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17 juillet 2019

Commentaires

Tipaza

@ Exilé | 18 juillet 2019 à 19:56
"En toute rigueur, cela concerne tout de même aussi votre prochain qui peut subir un dol en voyant son épouse détournée par un autre."

Donc vous êtes pour le maintien du Décalogue et pas pour le Nonalogue. Dont acte.

Si je vous disais qu'il m'arrive de cesser d'être sérieux et d'écrire sous forme d'écriture automatique, et que cette idée bizarre m'est venue spontanément sans l'avoir cherchée une seconde.
Je me suis bien amusé en l'écrivant et j'ai voulu en faire profiter d'autres !

Exilé

@ Michel Deluré
« N'attendons pas de notre République, quel que soit son numéro passé ou à venir, qu'elle soit irréprochable puisque c'est l'homme qui en est le serviteur qui lui n'est pas irréprochable. »

Attention, il faut distinguer une institution des hommes qui la composent, qui effectivement, du fait de leur nature humaine, ne se comportent pas toujours ou du moins pas tous de manière irréprochable.

Un exemple qui défraie malheureusement la chronique ces temps-ci est celui de certains hommes d’Église qui se conduisent mal, mais cela ne remet en rien en cause le fait que l’Église en tant qu'institution divine est sainte et parfaite.

Mais permettez-moi de vous rappeler que ce que vous appelez la République est une construction humaine, recelant de nombreux vices de construction.
Il est évident qu'un système vicié par nature et servi pour aggraver les choses par des hommes imparfaits quand ils ne sont pas carrément mauvais ne peut donner de bons résultats, de même qu'un mauvais arbre ne peut donner de bons fruits...

Exilé

@ Tipaza
« "Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain", que je considère être une immixtion dans ma vie privée qui ne regarde pas la société. »

En toute rigueur, cela concerne tout de même aussi votre prochain qui peut subir un dol en voyant son épouse détournée par un autre.
Donc cela concerne tout de même la société, dans l'intérêt de la paix civile et de l'ordre.

Narcisses

Je serais tenté de dire en lisant certains commentaires: "Que celui qui n'a jamais fauté lui jette la première pierre"...

Dans ce pays où le plus grand nombre respecte le moins possible les diverses réglementations, où l'on ne compte plus les comportements largement incivils, les devoirs sont le plus souvent pour les autres, les droits pour soi-même.
Sommes-nous incapables de combattre nos éventuels adversaires sur leurs idées, leurs projets, leur action politique, avons-nous pour seul argument le prix d'une bouteille de vin et le prix d'un homard ?

Metsys

"Être un citoyen qui ne soit ni un Fouquier-Tinville ni un juge"

En même temps, vous n'avez aucun reproche à vous faire. Nous vivons en monarchie républicaine, et comme on sait, nul n'a jamais pu régner innocemment. La tête de Marie-Antoinette est d'ailleurs tombée pour un banquet versaillais un peu trop arrosé, mais où ne figurait aucun homard.
Au reste, il paraît qu'en Suède c'est différent. Espérons...

Michelle D-LEROY

Certes Edwy Plenel avec son regard prêt à saisir sa proie, et ses méthodes soviétisantes, n'est pas un journaliste très sympathique, vu qu'il ne cherche qu'à anéantir son adversaire, déterrant faux pas et malversations. Une conception particulière du journalisme, une investigation parfois nauséabonde.

Toutefois, il est infiniment regrettable que ce soit cette personnalité ambiguë qui reste presqu'exclusivement un contre-pouvoir aujourd'hui.

Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, l'opposition a presque disparu, celle qui reste encore est divisée et inaudible, sans convictions ni propositions. Les journalistes, câlinés par le pouvoir, visiblement invités aux dîners ministériels pour mieux se les mettre dans la poche, les Gilets jaunes (les vrais) disparus et discrédités par les bobos, que reste-t-il de l'esprit critique français ? D'une opposition normale en démocratie ? Mediapart !!
C'est triste ! Mais j'ai envie de dire c'est quand même ça.

D'autant qu'Emmanuel Macron se préoccupe de l'état d'esprit de François de Rugy, parce qu'il serait fragile. Peut-être. Mais n'est-ce pas encore une façon de museler les Français un peu trop curieux ?
Nous aurions des hommes politiques faibles psychologiquement et du coup, toute critique serait dangereuse, assimilée à du lynchage qui pourrait conduire au pire celui qui est pris le doigt dans la confiture. Sauf que parfois eux-mêmes, pour arriver là où ils sont, n'ont pas hésité à sortir des affaires contre leurs adversaires, moins fragiles sans doute.
La politique est un cloaque, Mediapart ou pas.

Et puis si Mediapart est si bien renseigné, à tort ou à raison parfois, il faut davantage chercher parmi les amis ou l'entourage du mis à l'index. Femmes jalouses, amoureuses éconduites ou amis politiques jaloux, parfois du même bord.
Des propos peu amènes de Benjamin Griveaux envers ses rivaux possibles à la Mairie de Paris ont été révélés hier et cela n'émane pas de Mediapart.

La critique et les révélations peuvent être terribles pour un homme mais elles ont aussi du bon, freiner les dérives politiques car le pouvoir monte souvent à la tête. Entre critiques et lynchage il y a une marge, mais il est vrai qu'avec Internet cela s'aggrave.

Pourtant, tant d'affaires anciennes et célèbres, vraies ou montées de toutes pièces, de l'Histoire de France et d'ailleurs, n'ont pas eu besoin d'Internet ou de Mediapart, de Twitter ou des blogs, pour être divulguées, connues de toute la population, amplifiées et déformées.
Elles dénotent avant tout et de tout temps un manque d'éthique et de morale, une cupidité et un abus de l'utilisation de l'argent des contribuables par les gouvernants.
Et ce sont souvent ces contribuables étouffés qui sont plus regardants et enclins à désigner des coupables.

Alpi

@ anne-marie marson
"Vive le petit moustachu"

Chacun sa tasse de thé...
Au fait, de qui nous parlez-vous ? De Staline ? D'Hitler ?
Ah, si vous parlez de Brassens, j'applaudis !

Tipaza

@ Achille | 17 juillet 2019 à 21:26
"Qu’en est-il de la morale à la sauce Mediapart ?"

Je suis contre le mélange de la morale et de la politique.
Le cas de Mediapart est emblématique, Plenel est un ancien trotskiste (trotskiste un jour, trotskiste toujours) et son action a pour but de déstabiliser une société qu'il récuse sous prétexte de pureté qu'il demande, à juste raison, aux politiques.

D'une façon générale le mélange morale-politique est détonnant, il aboutit toujours, c'est une des lois des sociétés, à une dictature.
La morale est de nature individuelle, le concept de morale collective ne peut exister que sous une contrainte imposée à la société.

Évidemment vous me direz qu'il faut des règles pour faire vivre en paix une société.
Je considère que les derniers commandements du Décalogue résument suffisamment bien les règles a minima pour pouvoir s'en tenir là.

Et encore je récuse le commandement disant : "Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain", que je considère être une immixtion dans ma vie privée qui ne regarde pas la société.
J'en ai parlé à ma voisine qui non seulement est d'accord avec moi, mais est bien plus radicale, puisqu'elle propose de le supprimer et de transformer le Décalogue en Nonalogue.
Je n'ai pas osé la contrarier, elle est si gentille.

