourquoi, puis-je imaginer, le vote est toujours d'actualité, mais jusqu'où ?
A quoi bon détester quand on peut forger en silence, fourbir, peausser et le moment venu, écorcher. Qui dira la subtilité des canaux oubliés ?

Robert Marchenoir

@ antoine marquet | 23 juin 2019 à 00:23
"Dans votre esprit, les protestataires ayant revêtu les gilets jaunes ne peuvent être que des franchouillards, vulgaires, habillés en marcel, buvant du pastis et sans doute puant de l'aisselle, qui, au bénéfice des congés payés ne peuvent être qu'au camping des flots bleus ! En 4 CV sur la nationale 7 ? Quelle suffisance !..."

Ce n'est pas "dans l'esprit des gens". C'est dans la réalité. Ce sont les Gilets jaunes eux-mêmes qui le disent, et qui s'en prévalent. Apparemment, le fait de sentir mauvais est une vertu, aujourd'hui, en France.

Quant à la suffisance, elle est du côté des Gilets jaunes. Il suffit de les écouter. Suffisance est un mot faible, d'ailleurs. Fascisme serait plus adapté. Banditisme serait plus adéquat. Quelqu'un qui est suffisant se contente de paroles verbales. Quand on passe son temps à tuer des gens, à mettre le feu à des maisons, à tenter de brûler vifs des policiers, à détruire et à terroriser la France entière, le terme de suffisance fait figure d'euphémisme du siècle.

Les Gilets jaunes ne seraient pas vulgaires ? Non, bien sûr... L'hymne gilétiste "Macron avait mal au fion, maintenant Manu va avoir mal au c...", c'est le summum de la courtoisie française. Idem pour la chansonnette de Dieudonné en gilet jaune, "Macron, la sens-tu qui se glisse dans ton c..., la quenelle ?". Pareil pour le slogan "Macron, b... ta cougar tant que tu veux, mais pas nos retraites". Ou pour le "Macron, on veut ton c..." tagué sur l'Arc de triomphe. Le très sobre "Macron, t... du c..." semble positivement cistercien en comparaison.

D'autre part, votre humour à la noix, au sujet des 4 CV et du camping des Flots bleus, est un mensonge caractérisé. Un tripotage communiste manifeste, destiné à faire pleurer Margot sur les pôv' prolétaires (qui sont, en l'occurrence, des meurtriers, des incendiaires, des voleurs et des vandales).

Les Gilets jaunes sont bien plus prospères que cela. Éric Drouet possède deux voitures, dont une qui coûte 14 000 euros. Priscillia Ludosky est propriétaire de son logement. Un Gilet jaune poursuivi par la justice pour avoir mis le feu à une station-service et à des radars, sur une autoroute, possède pas moins de trois appartements. Les Gilets jaunes dans leur ensemble sont mieux équipés en gadgets électroniques en tout genre que le reste de la population, toutes choses égales par ailleurs.

Le cri du cœur d'un manifestant Gilet jaune interrogé par un journaliste sur les Champs-Élysées, fin décembre, fut : "Nous aussi, on aimerait bien manger du caviar à Noël !".

Le mensonge est devenu une seconde nature du rituel de revendication. Ecoutez cet indigné professionnel, interrogé par le Huffington Post, à la même époque : il prétend "en avoir marre de dépenser 800 euros de gasoil par mois pour aller travailler". Pardon ? 800 euros par mois ? Un rapide calcul montre que cela correspond environ à 300 kilomètres par jour. Donc soit ce monsieur donne un faux chiffre, soit son métier consiste à se déplacer sur les routes (donc il ment), soit il correspond à une proportion infinitésimale de la population française, et le Huffington Post n'aurait jamais dû retenir son témoignage. Seuls 1,4 % des Français qui travaillent en dehors de leur commune ont leur lieu de travail situé à plus de 100 kilomètres de chez eux (et cela comprend ceux qui prennent le train). La distance médiane est de 15 kilomètres (INSEE, 2013).

Ecoutez bien cette gilétiste, interviewée par le Huffington Post : elle ment. C'est manifeste. Elle prétend être "au chômage, en intérim". C'est déjà noyer le poisson. Elle fait une mission d'une semaine une fois par an, et elle est au chômage l'essentiel de l'année ? Ou bien elle fait suffisamment d'intérim pour se mettre au chômage le reste du temps, et pour gagner davantage, allocations comprises, que si elle occupait un emploi à plein temps ?

900 000 personnes sont dans ce cas en France. Ça s'appelle la "permittence", et c'est l'un des plus gros vices de l'économie française. Le système d'indemnisation est conçu de façon à produire cette aberration. Maxime Nicolle est vraisemblablement dans ce cas, lui qui définit sa profession comme "intermittent".

La gentille gilétiste du média gauchiste Huffington Post affirme qu'elle a deux enfants, qu'elle "touche sa paye le 10", et que "le 15 elle n'a plus rien pour manger". Quel genre de "paye" ne permet de nourrir trois personnes que pendant 5 jours ? A l'exclusion de toute autre dépense, bien sûr, sinon il serait malhonnête, de sa part, de faire pleurer Margot en prétendant qu'elle n'a rien à manger (elle et ses deux enfants : important, les enfants, pour faire pleurer dans les chaumières), sans mentionner auparavant : une fois que j'ai payé x et y.

Quelles sont les allocations, diverses et variées, dont bénéficie la madame, en dehors de sa "paye" qui ne lui permet, apparemment, même pas d'acheter quelques kilos de pommes de terre pour tenir 5 jours ? Combien gagne-t-elle en travaillant au noir, en dehors de sa "paye" en intérim ?

Et comment fait-elle pour manger, une fois qu'elle "n'a plus rien à manger" à partir du 15 du mois, et jusqu'au 10 du mois suivant ? Elle m'a l'air pimpante et en pleine forme, la madame, pourtant. Elle ne ressemble pas à quelqu'un qui jeûne 25 jours par mois, auquel cas elle serait gravement malade, grabataire voire déjà morte. Elle et ses enfants. Bourreau d'enfants !... Les services sociaux ne les lui ont pas déjà retirés, ses enfants ? Elle n'a pas honte de les priver de nourriture 25 jours par mois ?

Vous remarquerez que tous les Gilets jaunes prétendument affamés n'ont rien à manger à partir du 15 du mois. Aucun n'est privé de nourriture dès le 12, à partir du 20 voire dans la dernière semaine du mois. Tous les frigos peints en jaune sont "vides à partir du 15 du mois". Pile-poil. A part ça, ils ne se sont pas passé le mot. Ce n'est pas un slogan de propagande. On y croit...

La jolie madame n'a rien à donner à manger à ses enfants 25 jours sur 30, mais elle a tout de même de quoi se payer un piercing. Chacun ses priorités.

C'est ce genre de remarques de bon sens qui ont été faites, de mémoire, par quelques commentateurs du Monde suite aux pleurnicheries marxo-jaunistes. Certains ont commencé à faire des additions, à tenter de reconstituer le budget des gilétistes d'après leurs déclarations. Immense colère du Peuple, qui s'indigna du "mépris de classe" dont osaient faire preuve les "bobos" lecteurs de ce journal. Comment ! on ose remettre en cause la parole de militants communistes ? on vérifie ? on fait des additions ? mais c'est intolérable, voyons. C'est une ignoble logique comptable.

Je veux bien croire qu'une part de ces manifestants tremblants d'indignation vivent dans la gêne (sinon dans la famine dont ils prétendent souffrir), mais que réclament-ils ? quelles sont les conséquences politiques qu'ils en tirent ? Les mêmes que depuis toujours : ils veulent davantage de socialisme. Une brave infirmière retraitée le dit bien, dans ce reportage : je suis partie à la retraite à 60 ans, et je n'aurai pas de quoi me payer une maison de retraite. Mais elle ne voit pas le rapport entre les deux.

Une autre probable fonctionnaire, assistante en école maternelle, au Smic, se plaint de ne pas pouvoir s'en sortir, et de "n'avoir droit à rien".

D'abord, c'est faux, bien entendu. Vous avez mal regardé, Madame la probable fonctionnaire. Vous avez "droit" à plein de trucs. A commencer par le Smic, qui n'existe pas dans les pays les plus prospères (ou qui est beaucoup plus bas que chez nous). Vous avez "droit" à l'assurance-maladie d'État, que vous travailliez ou non. Vous avez "droit" à d'innombrables allocations et prestations en nature, dont vous ne vous rendez même pas compte parce que vous vous êtes habituée, justement, à les considérer comme des "droits". Aussitôt accordés, aussitôt oubliés.

