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13 juin 2019

Commentaires

Rue Lauriston

Il parcourt les blogs dans le but d’exclure le monde slave de l’espace civilisationnel européen.

Il hait les pauvres.

Et quand les fonctionnaires de France Télécom se suicident, "ça lui fait des vacances".

Il est comme un papier gras oublié sur un court de tennis.

Mary Preud'homme

@ Robert Marchenoir | 16 juin 2019 à 00:27

Tiens ! Il a cru se reconnaître et il est vexé !
En outre, il se la joue maître du blog prétendant écarter ceux qui ont l'audace de ne pas adhérer à ses raisonnements de vieux grincheux hargneux, perclus de préjugés et de clichés obsessionnels.

Robert Marchenoir

@ Mary Preud'homme | 14 juin 2019 à 20:20
"Les contributions pseudo-savantes... les vantardises de quidams... ces matamores et m'as-tu-vu..."

C'est culotté, venant de vous.

Oh ! mais pardon, j'oubliais. Vous êtes la seule, ici, à connaître "la vraie vie" et "les vraies gens"... On se demande ce que vous faites sur Internet, qui représente "la fausse vie", à vous en croire.

J'adore les gens qui s'incrustent sur un blog en passant leur temps à déblatérer contre le blog. Si vous n'aimez pas ça, allez voir ailleurs, sans nous faire votre Castafiore.

Noblejoué

Etre mal vu et quand je questionne et quand je me permets, crime symétrique et aussi considérable, d'affirmer, quelle drôlerie ! Ce n'est pas parce qu'on me confond avec d'autres que cela me plaît davantage, mais je vois mal qui dispose, aujourd'hui, de ce grand pouvoir sur moi : me décevoir, sauf une personne hors du blog, qui croit que je me détournerais d'elle, alors, mais jamais.
Si tant est qu'on puisse s'engager sur l'avenir ! Mais je l'aurai fait autant que possible et n'en dirai pas plus. Bref, les accusations, j'en ai un peu marre...

Mais revenons à mon innocence : interroger ou lire, affirmer, avec les réserves que cela impose car la seule certitude est que quelqu'un pense, le reste pouvant n'être qu'illusion, et parler ou écrire, sont comme une respiration, deux temps d'un même mouvement et également vitaux.

Alors quelque chose qui s'impose aux autres, la vie, car la vie de chacun face à tous.
Puisque pourtant, j'enregistre des retours défavorables sans jamais me prévaloir de rien donc sans l'essai d'excercer un pouvoir, j'en conclus que c'est cette vitalité qui est en cause, ce qui me semble rien moins que flatteur pour les détracteurs.

Je veux presque détruire la philosophie, et je contribue à éloigner des contributrices aussi inoubliables que des aurores boréales, pour le moins, les ténébres, pas de la dépression, mais du mal ou de l'obscurantisme ou allez savoir, chassent la lumière, la vitalité, se poser des questions, donner les réponses qu'on a pu trouver, c'est mal, et d'ailleurs, il faut bien que ce soit mal pour qu'on ait trouvé tant de justifications, de bien, à la mort et à la souffrance.

Il n'y a pas de vraie ou fausse vie, toute vie est une vie... Cependant, tout le monde peut quitter cette vie, se tuer, sauf qu'il est peu assuré qu'il y revienne, comme réincarné ou comme fantôme.
Quitter un blog, ce qui donne l'occasion de critiquer des gens, qui ne vous ont éventuellement rien fait, a l'avantage qu'on soit plus sûr d'y revenir, surtout si on a eu la prudence de ne pas faire d'adieux définitifs.

S'il ne fallait compter que sur des contributeurs élégants, on n'en trouverait guère, si on éliminait les rancuniers, qui éjecterait-on en premier ? Moi, mais ce qui ne serait pas une fausse accusation, pour une fois.
Il faut prendre les gens comme ils sont et le monde est beau parce que divers, donc ne jamais espérer le départ de quiconque. Mais avec ce que j'ai dit plus haut, on comprendra que je ne suis pas d'humeur à retenir qui me met en cause.

Mary Preud'homme

@ Jean le Cauchois | 14 juin 2019 à 16:05

Si breizmabro éprouve le besoin de prendre ses distances avec ce blog pour les raisons qu'elle a évoquées, je ne trouve nulle part qu'elle ait annoncé son départ (définitif).

Relisez bien son post du 13 juin à 19:50, notamment le dernier paragraphe.
Comme elle je ressens parfois une grande lassitude et un profond ennui à lire les contributions pseudo-savantes et les vantardises de quidams qui manifestement ne se sont jamais frottés à la vraie vie, à ceux qu'elle appelle les vraies gens, comme ces sauveteurs anonymes partis secourir un pêcheur en perdition sur une mer démontée... Ces courageux, voire ces héroïques au quotidien qui parlent peu, ne recherchent pas la notoriété, mais agissent sans se poser de questions et font tout simplement ce qu'ils estiment être leur devoir. Hommes et femmes de tous âges et de toutes conditions dont on ne parle quasiment jamais, bien qu'ils soient l'honneur de la France dont ils portent les valeurs mieux que tous ces matamores et m'as-tu-vu dont on nous rebat les oreilles !

Robert Marchenoir

@ Robert | 13 juin 2019 à 22:48
"C’est ici pour moi la manière d’apporter une réponse à l’interpellation de Robert Marchenoir dans le billet précédent."

Hélas ! L'auteur sur lequel vous vous appuyez pour cela, et que j'ignorais jusqu'à présent, est un saisissant exemple de la corruption intellectuelle et morale qui afflige la France.

Barbara Stiegler a beau faire partie du jury d'agrégation de philosophie, la seule présentation de son livre "Il faut s'adapter" montre qu'elle est ce que j'ai appelé ici, faute de mot dans la langue française pour désigner ce type d'individu, un brol : quelqu'un dont on ne sait trop si elle est profondément stupide, profondément malhonnête, ou les deux.

Soit le miroir inversé des qualités dont fait preuve Mathieu Bock-Côté dans son entretien avec Philippe Bilger. Et qui font qu'il tranche de façon aussi saisissante sur le champ de ruines qu'est le paysage "intellectuel" français.

Elle promeut (mais vous n'avez pas l'air de vous en être aperçu) exactement le tripotage intellectuel que je dénonçais dans mon commentaire : elle attaque le "néo-libéralisme" au nom de l'anti-libéralisme qu'elle défend, alors même que l'authentique néo-libéralisme était une critique du libéralisme classique, admettant une part d'étatisme au nom du réalisme.

Là où Barbara Stiegler est infiniment plus vicieuse que l'anti-libéral neuneu de base, c'est qu'elle procède ainsi en pleine connaissance de ce qu'était, effectivement, le néo-libéralisme de 1938. Elle prétend procéder à une critique des orientations issues du colloque Walter Lippmann qui s'est tenu cette année-là. Elle n'a donc aucune excuse.

Barbara Stiegler partage, avec l'escroc intellectuel Christophe Guilluy, le douteux privilège d'avoir écrit un livre dont le titre même est un mensonge. La dernière production de Guilluy s'appelle "No society", recyclant ainsi le morceau de désinformation communiste qui fait dire à Margaret Thatcher le contraire de ce qu'elle a dit. Le livre de Stiegler s'appelle "Il faut s'adapter", ce qui est, bien entendu, une pirouette signifiant le contraire, insinuant que tout le monde nous dit qu'il faut nous adapter, mais qu'en réalité, il ne faut surtout pas le faire.

Qu'un professeur d'université ose donner, à son livre, un titre se réclamant de l'ironie, voilà qui montre déjà le niveau de pourriture intellectuelle où nous sommes rendus.

Qu'une prétendue philosophe ponde un bouquin insinuant qu'en général, la sagesse consisterait à ne pas s'adapter, voilà qui est consternant.

Que l'intellectuel le moins gradé qui soit ose prétendre que la France n'est pas, en effet, formidablement en retard sur son adaptation au monde développé, et que ce n'est pas là l'une des causes principales des maux dont les Français se plaignent, voilà qui montre la saisissante ignorance de la dame.

L'absence de rectitude intellectuelle et morale se fait encore plus sentir dès qu'on passe à la présentation de l'ouvrage.

Disons tout de suite que Barbara Stiegler est manifestement anti-libérale. L'orientation et la tonalité de ce texte ne laissent aucun doute à ce sujet. Il est important de se remémorer ce point pour la suite.

Barbara Stiegler est une femme de gauche, ce qui est manifeste à travers ses écrits, la filiation intellectuelle dont elle se réclame (Michel Foucault), les médias qui lui tressent des couronnes (Les Crises.fr du marxiste et agent d'influence poutiniste Olivier Berruyer, le brûlot communiste Alternatives économiques qui est l'organe de propagande imposé par l'Éducation nazionale dans tous les cours d'économie du secondaire), etc.

Et donc, elle est contre le "néo-libéralisme" dont elle a fait l'objet de son livre. Pourquoi ? Parce le néo-libéralisme, dit-elle, "en appelle aux artifices de l’État (droit, éducation, protection sociale) afin de transformer l’espèce humaine et construire ainsi artificiellement le marché".

Et donc, en fait, elle veut quoi, la mère Stiegler ? Elle veut que l'État s'efface ? Elle veut le recul du droit ? Elle veut que l'Éducation nationale cesse de faire de la propagande et de "former les enfants de la République aux valeurs citoyennes" ? Elle veut la "casse du service public" et la disparition de la prétendue "protection sociale" procurée par l'État ? Elle veut un marché naturellement construit et spontané ?

Ça m'étonnerait beaucoup, vu qu'elle est de gauche et anti-libérale, et que ces gens-là n'ont de cesse que de réclamer "l'État fort et stratège".

Elle poursuit :

"Il ne fait aucun doute pour Walter Lippmann, théoricien américain de ce nouveau libéralisme, que les masses sont rivées à la stabilité de l’état social (la stase, en termes biologiques), face aux flux qui les bousculent. Seul un gouvernement d’experts peut tracer la voie de l’évolution des sociétés engoncées dans le conservatisme des statuts."

"Lippmann se heurte alors à John Dewey, grande figure du pragmatisme américain, qui, à partir d’un même constat, appelle à mobiliser l’intelligence collective des publics, à multiplier les initiatives démocratiques, à inventer par le bas l’avenir collectif."

"Un débat sur une autre interprétation possible du sens de la vie et de ses évolutions au cœur duquel nous sommes plus que jamais."

Voilà : une autre interprétation est possible. Un autre monde est possible. Un monde meilleur, bien différent de celui que nous imposent ces salopards d'ultra-libéraux. Mais lequel ? Les Degauche ne nous le disent jamais.

Parce que le monde qu'ils réclament implicitement est le monde communiste, fortement démonétisé pour les raisons que l'on sait. Ils ne peuvent donc pas s'en réclamer ouvertement. Ils peuvent simplement dire qu'ils possèdent le secret du bonheur éternel, mais c'est trop compliqué pour nous, on est trop cons pour comprendre, on doit leur faire confiance sur leur bonne mine.

Donc les Degauche, et Barbara Stiegler à leur suite, prétendent soutenir les individus et leur droit à "inventer par le bas l’avenir collectif". L'éternelle arnaque communiste de la "démocratie populaire". Vous allez voir, c'est vous, le Peuple, qui allez décider avec vos beaux gilets jaunes.

Et puis vous donnez les clés du pouvoir à ces gens-là, et en un tournemain, vous vous retrouvez avec l'État tout-puissant et tyrannique de la Russie bolchevique ou de la France gaullo-communiste.

Car si tel n'était pas le fond du propos, alors Barbara Stiegler se proclamerait ultra-libérale, ou au moins libérale, et en tous cas ne consacrerait pas un livre entier à diffamer le "néo-libéralisme", comme si là était le monstre d'où venait tout le mal.

L'une des choses les plus frappantes, dans cette présentation, est l'anachronisme historique complet dont elle fait preuve. Notez le jargon stato-gauchiste dont Stiegler parsème son texte : "mobiliser l'intelligence collective des publics".

"Les publics", c'est une affreuse (et récente) déformation de la langue française, qui a cours essentiellement dans les coursives de la fonction publique françouése. Les musées doivent s'adapter (eux !...) à "de nouveaux publics", l'école doit s'adresser "à tous les publics", etc.

Bien entendu, à l'époque de Walter Lippmann (1889-1974) et de John Dewey (1859-1952), personne ne parlait de "publics" de cette façon, ni aux Etats-Unis, ni en France. Barbara Stiegler se prétend philosophe. Elle ne peut donc ignorer le lien qui existe entre les mots et les concepts.

Mettre le jargon fonctionnarial français de 2019 dans la bouche de penseurs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, des penseurs libéraux, de surcroît, c'est une manipulation éhontée. C'est déformer délibérément leur pensée pour servir ses propres buts idéologiques d'aujourd'hui. C'est un procédé profondément anti-scientifique.

Même chose pour les expressions-fétiches de la gauche "mobiliser", "intelligence collective"... Notez que l'intelligence ne saurait qu'être collective. L'intelligence individuelle, bien sûr, est un concept horriblement "ultra-libéral".

A cela s'ajoute le jargon cuistre et prétentieux qui ne veut rien dire. Lippmann aurait déploré "la stase, en termes biologiques". Il importe toujours à l'intellectuel français de faire le malin, en injectant des trucs qui ne veulent rien dire dans le propos. Ça montre qu'il en sait plus long que vous.

Barbara Stiegler affirme travailler "en collaboration avec les milieux de la santé". Traduire : les milieux de la santé fonctionnarisée. Elle ramène donc tout à son petit nombril intellectuel et social. Une branche particulière du libéralisme des années 1930, en France, aux Etats-Unis et en Autriche, s'analyse exclusivement au travers du prisme fonctionnarial français de 2019, rayon "santé publique".

Cette recension de l'ouvrage de Stiegler montre, en filigrane, que toute perspective historique y est écrasée, afin de nourrir le combat politique contemporain de l'auteur. Ce dernier s'étale complaisamment sur la "mondialisation", alors que celle-ci, telle que nous la connaissons aujourd'hui, était parfaitement inexistante en 1938. En revanche, le nazisme, le fascisme et le bolchevisme, qui constituaient la toile de fond historique de l'époque, semblent complètement absents de l'ouvrage.

Or, le "néo-libéralisme", tel que l'envisageaient les participants du colloque dit Walter Lippmann, était avant tout une réaction à cette montée du totalitarisme. En mettant de l'eau étatiste dans leur vin libéral, les penseurs présents avaient pour but de lutter contre cette terrifiante menace. En gommant ce fait incontestable, Barbara Stiegler se livre à une falsification historique majeure.

Enfin, on notera la gigantesque fraude intellectuelle qui consiste à ramener l'éphémère mouvement "néo-libéral" de 1938 au "théoricien américain Walter Lippmann".

Le libéralisme, c'est anglo-saxon, c'est américain, donc c'est mal. Si le colloque Walter Lippmann porte son nom, il est loin d'avoir été l'homme le plus éminent de cet événement, ni même son organisateur. De nombreux Français ont participé à ce colloque, dont des professeurs d'université et des polytechniciens. Parmi eux, on relève Raymond Aron et Jacques Rueff, dont l'envergure était sans commune mesure avec celle d'un simple journaliste américain, aussi "intellectuel" soit-il. On relève, aussi, pas moins que Friedrich Hayek et Ludwig von Mises, qui sont des géants de la philosophie libérale autrement plus importants que Walter Lippmann.

Mais il importe aux tripoteurs genre Barbara Stiegler de faire oublier les profondes racines françaises du libéralisme (Jean-Baptiste Say, Benjamin Constant, Alexis de Tocqueville, Frédéric Bastiat...) afin de mieux le diaboliser.

Quant à vous, vous interpellez Philippe Bilger à l'aide de cette assertion étayée sur rien :

"Vous oubliez un élément essentiel de compréhension de ce qu’est monsieur Macron : un néolibéral qui a fait siennes les théories politico-économiques de Walter Lippmann."

Dans quel bouge de la désinformation rouge-brune anti-libérale avez-vous lu cela ? Où et quand Emmanuel Macron s'est-il revendiqué de Walter Lippmann ?

Et bien entendu, nous avons droit, de votre part, à ce missile de désinformation poutiniste chargé de mensonges :

"Après la chute du Mur de Berlin, le capitalisme financier américain, encadré et modéré depuis ses excès qui ont conduit à la crise de 1929 et indirectement à la Seconde Guerre mondiale, n’a plus eu aucune contrainte. C’est lui qui, débridé, a conduit la Russie de Boris Eltsine à une chute telle que monsieur Poutine a raflé le pouvoir et fondé son action sur un nationalisme de plus en plus anti-occidental."

Mais bien sûr. C'est le capitalisme financier américain qui est responsable de la Seconde Guerre mondiale. Nullement le nazisme de Monsieur Hitler et le communisme de Monsieur Staline.

L'inversion accusatoire communiste, toujours.

Et c'est toujours la faute des Américains et du capitalisme si la Russie n'est pas devenue une démocratie libérale après la chute de l'URSS. Ce n'est, bien sûr, ni la faute de la Russie, ni celle de trois quarts de siècle de dévastation communiste -- précédés de plus d'un millénaire de tyrannie, de cruauté, d'arriération... et d'anti-occidentalisme.

Si les Russes sont anti-occidentaux, c'est la faute des Occidentaux. Les Russes ne sont jamais coupables de rien. Les Occidentaux portent tous les péchés du monde.

Vous noterez que les mêmes qui n'ont pas de mots assez durs contre "la démocratie libérale à l'occidentale" font mine de déplorer qu'elle n'ait pas pris racine dans la Russie de "Monsieur Poutine".

Quelle prodigieuse bande de faux-culs !

Michelle D-LEROY

@ breizmabro

J'espère que ce départ n'est que momentané, vu que je vous lisais toujours, appréciant votre humour en toutes circonstances, dans une France morose où l'humour et les humoristes n'osent plus rire de rien, cela était très appréciable.

Prenez du recul, comme cela arrive à toutes et à tous, mais revenez encore plus amusante, mordante et drôle.

Bien cordialement

Robert

@ Lucile | 14 juin 2019 à 11:16

Comme vous le savez si vous avez lu mes commentaires depuis déjà un certain nombre d'années, je ne me suis jamais considéré comme un "sachant", mais plus modestement comme un citoyen observateur tentant une critique personnelle d'un système fondamentalement de moins en moins démocratique, critique aussi éclairée et intellectuellement honnête que possible, loin du langage formaté de nos décideurs. Et ce, même s'il peut m'arriver de parfois me tromper dans certaines assertions : je n'assène aucune vérité, ni n'adresse aucune leçon à celles et ceux qui me lisent.

Ce qui peut donner le vertige, comme vous l'écrivez, c'est l'immense fossé entre ce qui est matériellement à l’œuvre et la manière dont les choses sont présentées publiquement : les fameux "éléments de langage". Et la manière dont on parle de l'Union européenne dans nos médias est parfaitement illustratrice de cette situation.
En l'espèce, le Palmipède de cette semaine en donne un parfait exemple avec General Electric et ses "OK", "pas OK", c'est-à-dire ce qu'il ne faut pas dire ou comment présenter les choses par nature inacceptables sous un jour les rendant acceptables.
C'est ce qui s'appelle la "communication" avec ses cabinets spécialisés qui sont systématiquement aux côtés des décideurs. Ou comment faire prendre des vessies pour des lanternes. Le pire est que ça marche dans une bonne part de ce que l'on appelle l'opinion... Cela est aussi qualifié "propagande", qui est une constante des systèmes antidémocratiques.

Jean le Cauchois

@ Savonarole aujourd'hui à 10:07 (à Breizmabro)
"J'ai un plan diabolique pour vous faire revenir"

Cher Savonarole,

Je suis inquiet : hier sur ce blog, à 19:50, notre correspondante d'Ouessant annonçait son départ mais, sur le billet d'avant, à 22:30, elle me passe un message bizarre, inhabituel entre nous. Peut-être est-elle partie plus loin, sur des billets encore plus antérieurs : elle évoquait le vingtième siècle ? Je la croyais partie pour Barcelone, en lui précisant qu'il n'y avait pas de Sofitel. Et votre plan diabolique annoncé ne me paraît pas trop excessif. Je pars cette fin de semaine au pays d'origine des paparazettes, dans une province où le Chianti garde sa majuscule et ses deux i : j'espère bien la retrouver. A suivre...

Alpi

@ Pierre Blanchard, 13/06, 21.06
"Achille, depuis de nombreux mois je me demande où votre idolâtrie du phénomène Macron va vous porter...
L'électeur qui élit un député macroniste est donc un bon électeur... Mais l'électeur qui vote à un référendum ne peut être que mauvais..."

Ah bon, Achille a dit cela ?
Je pense qu'Achille sera capable de se défendre tout seul mais je suis surpris par le manque de sens de la nuance de nombreux commentateurs ! Dès lors que quelqu'un se hasarde à trouver une action de Macron positive, il est immédiatement taxé de "macrolâtrie". C'est le cas de notre hôte, d'Achille, de jack (j'en oublie certainement) et sans doute de moi-même.
Comprenez que la plupart d'entre nous n'ont pas voté Macron au premier tour, mais qu'au second, on aurait voté pour n'importe qui pour éliminer Madame Tapedur.

Alors par simple pragmatisme, certains pensent que Macron n'est pas le pire, malgré ses erreurs et ses maladresses. Encore que lorsqu'il botte le c*l des Français, gavés de socialisme plus ou moins soft et d'assistanat depuis des décennies, cela me fait plutôt rire. Les "Gaulois irréformables", les "fainéants" se sont vite reconnus en poussant des cris d'orfraie !

Depuis, tous les opposants ont coulé, certains se sont même sabordés, tant pis pour eux. Et LREM a réussi l'exploit d'arriver à moins d'un point du RN, malgré une tête de liste calamiteuse ! Ce qui ne fait que mettre en exergue la faiblesse des autres. On peut rêver d'un homme (ou d'une femme, pardon Breizmabro !) providentiel. De ma fenêtre, même avec des jumelles, je n'en vois pas. Ni chez les Le Pen qui courent après le pouvoir depuis quarante ans sur deux générations, bientôt trois, encore moins chez les LR dont l'encéphalogramme est plat. Quant à la gauche atomisée, non merci ! Jadot a chopé le boulard et la récente interview de ce Monsieur que j'ai lue je ne sais où est d'une banalité affligeante. Des taxes et des contraintes supplémentaires, des solutions nationales qui pénaliseront notre pays sans diminuer le réchauffement climatique.
Alors, Mesdames et Messieurs les "macrophobes", lancez-vous en politique, l'avenir vous appartient.

Michel Deluré

@ Achille 14/06 09:01

Par galanterie et pour ne pas éventuellement froisser la susceptibilité des commentatrices que vous évoquez, je ne me suis pas aventuré sur ce terrain !
Mais au fond de moi-même, je vous rejoins et pense qu'en la matière il n'y a point de sexe !

Lucile

@ Achille | 14 juin 2019 à 09:01

Je ne suis pas sachante ; j'essaye seulement de savoir, et rien n'est jamais acquis, c'est donc toujours à refaire.

Je pense que les "sachants" auxquels il est fait allusion ici sont les décideurs politiques puisqu'ils sont opposés aux "subissants", c'est-à-dire aux gouvernés, dont je fais partie. Une telle distinction ne devrait d'ailleurs pas exister en République. Elle me paraît explosive.

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@ Robert

Tout cela donne le vertige.

Giuseppe

Orange avec AFP-Services, publié le vendredi 14 juin 2019 à 08h00

"Jusqu'à présent, les fondations en charge de la rénovation de la cathédrale ont reçu environ 80 millions d'euros, sur les 850 millions promis. Les contributions versées proviennent essentiellement des particuliers mais les grands donateurs, comme les familles Arnault et Pinault, n'ont pas encore versé la totalité de leur promesse, révèle France Info."

"Mea culpa certes mais pas trop !" (PB)

Par association d'idée : des dons certes mais pas trop - 10% de générosité -, fallait pas rêver non plus. Il y a loin de la coupe au lèvres, les dons c'est comme les promesses, elles n'engagent que ceux qui veulent bien y croire, c'est bien connu.

Plus on promet avec la langue, celles que l'on nomme profondes restent cousues, les oursins dans les poches… Rien de nouveau sous le soleil, la générosité s'affiche, l'argent est tiré avec un élastique.

"Mais, au-delà de ce tour brillant de passe-passe, Emmanuel Macron a énoncé des considérations sur le fond, qui révèlent que son intelligence et sa lucidité connaissent parfois des ratés." (PB)

Diantre ! cela se peut-il ? Dieu peut-il bégayer son onction ? La révolte des Gilets blancs est là aussi, soignants comme patients. Le plus dur reste à gravir, pour un marcheur cela devrait être une épreuve, équipé de bons souliers et bien couvert il devrait y arriver car l'été et le printemps risquent d'être très orageux.

Une bonne nouvelle,les époux infernaux en prison ? Lui, l'homme qui adore les gros cigares paraît-il.
De grands acrobates financiers durant toute leur carrière, sans filet, plus dure devrait être la chute, il est vrai qu'ils ne voyaient plus le danger tant les figures étaient spectaculaires et tant son public local en redemandait.

De tout un peu, la suite à venir devrait se précipiter, par contre pour la cathédrale de Notre-Dame nous serons bien morts avant que la première pointe soit clouée. Nos petits-enfants hériteront de la dette et d'un ouvrage en cours. Vous vous rappelez...

Savonarole

@ breizmabro

J'ai un plan diabolique pour vous faire revenir, j'évoquerai les méfaits terribles du biniou breton sur les neurones, le Chouchen qui rend aveugle, les bains de mer au milieu des icebergs qui longent les côtes bretonnes, et j'en passe, vous serez obligée de revenir.

Achille

@ billevesées | 14 juin 2019 à 09:10
« Les femmes le clament... et reviennent au triple galop…
Comediante, tragediante... »

Et c’est comme ça qu’on les aime !

billevesées

Achille @ breizmabro | 13 juin 2019 à 19:50
"Ouh là là ! ça sent le gros coup de déprime !"

"Jean le Cauchois - Edouard Philippe - deux amis qui savent ce que parler veut dire, et surtout parler pour ne rien dire ;))"
Rédigé par : breizmabro | 13 juin 2019 à 22:30

La "déprime" n'aura duré qu'un peu moins de trois heures…
Souvent femme varie, bien fol est Achille qui s'y fie !

Les hommes quittent ce blog sans le clamer…

Les femmes le clament... et reviennent au triple galop…

Comediante, tragediante...

Achille

@ Michel Deluré | 14 juin 2019 à 08:47
« Je suis sûr breizmabro que ces « sachants » de garçons qui étalent leur savoir sur ce blog vont très vite vous manquer. »

Départ d’autant plus injustifié que nous avons aussi des "sachantes" sur ce blog.
Je citerai par exemple : Lucile, Catherine JACOB, Marie Preud’homme, duvent (la latiniste distinguée) et quelques autres plus discrètes, mais qui n’ont rien à envier dans leurs commentaires à leurs camarades de blog.
Il arrive même parfois que ces derniers soient leurs "subissants" ! :)

Michel Deluré

@ breizmabro 13/06 11:09

Je suis sûr breizmabro que ces « sachants » de garçons qui étalent leur savoir sur ce blog vont très vite vous manquer.
Alors, veillez à ne pas susciter en vous des regrets qui gâcheraient votre quotidien.
Prenez un temps de recul avec la marée descendante et dès les prochaines grandes marées, revenez-nous vite pour nous apporter cet air vivifiant de Bretagne !

Achille

@ Pierre Blanchard | 13 juin 2019 à 21:06
"...faire confiance aux "sachants" que l’on a élus..." surtout et uniquement lorsqu’ils sont macroniens.

Voilà typiquement un détournement insidieux de ma pensée. Je fais confiance aux sachants que l’on a élus y compris lorsqu’ils ne sont pas macroniens.
Je pense que nos élus disposent des moyens matériels et humains pour examiner les projets de loi souvent complexes et donc nécessitant une certaine compétence pour en cerner les conséquences une fois que ceux-ci seront validés par décret.

Ce faisant je ne fais que me conformer à l’avis de Montesquieu lui-même qui a dit : « Si le peuple est légitime pour élire ses représentants, il ne l’est pas pour faire les lois ».

J’ajoute que je suis macroniste par résignation (je n’ai pas voté pour lui au premier tour de la présidentielle), n’ayant pas trouvé dans l’opposition, à commencer dans le parti pour qui j’ai toujours voté (le PS), un leader capable de le remplacer.

Si vous avez trouvé mieux en magasin, n'hésitez pas à nous en faire part !

Robert Marchenoir

Au revoir, breizmabro. Prenez du bon temps avec vos amis, et faites de belles photos (avec un Hasselblad, quand même...).

Mary Preud'homme

@ breizmabro | 13 juin 2019 à 19:50

Vos commentaires bien tempérés, vos répliques savoureuses et votre humour très spécial vont manquer à ce blog.
Mais l'on sait désormais où vous trouver... En attendant qu'un bon vent vous ramène vers Gouyette-sur-Seine regonflée à bloc !

Ellen

@ breizmabro | 13 juin 2019 à 19:50
"Ellen qui a jeté l'éponge, et les autres."

Hello la Bretagne ! Non je n'ai pas jeté l'éponge, j'ai laissé les garçons, comme vous dites, papoter entre eux. Cela ne m'empêche pas de lire les billets de notre cher maître toujours très intéressants. Je n'interviens que lorsque j'ai le coeur à l'ouvrage. Quand c'est trop technique, je passe outre. Voilà, c'est tout pour ce soir.
Je sens que je ne vais pas tarder à faire un saut en Bretagne, rien que pour le homard bleu (grillé au feu de bois) que j'adore.

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@ Michelle D-LEROY | 13 juin 2019 à 18:59
"Bientôt un parti unique, une pensée unique, des médias admiratifs, à quoi bon une concertation avec quelques-uns ? que demande le peuple ?"

En admettant que LREM devienne un parti unique, Macron a intérêt de ne pas jouer au plus fin et planter le pays en déshérence.

LREM = "Ligne Revue d'Emmanuel Macron" - Act. III


boureau

@ breizmabro 13 juin 2019 19:50
"Je me suis bien amusée à vous lire j'avais l'impression avec vous d'être toujours au XXe siècle"

Qu'est-ce qui vous prend ? Un coup de blues ?
Qu'est-ce qui vous fait penser que nous ne sommes pas "de vraies gens" ?
Remettez-vous et j'espère que vous trouverez un homard bleu dans votre casier. Moi je les prends sur l'étal des pêcheurs, ils sont énormes en ce moment.

Cordialement.

Wil

Et ce qui devait arriver arriva... ça y est ! Cette fois c'est sûr M. Bilger le macronolâtre a quitté le navire ! ALLELUIA, MAZEL TOV et tout et tout !
JE ME MAAAAAAARRRE !
Depuis deux ans, combien de fois nous a-t-il chanté les louanges de Macron jusqu'au plus absurde déni ?... Pfff, impossible de compter, on a eu droit à quasiment la chanson de geste du troubadour, luth compris, vantant l'héroïsme de son seigneur quatre fois par semaine depuis deux ans.

Il faudrait ressortir rien que pour se taper une bonne tranche de rire, on en a besoin en ce moment, tous les comptes rendus de M. Bilger des discours macroniens surjoués par un mauvais comédien, vides de fond mais pleins de phrases nonsensiques se voulant poétiques (tic-tic...), sans parler de son incompétence totale à diriger un pays vu qu'il n'a jamais rien dirigé du tout, que M.B. trouvait génialissime !

Si j'ai le courage et que ça à faire, je le ferai un de ces jours parce que j'aime toujours remettre les crétins le nez dans leur propre bêtise, d'autant plus quand ils l'ont clamé haut et fort pendant des années.
Franchement, quelle honnêteté ou plutôt malhonnêteté intellectuelle faut-il pour oser venir écrire : "Il y a ceux qui dominent et ont le pouvoir et ceux sur lesquels il pèse, pour reprendre la définition éclairante du peuple par Michel Onfray", après avoir appelé semaine après semaine à la répression la plus sévère contre ces culs-terreux de GJ qui dérangeaient le Bilger dans ses week-ends, allant jusqu'à nier et même justifier quand il ne les balayait pas d'un revers de main les estropiés qui ont perdu ici un oeil, là une main, là-bas autre chose, de pauvres gens qui voulaient juste qu'on les écoute et qu'on les entende et qui ont été bouffés par l'extrême gauche et les black blocs instrumentalisés par le même Macron qu'il adorait.

M. Bilger comme la médiacratie dans son ensemble a rabaissé le peuple français, il l'a méprisé, il l'a nié, ne pensant qu'à son confort de petit-bourgeois parisien dérangé dans son sentiment de toute-puissance, en fait surtout son arrivisme pour s'attirer les bonnes grâces du "souverain".

Il faut le comprendre mesdames et messieurs, il pense tellement que l'AF mérite le talent dont il pense être doué qu'il est prêt à toutes les bassesses politiques pour devenir "éternel". Quel idiot...
Et maintenant qu'il sait qu'il n'aura pas ce qu'il veut il retourne sa veste une fois de plus et critique ce qu'il a adoré quelques jours plus tôt.
C'est du plus immature.

C'est là où je comprends pourquoi j'aime bien M.B. au fond.
Nous sommes de générations différentes, de classes sociales différentes mais au fond nous sommes le même genre d'ado coincé dans le corps d'un vioque et nous refusons la fin tragique de la vie comme seule perspective.
Et "que même que ouais que" si j'étais un escroc de psy je dirais que je comprends pourquoi M.B. l'ado attardé comme moi a aimé la belle histoire du "petit Manu" qui se tape sa "professeuse" de français "Brizitte", le cinéma et tout, lui qui laisse sa femme se taper la correction des commentaires de crétins dans mon genre c'est-à-dire tout ce qu'il y a de sérieux pendant qu'il fait le mariole à la TV.
On sait bien qui est la patronne et donc si j'étais un escroc de psy j'y verrais évidemment quelque chose de vaguement similaire.
Mais je ne suis pas un escroc de psy, ça tombe bien...

Robert

Je serais tenté, Monsieur Bilger, de retenir du billet ces deux alinéas :
« Etait-il absolument nécessaire au pouvoir de se confronter à cette formidable et préjudiciable effervescence pour comprendre l'intolérable hiatus entre les "sachants et les subissants" ? Avait-il besoin de cette "leçon de choses" et de ces "travaux pratiques" pour percevoir cette intolérable blessure au coeur d'une démocratie se rêvant pourtant exemplaire : il y a ceux qui dominent et ont le pouvoir et ceux sur lesquels il pèse, pour reprendre la définition éclairante du peuple par Michel Onfray.
[…] Et le changement de méthode aurait évidemment engendré sinon un changement de politique, du moins une manière plus proche, moins condescendante, partagée, modeste, acceptable, de la présenter à la communauté nationale. »

De fait, vous oubliez un élément essentiel de compréhension de ce qu’est monsieur Macron : un néolibéral qui a fait siennes les théories politico-économiques de Walter Lippmann. Pour mieux comprendre cette disposition d’esprit, il n’est pas inintéressant de consulter l’excellent livre de Barbara Stiegler : « Il faut s'adapter » - Sur un nouvel impératif politique, paru le 24 janvier dernier dans la collection NRF Essais chez Gallimard (http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/NRF-Essais/Il-faut-s-adapter ). Les quelques lignes qui suivent sont particulièrement éclairantes :

« La généalogie de cet impératif nous conduit dans les années 1930 aux sources d’une pensée politique, puissante et structurée, qui propose un récit très articulé sur le retard de l’espèce humaine par rapport à son environnement et sur son avenir. Elle a reçu le nom de «néolibéralisme» : néo car, contrairement à l’ancien qui comptait sur la libre régulation du marché pour stabiliser l’ordre des choses, le nouveau en appelle aux artifices de l’État (droit, éducation, protection sociale) afin de transformer l’espèce humaine et construire ainsi artificiellement le marché : une biopolitique en quelque sorte. Il ne fait aucun doute pour Walter Lippmann, théoricien américain de ce nouveau libéralisme, que les masses sont rivées à la stabilité de l’état social (la stase, en termes biologiques), face aux flux qui les bousculent. Seul un gouvernement d’experts peut tracer la voie de l’évolution des sociétés engoncées dans le conservatisme des statuts. Lippmann se heurte alors à John Dewey, grande figure du pragmatisme américain, qui, à partir d’un même constat, appelle à mobiliser l’intelligence collective des publics, à multiplier les initiatives démocratiques, à inventer par le bas l’avenir collectif. Un débat sur une autre interprétation possible du sens de la vie et de ses évolutions au cœur duquel nous sommes plus que jamais. »
Pour aller plus loin, il suffit de cliquer sur l’onglet « Feuilleter le livre »

Il s’agit donc ici d’une vision darwinienne de l’économie : ce n’est pas à l’économie de s’adapter à l’Homme pour lui procurer de meilleures conditions de vie, mais, à l’inverse, c’est à l’Homme qu’il appartient de s’adapter au système mis en place sous peine d’être « sorti de la boucle ». D’où aussi la métropolisation des grandes villes, devenues « cités-monde » dans lesquelles les gagnants de la nouvelle économie mondialisée partagent les mêmes modes de vie et de pensée, dont monsieur Macron est le prototype. C’est le vrai fondement de la pensée économique du président de la République. Aussi ne faut-il guère s’étonner de la référence au « sachants » et aux « subissants » : elle est dans la droite ligne de cette idéologie néolibérale.
Ce néolibéralisme avance masqué en se parant de la seule image du « libéralisme », alors que le libéralisme a d’autres acceptions.

Dès 1991, dans son livre « Capitalisme contre capitalisme », Michel Albert avait non sans raison appelé l’attention sur l’évolution néolibérale du capitalisme financier, obnubilé par le seul profit, qu’il opposait au capitalisme rhénan soutien de l’industrie.
Après la chute du Mur de Berlin, le capitalisme financier américain, encadré et modéré depuis ses excès qui ont conduit à la crise de 1929 et indirectement à la Seconde Guerre mondiale, n’a plus eu aucune contrainte. C’est lui qui, débridé, a conduit la Russie de Boris Eltsine à une chute telle que monsieur Poutine a raflé le pouvoir et fondé son action sur un nationalisme de plus en plus anti-occidental.
En Europe, les dirigeants ont systématiquement pratiqué l’à-plat-ventrisme devant l’impérialisme américain, ce d’autant plus que la plupart ont été formés à l’école du soft power US. Moins visible avec un certain nombre de présidents états-uniens bénéficiant d’une bonne image médiatique, comme Kennedy ou Barack Obama, le réveil est brutal quand il s’agit de Donald Trump. Deux articles du Canard enchaîné de cette semaine en donnent la mesure, notamment en ce qui concerne la destruction visée de toute ambition européenne en matière d’industrie européenne d’armement.
C’est ici pour moi la manière d’apporter une réponse à l’interpellation de Robert Marchenoir dans le billet précédent.

Et il n’est pas inutile de revenir sur les paradigmes qui ont été à l’œuvre dans la conception même de l’union européenne.
A cet effet, l’écoute de l’entretien avec Marc Luyckx Ghisi, conseiller en prospective de monsieur Delors à la commission européenne est fort instructive. Intitulée : Changement de Civilisation ? elle peut être écoutée ici : https://www.youtube.com/watch?v=JDRzEdRQF5s
Le passage le plus intéressant à mon sens se situe entre 10e et 30e minute, notamment entre la 16e et la 17e minute
Sur son site Internet (https://www.marcluyckx.be/livres), on trouve notamment un livre intitulé « Au-delà de la modernité, du patriarcat et du capitalisme » – La société réenchantée ?. Les chapitres 2 (p.42) et 3 (p.57) fournissent les clés de sa pensée et complètent le discours qu’il a tenu dans son entretien vidéo.
Il s’agit certes d’un exercice intellectuel intéressant qui vise à donner à la construction européenne une prospective de son évolution telle qu’il la souhaiterait, avec comme objectif le réenchantement de la mondialisation et par une théorie de la « transmodernité ». Ce court passage en donne une idée :
« L'ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors, avait, à cet égard, vu et parlé juste dès 1993 : « Les citoyens européens ne parviendront pas à s’identifier à un marché. Si dans les dix ans qui viennent, nous ne parvenons pas à donner une âme à l’Europe, nous aurons perdu la partie ! ». Dans l'Union européenne, la gouvernance s'opère donc par la création de sens. L’Union est appelée à faire sens, à revêtir, aux yeux des citoyens européens (et sans doute des citoyens du monde éveillés) une signification plus élevée qu’un simple État. C’est pour cette raison que leurs attentes implicites sont plus fortes et leur déception plus grande. Malheureusement, les dirigeants européens actuels ne sont pas suffisamment conscients du fait qu'ils ont la responsabilité de veiller sur un enfant prodige. Ils sont comme pris à revers par une situation dont ils ont hérité, mais qu’ils ne maîtrisent pas et dont ils ne comprennent pas même toujours la logique - quand celle-ci ne les dérange pas dans son essence. Pour les gouvernements des États membres ainsi que pour les intellectuels, les évolutions liées à la construction européenne vont plus vite que l’évolution de leurs propres concepts intellectuels. »
Où se situe précisément monsieur Macron dans ce débat ?

Enfin, je rejoins en grande partie les analyses de Tipaza | 13 juin 2019 à 07:05, Exilé | 13 juin 2019 à 17:24 et hameau dans les nuages | 13 juin 2019 à 17:43

Lucile

@ breizmabro | 13 juin 2019 à 19:50

Les sachants ça n'existe pas, dixit Socrate, qui savait ne rien savoir.
À bientôt breizmabro !

Tipaza

@ breizmabro | 13 juin 2019 à 19:50

Il vaut mieux sortir sur la pointe des pieds quand on n'est pas d'accord avec une communauté où vous êtes entrée librement et où vous sortez toujours aussi librement.
Ce n'est pas très sympa comme sortie, même s'il y a une part de vérité.
Mais qu'est-ce que la vérité, celle du homard n'est pas la même que celle du pêcheur, et le homard n'a pas la possibilité de sortir de son casier comme vous le faites.

Perso je garderais un bon souvenir de votre passage mais seulement pendant un temps limité, faut pas exagérer quand même.

Je me souviens, j'ai une bonne mémoire, lors de notre premier échange où vous aviez parlé de homard, je vous avais demandé si vous connaissiez le cri du homard.
Vous avez cru que je blaguais, ce qui était à moitié vrai, je n'ai pas insisté, considérant que je n'avais pas à faire votre éducation cinématographique.

Maintenant que vous partez, alors je vous offre "le Cri du homard," que vous pourrez voir le soir à la chandelle comme on le faisait au bon vieux temps du XXe siècle.

https://vimeo.com/43882728

Tchao breizmabro

Denis Monod-Broca

@ breizmabro

Respect ! Comme on dit de nos jours...
Le seul vrai sachant, c’est vous, bien sûr, comment avons-nous pu l’oublier ?
Bonne pêche !

Achille

@ breizmabro | 13 juin 2019 à 19:50

Ouh là là ! ça sent le gros coup de déprime !

Allez, un bon petit coup de muscadet de la cuvée spéciale de chez Jacky, une petite virée en mer (par temps calme, bien sûr !) et vous reviendrez sur ce blog fraîche comme une rose.

A bientôt !

Pierre Blanchard

@ Achille | 13 juin 2019 à 08:07

Achille, depuis de nombreux mois je me demande où votre idolâtrie du phénomène Macron va vous porter...
L'électeur qui élit un député macroniste est donc un bon électeur... Mais l'électeur qui vote à un référendum ne peut être que mauvais...

En conséquence votre pensée démocratique se situe à :
"...faire confiance aux "sachants" que l’on a élus..." surtout et uniquement lorsqu’ils sont macroniens.

Et, bien évidemment, tout comme les grouillots du PC français de l'époque des années 50/60/70 que vous avez connues :

..."fausses rumeurs, fake news et autres bullshits sur les réseaux sociaux ou dans des talk shows à deux balles..." ne proviennent que de la partie adverse, jamais ô grand jamais du pouvoir macronien...

Vous finirez à Sèvres, au pavillon de Breteuil, mais attention, le pavillon de Sèvres n'abrite plus depuis 1960 qu’un mètre étalon, ou maître étalon dépassé ??

Je ne sais plus…

Patrice Charoulet

Récit d'un universitaire de la Sorbonne :

« Scène de rue entre un "solliciteur de trottoir" et votre serviteur (répartition des rôles implicite):
- Eh salut t'as pas un euro ? Eh putain pourrais répondre quand on te parle !
- Ooooh la ferme !
- Eh tu me respectes (classique) ! Fils de pute (banal) ! Pédé (usé) ! Je nique ta mère (répertorié) et je déterre ton père (??) !
Il y a là tout un imaginaire de la profanation que j'ignorais. A creuser (si je puis dire). »

Qui dit mieux ?

Elusen

@ breizmabro | 13 juin 2019 à 19:50

Comment voulez-vous que par le biais d’Internet, anonyme, je puisse savoir que vous seriez une femme noire, juive et transgenre ?! Vous m’expliquez ?!

Où serait-il interdit à des mâles ou des femelles de prendre la parole sur ce fil de discussions ?
Où est-il dit que toute discussions ne doit être le fait exclusif que de transgenres ?

Exilé

Le président de la République a fait, dans un discours devant l'OIT à Genève (...)

J'attends avec une certaine impatience que le siège de l'OIT soit transféré à Ajaccio...

breizmabro

@ Giuseppe, Ange Leruas, boureau, jack, Gavroche, Elusen, olivier seutet, Exilé, Aliocha, Denis Monod-Broca, Achille, Tipaza, Noblejoué, Wil... et THE maître Deviro

Restez bien entre vous les garçons puisque ce blog est devenu le blog des sachants comme dit Manu (qui ne ne connaît pas le féminin de "sachant" ;)) et les sachants de ce blog aux neurones hyper musclés ne peuvent être que des HOMMES nom de... Zeus !! (on a eu tous les Supélec de France sur ce blog après l'enflammage de Notre-Dame de Paris pour nous instruire sur le 220V :D))

Je me suis bien amusée à vous lire j'avais l'impression avec vous d'être toujours au XXe siècle.

Je reviendrai parfois vous lire... en passant... d'un clic distrait..

Me manqueront Martchi, ses provocs et son bon sens, Savonarole et son humour un peu cynique dont j'ai fait les frais, Lucile la consensuelle, Mary qui a beaucoup lutté contre les machos du blog, Ellen qui a jeté l'éponge, et les autres.

Vous avez raison les garçons, restez au chaud entre vous dans le Gouyette-blog à vous raconter, en boucle et en longueur, toujours les mêmes histoires avec, cela va de soi, les citations pertinentes, trouvées sur Google, d'auteurs que vous n'avez jamais lus :D

Moi je vais relever mes casiers en espérant trouver quelques homards bleu que je dégusterai avec de vraies gens, de ceux qui n'ont pas peur d'aller chercher des amis dans les déferlantes et les creux de quinze mètres parce que ce sont des amis et que les amis ça n'a pas de prix.

Adéo (j'adoooore les radotages ;)

Xavier NEBOUT

Les uns oublient qu'il faut du charisme pour être un chef, d'autres qui en ont un peu comme Macron, oublient qu'ils doivent inspirer confiance.

Or, Macron n'inspire confiance à personne, pas même à ses partisans qui le suivent pour faire carrière ou peut-être pour faire au mieux, ni à ceux qui votent pour lui faute de mieux.
Tout le monde sait que super marchand de découvert bancaire gouverne au jour le jour sans aucune ambition pour notre pays qui dégringole un peu plus chaque jour à tous égards.

Ses subordonnés ignorent la joie de vivre, ils ont tous des têtes de gens qui vont au casse-pipe.
On n'a jamais vu un gouvernement de gens aussi tristes.
Ils sont honteux.
Honteux d'être les sous-fifres d'un psychopathe.

Michelle D-LEROY

M. Macron est très fort, je dois le reconnaître :
"Comme pour le résultat des élections européennes, il a en réalité fait passer pour une victoire ce qui a profondément atteint son prestige et aussi le crédit de la France à l'étranger."

Il aurait tort de se priver, puisqu'il a encore une fois pulvérisé une grande partie de son opposition politique en réussissant à ramener dans le giron de laREM, les LR complexés ou sans convictions.
Grâce à de petits colmatages il a redoré son blason auprès des retraités modestes, auprès des Français qui paient peu d'impôts après avoir satisfait ceux qui payaient l'ISF. Un grand écart réussi.

Ils flatte les écolos, le lobby LGBT en préparant les Français à l'ouverture à la PMA pour toutes… sans oublier les hommages rendus aux courageux, un genre où il excelle.
Bref, s'il ne reste qu'une opposante, ce sera bientôt moi, toute seule.

Bientôt un parti unique, une pensée unique, des médias admiratifs, à quoi bon une concertation avec quelques-uns ? que demande le peuple ?

hameau dans les nuages

Je ne m'appelle pas François Lenglet. Je ne suis ni politique, ni financier ni économiste mais comme lui je pense que tout va basculer. Je suis en train de lire son livre où il explique le métronome des crises depuis celle de 1919.

Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que le mondialisme et le libre-échange effréné nous conduisent au précipice. J'ai rappelé à François Bayrou lors d'un débat GJ à Pau en début d'année les propos qui avaient été tenus par lui ainsi que par monsieur Chalmin, économiste. "Le mondialisme est inévitable, les prix seront fixés à Chicago, les paysans devront s'alléger" ; en 1996, propos que ne renierait pas Bob.

Mais voilà, le balancier revient et beaucoup plus vite que prévu et monsieur Lenglet en fait le constat en rappelant que la destruction des frontières en a fait apparaître d'autres, celles entre les élites et les classes moyennes et pauvres. Les élites préservées car se cantonnant dans des productions d'élites. D’où la montée partout dans le monde des "populismes" car privés de repères...

J'étais effaré à l'époque d'entendre de telles bêtises, malgré que je ne sois pas non plus historien, et d'imaginer déjà les conséquences.

L’extrême centrisme fait le lit des autres extrêmes puis se cache en dessous pour réapparaître et constater le désordre en tirant la couverture à soi.

Et quand je vois ici une élite repue distribuant plus d’extrêmes-onctions que de médailles parler de non exception agriculturelle alors que c'est le b.a.-ba de la plus petite parcelle d'indépendance qui puisse rester à un pays, je pense en effet comme François Lenglet que tout va basculer. Et Macron comme de sentir le sol trembler sous ses pieds:

https://insolentiae.com/allemagne-confirme-risques-euros/

J'espère être là. J'adore les nouilles/fromage râpé et la purée/saucisse. Cela ne va pas beaucoup me changer.

Exilé

"sachants" et "subissants"

Cette prétention de certains jeunes godelureaux à se faire passer pour des « sachants » sous le prétexte qu'ils auraient fréquenté certaines écoles au cursus aussi surfait qu'orienté idéologiquement est insupportable.

Et quand ils traitent tous les « subissants » de sombres idiots alors que dans bien des cas ces demeurés pourraient leur en remontrer en matière de bon sens, d'intelligence et d'éducation, ils se moquent carrément du monde.

Au fait, quid de l'expérience acquise par les plus anciens ?
Pourquoi n'est-elle pas reconnue comme un savoir, comme c'est parfois encore le cas dans certaines cultures ?
Nous sommes en droit de penser que des gens ayant par exemple vécu une période de la Seconde Guerre mondiale ou bien des événements d'Algérie en savent plus ou du moins de façon moins biaisée que tel ou tel historien coqueluche des plateaux TV ou que tel ou tel apparatchik formaté par les calembredaines pompeuses débitées par un grand quotidien du soir...

Giuseppe

"Je regrette pour ma part - sur un registre démocratique élargi - qu'on ne soit pas allé plus loin que vers un allégement (au demeurant vite corseté) du RIP car à force de n'avoir jamais consulté le peuple sur des enjeux fondamentaux…" (PB)

Faire confiance aux élus, vaste débat aurait dit Mongénéral, et il faudrait dire amen à cette représentation politique qui s'autocontrôle ?
La démocratie suppose la participation des citoyens surtout pour les grands chantiers de la démocratie.

Je ne donnerai même pas l'heure à un politique, "ils ne sont pas tous pareils, c'est une minorité…", les époux infernaux et l'argent qui coule à flot, gin tonic pamplemousse pour vous servir, montages financiers dignes du calcul des effets produits par le moment de torsion sur les profilés minces ouverts... et de faire croire qu'il n'y avait aucune recherche de leur part… C'est prendre les juges pour des imbéciles.

https://www.capital.fr/economie-politique/affaires-chaque-semaine-4-nouveaux-elus-sont-poursuivis-en-justice-1206056

"Délits d’élus: 400 politiques aux prises avec la justice" - Essais - de Graziella Riou Harchaoui et Philippe Pascot.

« Si la présence vigilante des citoyens ne se fait pas sentir, les élus sont abandonnés à leur propre faiblesse et cèdent bientôt, soit aux tentations de l’arbitraire, soit à la routine et aux droits acquis. »
(Pierre Mendès France)
Jamais aussi vrai.
Il savait de quoi il parlait pour avoir vécu au milieu du plus grand gâchis politique de l'entre-deux-guerres.

Quand on est élu avec moins de 30% des inscrits, la vie parlementaire doit être sous-tendue par l'action des citoyens, la représentativité n'y est plus, donc il s'agit ici de retrouver une majorité lucide.
Sans compter tous ces rentiers et contrats viagers passés avec les mandats, inadmissible, un mandat et un seul, une fois renouvelable.

Le bouffi du Sénat qui n'a vécu que de la politique, gavé de sièges, adhérant à l'époque à un parti puissant, qu'a-t-il fait pour nous citoyens ?
En arriver à la déferlante des Gilets jaunes, un hôpital qui crie misère et au bord de la crise de nerfs, et lui qui se revendique des territoires et qui n'a rien vu venir… Tu parles d'un contre-pouvoir ! et d'une utilité ; auditionner un jeune ambitieux Alexandre B. qui aurait mis à sac la nation… Tout ce monde pour si peu, la terre n'a pas tremblé et elle tourne toujours sur elle-même.

L'été va être chaud, j'espère que la réforme constitutionnelle va se faire pour dégraisser le mammouth de ces assemblées fossilisées ; sans quoi le pays s'enlisera davantage sous la fourchette d'un Sénat qui ne fait que banquette, alors que le match nouveau est commencé et des sénateurs qui ne comprennent pas les nouvelles règles.

Ange Leruas

Hiatus entre les "sachants et les subissants" ?
Si les subissants sont une espèce connue, les sachants le sont-ils ?
Qui des sachants ou des subissants sont les plus ignorants de notre réalité de vie en société nationale ?
Que faut-il savoir pour être un sachant ?
Faut-il savoir ce que notre vie sociétale nationale doit être suivant son savoir ou bien ce que notre vie sociétale est dans la réalité ?

Je ne vois, chez ceux assimilés à des sachants, aucune de ces interrogations, ni aussi, chez les subissants.

SANS CONNAÎTRE les réalités simples de notre vie en société, comme par exemple, 67 millions de Français recherchent à satisfaire leurs besoins, matériel et ludique, dans une société où un simple regard permet de constater que la production des uns devient la consommation des autres ce qui réduit notre pouvoir de satisfaire nos besoins, à la quantité et qualité que nos 67 millions d'habitants, produisent en continuité, qui pour partie échangée contre des importations, deviennent nos consommations nationales.
PEUT-ON débattre sur la meilleure des façons de partager, entre ces 67 millions d'individus notre consommation nationale de manière qu'il y ait de moins en moins de gens qui subissent ou croient subir.

Une chose est certaine, aucun sachant ne sait ce que démontrent nos quarante dernières années passées, ceci pour n'avoir jamais débattu à partir des 76 mots ci-dessus, entre SANS CONNAÎTRE et PEUT-ON.
Le déni, et non l'ignorance, de ces simples mots devient la cause de la stérilité de nos débats qui oublient la réalité pour tergiverser sur les réalités idéologiques de chacun des débatteurs, mais aussi, déni, dans les doléances des subissants. Tous s'exonèrent de ce REGARD sur la réalité (résumé par 76 mots) pour faire uniquement confiance à la VISION de leur imaginaire.

Combien de sachants savent que dans les mathématiques existent les nombres complexes avec une partie REELLE et une partie IMAGINAIRE. Ces sachants savent, alors, que ces parties sont distinctes mais coexistent au point que l'on ne peut les isoler, toute modification sur l'une des parties entraîne une réaction sur l'autre et cela fait passer d'une situation quasi stable à une autre situation quasi stable.

Le fonctionnement de l'économie fonctionne sur ce même principe, hormis que l'action sur un des éléments peut induire des réactions qui continuellement modifient les équilibres pour nous mener au progrès ou au chaos.

Nos pseudo-sachants actuels ont pour habitude de ne connaître que la partie IMAGINAIRE de l'économie, notre monnaie et d'oublier la partie RÉELLE, notre mode de vie sociétal ou la production devient consommation. Pourtant Karl Marx nous avait déjà mis en garde, n'a-t-il pas dit « la monnaie masque la réalité : la production et sa vitesse ».
La MONNAIE est notre IMAGINAIRE
La PRODUCTION est RÉALITÉ

Reste donc, pour ne pas employer le yaka, à ce que les pseudo-sachants deviennent des sachants (de 76 mots) pour devenir de véritables sachants ce qui permet aussi aux subissants de devenir des sachants.

Alors au travail, débattons sur ce socle commun.
Et, s'il y a des opposants, qu'ils argumentent et nous démontrent que les pseudo-sachants sont plus universels et humanistes (mettre l'humain au coeur de notre réalité de production des uns qui devient consommation des autres) que les sachants raisonnant à la fois sur la partie imaginaire et la partie réelle de l'économie c'est-à-dire une économie qui permette aux productions nationales de se partager :
* entre actifs et inactifs
* entre usage familial, mutuel, collectif
Ce que le regard de 67 millions d'individus, en regardant en face notre société en France, et en oubliant leurs savoirs idéologiques, ne peut contester.

67 millions d'individus, sauf exception, sont capables, à partir de 76 mots, de décrire la réalité de notre vie en société, en deux heures, pour peu qu'il sachent employer la pédagogie des pays bien classés par PISA qui par ailleurs sont économiquement mieux lotis que nous dans leur croissance et leur progrès écologiques.

boureau

"Mea culpa certes mais pas trop !"

Quel mea culpa cher P. Bilger ?

J'ai retenu de ce discours qu'il avait les bonnes solutions et que, comme d'habitude, elles avaient été mal comprises ! Tout le reste : du psy à deux sous !

Je croyais qu'il avait promis de ne jamais parler des affaires (ou des affres) de la France en dehors du territoire. Cochon qui s'en dédit !

En attendant, où est la synthèse tant attendue de centaines de milliers de contributions concernant le "Graaaand débat". A la poubelle ?

Les médias sont tellement muselés que pas un seul ne pose la question des résultats ! Les consignes sont strictes.

Pourtant tant de courtisans se sont pressés dans les médias pour nous expliquer l'intérêt qu'il avait suscité auprès de millions (sic) de Français.

Pourtant le contribuable paie une commission et plus pour donner le résultat de tous ces cahiers de doléances.

Macron, en roitelet a pris des décisions, sans révéler le résultat de ce que nous, nous voulions. C'est sans doute ce que LREM appelle la démocratie participative !

Une dictature douce voilà ce qu'est le quinquennat de Macron.

Cordialement.

jack

RIP ou RIC sont des outils à manipuler avec prudence. En effet, à quoi servent les institutions, les élections présidentielles et législatives si le programme qu'elles permettent d'élaborer vole en éclat au moindre mécontentement. Gouverner implique parfois des décisions impopulaires pour le bien du pays et son adaptation à un monde en évolution. C'est le courage en politique. Et si cette politique ne convient pas au peuple, il peut changer de Président et de parlementaires lors des élections suivantes. On n'est pas en Chine ici, ni en Corée du Nord.

Alors, effectivement, le pouvoir peut faire un effort de pédagogie, de concertation tel que Laurent Berger le préconisait fort justement, mais certainement pas baisser les bras face à des hordes de casseurs ou à l'absurdité de certains slogans vus dans les défilés, exemple: "Macron va b... ta vieille au lieu de b... les Français". Ce sont les auteurs de telles grossièretés ou du saccage de la tombe du soldat inconnu qui devraient s'excuser et non pas le Président.

Gavroche

Désolant, révoltant, exaspérant, humiliant d'avoir un "traitre et fou" à la tête d'un pays comme le nôtre.
Le pays brûle et on nous parle de dentelles.

Elusen

S’il avait voulu faire une contrition, exprimé des regrets, alors pourquoi étouffe-t-il, et fait-il étouffer, toutes les affaires de bavures policières dans le mouvement des Gilets jaunes ?

Je rappelle qu’actuellement pas une seule enquête n’est ouverte sur les yeux et mains arrachés par la police, alors qu’il y a eu systématiquement une plainte.

Je rappelle que de manière illégale, crapuleuse, dégénérée, sale, les doyens des juges d’instruction demandent une consignation extrêmement élevée - sommes d’argent - pour que les pauvres blessés dans le mouvement des Gilets jaunes ne puissent pas faire ouvrir d’instruction. La consignation est au prorata des revenus, voire nulle si vous êtes pauvre, pourtant les doyens des juges d’instruction, malgré le droit qui le leur interdit, en demandent des extrêmement élevées.

Code de procédure pénale - De la constitution de la partie civile et de ses effets

De manière à vomir, comme les pauvres ne peuvent pas payer ces consignations illégales, il n’y a donc aucune instruction.
Comme il n’y a pas d’instruction, ils n’ont ainsi pas droit à l’aide juridictionnelle, de fait pas d’avocat.

Voilà à quoi servent les cagnottes Internet qui scandalisent les classes favorisées, elles servent aux pauvres à payer les illégales consignations.

Mais de ça l’Honorable Honoraire n’en pipe point mot, ni celui qu’il a soutenu à cor et à cri, l’éphèbe Macron E.

Écoutons l’émission offerte par les abonnés du journaliste Daniel Schneidermann, Arrêt sur images.

La justice ne doit jamais exister pour les pauvres !

olivier seutet

Acte II ?! Quelqu’un pourrait-il dire au chef de gouvernement et au chef de l’Etat qu’il n’est pas question de théâtre ? Les jeux politiciens présentés comme le tournant du quinquennat sentent le vaudeville : j’équilibre par un peu de sociétal (la PMA pour les lesbiennes) et un brin de populisme (moins d’impôts pour ceux qui en paient déjà peu), les économies nécessaires sur les chômeurs et les futurs retraités.

Pièce de boulevard où l’on préfère clamer sur scène, avec force, que l’on va continuer à faire des réformes que l’on a, naguère, à peine effleurées. Jeu de dupes où l’on feint d’accorder des rabais sans avoir la moindre idée de savoir comment il faudra boucher le gouffre des finances publiques.

Vraie farce où l’on feint de proposer des réformes institutionnelles pour s’écrier que des méchants (le Sénat) ne veulent pas y consentir, où l’on badigeonne de vert de simples mesures de bon sens (économies d’énergie, lutte contre la prolifération des plastiques), où le changement de méthode est proposé par Polichinelle au nom de Matamore.

Vrai drame pour tous ceux qui voient avec affliction cette pantalonnade du passage d’une politique louis-philipparde à celle de Badinguet.

Exilé

Je regrette pour ma part - sur un registre démocratique élargi - qu'on ne soit pas allé plus loin que vers un allégement (au demeurant vite corseté) du RIP car à force de n'avoir jamais consulté le peuple sur des enjeux fondamentaux, on va finir par oublier que le référendum n'est pas seulement un ornement destiné à faire joli dans la vitrine républicaine mais qu'il devrait être un formidable outil aussi bien humain que politique pour rassembler "sachants" et "subissants".

Exemple terriblement concret : la façon scandaleuse selon laquelle le Pacte de l'ONU pour les migrations, présenté de façon trompeuse comme non contraignant, a été signé en catimini par M. Macron et ses séides sans aucun débat alors qu'il met en cause notre avenir et notre sécurité individuelle et collective.

Aliocha

Darius Rochebin, la distance helvète, pour appréhender sans passion le jeune président, que les impatients qui seraient exaspérés aillent à 32:30, à quoi bon est la maladie de mon âme, le besoin d'idéal et la remise en question de 68, le déclin de la croyance et le nihilisme qui engendrent les fondamentalismes, la nécessaire définition des réconciliations :

https://www.rts.ch/info/monde/10499842-macron-serait-pret-a-soutenir-la-candidature-de-merkel-a-la-tete-de-la-commission-europeenne.html

Précisons que l'entretien complet est la dernière vidéo de l'article.

Denis Monod-Broca

Très curieux discours vraiment, ce discours de Macron devant l’OIT, discours bizarre autant qu'étrange...

J’en sors cette citation : « Combat de méthodes, donc, sur lequel nous devons ensemble réussir à tenir toutes les parties prenantes et à donner encore plus d'ambition. »

Nous sommes engagés dans une guerre sans merci ni pitié, une guerre de tous contre tous, une « guerre hors limites » selon le mot lucide d’officiers chinois, et Macron nous propose un « combat de méthodes »...

La violence ne résout rien ni ne résoudra rien. Y avoir recours n’est pas une solution. Mais au moins faut-il la voir en face. Prisonnier de son obsession de toujours avancer, son obsession d’être toujours « en marche », M. Macron s’aveugle et nous aveugle.

Achille

« On est si peu habitué à des contritions de la part de nos chefs de l'Etat, et encore moins de la sienne, que la moindre esquisse de regret semble relever de l'exploit démocratique. »

On ne peut pas reprocher au président ses erreurs et en même temps (pour utiliser une formule à la mode) lui reprocher de faire son mea culpa.

C’est soit l’un, soit l’autre, sinon c’est faire preuve d’une parfaite mauvaise foi. Surtout, ainsi que vous le soulignez, lorsque cela ne constitue pas une pratique courante de la part des chefs d’Etat qui se sont succédé.

Concernant le mouvement des Gilets jaunes, aucun mort n’est à déplorer du côté des forces de l’ordre, ce qui, au vu de la violence qu’ont montrée certains manifestants au cours de ces six derniers mois, constitue un exploit méritoire.
Par contre il ne faudrait pas oublier les onze morts imputables aux Gilets jaunes lorsque ces derniers occupaient les ronds-points.

Pour se permettre de critiquer la politique du gouvernement encore faut-il être audible, ce qui n’est manifestement pas le cas de l’opposition que ce soit LR, le PS, LFI, Génération.s, qui se sont pris une claque magistrale aux élections européennes, mais aussi le RN qui se targue d’avoir battu LREM mais qui, très bientôt, va devoir faire le choix entre sa présidente actuelle très controversée au sein de son parti car totalement incompétente et la petite-fille du patriarche qui est bien décidée à renverser la table et se présenter comme le vrai renouveau de la droite dure.

Je sens que ça va chauffer au RN. La bataille des deux blondes va commencer !

« Je regrette pour ma part - sur un registre démocratique élargi - qu'on ne soit pas allé plus loin que vers un allégement (au demeurant vite corseté) du RIP car à force de n'avoir jamais consulté le peuple sur des enjeux fondamentaux, on va finir par oublier que le référendum n'est pas seulement un ornement destiné à faire joli dans la vitrine républicaine mais qu'il devrait être un formidable outil aussi bien humain que politique pour rassembler "sachants" et "subissants". En faveur d'une France unie. »

Non mais on va où là ? Vous savez très bien, Philippe Bilger, enfin je l’espère, que les électeurs qui daignent se déplacer pour aller répondre à un référendum (soit moins de la moitié du corps électoral) ne répondent pas à la question qui leur est posée, mais déposent dans l’urne un OUI ou un NON selon qu’ils soutiennent ou pas la politique du gouvernement.

A quoi servent dans ce cas les élus de l’Assemblée nationale et les sénateurs qui disposent de commissions compétentes, chargées d’examiner les propositions de loi, si ces dernières sont directement transmises au peuple par voie de référendum ?

Je pense pour ma part qu’il est préférable de faire confiance aux "sachants" que l’on a élus plutôt qu’aux "subissants" qui se font embobiner par certains politiques séditieux et journalistes autoproclamés qui répandent généreusement fausses rumeurs, fake news et autres bullshits sur les réseaux sociaux ou dans des talk shows à deux balles.
La démocratie est une chose trop précieuse pour la livrer aux chiens.

Tipaza

« Emmanuel Macron a énoncé des considérations sur le fond, qui révèlent que son intelligence et sa lucidité connaissent parfois des ratés. »

C’est je crois que le problème est bien plus profond que le simple niveau intellectuel.

Il manque à Emmanuel Macron ce qui constitue la forme suprême d’un commandement juste, l’empathie.
Il est incapable de comprendre ce que vivent, ressentent les autres, pas seulement les petits, les sans-grade, mais tous les autres.
On l’a bien vu dans deux exemples extrêmes, la façon dont il a viré le Général de Villiers ou la façon dont il parlé au chômeur en lui disant de traverser la rue pour trouver un emploi.

Lorsque l’intelligence est déconnectée de l’affect, l’humain disparaît et seule la logique est le moteur de l’action.

Il se fait que la logique ne gouverne pas le monde et les hommes, et que vouloir gérer un pays sur une simple base rationnelle, et quand je dis rationnelle je veux dire abstraite dans sa mise en œuvre, ça ne marche pas, ça ne peut pas marcher.

La vie des hommes et la vie collective surtout ne relèvent pas de la simple raison raisonnable, ce serait trop simple, elle relève aussi de considérations affectives au sens large, de l’humeur inexplicable qui nous prend tous un jour.
Cette humeur qui est aussi parfois le langage de l’instinct qui peut rectifier ce que la seule logique a d’artificiel et donc de faux.
Un instinct qui peut aussi nous conduire à la faute, mais qui est présent qu’on le veuille ou non, et parle dans l’inconscient à sa façon.

Emmanuel Macron est un intellectuel, un vrai, qui ne maîtrise pas sa composante affective, les Jungiens diraient que son Anima est autonome et lui échappe parce qu’il ne la reconnaît pas.
Lorsqu’elle se manifeste, elle le fait de façon outrancière comme lors de la fête de la musique de l’an dernier.
Ce sera intéressant de voir avec quels musiciens il se commet cette année.

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