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29 juillet 2019

Commentaires

Patrice Charoulet

ENIGME

L'essayiste français vivant le plus connu et le plus vendu en France est Michel Onfray. Quelques centaines de profs de fac ou de khâgne existent pourtant aussi, qui n'ont pas à rougir de leur niveau, de leur rigueur, de leur qualité, de leur compétence et qui ont écrit des livres du meilleur aloi.
Qui aurait la gentillesse de bien vouloir tenter une explication de ce qui constitue pour moi une parfaite énigme ?

Patrice Charoulet

Finkielkraut a écrit plusieurs livres qui sont à lire. J'écoute, depuis sa création, son émission « Répliques », diffusée le samedi matin sur France Culture. Il a participé à de nombreux débats à la radio comme à la télé. Je signale deux entretiens particulièrement éclairants qu'il a eus avec Philippe Bilger, que l'on peut réécouter sur YouTube.

Ce dimanche matin, un ami me montre un nouvel entretien qu'il a accordé à Victor Mathias, dans un journal régional. Plusieurs sujets sont abordés. Je retiens cette idée qui me semble peu contestable: "Mediapart devient la boîte à lettres des corbeaux de France."
Il termine cet entretien par ces mots: "Pour moi aujourd'hui, l'essentiel, c'est la civilisation européenne, la composante française de cette civilisation, la culture, la langue."
J'y souscris.

Patrice Charoulet

« OSANT ECRIRE ET N'OSANT SE MONTRER... » (Voltaire)

En lisant « Mélanges »* de Voltaire je tombe sur ces mots-là, écrits en 1767. L'auteur parlait d'un écrivaillon tombé très justement dans l'oubli en 2019.
J'apprécie vivement les interventions orales et écrites de Philippe Bilger. Comme chacun sait, elles ne sont pas, je m'en réjouis, anonymes. Il ne cache ni son prénom, ni son nom, ni ses professions, ni sa tête, ni sa ville, ni son mail, ni son téléphone.
Des millions de gens scribouillent sur le Net, insultent, calomnient, lynchent... en n'osant pas se montrer. C'est très confortable. Et la loi est encore muette au sujet de ces fantômes. Je suis de ceux qui souhaitent une évolution.
Cricri du 93, Tarzan du 06, Zorro, Mabro et deviro sont pour le statu quo. On comprend pourquoi.

*Pléiade

Julien WEINZAEPFLEN

Voilà un billet selon mon coeur.

"J'étais prêt, pour m'en sortir, à me demander pourquoi la joie de vivre m'agaçait parfois comme si je n'étais à l'aise, et bizarrement heureux, que dans le sombre. Mais j'ai arrêté net. Trop intime.
Ce n'aurait plus été un blog mais une analyse !"

Et pourquoi pas? Un blog n'est-il pas ce qu'on veut en faire? Les limites n'en sont pas tracées. Le commentaire du fort externe n'exclut pas l'intériorité.

Je voudrais contribuer à l'analyse. Jospin disait de lui-même qu'il était un "austère qui se marre". Vous me faites l'effet d'un mélancolique qui s'oblige. Qui s'oblige à participer à des scènes bruyantes de "joie de vivre". Sur Sud Radio par exemple. Dans l'espoir que la joie des autres adoucisse votre mélancolie. La joie de vivre est-elle contagieuse ? Je souhaite à votre mélancolie, qui n'est pas sombre, de trouver la joie intérieure comme je suis un torturé joyeux, une espèce de fou que garde la parole qui le soigne, à défaut de le guérir.

hameau dans les nuages

@ Patrice Charoulet | 03 août 2019 à 10:44

Pour ce qui est des catogans, piercings et tatouages, je suis d'accord avec vous. Vous pouvez rajouter les dreadlocks tout pourris...

Il y a bien sûr des exceptions mais en général la fréquentation de cette faune ne présage rien de bond... Ils traînent derrière eux des casseroles... pardon des canettes de bière.

C'est fou, en Béarn dans notre village on commence à les voir arriver venant de nulle part, ne sachant pas où ils vont, avec leurs clebs souvent de race combative et un sac à dos...

En quelques années des vaches puis des joggers et maintenant ces zonards...

Patrice Charoulet

Hommage à Alexis Philonenko, par Christiane Menasseyre:

http://www.sofrphilo.fr/hommage-a-alexis-philonenko-par-christiane-menasseyre/

Patrice Charoulet

« LA POLICE ASSASSINE » (calicot de Nantes) ?

Ceux qui me lisent le savent : depuis le premier jour jusqu'au dernier j'ai réprouvé totalement les comportements des gens qui s'habillent en jaune, en noir ou en rouge, sur les ronds-points, à Paris le samedi et dans diverses villes françaises.
Je redis que je ne suis pas macroniste, que je ne défends pas le gouvernement actuel, et que ce que je dis je l'aurais dit si le le président français s'appelait Alain Juppé, François Fillon ou Nicolas Sarkozy.

Mes pensées vont d'abord à mon pays, je songe à l'ordre, je songe aux lois, je songe à la police et à la gendarmerie.

Une nuit, sur un pont, des groupes font du bruit (ou, paraît-il, de la musique). Les forces de l'ordre du lieu sont appelées à faire cesser le bruit à 4h du matin. Qui leur a donné cet ordre ? Le chef de l'Etat ? Le ministre de l'Intérieur ? On me permettra d'en douter.
Du gaz lacrymogène est utilisé. Dans ces cas-là, le but de la manœuvre est que les gens aillent ailleurs. A Paris, devant l'Arc de Triomphe, nul ne risque de se noyer. On part ou en reste. Mieux vaut partir, à mon avis. Il faut même éviter de venir. Sur un pont, il faut éviter de plonger dans l'eau. Les policiers ont-ils jeté des gens dans l'eau ? Non. Ils ont prié des gens de partir et de rentrer chez eux. Mais des jeunes gens ont préféré sauter dans l'eau. Tous ont regagné la rive. Sauf un.
On me dit qu'il ne savait pas nager. Soit. Ne pas plonger dans l'eau sans savoir nager... Il se prénommait Steve. Divers partis politiques d'opposition s'engouffrent dans ce qui leur semble une brèche.
On me parle de violence policières. Ah bon ! On désigne le président, le ministre, la police, comme des coupables de cette noyade.

Là-dessus, à Nantes, des gens masqués incendient des choses, prennent des moellons, les jettent, tentent de défoncer une porte de préfecture, brandissent un calicot « La Police assassine ».

Eh bien non, ces gens se trompent. La police française n'assassine pas. Je pense, en revanche, qu'on pourrait poser des questions à une municipalité qui autorise des performances « musicales » sur un pont (sans tous les garde-fous qui s'imposeraient), la nuit, un soir de fête de la musique, quand beaucoup de gens n'ont pas bu que de l'eau de source. Après tout, même sans police, un fêtard aviné peut très bien tomber dans l'eau. A mes yeux, le responsable de cette noyade est à la mairie de Nantes.

vamonos

Pour moi, le principal sujet de réflexion reste encore et toujours la quête de la vérité. J'ai cru l'apercevoir au début de mes trop brèves études de droit, elle est restée encore plus inaccessible.

