« Féminicides : il n'y a pas qu'à ! | Accueil | Hervé Temime est même bon après ! »

09 juillet 2019

Commentaires

Achille

@ Robert Marchenoir | 13 juillet 2019 à 07:50
« Il ferait beau voir que les hurlements des femmes violées et assassinées par les immigrés illégaux musulmans l'empêchent de "vivre dans un mode apaisé". »

1- Il n’y a pas que les immigrés illégaux musulmans qui violent et assassinent des femmes.
2- Les femmes musulmanes disposent de la protection des lois civiles et pénales de notre République au même titre que les femmes françaises "pure souche".

Alors inutile de vouloir jouer les Don Quichotte comme vous le faites.

Robert Marchenoir

@ Achille | 12 juillet 2019 à 20:16

C'est ça. L'important est que Monsieur Achille puisse faire sa sieste sans être dérangé par un mot plus haut que l'autre sur Internet. Il ferait beau voir que les hurlements des femmes violées et assassinées par les immigrés illégaux musulmans l'empêchent de "vivre dans un mode apaisé".

Noblejoué

En France, les citoyens ne souhaitent pas du bien à leurs concitoyens.

Il n'est nul besoin de chercher dans le darknet pour en ramener des preuves... Quand on aura totalement aboli la liberté d'expression, ce sera impossible, impossible sera bien français.

Ici, par exemple, Robert Marchenoir est favorable au suicide de certains de ses concitoyens, non parce qu'ils auraient fait des abominations ou par compassion pour éviter de se retrouver piégé, comme on peut l'être dans la vie.

Et par exemple, Achille préfère une dictature à une autre, comme s'il y en avait de bonnes, sous prétexte qu'il pense que celle à son goût défendrait les victimes "d'injures diffamation et harcèlement", avant, c'était les prolétaires qu'il fallait promouvoir, avec une dictature du prolétariat.

——

"@ Zonzon - "Rue de Vaugirard" | 19 juin 2019 à 07:28
"Un économiste libéral distingué part en vacances chaque fois qu’un fonctionnaire se suicide."

Maintenant que vous m'y faites penser, le suicide de masse serait, en effet, une excellente solution pour nous débarrasser des fonctionnaires. Je conçois qu'un vieux prof vicieux comme vous soit contre, mais, que voulez-vous, il va bien falloir que, pour une fois, votre corporation fasse quelque chose pour la nation.
Quant aux économistes libéraux, distingués ou non, ils font clairement partie d'une race supérieure, par rapport à ce type humain dégénéré qu'est le fonctionnaire français.
Il est juste et bon qu'ils bénéficient de six mois de vacances par an. »
(Rédigé par : Robert Marchenoir | 19 juin 2019 à 15:33)

——-

@ Robert Marchenoir | 12 juillet 2019 à 16:28

"Où est la liberté d'opposition et de critique, s'il est interdit de tenir des propos malveillants ? Et qui déciderait du moment où des écrits deviendraient "outranciers" ?"
Au risque de vous choquer, j’ai plus de compassion pour les victimes de propos outranciers et malveillants que pour les individus qui les profèrent. Je comprends la grande frustration de ces derniers qui devront désormais faire preuve d’un peu plus de modération pour déverser leurs états d’âme.
Alors certes, votre copain juriste sbriglia nous expliquera que notre société est protégée par des lois civiles et pénales et donc que les victimes d’injures, diffamations et harcèlements en tout genre, peuvent toujours recourir aux services d’un avocat afin de défendre leur honneur.
Il est vrai que les avocats vivent grassement des procès en diffamation dont certains médias se repaissent et il sera dommage de les priver de cette belle source de revenus.
Vous dites également (sans rire) que sous « mes airs doucereux de centriste tiédasse, je suis peut-être le plus gros facho de ce blog ». Merci pour le « peut-être » qui laisse planer un petit doute sur cette affirmation péremptoire.
Nous n’avons manifestement pas la même définition du mot « facho ». A la dictature de la haine que vous appelez de vos vœux, je préfère la dictature de la morale qui peut, certes, présenter des aspects contraignants mais qui, au final, permet d’endiguer le climat délétère qui s’installe dans notre société.
Je préfère vivre dans un mode apaisé. A chacun ses valeurs." (Achille)

——-

L'un appelle au suicide pour indignité de gens qui ne sont pas indignes, l'autre trouve digne une dictature.
Et c'est moi qu'on a dit faire la promotion du suicide ou avoir des désirs totalitaires, je rigole. Je dis que le suicide est l'ultime liberté de ceux qui n'en ont pas d'autre, une porte de secours, un moindre mal et non un bien. Je veux ce que je veux sans empiéter sur les autres.
Tandis que les Français empiètent souvent sur les autres, je ne cite deux commentateurs que pour leur symétrie, l'un veut que des gens disparaissent, l'autre que des libertés disparaissent.

Fatalement, quand on empiète les uns sur les autres, quand on en vient même à souhaiter une dictature, c'est-à-dire un bras armé dans son désir de contrôle des gens qui va plus loin que de souhaiter leur mort, quand on monte aux extrêmes, je m’inquiète.
Les mots inclinent aux actes.

Je ne vais pas pour autant interdire de souhaiter la mort des gens - où c'est malheureux à dire mais il faudrait interdire, trop de gens sont ainsi, l'héritage et le viager.
Ou prohiber qu'on souhaite une dictature parce qu'il est évident que cela aiguise l'appétit de futurs tyrans ainsi que de leurs séides.

Racisme, sexisme, antisémitisme et je ne vais pas faire la liste, ne me paraissent pas des opinions justes sur les personnes concernées et ont des conséquences délétères sur elles.
Pour autant je ne souhaite pas l'interdiction de leur expression.

En appeler à la dictature, ou d'ailleurs à la guerre civile ou différentes joyeusetés du même type est plus grave encore, étant donné que ces états politiques de la société font plus de dégâts.

Parce que si on ne peut pas exprimer son opinion, juste ou injuste et qui en jugera, problème accessoire à celui de la préservation de la liberté, aucune liberté d'appréciation du monde ne reste.
L'expression est abolie, la liberté de pensée, qui passe par l'expression, la suit dans la fosse aux libertés.

Parce qu'on a une grande fosse, mais en parler serait long et élargirait trop la focale.

Des gens qui ne sont pas des criminels sont de trop, il y a des libertés de trop.
C'est la France.

Je m'étonne qu'on ne soit pas en guerre civile, je ne m'étonne pas que certains la désirent.
Le climat, les amuse-gueules de déclarations dignes de guerres civiles ne peuvent que mettre les gens en appétit.

Je ne veux pas dire qu'il faut les censurer, je cherche à incliner les gens à commettre moins de débordements.
Et à montrer la superficialité confinant à la bêtise de la censure, il faudrait, si on voulait vraiment sécuriser les conversations comme on ôte tout ce qui peut être dangereux pour les jeunes enfants à portée de leur comportement exploratoire dans les maisons, en faire plus et de meilleure qualité.

Titanesque autant qu'à éviter. Bêtise, titans, dévoration de nos libertés, dire ne sert à rien, il faut des images aux gens.
Des métaphores, certes, mais aussi des images animées, et justement :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19547570&cserie=17425.html

L'Humanité est menacée par des êtres en général dépourvus d'intelligence mais très puissants, très bonne série mais tout le monde peut se documenter en un clic, non ?
Je veux dire que la liberté notamment d'expression donc de pensée est menacée par des forces très puissantes.

Et que pour combattre ce qui est grand et fort, mieux vaut le faire en trois dimensions comme le corps d'armée dédié à cette tâche, on dira pour les défenseurs de la liberté, qu'il faut essayer de prendre tous les aspects d'une question en compte et être dynamiques.
S'inspirer des héros.

Bon, le "héros" est fatigué là, dodo.

caroff

@ Robert Marchenoir 01h04 et 16:28

A la fin de votre envoi vous touchez, vous pulvérisez, que dis-je, vous vaporisez la pauvre Avia qui doit se venger de ce que lui renvoie son miroir en exprimant tant de haine contre les "haineux".

Reste que les contournements de cette législation inique devraient fleurir assez vite: les paraphrases, métaphores et autres astuces langagières berneront facilement les algorithmes des robots.
.
Relevons tous ensemble ce défi linguistique.

PS. Puis-je ajouter que si l'on retire les mots, il reste les couteaux ?

scoubab00

@ Giuseppe | 12 juillet 2019 à 14:06

Bien résolu à abandonner Bob à son triste sort de victime de la cyber-censure. Pas grave, j'irai lui apporter des oranges quand il sera derrière quelque grille à code. C'est pas bien de laisser tomber les collègues fussent-ils vindicatifs.

J'ai pas trouvé votre ville mais moi, ma môman habitant sur le trajet de l'étape de lundi entre Saint-Flour et Albi, j'irai voir l'échappée probable filer sur ce parcours vallonné (De Gendt, Roux ?). J'ai à peu près le gabarit du Navarrais placide mais hélas pas son coeur qui battait je crois à 40 pulsations/minute au repos !

Bon week-end Beppe et le bonsoir à votre home-trainer :))

Achille

@ Robert Marchenoir | 12 juillet 2019 à 16:28
"Où est la liberté d'opposition et de critique, s'il est interdit de tenir des propos malveillants ? Et qui déciderait du moment où des écrits deviendraient "outranciers" ?"

Au risque de vous choquer, j’ai plus de compassion pour les victimes de propos outranciers et malveillants que pour les individus qui les profèrent. Je comprends la grande frustration de ces derniers qui devront désormais faire preuve d’un peu plus de modération pour déverser leurs états d’âme.
Alors certes, votre copain juriste sbriglia nous expliquera que notre société est protégée par des lois civiles et pénales et donc que les victimes d’injures, diffamations et harcèlements en tout genre, peuvent toujours recourir aux services d’un avocat afin de défendre leur honneur.
Il est vrai que les avocats vivent grassement des procès en diffamation dont certains médias se repaissent et il sera dommage de les priver de cette belle source de revenus.

Vous dites également (sans rire) que sous « mes airs doucereux de centriste tiédasse, je suis peut-être le plus gros facho de ce blog ». Merci pour le « peut-être » qui laisse planer un petit doute sur cette affirmation péremptoire.

Nous n’avons manifestement pas la même définition du mot « facho ».
A la dictature de la haine que vous appelez de vos vœux, je préfère la dictature de la morale qui peut, certes, présenter des aspects contraignants mais qui, au final, permet d’endiguer le climat délétère qui s’installe dans notre société.
Je préfère vivre dans un mode apaisé. A chacun ses valeurs.

