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25 juillet 2019

Commentaires

Michel Deluré

@ jerome 25/07 18:26

Je ne sais de quel refoulement je suis affecté, mais mon état sans doute primaire a du mal à comprendre votre comportement. Comment en effet un esprit aussi lumineux que le vôtre peut-il s'abaisser à participer à un blog sur lequel il ne lit qu'un "ramassis de bêtises d'une fatuité et d'une habituelle banalité" ?
Toujours est-il que votre intervention, je rejoins sur ce point Lucile, aura permis au moins à hameau dans les nuages de nous offrir quelques lignes qui nous auront mis de bonne humeur pour la journée.

xc

@ sbriglia | 25 juillet 2019 à 14:11

Les femmes ayant les moyens de s'offrir une PMA n'auront plus besoin d'aller à l'étranger. Et, en plus, elle leur sera remboursée.
Comme on dit: "Elle est pas belle, la vie ?".

Achille

« Pour ce qui s'affiche comme le progressisme, tout va toujours de soi. »

Je ne sais pas si cela s’appelle du progressisme, terme un peu flou où l’on met tout ce qui détricote les valeurs séculaires de notre civilisation, à commencer par celles se rapportant à la cellule familiale, mais une chose est sûre, les mœurs de notre société ont changé.

L’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie, une déviance ou même un péché mortel. Et le mariage pour tous a entériné ce comportement qui, naguère encore, indignait les gens vertueux.

Alors bien sûr, j’allais dire ça va de soi, les couples homosexuels, les familles monoparentales composées essentiellement de femmes veulent pouvoir disposer d’une vie de famille et donc avoir des enfants, comme n’importe quel couple hétérosexuel.

Certes pour cela il existe l’adoption, mais les liens du sang sont les plus forts et bien des femmes préfèrent enfanter, quelle que soit l’origine du donneur de sperme qui même s’il n’est pas le fruit de l’amour, n’en est pas moins un moyen sûr d’avoir un enfant. Peu importe le père finalement, c’est l’enfant qui compte.

Avec le temps, un mari ou un conjoint peut parfois s’avérer lourd à supporter. Un homme a tendance à imposer ses exigences, parfois même par la force. Il peut avoir des passions qu’une femme ne saurait partager (le foot par exemple). A la fin cela peut devenir, pénible. Tandis qu’avec la PMA, pas de contraintes masculines, le donneur est anonyme, il ne vous connaît pas.

Reste le problème du remboursement de la PMA pour tous qui a un coût et qui est d’autant plus problématique que la Sécu est dans le rouge. Le déremboursement des médicaments homéopathiques ne suffira pas, il va falloir trouver autre chose.

Lucile

@ hameau dans les nuages | 25 juillet 2019 à 21:26

Que j'ai ri ! Bravo.

Robert Marchenoir

Le remboursement intégral de la PMA irait de soi. Rappelons tout de même que la Sécu (que le monde entier nous envie) ne rembourse, en gros, que la moitié des dépenses de santé normales, ordinaires.

A condition d'aller chez des médecins de pauvres, bien sûr. Des médecins à 25 €. Si vous allez chez des médecins normaux, c'est encore moins.

En somme, la Sécu est à l'image du reste de la fonction publique. Elle a définitivement renoncé à faire son boulot. Elle ne fout plus rien, et elle se repose sur autrui pour le faire.

Dans le cas de la Sécu, ça s'appelle les "mutuelles". Dans le cas de la fonction publique, ça s'appelle les contractuels, l'usager et le secteur privé -- qui est censé réparer les dégâts du secteur public.

Bien entendu, il faut continuer à payer les fonctionnaires de la Sécu à ne rien faire. Et payer une seconde assurance-maladie... qui remboursera aussi mal que la première, le système étant engagé dans une course en avant ingagnable.

Il est donc particulièrement scandaleux que la fabrication d'enfants sur mesure pour les lesbiennes -- parlons clair -- soit, elle, remboursée à 100 % par la Sécurité sociale. Et que cela "aille de soi".

Et puisqu'il est question d'Agnès Buzyn, parlons un peu chiffons, pour faire le lien avec un fil précédent. L'absence de rigueur dans l'habillement ministériel va de pair avec l'absence de rigueur dans la gestion des fonds publics, et dans l'approche morale de ce qu'une assurance-maladie d'État doit rembourser ou non.

