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28 juillet 2019

Commentaires

marie

@ Solon
"La photo a été bidonnée par l'enseignant qui a lancé la polémique" 

L'animateur affirmait que le dessin n'avait pas été réalisé par les deux petites filles mais apporté par les services du ministre : "On ne force pas des gosses à poster avec un message qui n'est pas le leur".
Le secrétaire général adjoint de la fédération Léo Lagrange, Vincent Séguéla, indique que plusieurs dessins, dont celui que tient le ministre de l’Éducation nationale devant les deux fillettes, ont été réalisés pendant "un temps calme", par les enfants, "les enfants savaient que le ministre venait".
Le secrétaire général ne dit pas si le dessin a été réalisé par les deux enfants qui paraissent sur la photo postée sur le compte Twitter de monsieur Blanquer, ou par d'autres enfants de la colonie.

"J'ai trouvé ça mignon et sympathique" confirme monsieur Blanquer dans une vidéo publiée sur Twitter samedi pour mettre fin à la polémique et alerter sur les "mésusages des réseaux".

Diffuser la photo de ces fillettes (bien identifiables), qui laisse à penser qu'elles sont à l'origine des fautes d'orthographe, n'est-ce pas faire un mauvais usage des réseaux sociaux ?

Si un enseignant avait jeté en pâture sur les réseaux sociaux une photo de lui, tenant ce dessin devant ses propres élèves, cela aurait sans doute soulevé l'indignation sur Twitter. On aurait parlé d'humiliation des enfants.

Exilé

@ Karito
« M. Macron a-t-il le droit de prendre des vacances, avoir un avis, exprimer son opinion ? »

Droit, droit, droit...
Nous sommes bien en France.
Bien sûr que M. Macron a ces droits-là plus quelques autres, ce n'est pas pour autant qu'il peut en abuser inconsidérément si les circonstances ne s'y prêtent pas.
Tout est question de mesure et de tact, ce dont il est dépourvu.

Giuseppe

François de Rugy a également estimé que sa vie privée avait été exposée publiquement. "La question est celle de la vie privée et de la vie publique quand on est un personnage public. Et la vérité, c'est qu'il n'y a plus de vie privée, elle est réduite à la portion congrue."

Petite digression, je me fiche éperdument de sa vie privée, mais que les homards de la République et les bouchons prestigieux s'invitent à la table privée de notre écolo frugal, cela est insupportable. D'ailleurs la main prise dans la pince du homard, il a été sommé de rembourser (petitement).

3 repas sur 9 cela fait 33 % de débordement, et alors ? Les citoyens devraient tolérer ? Admettre que ce sont les us et coutumes et s'avaler encore et toujours des couleuvres, comme s'ils n'en avaient pas assez ?

Quant à la transparence dont il se targue, il devrait lire les derniers ouvrages qui sont parus récemment concernant les confits gras de l'Assemblée, quand on pense que les contribuables participent encore à leurs frais d'obsèques pour eux et les proches à hauteur de 2750 € !

Il commence à m'agacer l'écolo qui buvait du champagne malgré lui à l'insu de son plein gré !

C'est nous prendre pour des imbéciles, et de cela j'ai horreur.

jack

Dont acte pour Macron.
A présent on attend une inflexion de la part des Gilets jaunes.
Moins d'insultes, de vulgarité à l'égard du Président.
Une meilleure cohésion et une organisation plus rationnelle permettant à la police de lutter plus efficacement contre les casseurs, les voleurs. La population en a ras le bol.
Cela passe par la déclaration préalable des manifestations.
Et bien entendu, les maires ont parfaitement le droit de faire en sorte que les centres villes soient épargnés.
Il vaut mieux continuer à débattre plutôt qu'à se battre. C'est ainsi que des solutions peuvent émerger.

Solon

@ marie 29 juillet à 10h07

On en étoufferait d'indignation, sauf... que la photo a été bidonnée par l'enseignant qui a lancé la polémique et qui, depuis, a avoué qu'il avait été "mal informé." Le ministre n'a rien à voir dans l'histoire, inventée pour le plaisir de médire.