Mais revenons au sujet que vous abordez, la loi Avia. Que ne puissiez pas voir cette loi comme liberticide me sidère.
Je vous suggère la lecture de cet article et de le méditer, peut être comprendrez-vous la faute majeure de cette loi.
Mais est-ce vraiment une faute involontaire ?

https://www.lepoint.fr/politique/zineb-el-rahzoui-pourquoi-la-loi-avia-est-une-faute-17-07-2019-2325195_20.php

Achille

Il y a décidément sur ce blog des commentaires tellement navrants qu’il est inutile d’y répondre. Ils se suffisent à eux-mêmes...

Aliocha

Honneur à vous, notre hôte, de savoir ainsi publiquement vous examiner.
Il n'en demeure pas moins que, si la justice était garantie, la vindicte publique, aliment du buzz des infos commerçantes, ne précéderait pas la décision judiciaire, où le blâme ne saurait s'exprimer que s'il sait se garder du lynchage, et réserver la violence légitime à l'expression du vrai garanti par l'institution, plutôt que ce cirque où l'on a l'impression que les juges, suivant les commerçants de l'info, sont au service des divers lobbys et que l'institution est soumise aux principes marchands de l'attribution des postes et des renvois d'ascenseurs.

Rien de nouveau sous le soleil des feuilletons de l'été, et M. de Rugy en est le héros malheureux comme le fut Benalla, que le bon peuple se rassure et transgresse en rond, le temps n'est pas encore venu où le nerf de bœuf évangélique dégagera les commerçants du temple de la justice, la téléréalité a remplacé le prétoire.
Les avocaillons ont de l'avenir, à employer leur énergie à transgresser et à servir le ressort monnayable de l'opprobre et du mensonge.

Ellen

@ Exilé | 18 juillet 2019 à 09:08

Merci d'avoir rappelé aux politiques ce que sont les vraies valeurs républicaines Vous êtes un puits de connaissance extraordinaire.
Vous lire est un plaisir.

Exilé

@ boureau
"Ce sont certes des moyennes, mais quelle iniquité, quelle injustice !"

Et tout cela au pays qui a érigé l'égalité - et pourquoi donc l'égalité plutôt que la charité ? - au rang étrange de « valeur », au point de traquer au mépris des différences et jusqu'à l'absurde dans tous les domaines, du genre égalité hommes-femmes, ou français-étranger, tout ce qui pourrait y contrevenir.
Tout ? Non, sauf les avantages que les copains, les coquins mais aussi les petits malins ont su obtenir parfois par des moyens pas très avouables.

Et il faut bien reconnaître que les disparités du système français de retraites dans lequel les plus pauvres et ne dépendant pas d'un régime favorable doivent contribuer à financer les régimes de véritables nantis y compris celui des hommes politiques est un vrai scandale.

Au fait, nous allons commémorer le 4 août prochain la nuit de l'abolition des privilèges du 4 août 1789 qui, contrairement à ce qu'annonce une présentation réductrice des choses, n'étaient pas uniquement le propre des « aristocrates » mais qui pouvaient aussi être accordés à des villes, à des corporations, à des particuliers ou à des provinces :

« Le mot privilège vient du latin et désigne une «loi particulière» : il fut longtemps synonyme de liberté. En effet, chaque fois qu’une nouvelle province était annexée, le roi promettait de respecter ses privilèges, c’est-à-dire ses libertés, les lois particulières traditionnelles, les coutumes et droits immémoriaux de ses habitants. C’est ainsi qu’au cours des siècles s’étaient imposés des droits garantissant les libertés locales. »

https://www.herodote.net/4_ao_t_1789-evenement-17890804.php

Ne serait-il pas temps de remettre à plat tous ces zakisocios qui trop souvent ne sont que des privilèges immérités ?

anne-marie marson

François de Rugy était loin d'être exemplaire. Déjà au moment de sa nomination, des rumeurs avaient circulé sur son train de vie, son salaire, ses avantages.

De plus, sa défense chez Bourdin a été pathétique, avec son allergie au homard et ses larmes de crocodile. Rien que pour cela il aurait dû démissionner.
Il n'y a pas de lynchage.
Mediapart a frappé là où il fallait. Parfait.
Vive le petit moustachu.

jack

François de Rugy était prêt à s'expliquer et à prendre des dispositions nécessaires s'il y avait eu des erreurs de sa part.
Et puis il disparaît de la scène publique.
Le videur c'est Mediapart. Franchement si nous n'avons plus que cela en France pour porter le glaive des trancheurs de têtes au nom de la défense de l'intérêt général... Plenel, non merci.

S Carioca

@ Robert Marchenoir
"...une député-e de la même couleur qui mord nos chauffeurs de taxi (*), et crache sur la liberté qui lui a permis d'arriver là où elle se trouve.
(*) Arabes, selon toute vraisemblance."

Ce n'est pas ce que j'observe.
Quelques Turcs, beaucoup de Berbères.

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@ Philippe Bilger

Lyncher ?
Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude.
Lyncher un innocent est insupportable et condamnable.
Il ne faut pas non plus se mettre en position de mériter le lynchage (médiatique).

Abus de biens sociaux ? Le homard et le Pommard sont-ils des biens sociaux pour les réseaux asociaux ?

Comment faire ? Ne pas s'offusquer ? Laisser s'enterrer l'affaire ?

Patrice Charoulet

RUGY

Qu'un tel homme ait de tels comportements est peu de chose. La seule question que l'on pourrait se poser est celle-ci : le système politique français a-t-il suffisamment de freins ou de contrôles pour rendre impossibles ces comportements ? et la réponse est : non. Il y a des pays où la réponse serait : oui.

Un mot quand même sur ce Rugy. Primaire de la gauche : tous les candidats s'engagent à se présenter devant les militants pour désigner le meilleur candidat de gauche à la présidentielle.
La présidentielle a lieu. Rugy vole au secours de la victoire et oublie la primaire de la gauche.

Symétriquement, primaire de la droite. Bruno Le Maire participe à la primaire de la droite. Chaque candidat se présente devant les électeurs de droite pour désigner le meilleur candidat de droite possible. La présidentielle a lieu. Vainqueur : M. Macron. M. Le Maire oublie la primaire de la droite, oublie son parti, et vole au secours de la victoire.

Deux belles girouettes !

Le second atterrit à Bercy. Le premier devient le quatrième personnage de l'Etat et occupe l'hôtel de Lassay, alors qu'il est l'insignifiance incarnée.
L'ex-président de l'Assemblée nationale redevient député. C'est déjà pas mal pour lui. Il a versé une larme chez Bourdin. Je n'en verserai pas.

P.-S.: Ecoutant assez distraitement un débat sur LCI ce matin, je lis qu'un des participants, Tartempion, illustre inconnu, est « député LT ». Friand de la politique intérieure, je connaissais les communistes, les socialistes, les centristes, les gaullistes, à quoi sont venus s'ajouter les lepenistes, les mélenchonistes et – le gros bataillon – les macronistes, c'est nouveau  ça vient de sortir. Mais LT, qu'est-ce que cette bête-là ? Eh bien, accrochez-vous, c'est un groupe de 18 députés intitulé « Libertés et Territoires ». Des précisions ? pas de précisions. Nuance politique ? inconnue au bataillon. Il y a trois Corses. On croit tenir un indice. Les autres sont-ils des Bretons radicalisés, des Alsaciens séparatistes, etc. ? Que nenni. C'est un patchwork d'inconnus qui ne savaient pas trop où se mettre, plus d'anciens socialistes comme Olivier Falorni, et François Pupponi... et le centriste Charles de Courson ! Qu'est-il venu faire dans cette galère ? Mystère.
Je comprends enfin, LT c'est un salmigondis composé de 18 gus qui ne peuvent être nulle part et qui ne voulaient pas se retrouver au coin, avec les non-inscrits, façon Dupont-Aignan. Mais dans la série : Youpi, on forme un groupe !