Je ne reviendrai pas sur les fantaisies vestimentaires de Sibeth Ndiaye. Tout a été dit sur le sujet. Voyons donc la conception que les ministres de sexe féminin et de race blanche ont de l'élégance, et de la dignité attachée à leur fonction.

Sans surprise, c'est Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations (ouf !) qui arbore la désinvolture la plus gauchiste à cet égard, dans le style coquinou qui sied encore à son âge (*).

Mais des ministres occupant des fonctions aussi éminentes que Nicole Belloubet (justice) ou Frédérique Vidal (enseignement supérieur et recherche) se caractérisent par un sans-gêne similaire. Voyez ces photos prises en compagnie d'Agnès Buzyn, à l'occasion, justement, du Conseil des ministres où elles ont présenté le projet de loi sur l'élargissement de la PMA aux femmes célibataires et lesbiennes.

Qui est cette vendeuse de cartes postales à Lourdes en chemisier bleu ? Qui est cette vacancière du troisième âge qui, abandonnant toute pudeur, a décidé de nous montrer les ravages des années ?

Ce sont les ministres de la R-r-r-république.

Un autre monde est possible. J'en veux pour preuve l'arrivée triomphale du conservateur (et démolisseur du politiquement correct) Boris Johnson au poste de premier ministre du Royaume-Uni.

Il suffit d'observer comment sont vêtues les femmes qu'il vient de nommer au gouvernement. Voici Priti Patel, ministre de l'Intérieur (qui a jadis milité pour le rétablissement de la peine de mort), Andrea Leadsom, ministre de l'Économie, de l'énergie et de la stratégie industrielle, Liz Truss, ministre du Commerce extérieur, Amber Rudd, ministre du Travail et des retraites, Theresa Villiers, ministre de l'Environnement, de l'alimentation et des campagnes, Nicky Morgan, ministre du numérique et de la culture, Esther McVey, secrétaire d'État au logement, et la baronne Evans, ministre chargé des relations avec la chambre des Lords.

On mesure la différence.

De façon générale, il est frappant de constater l'aspect extérieur arboré, depuis un certain temps, par les ministres de sexe féminin, en France. Il est fait de laisser-aller généralisé sur le plan physique comme vestimentaire.

C'est exactement le même style qui prévaut dans la fonction publique. Il y a un type de la fonctionnaire française (ou assimilée), caractérisé par une négligence et une désinvolture affichées. Grosse, mal coiffée, fringuée comme l'as de pique, évidemment de gauche... et heureuse de le faire savoir, parce que, grands dieux, qui va me virer ? personne.

Il en devient d'autant plus frappant lorsque ces fonctionnaires parviennent au rang de ministre, et conservent cette absence de tenue qui est, pour elles, une seconde nature depuis toujours. Un fait de plus qui montre l'absence de séparation entre la classe fonctionnariale et la classe politicienne, et la contamination de la seconde par la détestable mentalité de la première.
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@ sbriglia | 25 juillet 2019 à 16:33

L'OULIPO était plus rigolo, non ?
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(*) Et qu'il est, bien sûr, "sexiste" de faire remarquer. Comme il est "raciste" de faire remarquer la sur-représentation de certaines catégories d'immigrés dans les statistiques de la délinquance. Le "sexisme" comme le "racisme" ne fonctionnent qu'à sens unique.

hameau dans les nuages

@ jerome | 25 juillet 2019 à 18:26

Excusez-moi, je suis le moins cultivé de ce blog et donc je n'ai rien compris à votre raisonnement. la science est là pour pallier les erreurs de la nature comme peut l'être l'infécondité d'un couple hétéro parfois en plus purement psychologique comme je l'ai rencontré chez des connaissances. Mais de cela il n'est pas question mais d'un refus d'assumer les conséquences d'un acte qu'ils réprouvent. En l’occurrence, comme il est dit vulgairement, pardon pour les oreilles chastes ,"tremper le biscuit dans la tasse de sa voisine de lit". Avec amour et délicatesse bien sûr.

Alors grâce à la science ils veulent faire comme...

Je vous assure, on n'est pas obligé d'en faire une maladie.

Quant à nous traiter d'homosexuels refoulés, je ne voudrais pas vous faire un dessin ou une vidéo que madame Bilger refuserait mais bon hein... pouet ! pouet !

Puisque vous parlez de catholicisme, certaines voies sont impénétrables sauf dégâts collatéraux, la science dans ce cas représentée par les proctologues peut vous en faire la démonstration. J'en reste là pour le graveleux.

Mais c'est vous qui voyez bien sûr et en toute liberté...

breizmabro

Comme il y a d'éminents scientifiques (en électricité et en médecine) sur ce blog ;) pourrais-je avoir une réponse claire concernant le donneur de sperme (pour le fric ce sera plus tard) ?

J'ai cru comprendre que l'enfant né d'une donation de sperme pourra, à sa majorité, rechercher (et éventuellement trouver) son géniteur.

Si c'est vrai j'ai hâte de voir ça.

https://www.youtube.com/watch?v=-Pv2I38oPzY

PS : J'avais crû comprendre que, à cause du réchauffement climatique, il fallait faire moins d'enfants..

Catherine JACOB

Mme le Professeur Buzyn qui, à une paire d'années près, a l'âge qu'aurait notre petite sœur, bénéfice en tout cas d'un coiffeur excellant dans les brushings et qu'elle pourrait sans doute conseiller à sa collègue, Mme le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Nicole Belloubet, pour autant que ses honoraires soient plus raisonnables que celui du coiffeur de l'ancien président de la République, François Hollande.

Ces considérations esthétiques mises à part, considérations qui, on l'a vu ont leur importance du point de vue de la représentation, et qu'on ne peut qu'approuver dès lors que la tablette du coiffeur n'est pas parsemée de pétales de rose, je dirais bien pour ma part que nous avons donc d'un côté Mme Veil pour laquelle, ayant précédé Mme Buzyn dans ses hautes fonctions au service de notre pays et de ses femmes en peine, il a allait manifestement de soi de court-circuiter la mise en place d'un planning familial visant à être rapidement opérationnel ainsi que d'une éducation sexuelle en milieu scolaire qui ne ne choisisse pas la facilité de la simple mise en place d'un distributeur de préservatifs dans les cours de récréation, et d'un autre côté Mme Buzyn pour laquelle il va manifestement de soi de faciliter la création artificielle d'embryons humains au profit de qui pourrait parfaitement s'atteler sans aide médicale à la tâche de la perpétuation de l'espèce via sa propre progéniture, qui plus est sur le modèle des trois grossesses menées à terme par Mme Veil ainsi que des trois grossesses menées à terme également par Mme Buzyn sa belle-fille, ce avec des partenaires de leur choix dûment impliqués dans l'affaire ainsi que dans l'éducation ultérieure de leurs rejetons.

Personnellement, j'ai un peu tendance à voir dans l'anéantissement de la procréation naturelle avec les conséquences que l'on sait avoir eu pour certaines des femmes, celui de l'exception de conscience du corps médical et la mise au rancart d'une éducation sexuelle qui se respecte d'un côté et de l'autre la promotion de la technique qui fait l'économie de l'existence du partenaire naturel de procréation, l'une des conséquences de la 2de guerre mondiale qui a également posé la question de la conscience du corps médical dans certaines expériences horrifiques ainsi que de la responsabilité de l'individu dans le choix de l'obéissance ou de la résistance aux entreprises criminelles plus largement entendues, qui heurtaient leur conscience.

semtob

Cher Philippe,

Il existe une bonne expérience médicale de la PMA qui est pratiquée depuis plusieurs décennies et qui semble-t-il apporte une belle modernité pour les couples qui le demandent.
La baisse de natalité dans les pays européens peut être enrayée en partie par cette nouvelle liberté.
La liberté sexuelle ne pouvait qu'être accompagnée de la liberté de procréer.
Le facteur avait construit sa réputation avant l'idée du bébé postal.

La femme a désormais le choix entier de sa maternité et se trouve en mesure de mettre au monde des enfants désirés.
Si un homme refuse la paternité dans son couple, la femme peut respecter son choix et enfanter d'un donneur. C'est la fin des bébés dans le dos et que les hommes soient enfin comblés.

Nous attendons le baby boom des enfants désirés avec confiance.
françoise et karell Semtob

Robert

@ Solon | 25 juillet 2019 à 17:37

On dénonce toujours le "trou de la Sécu" et pour faire des économies, "on supprime des lits", on "dérembourse" les médicaments jugés, par la médecine prétendument scientifique et donc incontestable, d'efficacité insuffisante ou considérés comme de confort (je pense à certains médicaments utiles aux personnes atteintes de maladie de Parkinson), voire beaucoup d'autres trop anciens.
Sans doute aussi "quelque part" parce qu'ils ne rapportent plus assez à l'industrie pharmaceutique qui organise des pénuries de plus en plus fréquentes en France. C'est aussi ce que l'on appelle "le progrès"...
Mais dans le cas de la PMA, il va de soi que ces considérations ne sauraient entrer en ligne de compte et que ces "dispositions de confort" ne grèveront aucunement la budget de la Sécu !

jerome

Cher Philippe,

Merci de tenir ce blog d'homosexuels(lles) refoulés(ées).
Que serait Internet sans le plaisir de lire les divagations de vos intervenants, des perles d'absurdités contradictoires qui se veulent "culturées", "penseuses", "intellectuelles", bref, un ramassis de bêtises d'une fatuité et d'une habituelle banalité sur votre blog.

Par exemple
Depuis cinquante ans, toutes les trames intellectuelles, religieuses et politiques, forgées au cours des siècles, qui assuraient nos libres choix (ah ah ah note du blogueur) s'évanouissent sous les coups de boutoir (ça sent l'excité, note du blogueur) répétés du progressisme, de la modernité et plus récemment du féminisme (le masculinisme serait mieux, note du blogueur).

Déjà nous constatons le grand désordre engendré par ce relativisme (c'est sûr que pour le libre choix l'absolutisme c'est beaucoup mieux, note du blogueur). Chaque jour la phrase de Charles Péguy s'inscrit avec nostalgie en lettres de feu dans cette Babylone qu'est devenu le monde occidental : "L'ordre et l'ordre et la morale alors, on oublie la morale seul fait en définitive la liberté, le désordre fait la servitude ce à quoi l'autre répondait : le désordre c'est l'ordre, moins le pouvoir".
Que de oiseuses affirmations...

P.-S.: Merci à Marc Ghinsberg de souligner votre mauvaise foi. Vous m'aviez déjà un peu surpris dans vos explications emberlificotées sur votre tweet concernant je ne sais plus quel homosexuel qui n'aurait pas à craindre les remontrances de Laurent Ruquier puisque lui-même homosexuel. Votre acharnement à parler de liberté d'expression sans vouloir vous attacher au fond m'avait un peu stupéfié. Après tout on est libre de dire une bêtise, et de dire que l'on a dit une bêtise, rien de tragique. Le fait de bien manipuler la parole n'est pas un gage de pertinence et de sans faute, un peu de modestie.
Bref. Plus je vous lis, plus je vous écoute, plus je me rends compte à quel point vous pouvez berner le naïf comme je suis qui ne pense pas à mal et aime écouter. Et je comprends mieux, merci à vous, comment le bas du Front bien manipulé peut facilement, sur la base d'une prose bien tournée, se transformer en haineux violent, en bras armé de celui qui suggère sans jamais affirmer.

Accessoirement sur votre sujet, je pense que la PMA se discute, pour tout le monde. Pas que pour les homos.
Surtout pour les cathos qui se veulent en pointe sur ces sujets. Quand Dieu ne veut pas qu'un homme et une femme aient d'enfants, pourquoi le contrarier au prétexte qu'ils sont hétéros ? C'est la volonté de Dieu, allez hop, on sort son goupillon et on le remet dans le bénitier pour voir si ça fonctionne. Et si ça ne marche pas, pas de PMA, pas plus que pour les tar...... euh les homosexuels.

Je n'ai pas la grande culture de vos habituels affidés, vous me pardonnerez mes dérapages cher Philippe je n'en doute pas.

Tipaza

De toutes façons ça ne coûte rien, c’est l’État qui paye !

Pcc : François Hollande

Solon

"Sinon la politique serait inutile."

Il est dangereux d'ouvrir ce type de porte. Ne reprenons pas la litanie de ce qui ne fonctionne pas dans notre pays. Résumons, les prélèvements les plus lourds d'Europe, la dette publique égale au PNB, aucun budget en équilibre depuis plus de quarante ans, l'insécurité qui grandit, les pompiers qui pleurent, l'AP qui ne peut plus soigner les gens, les forces de l'ordre agressées systématiquement, les paysans malheureux au point de se suicider ou de quitter des terres rachetées par les Chinois, les territoires perdus etc.

Les progressistes, alias les déconstructeurs, alias les fouteurs de m... ont gagné. La politique a démontré son inutilité. Il paraît que les nouvelles dispositions qui vont de soi toucheront deux mille personnes par an. De l'art de s'occuper des questions secondaires.

Robert

@ Denis Monod-Broca | 25 juillet 2019 à 13:52
"La seule question du jour est donc : à quand la GPA ?"

Certes la loi dite sur la bioéthique ne l'a pas intégrée à ce stade. Mais au plan sociétal, elle est déjà intégrée et même revendiquée :
- https://www.voici.fr/news-people/actu-people/alex-goude-pere-d-un-enfant-ne-par-gpa-il-revele-son-homosexualite-560750
- https://www.europe1.fr/societe/pour-marc-olivier-fogiel-le-debat-sur-la-gpa-est-base-sur-des-fantasmes-des-cliches-3773534

Ceux qui y sont défavorables ne sont donc que des amateurs de "clichés" et il convient de redresser leur pensée non conforme !

boureau

"Cela va de soi"

Nous n'aurons plus bientôt, cher P. Bilger, le choix de notre destin.

Depuis cinquante ans, toutes les trames intellectuelles, religieuses et politiques, forgées au cours des siècles, qui assuraient nos libres choix s'évanouissent sous les coups de boutoir répétés du progressisme, de la modernité et plus récemment du féminisme.

Déjà nous constatons le grand désordre engendré par ce relativisme. Chaque jour la phrase de Charles Péguy s'inscrit avec nostalgie en lettres de feu dans cette Babylone qu'est devenu le monde occidental : "L'ordre et l'ordre seul fait en définitive la liberté, le désordre fait la servitude".

Nous y voilà ! Nous sommes emportés, comme des moutons, dans une grande vague d'irresponsabilité voulue par une élite qui, nous sachant (dit-elle) incapables de comprendre le monde dans lequel nous vivons, nous impose des choix déterminants et irréversibles. Choix dont le moindre apprenti sorcier s'effraierait en pensant aux conséquences irréparables. Mais cette élite "sait" ! Et cette élite-là domine les médias et impose ce qu'il faut penser et faire. Concepteurs de cette mondialisation qui nous tue, ils rêvent d'un gouvernement mondial qui régirait les robots que nous sommes devenus ou sur le point de l'être.

Dans un de ses derniers livres, Evelyne Sullerot avait pourtant prévenu : les désordres provoquées par les divorces chez leurs enfants montraient des retards scolaires et des problèmes de santé. Mais il ne fallait surtout pas le dire, pour ne pas "traumatiser" les parents !

Nous allons encore plus loin, avec Madame Buzyn, avec l'accord et l'encouragement de Macron : désormais le père n'existera plus physiquement. Il n'existait plus non seulement en tant qu'autorité dans le jeu de rôle de la famille mais deviendra un porteur "anonyme" de sperme.

Mais de quoi nous plaignons-nous ? Qui a voté pour Macron ?

C'est bien le moment de se lamenter. Assumez !

Cordialement.

Lucile

Je suppose malgré tout, et j'espère, que la question sera soumise au vote parlementaire. Si les parlementaires votent oui, et sont donc particulièrement généreux avec l'argent des assurés sociaux, rien à dire. Il y a sans doute plus urgent si l'on tient vraiment à faire des dépenses de santé bien que les caisses de la SS soient réputées vides.

Mais le vote de certains électeurs influents n'a pas de prix.

Cela va de soi.

sbriglia

Aliocha, m’autorisez-vous à proposer le sujet suivant à l'agrégation de lettres ?

Dans ce texte de l’OULIPO, développez la pensée platonicienne sous-jacente :

« Sans parler de la dérive du pouvoir précédent qui a enfermé ce sujet d'éthique générale dans les revendications LGBT, rétrécissant son champ au désir de pouvoir vengeur de ceux qui n'ont pas saisi la définition proustienne du genre, et se comportent en hétéros refoulés à tendance homophobe, niant la stérilité naturelle qu'il serait nécessaire de reconnaître si l'on assume réellement son orientation, ce qui n'empêche sûrement pas d'avoir la capacité d’accueillir et d'éduquer, l'adoption de deux manques réalisant une complétude. »

(Canicule, que de ravages peux-tu commettre...)

Elusen

Comment diantre un prédicateur, mon Honorable Honoraire, n’eut-il point su de quoi il parla ?

À bien lire le Code de la santé publique n’y serait-il point écrit : Assistance médicale à la procréation (AMP) ?
En matière de droit, le premier mot d’un syntagme n’est-il point celui qui donne le La ?

PMA = Procréation médicale assistée.
Ainsi le droit garantit la procréation, si elle n’est pas l’aboutissement, cela implique un procès.

AMP, elle garantit l’assistance, s’il n’y a pas de procréation à terme, aucune imputabilité d’une faute à celui qui garantit l’assistance.

Article L2141-1 :

  • L'assistance médicale à la procréation s'entend des pratiques cliniques et biologiques permettant la conception in vitro, la conservation des gamètes, des tissus germinaux et des embryons, le transfert d'embryons et l'insémination artificielle. La liste des procédés biologiques utilisés en assistance médicale à la procréation est fixée par arrêté du ministre chargé de la santé après avis de l'Agence de la biomédecine.

Une femme peut-elle faire conserver son sperme ?
Dès lors, est-ce bien l’AMP qui est ouverte aux femmes célibataires et au couple de femmes ?

L’AMP est une trousse dans laquelle il y a plusieurs techniques, dont la fécondation in vitro, l’insémination artificielle avec donneur de sperme, etc.

Il semble que ce qui soit ouvert, ce ne soit nullement l’AMP, mais l’insémination artificielle avec donneur.

Le Code de la santé publique risque de consacrer la femme célibataire comme étant une pathologie médicale, ainsi que les couples de femmes ; ce sont quand même les maladies qui sont concernées par ce Code.

Être pour l’égalité des droits entre homme et femme pour aussitôt en faire une catégorie médicale dans le Code de la santé publique est bien étrange.

Être célibataire pour une femme, c’est donc être une maladie, bravo !

Le fait que deux femmes soient ensemble, cela redevient une maladie à soigner, cela valait la peine de lutter pour sortir l’homosexualité des pathologies.

Car la difficulté, comment soigner des personnes qui n’ont aucune pathologie, maladie ?
Être une femme célibataire n’est pas une maladie, pas plus que d’être un couple de même sexe.

Nous pouvons voir là la dérive de transformer la médecine en objet politique eugéniste, raciste, déclarer un groupe d'humain : pathologie à soigner.

Claude Luçon

"Pardon madame la ministre mais rien ne va jamais de soi. Sinon la politique serait inutile."

Bien sûr, ça va de soi !

genau

Décidément, la voie est ouverte, la pensée est mise en musique par l’évidence, même si, controuvée, elle choque et dérange.

Par ailleurs, Mme Buzyn est un personnage contesté, c’est le moins qu’on puisse dire, notamment en matière de conflit d’intérêts et de dévotion à une communauté bien connotée. Ses compétences ne sont pas en cause, en matière médicale, ses opportunités en matière financière et politique sont moins convaincantes, c’est un personnage « à la Macron », pour lequel aucune transgression n’est défendue.

Dans le tourbillon politique déjà en formation pour 2022, les initiatives les plus diverses seront jusque-là regardées à la loupe de telle sorte qu’il faut se demander : quid de cette phrase, ce projet, cette réalisation, au regard de 2022 ? Tout le monde a compris le clin d’œil appuyé envers les écologistes avec l‘intervention Thunberg, remarquable au demeurant d’insignifiance dans son renvoi aux scientifiques qu’il faut écouter, quand leurs avis, souvent opposés par la racine, rendent perplexes. La référence officielle, le GIEC, s’impose, sans convaincre. D’éminents professeurs, hier inconnus, se contredisent ou se marchent sur les lacets dans la surenchère de l’horreur déjà en route. On voit poindre le nouveau train fiscal, "gosplan" de la survie, sur une planète néanmoins plus fertile et capable de nourrir plus de monde.

La PMA est à l’évidence un progrès… technique et scientifique mais qui est en marche depuis les années 1850, François Terré le rappelait en son temps (L’enfant de l’esclave).

La filiation a toujours été une source de conflits juridiques et sociaux, le Doyen Carbonnier a tant et tant œuvré dans ce domaine en cassant le mythe de la famille légitime au profit de la famille biologique qu’on aurait pu croire la besogne enfin achevée sans qu’il en soit résulté une amélioration globale de la justice ou de la paix sociale mais plutôt un délitement navrant où les familles encore stables subissent le mépris de tout ce qui pense "bien".

Or, voici que surgit ce partenaire constant mais un peu oublié : la biologie qui modélise l’expérience du drapier d’Oxford en un paramètre constant de l’exogenèse dans le couple, puis aujourd’hui, dans l’appartenance sexuelle. Tout le monde comprend qu’il y a une rupture dans le raisonnement qui avait progressivement amené Jean Carbonnier à s’intéresser à la défaveur injuste dont souffrait l’enfant adultérin.

L’enfant de la PMA est le fruit d’un double avantage :
- Que la mère soit seule ou en couple lesbien, c’est sa seule volonté qui le met en route et il est obligatoirement le bien venu, au bon moment, dans une opportunité sans nuages, où la mère n’a pas à craindre un rejet de son conjoint (que ceux qui voudraient objecter se taisent, les couples de femmes sont obligatoirement parfaitement consensuels - personne ne rit - et la noblesse de leurs sentiments et attitudes n’est pas contestable).

- Admis au régime maladie pour un acte que beaucoup croyaient attaché à la seule nature, le processus d’élaboration est délivré du poids dégoûtant de la fièvre amoureuse partagée, parfaitement clinique, et donc pris en charge par la collectivité, au bénéfice de celles qui en contestent la construction ou en refusent les charges.

Alors, à l’évidence, le scénario est parfait, et Mme Buzyn y appose son cachet moral, puisqu’elle est ministre.

A l’évidence puisque l’autorité publique médicale veillera à la bonne pratique, à la compatibilité des matériaux, veillera à ne pas refuser à la conjointe ce qu’elle a octroyé à l’autre conjointe, créera des êtres qui seront frères et sœurs sans être parents, si je ne m’abuse, pourront peut-être se marier (horresco referens), ou perpétuer, sola cum solo, des excroissances familiales, nommées enfants. Elle mettra en chemin une nouvelle société enfin délivrée du poids du rapprochement des sexes.

Puisque c’est un progrès, il faut l’accepter, jeter des dragées et du riz au passage du cortège de l’enfant de l’esclave et regarder avec pitié la silhouette de l’homme, animal de traite.

Un espoir en outre ; l’utérus artificiel qu’Henri Atlan a si bien annoncé et Testart pressenti. C’est la solution idéale pour le règne de Dark Vador.

Bibasse

Non, cela ne va pas de soi !

La sécurité sociale rembourse jusqu'à maintenant les personnes qui souffrent d'une pathologie plus ou moins grave, souvent des problèmes d'infertilité dans le cas qui nous concerne. Ce n'est pas forcément le cas des couples de femmes ou des célibataires !

A quand le remboursement par la sécurité sociale de la chirurgie esthétique ?

Ce serait peut-être bien d'interroger ceux qui cotisent ?

sbriglia

Elle voulait dire, par ellipse sans doute, que les avortements et donc la suppression de la vie à venir étant remboursés, la création de vie via l'AMP devait l'être aussi a fortiori…

Actuellement seules les femmes ayant des revenus suffisants peuvent bénéficier d'une procédure d'AMP à l'étranger, pénalisant les plus fragiles économiquement.

(voir rapport de synthèse du Comité consultatif national d'éthique).

Agnès Buzyn est sans doute la plus remarquable des ministres actuels…

Il me semble que vous lui faites, sur ce point d'expression, un mauvais procès.

Denis Monod-Broca

« Quand la borne est dépassée il n’y a plus de limite. »

Deux personnes consentantes peuvent bien faire ce qu’elles veulent derrière leurs portes closes : dépénalisation de l’homosexualité mais certainement rien de plus !
Le Pacs mais certainement pas le mariage !
Le mariage mais certainement pas l’adoption !
L’adoption mais certainement pas la PMA !
Et maintenant la PMA mais, pour faire passer la pilule, certainement pas la GPA !
Et ainsi de suite.
Et « ils » appellent ça « loi de bioéthique »...
Je n’invente rien.

La seule question du jour est donc : à quand la GPA ?
Comme le dit si bien Monsieur Fenouillard : « Quand la borne est dépassée il n’y a plus de limite ».
Et comme l’a dit paraît-il Abraham Lincoln : « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps ». Nous en sommes là, en matière de réformes dites sociétales : tout le peuple est trompé tout le temps. Ça ne va donc pas durer toujours...

Marc GHINSBERG

Si la ministre avait simplement dit : « Ça va de soi » vous auriez raison cher Philippe, ça va de soi. Mais la pensée d’Agnès Buzyn est un peu plus élaborée ! À la question de savoir si la PMA sera remboursée elle répond : « Comme pour les couples hétérosexuels, ça va de soi. Donner un droit sans le rendre accessible, c’est le condamner à être formel et non réel. »

Son « Ça va de soi » ne tombe pas comme une affirmation péremptoire. Soulignons tout d’abord qu’il ne se rapporte pas au principe de la PMA pour toutes les femmes, mais à son remboursement si le principe est accepté, c’est l’objet du débat qui se terminera par un vote au parlement.

Deuxième point, le remboursement est déjà en vigueur pour les couples hétérosexuels. Pourquoi ? Parce que nous dit la ministre « donner un droit sans le rendre accessible, c’est le condamner à être formel et non réel. » Voilà la justification pour madame Buzyn de son « ça va de soi ».

Bien entendu on peut ne pas être d’accord avec ce raisonnement et le contester, ça va… sans dire.

Robert

Pour vous paraphraser, Monsieur Bilger, j'ajouterai : "c'est une évidence" ! Cela va de soi, naturellement, sauf que dans ce fameux "progressisme" tout est artificiel et rien n'est naturel. Et se référer à la nature humaine, voire à la nature tout court, c'est s'exposer à être traité d'affreux réactionnaire, de droite si ce n'est d'extrême droite... Et pourtant ce sont ces mêmes accusateurs qui prétendent défendre la nature. Comprenne qui pourra dans ce pays qui se prétend encore cartésien.

Ceci dit, je rejoins votre conclusion à laquelle je souscris totalement :

"Il me semble qu'il ne serait pas choquant de rapprocher de cette alerte à la fois morale et démocratique la crainte exprimée par François-Xavier Bellamy d'une société risquant de passer du transhumain à l'inhumain.
Pardon madame la ministre mais rien ne va jamais de soi. Sinon la politique serait inutile."

Tout est dit ici et se passe d'autre commentaire : cela va de soi !

Aliocha

Ce qui va de soi est la faiblesse de l'idéologie commerçante médicale qui ne cherche qu'à rentabiliser les progrès impressionnants de ses techniques, mais qui, à l'habitude, restent emprisonnées dans la régression des comportements.
Sans parler de la dérive du pouvoir précédent qui a enfermé ce sujet d'éthique générale dans les revendications LGBT, rétrécissant son champ au désir de pouvoir vengeur de ceux qui n'ont pas saisi la définition proustienne du genre, et se comportent en hétéros refoulés à tendance homophobe, niant la stérilité naturelle qu'il serait nécessaire de reconnaître si l'on assume réellement son orientation, ce qui n'empêche sûrement pas d'avoir la capacité d’accueillir et d'éduquer, l'adoption de deux manques réalisant une complétude.

Macron a promis, qu'il fasse.

Cela n'empêchera personne d'être dupe, et Bellamy sur ce sujet pose réellement la problématique du choix que l'heure nous impose, nous avons la possibilité de refuser l'incarnation et de se livrer au Data et à tous ses leurres, témoignages de l'incapacité à choisir d'assumer notre destin et clairement de choisir la fin de l'humain.

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