Tipaza

Il ne faut pas accorder plus d’importance à ces paroles qu’elles n’en n’ont.
Il s’agit de déclarations convenues pendant la trêve estivale, comme le sont celles de la trêve des confiseurs et des vœux de Nouvel An.
L’écume des vagues, autant en emporte le vent.

L’essentiel se passe ailleurs en coulisses.
L’Italien Sandro Gozi, ex-secrétaire d’État italien aux Affaires européennes, numéro 22 sur la liste Renaissance lors des dernières élections européennes, va rejoindre Matignon dans les prochains jours en tant que chargé de mission, où il sera en charge des questions d’Europe.
Sandro Gozi préside depuis fin 2018 l’Union des fédéralistes européens.

On voit par là que Macron poursuit son objectif, la dissolution de la France dans une Union européenne fédérale dont il espère être un jour le président.

Les deux femmes qu’il a contribué à placer à la tête de l’UE sont des fédéralistes convaincues.
En particulier Christine Lagarde, qui a fait sa carrière aux USA, qui a été à la tête du FMI est même plus que fédéraliste, elle est mondialiste par profession et par nature puisqu’elle a fait le choix de sa profession.

Alors Macron réussira-t-il là où Giscard dont il est un clone a échoué ?

L’histoire risque d’être aussi sanglante que l’a été « Games of thrones », dans les turbulences du monde !

Karlito

M. Macron a-t-il le droit de prendre des vacances, avoir un avis, exprimer son opinion ?

Exilé

@ Michelle D-LEROY
« Que Superman Président se repose »

Repos immérité de toute manière, quand nous le voyons jouer les touristes partout (en gaspillant du kérosène) uniquement pour faire parler de lui au lieu de s'attaquer sérieusement aux dossiers de fond.

Metsys

Comme disait un Florentin que Talleyrand et Mitterrand ont beaucoup fréquenté : "Il y a trois sortes d'esprit. Les uns entendent par eux-mêmes ; les autres comprennent tout ce qu'on leur montre ; et quelques-uns n'entendent, ni par eux, ni par autrui. Les premiers sont excellents, les seconds sont bons, et les derniers inutiles".

A cet égard, Macron ne se porte pas si mal, car De Gaulle n'a compris qu'à Baden-Baden, et Louis XVI au pied de l'échafaud. Par exemple, je me demande dans quelle catégorie se situerait l'actuelle maire de Paris...

Robert

Un point à ne pas oublier : monsieur Macron prépare sa réélection en 2022. Donc il adapte sa communication pour être moins clivant et s'attirer certaines franges de l'électorat. Comme il sait que par ailleurs les Français dans leur majorité ne sont pas favorables à sa politique et qu'il maintient ses objectifs, il sait aussi que les conflits actuellement larvés ne manqueront pas d'éclater à nouveau. D'autant que les frémissements de reprise économique ne sont pas suffisants pour améliorer sensiblement l'emploi.

La rentrée pourrait donc être chaude et le quatrième trimestre coaguler de nombreux mécontentements. Il serait donc inconséquent d’adopter une posture par trop provocatrice. De la forme adoucie certes, mais sur le fond il ne change nullement.

Exilé

@ Marc GHINSBERG
« 17 milliards d’€ ! »

Ah, des milliards...
Les hommes politiques actuels ne font même plus l'effort de tenter de résoudre à la racine les divers problèmes qui se posent, ce qui ne coûterait pas forcément cher, ils les noient sous une pluie de milliards, en contribuant à faire exploser la dette publique.

Ainsi la « politique de la ville » (en français achat de la paix sociale dans les « quartiers ») n'est qu'une manière de masquer les conséquences de la folle politique migratoire menée par leurs prédécesseurs et eux-mêmes.

Quant aux 17 milliards que vous mentionnez, ils ne correspondent en fait qu'en partie au remboursement de la tentative de racket qu'a constitué l'augmentation de la CSG -CSG sur laquelle il y aurait beaucoup à dire - pesant sur des Français pas très riches afin de les obliger à financer sous couvert de « social » l'entretien gratis pro Deo de toute la vraie ou fausse misère du monde qui se rue sur notre pauvre pays et seulement sur lui.