Giuseppe

Il n'existe pas de curée, pas plus que de lynchage, les citoyens pour la plupart font la différence entre le droit et la morale.
Quant à l'éthique et l'honneur des valeurs au-dessus, ils n'ont pas de cases, le sublime ne se négocie pas, ne s'habille pas en costume de soie.

Les symboles et la beauté d'un comportement, l'abnégation de servir : Louis Lachenal et une victoire d'équipe… Comme tout cela paraît loin aujourd'hui, il faudrait se contenter du médiocre, tolérer que des agapes privées aux frais du contribuable passent dans le courant et l'obscène. Il a été rappelé que Mongénéral avait son compteur personnel au Château, à Londres ses costumes aussi étaient nettoyés sur son argent personnel.

Il ne faudrait donc pas enquêter ? Pour quelques homards de plus, laisser la tolérance veule passer ? Renoncer toujours un peu plus, et d'autres se servir encore toujours plus ? La liberté de la presse ne s'use que si l'on ne s'en sert pas, c'est du Volatile, le général Motor savait bien pourquoi tous les mercredis il était impatient d'apprendre et de sentir ce vent de probité qu'il avait tant insufflé, et aujourd'hui foulé aux pieds.

Giuseppe

@ scoubab00

J'espère que notre hôte nous pardonnera. Pour détendre l'atmosphère, foin de homard, rien que du bidon et de l'eau claire, ainsi vous avez la réponse à votre interrogation ; je viens de passer la ligne d'arrivée ce soir en voiture tout se prépare, un ancien palais de justice comme ligne d'arrivée, quel meilleur juge de ligne pouvait-on avoir !

https://www.letour.fr/fr/etape-12

"Jacques Anquetil, 1963, pas le même parcours" me souffle mon voisin, "mais pour scoubab00 le hors-d'œuvre du Peyresourde sera bien suffisant" complète-t-il.

"Allez ! s'il n'est pas trop usé ou trop cuit, il pourra aussi s'oxygéner, c'est juste à côté !" renchérit-il :

https://i.goopics.net/D892X.png
On ne se moque pas.

Achille

@ Tipaza | 17 juillet 2019 à 18:42
« Dans l'affaire de Rugy, le présupposé du ministre était celui de la légalité, ce qu'il a fait était légal, et le présupposé du bon peuple était celui de la moralité, ce qu'il a fait était immoral d'après ses leçons de morale antérieures. »

Ce n’est pas faux ce que vous dites. Le problème qui se pose c’est qu’une certaine presse dite d’investigation (et que j’aurais plutôt tendance à appeler pression d’opinion), s’appuie sur la morale bon enfant pour condamner le légal, en utilisant toutefois des méthodes parfaitement immorales voire illégales (accès à des communications téléphoniques privées, documents fournis par des délateurs).

Il suffit ensuite de présenter l’affaire de façon à provoquer l’indignation chez les gens honnêtes et scrupuleux comme vous et moi et le tour est joué. La cible a beau ensuite se débattre, se justifier, la cabale est lancée, la rumeur se propage comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, dans les bistrots et même dans certains beaux salons parisiens. Rien ne peut plus la sauver.

La loi Avia est liberticide dites-vous. Qu’en est-il de la morale à la sauce Mediapart ?

Savonarole

@ Tipaza de 18:42
« À l'inverse, quelqu'un de culture Dogon ou Bantou la trouvera probablement belle »

Voltaire sur la beauté: « Quoi de plus beau pour un crapaud que sa crapaude ? »

boureau

"Le Grand Lynchage"

Autrement plus important que celui - supposé - du pâle François de Rugy !

Voici le plus grand renoncement de Macron de ce quinquennat : l'éviction plus ou moins discrète des fameux "régimes spéciaux" de la réforme des retraites.

En fait, ce sera la grand lynchage des salariés du privé par les fonctionnaires et assimilés. Un scandale. Electoralisme macronien oblige.

Voici le comparatif des retraites que la Cour des comptes vient de fustiger.

Âge de départ à la retraite:

EDF/GDF: 57,7 ans
SNCF: 56,9 ans
RATP: 55,7 ans
Fonction publique: 61 ans
Privé: 63 ans

Pensions:

EDF/GDF: 3 592 €
SNCF: 2 636 €
RATP: 3 705 €
Fonction publique: 2 206 €
Privé: 1 496 €*

*Chiffre de la DREES

Ce sont certes des moyennes, mais quelle iniquité, quelle injustice ! Surtout que les somptueux avantages des salariés des "spéciaux" continuent en grande partie après leur départ en retraite !

Vite, une nouvelle crise des Gilets jaunes sur ce thème de la fracture sociale, celle des retraites !

Cordialement.

breizmabro

Ai-je été un lyncheur ?

Comme pour Tapie en somme : "Quand on traîne autant d’affaires derrière soi, la présomption d’innocence devient peu à peu une présomption de culpabilité" (Ph. Bilger à Marianne en 2014).

Mitsahne

Assister au presque réquisitoire que Philippe Bilger s’impose à lui-même en se soupçonnant de lynchage serait une curiosité plaisante s’il s’agissait d’un concours de mortification pour apprentis ermites.
Que notre hôte se rassure, la vulgarité et la médiocrité de ceux qu’il fustige avec tant de précautions sont telles qu’elles l’absolvent d’avance du moindre excès impossible.

L’exercice auquel Ph. Bilger se soumet me rappelle quelque peu mes très jeunes années où, dans les familles ultra catholiques, le jeune garçon était obligé tous les samedis de remplir l’horrible feuille jaune de confession. Tous les péchés possibles y étaient mentionnés il suffisait de cocher les cases sans en oublier une seule sous peine de sacrilège s’il s’agissait de péché mortel.
Quelle corvée, voire quelle terreur pour le gamin bien conditionné qui, ne pouvant déterminer la frontière exacte entre toutes les turpitudes qui lui étaient proposées, préférait, par sérénité, s’accuser un peu plus qu’un peu moins. A combien de morceaux de sucre estime-t-on la gourmandise ? Et les pensées impures ? Ah, les pensées impures ! Regarder sa petite sœur dans son bain (action impure) est-il plus grave que de songer à sa grande cousine dans la même situation (pensée impure) ? Et l’insolence, elle entrait dans quelle catégorie l’insolence ? « Tu mettras ça dans les blasphèmes » soufflait ma mère qui tiquait parfois à mes répliques vachardes.

Ph. Bilger, vous n’avez pas péché et surtout, vous n’avez pas à vous justifier de ce que vous écrivez dans votre propre blog où vous êtes chez vous en termes toujours très mesurés, à la limite parfois d’une bienséance presque naïve.
Les matraquages et les manipulations de la presse gauchiste et gauchisante sont tels que l’on en arrive à hésiter à simplement citer les fautes et les malversations des ministres et des puissants qui sont censés nous gouverner.

Il y a plus grave que les turpitudes de FdR : c’est la démonstration aveuglante de l’incapacité du chef de l’Etat à savoir s’entourer de gens compétents, honnêtes, rigoureux, stables et éventuellement plus compétents que lui dans certains domaines. C’est le plus grand défaut du quinquennat et le délitement de la France s’accentue, dans tous les domaines.

On ne le criera jamais assez fort.

Xavier NEBOUT

Cher M. Bilger,

Nous allons attendre autant de scrupules de votre part à l'égard de N.Sarkozy qui semble devoir être blanchi dans les prétendus fonds versés par Kadhafi.

Vous nous direz même que le juge d'instruction qui l'a mis en examen avec un dossier vide devrait être expulsé de la fonction publique avec quelques mois de prison en prime, comme aurait dû l'être celui qui l'avait mis en examen dans l'affaire Bettencourt.

Tipaza

Sur le fond il apparaît que pour ceux qui nous gouvernent, il est plus facile de donner des conseils que de donner l'exemple.

Après on peut toujours les plaindre ou plutôt les entendre se plaindre de la chasse à courre qui leur est menée, mais quand on les voit nous donner des conseils en matière de gaspillage alimentaire, on ne peut que sourire, une forme de mépris, devant leurs agapes. Et on pourrait citer d'autres situations tout aussi ubuesques.

Ni lynchage, ni pas lynchage, ils ont semé le puritanisme hypocrite, ils récoltent le vent du rigorisme populiste.
C'est la justice immanente des petites gens qui aimeraient que les Grands le soient vraiment, alors qu'ils sont au moins aussi petits qu'eux dans la sphère intime et hélas également dans la sphère publique.

Il faut s'attendre à ce que ce type de situation mesquine dans sa petite réalité, et salutaire dans le nettoyage des écuries d'Augias que sont devenus les centres de pouvoirs, ne se développe.

Il y aura de plus en plus ce mélange de puritanisme et de complotisme dans la recherche de la pureté et de la vérité.

La diffusion de l'information a modifié complètement les relations entre gouvernants et gouvernés.
Cette diffusion qui permet à tous de tout savoir, entraîne une ambiance malsaine dans la relation humaine, la délation instituée comme "alerte sociale", et purificatrice dans l'exercice du pouvoir qui devra se montrer à la hauteur morale de ce qu'il promet.

C'est là qu'on voit la limite des lois sur la non liberté d'expression, dont l'objectif avoué est le contrôle des fake news et propos haineux.

La vérité est au moins aussi mortelle que le mensonge, c'est bien connu. Il n'y a eu aucun "vrai" mensonge dans cette affaire de Rugy qui en est mort politiquement.

Car il y a la vérité et l'interprétation que l'on fait de cette vérité.
Une interprétation repose toujours sur des postulats ou des présupposés et donc il y aura autant de vérités que d'interprétations.

Par exemple si je dis que la députée Laetitia Avia est noire, c'est un fait, une vérité incontestable.

Et si je dis que je trouve que la nature ne l'a pas gâtée, et que je préfère les visages des vierges de Botticelli, alors c'est déjà une interprétation qui est conforme à ma vision de l'art tel qu'il nous a été légué par les Grecs et Romains puis les peintres de la Renaissance. C'est donc une vérité culturelle.

À l'inverse, quelqu'un de culture Dogon ou Bantou la trouvera probablement belle.

Voilà une vérité qui appelle deux interprétations reposant sur deux présupposés culturels.
Je veux dire par là que la vérité n'est jamais "brut de décoffrage", mais qu'elle est le résultat de la culture de celui qui la vit.

Dans l'affaire de Rugy, le présupposé du ministre était celui de la légalité, ce qu'il a fait était légal, et le présupposé du bon peuple était celui de la moralité, ce qu'il a fait était immoral d'après ses leçons de morale antérieures.

Deux interprétations de la vérité se sont télescopées.

C'est pourquoi je crains que la suite des lois liberticides de la liberté d'expression n'aboutisse à des impératifs d'interprétation de la vérité comme cela se faisait et se fait encore dans les dictatures.
Le langage orwellien avait anticipé ce dérapage sémantique.

boureau

@ Robert Marchenoir 17 juillet 2019
"Les quatre péronnelles démocrates (sic) américaines"

Comment le Parti démocrate peut-il donner l'investiture à des sottes pareilles ?
Décidément, dans le monde entier, les "vieux partis" sont en pleine décomposition.

Dans les médias français, ce n'est pas finalement Rugy qui se trouve lynché mais Trump à longueur de journée. Aucun média français n'a parlé des stupidités préalables des "péronnelles".

Merci de vos précisions.

Cordialement.

Robert Marchenoir

Ici la brigade de soulagement des consciences. Afin de vous débarrasser de ce scrupule qui vous honore mais qui est tout à fait superflu, tournons-nous une fois de plus vers le phare de la pensée et de la morale, j'ai nommé les Etats-Unis d'Amérique.

Et vers cet autre article du magazine Reason, qui fait valoir un argument de plus, un argument que je n'avais jamais lu jusqu'à présent, en faveur de la philosophie libérale : il n'y a pas que la politique dans la vie.

Certes, il faut de temps à autre s'occuper de politique, ne serait-ce que pour construire des routes ou buter l'armée nazie. Mais enfin, il y a beaucoup plus important à faire : élever ses enfants, écrire l'Iliade et l'Odyssée, inventer le Thermomix, résoudre le théorème de Fermat, monter correctement les blancs en neige...

Le rédacteur de Reason fait cette réflexion après avoir été exaspéré par le dernier épisode en date de l'opéra-bouffe trumpiste. Il renvoie, dos à dos, le président américain et ses tweets prétendument "racistes", invitant quatre péronnelles de la nouvelle extrême gauche du parti démocrate à aller réparer leurs pays de m... si elles trouvaient l'Amérique si pourrie que ça, et les membres du Congrès en question ; l'une venue de ce phare de la civilisation et de l'harmonie qu'est la Somalie, l'autre des "territoires palestiniens", une autre encore de Porto-Rico, et la dernière de cet autre puits de science, de progrès et de paix sociale qu'est l'Afrique noire en général.

Toutes, s'employant à diffamer le pays qui leur a permis leur prodigieuse ascension sociale, et la grande civilisation blanche et européenne dont il est issu. Au nom de leur détestable idéologie islamo-gauchiste, pro-immigration, anti-capitaliste, anti-libérale et anti-blanche. Bref : opposée à tout ce qui est beau, bon et grand.

Un bon moyen de mettre fin à ce déferlement de "haine" réciproque, écrit l'auteur, consisterait, non pas à édicter des lois à la Laetitia Avia (je transpose), mais à tenir en lisière les passions politiques en ramenant cette discipline à sa juste place : une place secondaire.

C'est assez contraire à l'esprit français, qui met au contraire la politique au pinacle, mais enfin, cela nous éviterait de nous cogner l'équivalent chez nous : une ministresse africaine qui pense que tout le monde se nourrit de kebabs en France, ou une député-e de la même couleur qui mord nos chauffeurs de taxi (*), et crache sur la liberté qui lui a permis d'arriver là où elle se trouve.
______

(*) Arabes, selon toute vraisemblance.

sbriglia

« Oui il s’agit bien d’un lynchage »
Rédigé par : Marc GHINSBERG | 17 juillet 2019 à 01:01

« La réponse à votre question est oui, sans équivoque. Ça ne vous ressemble pas, pourtant. »
Rédigé par : Pierre Guillery | 17 juillet 2019 à 00:37


De grâce, messieurs, lavons notre lyncheur en famille...

Michelle D-LEROY

Je n'en veux pas personnellement à Monsieur de Rugy mais il a eu le tort de représenter tout ce que les Français ne peuvent plus supporter.

Si Mediapart est un torchon délateur et Edwy Plenel un individu méprisable, je constate toutefois que ceux qui le méprisent aujourd'hui ne semblaient pas dérangés lorsque l'affaire Fillon a été dévoilée par ses confrères du Canard enchaîné. Idem anciennement pour l'affaire Gaymard et autres histoires du même acabit régulièrement sorties et plus ou moins graves et surtout parfois inventées et là c'est encore autre chose.

Cette affaire est regrettable. En entendant François de Rugy comparer sa démission au suicide de Pierre Bérégovoy, rien de moins, on voit bien que cet ex-ministre est démesuré dans sa façon d'être. Je pense que cette comparaison exagérée est une façon de condamner les Français un peu trop regardants, ce n'est pas à son honneur. C'est ainsi que Philippe Bilger lui-même s'interroge parce qu'il aurait été un lyncheur. Donc nous ne pourrions plus nous poser de questions par peur qu'un ministre en vienne à des gestes désespérés ? M. de Rugy qui a changé de parti au gré des occasions politiques qui s'offraient à lui n'en est pas à une bassesse près. Et qu'il commence donc par s'interroger sur ses proches et faux amis.

Pour en revenir à cette triste affaire, il y a plusieurs choses.

Des histoires pas très sympas d'appartements sociaux ou semi-sociaux attribués à des députés ou Préfet, des personnes qui ont tout de même les moyens de louer les appartements du patrimoine immobilier locatif sans occuper les logements du parc social si difficiles à obtenir par les Français aux faibles ressources alors que nous entendons régulièrement que des salariés sont contraints de dormir dans leur voiture.

Et je passe sur l'appartement entièrement rénové du très bel immeuble du Quai Branly que devait occuper le responsable de la sécurité-garde du corps, M. Benalla, si l'affaire du même nom n'était pas sortie. Une Préfet en HLM (démissionnée immédiatement par son patron) et un garde du corps dans les ors des palais présidentiels. Et tout serait normal ?

Mais au final ce qui dérange vraiment les Français dont je suis, c'est surtout que M. de Rugy fasse partie des donneurs de leçons perpétuels, de ceux qui ne trouvent d'autres solutions écologiques que de taxer un jour les camions, le lendemain le carburant et le surlendemain les voyages en avion et qui font le contraire de ce qu'ils conseillent pour complaire aux agitateurs écolos. "Faites ce que je dis, pas ce que je fais".
Désolée, si on veut faire payer les autres, on doit montrer l'exemple, celui d'une certaine probité, celui de réduire sa pollution, celui de respecter les valeurs de la République prônées en permanence.

Comment ne pas s'amuser ou s'agacer de voir un ministre de l'écologie pour paraître "propre" faire le voyage en train jusqu'à Nantes et faire venir parallèlement son chauffeur à Nantes, en voiture, pour le récupérer à son arrivée à la gare ?

Et puis, surtout, tous ces conseilleurs, grands diseurs, beaux parleurs mais petits faiseurs du gouvernement qu'ont-ils réellement fait de positif depuis deux ans ? A part taxer, puis revenir sur les taxes en partie pour éviter trop de mécontentement et retaxer ailleurs.
Comment ne pas se poser de questions lorsqu'on nous donne le montant imposable du député en 2015 et qu'on sait qu'avec la nouvelle loi d'exonération de la TH, il serait déjà dégrevé alors que des Français moyen continuent de la payer parce qu'ils n'ont pas d'autres choix et pas d'indemnités non imposables qui leur permettent de faire des dons importants mais déductibles.

Nous avions vu un Grand débat coûteux servir de tremplin à la campagne électorale, ou encore su que le Premier ministre avait loué 350 000 € un avion pour revenir de Nouvelle-Calédonie au prétexte qu'il était plus confortable que celui qui reviendra à vide. Tout cela avec une communication permanente sur l'écologie, la pollution, l'émission des gaz à effet de serre et surtout la France endettée et les GJ qui coûtent trop cher. En gros donner des complexes à tous ces Gaulois réfractaires pendant que les élus se permettent déplacements, luxe et dépenses.

Monsieur de Rugy en a pris plein la tête parce qu'il ne s'est plus senti depuis qu'il a été nommé au perchoir, mais sans doute a-t-il pris pour beaucoup d'autres pour qui la tentation de grand train dans les ors de la République est grande.
C'est triste pour lui mais c'est aussi parce que cette Macronie dédaigneuse qui est arrivée en fanfaronnant avec sa loi sur la transparence, son nouveau monde, fauchant tout sur son passage, snobant les partis, les vieux politiques et les vieux tout court, la famille, et autres passéistes, est de moins en moins crédible pour redresser notre pays fracturé et endetté qui s'écroule sous nos yeux.
Et Emmanuel Macron a choisi des hommes transparents pour ne pas lui faire de l'ombre, ces politiques-là essaient d'exister avec les moyens mis à leur disposition et c'est visiblement une catastrophe.

Jabiru

Qu'il rembourse ce qu'il doit et qu'il fasse en sorte de se faire oublier.
Malheureusement d'autres se sont également bien servis, ils seront rattrapés un jour par la patrouille.
Si on savait tout, je pense qu'il y aurait de quoi être écoeuré par la gabegie de ces profiteurs de tout poil.

Michel Deluré

N'attendons pas de notre République, quel que soit son numéro passé ou à venir, qu'elle soit irréprochable puisque c'est l'homme qui en est le serviteur qui lui n'est pas irréprochable.

Quelle que soit l'époque, il s'est toujours trouvé par le passé et il se trouvera toujours à l'avenir quelques détenteurs du pouvoir qui abuseront de celui-ci, qui profiteront des avantages qu'il peut procurer pour en tirer profit à leur avantage personnel ou à celui de leur entourage, qui franchiront la ligne jaune que la morale les inciterait pourtant à ne pas dépasser.

C'est malheureusement dans la nature humaine et si ces comportements répréhensibles sont aujourd'hui plus mis en lumière dans le monde politique avec un impact plus ravageur et plus choquant, qui, parmi nous, ne les a cependant pas constatés à un moment de sa vie dans bien d'autres domaines, souvent plus proches de nous, dès que la détention d'une parcelle de pouvoir permet d'en tirer certains avantages ?

Je dirais simplement que, plus le niveau de pouvoir détenu est important, plus la tentation d'en tirer profit est grande et plus la faute et la chute qui en résultent sont lourdes.

FdR est aujourd'hui pris la main dans le sac. Mais combien d'autres sans doute dans ce monde politique ne mériteraient pas qu'il leur soit décerné un quelconque diplôme d'exemplarité ?

Un nouveau monde nous avait été annoncé en 2017. Depuis son avènement nous voyons bien que finalement peu de choses ont changé en matière de moralité publique. Ne nous berçons donc pas de l'illusion qu'une future énième République serait plus vertueuse que les précédentes.

boureau

"Un honnête homme capable de comprendre et de blâmer"

Vous l'êtes cher P. Bilger !

Et je ne vois pas qui aurait l'audace et la bêtise de vous en tenir rigueur.

On ne donne presque jamais la parole au peuple dans cette société cadenassée et les z'élites bien-pensantes se scandalisent que le commun des mortels (pardon cher P. Bilger) utilise la seule possibilité qui lui reste pour exprimer ses sentiments : les réseaux sociaux !

Je ne vais pas m'étendre sur le cas François de Rugy que je considère comme un minable, l'ayant vu à l'oeuvre à la mairie de Nantes. De plus, ce poste ministériel lui avait été offert pour répondre à d'autres préoccupations politiciennes de Macron.

Et à vrai dire, je m'en bats les coudes de cette transition écologique punitive ou pas. Je fais ma petite écologie tout seul comme un grand dans ma vie privée. Et elle est certainement bien plus efficace et moins coûteuse que la COP21. Ras le bol de la transition écologique à toute heure du jour.

Je sais bien que pendant ce temps, les vrais sujets économiques urgents...

Cordialement.

Philippe Dubois

Bonjour Monsieur Bilger

Avez-vous été un lyncheur ?
Mes origines normandes me font répondre "p'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non".
Vous avez peut-être, comme beaucoup, un peu surréagi aux informations divulguées par Mediapart et à la défense calamiteuse de François de Rugy (FdR).

Mais moi, je l'avoue, sans aucune honte ni gêne, j'ai été un lyncheur et j'ai participé à la curée avec tous les moyens à ma disposition.

Pourquoi ?
Vous voulez que je vous le dise, alors je vais vous le dire (petits haussements de l'épaule gauche)

1. - D'abord et avant tout :

Tout ce qui peut causer des difficultés ou des ennuis à la clique de nuisibles qui squatte les palais de la République en gouvernant contre la France et les Français doit être utilisé à fond, sans la moindre vergogne.

2. - Ensuite, sur le fond de l'affaire

- Que le président de l'Assemblée nationale mette les petits plats dans les grands à l'occasion de réceptions officielles, je trouve ça normal et même souhaitable ; il est bien de mettre la gastronomie et les vins français à l'honneur.

- Que FdR, grand donneur de leçons devant l'Eternel, invite les copains, cultureux et autres, de sa femme à des agapes hors de prix payées avec le pognon de mes impôts et des vôtres, c'est un scandale (Taisez-vous Elkabbach !)

3. - Et encore

- FdR s'est comporté comme un immonde goujat avec sa directrice de cabinet, la virant comme une malpropre sans même lui laisser le temps de s'expliquer, alors même qu'il est mis en cause dans une affaire similaire.

- Sa première défense fut un outrage au peuple montrant une morgue et une arrogance qu'on croyait réservées aux républiques bananières ou aux monarchies pétrolières ; je cite :
"«J’assume totalement qu’un président de l’Assemblée nationale, comme un ministre, rencontre dans un cadre informel le soir dans des dîners, des responsables d’entreprises, des responsables de la culture, des responsables de l’université», a réagi François de Rugy"
Traduit en langage clair :
"Je fais ce que je veux et je vous emm..., vous les gueux, les manants et autres marauds".

Je me pose toutefois la question : comment un personnage aussi médiocre que FdR a-t-il pu arriver à d'aussi hautes fonctions dans notre pays ?
Quel mal ronge notre système politique pour permettre et même favoriser l'ascension de personnages aussi insignifiants, car FdR est loin d'être le seul dans ce cas ?

Claude Luçon

La question que personne ne semble vouloir se poser est : comment Mediapart s'est-il procuré les photos des homards et de la bouteille de grand cru ?
Comment, d'une façon générale, volent-ils ou paient-ils leurs délateurs à l'origine des révélations : de la pêche aux homards des Rugy aux porteurs de valises à sous de Sarkozy, aux costumes en soie de Fillon, ou du pistolet de Bérégovoy ?
Plenel aurait-il lui-même attrapé les fameux homards et les aurait-il truffés de minicaméras ?
Ou se serait-il déguisé en maître d'hôtel pour servir les Rugy ?
Il s'était déjà transformé en tailleur dans le cas de Fillon, en Oncle Picsou dans le cas de Sarkozy, en dealer d'armes de poing pour Bérégovoy, un vrai caméléon humain, virtuel bien sûr !

N'ayant pas de sympathie particulière pour ce M. de Rugy, pas fan de homard dont je trouve la chair trop dure, (pinces de tourteaux et d'araignées de mer pour moi), il me semble que l'espionnage et la délation sont les armes de Mediapart.

Les pipelettes de Plenel sont-elles les héritières des concierges de Darnand ?
Cet homme est bourré de complexes, il suffit de lire son histoire, il se venge !
Bérégovoy en a payé le prix, à quand la nouvelle victime ?
Plenel a compris que les mots tuent !
Combien de têtes devra-t-il accrocher sur ses murs pour satisfaire son besoin de chasse à l'homme ?
Ou se voit-il en Robin des Menhirs de retour de ses croisades à la Martinique et en Algérie ?
Comment nos médias peuvent-ils faire de ce pitoyable individu une célébrité ?

Les médias ont tué la Justice en France !
Combien d'hommes politiques ont-ils été détruits en France par des demeurés en quête de scoop ?
Combien d'affaires politiques tonitruantes se terminant par des non-lieux ?
S'il faut lyncher quelqu'un en ce pays, commençons par Plenel !

Giuseppe

Ce n'est pas du tout un lynchage !
Assez de ces politiques qui se roulent dans les coussins soyeux de la République, il est impossible de tenir un double discours, celui de la frugalité, de l'éthique et de la morale et vivre comme le dernier des princes des républiques bananières, serviteurs et chandelles pour se servir.

Le rougeaud et repu René Dosière qui intervenait hier sur LCI, et le journaliste sans rire qui lui proposait d'auditionner l'Assemblée !

Trois décennies que René Dosière vivait dans ces murs, il a fallu attendre janvier 2018 pour obtenir un peu de transparence… Trois décennies, monsieur Dosière, avec toutes les majorités incontestables du PS dans cette assemblée, et vous qu'avez-vous fait ? rien !

Et lui de continuer, insidieusement, à défendre ces comportements avec la mollesse qui sied à qui veut faire passer le message, sans se mettre du côté du fautif.
Qu'il dégage lui aussi, il n'a servi à rien, janvier 2018 et la loi de la transparence, il n'était plus là.

2018 et François Bayrou pour impulser un début de clarté, Charles de Courson bien gentil dans son coin, mais on le souhaiterait plus pugnace, plus combatif, lui aussi des années dans un système : "Je crie mais doucement, on m'entend mais si peu, j'ai horreur du bruit !"

La République et ses grognards déteste les chiques molles, les faux-semblants, il faut du courage, une vieille dame ce matin exprimait sa reconnaissance aux journalistes de Mediapart, un ancien chauffeur de Poher qui se déplaçait en pleine nuit pour récupérer le sac de madame la marquise, et bien plus encore il a déroulé.

"Personne n'est irremplaçable" a dit aussi le député LREM de la région de Béziers, il a bien raison, Poher pas plus qu'un autre, il faisait allusion à Rugy, remplacé sans tambours ni trompettes en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, et c'est tant mieux !

Edifiant sur ces princes repus qui nous gouvernent, dont la majorité des roturiers ne supporte plus ces innommables, ces profiteurs d'un autre monde, et qui faisaient partie de ce monde nouveau, annoncé sous les plus beaux auspices de la frugalité, de l'éthique et de l'honneur…
Sauf que monsieur Alexandre est passé par là, et le poissonnier du perchoir était tout le contraire des lignes épurées annoncées, pour un quinquennat digne de la plume de Malherbe. Il est vrai que le homard lui est monté à la tête.

Le rond René Dosière, pire que tout il était le plumeau de la ménagère, il en avait le tablier aussi, mais la poussière restait sous le tapis, cachée, pour les gueux il pensait que c'était bien suffisant, quelques livres, des pirouettes, en somme pour se démarquer, mais il mangeait toujours de ce pain-là, celui du menu de la cantine, il est vrai qu'on y est bien servi pour une somme modique.

Sauf qu'un jour les réseaux sociaux se sont éveillés, de vrais journalistes d'investigation se sont levés et ne se satisfaisaient plus d'un habitué des couloirs, des ors et paillettes d'une Assemblée où René vivait au chaud, trente années durant… Toute une vie aux frais de la princesse et pour quoi ?

Gb

Bonjour.

Peu importe le qualificatif. Lyncheur ou pas, vous avez simplement participé, certes à un niveau modeste, à la curée.
La curée est en passe de devenir une habitude bien ancrée chez la médiacratie de notre pays. Le degré d’extrême concurrence existant entre les médias traditionnels ainsi qu’avec les réseaux dits sociaux explique peut-être ces emballements quasi systématiques dès la moindre révélation, qu’elle soit fondée ou non.

La guillotine, outil fort utilisé lors de la Révolution à l’origine de notre République, est un symbole encore vivace ici. C’est jouer sur du velours que de désigner à la vindicte populaire ceux des représentants du pouvoir pris en faute, même s’il ne s’agit que de broutilles.
L’odeur du sang excitera les foules et il n’y a aucune raison qu’en soient épargnés journalistes et autres commentateurs qui en oublient parfois l’exigence d’appréhender l’actualité avec un minimum de recul.

Donc oui, bien qu’ils s’en défendent, les journalistes de Mediapart se comportent comme des coupeurs de têtes dans un petit commerce qu’ils savent cyniquement fort lucratif. Lorsque leur patron tweete que leur "travail est au service de l’intérêt général", cela évoque quelques refrains entonnés lors de périodes d’épurations propres à certains régimes totalitaires au prétexte d’agir pour le bien du peuple.

Contrairement à la justice, le lynchage, fût-il seulement médiatique, ne laisse aucune chance à celui qui en est victime. C’est déjà répugnant.
Mais lorsque le feuilletonnage tourne au harcèlement, c’est bien le dégoût qui domine.

hameau dans les nuages

Tout petit, ma mère qui faisait partie des premières promotions de femmes bachelières (1923) mais qui par contre avait une aversion pour tout ce qui était cuisine et ménage me disait en me servant mon bol quotidien de bouillon aux vermicelles et une assiette de purée à l'eau:

"Tu verras mon fils quand tu seras un "sans dents" tu penseras à moi et tu me remercieras, être pauvre peut être une richesse"

En ces temps de homard à toutes les sauces et de dents qui rayent le parquet, c'était une visionnaire à tous points de vue maman Germaine.

Lucile

On ne peut pas appeler ça du lynchage, l'ascension fulgurante du ministre a précipité sa chute. Il est normal d'être désagréablement surpris par l'histoire du 3ème chauffeur, qui, à elle seule est significative de certains abus. Mais pour s'être récrié trop vite, on est ennuyé ensuite de s'apercevoir que l'on s'est fait manipuler par Mediapart dont les intentions ne sont pas cristallines, et dont les méthodes sont gênantes. On focalise les gens sur les symptômes, et non sur la maladie.

La classe politique et le monde journalistique s'entremêlent, se rendent des services et se couvrent mutuellement, jusqu'au moment où ils se font des coups tordus. Un beau jour sans crier gare Mediapart fait ses choux gras de ce que toute la presse savait déjà puisqu'une partie de ses représentants participait aux banquets. La presse sait aussi que ça ne se passait pas seulement à l'Assemblée Nationale, et que d'autres histoires sortiront à point nommé. Ça n'empêche pas certains journalistes de commenter inlassablement la nouvelle comme si c'était une découverte. Ce n'en est une que pour le commun des mortels, dont on exploite au maximum les sentiments d'envie par la même occasion et dont on prend soin d'alimenter l'indignation au goutte à goutte.

Les avantages fiscaux des journalistes et les subventions que reçoivent les journaux à la carte (sauf erreur de ma part), ne peuvent qu'amplifier une forme de complicité entre le pouvoir et la presse.

Il faut bien voir cependant que les frais personnels du ministre, certes répréhensibles, représentent une aiguille dans une botte de foin comparés à ce que coûtent la folie des grandeurs de nos élus, leurs négligences et leurs habitudes électoralistes. Voir le coût du "Grand débat". Voir aussi, à titre d'exemple, combien coûte au contribuable la fondation que nous a laissée François Hollande en partant :

https://www.capital.fr/economie-politique/ce-que-coute-la-fondation-de-francois-hollande-aux-contribuables-1245525

Tant que les gouvernements successifs se permettront de présenter des budgets déjà déficitaires, et en plus de ne pas les respecter, tout en tripatouillant leurs chiffres "pour Bruxelles", l'argent coulera à flots dans les ministères, et beaucoup en profiteront pour se servir, à tous les échelons de la hiérarchie.

caroff

@ Marc GHINSBERG 01h01
"Je n’avais aucune sympathie particulière pour François de Rugy. Je suis bien plus écoeuré par la façon dont on l’a traité, moqué, enfoncé quand il était déjà à terre, que par ce qu’on peut lui reprocher."

Je n'ai aucune sympathie par cette girouette sans beaucoup de colonne vertébrale mais je suis étonné des attaques de Mediapart sur des faits anodins. La réfection de son appartement a coûté cher mais l'ensemble de la restauration de l'hôtel de Roquelaure classé monument historique, entamée depuis plus de dix ans, ne peut s'effectuer sans avis conforme des devis produits sur appels d'offres.

Ce n'est du reste pas le ministre qui a demandé les devis et les a validés mais bien plus probablement la Secrétaire générale du ministère qui gère le budget et les effectifs dans l'administration centrale.

Par ailleurs, tous les présidents de l'Assemblée nationale ont organisé des dîners ou des déjeuners à l'hôtel de Lassay, de la même façon que les ministres le font dans leurs salons privés. Il y a un budget prévu à cet effet (frais de représentation) compris entre 120 et 150k€ si ma mémoire est bonne.

En revanche ce qui est blâmable c'est l'utilisation que Rugy a faite de son indemnité de parlementaire (défiscalisée) pour payer ses cotisations au parti EELV et les déduire ensuite de ses impôts !

Xavier NEBOUT

Dites, vous savez où est Larcher ?

DAUMONT

Oui vous avez été un lyncheur M. Bilger et après un examen soigneux et contradictoire des faits on s’apercevra que M. de Rugy, que je n’aime pas pour ses variations politiques, a agi mieux que nombre de ses prédécesseurs.

On attend toujours le procès Fillon sur une situation parfaitement officielle pratiquée par les trois quarts des parlementaires et que l’on peut discuter suivant le volume de prestations du conjoint mais ces prestations existaient à la manière traditionnelle du conjoint collaborateur.

Dans l’affaire Tapie où le Parquet se ridiculise en faisant appel, manifestant une soumission incroyable à l’air du temps, on ne songe en vérité qu’à bloquer une procédure de révision évidente tant les décisions 2 de la cour d'appel de Paris et de la Cour de cassation sont absurdes et ont nui pour longtemps à l’arbitrage international en France.

Oui vous avez lynché et vous vous êtes comporté comme un substitut obligé de requérir contre ses principes, affichés mais non pratiqués.

Robert

Lynchage ?
La question peut se poser en effet. C'est le risque lié aux réactions immédiates sur les réseaux dits "sociaux", qui en réalité tuent le lien social.
Toute réaction dans un même sens que les autres produit un effet de meute et donc l'impression d'un lynchage, même si ce n'était pas la volonté initiale du scripteur.

Le lyncheur en titre, dans le cas de Rugy, est bien Mediapart, parfois secondé par le Palmipède (dans le cas Fillon notamment). Un fois pris dans ses filets, la "victime", vouée au gémonies, ne sera plus en mesure d’assurer sa défense, que ses actions et attitudes contreviennent ou non aux us et coutumes ou à la loi. Il suffit de se rappeler monsieur Baudis, transpirant face aux caméras, assurant sa défense face à des accusations infondées.
Mais c'est aussi l'idéologie même du directeur et fondateur de cette entreprise médiatique.

Cette société devient minable et beaucoup participent à son avilissement, même avec les meilleures intentions du monde: l'enfer est pavé...

vamonos

Pour une fois, je suis presque d'accord avec Marc GHINSBERG quand il argumente au sujet du lynchage dont François de Rugy a été la victime. L'intelligentsia parisienne a gobé les révélations de Mediapart et de Brut. Tous ceux qui ont relayé et commenté leurs informations ont participé à l'emballement médiatique.

Ainsi Mediapart, le media scélérat entre les infâmes a encore frappé. La révolution permanente est toujours en cours tandis que la lutte finale est sans cesse réaffirmée. Cette fois-ci, un écologiste rallié à Macron a été la victime des articles diffamatoires de l'extrême gauche. Issu des rangs des partis politiques de gauche et écologiques, M. de Rugy a tenu un an au perchoir de l'Assemblée, puis un an à la tête du ministère de l'Ecologie. Deux petits tours et puis s'en va, je ne le regretterai pas.

Hervé Edwy Plenel, quant à lui, reste dans sa posture de procureur stalinien. Ses sources demeurent secrètes, la délation est devenue une des composantes incontournables de ce journal qui ne peut pas être qualifié de torchon puisqu'il est en ligne sur Internet. Pourtant, sa vraie place est dans les latrines où il devrait être exclusivement utilisé. Dans une démocratie digne de ce nom, le pouvoir de rendre la justice ne peut pas appartenir à une officine d'extrême gauche qui cache ses sources d'information.

Les composantes de la gauche s'entredéchirent, je n'en retire aucune joie. Cela fait trente ans que la gauche est arrivée au pouvoir en France. Les destructions s'accumulent. La couleur noire, celle de la terre brûlée, recouvre de plus en plus le paysage médiatique. J'ai mal à ma France, moi, le petit descendant d'immigrant espagnol.

Xavier NEBOUT

Quoi que l'on pense de Mediapart, nous allons lui devoir une sérieuse réduction des dépenses en extra dans les collectivités locales.

La voyoucratie serre les fesses, parce que si on se met à compter les homards et les bouteilles comme on devrait le faire, on peut prévoir la réouverture de Cayenne, et en beaucoup plus grand.

Quant à l'autre, prendre le train en faisant suivre voiture et chauffeur pour les besoins familiaux, il a fait fort...

A propos de Fouquier-Tinville, si les Français avaient connaissance de la kyrielle d’indemnités de fonction que les élus cumulent, il aurait du mal à ralentir le fonctionnement des guillotines.

Exilé

S'il faudra bien poser quelques questions à monsieur de Rugy, n'oublions pas que nous vivons sous une république bananière - ou fromagère - dont les pratiques qui ont été reprochées à ce dernier relèvent des usages et de la coutume, sans que personne ne puisse nous en expliquer le bien-fondé.

Rappelons aussi par exemple que Raymond Barre s'est aussi trouvé dans le collimateur pour l'usage qu'il aurait fait à son départ des fonds secrets attribués à son ministère, sachant qu'il est de tradition dans ce cas-là de les repartir entre le personnel au lieu de les reverser au Trésor.

https://www.lyoncapitale.fr/politique/quand-raymond-barre-repondait-a-lyon-capitale-sur-les-fonds-secrets/

Bien entendu, dans cet exemple c'est moins Raymond Barre - qui n'était pas le pire des hommes politiques - qui est en cause que ce curieux système de répartition des dépouilles.

Nous pourrions aussi, en tant que contribuables, nous poser des questions sur ce qui justifie les salaires mirobolants que perçoivent certains hauts fonctionnaires de Bercy, ministère qui comme par hasard peut puiser à sa guise dans la caisse :

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/a-bercy-170-hauts-fonctionnaires-sont-mieux-remuneres-qu-emmanuel-macron-20190716

Ce sera tout pour l'instant, mais bien entendu, au vu des mauvaises habitudes prises, ce type de feuilleton n'est pas près de voir une fin en France...

HOPE

@ Marc GHINSBERG

Parfait... une fois de plus. :-)

Alpi

Mediapart, auxiliaire de la démocratie ?
Plenel prétend qu'il diffuse des informations "utiles".

Je n'avais pas une admiration sans limites pour M. de Rugy, personnage assez falot et sans doute quelque peu opportuniste. En général, je n'aime guère les écolos. Censeurs, moralistes, castrateurs, intolérants, vendeurs de peurs, ils me rappellent trop les curés de ma jeunesse qui nous culpabilisaient à longueur de temps et dont je me suis vite affranchi. L'écologie non punitive, ça n'existe pas. Alors, le départ de Rugy, bof...

En revanche, Plenel est un vrai méchant, un tordu. La défense de la démocratie, tu parles ! D'ailleurs, ce mot signifie-t-il quoi que ce soit chez un "ancien" trotskiste ? Distiller ses révélations à l'instar d'un chapelet qu'on égrène, cela ressemble à une machine à cash. Il se prend pour le nettoyeur des écuries d'Augias, mais ce n'est qu'un fouille-m... Il fait peut-être un métier utile, mais pas très propre. S'il a des infos sur des malversations ou de la concussion de la part des politiques, qu'il les fournisse à la justice au lieu de les vendre.

La vraie question qui me tarabuste, c'est d'où tient-il ses infos ? Qui lui a fourni les photos des homards ? Cherchez à qui profite le crime...

GLW

@ Pierre Blanchard | 17 juillet 2019 à 09:30

Moralité de l'histoire, chez les Bilger comme chez les Rugy, il n'y a plus que les plaisirs de la table...

HOPE

Tweet (10/7) de Philippe Bilger: "On ne se fait aucune illusion: le ministre #FrançoisdeRugy ne pâtira pas du somptuaire et des dîners amicaux organisés par et pour son #couple @Mediapart La parole publique est dévaluée en raison de l’écart entre ce qu’on propose pour les autres et ce qu’on se concède à soi-même"

Autre tweet (11/7) de P. Bilger: "#FrancoisdeRugy progresse @SudRadio Il devient vertueux et exemplaire par l’entremise de sa #directrice de cabinet qu’il a invitée à démissionner. Encore un effort et il pourra songer à lui!"

Je suis désolé, mais ces deux tweets... comment dire... lynchage !? En tout cas, aujourd’hui, moches, moches !

Giuseppe

Un de plus ! Il ne m'arrachera pas une larme, comme le répète Julien Bayou il ne croit pas au discernement des politiques en matière d'argent public, il croit aux contrôles:

https://i.goopics.net/OK8xw.png

Allez, pour les vacances, mieux que Da Vinci Code, bronzez doux mais attention aux crampes d'estomac.

Sobriété, frugalité, égalité… mais pour les autres, comme l'a dit Maître Jean-Yves Le Borgne pour "les petits, les obscurs, les sans-grade…" hier soir.

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