Et si vous êtes fonctionnaire, vous avez "droit" à une tripotée de privilèges scandaleux par rapport à vos concitoyens du privé.

Mais surtout, dans un pays libre et prospère, un pays où vous ne seriez pas dans la gêne, un pays où vous pourriez vous payer une voiture, comme vous le souhaitez à juste titre, vous n'auriez droit à rien. Réellement. L'État ne vous doit rien.

C'est parce que vous avez insisté, comme des générations de Français avant vous, pour que l'État vous "doive" des trucs, et parce que celui-ci a obligeamment consenti à vos exigences, que vous vous apercevez maintenant, mais un peu tard, que le socialisme est une arnaque. Qui n'a jamais marché nulle part. Qui amène inéluctablement la pauvreté.

Aux tripotées de retraités qui se plaignent, dans ce reportage, les "médias du système" n'ont jamais posé la question : mais dites-moi, Monsieur le retraité, à quel âge avez-vous pris votre retraite ? Et vous vous étonnez de toucher si peu ? Vous n'avez pas entendu les milliers d'avertissements de "l'oligarchie", des "médias du système" et des "économistes ultra-libéraux", lesquels vous expliquent par a + b, depuis une bonne quarantaine d'années, que le système actuel de retraite n'est pas viable, et qu'il ne peut conduire qu'à la misère des pensionnés ?

A quel moment avez-vous défilé dans la rue pour exiger le report de l'âge de la retraite à 65, voire à 70 ans, la suppression de la retraite par répartition en faveur des fonds de pension, et l'éradication du scandaleux régime de faveur dont bénéficient les fonctionnaires ?

Ne me dites pas que vous avez participé aux manifestations géantes qui ont abouti, en 1995, à l'abandon du plan Juppé de réforme des retraites ? Ne me dites pas que vous les avez simplement approuvées, au nom de la défense de nos avantages Jacky pour lesquels nos ancêtres se sont battus ?

Bien entendu, réalisant l'inanité de vos vues de l'époque, vous militez, aujourd'hui, pour une libéralisation radicale de la société française, et pour une privatisation complète du système de retraite, afin que vos enfants, au moins, puissent échapper aux maux dont vous souffrez par votre faute ? Nous sommes bien d'accord ?

Je doute fort que l'élégante infirmière retraitée, interrogée par le Huffington Post dans ce reportage, ait eu cela en tête lorsqu'elle a affirmé "faire ça pour ses petits-enfants". Et bien sûr, ce ne sont pas les journalistes stato-gauchistes du Huffington Post (ou ceux de la quasi-totalité des médias français) qui lui ont posé la question.
______

@ Xavier NEBOUT | 23 juin 2019 à 11:06
"Certains ici ne peuvent pas écrire un commentaire sans faire référence à la nouvelle religion qui est l'anti-nazisme."

Votre inversion accusatoire est d'une insolence sans bornes. C'est vous qui passez votre temps, ici, à réhabiliter le nazisme, à insinuer que la Shoah n'a pas eu lieu, et c'est moi qui serais un prosélyte de "la nouvelle religion de l'anti-nazisme". Sous prétexte que je ne relève vos sottises pro-nazies qu'une fois sur dix. Parce qu'on ne raisonne pas avec des désaxés.

L'anti-nazisme n'est pas une religion, c'est l'opinion de tout honnête homme. Le nazisme a existé, certains aimeraient bien le ressusciter, comme il est manifeste à la lecture de votre prose, et le nazisme était une mauvaise chose -- est-il vraiment nécessaire d'enfoncer une porte ouverte ? Oui, semble-t-il, à lire votre boniment.

"Les Gilets jaunes auront incarné un instant de liberté. Leur faiblesse aura été de ne compter parmi eux que des gens qui n'avaient rien à perdre - pauvres ou retraités. Les Sartre, on ne les a pas vus sur les ronds-points."

Faux, archi-faux, comme je l'ai démontré à de multiples reprises. Sur la pauvreté supposée des émeutiers que les intellectuels dévoyés dans votre genre tentent de manipuler, à l'instar des communistes d'antan, voyez ma réponse à Antoine Marquet ci-dessus.