Et si au lieu de taxer à tour de bras tout ce qui bouge, ces gens-là venaient à comprendre qu'ils feraient mieux de ne pas dépenser inconsidérément un argent que nous n'avons pas et de plutôt favoriser tout ce qui pourrait aider notre pays à produire des richesses, ils feraient de grands progrès.
Mais ce n'est pas demain la veille.

marie

Une photo postée sur le compte Twitter du ministre de l’Éducation nationale le 25 juillet a créé la polémique:

https://pbs.twimg.com/media/EATwr2ZXoAA3bbf.jpg

Elle a été prise dans un camp de vacances de l'Aveyron lors de la visite de monsieur Blanquer.
Le ministre tient une feuille devant deux petites filles (non floutées, bien identifiables), sur laquelle il est écrit : "Vive le ministre de l'éducasion nasionale" (sic)
(Aujourd'hui le visage de ces enfants apparaît flouté dans certains médias !)
Sur Twitter un animateur a posté que ce dessin n'avait pas été réalisé par les deux fillettes mais que c'était plutôt un coup de communication du ministère.
Après une réunion avec sa direction, l'animateur a retiré ses propos.
Le directeur de la base de loisirs de Najac indique de son côté que le ministre a trouvé "marrant de poser avec ce dessin malgré le fautes d'orthographe". Il a dit que cela montrait qu'il avait "encore du travail". "J'ai trouvé ça mignon et sympathique" confirme monsieur Blanquer dans une vidéo publiée sur Twitter samedi pour mettre fin à la polémique et alerter sur les "mésusages des réseaux sociaux".

Peu importe si le dessin a été réalisé par les deux fillettes qui se trouvent devant monsieur Blanquer qui tient lui-même la feuille.
Le problème ne se situe-t-il pas dans le fait que ces petites aient été jetées en pâture sur les réseaux sociaux par monsieur Blanquer, parce qu'il trouve qu'il avait « encore du travail » avec l'orthographe ?
Ces enfants, leurs parents sont-ils fiers et heureux de cette photo ?

Imaginons un enseignant, à la place de monsieur Blanquer sur la photo, qui trouverait "mignon et sympathique" de faire voir à tous, sur les réseaux sociaux, qu'en orthographe il avait « encore du travail » et poste une photo de lui avec ses élèves (élèves non floutés, bien identifiables), avec écrit sur une feuille :« Vive le ministre de l’éducasion nasionale ».
Cela laisserait indifférent monsieur Blanquer, et n'enflammerait pas les réseaux sociaux ?

Michel Deluré

Je ne m'attarde guère sur ce type de confidences que nous délivrent traditionnellement nos différents présidents lors de leurs vacances estivales.

Cela tient de l'exercice de communication imposé et parfaitement préparé, ce qui permet de laisser planer le doute quant à la sincérité du propos qui pourrait jaillir de l'apparente spontanéité d'un tel échange.
L'atmosphère ambiante décontractée, le contexte estival bon enfant, le lâcher-prise naturel inhérent à ces circonstances spécifiques sont autant d'éléments qui facilitent ces confidences qu'il est donc préférable d'appréhender avec certaines réserves.

A la question de savoir si EM, avec retard, a compris et changé, je préfère donc attendre, pour en juger, l'épreuve à venir des faits plutôt que de me fier à quelques brefs propos échangés au sortir de sa résidence d'été.

Exilé

@ Claggart
« Triste époque, en effet, où on voit un professeur de lettres (classiques ou modernes ?) avouer être "scotché" aux télés d'information continue. »

Ce que nous pourrions traduire en français par : « saucissonné au ruban adhésif devant son téléviseur ».
Qu'il regarde cet instrument diabolique de manipulation mentale ne concerne que lui, mais trouve-t-il un peu de temps pour prendre du recul par rapport à tous les messages qui lui sont imposés et faire le tri entre la désinformation caractérisée et le reste ?

Julien WEINZAEPFLEN

Les repentirs du président sont bien sûr les bienvenus. Mais ils illustrent surtout que les soi-disants hommes de rupture reviennent toujours à la politique sans alternative que l'on mène depuis 1983 et le tournant de la rigueur de François Mitterrand, plus tard depuis le discours où Jacques Chirac, six mois après avoir été élu, expliquait aux Français qu'il abandonnait "l'autre politique", dont seul Alain Touraine qui l'avait théorisée aurait pu dire en quoi elle consistait. Enfin ce fut Sarkozy qui prétendait faire des réformes structurelles et dont la politique de "rupture" tous azimuts s'échoua moins contre la crise des subprimes qu'elle ne s'imposa pas malgré elle et pour faire éviter la prochaine, tout en sortant la France de ses conservatismes, la France, ce pays de la nuit du 4 août, qui a voté l'abolition des privilèges tout en croyant qu'il existe des acquis sociaux...

Claude Luçon

@ S Carioca | 28 juillet 2019 à 20:50

Rien de nouveau sous le ciel des USA !
En 2003 quand Jacques Chirac a refusé de suivre G.W. Bush dans la deuxième guerre d'Irak, Bill O'Reilly de Fox News a demandé à tous les Américains de boycotter tous les produits français et le répétait dans son commentaire quotidien.
Nous n'avons pas de commentateur politique du calibre de Bill O'Reilly en France.
Il a officiellement levé son boycottage après le discours de Nicolas Sarkozy au Congrès américain en 2007.

Les Américains ont une relation "love/hate" avec la France, ce que nous leur rendons avec notre anti-américanisme primaire, suivant le principe qu'on ne critique bien qu'un vieux copain !
Quelque chose de similaire existe entre nous et les Anglais depuis Trafalgar et Waterloo.

Vivant alors à Santa Monica, je suivais le commentaire quotidien de O'Reilly.
Comme il invitait les auditeurs à lui écrire en affichant son adresse email en bas de l'écran TV, ce qu'aucun de nos journalistes n'a le courage de faire, je lui ai envoyé un email sarcastique pour le remercier chaudement de permettre enfin à la France de redresser son économie sévèrement affectée par son boycottage.
Il l'a publié comme il le faisait pour tous les commentaires d'auditeurs qu'il jugeait acceptables !
C'est absolument vrai !

Trump ne fait que suivre une vieille tradition et il ne faut pas oublier que lui aussi, comme O'Reilly, sait utiliser la TV dont il fut l'un des showmen !
Chez eux aussi il y a une grande différence entre le "dire" et le "faire".
Je suis convaincu qu'E. Macron est parfaitement conscient du petit jeu verbal de D. Trump.

Denis Monod-Broca

« La colère qui a créé les gilets jaunes n’est pas derrière nous » : pourquoi prendre la peine d’exprimer une telle évidence ? Sinon peut-être pour sous-entendre qu’on se croit assez fort pour, justement, la faire disparaître définitivement, cette colère...
Je vois dans un tel propos plus d’orgueil que de lucidité.
Encore une petite phrase que Macron aurait dû s’épargner.

boureau

@ Michelle D-LEROY 22 juillet 2019

"Affaire Steve - Nantes"

Le 21 juin 2019, la Loire n'était pas "presque à sec" à Nantes lors de la disparition de Steve. Même si elle l'était à Tours.

Entre Tours et Nantes, il vous a sans doute échappé qu'il s'y déverse quelques affluents !

Selon les marées, la hauteur de la Loire à date était entre 3 et 5 mètres. Rien de presque sec.

Cordialement.

S Carioca

@ Claude Luçon

Le touite:
"We will announce a substantial reciprocal action on Macron's foolishness shortly. I've always said American wine is better than French wine!"

Après on peut élucubrer:
https://www.wordreference.com/enfr/foolishness
https://www.collinsdictionary.com/dictionary/english/foolish

Ça revient un peu au même.
Attendons que Trump se fâche avec BoJo, ça va voler haut.

Il ne faut pas se battre contre un porc. On se salit comme le porc mais lui adore ça.

Michelle D-LEROY

Qu'il nous épargne ses commentaires pendant les vacances. Le temps des vacances est justement fait pour un relâchement, une pause pour mieux rebondir.
Après un début d'année presqu'entièrement occupée par le Grand débat où le Président a été omniprésent, une pause s'impose... Ce serait une élégance de sa part.

A trop vouloir être sur le devant de la scène, faire le buzz et être le meilleur, il nous fatigue quoi qu'il dise.

Que Superman Président se repose, qu'il mette à profit ce break pour réfléchir, un peu de recul et d'humilité ne lui feront pas de mal. Car ce qu'il raconte aux vacanciers me semble encore un exercice de mise en valeur de ses décisions plutôt qu'un "je vous ai compris".

boureau

@ Claude Luçon 28 juillet 2019 01:24

"Mésinformation délibérée". C'est mon choix !

C'est du dernier commun à l'AFP ! Depuis toujours et quel que soit le Président français en exercice et quel que soit le Président américain en exercice. Sauf pour Obama, of course, pas touche à l'icône !

C'est le vieux fond français d'anti-américanisme primaire comme le montre régulièrement le journal Le Monde, relais traditionnel, efficace et amplificateur de l'AFP. On pourrait croire que les journalistes et de l'AFP et du Monde travaillent dans les mêmes bureaux.

Il est vrai que la méthode communicative de Trump les met mal à l'aise : une anguille qui glisse entre les pattes de crabes !

En l'occurrence, Emmanuel Macron fait profil bas dans sa réponse : le gamin qui est pris la main dans le pot de confiture. En tous cas cela être le sens du tweet de Trump.

Cordialement.

Claude Luçon

@ François Moreau | 28 juillet 2019 à 16:48

A la réflexion : "Mauvaise foi, absence de sens de l'humour ET mésinformation délibérée" !

boureau

"Il semble en pleine forme" ! (PB)

Grand bien lui fasse. C'est ce que nous lui souhaitons pour la France.

"Banalités, propos estivaux, poudre aux yeux..."

Rien de tout cela cher P. Bilger. Simplement une énième séquence de communication. Le Président se hollandise de plus en plus : les yeux rivés sur les sondages journaliers qui, dans leur majorité montrent les Français mécontents ou très mécontents ! Simple recadrage communicatif : le nouveau Macron estival est arrivé : tout doux !

"Il ne sera pas moins détesté par ses adversaires irréductibles".

Phrase très excessive ! Vous confondez sentiment et efficacité. La détestation n'a rien à voir là-dedans !

La carrière de fonctionnaire aveugle souvent sur les réalités. Quand dans le privé (car dans l'administration c'est un mot ostracisé) l'efficacité d'un chef de service, d'un responsable, d'un président est mise en cause et qu'il est critiqué et même démis, ce n'est pas parce qu'il est détesté, c'est qu'il manque aux exigences de la fonction. Point barre !

La critique de l'action de Macron n'a rien à voir, pour beaucoup, avec la détestation. Restons lucide : parlons plutôt d'indifférence sur la personne.

Dans la dernière séquence macronienne, deux grands dossiers de remise en état du pays sont en train de s'échouer :

La réforme de l'Etat a accouché d'une petite souris et la diminution - indispensable - des effectifs de l'Etat est passée aux oubliettes. Le critiquer, est-ce de la détestation ?

La réforme des retraites part dans un brouillard tel que les ministres sont incapables de l'expliquer clairement. Et que nous savons que les régimes spéciaux ne seront pas - pratiquement - touchés ! Est-ce de la détestation que de critiquer cette bouillie gouvernementale ?

Vous avez beau pratiquer - un peu - le syndrome de Stockholm macronien, les résultats sont minces depuis deux ans, avec des décisions irréfléchies.

Voyez les conséquences de cette taxe stupide (parce qu'électoraliste) sur les GAFA. Pour satisfaire une pulsion électoraliste du moment, cette mesure débile et inefficace, sans concertation au niveau européen alors que Macron ne cesse de vanter plus d'Europe, déclenche une mini-crise diplomatique sans que personne ne sache où elle va nous conduire. Alors qu'il fallait un consensus mondial des Etats. Mais E. Macron aime tellement se mettre en avant !

Bonnes vacances donc au Président (sans détestation) ainsi qu'à Madame Bilger et vous-même cher P. Bilger.

Cordialement.

Claggart

@ Patrice Charoulet 28 juillet 11 h 53
"Triste époque"

Triste époque, en effet, où on voit un professeur de lettres (classiques ou modernes ?) avouer être "scotché" aux télés d'information continue.

Ellen

Pas de dispute SVP !

"France just put a digital tax on our great American technology companies. If anybody taxes them, it should be their home Country, the USA. We will announce a substantial reciprocal action on "Macron’s foolishness" shortly. I’ve always said American wine is better than French wine!"

Traduction juste du tweet de Donald Trump :

"La France vient d'imposer une taxe numérique à nos grandes entreprises technologiques américaines. Si quelqu'un les taxe, cela devrait être leur pays d'origine, les États-Unis. Nous annoncerons sous peu une action réciproque substantielle sur "la folie de Macron". J'ai toujours dit que le vin américain était meilleur que le vin français!"

Mitsahne

Le problème de Macron-le-petit, le chef de la chorale France, c’est qu’il chante avec les choristes mais il chante faux ! Plus grave, il introduit dans l’exécution du morceau des instruments non prévus comme la perceuse à béton et une partition pour pétomane.

Comme il est intelligent, il consent à reconnaître quelques erreurs avec la légèreté d’un effeuilleur de marguerites, ce qui plaira à quelques braves électeurs qui s’émerveilleront toujours du geste du grand chef étoilé qui ajoute à la dernière seconde LE brin de ciboulette sur l’assiette-signature !

Jean FREMY, doreur…
C’est l’appellation typiquement vermotesque, récente, de Macron mignon qui frémit de son début de repentir. Je frémis donc je suis. Le frémissement présidentiel est noble, républicain, laïc mais pas obligatoire. Importante décision présidentielle : des tests de frémissement seront insérés dans le récent Service Civique, ce qui est nettement plus audacieux que le rythme ralenti de la Marseillaise qu’avait instauré Giscard il y a quelque quarante-cinq ans… C’est fou ce que nos présidents peuvent inventer pour bousculer nos appréhensions…

Il est vrai qu’il ne faut pas trop s’étonner qu’un peuple qui place régulièrement en tête de ses personnages préférés des Hanouna, des Debbouze ou des Omar Sy ait pu élire le pâlichon et anxiogène Emmanuel. Avec lui, voter est devenu un geste déplacé.
Avec la canicule, la sécheresse apparaît, des rougeurs gagnent, la fièvre monte, déjà le tréponème pâle perce sous la pustule. Les professeurs-ministres et les infirmières porte-parole issues de la parité se penchent sur la France subclaquante sans la moindre chance d’arrêter l’infection, tous des Diafoirus ! Ils croivent (du verbe croiver) ces morticoles qu’une ordonnance de promesses de clystères va faire réagir le peuple au bord des plages…

Mais il y aura toujours des ceusses pour dire que ç’aurait pu être pire…En somme, c’est la paille au cul, le feu dedans, mais sans le bon vent, alors…

Marc GHINSBERG

@ Exilé
« Une allocution, oui, et alors ?
Une préfiguration du Grand Bla-bla, et après, qu'en est-il resté ?
Du vent et même du vide... »

17 milliards d’€ !

Exilé

@ Claude Luçon
« Mauvaise foi, absence de sens de l'humour ou mésinformation délibérée ? Les trois peut-être ! »

En fait, il est probable qu'une fois de plus la faute en incombe à l'AFP qui donne le « la » par ses dépêches à une presse française aussi psittaciste que moutonnière et ne vérifiant pas ses sources :

« Donald Trump est monté au créneau vendredi contre la France et sa taxe sur les géants américains du numérique en dénonçant "la stupidité" du président Emmanuel Macron et menaçant de rétorsions le vin français, un des produits d'exportation tricolores les plus emblématiques. »

https://www.afp.com/fr/infos/334/trump-menace-le-vin-francais-en-retorsion-la-taxe-gafa-doc-1j49pp4

Ceci dit, est-il normal que dans un pays à prétention démocratique une agence de presse dépende de l’État ?

François Moreau

@ Claude Luçon

Sauf erreur de ma part il semble que votre commentaire soit quelque peu "puzzle".

Le tweet du Président Trump utilise "foolishness" et non "stupidity" aussi comment devons-nous comprendre votre appréciation de vos/nos (?) médias (déchaînés !) ? Mauvaise foi, absence de sens de l'humour ou mésinformation délibérée ?

cf : https://twitter.com/realDonaldTrump/status/1154791664625606657

Exilé

@ Marc GHINSBERG
« Cher Philippe, je vous trouve assez injuste avec Emmanuel Macron, souvenons-nous de son allocution du 10 décembre 2018 »

Une allocution, oui, et alors ?
Une préfiguration du Grand Bla-bla, et après, qu'en est-il resté ?
Du vent et même du vide...

Ellen

"Pourquoi si tard, monsieur le président ?" (PB)

"Nulle pierre ne peut être polie sans friction, nul homme ne peut parfaire son expérience sans épreuves. L'expérience est une lanterne attachée dans notre dos, qui n'éclaire que le chemin parcouru." (Confucius)

Lucile

J'ai décidé de me mettre au régime sans-Macron pour l'été. Et je me sens tellement bien depuis, que je ne ferai aucune entorse à ma diète.

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@ Claude Luçon

D'accord avec vous sur la traduction de cette "folie" de nouvelle taxe, dixit Trump.


Robert

Il me semble que la fonction du chef (en l’occurrence de l’État) n'est pas seulement de corriger les effets négatifs que ses décisions ont entraînés, mais bien de comprendre les situations, d'anticiper et donc de prendre les décisions efficaces avec le moins d'effets perturbateurs.
Par voie de conséquence, monsieur Macron semble prendre conscience, mais un peu tard, que le chef n'est pas celui qui décide de tout sans intégrer tous les paramètres nécessaires à sa décision...
Cela a coûté cher au pays comme à lui-même. Reste à savoir si son Premier ministre est aussi sur la même longueur d'ondes, notamment sur les retraites. Nous le verrons à la rentrée.

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

J'ai lu vos réflexions de ce jour sur le président avec la plus grande attention.
Si vous les lisez, vous aurez noté que vos commentateurs sont formés de deux groupes : ceux qui sont favorables au président et ceux qui ont pour lui une détestation profonde. Je ne suis d'aucun de ces deux groupes.
Scotché aux télés d'information continue, j'ai dû, comme tout le monde, c'est passé en boucle, subir les différents épisodes du bain de foule présidentiel à Bormes-les-Mimosas. Bronzé, détendu, souriant, devisant aimablement avec quelques personnes, il est certain que ce genre de scène peut faire gagner un ou deux points dans les sondages. Comme j'ai peu écouté, j'ai surtout, une fois encore, été profondément incommodé par la surabondance des selfies. Je reconnais qu'il n'est pas le seul à s'abaisser à ça. Avec lui, nous avons le roi du selfie. Avec Le Pen fille, nous aurions eu la reine du selfie. Triste époque.

Achille

« Il va jusqu'à énoncer que "la colère qui a créé les Gilets jaunes n'est pas derrière nous" et qu'elle ne s'apaisera pas de sitôt. »

Mais la colère a toujours existé et ceci bien avant qu’Emmanuel Macron ne devienne président de la République.
Quoi qu’il fasse, quoi qu’il dise, elle sera toujours là, tout simplement parce qu’il y aura toujours des éternels insatisfaits plus préoccupés de regarder dans la gamelle du voisin que de se prendre en charge.

Ceci étant, qui parmi les prétendants à la fonction suprême est capable de satisfaire un peuple dans toute sa diversité, sa complexité, habitué à râler du matin au soir ?
Il fait bon vivre en France qui est la-championne-deurope-des-depenses-de-protection-sociale .
Reste à savoir pour combien de temps vu que le "toujours plus" a désormais atteint son point limite.

Giuseppe

Le monde selon Macron.

"En tout cas, à ma connaissance, c'est la première fois qu'il s'engage ainsi et donne rétrospectivement du lustre à une interminable lutte qu'il n'a jamais donné l'impression d'appréhender comme elle l'aurait mérité." (PB)

Le monde selon Méluche, Leader Maximo :

AFP, publié le dimanche 28 juillet 2019 à 04h50

"Le président vénézuélien Nicolas Maduro a prévenu samedi qu'il était prêt à faire arrêter les partisans de la réincorporation du pays dans un traité interaméricain de coopération militaire, approuvé par l'Assemblée nationale contrôlée par l'opposition."

Un Macron à voir, cinq Méluche bonjour les dégâts ! Pays de rêve et de sable chaud.

Marc GHINSBERG

« En tout cas, à ma connaissance, c'est la première fois qu'il s'engage ainsi et donne rétrospectivement du lustre à une interminable lutte qu'il n'a jamais donné l'impression d'appréhender comme elle l'aurait mérité. » (PB)

Cher Philippe, je vous trouve assez injuste avec Emmanuel Macron, souvenons-nous de son allocution du 10 décembre 2018 :

« Mais au début de tout cela, je n'oublie pas qu'il y a une colère, une indignation et cette indignation, beaucoup d'entre nous, beaucoup de Français peuvent la partager et celle-là, je ne veux pas la réduire aux comportements inacceptables que je viens de dénoncer.

Ce fut d'abord la colère contre une taxe et le Premier ministre a apporté une réponse en annulant et en supprimant toutes les augmentations prévues pour le début d'année prochaine mais cette colère est plus profonde, je la ressens comme juste à bien des égards. Elle peut être notre chance.

C'est celle du couple de salariés qui ne finit pas le mois et se lève chaque jour tôt et revient tard pour aller travailler loin.

C’est celle de la mère de famille célibataire, veuve ou divorcée, qui ne vit même plus, qui n'a pas les moyens de faire garder les enfants et d'améliorer ses fins de mois et n'a plus d'espoir. Je les ai vues, ces femmes de courage pour la première fois disant cette détresse sur tant de ronds-points !

C’est celle des retraités modestes qui ont contribué toute leur vie et souvent aident à la fois parents et enfants et ne s'en sortent pas.

C’est celle des plus fragiles, des personnes en situation de handicap dont la place dans la société n'est pas encore assez reconnue. Leur détresse ne date pas d'hier mais nous avions fini lâchement par nous y habituer et au fond, tout se passait comme s'ils étaient oubliés, effacés.

Ce sont quarante années de malaise qui ressurgissent : malaise des travailleurs qui ne s'y retrouvent plus ; malaise des territoires, villages comme quartiers où on voit les services publics se réduire et le cadre de vie disparaître ; malaise démocratique où se développe le sentiment de ne pas être entendu ; malaise face aux changements de notre société, à une laïcité bousculée et devant des modes de vie qui créent des barrières, de la distance.

Cela vient de très loin mais c'est là maintenant.

Sans doute n'avons-nous pas su depuis un an et demi y apporter une réponse suffisamment rapide et forte. Je prends ma part de cette responsabilité. Il a pu m'arriver de vous donner le sentiment que ce n'était pas mon souci, que j'avais d'autres priorités. Je sais aussi qu'il m'est arrivé de blesser certains d'entre vous par mes propos. Je veux ce soir être très clair avec vous. Si je me suis battu pour bousculer le système politique en place, les habitudes, les hypocrisies, c'est précisément parce que je crois plus que tout dans notre pays et que je l'aime et ma légitimité, je ne la tire d'aucun titre, d'aucun parti, d'aucune coterie ; je ne la tire que de vous, de nul autre. »

Aliocha

Il n'est jamais trop tard pour être en avance, et définir le sens profond qui manque au pays, cette définition d'un vivre-ensemble de manière apaisée.
Le symptôme qu'a conscience d'être notre jeune président est la chance pour la France d'accéder au remède de cheval dont elle a un urgent besoin.

Claude Luçon

A propos d'Emmanuel Macron, les médias se déchaînent, Donald Trump l'aurait accusé de "stupidité" !
Voici ce que qu'a dit D. Trump, extrait d'Internet en anglais :
"US President Donald Trump has accused French President Emmanuel Macron of "foolishness" over a digital services tax, and hinted that he would tax French wine in retaliation"

Il y a là une mauvaise foi évidente des médias pour la simple raison que Trump aurait dit "stupidity" pas "foolishness" surtout en s'adressant à un Français pour souligner son commentaire !

Le terme "foolish" n'implique pas la stupidité, plutôt "irréfléchi" ou "bête", seulement que Macron a fait une bêtise, comme un gamin, ce qui, en outre, va dans le sens de ce que Trump a déjà suggéré a propos de Macron.

Mauvaise foi, absence de sens de l'humour ou mésinformation délibérée ? Les trois peut-être ! Nos médias s'étonnent que nous ne les croyons plus, leur but est évident : mettre le feu partout où c'est possible, indigner, effrayer, paniquer le pékin lambda, déformer les mots en les traduisant pour créer le scoop.
Il est à parier que Macron a parfaitement compris le message de Trump.

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