Alors que de nos jours se dégage une tendance à considérer que la vérité n'est qu'une question de point de vue. Alors que Dostoïevski a plusieurs fois décrit les mêmes faits sous deux angles différents faisant éclater des considérations contradictoires, je reste persuadé que la vérité est unique.

Une des plus belles odes à la vérité que je connaisse est celle d'un Ronin du Japon médiéval, Ce guerrier sans maître a survécu aux guerres civiles et à de nombreux duels, il a écrit des livres de légende au soir de sa vie. Cinq siècles plus tard, sa proposition est toujours aussi limpide, éclatante, d'une logique qui me plaît. Je viens de redécouvrir cette phrase sur Facebook, je vous la livre :

"La vérité n'est pas ce que nous voulons qu'elle soit; la vérité est celle qu'elle est, et nous devons lui faire plaisir ou nous résigner à vivre un mensonge".
(Miyamoto Musashi)

La vérité ne serait peut-être qu'une déesse parfaite et incapable de mentir.

boureau

@ Patrice Charoulet 03 août 2019
"Journaliste (sic) tatoué du Parisien"

Vous ne pouvez ignorer que Le Parisien est à 150 % macronien. Journal qui appartient à un riche ami très proche de M. et Mme Macron !

Le dénigrement systématique, journalier, fait partie de la panoplie de sape des concurrents politiques.

Vous avez l'air de découvrir la vraie vie ?

Je suis bien d'accord avec vous sur le fait que Guillaume Larrivé est une personnalité politique de valeur.

Cordialement.

Patrice Charoulet

LES ELEVES LES PLUS SAGES DU MONDE

Dans une émission de radio, que j'écoute en goûtant, ce samedi après-midi, j'apprends qu'un journal aurait donné un classement des pays où les élèves sont plus ou moins sages. Un participant avance une hypothèse qui ne paraît pas absurde : « C'est la Corée du Nord. » Pas du tout ! Ce serait, nous dit-on, le... Portugal ! Pourquoi ? On ne nous le dit pas.

Salarié du ministère de l'Education de 20 à 65 ans, j'ai connu pas mal de collèges et de lycées français, cinq pays étrangers, un DOM pour finir. Je ne sais rien du Portugal, et rien des autres pays. Je pensais avoir connu le pays où les élèves sont les plus sages du monde : ceux du Rwanda.
J'y ai enseigné deux ans au lycée scientifique de Kigali, vers 1985. J'entrais en classe. Les élèves étaient assis, silencieux, relisaient dans leur cahier le cours précédent. Je n'ai pas eu une seule minute à me plaindre de la conduite d'un seul élève. Tous sages comme des images, du premier jour au dernier !
Des élèves de rêve !

On le sait, en 1994, au Rwanda, il y a eu des massacres : 800 000 morts. Une ethnie a massacré une autre ethnie, à la machette, au gourdin à clous ou à la grenade, sans oublier les femmes enceintes éventrées. On a écrit beaucoup d'articles et de livres là-dessus.

Peu de Français ayant eu mon expérience dans un lycée rwandais, même si les causes sont multiples, je pense que les Rwandais ont été, en 1994, obéissants, disciplinés et sans esprit critique.

En 1985, comme en 1994, un seul journal, une seule radio (la Radio des mille collines). Une propagande massive a incité (ordonné) aux Rwandais de faire ça. Comme sous Hitler, comme sous Staline, comme sous Mao. Quand dans un pays, il y a cent radios, cent journaux, cent télés, allez donc demander à la moitié de la population de massacrer l'autre !

Patrice Charoulet

Guillaume Larrivé (suite)

Je suis allé écouter Guillaume Larrivé, député, candidat à la présidence LR, jeudi soir, à Dieppe. J'en ai déjà parlé.

J'avais oublié de dire ceci, qui ne me semblait pas important : deux minutes après mon arrivée, je me trouve à côté d'un homme qui ne cesse de prendre des photos. Je l'aborde et je lui dis : « Vous travaillez à Paris-Normandie, aux Informations dieppoises? ». Réponse : « Non, au Parisien. » Question : « Vous êtes venu avec le candidat ? » Réponse : « Non, j'ai pris le train. » Fin du dialogue. Pendant l'intervention (deux heures) ce monsieur a bien dû prendre 500 photos, y compris en visant le public.

Vendredi matin, j'ouvre mon « Parisien » et je cherche un article là-dessus. Rien. Ce samedi, je recommence. Oui ! Un article et une photo. Je lis. C'est plein de vacheries. Quelques épithètes peu agréables sur l'orateur, sur le public, sur la taille de la salle... avec l'éloge d'un autre candidat absent. On a payé le train Paris-Dieppe à ce monsieur, son restaurant, son article, il a fait 500 photos... Tout ça pour ça !

Mais, j'y repense : cet « envoyé spécial » (dixit le Parisien) avait des tatouages plein les bras. Mauvais signe ! Ma longue expérience de la vie (je suis septuagénaire) m'a notamment appris ceci : il y a trois mauvais signes : les tatouages partout, les catogans (dans le Parisien récemment, j'avais sursauté en lisant « son élégant catogan ») et les piercings (nez, lèvre, sourcil...). Signes infaillibles.

Aliocha

@ Catherine JACOB

Merci de vos précieuses lumières, Catherine, mais Hadjadj a des fulgurances étonnantes que je vous conseille, même s'il n'échappe pas aux atavismes catholiques, curieux pour un converti fils de juifs athées, ces contradictions mêmes n'étant pas la moindre de ses qualités.

Noblejoué

Etre classique, une audace ? Tout dépend du sens des mots, mais la France est essentiellement classique, construite contre le baroque :

http://www.ac-sciences-lettres-montpellier.fr/academie_edition/fichiers_conf/CHEDOZEAU2007.pdf

Si la question est d'affirmer sa singularité... Cela ne me semble pas aller contre le classicisme ou la raison comme le prouvent les textes de Justice au singulier de nôtre hôte.

A mon avis, classicisme, baroque, romantisme, tout se vaut, personne n'a a être inféodé à ceci ou a cela.

Bon, maintenant, la question de la liberté :

"Tout ce dont secrètement je m'enorgueillissais, passant au crible d'une impitoyable et sourcilleuse vigilance, ne serait-il au fond que l'expression d'une personnalité qui n'aurait pas su, pu être autrement ? Qui n'aurait rien choisi mais tout subi ?"

Je ne suis ni pour le tout libre ni pour le tout subi. Dit comme ça, comment préférer une affirmation à l'autre, un philosophe, un écrivain à l'autre ? L'avantage du tout choisi est de se rendre responsable de sa vie, le tout subi est de comprendre que le monde existait avant nous et nous déborde en tout sens, nous déterminant, entièrement ou non, c'est à voir, mais comment ? Expérimentalement.

https://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/l-esprit-au-dela-des-neurones-une-explication-de-la-conscience-et-de-la-liberte_sh_30191

Lire le livre, il n'est pas ce qu'on a bien voulu en dire. Certes, nous agissons spontanément inconsciemment mais il y a un veto.
Je n'ai rien contre les philosophes, et je n'irais pas interdire la théologie ou le freudisme et ses dérivés, tout ce qui porte la trace d'une pensée vaut quelque chose, mais enfin, une expérience, c'est quand même tout autre chose.

Je dirais donc que plus on veut être libre, plus il faut être réfléchi. D'un autre côté, l'inspiration vient d'une certaine spontanéité, disons qu'il faut produire et se relire quand on écrit comme dans tous les actes.

Le héros de fiction le plus réfléchi qui me vienne à l'esprit est Frodon du Seigneur des anneaux. Même sans savoir qu'il est l'Unique, il suit le conseil de Gandalf, il ne le passe jamais au doigt pendant des années. Quand il doit fuir puis essayer de détruire l'anneau, il réfléchit, tant au chemin à prendre qu'à chaque fois qu'il a dû mettre l'anneau, par exemple pour disparaître aux yeux de Boromir voulant s'en emparer, à l'ôter.

Une image du Sacquet parce qu'il le vaut bien :

https://www.fnac.com/mp21278195/Poster-le-Seigneur-des-Anneaux-Frodon-Power-Can-Be-Held

Patrice Charoulet

Guillaume Larrivé

Il était, ce jeudi 1er août, à 18h30, l'invité des Républicains de Dieppe et de sa région. Tout ce que je savais de lui, ce que j'avais entendu de lui et lu de lui, m'avait fait souhaiter qu'il fût candidat à la présidence de mon parti.
J'ai été ravi d'apprendre qu'il était l'un des trois candidats.

Son intervention dans ma petite ville a été à la hauteur de mes espérances. Il a bien parlé sans prompteur, sans micro, sans notes pendant deux heures. Il a une foule de qualités éclatantes.
Il a été élu député deux fois de suite. La dernière fois c'était malgré le triste tsunami macroniste, venu de nulle part. J'espère qu'il sera élu président de mon parti. Si ce n'est pas le cas, je suis sûr que Guillaume Larrivé est un homme politique d'avenir. Il est jeune (42 ans), mince, brillant, élégant, cultivé. Ce n'est pas un novice : il est entré dans cette famille politique à 17 ans.

Une chose m'a frappé. J'ai assisté, dans ma vie, à de nombreuses réunions de ce genre. C'est la première fois que je rencontre un homme politique qui a demandé à ceux qui lui ont posé des questions, à la fin, de se présenter*. Ils ont déféré à cette demande. Cela me semble, en effet, la moindre des choses, à l'époque des anonymes, des pseudonymes et des zombies.

*Comme Philippe Bilger !

Catherine JACOB

@ Aliocha | 01 août 2019 à 09:00
« pouce opposable ou non, définit les conditions de l'envol de toutes les libérations : »

Très jolie formule et bien répondu.

« Hadjadj, puisque c'est lui que je citais, retourne assez bien l'expression "bête comme ses pieds" qui, en ces temps de désincarnation désirée, remet l'homme debout, liant la station verticale à la capacité de parole. »

Je n’ai rien lu encore du philosophe aux huit enfants, mais la question de la chair, incarnation, désincarnation, est dans l’air du temps.

Ceci dit, la théorie qui lit à l’articulé de sons, la station debout qui aurait permis l'abaissement du larynx de la base du crâne, descente du larynx qui se serait produite il y a plus d'un million d'années, connaît désormais un certain nombre de contre-argumentation de la part de l’anatomie comparée dont la plus percutante est que les conditions de la production de la parole telles qu’on les avait définies, ne seraient pas toutes réunies chez les femmes… ! Je vous laisse apprécier les capacités langagières de ces êtres fragiles au plus petit cerveau et à l’absence de courbure du système vocal.

De même, on disait que la parole était localisée dans deux aires distinctes du cerveau, or c’est là également une théorie remise en question, la neurologie et la neurochirurgie ayant établi que « les fonctions langagières ne seraient pas tant localisées dans une aire précise que dépendantes de connexions neuronales en reconfiguration constante ».

Maintenant, la « bannière » de la tombe n°1 de la nécropole des Han Occidentaux à Mawangdui (馬王堆 ~190-168 av. J.-C.) sis à Wulibei (五里牌) dans la province du Hénan, qui, soit dit sommairement, dépeint une sorte d’anatomie symbolique du voyageur de l’Outre-tombe festoyant au verger de Nüwa, indique la place des pieds par des poissons, ce qui se retrouve également dans des nécropoles hallstattiennes.

Giuseppe

Pourquoi faut-il se méfier des GAFA ?

Ils pillent nos vies privées, ils vous vendent tout ce qui peut s'acheter, vous font les poches et vous crachent dessus quand il s'agit de les taxer dans les pays autres que les USA.

"Fenêtre sur cour" d'Alfred Hitchcock version mondiale des affaires.

https://i.goopics.net/dRorJ.png

Exilé

@ Marc GHINSBERG
« Dans votre liste à la Prévert, un oubli cher Philippe, un oubli de taille : la disparition de Pierre Péan. Un journaliste qui cherchait la vérité, qui essayait de la comprendre, qui prenait le temps d’enquêter, le temps de réfléchir, qui savait prendre parti, sans haine, sans manichéisme. »

Assez éloigné des attaches de M. Péan, je n'ai pas souvenance d'avoir lu une seule ligne de lui.

J'ai cependant appris depuis qu'il avait écrit un ouvrage intitulé : « Une blessure française : les soulèvements populaires dans l'Ouest sous la Révolution » (éditions Fayard) ayant retracé l'extermination d'une partie de la population dans la région d'Ancenis d'où sa famille était originaire.

Rendons donc hommage à cet homme de gauche qui a pourtant réussi à ne pas se comporter en homme de système.

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@ S Carioca
« Il s'agit d'une forme de terrorisme.
La République n'a pas à prendre en compte les revendications d'un si petit nombre agissant de façon délictuelle ou criminelle. »

M'enfin c'est vrai ça, nous n'allons tout de même pas nous autres bons républicains, qui avons depuis 1789 le monopole et le savoir-faire de la violence, du crime, du terrorisme et même du génocide quand il le faut, laisser une minorité de gamins et de ploucs nous donner des leçons !

Denis Monod-Broca

@ Achille

« Mais, de crainte qu’on ne nous voie ensemble, retirons-nous d’ici : et je vous dirai en marchant, ce que je souhaite de vous. »

L'usage de "on", pronom indéfini, est parfaitement correct ici. Il ne remplace en aucune façon un "nous".

Exilé

@ Michel Deluré
« Mais convenez que les circonstances plus spécifiques créées par le mouvement des Gilets jaunes ont plus que fortement contribué à mettre à bas certains entreprises industrielles ou commerciales. Les faits sont indiscutables. »

Loin de moi l'idée de nier ces faits.
Il se trouve que vers la fin de ma carrière professionnelle, je suis devenu un peu malgré moi chef d'entreprise à la suite de certaines circonstances.
Et question bâtons dans les roues aussi bien du côté de l'URSSAF ayant redressé des comptes ayant porté sur l'ancienne gérance, que des grévistes de la fonction publique qui paralysaient l'activité économique de la France quand la priorité résidait dans le sauvetage d'une entreprise, je pourrais en raconter.

Mais voyez-vous, ce qui me choque est le deux poids deux mesures (habituel dans divers domaines en France, faux pays de l'égalité ) appliqué aux Gilets jaunes alors que leurs contempteurs les plus virulents semblent rester cois quand des grévistes professionnels usent de moyens illégaux comme des entraves à la libre circulation et parfois de violences pour augmenter le niveau déjà élevé de leurs privilèges, sans aucune réaction des prétendus « pouvoirs publics » qui sont faibles envers les brutes et brutaux à l'encontre des faibles.

sylvain

@ Patrice Charoulet | 31 juillet 2019 à 23:11

Votre clochard rouge à longue barbe est donc un agent SNCF, il y en a de plus en plus dans cette maison, ils embauchent tous les rebuts de la société, souvent des SDF qui squattent les halls de gare, pour des tâches qui ne demandent qu'un QI niveau bulot.

Au syndicat SUD Rail extrême-gauchiste, ils s'habillent le plus crado possible pour défier et narguer cadres et patrons en ressemblant le plus possible aux anars, aux zadistes, à toute la lie de la fange sociale. Essayez d'aller leur faire la moindre remontrance, aussitôt vous avez le syndicat sur le dos, menaces de grèves, de prud'hommes, de blocages et chantage à la mutation de ce cadre impudent qui aurait osé rappeler le règlement. D'ailleurs ça se finit toujours comme ça : le directeur convoque le cadre pour lui signifier que la paix sociale lui impose de baisser les yeux, son avancement est à ce prix !

Les chefs d'établissement sont souvent des jeunes qui doivent montrer patte blanche au niveau social : pas de grèves, pas de blocages, pour monter en grade plus vite que ceux qui font respecter le règlement et provoquent des mouvements sociaux portant atteinte à la bonne réputation de la maison.

Si on y rajoute la touche islamisation de ces entreprises, RATP, SNCF... vous aurez le cocktail le plus détonnant aux moindre signe d'autorité insupportable pour ces zombis.

Achille

@ Aliocha | 01 août 2019 à 09:00
« Mais, de crainte qu’on ne nous voie ensemble, retirons-nous d’ici : et je vous dirai en marchant, ce que je souhaite de vous. »

Quoi ! Molière, le grand Molière, utilisait le «on», ce pronom indéfini, bâtard de notre vocabulaire, au lieu du «nous» pronom personnel de la première personne du pluriel, prôné par certains contributeurs de ce blog ?!

Les bras m’en tombent !

Aliocha

Passionnant, Catherine, et pourtant, au-delà des précisions étymologiques, Hadjadj, puisque c'est lui que je citais, retourne assez bien l'expression "bête comme ses pieds" qui, en ces temps de désincarnation désirée, remet l'homme debout, liant la station verticale à la capacité de parole.
Molière lui-même n'était-il pas sensible à l'oppression des retours simiesques des barbons, où l'érudition fait obstacle aux lumières de la raison et, pouce opposable ou non, définit les conditions de l'envol de toutes les libérations :

"LÉANDRE.- Vous saurez, donc, Monsieur, que cette maladie que vous voulez guérir, est une feinte maladie. Les médecins ont raisonné là-dessus, comme il faut ; et ils n’ont pas manqué de dire, que cela procédait, qui, du cerveau, qui, des entrailles, qui, de la rate, qui, du foie. Mais il est certain que l’amour en est la véritable cause : et que Lucinde n’a trouvé cette maladie, que pour se délivrer d’un mariage, dont elle était importunée. Mais, de crainte qu’on ne nous voie ensemble, retirons-nous d’ici : et je vous dirai en marchant, ce que je souhaite de vous.
SGANARELLE.- Allons, Monsieur, vous m’avez donné pour votre amour, une tendresse qui n’est pas concevable : et j’y perdrai toute ma médecine, ou la malade crèvera, ou bien elle sera à vous."

Michel Deluré

@ Exilé 31/07 20:04

Ne donnez pas le sentiment de ne pas avoir compris ce que je tentais de démontrer.

Bien sûr qu'il y a malheureusement en permanence des entreprises qui mettent la clé sous la porte et cela, sans qu'il y ait besoin que quelques milliers d'énergumènes revêtent des tuniques jaunes pour bloquer des ronds-points. Ma profession me l'a appris.

Mais convenez que les circonstances plus spécifiques créées par le mouvement des Gilets jaunes ont plus que fortement contribué à mettre à bas certains entreprises industrielles ou commerciales. Les faits sont indiscutables.

Et ces conséquences-là ne sont pas, à mon grand regret, le résultat de simples désordres pour ceux qui les ont subies !

Exilé

@ Patrice Charoulet
« A vingt mètres de la gare, j'aperçois un clochard devant la porte d'entrée. Effrayant. Habillé en rouge, une barbe longue et large, une tignasse noire ébouriffée. »

Mais dites-vous bien que cet effrayant clochard, quand il aura cessé de nuire en fumant devant une gare en faisant peur aux gens et aux petits enfants avec son système pileux anarchique digne de Karl Marx, percevra à l'âge de la retraite une pension peut-être supérieure à la vôtre mais certainement plus considérable que la mienne et cela avec un argent extorqué au contribuable qui n'a que le droit de se taire et de payer.
Il pourra alors envisager de s'acheter un rasoir...

Patrice Charoulet

SNCF

Je suis habitué aux clochards. Dans ma petite ville, il y en a. La plupart sont par terre, le dos au mur, parfois avec un chien, et une sébile devant eux.
Je dois aller à la gare ce matin acheter un billet de train pour ma femme qui va aller à la ville d'à côté à 14h. Je fais ça pour lui éviter de faire la queue, voire de rater son train.
La gare est à dix minutes de chez moi. J'y vais à pied. A vingt mètres de la gare, j'aperçois un clochard devant la porte d'entrée. Effrayant. Habillé en rouge, une barbe longue et large, une tignasse noire ébouriffée. Comme il me fait peur, j'essaie de ne pas le frôler. Et comme il fume, je pense qu'il va me demander si je n'ai pas une cigarette. Mais non ! Ouf. Plus de peur que de mal.

Je me dirige vers les guichets. Deux guichets. Un fermé, un ouvert. Je fais la queue. Je pose quelques questions à l'employée, très souriante et très polie, j'achète mon billet. J'allais partir.
Je vois passer mon effrayant clochard derrière elle. Il ouvre le deuxième guichet, momentanément fermé pour cause de cigarette, d'où la queue.

J'imagine que personne, dans sa hiérarchie, n'a osé lui faire l'ombre d'une observation sur sa tenue, sur sa présentation, sa barbe énorme, sa tignasse ébouriffée. Je suppose que, lorsqu'il y a des grèves, ce monsieur est des plus acharnés.

Si ce monsieur était chargé de nettoyer les voies ferrées ou même de faire des réparations dans un atelier loin de la clientèle, cela pourrait s'admettre. Mais, me semble-t-il, un guichetier est là pour accueillir la clientèle. Ce n'est pas convenable.

breizmabro

@ Robert M. 31 juillet 2019 à 21:35
"Macron aurait dû ficher tous les Gilets jaunes, et leur interdire à vie de dépasser le 40 km/h"

C'est pas un peu soviétique comme procédé ça Martchi ? :D

Robert Marchenoir

@ sylvain | 31 juillet 2019 à 16:56
"Ces onze personnes seraient encore en vie si elles n'avaient pas elles-mêmes provoqué leur mort en voulant forcer les barrages ; mais ce n'est tout de même pas un holocauste, onze morts, pfuiiiiii !"

Ça, c'est non seulement très bête, et preuve de votre totale ignorance du sujet, mais c'est surtout preuve de votre mentalité criminelle.

Aucun de ces morts (10, en fait, d'après mon décompte) n'a "perdu la vie en voulant forcer les barrages". De quelle manière, d'ailleurs ? Les gilétistes leur ont tiré dessus à la Kalachnikov ? Mais on comprend très bien votre fantasme : tu t'opposes au saint peuple repeint en jaune ? tu mérites de mourir, et on va s'occuper de ton cas.

C'est plutôt le contraire, d'ailleurs. Il y a eu au moins un Gilet jaune qui a été tué par un camion qui est "passé au barrage". En suivant votre logique, j'en déduis que c'est bien fait pour lui : il n'avait qu'à ne pas s'opposer à la liberté de circulation. Le fait qu'il soit mort prouve que les anti-gilétistes avaient raison (j'essaie d'être aussi stupide que vous).

Les 10 morts en question sont dus à des accidents de la route, qui ont été provoqués par l'irresponsabilité criminelle de ceux qui ont mis en place les barrages. Il aurait été facile de les éviter, tout d'abord en ne procédant pas à des barrages illégaux, bien sûr ; mais aussi, faute de mieux, en prenant des précautions élémentaires : pas de barrages la nuit, signalisation manifeste en amont, présence d'un service d'ordre... toutes choses que les génies jaunistes n'ont pas jugées nécessaires.

Le gilet-jaunisme, ce n'est jamais que la dernière manifestation en date du goût du sang dont fait preuve le peuple français : de la Révolution au poutinisme en passant par le communisme, il ne manque pas de, euh... mouvements d'idées servant essentiellement à assouvir les bas instincts de leurs partisans.

C'est aussi une manifestation de l'éternelle incurie française. Tant qu'à faire un truc, autant le faire mal.
______

@ Exilé | 31 juillet 2019 à 13:54
"A vous lire, ils auraient ourdi des machinations et installé des pièges pour créer des accidents."

Ils étaient certainement trop stupides pour ourdir des machinations. Mais oui, en effet, ils ont installé des pièges qui ne pouvaient conduire qu'à des accidents. Il faut être malhonnête pour ne pas le reconnaître. Et dire que ce sont de tels abrutis criminels qui manifestaient, ce faisant, contre les limitations de vitesse !

En fait, Macron aurait dû ficher tous les Gilets jaunes, et leur interdire à vie de dépasser le 40 km/h. Dans un pays normal, ça ferait longtemps qu'on aurait retiré leur permis de conduire à Éric Drouet et Maxime Nicolle.

Exilé

@ Michel Deluré
« Allez expliquer par exemple aux professionnels de centres commerciaux dont les accès le samedi étaient complètement bloqués par ces Gilets jaunes et qui ont vu leur chiffre d'affaires chuter vertigineusement, au point pour certains de devoir mettre la clé sous la porte, que cette action ne s'apparentait nullement à un désordre ! »

Veuillez me permettre de vous rappeler que même avant l'apparition des Gilets jaunes, de nombreux chefs d'entreprise ou commerçants ont été aussi obligés de mettre la clé sous la porte du fait de la pression fiscale et réglementaire qui pèse sur eux.
Certains d'entre eux, comme des agriculteurs, ne trouvent malheureusement pas d'autre solution que de se suicider.
Question usage de la pression, l'administration française surclasse les Gilets jaunes, parfois grâce à une arme qui s'appelle la bêtise...

Par ailleurs, il n'est pas nécessaire de me reporter à un dictionnaire pour appréhender et apprécier la notion d'ordre, mais dans la pratique le Régime qui est loin de montrer l'exemple, l'histoire en témoigne, est plus que mal placé pour donner des leçons sur la question.

Savonarole

@ Tipaza de 17:06
« La suppression des haies et autres talus résulte d’une volonté de remembrement dans les années cinquante, pour redonner aux terres des dimensions exploitables avec les engins modernes. »

Cette affaire ne date pas des années cinquante.
C’est une douce rêverie de croire que la France est à l’origine de la création du monde et de ses planètes.
Ce mouvement est né au Royaume-Uni il y a des siècles, certains cerveaux musclés y ont vu la naissance du capitalisme...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_des_enclosures

breizmabro

@ Exilé 31 juillet 2019 à 16:28
"Le climat général est influencé par l'état du maillage des micro-climats"

Micro-climat ? Genre la Bretagne ou le Pays basque ? (j'ai mis le Pays basque en 2 pour pas faire trop chauvine, mais vous pouvez l'enlever si vous voulez ;))

Donc, s'il y a maillage il y a forcément des trous dans l'interprétation du climat... général.

Et ce c** de Jouzel ne nous l'a pas dit alors qu'il est Breton !

Au fait combien il était payé Jean Jouzel depuis 1994 pour faire quelques rapports dans son groupe d'experts intergouvernemental dont le siège est à Genève (GIEC) ?

---------------------------------------------------

@ Tipaza 31 juillet 2019 à 17:06
"Le rétropédalage a commencé, en Occitanie en tout cas.
Les haies et les talus sont redevenus ce qu’ils étaient et auraient dû rester, des systèmes de protection des champs contre l’érosion et pas seulement des bornages"

Je félicite votre région d'avoir eu ce sursaut de bon sens. Comment peut-on dire tels nos écolos "ils n'y a plus d'oiseaux chez nous !" alors que tout a été fait pour les dénicher.

Exemple : dans une grande ville bretonne que je connais, sur une avenue il y avait des platanes depuis... pffft belle lurette et encore plus, qui abritaient des oiseaux migrateurs (par définition quelques mois).

Comme le bruit qu'ils faisaient gênaient les riverains, la ville a supprimé lesdits platanes.

Plus d'oiseaux, plus de bruits (j'ai une amie membre d'une assoss écolo, militante de surcroît, qui m'a dit "c'était infernâââââl ce bruit..."

Du coup toutes les brasseries de l'avenue ont élargi leurs terrasses puisque plus d'oiseaux. Logique.

Je n'ai pas eu de commentaire(s) de mon amie pour me dire si depuis l'avancement des terrasses il y a moins de bruit le soir à l'heure des oiseaux.

Je vais aller aux nouvelles car curieusement les oiseaux, eux, dorment à la tombée de la nuit, mais pas forcément les... "terrassiers"...

Adéo Tipaza

Giuseppe

Une dernière pour la route, je me demande si le journaliste ne l'a pas fait exprès avec la photo… L'image renvoyée par les temps de disette, de contestation, de frugalité, est pour le moins anachronique :

https://i.goopics.net/XvaWq.png

Quant au titre retenu avec "offensive", il doit faire bien sourire dans son électorat, quant aux autres, la lecture des réseaux sociaux lui conseille la carte stratégique diététique avant de monter à l'assaut des électeurs… Euh… Il va avoir du souci pour leur courir après, bon c'est facile de se moquer un peu, mais après les homards, ce sont quand même des apparentements pas très flatteurs.

hameau dans les nuages

@ breizmabro | 31 juillet 2019 à 13:48

C'est terrible mais c'est comme ça même au niveau des villages. C'est la course à la taxe foncière et donc aux lotissements. Dans mon village il y a un ruisseau traversant le village quasiment à sec six mois de l'année mais avec des crues qui peuvent être brutales. Un champ servait naturellement d'écrêteur de crue. Ce champ appartenaient aux anciens propriétaires de ma ferme. Lors de leur décès la commune a racheté ce champ aux héritiers pour en faire un lotissement. Aussitôt les anciens ont sorti la tête pour prévenir la municipalité: "Ne faites pas ça !"
Vous avez deviné la suite... le lotissement est préservé car surélevé grâce à la voirie et aux habitations et c'est en suivant une bonne partie du village qui est inondée... D’où maintenant le projet de faire une digue écrêteuse en amont coûtant des mille et des cents...

Toujours au village, un ancien avait de l'autre côté de la rue un bout de terrain qui n'avait "étonnamment" jamais été construit. Le terrain est en vente et un bon voisin prévient les éventuels acquéreurs qu'il voit de ne pas l'acheter pour construire... Balivernes d'un pauvre diable n'y connaissant rien ou jaloux !... une maison avec cave se fait... et vous devinez la suite... la maison est périodiquement inondée car le terrain était connu pour ses résurgences et ses veines d'eau.

Et maintenant dans le cadre du PLU ce sont 40 ares de prairie au coeur du village que l'on veut me prendre... Il est pour eux incompréhensible que je m'attache à que cela reste en agricole alors que je pourrais avoir "un pont d'or".

Je me suis souvent accroché avec ce maire plus vieux que moi. Je suis et j'étais pour lui "un homme du passé".

Michel Deluré

@ Exilé 31/07 11:26
« Rappelons que les Gilets jaunes n'ont pas créé de désordres majeurs tant qu'ils se sont contentés d'investir leurs ronds-points. »

Le problème, Exilé, est bien justement que ces Gilets jaunes ne se sont pas limités à investir les seuls ronds-points, loin s'en faut, et que, même sur ces ronds-points, sauf à ce que vous soyez mal informé, les désordres n'ont pas manqué !

Allez expliquer par exemple aux professionnels de centres commerciaux dont les accès le samedi étaient complètement bloqués par ces Gilets jaunes et qui ont vu leur chiffre d'affaires chuter vertigineusement, au point pour certains de devoir mettre la clé sous la porte, que cette action ne s'apparentait nullement à un désordre ! Mais peut-être considérez-vous que ce désordre collatéral n'était point majeur ?

Vous précisez à Achille le sens du mot détail, mais prenez aussi le temps de vérifier la définition du terme désordre.

Tipaza

@ breizmabro

Tout à fait d’accord avec vous.
La suppression des haies et autres talus résulte d’une volonté de remembrement dans les années cinquante, pour redonner aux terres des dimensions exploitables avec les engins modernes.

Malheureusement encore une fois les experts en technicité ont frappé et n’ont pas compris que les haies et talus étaient des limites de propriété mais en même temps des retenues d’eau de ruissellement et des lieux de diversité animale comme on ne disait pas autrefois, mais comme le chasseur à l’ancienne, avec son chien sachant chasser le savait.

Il y a déjà quelque temps que le rétropédalage a commencé, en Occitanie en tout cas.
Les haies et les talus sont redevenus ce qu’ils étaient et auraient dû rester, des systèmes de protection des champs contre l’érosion et pas seulement des bornages.

http://civam-occitanie.fr/-Planter-des-Haies-

sylvain

@ Achille | 31 juillet 2019 à 12:01
"Ils ont juste provoqué la mort de onze personnes. Un détail sans doute…"

Ces onze personnes seraient encore en vie si elles n'avaient pas elles-mêmes provoqué leur mort en voulant forcer les barrages ; mais ce n'est tout de même pas un holocauste, onze morts, pfuiiiiii !

Exilé

@ breizmabro
« Ces gens qui pondent des idées pareilles doivent être les petits-enfants de ceux qui ont dit aux paysans (contre subventions, faut pas rigoler non plus) de raser les talus (là où nichaient et se reproduisaient les oiseaux et où vivaient les rongeurs...) alors que les talus étaient des retenues d'eau de pluie. »

Pensons aussi au remembrement et à la suppression du bocage, ce qui a pu contribuer à modifier aussi bien l'environnement hydrologique que les conditions de circulation locale des vents.

« La haie a un rôle de protection microclimatique : elle augmente la température, diminue l'évapotranspiration et limite les effets des intempéries (vent, pluie, froid, gel, neige, etc.) avec un effet brise-vent marqué et en limite les effets négatifs : « feuilles arrachées ou lacérées, fruits abîmés ou tombés, verse des cultures, fécondation perturbée (un vent sec et violent peut dessécher le style des fleurs ; des particules fines entraînées par le vent peuvent se fixer sur les pistils et avoir un effet stérilisant pour les fleurs ; le pollen peut être emporté assez loin par le vent et la pollinisation est alors réduite ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bocage

N'oublions pas non plus que le climat général est influencé par l'état du maillage des micro-climats.

Achille

@ Exilé | 31 juillet 2019 à 13:54
« A vous lire, ils auraient ourdi des machinations et installé des pièges pour créer des accidents. »

Il est clair que la première vague de Gilets jaunes, celle des ronds-points, pas celle des Champs-Élysées, était bien incapable d’ourdir quoi que ce soit. Encore faut-il pour cela avoir un cerveau.
Il n’en demeure pas moins que leur comportement irresponsable, car dépourvu d’encadrement, a conduit à des drames.

Mais bien sûr, il est préférable de jeter l’opprobre sur les forces de police suite à la mort d’un jeune homme dans une rave partie, avant même les résultats de l’enquête, que de reconnaître les morts provoqués par l’inconscience des Gilets jaunes.

Giuseppe

Le dîner était presque parfait.

Aucune pudeur, aucune vergogne et le citoyen est pris pour le dernier des couillons, et en plus il la ramène !

Triste sire, et l'on s'étonne que les indices CEVIPOF s'envolent dans la méfiance persistante et le dégoût de la politique et des politiciens.

https://youtu.be/rSgoGpg4bbA

Catherine JACOB

@ Aliocha | 31 juillet 2019 à 11:10
« Sujet du jour : La lumière du gros orteil ! »

*hallus, hallux (allus, allux, allex) signifie en effet l’« orteil », mais pas seulement le gros orteil. Le mot serait sans correspondant connu et donc sans rapport avec la racine indo-européenne *leuk- : briller.

Et donc, contrairement à ce qu’indique le Wiktionnaire, il n’y a pas de rapport linguistique avec hallēc et hallēx, une sauce faite avec des intestins de poissons fermentés.

Lus tout court ne semble pas exister mais on le trouve comme syllabe initiale de, par exemple lus-cus : « borgne », conservé dans les langues romanes avec le sens de « à faible vue » ou « quasiment aveugle » ou encore « qui louche », ce segment de lus forme encore la première syllabe de *lus-sus, le « frère du mari » donc le « beau-frère » ; quant à lux on le retrouve avec luxus qui signifie « luxé, disloqué, déboîté », ce qu’on peut plus facilement imaginer à propos des orteils, par exemple quand on s’en cogne un au pied d’une table basse.

D’une façon intéressante, la racine en serait une forme élargie du grec luô, lat. luō : je délie, je dissous (le lien), j’affranchis, qui se retrouve en arménien.

Le sens premier de luō est « payer, s’acquitter de, expier », en v.h.a on a lōs, « libre, dégagé, par ex. d’une obligation, d'une contrainte, d'un ensemble solidaire etc. ».

En tant que le mot dérive d’une racine signifiante « être lumineux » on a en latin un «ū » et non un « u ».

Toutefois, d’un point de vue purement spéculatif dans le rapport de sens à « délié » on a avec « āla », le point d’articulation et donc, effectivement, anatomiquement, le gros orteil que désigne en effet le vocable « hallux » en tant que terminologie scientifique du français, est dit, comme le pouce, « opposable », et d’une certaine façon il est bien « séparé » des autres qui ont tous autant qu’ils sont, de toute façon, des points d’articulation individuels et affranchis les uns des autres, comme dans le cas de l’aile ou des serres de l’oiseau dont la partie qui pointe vers l’arrière se dit également en français « hallux ».

Pour autant encore, même si je veux bien qu’il s’agisse de la partie basse restée visible quand la partie haute est déjà dans les nuages (oiseaux) ou dans le feuillage (primates), ils ne permettent pas à ces derniers de s’envoler, pas plus à Icare comme on sait, qu’à la Suissesse Géraldine Fasnacht.

Le vieux saxon a ahsla pour l’articulation qu’est celle de l’épaule.

Maintenant, s’agissant de l’épisode que je ne connaissais pas, rapporté par Plutarque et dont vous faites état, il me fait penser au Sganarelle du « Médecin malgré lui », à savoir à cette réplique de la scène 6 de l'acte II: « Et voilà pourquoi votre fille est muette. »

Exilé

@ Achille
« Ils ont juste provoqué la mort de onze personnes. Un détail sans doute… »

A vous lire, ils auraient ourdi des machinations et installé des pièges pour créer des accidents.

Quant au terme « détail », je ne suis pas de ceux qui croient - ou feignent de croire - qu'il ne sert à désigner qu'une chose de peu d'importance alors qu'il désigne aussi une partie d'un ensemble.
Par exemple, le fameux sourire de la Joconde n'est qu'un détail du tableau éponyme de Léonard, mais c'est aussi l'élément le plus important de cette œuvre...

breizmabro

Dans le genre NOUS n'arrêtons pas le progrès... écologique:

"La Loire-Atlantique pourrait bien se voir dotée d'ici 2022, du tout premier bassin à vagues européen muni de la technologie American Wave Machine, la même que celle utilisée à Waco au Texas ! (+ de 100 vagues différentes allant de quelques cm jusqu'à 2 m (tube, wedge, vague à longboard, vague à bodyboard...)"

Sérieusement, dans une région à quelques encablures de la mer, et de la Torche qui offre toutes les conditions pratiques de vent et de houle pour pratiquer le surf 365 jours par an sur un site naturel, au même titre que Biarritz et Hossegor en terme de fréquence de vagues, et qui n'est qu'à 200 km de Nantes, est-ce bien raisonnable ?

Ces gens qui pondent des idées pareilles doivent être les petits-enfants de ceux qui ont dit aux paysans (contre subventions, faut pas rigoler non plus) de raser les talus (là où nichaient et se reproduisaient les oiseaux et où vivaient les rongeurs...) alors que les talus étaient des retenues d'eau de pluie.

Maintenant, l'eau qui ruisselle depuis les routes goudronnées inonde les prairies, et tout le monde de crier "dérèglement climatique !! Regardez les inondations fréquentes, ça n'existait pas avant !" Ben non pov pomme y avait des talus en terre pour retenir l'eau, l'éponger et remplir les nappes phréatiques, avant.

Personnellement je pense qu'il n'y a pas que le climat qui se dérègle, et ça a commencé bien avant la fonte des glaciers.

Mais comme disait Audiard "On est gouverné par des lascars qui fixent le prix de la betterave et qui ne sauraient pas faire pousser des radis". Du coup ils votent, en rang ! fixe !, le CETA, et dans pas longtemps ils vont alerter la presse (la gentille, pas l'autre) en disant : "nous avons constaté des dérèglements dans la vente des produits importés !!"

"Ô rage, ô désespoir..."

Ô con*eries ennemies surtout.

Enfin moi j'dis ça...

Denis Monod-Broca

@ Robert

Il y a beaucoup à dire en effet, beaucoup plus que ce simple "on", sur la façon dont nous écorchons, les uns et les autres, quotidiennement, le français mais, dès qu'on y prête l'oreille, cette substitution quasi systématique de "on" à "nous" est tout particulièrement affligeante.

Robert

@ Denis Monod-Broca | 30 juillet 2019 à 21:52

Ô combien vous avez raison !

Mais il me semble que vous oubliez la perte de la forme interrogative dans laquelle les pronoms et adjectifs interrogatifs sont allégrement remplacés par la formule passe-partout : "c'est quoi le...".
Barbarisme absolu utilisé non seulement par la plupart des journalistes, mais aussi par une grande partie de notre personnel politique, même au plus haut niveau...
Quant à la forme interrogative, elle n'existe pratiquement plus. Ne parlons pas alors de l'inversion du sujet... Quant au subjonctif, son usage est encore trop complexe !

Achille

@ Exilé | 31 juillet 2019 à 11:26
« Rappelons que les Gilets jaunes n'ont pas créé de désordres majeurs tant qu'ils se sont contentés d'investir leurs ronds-points. »

Ils ont juste provoqué la mort de onze personnes. Un détail sans doute…

Aliocha

Aïe aïe aïe, Tipaza, la rime en son erreur révèle le mouvement du cœur, aussi vous allez, à l'habitude, m'en vouloir de ne savoir jamais dire que vous me comprenez, et que votre quatrain avoue votre sujet, vengeance et croc-en-jambe, tentation de moi faire votre Saniette pour mieux en votre mondain salon rejoindre de vos désirs, l'objet.
Aussi et par pure bienveillance, je vous corrigerai, rajoutant l'e muet à vos manques, espérant qu'il vous apporte toutes les satisfactions de la joie, de la paix :

Pour mettre en musique son délire,
Néron avait une lyre.
Si Aliocha avait une flûte,
On lui dira : Chute !

Et pour mieux encore vous satisfaire, croyez bien qu'il y a longtemps déjà je chutais, entendant la voix supérieure à mon oreille enfin ouverte m'indiquer le chemin, celui dont je m'échine ici et sous vos quolibets à tenter de décrire, cette quantique voix du passé, la seule qui sache indiquer la potentialité de l'avenir :

Pourquoi me persécutes-tu ?

Exilé

@ Michelle D-LEROY
« Qui sont-ils vraiment, pourquoi ne sont-ils pas arrêtés et traités comme les GJ par exemple ? Sont-ils une milice des temps modernes ? Autant de questions embarrassantes et tellement embarrassantes que personne ne se les pose officiellement. »

Il faut comprendre que nous sommes face à l'application volontaire ou intuitive d'une forme de « stratégie de la tension », visant de la part d'un État à créer et à instrumentaliser le chaos afin de diviser la population en une myriade de groupes antagonistes ou bien à jouer sur les peurs afin de faire passer à l'arrière-plan des revendications d'ordre matériel, tout en se réservant la possibilité de jouer au recours salvateur quand les choses tournent vraiment très mal.

Rappelons que les Gilets jaunes n'ont pas créé de désordres majeurs tant qu'ils se sont contentés d'investir leurs ronds-points.
Ils ont commis l'erreur stratégique de vouloir se rendre visibles à Paris, où ils ont été la proie des Black Blocs, mieux structurés qu'eux, qui ont donné l'exemple des premières violences graves, suivies par mimétisme panurgiste par certains éléments troubles et par quelques Gilets jaunes.
Bien entendu, cela a été du pain bénit pour le gouvernement qui a ainsi pu discréditer ce mouvement et se lancer dans une répression inutilement brutale mais qui a permis aux Matamore qui le composent de se faire passer à bon compte pour des hommes à poigne.

Voir aussi :
http://www.francisrichard.net/2015/03/l-avant-guerre-civile-d-eric-werner.html

« Des frontières intra-étatiques apparaissent: ethnies, langues parlées, religions etc. et conduisent à des antagonismes. Se délitant indéniablement (non pas parce que sa forme d’État-providence est remise en cause, mais justement parce qu'elle ne l'est pas), l’État est incapable d'empêcher que ces antagonismes ne dégénèrent. Les hommes de l’État, jouant avec le feu, les favorisent même, faisant leur l'adage divide ut impera, se disant qu'en les multipliant il y a quelque chance qu'ils se neutralisent et ne se transforment pas en guerre. »
 
« L’État se délite et, dans le même temps, il se refait en menant une guerre intra-étatique, indirectement, contre ses propres citoyens. Il s'agit de les contrôler, de les espionner, de restreindre leur liberté d'opinion, d'expression et de recherche. Il s'agit de leur inoculer une pensée unique par la désinformation et la propagande. Il s'agit de les disloquer en s'en prenant à tout ce qui naturellement leur permettrait de s'opposer au pouvoir total que l’État exerce de plus en plus sur eux. »

Aliocha

Trouvé !
Sujet du jour : La lumière du gros orteil !

"Telle est la lumière du gros orteil (la lux de l’« hallux », puisque tel est son nom scientifique). Plutarque raconte que Pyrrhus, le père du scepticisme, possédait une « vertu divine » dans son gros orteil droit : il suffisait qu’il le posât sur les ventres malades pour que ceux-ci guérissent presque aussitôt. À Thessalonique se trouve une statue d’Aristote dont le grand orteil gauche se dresse vers les hauteurs et brille autant que le pied des statues de saint Pierre : les touristes le caressent et l’embrassent, comme si le logos du philosophe s’était logé dans cette extrémité.

Enfin je ne résiste pas à rappeler que, lors de l’Ascension, la dernière chose que le Christ ressuscité donne à voir à ses disciples, ce fut certainement ses orteils (tout une iconographie sacrée les représente tandis que le reste du corps est déjà perdu dans les nuages).

Aussi crois-je à la résistance par le gros orteil (plutôt que par l’index ou le poing levé). C’est un doigt plus humble et plus solide, qui nous encourage à la marche, qui n’a pas l’idée de vivre en étranglant son frère, ni en pressant sur des boutons. Voir sa lumière, c’est à la fois garder les pieds sur terre et, comme on dit en italien, « toucher le ciel avec un doigt »."

http://revuelimite.fr/lumiere-du-gros-orteil

Je vous embrasse, chers, et surtout les plus sévères, comme je vous aime.

Gréaudon

Si vous n'avez rien à dire, ne dites rien. Faites comme tout le monde (ou presque....), prenez des vacances. Les vacances, c'est bon, c'est sain, c'est nécessaire.

Tenez, moi, tous les matins, je fais entre mille et deux mille brasses dans l'eau en ce moment particulièrement agréable de la Méditerranée. Quand la veille un léger mistral en a nettoyé la surface elle est aussi claire et limpide qu'aux Antilles. Et l'inimitable chant des cigales nous efface définitivement tous les vilains bruits de la ville. A quelques dizaines de mètres du rivage, même au plus fort de la saison, il n'y a, à part mon épouse et moi, à peu près personne pour nager. La mer nous appartient. Et là les bras, les jambes et l'esprit se laissent aller librement de façon presque voluptueuse.
Et, pour aujourd'hui, à imaginer ce commentaire.

Exilé

@ caroff

Vous citez un article qui évoque à propos d’Israël une situation ayant plusieurs points communs avec celle que nous subissons aussi en France.

"Dans une perspective à long terme, le choc entre démocratie et extrême libéralisme pourrait bien être destructeur aux deux. Empiéter sur la capacité des citoyens à protéger leurs droits durement acquis ne peut que porter atteinte à ces droits, car leur seule et réelle garantie est le fait que nous pouvons démettre nos gouvernements et choisir leurs remplaçants. Cela réduit également les citoyens à des sujets, parce que la liberté sans participation à la souveraineté prive les gens du droit le plus fondamental que les États-nations démocratiques leur ont conféré : la participation à l'élaboration de leur destin collectif. Sans ce droit fondamental, ils ne peuvent être, pour reprendre la belle formule de la déclaration d'indépendance d'Israël, « maîtres de leur propre destin dans leur propre État souverain »."

boureau

@ Mary Preud'homme 31 juillet 2019 00:56

Ce n'est pas parce qu'ils étaient esclaves que des originaires de Saint-Domingue n'auraient pas pu être enrôlés dans ces guerres fratricides.

Cette présence est répertoriée dans la plupart des livres d'histoire.

Sur Wikipédia (mais pas que !) voici la phrase qui leur est consacrée à propos du général Carrier sur la répression à Nantes :

"Carrier prend la ville en charge en s'appuyant sur le Club Vincent-la-Montagne, particulièrement sur un club révolutionnaire, dirigé par les sans-culottes Chaud et Goullin. De plus, il forme une brigade de police politique , le groupe Lamberty, ainsi qu'un corps d'hommes déterminés, appelé la "Compagnie Marat" ou "hussards américains" (du fait de la présence dans leurs rangs d'anciens esclaves ou colons de Saint-Domingue), qui multiplient les violences."

Cordialement.

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