Quant aux Sartre, on n'a vu que ça, sur les ronds-points. Ou sur le rond-point virtuel qu'est Internet. A commencer par vous. Vous venez de nous l'avouer : "Mais enfin, ils m'auront permis de participer à ma première manifestation. L'instant de gloire !" J'ignorais que les agents immobiliers faisaient partie des couches les plus pauvres de la population.

Sartre était un communiste enragé, mais il jouissait de se promener partout avec de grosses liasses de billets dans les poches. Ce type de personnalité qui fait mine de défendre les pauvres et les opprimés, alors qu'il vit dans l'aisance et se délecte du pouvoir qu'elle procure, est caractéristique de la gauche marxiste, mais aussi de son avatar de droite contemporain.

Cornelius Castoriadis, fondateur de la revue d'extrême gauche Socialisme ou Barbarie, militait encore, à la fin de sa vie, pour l'égalité absolue des salaires, mais il a passé l'essentiel de son existence dans deux spacieux appartements situés dans deux des quartiers les plus coûteux de Paris. Et il a joué au casino (et perdu !...) le somptueux parachute doré que lui a valu sa "retraite" (fort précoce) de fonctionnaire international à l'OCDE.

A l'autre extrême de l'échiquier politique, le financier multi-millionnaire Charles Gave, qui professe un libéralisme doctrinal impeccable, s'est entiché des Gilets jaunes jusqu'à les défendre avec des accents marxistes à l'antenne des télévisions Web de propagande russe, aux côtés du crypto-communiste Jacques Sapir dont, en principe, tout le sépare.

Le PDG de Sud Radio Didier Maïsto (qu'on ne soupçonnera pas d'avoir "le frigo vide à partir du 15 du mois") est sorti de la neutralité de sa fonction, pour se faire le propagandiste du gilétisme avec des accents de sans-culotte, et même quelques grossièretés pour faire peuple.

Le blogueur Franck Boizard, qui défend les Gilets jaunes avec le zèle d'un fonctionnaire du KGB, nous a gratifiés ici à différentes reprises d'insultes diverses et variées, dont les moindres consistaient à traiter de "bourgeois" et de "c..." quiconque ne ployait pas le genou de façon inconditionnelle face au Saint Peuple Jaune. Philippe Bilger compris. Sur son site, il accuse ces mêmes "bourgeois" de trop aimer l'argent, à l'instant même où il nargue les pauvres, les vrais, en se vantant d'avoir tenu ces propos avec un ami, "autour d'une bonne bouteille et de homards" -- photo à l'appui.

Sartre, lui, au moins, cachait ses liasses de billets au fond de ses poches, et n'a avoué sa curieuse manie qu'à la fin de sa vie. Comme pour s'en excuser.

Franck Boizard, lui, n'aime pas l'argent. Il adore simplement les bonnes choses que l'argent permet d'acheter, et il se trouve qu'il en dispose en quantité suffisante -- mais c'est qu'il le mérite. Son "consumérisme" ostentatoire, et provocateur, est effacé par sa foi gilétiste. Ce personnage n'a aucune importance, naturellement. Mais comme il a tenu à nous faire la morale et que son impudence illustre à merveille le deux poids, deux mesures traditionnel à la gauche, qui est imité désormais par l'extrême droite, son cas constitue un exemple sociologique digne d'être mentionné, dans cette vaste comédie que constitue le commentaire public du mouvement des Gilets jaunes.

Ellen

@ Gavroche | 23 juin 2019 à 13:46

Merci de votre soutien Gavroche, c'est très aimable à vous.

Giuseppe

Petite digression du jour, si les médias avaient voulu faire peur, ils ne s'y seraient pas pris autrement.
Du soir au matin, partout, l'avis de toutes, de tous, de toute l'échelle de la hiérarchie de la médecine…
Des images en nombre jusqu'à l'indigestion…

https://youtu.be/nkLQoLRo-m4

Exilé

@ sylvain
« Il avait compris lui et ses alcoolytes, que pour museler la pensée, il fallait limiter les mots. »

En fait, les marxistes-léninistes l'avaient compris et appliqué avant lui.
Mais surtout, ils ont aussi découvert l'art de tordre le sens de mots voire carrément de l'inverser, par exemple l'URSS ne parlait que de « paix » alors qu'il s'agissait d'un régime belliciste qui entretenait des foyers de guerre dans le monde entier.
Dans 1984, Orwell a repris cette manipulation sémantique dans l'affirmation : « La guerre, c’est la paix ».