Noblejoué

On va tant multiplier les lois qu'on ne pourra plus écrire de textes acides et corrosifs, inventifs, qui vont au fond des choses, pour le bien des opprimés, en l’occurrence, les Irlandais, autrefois :

https://fr.wikisource.org/wiki/Opuscules_humoristiques_(Wailly)/Modeste_proposition

Les Irlandais l’appréciaient et continuent à le porter aux nues comme il le mérite.

https://www.guide-irlande.com/culture/jonathan-swift/

Swift, j'ai un léger problème, comment improviser quelque chose dans son style pour flétrir le rejet continuel de la liberté par les Français, à commencer par les commentateurs de ce blog ?
Quand ils n'ont pas le courage, le temps ou la priorité de se documenter sur certains sujets ou manquent d'idées ou les deux, que font-ils ? Militer pour l'interdiction de l'expression desdites opinions, la victoire perpétuelle par forfait, des sportifs l'ont peut-être rêvé, des militants le font.

Et puis, les mêmes voulant interdire certaines opinions ou les pseudonymes ne s'interdisent pas de ne pas prendre en compte la sensibilité de Lucile.
Bien, en somme, les gens doivent être présumés incapables et indignes de s'exprimer, interdits de liberté d'expression par la loi, mais les gens, dont eux-mêmes, ne doivent pas s'interdire à eux-mêmes de ne pas prendre en compte une délicatesse ne rentrant pas dans un quelconque champ idéologique.

On aura compris que je ne vais pas me permettre de dire si Lucile est une victime ou non ou si elle se considère ainsi ou non.
Pourquoi j'aurais peur de me mouiller ? Je ne dispose pas d'assez d'éléments, tout simplement.

Je dis qu'il est mal de ne pas prendre en compte la personnalité de chacun. La présomption d'innocence, la politesse, l'honnêteté intellectuelle et autre, ce n'est pas la loi qui la donnera, c'est se donner comme loi la plus grande intégrité morale qui le fera.
Enfin, on peut se cacher sous la loi comme les dévots accumulant les rites de ne pas suivre des trucs un peu plus importants comme, je ne sais pas ? Ne pas faire aux autres ce qu'on n'aimerait pas qu'ils vous fassent, soit un patrimoine moral en indivision entre diverses croyances et les athées et autres agnostiques.

Contrairement à d'autres, je ne suis pas fan de l'unité à tout prix, je trouve qu'on peut vouloir, peut-être avec de bonnes intentions, tendre à faire de nous des anges sans visages.
Comme montré plus bas, il peut alors y avoir une utilité à se tourner vers le négatif pour abolir l'engloutissement de l'individu :

https://www.youtube.com/watch?v=XmPDP4mtYLU

Noblejoué

Les Français multiplient les lois liberticides, et c'est normal. Contrairement à une légende, ils n'aiment pas la liberté.

Les gens lucides le savent, mais mes griffes se rétractent, il faudrait griffer et je n'ai pas d'entrain !
Pas grave, les humains ont les muses, mais aussi les grands ancêtres :

https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Chateaubriand_-_M%C3%A9moires_d%E2%80%99outre-tombe_t4.djvu/97

Ellen

@ Lucile | 12 juillet 2019 à 00:36

Merci Lucile. Je suis allée lire votre lien et j'ai vite arrêté. Epuisée à force de monter, de descendre, de remonter entre tous ces articles, alinéas interminables, et de chercher leur signification. Un vrai labyrinthe juridique. Un vrai sport - courage à toutes les plateformes ! Plus facile de comprendre les mathématiques supérieures que de s'engouffrer dans cette brèche à la longueur d'un serpent de mer.

Robert Marchenoir

@ Achille | 12 juillet 2019 à 09:54

En fait, sous vos airs doucereux de centriste tiédasse, vous êtes peut-être le plus gros facho de ce blog. Vous ne vous rendez même pas compte de l'énormité de ce que vous écrivez :

"La loi anti-haine n’est nullement une mesure destinée à limiter la liberté de pensée et de parole. Elle a d'abord pour objet de réduire, autant que faire se peut, les propos outranciers et malveillants."

D'abord, c'est faux. Cette loi est bel et bien dictatoriale, mais elle ne va pas jusque-là. Relisez le texte.

Mais surtout, vous voudriez que la loi interdise les propos outranciers et malveillants ? Et vous prétendez que cela ne porterait pas atteinte à la liberté d'opinion et d'expression ?

Donc, seuls les robinets d'eau tiède tels que vous seraient autorisés, seuls les propos bienveillants seraient permis (ce qui vous exclut d'office), et vous prétendez que cela ne nous ferait pas rentrer dans un régime tyrannique ?

Où est la liberté d'opposition et de critique, s'il est interdit de tenir des propos malveillants ? Et qui déciderait du moment où des écrits deviendraient "outranciers" ?

Vous venez d'appeler de vos vœux une dictature tranquille. Vous faites l'éloge du modèle communiste chinois.

Sans compter que votre position, qui reflète celle d'une bonne partie de la gauche distinguée et de bon ton, est auto-contradictoire. Les gens comme vous baignent dans le deux poids, deux mesures.

Si vos vœux étaient exaucés, il serait, par exemple, interdit d'écrire : "Hitler était un monstre abominable, on a bien fait de pendre quelques-uns de ses potes haut et court, et, franchement, moi, j'en aurais buté plusieurs centaines. Pour tout vous dire, il aurait fallu en saigner quelques-uns à blanc et en autopsier une poignée encore vivants, comme ils l'ont fait à leurs victimes. Si l'on avait pris cette décision, on n'aurait pas aujourd'hui des ordures néo-nazies en train de répandre leurs idées de dégénérés dans certains coins du Web."

Par exemple.

Ce n'est pas "outrancier" et "malveillant", ça ?
______

@ Robert | 12 juillet 2019 à 12:00

Merci de nous avoir collé cette inabsorbable tartine législative. On croirait lire du Aliocha, en moins déjanté. Cette phrase de vingt lignes ne veut strictement rien dire.

Vous noterez la "prétendue race". L'état précédent des lois anti-pabien se référait à la "race, réelle ou supposée". Au moins les zélotes de l'homme nouveau et de la page blanche (oh ! pardon...) gardaient-ils l'hypothèse, dans un coin de leur tête, que la réalité puisse exister. La roue à cliquet gauchiste vient de tourner d'un cran. On a passé ce stade.

Le "progrès", maintenant, consiste à affirmer que ce qui est "vrai ou supposé", ce sont la religion, la nation, le sexe et même le handicap.

Les musulmans lèvent les fesses en cadence dans la rue, mais en fait, ce sont des musulmans "supposés". La musulmanerie existe-t-elle ? Ce n'est même pas sûr.

Vous êtes amputé des jambes ? Handicap "supposé". Va savoir.

Le sexe ? Houlàlà... "supposé", le sexe. On ne sait jamais. Ni avant, ni pendant, ni même après. Vous pourriez avoir des surprises.

Quant à la France, il est clair que c'est une nation de plus en plus imaginaire.

Tout cela n'empêchera pas ces beaux hypocrites de nous réclamer des quotas de Noirs "supposés" à la télévision ou à l'Assemblée nationale, mais à part ça les races n'existent pas, puisque c'est marqué dans la loi.

(Pardon : de "prétendus" Noirs. Voyez, j'ai du mal à me mettre à la page. Donc si je dis que Laetitia Avia est une prétendue Noire et qu'il faudrait, par conséquent, qu'elle arrête de nous bassiner avec son prétendu racisme, je suis totalement dans les clous législatifs, nous sommes bien d'accord ?)
______

@ Aliocha | 12 juillet 2019 à 09:26
"Ce qui est terrorisant, comme le sont nombre de réactions qui assimilent l'expression haineuse et instantanée génératrice de mensonge et de contamination violente menaçant la démocratie, qui doit urgemment être encadrée par la loi, avec l'expression de l’œuvre des poètes qui, elles, sont toujours le résultat d'un travail de maturation et ne seront pas menacées dans leur expression."

Mais bien sûr. La loi Avia comprend une exception en faveur des poètes. Vous nous indiquerez l'alinéa. Des poètes dans votre genre, je suppose... Vous êtes complètement allumé, mon pauvre ami, ainsi que le montre le reste de votre commentaire.

Michel Deluré

@ sbriglia 12/07 11:18

N'est-il point incohérent de prétendre d'une part que vous n'avez pas d'échelle pour apprécier le moralement acceptable alors que vous affirmez d'autre part que « la vraie morale se moque de la morale » ? Qu'est-ce que la « vraie morale » et qu'est-ce qui la différencie alors de la morale tout court ?

Je continue pour ma part à douter, mais peut-être ai-je tort, que le seul respect des règles publiques suffise à permettre le vivre-ensemble et si chacun est libre effectivement de convoiter la femme de son voisin, voire d'endosser parfois, comme vous le suggérez, le rôle du salopard, j'ai du mal à imaginer que ces comportements soient de nature à rendre les relations humaines plus civilisées !

J.J. Rousseau dans son Contrat social illustre d'ailleurs cette opinion beaucoup mieux que moi : « l'impulsion du seul appétit est esclavage ; l'obéissance à la loi qu'on s'est prescrite est liberté ».

scoubab00

@ Achille et...

Lucile me paraît avoir une attitude de victime : la haine, c'est certaines minorités agissantes, pas moi, et je me réserve le droit de réagir numériquement comme je l'entends sans passer sous les fourches caudines du politiquement correct. Robert l'Africain, lui, craint une sorte d'EPR juridique dont les réacteurs surchauffés deviendraient incontrôlables. Pour moi non passionné de politique c'est présentement une question byzantine et aussi...

Cet ado attardé Internet a bientôt vingt ans pour le grand public. Ses bras grandissent encore, un peu gras du bide et suffisant, on ne lui a pas posé assez de limites. Faut donc lui taper un peu sur la tête pour le ramener à la raison puisque ses parents ont négligé de le faire. Rien que de très normal en somme ;)

sylvain

@ Exilé | 12 juillet 2019 à 13:31
"Vous n'avez manifestement jamais entendu parler de Louis Aragon."

Moi si !

Louis Aragon : le chantre, la muse communiste:

"Nous ruinerons cette civilisation qui vous est chère.

Monde occidental, tu es condamné à mort.

Nous sommes les défaitistes de l’Europe: voyez comme cette terre est sèche et bonne pour tous les incendies

Que les trafiquants de drogue se jettent sur nos pays terrifiés.

Que l’Orient, votre terreur, enfin à notre voix réponde.

Nous sommes ceux-là qui donneront toujours la main à l’ennemi"

La Révolution surréaliste, n°4, 1925

Du pacte germano-soviétique au Réseau Education Sans Frontières, en passant par les porteurs de valises du FLN, les communistes et leurs idiots utiles sont fidèles à eux-mêmes :

"Nous sommes ceux-là qui donneront toujours la main à l’ennemi"

Il est tout mimi votre Aragon, un bon gauchiasse, on en mangerait, d'ailleurs M. Ferrat Jean "que la montagne est poubelle" en était très friand.

Giuseppe

@ scoubab00 | 10 juillet 2019 à 18:35

Je vais assister à la même arrivée, pratiquement au même endroit, quand Jacques Anquetil a franchi la ligne devant le palais de justice du grand quartier de mon enfance.

J'y étais aussi lorsque François Hollande, s'attardant avec les derniers des Mohicans, les allées vides, un public déjà dispersé comme des moineaux, - il faut savoir rester après... les coulisses -, j'ai conversé quelques mots avec Thierry Rey, son conseiller sport, surpris, et je pense heureux qu'un modeste le reconnaisse et lui rappelle qu'il a été notre première médaille d'or olympique pour le judo. Très sympa.

Felice Gimondi donnant sa casquette à un copain, à l'époque ils étaient accessibles, sans barrières, mangeaient au restaurant du coin.
Bon sang ! J'arrête ici je vais y passer toute mon enfance, il est vrai que nous étions aux premières loges, d'où peut-être mon vélo Vert-Céleste et ma voiture italienne, le savoir-faire et un morceau de légende : Coppi, sans oublier le pieux et le Juste Gino Bartali, mais là j'étais trop jeune et c'est une autre histoire.

Quand on a du gabarit, le poids de Miguel Indurain était ma référence lorsqu'il se présentait devant les cols pyrénéens, vous savez ce qu'il vous reste à faire… pourtant il était grand l'ayant approché de très près.

Exilé

@ Aliocha
« Ce qui est terrorisant, comme le sont nombre de réactions qui assimilent l'expression haineuse et instantanée génératrice de mensonge et de contamination violente menaçant la démocratie, qui doit urgemment être encadrée par la loi, avec l'expression de l’œuvre des poètes qui, elles, sont toujours le résultat d'un travail de maturation et ne seront pas menacées dans leur expression. »

Vous n'avez manifestement jamais entendu parler de Louis Aragon.

kacendre

Pourquoi poser une telle question ?
Macron a été élu pour la fermer...
Seuls ont droit à la parole et à l'intox les faillis de 50 ans d'impuissance, de couardise, de démagogie et d'incompétence sauf pour leur situation perso et surtout leurs privilèges et prébendes...

Sans oublier les brailleurs du PAF qui dictent et imposent leurs opinions partisanes à grand renfort de matraquage audiovisuel, dans le confort de la pensée unique et du "qu'est-ce qu'on est bien entre nous".

Robert

@ Achille | 12 juillet 2019 à 09:54

"La loi anti-haine n’est nullement une mesure destinée à limiter la liberté de pensée et de parole. Elle a d'abord pour objet de réduire, autant que faire se peut, les propos outranciers et malveillants qui, par le biais des réseaux sociaux notamment, prennent une dimension inquiétante avec pour effet une montée inquiétante du communautarisme."

Le problème n'est pas dans les intentions. Le problème est intégralement dans la définition juridique d'une obligation légale, non pas sur injonction d'une autorité administrative mais sur des injonctions d'utilisateurs : "dans un délai de vingt-quatre heures après notification par un ou plusieurs utilisateurs" précise le texte. Il faut donc considérer que l'opérateur dispose d'un service juridique en mesure d'interpréter et appliquer la loi...

La définition juridique de cette obligation est donnée dans l'article 1 du texte ci-après qui montre le travail de modifications successives de la commission de l'Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/15/pdf/rapports/r2062-aCOMPA.pdf

« [...] les opérateurs de plateforme en ligne au sens du mentionnés au I de l’article L.111-7 du code de la consommation proposant qui proposent un service de communication au public en ligne reposant sur la mise en relation de plusieurs parties en vue du partage de contenus publics ou sur le classement ou le référencement, au moyen d’algorithmes informatiques, de contenus proposés ou mis en ligne par des tiers et dont l’activité sur le territoire français dépasse un seuil déterminé par décret sont tenus, au regard de l’intérêt général attaché à la lutte contre les contenus publiés sur internet et provoquant à la commission d’actes de terrorisme, faisant l’apologie de tels actes ou comportant une atteinte à la dignité de la personne humaine, une incitation à la haine, à la violence, à la discrimination ou une injure envers une personne ou un groupe de personnes à raison de l’origine, d’une prétendue race, de la religion, de l’ethnie, de la nation, du sexe, de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre ou du handicap, vrais ou supposés, de retirer ou de rendre inaccessible, dans un délai de vingt-quatre heures après notification par un ou plusieurs utilisateurs, tout contenu contrevenant manifestement aux cinquième, septième et huitième alinéas de l’article 24 de la loi du 29 juillet1881 sur la liberté de la presse, aux troisième et quatrième alinéas de l’article 33 de la même loi sur la liberté de la presse ainsi qu’aux articles 222-33, 225-4-1, 225-5, 225-6, 227-23, 227-24 et421-2-5 du code pénal ou de faire cesser, dans le même délai, le référencement de ce contenu. »

J'aimerais bien que l'on m'explique ce membre de phrase : "une incitation à la haine, à la violence, à la discrimination ou une injure envers une personne ou un groupe de personnes à raison de l’origine, d’une prétendue race, de la religion, de l’ethnie, de la nation, du sexe, de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre ou du handicap, vrais ou supposés", notamment l'incise "vrais ou supposés"...

L'on met ici le doigt dans un engrenage que je crains qu'on ne puisse pas contrôler.

Lucile

@ Achille

Mais que veut dire, "inciter à la haine" ? On peut tout aussi bien inciter à la haine avec des paroles douces et mesurées. En particulier en utilisant un langage faussé, en décalage avec la réalité et les sentiments que l'on éprouve, et en obligeant les gens à le faire.

Ce n'est pas seulement un problème de formulation. Mais si ça l'était, de quel droit empêcher les gens de parler spontanément ? Nous avons déjà tout un arsenal législatif contre la calomnie, l'injure et la diffamation. Si cette loi lutte contre l'anonymat, c'est pour retrouver les coupables, et les punir évidemment. Madame Avia a elle-même exprimé son contentement à l'idée de cette chasse aux contrevenants et de cette répression bien facilitées par ses efforts législatifs.

Pendant ce temps-là la vraie criminalité prospère, les commissariats de police sont attaqués, et les rappeurs peuvent raconter ce qu'ils veulent sur la France et les Français, ouvertement bien sûr, et sous leur nom.

Vous me dites que j'utilise un langage modéré, mais il m'arrive d'exprimer de la réprobation par exemple quant à l'emprise grandissante sur notre société de l'Islam. Qui vous dit que de telles questions seront encore tolérées quand on aura extirpé toutes les autres formulées de façon plus abrupte ?

Même si ces lois contre la liberté de parole n'ont pas pour objectif de faire obstacle à la liberté de penser, c'est en fin de compte à quoi elles aboutissent. Cela rend service aux dictateurs d'une part, et de l'autre aux gens intellectuellement paresseux et serviles qui ne rêvent que de renoncer à tout jugement personnel pour mieux dormir sur leurs deux oreilles.

Qui définira le discours de haine ? Où commence l'injure ? Qui s'en servira contre qui ? Comment s'attaquer à des religions qui cherchent à influer sur la société tout entière et à empêcher toute critique de se faire entendre ?

Qu'on considère le pouvoir des tribunaux, même à l'heure actuelle. Les juges de notre République ont bien condamné en comparution immédiate à six mois de prison (avec sursis) un homme pour avoir mis du jambon dans la boîte à lettres d'une mosquée : « violences commises en raison de l’appartenance de la victime à une religion ». Et cela avant les lois Avia, qui ne font qu'amplifier ce qui était déjà commencé et qui continuera, car il faudra toujours plus de lois pour empêcher les gens de dire ce qu'ils pensent.

Se souvient-on encore du chevalier de La Barre exécuté à 20 ans pour ne pas s'être découvert au passage d'une procession, en plein siècle des Lumières ? Il s'était rendu coupable de blasphème. Un siècle plus tôt, en Écosse, à 20 ans, Thomas Aikenhead a été exécuté lui aussi pour blasphème après avoir confié à un ami qu'il ne croyait pas à la lettre tout ce qui était écrit dans la Bible. À l'époque les bien-pensants disaient peut-être comme vous que ces deux-là n'avaient qu'à y mettre les formes, et qu'ils n'ont eu que ce qu'ils méritaient.

sbriglia

@ Michel Deluré
"Ne pensez-vous point que ce qui est moralement acceptable prime sur ce qui est juridiquement envisageable et que la morale devrait donc, dans toute société civilisée, aliéner pour chaque sujet une partie de sa liberté ?"

Non, car je ne sais pas ce qui est "moralement acceptable": vous avez un système universel de mesure ?

Je ne connais que le juste ou l'injuste, frontière ténue qui varie au demeurant selon chacun, les usages et coutumes de mon village, certaines règles de savoir-vivre, et les lois de la République.

Je ne porte pas en étendard ma morale, notion confuse et individuelle... Au demeurant, celle de mon ami juif est différente de la mienne, laquelle est différente de celle de mon ami musulman…

Contentons-nous de respecter les règles publiques cela devrait suffire au "vivre-ensemble".

Quant au reste, laissez-moi convoiter la femme de mon voisin et, d'une manière générale, laissez-moi ne pas avoir pour seul but dans la vie d'être un homme de bien ou de devoir. Revendiquer le droit d'être un salopard à certaines heures me paraît nécessaire: la vraie morale se moque de la morale.

Achille

@ Lucile | 12 juillet 2019 à 00:36
« Il me semble que nous assistons à un tournant fondamental, un renoncement collectif à la liberté de pensée et de parole, qui a l'air de passer complètement en douceur. Le Politically Correct est une religion sans Dieu, intolérante et puritaine. C'est cela la Révolution de Macron, le progressisme en marche. »

Il me semble pourtant que vous nous démontrez régulièrement sur ce blog qu’il est possible de formuler son opinion sans se sentir obligé d’utiliser des termes outranciers, incitant à la haine.
La loi anti-haine n’est nullement une mesure destinée à limiter la liberté de pensée et de parole. Elle a d'abord pour objet de réduire, autant que faire se peut, les propos outranciers et malveillants qui, par le biais des réseaux sociaux notamment, prennent une dimension inquiétante avec pour effet une montée inquiétante du communautarisme.
Raison pour laquelle cette loi est passée à une écrasante majorité, vu que seuls les députés de LFI (faut-il s'en étonner) et quelques irréductibles de la droite dure ont voté contre.

Il est parfaitement possible d’exprimer sa pensée sans introduire de la haine et aussi beaucoup de bêtise (l'un n'allant pas sans l'autre). L'excès de langage étant le dernier argument pour justifier son opinion que ce soit aux États-Unis, en France ou dans n'importe quel autre pays.

Aliocha

Tatatatiiiin !
Il semblerait que Macron devienne le bouc émissaire mondial de tous ceux qui s'allient contre les États comme garants de la Loi !
Il va falloir qu'il se souvienne de ses intuitions premières, du sentiment catholique national, de ses discours que personne n'a ni écoutés, ni entendus, aux Bernardins comme devant les protestants, et ne plus se faire avoir par la pub jupitérienne.

Je combattais Zuckerberg comme dissimulant le fondement évangélique de son entreprise, lui qui, élève de Girard, a fort bien compris le développement mimétique que les nouveaux outils permettent dans la diffusion, hélas, du mensonge ancestral plutôt que de la vérité.
Or, le témoignage de Jean-Pierre Dupuy en témoigne, il semblerait que le patron de Facebook, lui aussi, ne sache pas ce qu'il fait :

« On dit, dans la Silicon Valley, que Mark Zuckerberg commence à peine à réaliser ce qu’il a créé »

http://www.rfi.fr/culture/20190123-jean-pierre-dupuy-catastrophes-guerre-nucleaire-gilets-jaunes-rene-girard

Ce qui est terrorisant, comme le sont nombre de réactions qui assimilent l'expression haineuse et instantanée génératrice de mensonge et de contamination violente menaçant la démocratie, qui doit urgemment être encadrée par la loi, avec l'expression de l’œuvre des poètes qui, elles, sont toujours le résultat d'un travail de maturation et ne seront pas menacées dans leur expression.

Désolé, cher sbriglia, de vous faire redescendre, Marchenoir n'est pas Flaubert, la nécessaire application des lois à tout l'espace public pourrait en l'occurrence l'aider à accéder à l'exigence inflexible de l'exercice de sa liberté, et aider tout le monde à choisir la règle indispensable nécessaire à l'exercice de la démocratie.
Au vu de beaucoup de réactions ici, ce n'est pas gagné, d'aucuns préférant, au bénéfice de l'expression de leurs passions violentes, choisir leur tyrannie.

Exilé

@ Michel Deluré
"Ne pensez-vous point que ce qui est moralement acceptable prime sur ce qui est juridiquement envisageable  et que la morale devrait donc, dans toute société civilisée, aliéner pour chaque sujet une partie de sa liberté ?"

Très juste.
Depuis deux siècles nous vivons sous un régime qui a jeté aux orties une loi basée sur la morale pour y substituer une loi qui tend de plus en plus à imposer en parallèle une véritable anti-morale, ce qui finit par créer une forme de schizophrénie sociale source de divers problèmes humains.

revnonausujai

"Raisonnons par l'absurde : qu'une loi décrète que tel acte aujourd'hui passible d'une sanction pénale, demain ne le sera plus, cela rendrait-il demain l'accomplissement de ce même acte moralement plus acceptable qu'aujourd'hui ? N'y aurait-il de ce fait plus aucune limite à ce que nous l'accomplissions ?"

Ah, ben dis donc,là, patron ! Vous voulez parler de l'avortement, n'est-il pas ? Ou bien de l'euthanasie des "improductifs", vieux ou handicapés ?

Lucile

@ scoubab00 | 11 juillet 2019 à 19:52

Beaucoup de gens pratiqueront l'auto-censure de peur de se faire épingler, et d'ailleurs ils la pratiquent déjà. Il suffira d'une ou deux amendes retentissantes pour faire rentrer tout le monde dans le rang.

Aux USA, les intellectuels anti-Politically Correct cherchent déjà la parade, car ils se font censurer par Patreon (un site permettant de recueillir des fonds), qui a déjà éjecté des intellectuels pour des propos tenus en public, par Twitter qui supprime les contenus qui ne lui plaisent pas, Facebook etc. Shapiro a remarqué que chaque fois qu'un internaute le cherche sur Google, Google joint automatiquement des pages négatives à son sujet, pratique réservée par les algorithmes de Google aux Conservateurs.

Les instigateurs de ce mouvement sont Dave Rubin (Rubin Report), Jordan Peterson, Sam Harris, très intéressants tous les trois, énergiques, modernes, et ayant oublié d'être bêtes. Ils ont évolué politiquement de gauche à droite, la gauche américaine étant devenue victimaire, hystérique, réfractaire à tout questionnement. Le problème pour eux maintenant est que même s'ils se mettent à l'abri de "Little Brother", ces entreprises bien-pensantes et hyperpuissantes de la Silicon Valley, dès lors que la France aura la possibilité légale de mettre des amendes faramineuses aux entreprises du net refusant de supprimer des contenus considérés comme offensants par tous les activistes de la terre, plus personne n'est à l'abri.

Il me semble que nous assistons à un tournant fondamental, un renoncement collectif à la liberté de pensée et de parole, qui a l'air de passer complètement en douceur. Le Politically Correct est une religion sans Dieu, intolérante et puritaine. C'est cela la Révolution de Macron, le progressisme en marche. J'avais perçu son totalitarisme bureaucratique avant les élections, je crois l'avoir écrit ici. C'est pourquoi je me suis abstenue. Malheureusement je ne me trompais pas. Les Français sont anesthésiés. J'ai du mal à y croire.

anne-marie marson

Pendant que certains sur ce blog discutent du sexe des anges, dans ma banlieue islamisée, c'est depuis plus d'une heure un immense concert de klaxons et de youyous qui a envahi toute la ville, associé à des grincements de pneus et à des drapeaux aux vitres des voitures.

Cela pour fêter la victoire de l'Algérie en quart de finale de la Coupe d'Afrique des Nations.
Tous les Algériens du quartier sont sortis de chez eux pour faire la fête, qui va durer toute la nuit.

On ne voit pas une telle joie lors d'une victoire des Bleus. On voit très bien où on en est.

sylvain

@ Achille | 11 juillet 2019 à 20:10
"...à mon éthique personnelle."

Si vous saviez ce que je pense de vos éthiques, de vos déontologies, de vos chartes de bonne conduite, bande d'hypocrites !

Des grands mots pour camoufler vos lâchetés, vos soumissions, vos collaborations, bande de moutons zombis !

Chez moi, pas d'éthique pourrie, que des réactions saines et naturelles que tout le monde devrait avoir, mais vous préférez les éthiques de carpettes, de paillasson, bande de lâches !

Vous préférez vendre votre conscience, pas moi ! J'ai les mains propres et mon honneur est sauf !

Achille

@ sbriglia | 11 juillet 2019 à 14:25

Je vous invite à lire le poste de sylvain | 11 juillet 2019 à 09:56 dans lequel il répond à Marchenoir la chose suivante : « Je continuerai et je persisterai à penser par moi-même, à être raciste, islamophobe, homophobe, droite extrême, facho réac... »

Manifestement lui, il a parfaitement compris sa dialectique.

Personnellement je préfère l’approche de Michel Deluré | 11 juillet 2019 à 18:57 qui correspond parfaitement à mon éthique personnelle.

scoubab00

@ Lucile

Remerciements pour l'article de Jonathan Turley. Je me demande bien comment cette usine à gaz pourra se mettre en place mais c'est fort amusant nonobstant.

Si je vous traite de "bamboula" je risque quoi ? Je présuppose que vous n'êtes pas un homme, un Noir mais je peux aussi me tromper. Il m'arrive d'imaginer le valeureux Xav (NEBOUT) en drag queen avec des talons de 20 centimètres, sur le net on n'est jamais sûr(e) de savoir à qui on a affaire, c'est tout autant amusant nonobstant :)

Michel Deluré

@ sbriglia 11/07 14:25
« Les limites d'une société civilisée sont ce que fixent les lois civiles et pénales ».

Non, car la politique n'est pas tout, le droit n'est pas tout et, aussi important qu'ils soient j'en conviens, les limites qu'ils imposent à la société, et qui viennent donc de l'intérieur de celle-ci, ne font que s'ajouter à des limites, cette fois d'origine extérieure, qui répondent à une exigence morale.

En fait, ces lois civiles et pénales ne viennent que suppléer la morale lorsque celle-ci ne suffit pas.
La loi ne vient que compléter la morale, cette dernière étant plus exigeante que la première.

Raisonnons par l'absurde : qu'une loi décrète que tel acte aujourd'hui passible d'une sanction pénale, demain ne le sera plus, cela rendrait-il demain l'accomplissement de ce même acte moralement plus acceptable qu'aujourd'hui ? N'y aurait-il de ce fait plus aucune limite à ce que nous l'accomplissions ?

Ne pensez-vous point que ce qui est moralement acceptable prime sur ce qui est juridiquement envisageable  et que la morale devrait donc, dans toute société civilisée, aliéner pour chaque sujet une partie de sa liberté ?

Robert Marchenoir

@ Lucile | 11 juillet 2019 à 10:50

Excellent article de Jonathan Turley. Nous faisons exactement la même analyse. Il prend même Frederica Wilson en exemple, tout comme moi...

Je ne peux qu'encourager tout le monde à lire ce texte. Ceux qui ne connaissent pas l'anglais pourront tout simplement le coller dans Google Traduction, qui permet parfaitement de comprendre le sens (même si la qualité littéraire de l'original souffre un peu).

https://jonathanturley.org/2019/07/08/france-emerges-as-one-of-the-worlds-greatest-threats-to-free-speech

https://translate.google.com/?hl=fr
______

@ sbriglia | 11 juillet 2019 à 14:25

Exactement. Ce n'est pourtant pas difficile à comprendre... mais il semble que cela échappe à beaucoup de gens.

11 juillet 2019 à 09:08

Vos références m'honorent considérablement...
______

@ Ellen | 11 juillet 2019 à 07:49

Intéressant, ce remplacement "d'islamophobie" par "anti-musulmans".

Sur le papier, et vu les explications fournies, c'est une bonne chose. Le concept d'islamophobie est en effet utilisé comme une arme par les suprématistes musulmans (terroristes compris). Qu'il y ait eu un sursaut sur ce point est positif.

Laetitia Avia le dit bien : "La loi n'interdit nullement la critique de l'islam comme de toute autre religion."

Évidemment, dans la pratique, "anti-musulmans" est tout aussi dangereux qu' "islamophobie". Les explications de texte données par un député sur Twitter n'ont aucune valeur juridique (enfin, j'espère...).

Et on relèvera que les explications de Laetitia Avia, tout en feignant un recul sur l'islam, donnent un subtil feu vert à... l'antisémitisme.

En effet, en toute logique, il aurait aussi fallu remplacer "antisémite" par "anti-Juifs". Mais dans ce cas, le cache-sexe "antisioniste" ne tiendrait plus. Alain Soral et les musulmans ne pourraient plus se cacher derrière "la critique de la politique de l'État d'Israël" pour continuer à diffuser leur antisémitisme virulent.

Les propos de Laetitia Avia confirment mon analyse : "La loi n’est une protection ni pour les États, ni pour les religions, qui pourront toujours être critiquées mais vise bien à protéger les personnes contre toutes formes de haine."

Pour les États ? Quels États ? Qui peut bien être visé, ici, sinon l'État d'Israël ?

L'inconscient tribal de Laetitia Avia continue, ici, de s'exprimer. L'antisémitisme noir est particulièrement virulent. Mais nous sommes rassurés : à en croire l'interprétation fournie par le rapporteur de la loi lui-même, le mouvement BDS pourra continuer de sévir impunément, les manifestations en faveur des "Palestiniens" à diaboliser Israël, et la gauche à dénoncer le "racisme" et la "politique d'apartheid" de l'État juif.

Je ne prête pas particulièrement des intentions antisémites conscientes à Laetitia Avia, ni ne prédis que la loi ne sera pas utilisée pour réprimer l'antisémitisme.

Je souligne simplement l'absurdité juridique de toute cette construction, sa dangerosité politique, et le risque qu'il y a à laisser la loi se faire en fonction des origines ethniques, et des réflexes tribaux des uns et des autres.

Au passage, il aurait aussi fallu, pour être cohérent, remplacer "idéologie homophobe" par "idéologie anti-homosexuels". Mais par quoi remplacer "idéologie raciste" ou "sexiste" ? Tout cela montre bien l'immonde bricolage juridique que constitue cette loi, comme toutes les lois similaires.

Il suffit de lire cet article pour comprendre à quel point l'élaboration de la loi est devenue un cirque médiatique, qui ne peut que gravement nuire à la qualité du résultat.
______

@ Achille | 11 juillet 2019 à 10:46

Il est difficile de donner une synthèse plus fallacieuse de mes opinions.

Jabiru

Dans cette affaire de dîners somptueux, il va bien falloir que le commanditaire s'explique. N'étant pas un supporter des Gilets jaunes, on peut comprendre que ceux qui rament pour vivre puissent être écoeurés par de telles pratiques. Le chef de l'Etat doit d'urgence prendre des dispositions de nature à faire en sorte de calmer d'éventuels mouvements de colère dans le pays.

sbriglia

@ Achille | 10 juillet 2019 à 21:00
"Dans une société civilisée il convient de définir des limites à ne pas dépasser sinon les pires sentiments ressurgissent : haine, jalousie, et toutes les phobies."

Bon, développons puisque vous ne semblez pas avoir compris.

Les limites d’une société civilisée sont ce que fixent les lois civiles et pénales.

Tout le reste ressort du domaine de la morale : à chacun la sienne et que le buveur d’eau ne vienne pas me reprocher mon whisky ou le végétarien mon steak bien saignant.

La haine est un sentiment qui peut se défendre : il ne m’est jamais venu à l’esprit, visitant Oradour-sur-Glane, de clamer haut et fort : « Vous n’aurez pas ma haine » à l’encontre des criminels de guerre de la Division Das Reich.
De même pour les assassins du Bataclan ou des victimes de Merah…

Quant à la jalousie, tant qu’elle ne dégénère pas à l’égard d’autrui c’est un sentiment, voire un ressentiment, parfaitement légitime : je confesse qu’il m’arrive d’être jaloux du talent de notre hôte, de la plume de Marchenoir, des saillies de Savonarole ou de l’élégance de Lucile, parfois même, je l’avoue honteusement, de la prolificité de vos commentaires : cela me permet de tenter de m’améliorer et de sortir de l’eau tiède.

Enfin je suis agoraphobe, claustrophobe, et, comme Flaubert, j’ai la phobie des pronoms relatifs : suis-je pour autant à condamner ?

La société civilisée doit se contenter de fixer les limites contractuelles, administratives et pénales des individus. Elle n’a pas à influer sur leurs sentiments profonds.

Et même dans la jungle de ces règles, les pires sentiments ressurgissent : heureusement car je n’ai pas envie de ne croiser dans ma vie que des curés et des bonnes sœurs, d’être privé de Carmen, d’Othello ou des films des frères Coen : vous aurez compris que la liste n’est pas limitative.

Robert

@ Philippe Dubois | 11 juillet 2019 à 10:17

Comme vous et plusieurs autres commentateurs de ce blog, et malgré mes désaccords avec lui, je rejoins l'analyse de Robert Marchenoir sur l'ignominie de la loi contre la haine sur Internet.
Merci aussi pour votre lien sur l'analyse des votes. L'on retrouve ici le vote par l'Assemblée nationale (qui correspond à notre actuel Congrès) de la loi du 10 juillet 1940 accordant les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.
Il nous faut encore attendre si un sursaut d'honneur pourra être constaté au Sénat, avant deuxième lecture.
Où l'on retrouve "Soumission" de Michel Houellebecq !

hameau dans les nuages

@ Jabiru | 11 juillet 2019 à 12:10

Fake news: c'était des langoustes. :)

Jabiru

Le Président doit notamment encore ouvrir la bouche mais surtout virer tous ceux qui se gobergent avec l'argent du contribuable. Des homards et des vins fins entre amis c'est encore un scandale de trop qui éclabousse l'ex-président de l'Assemblée nationale. À quand le grand ménage alors que les caisses sont vides ? Ce profiteur vient de limoger sa chef de cabinet qui aurait profité d'un logement social à sa disposition sans l'occuper. Qu'attend le chef de l'Etat pour prendre cette même mesure pour dégager ceux qui sont une honte pour la République ?
Il faut des exemples pour calmer les ardeurs et il en est grand temps.

hameau dans les nuages

Enfin une loi qui permettra de lutter contre la paysanophobie de Bob... Nan je déc...

L'heure est grave.

Lucile

@ Robert Marchenoir

Merci de votre réponse. Je suis étonnée que la droite politique, qui se cherche, dit-on, une raison d'être, reste inerte et parfois consentante plutôt que de se précipiter au secours de la liberté. D'où je conclus qu'elle est bien morte.

Voici où trouver l'article d'un professeur de droit constitutionnel américain dont certains journaux parlent en ce moment, et qui explique comme vous l'effet ravageur de cette atteinte à une liberté fondamentale. À noter que le juriste, auteur de l'article, est démocrate, mais traite néanmoins d'"idiots de village" les parlementaires américains qui ont applaudi le discours d'Emmanuel Macron devant le Congrès il y a un an :

https://jonathanturley.org/2019/07/08/france-emerges-as-one-of-the-worlds-greatest-threats-to-free-speech/

Jonathan Turley note que les États-Unis se contentaient jusqu'ici de regarder avec curiosité ce qui se passe ailleurs. Mais il craint que l'opération menée par la France (et l'Allemagne) contre la liberté de parole ne puisse dorénavant être circonscrite à l'Europe. Pour expliquer comment elle gagnera le monde entier il donne l'exemple de lois antipollution concernant les moteurs automobiles aux USA. La Californie a fait bande à part et édicté des lois beaucoup plus contraignantes. Le résultat est que l'exception est devenue la règle : tous les constructeurs se sont alignés sur les lois californiennes, trouvant cela plus simple que de produire des modèles différents, de même qu'une maîtresse de maison adapte bien souvent son menu au seul de ses convives allergique, par commodité.

La Constitution protège les Américains contre Big Brother dit-il, mais les laisse sans défense contre "Little Brother", ces énormes entreprises du net qui ont toute latitude pour limiter et contrôler la liberté de parole sur la toile de par le monde.

Il cite des chiffres effarants concernant l'Allemagne où selon une étude récente, seulement 18 % des Allemands se sentent libres de dire ce qu'ils pensent en public, 17 % sur Internet et, plus effarant encore, seulement 31 % en privé avec des amis. Il dit qu'Emmanuel Macron sait que les lois françaises feront des "métastases" sur Internet.

Il conclut ainsi:
"Autrefois bastion de la liberté, la France est devenue l'une des grandes menaces internationales contre la liberté d'expression. Elle a même sévi contre la presse libre sous forme d'enquêtes criminelles. Pendant des années nous nous contentions d'observer ces tendances et de les considérer comme des problèmes européens exclusivement. Mais ces nouvelles lois en font un problème mondial. Une mutation génétique invasive est sur le point d'être propagée sur la toile internet tout entière".

Achille

@ sbriglia | 11 juillet 2019 à 06:15

Il n’a échappé à personne sur ce blog que, pour vous, tout ce que dit Marchenoir est parole d’Evangile.
Votre admiration béate est quelque peu puérile pour un grand garçon comme vous.

La notion de liberté de penser de votre gourou provient directement de l’Amérique trumpiste qui, depuis qu’elle se considère comme le gendarme du monde, entreprend de s’immiscer dans toutes les affaires intérieures des autres pays, considérant, bien sûr, que c’est dans leur intérêt que les Américains y mettent leur grain de sel.

Le Brexit et la façon dont Trump soutient sans détour Boris Johnson qui serait amené à remplacer Theresa May est un exemple parmi tant d’autres. Il est vrai que celui-ci est aussi déjanté que le président américain. Avec lui, l’Europe peut craindre le pire.

On peut également citer l’ingérence de Steve Bannon, l’ancien conseiller de Trump qui se permet avec ses gros sabots de soutenir ouvertement Marine Le Pen. De quoi se mêle-t-il ?

Ce que vous considérez comme une énormité est ma conception de la liberté de penser qui repose d’abord sur la tolérance, ce qui n’est évidemment pas le cas de votre idole, toujours prête à dézinguer sans ménagement ses contradicteurs pour imposer des valeurs d’outre-Atlantique.

Les fossoyeurs de la liberté ne sont pas ceux qui prônent la tolérance et le respect.
Une liberté totalement débridée conduit à la manipulation des peuples. Les exemples ne manquent pas sur les effets dévastateurs de certains grands orateurs qui ont conduit leur peuple au désastre. Inutile de vous donner les noms, vous les connaissez.

J’ai toujours préféré les colombes aux faucons. Sans doute les résultats de mon enseignement chez les frères que vous semblez avoir déjà oublié.

scoubab00

@ Robert Marchenoir

Bien lu Bob tout votre cataplasme. Je ne vois que du positif jusqu'ici. On ne sait pas à quelle hauteur sera réglé le curseur de la censure anti-haine. Comptons sur l'imagination des éventuels contrevenants pour continuer à déverser sous une forme ou une autre leur rage. Plus important: le client étant par définition roi, Facebook et autres n'ont pas trop intérêt à utiliser quelques sécateurs qui pourraient en sus souverainement déplaire à leurs actionnaires.

Les Etats-Unis ne plaisantent ni avec les lois anti-trust (voir les exemples Standard Oil ou AT&T) ni avec le premier amendement de la Constitution et le 'gauchiste' que je suis se réjouit de voir Facebook que j'abhorre avec des croupières tailladées. La bonne nouvelle, c'est que des nouvelles plateformes étatsuniennes ou autres vont se développer. Zuckerberg serait même bien avisé de numéroter ses abattis ; il essaye de racheter des plus petits, il stipendie peut-être tel politique mais la structure décentralisée du web, ni Gosplan ni excroissance énarque, fait que Facebook et Twitter peuvent être squeezés sans problème.

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises puisqu'il s'agit d'économie avant tout, une matière fluide, et pas de morale. Finalement, votre billet ouvre beaucoup de portes, pour les rageux certes mais aussi pour tous les pékins moyens même quand ils ne font pas partie de l'empire du Milieu.

Cataplasme certes mais cata, aucunement :)

Philippe Dubois

@ Robert Marchenoir | 11 juillet 2019 à 01:04

Je suis entièrement d'accord avec vous.
Pour compléter le portrait flatteur que vous dressez de Laetitia Avia, il convient de rappeler qu'elle mord les chauffeurs de taxi.

Et pour juger de la qualité de nos politiciens, voici la liste
1 – des collabos assumés qui ont voté pour ce texte, dont 74 députés LR,

2 – des collabos honteux qui se sont abstenus, dont NDA et 21 députés LR

3 – des gens auxquels il reste encore un peu de sens de l’honneur et de la résistance, qui ont voté contre :
– la totalité des députés RN et apparentés
– la quasi-totalité des députés LFI (sauf Jean-Hugues Ratenon et Muriel Ressiguier qui se sont abstenus)
– 6 députés LR (Julien Aubert, Xavier Breton, François Cornut-Gentille, Marc Le Fur, Véronique Louwagie, Jérôme Nury) :
– ainsi que : Jean Lassalle, Sylvia Pinel, François Pupponi et Philippe Latombe

Pour ceux qui attendaient encore quelque chose de l'ectoplasme LR, se faisant appeler "droite de gouvernement", seuls 6 députés sur 101 votants ont voté contre cette ignominie : ce parti est donc définitivement mort et d’ailleurs, il ne mérite que ça, sachant que le futur président de cette entité, Christian Jacob, a voté pour.
Les 6 courageux qui ont voté contre devraient en tirer les conséquences.

http://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/detail/(legislature)/15/(num)/2039?fbclid=IwAR2M8Y9xiN3fjg3-8ooq8oizl9Bgd71684wxDfumupK67BDz1zvuUh0QLd8

sylvain

@ Robert Marchenoir | 11 juillet 2019 à 01:04

Excellent, mais plus important que la liberté d'expression, c'est la liberté de penser qui compte le plus et contre elle aucune loi, aucune dictature, aucun totalitarisme de pensée unique comme celui que nous vivons avec Macron, Schiappa, Ndiaye et tous les autres moutons couchés aux pieds du Monarque, ne pourront l'interdire.

Je continuerai et je persisterai à penser par moi-même, à être raciste, islamophobe, homophobe, droite extrême, facho réac...

Comme dirigeants dangereux, on cite souvent le 1er Chinois, le Russe, la CIA, la NSA etc., on a tout faux ! Le monde a trouvé le pire individu malfaisant ayant pour ambition diabolique de soumettre la planète entière sous surveillance fichage censure et obligation de pensée officielle : Macron !

Et il a réussi ! Triste artiste !

sbriglia

Rédigé par : Robert Marchenoir | 11 juillet 2019 à 01:04

Quel souffle !

Ah, si j'avais eu à entendre à la Conférence de tels talents voire lire sous la plume de journalistes dignes de ce nom un tel pamphlet !

Parfois je crois lire du Jeanson ou du Cau... Les anciens me comprendront.

Je diffuse... pour mes "happy few".

Ellen

@ Robert Marchenoir | 11 juillet 2019 à 01:04

Votre commentaire envoyé à Lucile, très très long mais super intéressant.

"La décision du plus grand réseau social du monde", rapporte Reuters, "intervient après plusieurs réunions entre Zuckerberg et Macron, qui veut prendre la tête du combat mondial pour la régulation des discours de haine." "Zuckerberg, qui est positivement haï, et à juste titre, par tout ce que les États-Unis comptent de défenseurs de la liberté. Reuters convoque ensuite une juriste d'origine africaine, en poste à Paris : 'C'est un signal fort en termes de régulation', dit Sonia Cissé, consultante au cabinet d'avocats Linklaters. Les discours de haine ne sont plus considérés comme faisant partie de la liberté d'expression. Ils sont assimilés au terrorisme."

M. Macron, qui hait la France et ses récalcitrants, devra dorénavant retourner sa langue sept fois dans sa bouche avant d'insulter la France et les Français sous peine que ces propos haineux contre les Français soient assimilés au terrorisme.

Robert Marchenoir, tout le monde s'interroge sur la modification soudaine du texte de loi Avia : « Islamophobie » devient « anti-musulmans ».
Je vous envoie à l’article 5 de la proposition de loi Avia, portant sur « le renforcement de la coopération entre les opérateurs de plateformes internet.

Maquillage parfait !

https://www.tvlibertes.com/actus/loi-avia-contre-la-haine-sur-internet-le-terme-islamophobie-remplace-par-anti-musulmans

sbriglia

@ Achille | 10 juillet 2019 à 21:00
"Dans une société civilisée il convient de définir des limites à ne pas dépasser sinon les pires sentiments ressurgissent : haine, jalousie, et toutes les phobies."

Vous vous relisez parfois, Achille ?
Vous avez une étrange conception de la liberté de penser...
Marchenoir a raison : les moralistes au petit pied sont les premiers fossoyeurs de la liberté
Lisez son dernier poste de ce jour... de cette nuit plutôt et essayez de comprendre en quoi vous avez écrit une énormité...
C’est pas gagné me souffle-t-on.

Robert Marchenoir

@ Lucile | 09 juillet 2019 à 23:23
"Que penser de cette nouvelle loi encadrant la liberté de parole sur Internet ?"

Vous avez bien raison de vous inquiéter. J'y reviendrai plus loin.

Certes, il faut réprouver les fausses indignations qui reprochent à Emmanuel Macron d'avoir accusé les profs grévistes de prendre en otage les copies du bac.

Il s'agit là de ce qu'on appelle en français une métaphore. Elle décrit très exactement le comportement des professeurs dévoyés en question. Elle est utilisée depuis la nuit des temps, à juste titre, pour qualifier les exactions des fonctionnaires qui font la grève en France.

Personne ne prétend que les grévistes menacent de tuer les citoyens -- quoiqu'il arrive qu'ils fassent pire encore. Des fonctionnaires ont fait grève parce que l'un d'entre eux était traduit en justice pour avoir tué un usager : ce fut la cause d'une des plus importantes grèves des transports publics en France.

Rituellement, les syndicats s'indignent d'être accusés de prendre en otage, puis, tout aussi rituellement, recommencent à prendre en otage.

Ici, la nouveauté est que l'un des professeurs grévistes est un survivant des attentats du Bataclan. Avoir été otage de terroristes, dit-il en substance, lui donne le droit de prendre en otage les copies du bac, et donc l'avenir des écoliers.

Au-delà du fait que ce monsieur n'a pas été pris en otage par les terroristes -- ceux-ci n'ont pas fait de prisonniers, ils ont simplement tué le plus de gens possible --, il y a là un symptôme du spectaculaire effondrement de la frontière entre vie privée et vie publique.

Mon nombril se confond avec le monde entier. Le seul fait qu'un unique gréviste ait été (faussement) "pris en otage" au Bataclan interdit au président de la République de déplorer que les correcteurs du bac prennent en otage les copies et les élèves.

La prétendue sensibilité d'un seul individu prend le pas sur la politique de tout un pays. Le fait que Monsieur Marcel soit incapable de maîtriser ses émotions l'autorise à détruire l'avenir de milliers d'élèves.

Mais cette tentative grotesque d'attenter à la liberté d'expression d'Emmanuel Macron est de la petite bière, à côté de la façon dont Emmanuel Macron se fait le chef de file de la suppression de la liberté d'expression à travers le monde entier.

Il n'est pas exagéré de dire que ses dernières initiatives en la matière vont infiniment plus loin que ce qu'ont pu faire Staline et Hitler réunis pour bâillonner la liberté d'expression. Je pèse mes mots et je le prouve.

Rappel du contexte : aujourd'hui, la liberté d'expression repose sur Internet. Une poignée d'entreprises (Facebook, Twitter, Google et quelques autres moins connues) ont un monopole de fait sur l'expression des individus, des entreprises et même des hommes politiques à travers le monde entier.

Ces entreprises sont américaines. Elles sont massivement de gauche. Elles ne se cachent nullement de promouvoir le politiquement correct, et en particulier la chasse au prétendu "racisme" et aux prétendus "discours de haine". Elles sont encouragées dans cette action par un puissant lobby d'universitaires, de journalistes et de politiciens.

Cependant, les États-Unis disposent d'une arme de protection massive à l'égard de ces menées liberticides : le premier amendement de la Constitution, qui fait de la liberté d'expression un droit absolu.

C'est pourquoi, aux États-Unis, contrairement à la France, l'oppression de la liberté de parole ne se fait pas par les tribunaux, mais par la pression sociale et l'ostracisme du quotidien. Des millions de kaguébistes bénévoles se portent volontaires pour coller l'étiquette de "raciste" ou de "haineux" sur quiconque leur déplaît, et une fois accrochée, elle est impossible à décoller.

Mais le joker du premier amendement est là, et les partisans de la liberté ne se privent pas de le brandir.

Or, que vient de faire Emmanuel Macron ? Il vient de saboter le premier amendement de la Constitution des États-Unis, qui, jusqu'à présent, protégeait non seulement les Américains, mais, indirectement, le monde entier.

Jusqu'à présent, la France, et les gouvernements en général, se contentaient de faire pression sur Facebook, Twitter et les grandes plateformes Internet pour qu'ils censurent les contenus, encore plus qu'ils ne le font spontanément. Sous prétexte de lutter contre l'État islamique, ils en viennent à combattre le "racisme" (soit, en gros, exactement le contraire), avant, bien sûr, d'empêcher l'expression de toute opinion qui déplaira au pouvoir en place.

Déjà, un membre de la Chambre des représentants américaine a réclamé que l'on "fasse taire" et que l'on "poursuive en justice" ceux qui "se moqueraient" des représentants sur Internet -- exigence extravagante au regard de la loi et des usages en vigueur. Il s'agit d'une Noire stupide, ignorante et de gauche qui se distingue en portant des chapeaux de cow-boy dont elle possède des centaines (mais c'est naturellement un hasard).

Des agents de la police des frontières se sont payé sa fiole sur Facebook, par conséquent toute l'Amérique doit se mobiliser pour détruire ses principes constitutionnels les plus sacrés. Il va sans dire qu'elle voit du "racisme" partout.

Comment Emmanuel Macron a-t-il ouvert grand les portes à ce délire répressif que l'insignifiante Frederica Wilson, représentante démocrate de la Floride, appelle de ses vœux ? Par deux mesures.

D'abord en faisant voter, à marche forcée, la prétendue "loi contre la haine sur Internet", au nom véritablement orwellien. Non seulement l'Assemblée nationale vient de l'adopter, mais elle a considérablement aggravé ce texte déjà extraordinairement répressif, qui doit maintenant passer devant le Sénat.

Son principe consiste à obliger les plateformes à censurer elles-mêmes les contenus non politiquement corrects, en court-circuitant la justice. N'importe quel internaute pourra dénoncer des propos "pabien". Les plateformes sont menacées d'amendes pouvant aller jusqu'au chiffre extravagant de 4 % de leur chiffre d'affaires mondial, si elles ne suppriment pas sous 24 heures les contenus signalés qui seraient illégaux. Par conséquent, il est manifeste que ces entreprises seront amenées à censurer systématiquement, par précaution, et de façon beaucoup plus extrême qu'un juge ne l'aurait fait.

Les monceaux de lois anti-propos "pabien" étant déjà totalement subjectives et ouvrant complètement les vannes de l'arbitraire à la justice (comment définit-on la "haine" ?), on imagine la façon dont elles seront interprétées par des entreprises privées massivement gauchistes, dont les algorithmes et les "modérateurs" bannissent, déjà, des milliers d'anonymes et même d'élus qui ont le tort d'être de droite.

Cette loi ouvre la porte à des campagnes de dénonciation organisées. Des musulmans ou des chrétiens, on devine qui sera le plus empressé à rapporter en masse une "haine" parfaitement imaginaire.

Même des défenseurs acharnés du politiquement correct se sont élevés contre cette loi : La France insoumise et deux associations de résistants juifs sont de ceux-là. La LICRA et le Syndicat de la magistrature expriment de fortes réticences, d'après La Quadrature du net.

Les représentants de l'industrie numérique française sont vent debout.

Sans surprise, le projet a été confié par Emmanuel Macron a Laetitia Avia, qui, avec une extraordinaire impudence, ne se cache pas de faire de cette loi une vendetta personnelle : "À vous, mes chers trolls, haters, têtes d’œuf anonymes qui vous croyez seuls, cachés derrière vos écrans, vous qui êtes infiniment petits et lâches, sachez que nous nous battrons pour vous trouver et vous mettre face à vos responsabilités." Voilà ce qu'elle s'est permis de déclarer à la tribune de l'Assemblée nationale. A l'instar de n'importe quel troll boutonneux tapotant sur Twitter.

Résumons : un député noir, de gauche et de sexe féminin, peu doué par la nature au moment de la distribution des grâces physiques, et dont personne jusqu'à présent n'a remarqué les extraordinaires vertus politiques, est la cible sur Internet de remarques déplaisantes (et franchement racistes, je veux bien le croire, je ne suis pas allé voir).

On lui confie donc le pilotage d'une loi explosive en matière de libertés, porteuse de risques immenses à l'encontre de la démocratie -- et elle mène l'affaire avec un nombrilisme sidérant, même pas dissimulé, transformant un ressentiment personnel en combat politique aux conséquences incalculables pour 67 millions de personnes, et même davantage.

Un seul exemple. Demain, le président Chose nomme son gouvernement. Il veut faire passer une réforme impopulaire concernant le dépendage d'andouilles. Il lui suffit de nommer un Noir au ministère du Dépendage d'andouilles. Tous les opposants à la réforme marcheront sur des œufs avant de traiter le ministre d'andouille, sur Twitter ou Facebook : non seulement ces plateformes risqueraient de les censurer au nom de la "haine raciale", non seulement ils risqueraient de perdre leur compte Twitter ou Facebook (ce qui équivaut à une mort sociale de nos jours), mais ils pourraient bien, de surcroît, se retrouver devant les tribunaux.

Ne parlons pas des opposants à l'immigration de masse et à l'islamisation.

Déjà, au cours des débats à l'Assemblée nationale, un vieil imbécile soi-disant de droite, le député Les Républicains Marc le Fur, a tenté de faire cataloguer comme "discours de haine"... la "stigmatisation des activités agricoles". On devine sans peine jusqu'où pourra aller l'imagination répressive sans limite de nos dirigeants.

Pour mémoire, Laetitia Avia, en dehors d'être avocate, est spécialisée en invention de délits imaginaires. C'est elle qui a déposé une proposition de loi contre la "glottophobie". Vous ne connaissez pas ? Moi non plus. Cela consisterait à se moquer de l'accent de quelqu'un. C'est Jean-Luc Mélenchon qui l'a incitée à cette fulgurance juridique, en singeant l'accent d'une journaliste toulousaine. Bien sûr, elle a tout de suite ramené la question à son nombril à elle, en mentionnant son accent de banlieue. Dont elle a dû se débarrasser en faisant Sciences Po. Voilà le genre de victimes professionnelles à qui l'on confie le soin de détruire nos libertés.

On remarquera la frappante similitude des profils de Laetitia Avia et de Frederica Wilson. La différence, c'est qu'aux États-Unis, on a encore le droit d'écrire, dans la presse, qu'un député est un bouffon, un clown en chapeau de cow-boy, qu'il est sectaire, d'une ignorance abyssale, plus bête qu'un porte-chapeau, que c'est un débile mental à la langue bien pendue, et qu'il prouve que n'importe qui peut se faire élire au Congrès, y compris les abrutis. Même s'il est noir, et de gauche.

Évidemment, Facebook n'aime pas trop ce genre de propos. Raison pour laquelle Emmanuel Macron vient de conclure un accord stratégique avec l'entreprise de Mark Zuckerberg, susceptible de faire basculer le monde entier dans un régime de censure Internet généralisé -- c'est la deuxième mesure à laquelle je faisais allusion.

Mesure qui a beaucoup moins attiré l'attention que la "loi anti-haine" -- bien que sa portée potentielle soit infiniment plus grave.

Il faut écouter Cédric O, secrétaire d'État chargé du Numérique, baver d'excitation à l'évocation de cet accord : "C'est une énorme nouvelle", a-t-il déclaré à l'agence Reuters, qui lui donne l'importance qu'elle mérite en titrant (dans la version anglaise...) : "Exclusif - Première mondiale : Facebook signe un accord avec le gouvernement français pour fournir aux tribunaux les éléments d'identification des suspects de délits de haine".

Et le ministre a raison : c'est une énorme nouvelle. Jusqu'à présent, Facebook exerçait sa propre censure politique. Mais ce n'est qu'en matière terroriste, et pour les actes de violence, qu'il accédait aux requêtes des tribunaux français réclamant les adresses IP de ses abonnés ; pas pour de simples délits d'opinion.

"La décision du plus grand réseau social du monde", rapporte Reuters, "intervient après plusieurs réunions entre Zuckerberg et Macron, qui veut prendre la tête du combat mondial pour la régulation des discours de haine." (C'est moi qui souligne.)

"Après une réunion entre Nick Clegg, directeur des affaires internationales de Facebook, et Cédric O, secrétaire d'État chargé du Numérique, le réseau social a accepté d'élargir sa coopération aux discours de haine."

" 'C'est vraiment très important', a insisté Cédric O, 'ils ne le font que pour la France'."

C'est donc officiel : le gouvernement d'Emmanuel Macron se vante d'être à l'avant-garde mondiale de la répression de la liberté d'expression.

"Depuis sa nomination, Cédric O a fait de la lutte contre la haine en ligne l'une de ses toutes premières priorités, grâce à des contacts réguliers avec les dirigeants de Facebook, y compris Mark Zuckerberg."

Zuckerberg, qui est positivement haï, et à juste titre, par tout ce que les États-Unis comptent de défenseurs de la liberté.

Reuters convoque ensuite une juriste d'origine africaine, en poste à Paris : " 'C'est un signal fort en termes de régulation', dit Sonia Cissé, consultante au cabinet d'avocats Linklaters. Les discours de haine ne sont plus considérés comme faisant partie de la liberté d'expression. Ils sont assimilés au terrorisme."

Il faut bien avoir à l'esprit à quel point des écrits anodins, voire factuellement exacts, sont couramment qualifiés de "discours de haine" aujourd'hui. Les simples propos de Jacques Chirac sur "le bruit et les odeurs", transposés sur Internet, seraient désormais assimilés au terrorisme. Je n'invente rien. C'est Sonia Cissé qui vous le dit.

Si la dimension de guerre ethnique vous échappe, c'est vraiment que vous êtes bouché à l'émeri.

" 'Cette initiative de Facebook place clairement la France en tête dans le combat pour la régulation des grands réseaux sociaux, et d'autres plateformes pourraient en faire autant', dit Cissé", dont on ne voit vraiment pas pourquoi elle se plaindrait de ce recul de la liberté d'expression.

"Facebook s'était abstenu de fournir les informations permettant d'identifier les auteurs de discours de haine jusqu'à présent, parce qu'il n'y était pas tenu d'après les accords judiciaires franco-américains, et aussi parce qu'il craignait que des pays dépourvus d'une justice indépendante ne puissent en abuser."

Comme la France, par exemple, mais ça, Reuters ne vous le dit pas. Il vous dit mieux, cependant :

"Cédric O s'est dit ouvert au rachat de start-up françaises par de grandes entreprises américaines, malgré les mesures récentes du gouvernement Macron pour renforcer les règles qui protègent les entreprises françaises stratégiques contre le rachat par des groupes étrangers."

"Le ministre se montre également réticent face à l'idée de démanteler les entreprises comme Facebook et Google, qui, par leur poids sur Internet et leur puissance financière, sont devenus des acteurs systémiques, à l'instar des grandes banques."

Pour bien comprendre la portée de cette déclaration, il faut savoir qu'aux États-Unis, un mouvement est né pour réclamer le démantèlement de ces énormes oligopoles. Parce que leur puissance économique étouffe la concurrence, pèse sur la liberté d'expression et menace carrément la démocratie. Plusieurs enquêtes anti-trust ont été lancées récemment dans ce sens par différentes institutions gouvernementales.

La position du gouvernement français est donc très claire : non seulement il opprime la liberté d'expression sur le territoire national, à un point jamais vu auparavant en temps de paix, mais en s'alliant avec Facebook par-dessus la tête du législateur américain, il s'attaque aux fondements libéraux des États-Unis.

Par le biais de cette alliance avec un monopole privé mondial, il tente d'émasculer le premier amendement de la Constitution américaine, grâce auquel les Américains défenseurs de la liberté peuvent encore résister au rouleau compresseur du politiquement correct. Et utiliser ce levier pour défendre la liberté du monde entier, en faisant pression sur les géants de l'Internet. Qui sont américains.

Au moment même où les Américains tentent de restaurer la liberté en engageant le combat contre le complexe numérique-étatique-politiquement correct, Macron leur tire le tapis sous les pieds en établissant une contre-alliance : les oligopoles du numérique, main dans la main avec les États du reste du monde.

Facebook et les autres seront trop heureux d'accepter une dose de régulation incluant les velléités tyranniques des États, de la France à la Chine, et ce d'autant qu'ils partagent beaucoup des inclinations répressives de ces derniers ; pourvu qu'on les laisse libres de se développer sur les marchés étrangers, et qu'on les aide à ne pas être démantelés par les autorités anti-trust américaines.

Et c'est la liberté du monde entier qui y perdra.

anne-marie marson

Emmanuel Macron ne parle pas seulement avec la bouche, il parle aussi avec les mains, de jolies mains bien manucurées et bagouzées, comme on l'a vu lors de sa dernière conférence de presse sur l'UE.

De jolies mains qui virevoltent pour masquer le sadisme des propos, et masquer certains messages, comme par exemple à la fin de la même conférence de presse, il parle de "toutes les régions de l'Europe". Lapsus volontaire ?

En ce qui concerne les propos d'EM parlant de "prise d’otages" concernant les copies du bac, je trouve cela ridicule et excessif, de même que se moquer de la réaction légitime de Olivier Faure est également déplacé. C’est la même bêtise.

Comment parler de « prise d’otages » à propos de copies du bac qui n’ont plus aucune valeur, au pont que certains élèves obtiennent leur bac sans même passer les épreuves ? De ce fait, les copies manquantes ont acquis un peu de valeur symbolique pendant quelques heures, d’ailleurs plus personne n’en parle, les protestations ont été faibles, bref tout le monde s’en moque, du bac.

Seuls quelques enseignants croient encore à leur valeur.
Bref, EM devrait se taire.

Ce billet est ridicule.

C’est la différence entre les moralisateurs et les militants. Les moralisateurs ont toujours plus d’une longueur de retard.

------------------------------------------

@ Michelle D-LEROY
@ Robert
@ Daniel Ciccia

Je partage vos commentaires.

Giuseppe

"Il y a là comme une légère contradiction : souvent questionné sur le point de savoir ce que j'aurais fait si j'avais été garde des Sceaux, je répondais que j'aurais aimé être un ministre de l'abstention. Je crois en effet qu'à ce poste on bouge trop, pour démontrer qu'on existe. Entre l'atonie et la frénésie, il y a un juste milieu." (PB)

L'équilibre des forces et supporter cette vie de château où le bien public s'approprie sans vergogne, bien sûr l'on ne parle pas de droit ici mais d'éthique malmenée qui prospère ; entre un usage normal de la représentation, le "juste milieu", et la goinfrerie jamais démentie de certains : confettis de paillettes et de prébendes, envie de tout… La vie de château, quand donc tout ceci va s'arrêter ?

J'ai honte pour eux, ils me font honte :

https://goopics.net/i/vQamZ

Le grand écolo sait-il au moins que dans notre pays 4 000 000 vivent avec moins de 700 €/mois - seuil de grande pauvreté ? Il existait la gauche caviar, maintenant l'écologie homard flambé, désastreux !

Ellen

@ lefort | 10 juillet 2019 à 14:42
"Donc, tout compte fait, mieux vaut en rire !
Puis encadrer cette Loi qui veut encadrer cette Liberté et demander à certains de nos magistrats de l'afficher sur leur célèbre mur des..."

Vous connaissez la devise - je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier qui rira aura une tapette.

Catherine JACOB

@ Gavroche | 10 juillet 2019 à 14:50

A quel Gavroche aurais-je donc répondu ICI ?

---------------------------------------------

@ Giuseppe | 10 juillet 2019 à 09:52
« Au pays en faillite, on continue à manger des brioches, les princes de la soie ne sont pas toujours morts, la frugalité de l'écolo de service fait plaisir à voir, réjoui de brouter les verts pâturages de son pays, alors que des efforts sans précédent sont demandés aux Français. »

En fait, j'ai entendu dire sur Europe1 que j'écoute en ce moment au volant, que le personnel de l'Assemblée nationale avait simplement, de sa propre initiative, voulu faire plaisir au président de cette Assemblée en parsemant de pétales de rose la nappe blanche de son déjeuner de Saint Valentin. Bon, quelques pétales de rose ne sont pas le bout du monde, surtout s'il s'y cache un malin clin d’œil.

---------------------------------------------

@ lefort | 10 juillet 2019 à 14:42

Est-ce qu'il n'y aurait pas cet adage : « Le Pénal tient le civil en l'état »
C'est commenté ainsi sur un site d'avocats :

L’adage « codifié par l’ art 4 alinéa 2 du Code de procédure pénale prévoyait que dès lors que la juridiction pénale était saisie et que les deux actions portaient sur les mêmes faits, le juge civil devait surseoir à statuer. Il faut comprendre que le juge civil était donc obligé d’attendre que le juge pénal se prononce sur l’action publique. Elle jouissait donc d’une suprématie sur le civil, le commercial et le prud’homal.
Attention, si la décision répressive n’était pas susceptible d’influer sur celle civile ou s’il n’existait aucun risque de contradiction, le juge civil pouvait statuer librement.
A l’origine le but poursuivi par le législateur était de ne pas créer de contradiction entre les décisions du juge civil et celles du juge pénal ».

Cela dit étant donné la teneur de l’alinéa 1 du même article, il faudrait savoir quand les deux actions ont-elles été introduites chacune pour sa part, pour voir si le juge civil n’aurait pas dû surseoir à statuer et si, ne l’ayant pas fait, il n’y aurait pas là un moyen de cassation de la décision civile de restitution du dédommagement accordé par l’arbitrage à Bernard Tapie car ce ne serait tout de même pas normal, juridiquement et humainement, que de persister à demander un remboursement sur fond d'une non escroquerie tout de même. Mais bon, le Crédit Lyonnais envisageant de critiquer le jugement correctionnel, l'affaire n'est pas finie.
Reste à savoir qui aura la peau de Tapie en premier, son cancer ou la banque !

semtob

Cher Philippe,

Pour le Président, il en est de même que pour tous. Il nous faut parler au vent, aux volcans et aux âmes, avant que l'oxygène ne se dissipe.
Bernard Tapie remercie le ciel, pendant que Dame Belloubet s'acharne en toute indépendance à revenir sur une décision de justice rendue.
Il n'y avait pas une minute à perdre pour éteindre les derniers souffles du jeune Lambert.
Pasqua ne pouvait reposer en paix sans que bataille ne se livre hardiment sur son histoire sans qu'il ne puisse y apporter de réponse.
Les journalistes trempent leur sucre dans la détresse de la famille Balkany.
Mélenchon se voit cloué au pilori par des pigistes, De Rugy jeté aux lions affamés de l'arène journalistique pour quelques pétales de rose et trois homards.

Il vaut bien mieux entendre Macron et ses désirs que suivre le lâché des chiens baveux ou jaloux.
Pauvre liberté d'expression, pauvre période pré-électorale et ses vieilles machines à détruire la pluralité.
Nous cherchons la raison de nuages hexagonaux sur l'un des pôles d'une planète lointaine, en élévation, suspendus et Saturne se rit des urnes.
françoise et karell Semtob

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

  • Causeur
    causeur.fr du 13 octobre "Philippe Bilger, le style fait l'homme", par Thomas Morales
  • Le Point
    Philippe Bilger : « Le mur des cons a fracturé la confiance dans la justice », lepoint.fr du 11 octobre.
  • Sud Radio, "Le Grand Matin"
    Tous les vendredis de 8 h 45 à 9 h 15, débat dans la Matinale de Patrick Roger.
  • CNews, "L'Heure des Pros"
    Tous les mercredis de 9h à 10h30, animé par Pascal Praud.
  • Sud Radio "Les Vraies Voix"
    Tous les jours du lundi au vendredi de 17h à 19h, émission de débat et de divertissement animée par Christophe Bordet.

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : [email protected]
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS