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04 juillet 2019

Commentaires

fugace

« Il est urgent que la jeunesse se fasse entendre et respecter, pour avec les aînés qui la soutiennent, remplacent les ptits chefs, et au travers d’eux, celles et ceux qui n'œuvrent que pour leur destin personnel quand ce n'est pas leurs intérêts premiers et en final leurs carrières et accessoirement fortunes.

Ce n’est pas nouveau, la longue Histoire nous impose de chercher la réponse à l’éternelle question :
- Les peuples sans «Chef», ou gouvernés par de petits chefs dont la faiblesse est grande parce que leurs convictions sont incertaines, sont-ils condamnés à imposer par eux-mêmes la meilleure voie pour eux-mêmes et surtout les générations qui montent ?
Que ce soit dans les domaines religieux, économiques et sociaux, aucune « politique » ne pourra réussir en l’absence d’un seul de ces trois piliers précités, savamment articulés entre eux, qu’on le veuille ou non.
La démonstration nous est livrée en vraie grandeur en ce début du XXIe siècle.
- Quels peuples ne recherchent pas parmi les leurs, leurs élites ?
- Quels peuples sont prêts à abandonner de gré leurs croyances et traditions ?
- Quel est donc ce prix à payer, ou faire payer aux autres pour ne pas disparaître soi-même ?
Ce questionnement n’est-il pas présent encore et toujours dans les mémoires, les esprits, de nombreux groupes et sociétés ? Sans nul doute, d’autant que les enjeux majeurs s’appellent désormais :
- mondialisme,
- capitalisme,
- religieux.

Ces articulations majeures se frottant désormais entre elles comme les plaques tectoniques de la planète, écrasent déjà nombre de nations et par conséquent les peuples qui les composent, dont un grand nombre qui de par leur classe sociale n’auront jamais accès au « progrès », c’est-à-dire non pas au matérialisme, mais à la « connaissance ».
Ce qui manque le plus souvent aux gouvernants modernes, ce n'est pas l'intelligence, mais le caractère.
Et fort heureusement quand les petits chefs se voient au bord de l'abîme, ils renoncent momentanément à leurs illusions sur la puissance intellectuelle des collectivités.
Le commandement collectif remplace alors le commandement individuel et se choisit un nouveau chef. Mais c'est quelquefois long, tant les petits chefs ont d'autres ressources cachées !
Alors,
- À quand donc le grand chambardement, avec l’avènement d’un « chef » de caractère et doté d’une vision à long terme donc d’une forte dose d’imagination, en attendant le siècle qui proposera peut-être son génie ? »

J’avais mis ça de côté. Allez savoir d’où ces idées sont sorties et qui ne feront pas avancer le schmilblic d’un pouce !

Robert Marchenoir

Comment ça, on manque de chefs ? On en a 67 millions, bien au contraire. C'est bien le problème...

J'adore l'obsession nouvellement trouvée de la "vraie droite" sur les chefs. Il faudrait former des chefs. Les experts en chefferie se multiplient. Nous avons des livres (être chef pour les nuls), des écoles (toi aussi, deviens chef et sois président de la République demain)...

Il vaudrait mieux commencer par discuter des objectifs politiques que l'on souhaite. Comme par hasard, ce nouveau thème à la mode exclut implicitement le libéralisme, en suggérant a) qu'il faudrait des chefs, b) que le problème est qu'on n'a pas les bons. L'homme providentiel va débarquer, et il va tout résoudre avec ses petits bras musclés.

Certes, il faut des dirigeants, mais pour faire quoi ? A défaut de répondre, d'abord, honnêtement à cette question, on finit par ériger Vladimir Poutine en modèle.

Je suggère qu'on prenne directement Staline ou Hitler (voire les deux à la fois), comme ça, ça ira plus vite. Et ce sera, au moins, plus pittoresque. (C'est d'ailleurs ce que fait le susnommé. Ce n'est pas ce qu'il dit, bien entendu... mais quiconque croit ce que dit Poutine ne mérite pas d'être employé à cuire des œufs au plat. Ne parlons pas d'être "chef" de quoi que ce soit...)

Au passage, si l'on veut aborder ce qui fait l'essence d'un bon dirigeant, il est significatif (et déplorable) que l'on en revienne toujours à passer le plumeau sur le veston de chefs militaires. Et non, par exemple, de chefs d'entreprise.

Il devrait sauter aux yeux que la nature du pouvoir exercée dans l'armée est fondamentalement différente de celle du pouvoir civil.

C'est précisément le fait de lorgner sur de Villiers, de Gaulle et Poutine qui trahit le problème. Le paradoxe est que les mêmes qui tombent à genoux devant ces galonnés vont vous chanter les louanges de Donald Trump, au motif "qu'il est un chef d'entreprise qui a fait plein de pognon, donc, hein... camembert".

Les mêmes vont, simultanément, vous pleurer des torrents de larmes sur le "culte du Veau d'or" et "l'argent-roi" -- mais quand il s'agit de Trump, son argent sent la rose.

En fait, Donald Trump est un chef d'entreprise exécrable : il suffit de voir la façon dont ses collaborateurs les plus proches sont installés sur des sièges éjectables qui se déclenchent régulièrement.

Pas un cabinet de recrutement ne prendrait Donald Trump pour cuire des œufs au plat -- ne parlons pas de diriger une baraque à frites.

Pour être un bon chef (ou pour simplement discuter des mérites d'un bon chef), il faudrait commencer par faire preuve d'un minimum d'honnêteté et de cohérence.

Catherine JACOB

Qu'est-ce que vous voulez qu'on vous dise ? Pléthore de p'tits chefs, absence de vrais chefs, mais Christine Lagarde aux manettes de la Banque européenne.

Savonarole

Giuseppe retrouve ses origines Antonio Gramsci...

Savonarole

Le Général de Villiers me fait suer.
Il ne dit rien de plus que mon boucher qui m’enivre d’évidences chaque fois que je passe à Paris. Et Dieu sait qu’une côte de bœuf c’est long à préparer...
Mon boucher pense tout comme notre général, il sait que je suis vaguement de droite alors il en profite pour m’accabler de ses certitudes en attendrissant la viande. Stoïque, j’attends à la caisse.

Giuseppe

Cahuzac, Barre, et d'autres encore ! Tous pourris !
Peut-on se rendre compte un seul instant qu'ils sont la honte d'un pays, ils planquaient ailleurs, camouflaient leur sale pognon, dissimulaient leur voracité, eux qui vantaient sans compter leur confiance en notre pays, leur amour en nos institutions, leur abnégation à servir… Il suffisait d'y croire.

Ces moins que rien, ces misérables, c'est dire l'estime qu'ils portaient à notre pays et la confiance en ses citoyens.
L'honneur de servir… et comme la pire des petites frappes, ils cachaient leur méchant fric dans des pays où l'argent est roi, pour quelques profits de plus, quelques revenus grattés de plus.

Avaricieux en plus contre l'honneur de leur vie en moins, foulé aux pieds, sur lequel ils crachaient sans vergogne, s'en souciant comme d'une guigne.
Pauvres d'eux, misère posthume pour le second, et le pire de tout la voracité dévoilée, merci au Volatile et à cette liberté sans concession, au moins l'héritage perçu aura l'odeur du souffre et "collera aux doigts" comme le disait François Mitterrand.

"Pour l'essentiel, il confirme "qu'il y a une crise d'autorité et de confiance" en formulant un diagnostic très pessimiste sur l'état de la France qu'il parcourt régulièrement : "se creuse en accéléré un fossé entre ceux qui dirigent et ceux qui exécutent." (PB)

Je ne sais si Cahuzac a une fin de vie pourrie, je m'en fiche et je trouve même que la justice a été clémente ; un des plus haut postes du pays et comme un rat d'égout il allait cacher son bout de fromage ailleurs, dans des caves sombres, à l'abri de l'effort collectif imposé à un pays à qui l'on demande toujours plus de sacrifices, de vertu et d'exemplarité.

Un chef donne l'exemple, va au feu, est en première ligne, l'honneur ne se négocie pas. L'éthique ne se monnaye pas elle n'a pas de capital, ni de compte en banque dissimulé. La beauté du désintéressement contre la salissure du mensonge.
Mongénéral qui affectionnait le Volatile a dû une nouvelle fois se retourner dans sa tombe, tous ces dirigeants pris la main dans le coffre-fort, qui crachent sans vergogne sur ce peuple qui leur a fait confiance.

Ils sont à vomir.

"Il est peu de grandes âmes à la tête des armées pour les enivrer, leur inspirer l'amour de la gloire, l'orgueil national, et le respect de la discipline qui fait vaincre." Saint-Just.

Quand donc les politiques dans un pays libre et démocratique seront-ils frugaux et honorables ?

Planquer comme des voleurs un butin à l'étranger, la corde pour les pendre, ils ne la valent même pas.

https://www.sciencespo.fr/cevipof/sites/sciencespo.fr.cevipof/files/CEVIPOF_confiance_vague10-1.pdf

Gavroche

Bonjour monsieur Philippe Bilger,

Comme d'habitude il y a à boire et à manger dans votre billet. Je n'en retiendrai qu'une phrase qui correspond à la résolution d'un des problèmes que nous traversons depuis des décennies.

Pour être un chef d'Etat:

"...cela exige de la hauteur sans arrogance, de la proximité sans familiarité, de la morale sans affectation, de l'ambition pour son pays et pas d'abord pour soi."

Sur ces points Macron a tout faux et il ne pourra jamais changer c'est inscrit dans ces gènes.

D'ailleurs, on nous prépare une remplaçante avec madame au long bec, qui a donné sa personne à son clan et le servira on ne peut mieux que monsieur Macron.

Pour le reste pas la peine de consulter la "voyante" De Villiers, nous en avons assez de la bande de voyous, d'escrocs, de fumistes, de clowns qui nous dirigent depuis plus de quarante années ; et qu'Attali et consorts aillent donner leurs conseils aux pingouins des îles Kerguelen !

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