De nos jours, nous retrouvons ce genre de procédés dans la langue de bois de certains syndicalistes marqués par l'influence soviétique et qui ne savent pas encore que Staline est mort...

De même, les gens - y compris sur ce blog - qui parfois emploient le mot « haine » à propos de tout et de n'importe quoi tombent dans ce travers.
Bien entendu, cela concerne aussi d'autres mots-valises comme « racisme », « extrême droite », « exclusion » etc. sans oublier la litanie des néologismes greffés avec le suffixe « phobe » supposé impliquer une idée de « haine » alors qu'à l'origine il désigne plutôt une idée de crainte ou de prise de distance.

N'oublions pas non plus les éléments de langage des hommes politiques faussement modérés qui s'abritent à tout propos derrière des « valeurs » ou la « démocratie » alors qu'ils sont les premiers à les piétiner allègrement...

Metsys

Pour paraphraser Dumas, Anne d'Autriche et le cardinal de Retz, fort heureusement, il n'y a pas en France cette année de Robespierre ou de Marat... En même temps, ces hommes-là sont pareils à la foudre, on ne les connaît que lorsqu'ils frappent.
Tout insignifiants et ridicules qu'ils nous paraissent, les Gilets jaunes sont peut-être le signe avant-coureur d'autres événements plus sérieux... comme les émeutes Réveillon, la procession Gapone ou les oies du Capitole.

Les Remparts

@Achille | 23 juin 2019 à 11:22

Tachez de garder à l'idée que vous êtes sur un blog d'échange d'idées proposées par M. Bilger et non pas sur un stade pour vous défouler réglant vos comptes personnels en insultant les femmes. Vous manquez de finesse et d'éducation. Vous avez quelque chose à rajouter ?

breizmabro

J'ai écouté Mélenchon. Une heure dix en déroulant - sans note - un à un les messages qu'il voulait faire entendre.

Même si je ne suis pas d'accord avec tous ses propos je dois reconnaître que lui au moins n'est pas derrière un pupitre lisant les fiches que sa maman fusionnelle lui a rédigées.

Je ne me trompe pas, Mélenchon ne changera pas le monde. Mais Manu non plus, même que lui ne changera pas non plus le fonctionnement de l'Europe du diktat.

Excusez-moi de préférer entendre le tribun Mélenchon aux pauvres déblatérations de Manu durant ses "Grands débats" (dont la fameuse synthèse ne nous à toujours pas été communiquée).

Comme dirait une que je connais : "au finish" ya pas photo !

Claude Luçon

@ decurion | 23 juin 2019 à 10:20
"Maintenant Brigitte nous joue la pleureuse. Quel pays..."

Allez en essayer un autre pendant quelques années !
Le problème n'est pas le pays, mais ceux qui l'habitent depuis 1968.
Les touristes étrangers s'accordent tous sur un point : la France est le plus beau pays au monde, son seul problème est d'être habité par des râleurs malpolis.

La question est donc :
Comment des individus burn-outés et mal élevés ont-ils réussi à construire un pareil pays en râlant ?
Comment continuent-ils à le bichonner, toujours en râlant ?
Et bien sûr ils vont reconstruire le toit de Notre-Dame en râlant !
Il faut demander à Michel Sardou de modifier sa chanson :
La vie c'est plus marrant
C'est moins désespérant
En râlant…

hameau dans les nuages

Il y a Gilets jaunes et Gilets jaunes:

https://www.bvoltaire.fr/lendemain-de-fete-de-la-musique-il-est-5-heures-toulouse-seveille/

Ellen

@ Achille | 23 juin 2019 à 11:22

Oh le misogyne aux petits biscoteaux ramollis mais à la langue bien fourchue ! Regardez-moi ce vaniteux qui se prend maintenant pour le grand moralisateur. Attention de ne pas attraper le bourdon, vous risquez de ne pas vous en remettre.

Attendez-vous à recevoir les blagounettes de la Bretonne sentant la marée. Je vous aurai prévenu. Attaquer les femmes sympas qui ne vous ont rien fait vous fera réfléchir à deux fois avant de l'ouvrir.

Tachez de garder à l'idée que vous êtes sur un blog d'échange d'idées proposé par M. Bilger et non pas sur un stade pour vous défouler réglant vos comptes personnels en insultant les femmes. Vous manquez de finesse et d'éducation. Vous avez quelque chose à rajouter ?

Patrice Charoulet

Yves Michaud (ex-cacique de l'agreg de philo) écrit aujourd'hui ceci :

"Mon enfant, je vais te raconter une belle histoire, ton histoire ! Tu vas tout savoir sur tes origines.
Ecoute-moi bien !
Ton papa, c'était un donneur qui voulait ensemencer la terre entière dans son immense générosité. Ta maman, elle est deux : il y a celle qui a donné l'ovocyte et celle qui a été payée pour te porter. Tu en as enfin une troisième : ton papa qui est ma femme, car ta mère et moi nous sommes mariés bien que tous deux barbus.
Maintenant retrouve-toi dans cette histoire d'égoïstes. La Sécu te paie un psy. C'est compris dans la loi !"

Mary Preud'homme

@ Xavier NEBOUT | 23 juin 2019 à 11:06

Arrêtez de nous faire gober que vous seriez "croyant" dès lors que quelle que soit votre religion affichée - notamment catholique - vous en êtes le repoussoir absolu par vos outrances nazillonnes et nazillardes !

Et pour changer et vous amender, commencez donc par prendre conscience que les Juifs (que vous le vouliez ou non) demeurent le peuple élu auquel Dieu aurait parlé le premier... Antienne qui est d'ailleurs rappelée et priée lors de chaque Vendredi saint par ceux de vos frères que vous qualifiez d'antinazis, ce qui est le minimum lorsque l'on se prétend chrétien face à la barbarie de vos protégés ayant déshonoré pour longtemps par leurs crimes abominables, leur peuple, leur pays et leur religion !

Sbriglia

« Quelle suffisance !... Sans doute êtes-vous un être supérieurement doté par rapport à ces petites gens...
Rédigé par : antoine marquet | 23 juin 2019 à 00:23 »

Jack, le colonel a raison : ces Gilets jaunes sont l’élite de la France : ils sentent le coquelicot, boivent du Petrus, font preuve d’un grand courage (aller saccager l’Arc de Triomphe, n’est-ce pas un grand exploit militaire ?), ont fait six morts dans leur campagne de France, leur programme est un sublime instrument pour relever notre vieux pays, bref, ils nous font honneur.

Antoine Marquet ou la fascination des gueux sur la bonne bourgeoisie versaillaise.

Gavroche

@ Achille | 23 juin 2019 à 11:22

Vous m'aviez demandé de ne pas m'accrocher à vous comme une bernique sur un rocher. Faites de même avec les autres car je ne vous dirai pas des mots comme ceux terribles de l'insulte, ni, ceux, laids, de la médisance, ni les ignominieux de la calomnie, ni ceux qui font mal parce qu'ils sont vrais.
Laissez Ellen en paix, elle vous surpasse.

breizmabro

@ sylvain 23 juin 2019 à 09:34

Vous avez raison dans votre conclusion.

De même un certain Victor Hugo (que visiblement peu d'élèves connaissent) disait : "Ouvrir une école c'est fermer une prison".

De nos jours c'est plutôt "on" veut fermer des écoles (ou des classes, c'est kif-kif) et "on" veut construire des prisons plus modernes. Perso j'opterais pour le modèle japonais (voir la vidéo) dont un de nos ex-grand PDG a bénéficié sans avoir été à l'article de la mort.

Aujourd'hui il y a plus d'écoliers dans les prisons que dans les écoles.

Cherchez l'erreur.

Exemple (entre autres) : Jean-Claude Romand, faux docteur puisque n'ayant jamais obtenu ce diplôme, mais vrai assassin de femme, enfants et parents, a passé des (vrais) concours en prison ce qui lui a valu l'absolution de la justice et sa libération anticipée sur sa condamnation à perpétuité.

Il est vrai qu'en prison il y a du temps de cerveau disponible... ;)

Adéo sylvain

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : [email protected]
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS