« L'union ou la désunion des droites ? | Accueil | Est-il choquant de ne pas aimer le foot féminin ? »

07 juin 2019

Commentaires

Mary Preud'homme

@ Roger L 7 juin 19:32
"Certains viennent de dire que la droite républicaine ne se régénérera vraiment que lorsque Sarkozy n'en sera plus, pour une raison ou pour une autre, le parrain tirant secrètement les ficelles pour décider de la pluie et du beau temps. Wauquiez ne lui plaisait pas, alors il a été sorti."

Comment "certains" peuvent-ils dire autant d'âneries, tandis que d'autres "certains" s'empressent de les colporter, sans le commencement d'une preuve. Alors que Sarkozy (au contraire de ce que vous écrivez) avait su redonner à l'UMP tout son lustre, une combativité et un rayonnement incontestables. Et s'il n'a pas été reconduit en 2012 au profit d'un Hollande, c'est uniquement en raison de l'acharnement des médias et des juges rouges qui voulaient absolument avoir sa peau. Et aujourd'hui encore il est en sursis ; gageons que s'il se risquait à un retour pour remettre LR sur les rails la chasse aux sorcières reprendrait de plus belle.

Non monsieur, celui qui tire les ficelles et fait la pluie et le beau temps depuis un bon moment, l'homme au chromosome de traître, le machiavélique aux manettes, le gourou en chef, vous le trouverez plutôt du côté de LREM (en marche arrière toute).

Tipaza

Quelle est la condition nécessaire sans être suffisante pour refonder une droite française ?
Réponse : être Français !
Je suis sérieux.
La plupart, pour ne pas dire tous nos politiques de la droite classique se disent, se vivent, se sentent Européens.

C'est devenu chez eux une double nationalité, et pour défendre cette double nationalité, dont ils usent et abusent en fonction de leurs intérêts, ils ont inventé un mot qui est une insulte discréditant tous ceux qui refusent la double nationalité, ils les appellent "les populistes".
Étant entendu que dans le régime oligarchique qu'est l'Union européenne, le peuple est au mieux un empêcheur de vivre la mondialisation et au pire un intrus qui doit céder sa place à des immigrés.

Lequel ou laquelle de nos politiques de droite classique s'est rebellé contre le fait que notre budget doive recevoir l'aval de l'UE ?
J'ai presque envie de parler d'imprimatur tellement cette UE est devenue une institution contrôlant au moyen du nouveau droit canonique, les droits de l'homme, toute décision et action d'un gouvernement local, je n'ose plus dire national.

Le budget d'un pays est la condition de son indépendance, un pays ne disposant pas de son libre budget est une colonie ou un sous-ensemble d'un empire.
C'est ce qui se passe d'ailleurs bien que l'UE n'ose pas se définir comme empire, et encore dans le Saint-Empire germanique, les Etats qui le composaient avaient la maîtrise de leur budget.
Un budget est la première condition régalienne de l'indépendance.

Je ne croirai à une refondation de la droite, dont la mission est de maintenir la tradition en la faisant évoluer et de défendre l'indépendance de la France, que lorsque j'entendrai et je verrai se lever un membre de cette droite classique demandant un libre budget comme essaie péniblement de le faire Salvini.

J'avais dit dans le précédent billet, en forme de semi-boutade, que la droite classique ne se relèverait qu'en dépassant le RN sur sa droite en faisant allégeance à Viktor Orbán.

La boutade était contenue dans l'allégeance, le semi est contenu dans le fait que la Hongrie ne fait pas partie de la zone euro et qu'elle est libre de son budget et donc libre tout simplement. Ce qui n'est pas contradictoire avec sa participation à l'UE, mais une participation sans soumission comme le montre la réaliste politique d'Orban sur l'immigration. Cerise sur le gâteau hongrois c'est sa participation au groupe PPE de l'assemblée européenne.

Je sais bien que le RN est en recul sur ce point, et je le regrette. Tout ce que je peux dire c'est qu'il nous faudrait l'équivalent d'un Viktor Orbán avec les qualités sans les défauts évidemment, pour avoir une vraie droite !

Wil

"Je sais que derrière les déroutes, il y a des routes. Je sais que d'abord la droite ne doit plus douter qu'elle soit nécessaire. Elle a tout l'avenir devant elle si elle veut bien mettre ses convictions avant ses positions. Ses ambitions après ses propositions" dit le Bilger qui ne cesse de répéter depuis deux et demi qu'il est centriste depuis qu'il est un idolâtre macroniste.

Il y a des gens comme ça dont la malhonnêteté intellectuelle n'a aucune limite et qui pensent qu'ils s'en sortiront toujours même en disant l'inverse de ce qu'ils viennent de dire cinq minutes avant en jurant qu'ils ne l'ont jamais dit ou qu'on a pas compris ce qu'ils disaient et que donc ce n'est pas de leur faute.
Il n'y a aucun moyen de lutter contre la bêtise humaine.
Les pseudo-intellos à la Onfray ou autres peuvent continuer à se palucher en croyant que la culture rend intelligent mais c'est faux, c'est du pur déni de réalité.
Einstein l'avait bien compris.
Il n'y a rien de plus puissant et dévastateur que la c***erie humaine.
M. Bilger nous en apporte encore la preuve dans ce billet malheureusement.

tomas

Avec tout ça, quelle valeurs doit porter la droite moderne ? On ne sait toujours pas.

-------------------

@ Lucile

Il est exagéré d'imputer à la gauche l'endettement de la France. Giscard a notamment à son palmarès un emprunt indexé sur l'or qui coûta quatre fois son montant à rembourser.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France#1960_%C3%A0_1990

(c'est un tableau, ça se lit vite)

On dirait qu'il y a des hausses fortes:

- En 82/83 (Mitterrand avant la rigueur)
- pendant la récession qui a suivi la guerre du Golfe
- pendant la crise de l'eurozone.

Le seul gouvernement pendant lequel l'endettement a baissé est celui de Jospin. Et on est contre la cohabitation après ?

En fait, à chaque perturbation sérieuse, l'Etat a aligné pour limiter la casse sociale. Sarkozy l'a fait, comme les autres. C'est d'ailleurs un des problèmes de la droite française: elle est gaulliste, donc étatiste et colbertiste, communiste diraient certains. Dans mon esprit, être de droite veut dire être libéral, au moins en économie.

Je crains qu'il n'ait pas de quoi amortir la prochaine...

Philippe Dubois

Bonsoir Monsieur Bilger

Sous un billet précédent, j'ai évoqué le travail de titan que devait mener LR pour se reconstruire.

A vrai dire, l'avenir de LR m'indiffère, mais pas celui de la France.
Or, la France, mon pays, ma patrie que j'ai servie pendant un certain nombre d'années, est tout simplement en train de mourir.
Je sais que le RN tout seul ne pourra pas empêcher cela pour plusieurs raisons
- il n'est pas en mesure d'arriver au pouvoir et encore moins de gouverner
- il ne dispose pas d'un vrai projet solide et cohérent, faute d'un vrai travail sur les fondamentaux
- une partie de son programme, notamment économique, est catastrophique

Il faut que la droite retrouve justement ses fondamentaux :
- l'amour de la France, de son identité, de son histoire, de sa culture, de ses traditions et de sa civilisation
- l'amour de la liberté et de son corollaire, la responsabilité
- la reconnaissance du mérite et de l'effort
- le goût du travail bien fait,
- la croyance en un homme enraciné

Quand ces fondamentaux auront été clarifiés, il faudra enfin bâtir un vrai projet, politiquement et économiquement crédible
- Un Etat puissant dans ses missions régaliennes mais qui arrête de pourrir la vie quotidienne des citoyens.
- Réduction des dépenses publiques et équilibre budgétaire
- Liberté d’entreprendre
- Fiscalité simple et efficace qui laisse les Français profiter du fruit de leur travail.
- Ecole fondée sur la réussite et le mérite
- Fermeté devant les lubies des écolo-trotskistes et de tous les groupuscules et minorités agissantes qui prétendent vouloir imposer leurs moeurs au peuple français.
- Immigration zéro

Enfin, pour porter ce projet, il leur faudra trouver un homme ou une femme avec une équipe de personnes qui soient à la fois
- compétentes
- déterminées
- dignes de confiance
- et surtout, perçues comme tels ; là, la Seine a le temps de couler sous le pont Mirabeau

Pour cela, il est primordial que ces futurs dirigeants ne se couchent pas devant
- le premier froncement de sourcil de la gauche morale
- le moindre glapissement d'un représentant d'une minorité forcément opprimée qui aura été vexée parce qu'on aura appelé un chat un chat ou qu'on aura mis les points sur les i sur un sujet aussi fondamental que la nature humaine.

Pour arriver au pouvoir, il faudra trouver des alliés fiables, dont les fondamentaux se rapprochent au mieux de ceux exposés ci-dessus.

L'extrême centrisme a révélé l'absence totale de fondamentaux, hors celui de vivre grassement sur le dos de la bête en multipliant au besoin magouilles, reniements et trahisons.

Reste le RN qu'il va falloir quand même arracher à un étatisme socialisant, partagé d'ailleurs par l'immense majorité de notre caste politique - cf. la lumineuse intervention de Bercy dans le mariage Fiat-Renault - étatisme socialisant qui fait crever la France à petit feu.

Et là, il va falloir tenir la barre devant la tempête médiatique : ce sera un échauffement avant ce qui les attendra quand ils mettront réellement en oeuvre la politique dont la France a besoin pour ne pas mourir.

Patrice Charoulet

ECOUTER DES PHILOSOPHES

Les gens qui n'y connaissent rien en philosophes ont un jour ou l'autre pu entendre à la radio ou à la télé BHL, Onfray ou Luc Ferry. Certains ont parfois pu entendre Alain Badiou ou Michel Serres, qui vient de nous quitter.
Que faire si l'on veut en entendre d'autres ? Je propose ceci : taper sur son ordinateur « rapports d'agrégation de philosophie » et voir la composition des jurys des dernières années. Vous verrez là une centaine de profs de fac, de profs de khâgne... Notez la liste de ces gens que vous ne connaissez pas. Et, sur YouTube, mettez chacun de ces noms. YouTube vous permettra d'entendre des philosophes qui ne sont jamais venus chez Ruquier ou chez Ardisson.

Dans le rapport d'agrégation de philosophie de 2013, par exemple, je vous invite à vous intéresser à une prof de fac, nommée Kim Sang Ong-Van-Cung. Elle a rendu compte de l'épreuve de commentaire de texte (Hobbes). Miracle ! vous pourrez l'entendre sur YouTube. Elle parle avec précision, profondeur et de façon admirable, de Spinoza et de Sartre. C'est très supérieur à Onfray, dont nous sommes saturés, et qui est très surfait, à mon humble avis.
Après avoir fait ça, n'hésitez pas à faire d'autres belles rencontres en procédant de la même façon.

Mary Preud'homme

J'ai l'impression que certains sur ce blog ont bien du mal à se situer et confondent allégrement droite et gauche. Quelle salade !
Afin d'y voir plus clair dans leur esprit embrouillé et manifestement pollué par les sirènes médiatiques et les sondages truqués, je leur suggère de faire un test sur www.politest.fr/. en répondant à toutes les questions sans tricher. Ainsi ils sauront où ils en sont et quel est le parti qui leur correspond le mieux.

Comment voulez-vous que ce pays s'en sorte avec cette armée de bras cassés, de girouettes, de lécheurs et de lâcheurs et pas seulement parmi les pseudo-élites ?

Ce n'est pas le moment de mollir... En avant et gardez bien votre cap !

Achille

@ Michelle D-LEROY | 07 juin 2019 à 19:56.
« Monsieur Le Drian s'agite pour récupérer les jeunes djihadistes aux mines patibulaires et inquiétantes pour les faire revenir en France. »

Faux ! J-Y Le Drian s’efforce de rapatrier les enfants de djihadistes français qui, selon les observateurs internationaux, sont traités d’une façon inhumaine en Irak.

Il n’a absolument pas demandé le rapatriement des djihadistes condamnés à mort par le tribunal irakien, mais seulement que la peine de mort soit commuée en prison à vie, ainsi que la France le fait pour tous les ressortissants français qui ont été condamnés à mort dans des pays étrangers, notamment en Indonésie.

Valery

Tout ça reste joli, bien mis en page, du beau français, mais décidément du baratin à toute fin. On tourne en rond.

Ce n'est pas la droite qui a un problème - la droite en France n'est pas différente de la droite aux USA par exemple -, c'est l’information le problème, car elle est à sens unique. Cela fait des années que je cherche un quotidien de droite de taille, il n'y en a pas. Si vous voulez que la droite gagne, il faut avoir un Fox News français, où on déroule un tapis rouge aux intellectuels de droite, où on se moque à grand tintamarre des gauchistes avec leur discours naïf et ridicule, où en conséquence ni monsieur Bilger ni personne d'autre n'ont constamment besoin de mettre de l'eau dans leur vin, ne craignant aucun anathème ou ostracisation.

En France, quand on invite Zemmour, on lui aligne une poignée de gauchistes fanatiques le coupant toutes les trois secondes, et par conséquence le pauvre Zemmour développe maints tics destinés à rebaliser sa pensée - "vous comprenez, c'est tout simple, je vais vous expliquer" -, il n'est plus capable de soutenir une seule phrase entière sans bafouiller ou se répéter. Allez sur Fox, le plus important des mainstream américains, voir comment un démocrate se fait laminer par deux pro-Trump ; là on comprend ce qui manque à la France pour équilibrer les forces.

Les Français votent pour qui on leur dit de voter, c'est simple. Si vous avez une chaîne nationale de première écoute, qui leur répète du matin au soir que a) les immigrés venant de cultures très différentes ne sont pas toujours une chance car ils apportent leur problèmes avec eux, faits à l'appui ; b) que l'Islam n'a jamais été une religion de paix, exemples à l'appui ; c) que la gauche est destructrice car utopiste et incapable de regarder dans le contexte, donc incapable de comprendre pourquoi la civilisation occidentale est ce qu'il y a de mieux - et de fait pourquoi il est important de la préserver et la chérir, là vous verrez que le fleuve bifurquera.

Tant que la droite n'aura pas un soutien fort de l'information au niveau national, il y aura toujours des Tomas et des Jack qui se pâmeront ici, avec leur suffisance et arrogance, à raconter des bobards sans substance, car se sentant validés par le prisme déformé à travers lequel l'actualité est racontée et interprétée.

lapaladine

Personnellement jamais je ne voterai pour un manipulateur, Macron, mondialiste, multiculturaliste, libertaire, n’ayant pour seules valeurs que le fric et le pouvoir et traître à la France, ni pour MLP qui a un programme économique digne du parti communiste, pas encore digne de Lutte Ouvrière mais cela ne saurait tarder si c’est un gain électoral, qui joue sur les peurs et a une pensée complètement simpliste compréhensible pour les attardés mentaux français!

J’attends que les esprits aient repris leur calme et que la raison et la responsabilité soient revenues chez certains cadres de LR qui ont encore le sens du service, le sens de travailler pour le bien commun et non pour leur propre ambition personnelle comme Pécresse et tous ces renégats qui vont à la soupe de Macron ou qui sont prêts à renoncer à leurs propres valeurs si tant est qu’ils en aient, pour avoir un poste d’élu.
J’attends qu’une véritable place chez LR soit faite à FX Bellamy qui a redonné à la politique un vrai sens et ses lettres de noblesse ainsi qu’à ses idées.

Le spectacle de LR et de ses cadres, ces derniers jours, a été une honte, comment des cadres ont-ils osé dire ce qu’ils ont dit, ne se cachant pas de leurs propres ambitions personnelles, le parti LR et ses sympathisants n’étant que des marchepieds, des moyens, ils ont été à vomir !!

Marion Maréchal est au RN, il ne faut pas l’oublier et prendra la place de sa tante en cas d’échec de cette dernière. Elle est un cheval de Troie pour phagocyter LR. Or je crois davantage dans les idées et la ligne politique de Bellamy que dans celle de Marion Maréchal.

Jean le Cauchois

@ Claude Luçon à 16:40
"J'en appelle aux anciens de la Royale sur ce blog ! A tribord toute !"

Cher Claude,
D'abord, une remarque : en juin 1944, c'est à droite (vu de la mer bien sûr, ou de Portsmouth) que ça s'est le mieux passé (à Utah Beach) alors qu'au centre (à Omaha Beach) c'était le pire ! Il faut attendre demain matin pour lire Le Sommer du match des Bleues ce soir au Parc pour savoir si c'était mieux à droite, qu'au centre et éventuellement à gauche. Mon épouse n'en revient pas de l'agitation médiatique en cours sur le football féminin. D'ici que l'on nous sorte une affaire de vestiaires... ou que l'on nous dévoile un comportement inapproprié... comme en politique actuellement ! Vive la diversion sportive de ce week-end !

Michelle D-LEROY

Un billet juste comme souvent.
Emmanuel Macron a ratissé large, et lors de sa campagne présidentielle il a répété que la droite et la gauche c'était la même chose. Avant cela Marine Le Pen, se moquant de la bien-pensance, a longtemps répété qu'il n'y avait aucune différence entre la droite (molle de son point de vue) et les socialistes, et qu'il s'agissait de l'UMPS. LaREM serait donc la résurrection de l'UMPS.

Tout d'abord il faudrait définir ce qu'est la droite. Droite côté économique et libéral, droite sociétale, souverainiste, ou tout cela à la fois ?
A l'intérieur de LR le rassemblement était trop hétéroclite pour ne pas exploser. Certes on peut être du même parti et avoir des divergences, mais lorsqu'elles sont trop opposées, rien ne va plus.
Mme Pécresse répète que Macron n'est pas de droite, peut-être a-t-elle raison, mais elle-même, comment se définit-elle ? C'est quoi ses idées de droite ?

"Mieux vaut une minorité solide et audacieuse qu'un amas dilué, sans panache ni éclat"

Sans aucun doute mais qui dit minorité pense qu'il y aura des difficultés à exister, surtout face à ce nouveau bloc macronien.
Une nouvelle configuration politique très dangereuse du fait d'une opposition affaiblie. Qui va s'opposer à LaREM ?
Car le problème, sans une union des droites qui représenterait une force, c'est que Marine Le Pen n'est pas prise au sérieux lorsqu'elle parle et s'oppose, même lorsque, sur certains sujets, on constate qu'elle a raison. Systématiquement on nous démontre qu'elle a tort, parce que ce que tout ce qui vient de sa personne avec son père dans l'ombre ne peut qu'être tendancieux. Et qu'on le présente comme tel aux yeux des Français.

En attendant, après trois mois de Grand débat, puis la campagne des européennes, puis les commémorations, nous voilà à la moitié de l'année 2019 et où est le travail du gouvernement ?

Pendant que tous ces débats et ces changements politiques font diversion, Monsieur Le Drian s'agite pour récupérer les jeunes djihadistes aux mines patibulaires et inquiétantes pour les faire revenir en France. Pratiquement tous ont la double nationalité et détestent, par leur engagement fanatisé, notre culture. Pourquoi les faire rentrer chez nous ? Les Droits de L'Homme dont se targuent certains de nos avocats pétitionnaires ont leur limites, surtout celle de mettre en danger les Français sur notre territoire. Et, quand je lis dans Paris Match de cette semaine que l'Irak nous réclame 2 millions d'euros par tête et des livraisons d'armes, je suis scandalisée en pensant que peut-être (nous ne le saurons pas) le gouvernement va payer alors qu'il répète que les caisses sont vides et cherche en permanence des moyens pour taxer les citoyens.

C'est dans ce genre de situation scandaleuse qu'une opposition saine, lorsqu'elle existe, doit demander des comptes à ceux qui dépenseraient nos impôts pour protéger nos ennemis. Et là, typiquement, si le RN demande des explications, immédiatement la presse le ridiculisera avec ses habituels poncifs.

Nous sommes donc déjà dans une situation de blocage inquiétante au coeur d'une macronie toute-puissante et soutenue implicitement par une ex-droite qui ne cherche que ses subsides personnels.
Pas de quoi être optimiste !

breizmabro

@ Robert M. 07 juin 2019 à 13:56

Ah Martchi Martchi..;) tellement provocateur mais avec parfois tellement de ce bon sens que nos paysans ont abandonné au profit qui sait, peut-être d'une trottinette électrique qui, elle, ne fait pas de bruit...

Rien que pour ce commentaire savoureux* je regrette d'avoir jeté ma boîte de Traou Mad.

Adéo Robert M.

*Il m'a refait penser aux histoires de Marcel Aymé dont une est devenue célébrissime pour ne pas dire culte.

Exilé

@ Claude Luçon
« A tribord toute ! »

Cher Claude, à moins de rejouer les mutinés du Bounty, pour l'instant c'est plutôt mal parti...

Roger L

@ Mary Preud'homme, 11:31

Oui, il faudrait cesser de diaboliser le RN et que les partisans LR arrivent à modifier leur état d'esprit. Je crois que Marine Le Pen est un obstacle à cette mue car même si elle a adouci la ligne de son parti par rapport à celle de son père, elle est en suspicion d'incompétence pour la fonction présidentielle à laquelle elle prétend en 2022, le débat d'entre-deux tours de la présidentielle de 2017 n'ayant pas particulièrement amélioré sa crédibilité. De plus, la ligne actuelle du RN est une reculade non assumée sur l'euro et sur l'Europe, qui laisse perplexe sur la sincérité. Ce constat est rebutant pour les europhiles, ce que sont majoritairement les électeurs LR. Ne parlons même pas du programme économique RN qui pourrait s'apparenter à ce que fait l'Italie en ce moment, à savoir le cauchemar.

Il faut que LR survive et regrossisse car le drame subi par la droite de gouvernement est la conséquence d'années et d'années de luttes intestines. Je sais que vous êtes sarkozyste mais certains viennent de dire que la droite républicaine ne se régénérera vraiment que lorsque Sarkozy n'en sera plus, pour une raison ou pour une autre, le parrain tirant secrètement les ficelles pour décider de la pluie et du beau temps. Wauquiez ne lui plaisait pas, alors il a été sorti.

L'analyse n'est pas complètement fausse quand on se rappelle la lutte à mort Chirac/Balladur puis l'affrontement Chirac/Sarkozy ("je décide, il exécute"). Trois de plaies sont encore béantes et mal coagulées comme l'ont décrit Davet/Lhomme dans "La Haine. Les années Sarko". Le drame de la droite, c'est cette haine recuite qui a duré si longtemps et dont le fiasco 2017 a été l'aboutissement. Ce qui vient de se passer aux européennes n'en est qu'une pâle conséquence.

Pour un partisan LR, le vote blanc ne sera concevable, si d'ici là il est validé, qu'au second tour de la présidentielle 2022.

Dans toutes les autres élections, les fidèles LR voteront pour le parti qui sera créé en substitution. Et c'est logique.

xc

@ Paul Duret | 07 juin 2019 à 14:07
"La constitution de la Ve dit que c'est le Président qui propose une politique."

Non, désolé:
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=00D87B196B163606751A26C3DBBDF208.tplgfr41s_1?idArticle=LEGIARTI000006527483&cidTexte=LEGITEXT000006071194&dateTexte=20190607
Le PM n'est pas élu, certes, mais il a derrière lui la majorité des élus de l'Assemblée nationale.

Pour ce qui est du Président:
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000006071194#LEGISCTA000006095822

Ceci dit, c'est la lettre de la Constitution. La pratique en est loin.

Metsys

M. Bilger, vos espoirs vous honorent, mais le destin de la droite est fixé depuis longtemps, non par Nostradamus ou saint Malachie, mais par Hésiode et Ovide…

« D’abord les Immortels firent l’Âge d’or des hommes qui parlent. Ils vivaient comme des Dieux, doués d’un esprit tranquille ».
Chateaubriand, Villèle, Bonald, De Maistre, Rivarol, Talleyrand, Balzac.

« Plus tard, lorsque le monde appartint à Jupiter, vint la race d’argent, inférieure à la race d’or, mais plus précieuse que le bronze fauve ».
Chaban, Debré, Foccart, Fouchet, Messmer, Schumann, Malraux.

« A cette race en succéda une troisième, celle de bronze, plus sauvage d'esprit, et plus prompte aux armes horribles, mais pas scélérate cependant ».
Pasqua, Séguin, Chirac, Villepin, Juppé, Madelin, Sarkozy.

« Oh ! si je ne vivais pas dans cette génération des hommes ! Si, plutôt, j’étais mort auparavant, ou né après ! En effet, maintenant, c’est l’Âge de fer. Les hommes ne cessent d’être accablés de travaux et de misères pendant le jour, ni d’être corrompus pendant la nuit, et les Dieux leur prodiguent les amères inquiétudes ».

Copé, Morano, Fillon, Hortefeux, Estrosi, Wauquiez, on attend la suite…

Par ailleurs, à mon sens, la droite ne vous mérite pas (la gauche actuelle non plus, hélas...).

Claude Luçon

En lisant le titre du billet du jour j'ai été très inquiet quelques instants !
J'ai cru que Philippe avait changé de sport, qu'il était passé du foot au "Noble Art", sans nous prévenir, et qu'il venait de subir un "knocked down", sa droite l'ayant trahi.
Mais non, ce n'était pas ce genre de pugilat-là !
Encore que la similitude ne soit pas à rejeter.

Dans le sport favori des Français, qui est parler, de droite à gauche et réciproquement les poids lourds et les poids moyens sont tous en piteux état. Ce sport tourne au catch à plusieurs, le ring sera bientôt vide faute de catcheurs.
Il ne nous restera bientôt qu'un arbitre, pas très athlétique, mais madré comme disait ma grand-mère.
A lui le centre du ring, où il ne restera que la blonde qui s'exhibe avec son numéro habituel. Trop couverte, on ne sait pas trop ce qu'elle a à nous offrir, pas très attirante.
Le petit madré lui, cogne des deux poings : gauche, droite, retour à gauche bien que sa droite semble plus puissante.
Mais il est là au centre et vient de nous démontrer hier qu'il a encore quelques coups bas en réserve.

Juin 1918 annonçait la fin d'un combat, les Marines US enfonçaient les Teutons au Bois Belleau !
En juin 1944, sur les plages de Normandie, toujours les Marines, commençait la fin du deuxième combat !
Ce mois de juin 2019 annonce-t-il aussi la fin du combat politique tel que nous l'avons connu depuis 75 ans ?
La scène politique est dans le même état que la France en juin 1944, dévastée !

Qui et quoi pour la reconstruire ?
Les Insoumis restent insoumis, mais contre leur chef nous dit une ravissante blonde aux cheveux courts à la Jeanne d'Arc, suivie d'un millier de chevaliers.
Les Verts viennent de nous démontrer qu'ils ne sont pas encore mûrs (facile mais trop tentant...), ils se disputent déjà, les vieux de 68 protestent, ils n'ont jamais voulu devenir champions, même si le nouveau prétendant préfère le pseudo d'écolo pour obtenir le titre !

Nos sportifs sont passés de l'amateurisme au professionnalisme, nos politiciens ont fait le contraire.
Il n'en reste qu'un ! Saura-t-il constituer une équipe à laquelle il pourra aussi remettre une Légion d'honneur méritée ?
Il joue cette scène-là remarquablement bien !

Une chose semble certaine, dans ce nouveau monde il faut savoir louvoyer de bâbord à tribord et cela il sait le faire ! Qui sera notre prochain Pacha ? Il a essayé l'uniforme de la Royale l'an passé. Il est à craindre que nous soyons embarqués sur son bâtiment pour quelque temps.

Il va nous falloir aider Philippe à retrouver le punch de sa droite !
J'en appelle aux anciens de la Royale sur ce blog ! A tribord toute !

Michel Deluré

@ Achille 07/06 08:59

Je vois dans la décision de Valérie Pécresse une démarche avant tout très opportuniste, ce qui constitue d'ailleurs pour moi une surprise en même temps qu'une déception, m'étant fait une autre image de cette personne !
Cette attitude est d'autant plus incompréhensible qu'avec le départ de Laurent Wauquiez qu'elle n'avait eu de cesse de réclamer, un obstacle, combien important pour elle, à son maintien dans sa famille politique était apparemment levé.

Le navire LR n'est certes pas dans un état rutilant mais il n'est pas non plus dans un état de délabrement tel qu'il soit impossible de le restaurer. Mais pour cela, faut-il que ceux qui sont encore sur ce navire et qui ont la fierté, le courage de partager les mêmes valeurs, les mêmes convictions soient capables de mettre de côté leurs ambitions personnelles et fassent preuve d'esprit de corps, d'abnégation pour contribuer à rendre à nouveau navigable ce bateau.

------------------------------------------

@ Paul Duret 07/06 14:07
« Vous en êtes encore au vieux schéma droite/gauche alors que le peuple veut d'abord des solutions »

Mais en quoi le schéma droite/gauche est-il un obstacle à la recherche et à la mise en place de solutions ?
Dans toute démocratie digne de ce nom, existe une alternative entre au moins deux camps, quel que soit le nom de chacun de ces camps, ici droite et gauche, là républicains et démocrates, ailleurs libéraux et conservateurs et ainsi de suite.

Et aujourd'hui, ne s'est-il pas substitué au traditionnel schéma droite/gauche que vous dénoncez une alternative nouvelle LREM fourre-tout/RN avec à côté un néant qui représente néanmoins une part très importante de citoyens (cf. % de voix recueillies par LREM et RN) ?

Les solutions dépendent avant tout de la conception que l'on se fait de la pratique de la politique ainsi que de la capacité et de la volonté du pouvoir en place de servir le bien commun, d'appliquer le programme pour lequel il a été démocratiquement élu.

Jean le Cauchois

@ boureau 11:51
"Plus faux-cul que Valérie tu meurs !"

Cher boureau,
Vous avez un critique littéraire au charme noir, apparemment pas du tout fou de la messe mais plutôt callipyge de culture, qui a cru que vous faisiez hier une crise de catholique frénétique. Il ne vous a pas proposé la valériane comme remède antispasmodique mais ses mots à lui, issus tout naturellement de son vocabulaire de bel éphèbe intellectuel, assez proche d'Emmanuel pour justifier ses choix.

Par ailleurs, j'ai bien lu votre réflexion d'actualité "It's a long way" et j'arpente les sentiers pour trouver un chemin de traverse, une passerelle, pour me rapprocher d'Exilé plutôt que d'Achille. Mais comme j'ai ressorti mon tee-shirt "Keep calm and Never Give Up", ce ne sera pas facile pour eux de m'accueillir: ils ont encore du chemin à faire.

Deviro

@ Paul Duret | 07 juin 2019 à 14:07

Votre commentaire est très emm**dant... pour la simple raison qu'il n'offre aucune prise aux détracteurs, car il énonce une réalité... vraie.
Et comme vous l'avez écrit : "Tout le reste, c'est du blabla".

Achille

@ boureau | 07 juin 2019 à 11:51
« Visionnez donc l'intervention de Valérie Pécresse (YouTube) au meeting des européennes à Paris le 15 mai 2019. Il y a seulement 3 semaines ! 3 semaines! »

Ce discours s’est tenu il y a trois semaines dites-vous. C’était donc avant les élections européennes.
Le résultat désastreux de la liste LR a complètement changé la donne au point d’entraîner la démission de Laurent Wauquiez.

Maintenant les "chers amis" qui sont échangés dans les meetings politiques, ce sont plus des formes de politesse que des marques d’amitié. Je ne pense pas vous apprendre grand-chose à ce sujet.

Xavier NEBOUT

Le problème de la droite, c'est de renier tout ce qui est de droite pour peu qu'on en parle.

Le mérite, oui, mais tout le monde mérite - immigrés compris.

La famille, oui, mais on doit être libre de tout lien familial, de s'acheter des enfants lorsqu'on est homo ou transgenre, et bientôt de faire un monstre avec une chèvre aux frais de la sécu !

La patrie, bien sûr, mais on n'est pas nationaliste ! Et puis, il ne faudrait quand même pas réhabiliter Pétain, ce sala*d qui avait fait don de sa personne à la France après l'avoir sauvée à Verdun, et usé de son prestige à l'égard d'Hitler pour obtenir un armistice inespéré ! On est gaulliste !

De Gaulle, toujours ! Oui, mais la France lui doit toute sa pourriture intellectuelle avec la venue au pouvoir d'une bande de jeunes arrivistes de tout poil à la Libération, voyous patentés compris, pour ne pas tendre la main à Pétain, et en réalité pour que l'on s'intéresse pas à ses exploits d’Abbeville ou au limogeage de Prioux.

Ah, le drapeau, la Marseillaise, voilà qui est de droite ! Sauf que c'est la pègre de gauche qui nous les a amenés avec notre sacro-sainte Révolution et son petit génocide vendéen et autres "détails" !

La religion, voilà une autre valeur de droite. Ah, oui, mais là, on est des gros nuls comme les autres.
En fait comme on est tous issus d'un milieu d'arrivistes athées, on ne sait que faire semblant d'en être de temps en temps... Pour faire aristo...

Une droite, il n'y en qu'une qui pointe à l'horizon, c'est celle de Marion.

Patrice Charoulet

ORTHOGRAPHE ET GRAMMAIRE

Autrefois, pour lire un rapport d'agrégation, il fallait l'acheter. Maintenant, ça peut se lire sur le Net. Une de mes lectures favorites, ce sont les rapports de l'agrégation de philosophie. Les jurés ne sont pas des andouilles et on s'instruit toujours. Dans le rapport de 2013 , j'ai plaisir à lire ceci :

« Rappelons aussi qu’il faut maîtriser la grammaire et l’orthographe et rédiger avec clarté et précision. Le jury a corrigé certaines copies dont l’expression française était imprécise et confuse ou qui étaient jargonneuses, et qui comportaient trop de fautes. »

Bon rappel.

Ces mots n'attristeront pas notre chère correctrice. Elle ne retire pas de points aux copies des candidats. Elle se borne à les embellir... et parfois à les sauver du ridicule.

Lucile

Je ne considère pas que la droite ait spécialement à rougir de son bilan. Diriger un pays est devenu effroyablement compliqué. Giscard a maintenu l'économie en bon état, nous n'avions pas de dettes quand il a laissé le pouvoir. C'est Mitterrand qui a tout fait dérailler. Chirac n'a pas été génial, mais le mal était fait. Sarkozy a limité les dégâts, tant bien que mal. Hollande a recommencé le travail de sape de Mitterrand, avec sa "haine de la finance", mais pourtant son recours constant à cette finance qu'il détestait, via l'emprunt. Et Macron emboîte le pas à Hollande, c'est à mon avis ce qui ressortira de la période quand on fera le bilan. Il le fait avec plus de panache, et avec une originalité apparente, mais il le fait quand même.

Le reproche qu'on peut faire à la droite, c'est d'avoir été sous l'emprise morale de la gauche à propos de la redistribution et de l'immigration. Mais c'est facile de critiquer maintenant.

Plus nous accablerons la droite de notre mépris, plus nous l'humilierons, moins elle sera forte. Wauquiez a été maltraité par les media, sous-estimé, chacun de ses faux pas a été exploité au maximum pour l'enfoncer. C'est la tendance à la mode, media en tête. Il me paraît essentiel que ce centre omniprésent qui a pris le pouvoir soit bordé par une opposition musclée, à sa droite comme à sa gauche. Bayrou qui avait le mérite de tonner contre l'endettement de la France, soutient maintenant avec la même bonne conscience Macron le roi de la dépense - de la dette - et de l'imposition.

Dans quelques années nous n'en pourrons plus des centristes.

jack

Il n'y a plus de droite aux commandes depuis l'élection de mai 2017. Le pays n'en est pas tétanisé.
Pas de soucis, je n'ai pas mal à ma droite. La vie continue.

fugace

"Sans ma droite, je serais mal !"

Oui mais quelle droite parmi les innombrables droites ?

Ce qui devait arriver est arrivé, et très opportunément à l'occasion d'une élection (européenne) où les enjeux sont d'importance, puisqu'entre les mains d'une pieuvre, dont les tentacules échappent à trop d'électeurs, lesquels ont perdu confiance dans leurs représentants par délégation, trop éloignés d'eux.

Mais à l'évidence, les LR se sont affolés trop vite, car au plan national, je demeure convaincu que le socle des droites est solide. Malheureusement pour les LR, l'image des divisions qu'ils confirment de leur parti est détestable. Je suis convaincu que ce sera un mal pour un bien. 2020 n'est pas loin ; il demeure donc un temps précieux pour faire face à l'adversité.

Certes, et ce n'est pas nouveau, LR est désormais pris en sandwich entre LREM et RN. Malgré l'ultime tentative de Laurent Wauquiez, pas d'autre choix que d'accepter l'état des lieux. Comme pour les gauches, les droites vont tenter de s'affirmer chacune dans leur personnalité aux prochaines élections de 2020 d'abord. Ensuite, pour 2022, c'est vraisemblablement E. Macron qui demeurera (sauf accident politique) le mieux placé pour attirer à lui le consensus le plus large. Et en cela le RN lui offrira l'aide désormais habituelle. Mathématiquement on est loin encore d'une MLP (qui plus est, devenue non crédible en présidentialité), même si un resserrement des scores pourrait se réaliser.

Comme on dit, il y aura de l'eau à couler sous les ponts d'ici 2022. Souhaitons qu'E.M. fasse les réformes suffisantes et nécessaires pour que le pays retrouve de l'espoir face aux défis majeurs qui l'entourent. E.M. ne pourra alors en ressortir que grandi.

La seule perspective qui pourra changer la donne et obliger les droites à faire front commun, serait que MLP laisse sa place, non pas à Marion M., mais à quelqu'un d'autre. Son compagnon a déjà été évoqué ici.
Les murs de la maison France pourraient alors, et alors seulement, trembler !

----------------------------------------------------------

@ caroff | 07 juin 2019 à 10:36
"Qui, à droite pourrait incarner un contrepoids à Macron ?"

Laurent Wauquiez justement. Il lui reste du temps pour rebondir sur son échec et revenir ni trop tôt, ni trop tard. Il est probable aussi que dans l'entourage proche d'E. Macron, certains (es ?) y pensent donc en se rasant.

--------------------------------------------------

@ Patrice Charoulet | 07 juin 2019 à 07:44
"Il est désolant, quand on est de la droite classique, ni centriste, ni extrémiste, de voir partir du parti UMP-LR, Alain Juppé, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Christian Estrosi, Xavier Bertrand, et maintenant Valérie Pécresse."

Alain Juppé

Bruno Le Maire

Gérald Darmanin

Christian Estrosi

Xavier Bertrand

Valérie Pécresse

Giuseppe

Emmanuel Macron a pulvérisé la droite, l'a réduite en miettes, des confettis il en a fait, et par-dessus tout il lui crache dessus sans vergogne en ayant institutionnalisé un débat LREM/RN, les LR bons à passer la serpillière sur le sol du ring.

La gamelle est une boussole et quand on aime la gamelle on cherche l'écuelle la mieux garnie, c'est vieux comme le monde, des professionnels de la politique n'aspirent qu'à une chose se faire réélire, tout le reste est littérature.

Baron chez soi plutôt que prince chez les autres, Larcher le bouffi de mandats n'a plus faim il est dans une position confortable, je crois me souvenir qu'un champion du monde poids lourd de boxe avait dit qu'il fallait avoir des crampes à l'estomac pour conquérir la ceinture.

Sérieusement peut-on penser qu'une grande bourgeoise comme Valérie Pécresse installée dans son fauteuil, et son homologue Xavier Bertrand allaient se faire violence, ou hara-kiri pour faire renaître un macchabée ?

Se faire violence pour gagner, il faut les tripes, la grinta, l'envie, nous avons des rentiers de mandats pas des affûtés qui se préparent pour une course, sérieusement le profil de notre grand ordonnateur du Sénat peut-il réellement s'aligner et postuler à une renaissance ?
Les petits plats mijotés et la course au long cours ne font pas des lévriers de la lutte.

Paul Duret

M. Bilger,

Vous en êtes encore au vieux schéma gauche/droite alors que le peuple veut d'abord des solutions.
Nous avons eu depuis le début de la Ve République une alternance de gouvernants de gauche et de droite. Je n'ai pas l'impression que les bonnes solutions aient été trouvées. C'est plutôt l'absence de solutions qui a été la règle.
Je ne vois pas quelles solutions Jacques Chirac a apportées. Donc la droite type Chirac ne me manque pas.
Nous avons failli avoir Fillon mais comme modèle d'intégrité, on fait mieux.
Est-ce alors la droite type Balkany ou type Sarkozy que vous regrettez ?

Le peuple n'a cure de tous ces partis politiques. La constitution de la Ve dit que c'est le Président qui propose une politique. C'est lui qui est élu et il n'est, dès lors, l'obligé de personne.
Macron a été élu sur son programme et pour cinq ans. Point barre.
Le prochain rendez-vous, c'est en 2022, je crois.
Et pour en revenir au sujet, soit la droite se trouve un présidentiable acceptable, présentable et charismatique et elle peut l'emporter face à Macron, soit elle attendra cinq ans de plus.
Tout le reste, c'est du blabla.

Robert Marchenoir

@ Julien WEINZAEPFLEN | 07 juin 2019 à 06:49
"La droite promet de baisser la dépense publique, mais s'enferre dans l'antienne qu'il faut réduire le nombre des fonctionnaires, sans expliquer qu'il faut réaffecter aux guichets les ronds-de-cuir pondeurs de normes et qui nous en ont déjà imposé 300 000."

Mais qu'est-ce que c'est que cette passion des Français pour les guichets ? Vraiment, vous ne pouvez pas vivre sans un fonctionnaire derrière un guichet ? Croyez-vous que ce sont les fonctionnaires qui "remplissent le frigo à partir du 15 du mois" ?

Qu'est-ce que c'est que cette antienne imbécile des campagnes "désertées par les services publics" ? Quels services publics ? Les inspecteurs des impôts ? Ceux de l'URSSAF ? Les douanes ? Les responsables du bureau des temps ? Les adjoints à l'écologie durable ? Les postiers qui vendent des timbres aux petites filles qui écrivent des lettres à leur grand'mère tous les jours, à la plume Sergent-Major ?

Il y a des gens, dans s'pays, qui ont le bonheur d'être débarrassés des services publics, et ils s'en plaignent ?

Ça ne serait pas des services privés, plutôt, qu'il faudrait, dans les campagnes ? Et ailleurs ? Des belles startups à la Macron ? Des grosses boîtes tenues par des richards du CAC 40 ? De formidables multinationales cosmopolites hors-sol irriguées par la finance mondialisée ?

La prodigieuse sottise réactionnaire éclate, lorsqu'on observe, dans un minuscule trou perdu de 175 habitants, les villageois se révolter contre le projet d'installation d'un... agriculteur.

Eh oui. L'ode pleurnicharde aux "paysans", ça va bien sur les blogs et à la télé. Mais lorsque les villageois de La Villeneuve-sous-Thury (Oise) apprennent que l'un d'entre eux va s'installer à 450 mètres de chez eux (ils ont mesuré), ils envoient une pétition au préfet. Il ferait beau voir qu'on fasse de l'agriculture à la campagne.

Le problème, c'est que le "paysan" en question, il est ambitieux. Il veut réussir. Il ne va pas cultiver trois carottes moches en creusant le sol avec son nez. Il veut créer un poulailler "géant" avec 40 000 poules. Et ça, c'est mal. Les poulaillers, ça doit être pitit pitit pitit, en France. Comme les salaires, et les esprits des indigènes.

"Le problème, c'est que 40 000 poules, ça va faire du bruit", explique un "campagnard". Moi, je pensais que c'étaient les sales bobos venus des villes qui se plaignaient, à la campagne, du chant du coq et du bruit des tracteurs. Ben non. Les vrais ruraux de la ruralité profonde n'aiment pas le bruit des paysans, non plus. Et ils n'aiment pas l'odeur. Comme si l'élevage ne produisait pas des "odeurs", depuis toujours.

C'est pourquoi l'agriculteur en question, qui est originaire du village (et non un pote à Jacques Attali sorti de Harvard) a proposé à ses concitoyens de leur faire visiter un élevage similaire, afin qu'ils constatent qu'il n'y a ni bruit, ni odeur.

Le plus comique étant la grosse villageoise qui déclare, face caméra, que nan, nan, pour eux, c'est nan : permettre à l'agriculture de se développer dans un village, ça risquerait de faire baisser la valeur des maisons.

Elle habite une poubelle à trois francs cinquante dans un trou de 175 habitants, et elle raisonne comme un spéculateur immobilier qui hésite entre Paris XVIe et Miami.

On comprend que tous ces gens-là aient besoin de fonctionnaires et de guichets pour envoyer leurs pétitions, afin d'empêcher les gens de vivre, les entreprenants d'entreprendre et les travailleurs de produire des richesses.

L'idée que l'installation d'exploitations agricoles prospères soit de nature, au contraire, à faire monter le prix des maisons, n'effleure pas l'esprit de cette dame, vérolé par 75 ans de communisme.

C'est peut-être de ça qu'ont besoin les campagnes, d'activité économique, de production de richesses, de création d'emplois, plutôt que de "guichets" et de "services publics" ?

Mary Preud'homme

Je sais, vous savez, nous savons tout cela et plus encore...

Sans oublier l'organisation de primaires désastreuses (par asservissement à la gauche) où la droite s'est laissé prendre et a permis à ses adversaires de désigner ou d'éjecter les candidats qui n'avaient pas leurs faveurs.

Ce qui est le comble de la bêtise pour un parti politique qui devrait au contraire veiller à ne pas laisser entrer le loup dans la bergerie, en mettant ses adversaires d'idées sur le même plan que ses partisans et sympathisants.
Quelle aubaine pour les socialos de pouvoir ainsi venir faire le ménage à leurs façons dans nos rangs !!!

Robert

La droite "nationale" a disparu avec Jacques Chirac en 1981, lorsqu'il a fait en sorte d'assurer la défaite giscardienne au profit de François Mitterrand...
Depuis, ce n'a été qu'un ersatz de droite, avec un Philippe Séguin, voire un Charles Pasqua et quelques autres qui ont continué d'en porter le flambeau jusqu'en 1995.
L'UMP n'a été qu'un ralliement idéologique et conceptuel au centre droit, autrement dit au giscardisme, dont monsieur Raffarin était le représentant, giscardisme combattu vingt ans plus tôt, mais rendu évident par les choix opérés dès le référendum sur le traité de Maastricht, puis confirmés lors du référendum constitutionnel européen de 2005.

De ce billet, je retiendrai cependant ces deux passages:
"Je sais que depuis deux semaines des sollicitations sont adressées aux élus LR et aux maires pour qu'ils deviennent eux aussi des transfuges comme les ministres ayant rejoint Emmanuel Macron, qu'on va jusqu'à les menacer d'être perçus comme des ennemis du président s'ils n'obtempèrent pas et que LREM, forte de son insuccès, prétend pourtant incarner l'alpha et l'oméga de la politique française"
"Je sais que ceux qui, comme Christian Estrosi, déclarent qu'on devra faire alliance parfois avec LREM acceptent de mettre le cou de leur parti dans le piège soyeux que tend le président de la République, visant justement à la disparition des LR et de la droite classique."

L'on voit en effet le piège tendu par Messieurs Macron et Philippe : "Ralliez-vous à moi, ou vous disparaîtrez". L'on observe déjà que ceux qui se sont opposés à monsieur Macron ou s'en sont éloignés semblent subir, comme monsieur Fillon en son temps, les insinuations des médias ou les poursuites judiciaires propres à les éliminer des prochaines municipales. Les pratiques de l'ère Hollande ne sont donc pas oubliées !
Il sera donc fort instructif d’observer les changements de veste, pratique bien signalée par Edgar Faure et son image de la girouette : ce n'est pas la girouette, mais bien le vent qui tourne...

Jabiru

@ Achille 07 juin à 09.36

Bien vu cher Achille, manque plus qu'un bon direct.
Cordialement

boureau

@ Achille 07 juin 2019 08:29
"Alors bon vent à Valérie Pécresse ! C'est encore la droite que je préfère !"

La droite des faux-culs sans doute ?

Visionnez donc l'intervention de Valérie Pécresse (YouTube) au meeting des européennes à Paris le 15 mai 2019. Il y a seulement 3 semaines ! 3 semaines!

Quelques phrases de cette hypocrite en présence de tous les caciques de LR qu'elle a nommés un par un, en leur donnant, lourdement, du cher Bruno (Retailleau), du cher Gérard (Larcher) et... du cher Laurent (Wauquiez):

"Notre rendez-vous de ce soir est celui de l'amitié."

"Mais je crois que c'est aussi le rendez-vous de la fidélité à une famille: les Républicains."

"Non la droite n'est pas morte, nos valeurs ne sont pas mortes."

"La France a besoin de nos idées, de notre courage, de nos convictions*"

Plus faux-cul que Valérie tu meurs ! Et c'est ce comportement que vous souhaitez pour la droite Achille ? C'est votre droit !

Cordialement.

*Trois semaines après, j'adore le mot "convictions"

Mary Preud'homme

@ Roger L | 07 juin 2019 à 09:19

Avant de parler d'alliance, il faut commencer par se respecter mutuellement.

Or qu'a fait la droite classique (RPR, UMP etc.) et l'ex-FN à part se combattre et s'invectiver, pour la plus grande jubilation de la gauche qui elle savait s'unir jusqu'aux extrêmes pour remporter une élection, voire profiter de l'appoint d'une droite déboussolée.

Il me semble que laisser les électeurs faire un choix de société en leur âme et conscience (en cessant de diaboliser le RN sous l'impulsion d'une gauche manipulatrice) serait un préalable avant toute alliance d'appareils.

Et pour ceux qui ne sauraient se résoudre à choisir entre la gauche de Macron et la droite extrême, si le cas se présentait, existe le vote blanc qui devrait être comptabilisé parmi les suffrages exprimés.

Le pire étant le vote prétendument républicain (institué par la gauche (post mythe errante) pour culpabiliser une droite mollassonne et un centre opportuniste et attirer les gogos dans son escarcelle.
Si bien que l'on arrive à cette aberration où la droite, bien que majoritaire en voix dans notre pays, se retrouve décapitée, divisée, réduite à l'impuissance en raison du travail de sape auquel elle a prêté le flanc depuis des années, par peur ou honte d'exister en affirmant haut et fort des valeurs sur lesquelles elle ne saurait transiger, sauf à vouloir se saborder.

Alpi

@ Patrice Charoulet
"Sont restés Brice Hortefeux, Nadine Morano..."

Vous oubliez Eric Ciotti et Christian Jacob !
Soyez certain que ce quatuor de baltringues vous plombera le parti jusqu'au fond. Tant que LR ne trouvera pas d'abord un vrai leader et une réelle troisième voie entre LREM et le RN, LR se dissoudra inexorablement dans la Macronie pour les modérés ou dans la Lepenerie pour les radicaux.
Quand on y réfléchit (mais pas longtemps), ça n'a vraiment rien de catastrophique !

Exilé

@ Patrice Charoulet
« Alain Juppé, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Christian Estrosi, Xavier Bertrand, et maintenant Valérie Pécresse. »

Veuillez avoir la bonté de nous expliquer en quoi les personnages que vous citez sont foncièrement de droite.
Avec un Alain Juppé qui remet la Légion d'honneur à un imam ayant des sympathies pour une organisation terroriste et avec un Xavier Bertrand ayant participé à l'inauguration d'une place Lénine dans son secteur, il semblerait que nous soyons plutôt en face de gens animés d'un extrémisme délirant...

vamonos

Sans la dextre, ce serait sinistre. Les Romains faisaient la distinction entre dextra et sinistra, entre la gauche et la droite.

La droite se dilue pour mieux se reformer et partir sur de nouvelles bases. Il reste du temps avant les municipales et la prochaine présidentielle.

caroff

Il y a pourtant de gigantesques marges de manoeuvre à droite pour proposer une alternative à la bouillie de Macron !
La liste des réformes à entreprendre a été exposée par de nombreux contributeurs de ce blog qui, comme moi, ne se satisfont pas de la ligne LREM qui se caractérise par le contournement des obstacles pourtant identifiés: déficit public, justice à la ramasse, délinquance galopante, islam revendicatif, communautarisme, sabotage de nos paysages, politique étrangère germanophile et européiste béate, etc.

Qui, à droite pourrait incarner un contrepoids à Macron?
Les personnalités citées: Pécresse (qui en sortant du bois prend des risques inconsidérés), Bertrand dont le programme se résume à la lutte contre le RN, Estrosi aussi fiable qu'un Méditerranéen peut l'être, ont-elles l'envergure et la distance propres à les crédibiliser aux yeux des électeurs LR ?
Bien sûr que non !

La politique s'apparente à bien des égards à une offre commerciale: un produit qui doit rencontrer sa clientèle en faisant la preuve de sa qualité et de son... utilité !
Tant que la droite ne construit pas un programme cohérent et subtil capable de reconquérir l'électorat RN et de saper LREM, il ne lui restera que des débris ou des feuilles mortes emportées par le vent macronien !

Pour l'instant je ne vois aucun signe de vie à LR: l'encéphalogramme est plat et déjà on aperçoit les pompes funèbres demander où se trouve la chambre du moribond !

boureau

"Soyons sérieux et lucides : sans ma droite je serais mal"

Ah oui ! Et alors cher P. Bilger ? Et alors ? Et alors ?*

Un pas en avant deux pas en arrière (ou l'inverse) !

Le tango n'a jamais été un genre politique sérieux que je sache ! Non ?

Cordialement.

*Pas de Zorro à l'horizon cher P. Bilger !

Achille

@ Jabiru | 07 juin 2019 à 09:01
« Manque pour l'instant le boxeur ! »

A noter qu’Edouard Philippe pratique (ou a pratiqué) la boxe et vu sa taille, il a une belle allonge !

Roger L

L’ennui est que vous ne définissez pas la droite que vous appelez de vos vœux : celle avec ou sans une alliance avec son extrême ? Or une alliance avec son extrême, même si elle tente de se parer des oripeaux de la respectabilité, est rejetée par une majorité des fidèles LR. Malheureusement, vos précédents billets tendent à indiquer que vous êtes favorable à une telle alliance. C’est là que le bât blesse…

Exilé

Mais soyons lucides : sans ma droite je serais mal.

Soyons réalistes : avec la fausse droite que nous subissons tous depuis quelques dizaines d'années, nous sommes très, très mal...

Jabiru

Une bonne droite pour remettre les choses en place.
Manque pour l'instant le boxeur !

Achille

Valérie Pécresse est certainement la personnalité politique de droite que je préfère.

Je comprends un peu sa position de quitter LR.
Quand un vieux rafiot prend l’eau de toutes parts, il est vain d'essayer de colmater les brèches. Le mieux est encore d’embarquer sur un bateau tout neuf avec un nouvel équipage formé aux nouvelles technologies et qui pourra à coup sûr vous mener à bon port.

D’autant que ceux qui s’accrochent encore à l’épave LR, les Ciotti, Morano, Jacob, Hortefeux et quelques autres de moindre renommée, ont largement fait la démonstration, lors de leur parcours politique, qu’ils ne pouvaient apporter un renouveau quelconque à ce parti en totale décrépitude.

Alors bon vent à Valérie Pécresse ! C'est encore la droite que je préfère.

Achille

Je sais… Je sais… Je sais…

Jean Gabin l’a dit.

Je sais qu’on ne sait jamais !

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

J'approuve vos réflexions de ce jour.
Il est désolant, quand on est de la droite classique, ni centriste, ni extrémiste, de voir partir du parti UMP-LR, Alain Juppé, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Christian Estrosi, Xavier Bertrand, et maintenant Valérie Pécresse.

Sont restés Brice Hortefeux, Nadine Morano, Geoffroy Didier, Guillaume Peltier, l'admirable Guillaume Larrivé (il faut écouter ses interventions : en voilà un qui présiderait fort bien LR) et l'armée des fidèles, dont je suis. Les félons et les fuyards, je les ai déjà oubliés. Pouah !

Julien WEINZAEPFLEN

Cher Philippe,

L'adjectif possessif qui est en tête de votre cataphore dit tout le problème de la droite. Chacun a sa droite, du militant, voire de l'élu de "conviction" à celui pour qui elle a toujours été le marchepied de ses "ambitions", et la liste des élus par lesquels vous illustrez votre billet, même et surtout "le constant (sic) Bruno Retailleau", ou encore le théâtral Xavier Bertrand que vous aimez bien, n'échappe pas à cette catégorie d'opportunistes, qui désigne depuis plus d'un siècle la droite de gouvernement, parfois sous le nom de "pragmatique" aujourd'hui, dont je ne vois pas comment elle pourrait faire des propositions qui la réunissent, sachant non seulement que François-Xavier Bellamy illustrait plutôt le clivage des mondialistes et des populistes du côté des souverainistes, ou que la tradition d'un Giscard d'Estaing bâtissant l'Union européenne a été pratiquement récupérée par Jacques Chirac gouvernant, mais qu'entre un Laurent Wauquiez, certes fraîchement démis, dénonçant le cancer de l'assistanat, et un Aurélien Pradié, piaffant de renverser ses aînés et dénonçant "le fatalisme" et "les injustices" de la politique macronienne, on ne voit pas le point commun, en dehors de l'économie qui, comme l'Allemagne dans le football, gagne toujours à la fin avec la droite.

Or n'a-t-elle pas déjà gagné avec Macron ? Macron n'est-il pas le représentant d'un centre-gauche économique enrobé de ce qu'il faut de déclaratif et d'idéalisme propre à la gauche pour faire passer la pilule économique sans la baisse des dépenses publiques ?

La droite promet de les baisser, mais s'enferre dans l'antienne qu'il faut réduire le nombre des fonctionnaires, sans expliquer qu'il faut réaffecter aux guichets les ronds-de-cuir pondeurs de normes et qui nous en ont déjà imposé 300 000. Comment un pays peut-il vivre en respectant 300 000 normes ? La droite ne peut pas s'entendre pour dénoncer la technocratie et recréer un service public de proximité. Aurélien Pradié propose d'augmenter les salaires en encourageant la très gaullienne participation que ne peuvent pratiquer que les grandes entreprises et sans dire qu'il faut baisser les charges sociales pour augmenter les salaires.

Or voilà que je tombe dans le piège de parler de "ma droite". À vue de nez et d'appareil, la droite pourrait bien redevenir la fondée de pouvoir d'une bourgeoisie qui trouve Macron de mauvais goût, de contribuables qui se disent pressurés et ne veulent plus contribuer, et de consommateurs qui ne veulent pas produire. Votre droite, ma droite, celle des commentateurs qui se succéderont, mais quelle droite ? Collectivement, quelle droite ?

Marc GHINSBERG

« Je sais que derrière les déroutes, il y a des routes. »

Oui, mais est-ce que derrière les défaites, il y a des fêtes ?

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

  • CNews,"Face à l’info"
    Ludi 28 octobre de 19 h à 20 h, dialogue sur la Justice avec Eric Zemmour.
  • Causeur
    causeur.fr du 13 octobre "Philippe Bilger, le style fait l'homme", par Thomas Morales
  • Le Point
    Philippe Bilger : « Le mur des cons a fracturé la confiance dans la justice », lepoint.fr du 11 octobre.
  • Sud Radio, "Le Grand Matin"
    Tous les vendredis de 8 h 45 à 9 h 15, débat dans la Matinale de Patrick Roger.
  • CNews, "L'Heure des Pros"
    Tous les mercredis de 9h à 10h30, animé par Pascal Praud.
  • Sud Radio "Les Vraies Voix"
    Tous les jours du lundi au vendredi de 17h à 19h, émission de débat et de divertissement animée par Christophe Bordet.

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : [email protected]
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS