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30 août 2019

Commentaires

Achille

@ Claude Luçon | 31 août 2019 à 00:43
« Pratiquement tous les sports, boxe comprise, sont nés dans l'élite de la société britannique.
La force physique n'est pas inversement proportionnelle à l'intelligence, elle en fait partie ! »

J’émettrai une petite réserve concernant le football qui s’est toujours démarqué des autres honorables sports que nous ont fait découvrir les universités britanniques. En particulier ces derniers temps où les matchs de première et deuxième divisions sont régulièrement interrompus par les arbitres pour des propos et banderoles homophobes et racistes.

Certes le problème ne vient pas des joueurs qui sont souvent les premières victimes de ces propos haineux (surtout les noirs), mais des gradins où des supporters aux idées clairement d’extrême droite font étalage de leur bêtise et de leur haine.
Là, nous ne retrouvons pas du tout l'esprit d'équipe et d'effort personnel et collectif pouvant servir d'exemple à nos jeunes !

Pour l'instant le rugby a été épargné par ce genre de manifestations grossières. Pourvu que ça dure !

semtob

Cher Philippe,

Un très bon billet encore.
Happy birthday to you, Philippe.
Et plus de douceur pour vous dans ce monde si violent.
françoise et karell Semtob

Claude Luçon

Bravo !
Il y a derrière ce texte, en filigrane, le manifeste d'une droite qui pourrait retrouver sa raison d'être.
Une droite qui n'aurait qu'à demander l'application de la Constitution et rappeler le rôle du citoyen aux Français.
Une droite en laquelle on avait eu le droit de rêver pendant quelques semaines après avoir lu le livre "Faire" de François Fillon, ce que Mediapart, le Canard et quelques magistrats déphasés se sont empressés de "Défaire".
Une droite qui rappellerait aux élus de tout poil qu'on ne peut être Insoumis ou encourager à la désobéissance civique quant on est rémunéré par la République.
Liberté, Egalité et Fraternité, certes, mais aussi Responsabilité.

Une droite qui devrait mettre au pied du mur médias, enseignants et magistrats en leur expliquant, sanctions sévères à l'appui, qu'ils sont payés pour respecter la Constitution de la République, pas pour faire ce qu'ils pensent ou cogitent.
Appliquer la Constitution, pas leurs convictions.

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@ Giuseppe | 30 août 2019 à 22:24
"On devrait décréter le rugby comme cause nationale ..."

Absolument ! Ce n'est pas une plaisanterie !
Vous auriez pu rajouter, en particulier à l'attention de nos enseignants, que le rugby est né dans les universités, Oxford et Cambridge, et Grandes Ecoles britanniques, dont Eton, en plus du football, de l'aviron et de l'athlétisme.

Pendant que nos enseignants ont eux toujours exclu les sports de nos écoles et universités et systématiquement sanctionné élèves et étudiants qui osaient faire du sport.
Peut-être un jour comprendra-t-on dans l'Education nationale en France que si les Britanniques et Américains sont plus patriotes et plus disciplinés que les Français, le sport en a peut-être été la source, en instillant l'esprit d'équipe et d'effort personnel et collectif chez leurs jeunes !
Pratiquement tous les sports, boxe comprise, sont nés dans l'élite de la société britannique.
La force physique n'est pas inversément proportionelle à l'intelligence, elle en fait partie !

S Carioca

@ Exilé
"Il y a une quarantaine d'années, des gens pouvaient-ils se faire passer à tabac ou poignarder pour un mauvais regard, pour une cigarette ou bien simplement de façon gratuite ?"

Il me semble que oui mais je ne peux le prouver.
L'expression "mauvais regard" d'ailleurs, ne fait pas très contemporain.

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@ Breizmabro

Effectivement ça fait peur.

https://www.lamanchelibre.fr/actualite-620903-normandie-juge-pour-le-viol-d-une-lyceenne-il-est-acquitte

" Un jeune homme jugé par la cour d'assises de la Manche a été acquitté pour le viol d'une lycéenne et condamné pour l'agression sexuelle d'une autre mineure. Le verdict a été rendu mercredi 21 novembre 2018.

Le verdict est tombé mercredi 21 novembre 2018 dans le procès en cour d'assises d'un jeune homme de 21 ans qui était accusé du viol et de l'agression sexuelle de deux lycéennes à Saint-Lô (Manche) fin 2015. L'avocat général avait requis six ans de réclusion criminelle.

Le mis en cause est acquitté du viol mais condamné pour l'agression sexuelle de la première victime à deux ans de prison avec sursis assortis d'une mise à l'épreuve. Il sera inscrit au fichier des délinquants sexuels. Il est donc ressorti libre du palais de justice de Coutances.

L'avocate de la défense a plaidé les difficultés d'interprétation qui, selon elle, sont le fil conducteur de ces affaires. Difficulté d'interprétation de la part de son client qui "n'avait pas les codes culturels" pour prendre conscience qu'il imposait une relation par crainte ou par surprise. Difficulté d'interprétation de la part de la victime qui a pu prendre un regard comme une menace et donc une contrainte. Difficulté d'interprétation des enquêteurs qui n'ont pas su mesurer le désarroi de la victime.

Après l'énoncé du verdict, le président a pris soin de préciser que "la décision de la cour n'est pas une remise en cause de la sincérité" de la plaignante. La cour a estimé que l'accusé n'avait pas conscience d'imposer un rapport sexuel."

Et aussi :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2018/11/23/01016-20181123ARTFIG00310-acquitte-d-un-viol-car-il-n-avait-pas-les-codes-culturels.php

Ce qui me confirme que l'expression "avoir confiance en la justice de son pays" est à jeter avec le purin.

J'ai très peur pour ma part, de la justice de mon pays. Et pas parce que je suis coupable.

Je l'ai vu se planter en condamnant un innocent dans deux affaires sur trois dont j'ai connu les détails. Conséquences désastreuses. Perte pour le société d'excellents professionnels.

L'absence de sanction des erreurs n'y est peut-être pas pour rien.

Marc GHINSBERG

@ sbriglia

Vous réclamez un exemple de violence sociale, en voilà un : un salarié, ouvrier, employé, cadre peu importe, qui reçoit une lettre de licenciement, même justifiée d’un point de vue économique.

Giuseppe

"...de la matérialité des délits et des crimes aux dérives ordurières de la liberté d'expression, tient au fait qu'il y a un mélange d'inéluctabilité qu'on a du mal à admettre et de faiblesse qu'on ne cherche pas à surmonter." (PB).

L'ordonnance docteur est facile à prescrire:
On devrait décréter le rugby comme cause nationale, dans toutes les écoles, obligatoire, mieux que la morale, se faire piétiner, prendre quelques bleus au corps et à l'âme, et remettre sur le terrain l'ouvrage, qu'il pleuve qu'il neige qu'il vente, après quelques séances de rucks bien appuyés et quelques années de pratiques scolaires, le taux d'obésité aura baissé, la responsabilité et l'intelligence sera de retour, plus besoin de ces jeux vidéos violents, quelques ressemelages en règle doublés de quelques contusions, je suis certain que la vision sera autre et le crétinisme aura disparu.
Un bon coup de tatane, un peu appuyé sur les côtes (pas trop quand même), juste ce qu'il faut pour que tous respectent les règles du jeu de la société, montrer qu'il existe une ligne de touche et de hors-jeu.

Et pour finir, un zeste d'arnica, un peu d'Algipan, et surtout que les parents d'élèves fassent comme à notre époque, soutenir les enseignants et surtout ne pas les agresser, plutôt quelques baffes aux petits génies de maintenant qui se croient tout permis.

Peut-on revenir en arrière ?

caffer

Je crois aux choses simples, au fond.
La dégradation du système éducatif, l’explosion de la famille et l’individualisme induit par la société de consommation ont créé des individus acculturés, au sens moral défaillant et sans « background » culturel.
Ce contexte produit une population au sens critique émoussé et apte à la violence, faute de réflexion.

La France ne va pas bien, enfin c’est le sentiment d’une majorité.
Puisque l’Etat, les institutions sont incapables d’intégrer ce sentiment d’injustice, d’y répondre, la seule solution consiste à se révolter = Gilets jaunes.
Un révolté n’a pas de discours, de dialectique encore moins ; il souffre et renvoie la violence qu’il ressent.

Les députés, les sénateurs, les hommes politiques, les journalistes, sont du côté du bâton, c’est tout simple.
L’Etat, conscient de la profondeur de la révolte, a dépêché sa police à laquelle il avait donné des instructions extrêmement fermes.
Il faut reconnaître que, pour la première fois, on a pu voir des retraités se faire bastonner menu par des CRS remontés comme des pendules !

Une couverture médiatique massive anti-GJ et une montée en puissance des casseurs plus tard, il a bien fallu remettre un peu d’ordre.
Le gouvernement Macron a utilisé alors les vieilles méthodes gaullistes post-68 : appel à l’ordre, aux retraités et aux classes moyennes propriétaires de leur logement.
Dès lors, respect pour la police. Et toute idée dissidente, forcément gauchiste, LFI, ou encore de droite extrême est suspecte.

C’est le pauvre état de la France d’aujourd’hui, où se moquer gentiment de la police, des « bleus », des « cognes », devient crime d’opinion.
Extrême régression que nous voyons là, alors que les forces de l’ordre ont été outrageusement dévoyées dans la répression d’une révolte populaire, tandis que les véritables ennemis de la paix publique (black blocs et autres groupuscules parfaitement identifiés), comme des guêpes, venaient les provoquer sans craindre grand-chose.

Les « bouffeurs de flic » ne sont presque rien, en termes d’opinion. Les Français très majoritairement veulent la justice et la paix. Mais ils se révolteront encore si leur cher pays continue à errer au gré des effets d’annonce du gouvernement et des leaders d’opinion qui les ignorent superbement.

breizmabro

"Une mansuétude judiciaire"

"Un jeune homme jugé par la cour d'assises de la Manche a été acquitté pour le viol d'une lycéenne.
La cour a estimé que l'accusé n'avait pas conscience d'imposer un rapport sexuel"

Tant que la justice rendra de telles décisions tout sera permis.

Mary Preud'homme

Marchenoir dans sa grande naïveté se demande pourquoi les policiers affiliés à différents syndicats suivant leur corps d'appartenance et bien au courant pour la plupart des statistiques ethniques concernant les crimes et délits, ne publient pas leurs chiffres.
Il pourrait d'ailleurs faire le même grief aux magistrats, tout aussi réservés sur la question bien qu'ils en connaissent un rayon mieux que quiconque.

Eh bien tout simplement parce que la loi « Informatique et libertés » dispose qu'il est « interdit de collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions etc."

Autrement dit Marchenoir s'offusque de voir des "fonctionnaires" du service public respecter la loi, ainsi que leurs codes de déontologie et autres obligations de réserve !

Et si cette loi devait changer, ce serait aux politiques d'en décider et certes pas aux syndicalistes policiers dont le seul objectif devrait être de défendre des intérêts essentiellement corporatistes.

genau

Ce n'est même plus la peine de s'alarmer ou de songer à proposer une solution raisonnable. Pour cela, il faudrait revenir sur cinquante années de politique aveugle, de glorification du désordre par les tenants des dictatures soviétique et en général communistes. Il faudrait reparler des destructeurs de l'industrie nationale, cumulant nécessités capitalistiques, exploitation de la misère, cynisme politique et appétit de puissance, outre l'indifférence à l'égard des régimes esclavagistes, généralement islamistes. Outre encore la dénégation interne, bien orchestrée par les communistes et la gauche "intelligente" de toute l'activité de la France hors de ses frontières. Tout cela étant mis sous la bannière du crime contre l'humanité, de l'esclavagisme et du colonialisme le plus puant.

Alors, comment voulez-vous que face à une telle mise à mort de tout ce qui nous a précédés, la jeunesse en tête, surtout immigrée, et l'opinion en général, ne se fassent pas les titulaires du mépris, les sicaires de l'agression, les champions de l'égoïsme intégral. L'émission sur Toto Riina l'autre soir, était bien claire: un procureur l'a très bien dit: les mafieux sont de la m.... mais la puanteur remonte par les canalisations jusque dans les bureaux étincelants, les palais politiques et les cathédrales.
Mais, loin de lutter, l'opinion italienne ou française préfère faire des ronds de jambe en dénonçant, le nez pincé, le populisme fascisant de Salvini, l'extrême droite nauséabonde, etc.

De quoi est né Hitler ? D'une situation sinon similaire, du moins, ressemblante. Pourquoi faire confiance à un caporal, sinon parce qu'il n'y a plus de généraux, relisons Ernst von Salomon ? Pourquoi être compatissant quand les sauveteurs mettent leur rôle en scène, financés par l'argent du crime ?
C'est vraiment un hurlement de colère qui peut monter, mais venant de qui, si ce n'est d'une minorité, suffisante et intransigeante ?
Que l'humanité soit en danger, c'est certain, mas ce n'est pas grave en soi, ce sont les voies de la désespérance qui sont épineuses et torturantes.
En revanche, la planète ne risque rien... du tout.

Tipaza

Sommes-nous dans ces temps intermédiaires décrits par Gramsci ?
Difficile de le dire de façon affirmative, il manque pour cela une vision de l’avenir, bonne ou mauvaise selon la sensibilité de chacun.

Ce qui est certain c’est que nous sommes dans un temps de termites qui lentement, infiltrant et grignotant petit à petit chaque parcelle de l’État, l’affaiblissent dans ses profondeurs, ne laissant apparaître que des petits trous dans l’édifice bien vermoulu.

Les premiers termites, les plus efficaces parce qu'endémiques, se sont dissimulés dans l’institution qui a pour mission de défendre l’État dans ses fondamentaux, c’est-à-dire la magistrature.

Suivis ou précédés, ou plutôt en même temps par les politiques liés par cette loi d’airain, le « être moderne », c’est-à-dire consentir ou anticiper toutes les lâchetés prouvant qu’ils sont détachés du passé, forcément mauvais puisque passé et donc périssable.
Dans la nouvelle doxa de destruction, le passé et son expérience ne sauraient être considérés comme durables.

La table rase devient la règle dans tous les domaines.
Ce n’est pas seulement dans le domaine de la sécurité et de l’autorité de l’État qu’agissent ces forces maléfiques doublement aveugles.
Aveugles de ressentiment contre l’existant et aveugles d’un avenir qu’elles veulent mondialisé parce que le « tous ensemble » permet à certains de tirer des bénéfices invisibles pour d’autres.

C’est ainsi que des politiques ignares en économie et des économistes qui se veulent dans le vent telles des feuilles mortes, parlent de la « destruction créatrice » pour expliquer leur faiblesses et leurs mauvaises actions.

Ils caricaturent ce pauvre Joseph Schumpeter qui n’en demandait pas tant, et dont le concept de destruction créatrice reposait d’abord sur la créativité liée à des avancées scientifiques et technologiques qui effaçaient les vieilles structures.

Par un effet pervers, c’est l’aspect destruction qui est devenu premier dans cette formule médiatisée à outrance par nos dirigeants. Et c’est cet aspect qui justifie la lente destruction du secteur industriel, sans qu’apparaissent des substituts ou même de simples volonté de substituts.
Il n’y a que l’aéronautique qui semble résister à la volonté destructrice, peut-être parce que d’autres pays partagent ce secteur avec nous.
Déjà la construction maritime a été partagée ou cédée, c’est selon, à l’Italie et ne nous appartient plus complètement.
Quant au nucléaire il devient urgent d’en sortir et de perdre les savoirs dans ce domaine.

Ce que Gramsci ne pouvait pas prévoir quand il annonçait les temps intermédiaires où les "monstres apparaîtraient", c’est que ceux-ci ne parleraient pas la même langue que celle qui était pratiquée par l’ancien monde.
Ils parleraient une langue inversée où les mots diraient le contraire de ce qu’ils disaient autrefois.

L’immigration et la déculturation induite seraient une chance pour nous, le sentiment d’insécurité remplacerait la réalité des dangers, les frontières ne seraient plus des barrières, mais des points de passage ouverts à tous,
Et cerise sur le gâteau de la novlangue, les victimes seraient des cons dont les noms seraient affichés sur le mur du même nom, avec interdiction de dire du mal des agresseurs sous peine de condamnation pour phobie.
L’état de « phobe » étant le plus punissable par la nouvelle magistrature.

Et Gramsci et Orwell avançaient clopin-clopant vers un monde qu’ils avaient imaginé utopique.
Prenez garde aux utopies, il arrive qu’elles se réalisent, hélas !

yves albert

Monsieur Philippe Bilger,

Parfois vous semblez vous réveiller et vous découvrez que la France est devenue un véritable bordel.
Nous sommes d'accord et nous le répétons continuellement de plus en plus depuis des décennies.

Dans quelques années notre si beau pays sera plongé dans le chaos total.
Que voulez-vous que nous fassions maintenant alors que vous avez refusé de nous prendre au sérieux ?
C'est fichu et chacun se dit pourvu que ça ne me tombe pas sur la tête.

Sachez que le peuple peut changer de cap subitement en disant ils nous bernent depuis trop longtemps alors ouvrons les vannes et que l'invasion soit totale et immédiate et le reste aussi. Le dégoût est tellement incrusté que les niaiseries du Pinocchio qui nous sert de Président ne sont même plus risibles. Il ne peut plus y avoir de remplaçant à Macron (ce serait un autre guignol de plus) mais seul un changement de Constitution pourrait vous sauver la bourgeoisie momentanément.

Michelle D-LEROY

Que Philippe Bilger écrive un billet sur ce phénomène qui prend de l'ampleur, c'est déjà un bon pas en avant et le signe que beaucoup de nos élites commencent à prendre conscience du problème. Parler de la mansuétude de la justice me paraît aussi justifié.

Evidemment cela commence par les incivilités de plus en plus nombreuses qui agacent, énervent, exaspèrent. Mille petites attitudes irrespectueuses génèrent ces sentiments d'exaspération. Ensuite il y a les vrais faits divers se rapportant aux crimes familiaux, aux agressions conjugales, aux règlements de comptes, aux simples pulsions criminelles et de ceux-là on en trouve tous les jours de Marseille à Lille, de Toulouse à Grenoble. On peut se moquer des armes en vente libre aux USA. Ici les tués par balles sont nombreux et quand il n'y a pas d'armes à feu, on prend couteaux ou machettes.

Nos gouvernements successifs depuis Mai 68 où tout a été permis, ont fermé les yeux par confort mais aussi par optimisme, comptant sur le côté raisonnable des gens. L'école et les professeurs soixante-huitards ont largement contribué à la déresponsabilisation des élèves, les adultes d'aujourd'hui, des enfants qui avaient et ont des droits mais bien peu de devoirs.

Par-dessus le marché, depuis quarante ans, est arrivée en masse une nouvelle population aux coutumes différentes, qui souvent créent à elles seules des problèmes et des raisons de chicanes. Surtout lorsque les dirigeants et les associations les ont victimisées par avance.

Parmi ces flux migratoires, des réseaux se sont organisés. Cambriolages, prostitution, viols, violences extrêmes, cela particulièrement avec des gens de l'Est après la chute du rideau de fer.

Par ailleurs, les faits divers quasi quotidiens relatant des violences conjugales avec des assassinats au couteau sont le plus possible camouflés, notamment au niveau des prénoms des assassins, parce que la plupart du temps, on y retrouve des maris jaloux, violents, appliquant des coutumes ancestrales en famille, ravalant la femme au rang d'être inférieur. Pour éviter toute élucubration on les déclare psychiquement dérangés, tout en laissant croire que les Français sont encore très violents en couple.

On sait aussi que dans les prisons, une majorité de prisonniers sont issus de la diversité.

Ne pas vouloir voir tout cela c'est forcément laisser le mal empirer. D'ailleurs, en Allemagne on assiste aussi à une montée de ce genre de violences.

Et pendant ce temps nos belles âmes se gargarisent de mots et légifèrent sur les gros mots (paraît-il) homophobes chantés sur les stades. L'art d'occuper les esprits et de donner l'impression d'agir sur quelque chose.

Et enfin à l'ère des tablettes et de jeux vidéos laissés sans compter aux enfants pour avoir la paix, ce n'est pas près de s'arranger.
Par contre, les parents actuels qui essaient d'élever leurs enfants correctement avec des règles de vie et de respect envers autrui, forment peut-être de futurs adultes qui ne sauront pas se défendre dans un monde de plus en plus dur. Le monde à l'envers.

sbriglia

"Tout un courant d’opinion, avec LFI en tête mais pas seulement, justifie la violence des manifestants par la violence sociale qu’ils subiraient."
Rédigé par : Marc GHINSBERG | 30 août 2019 à 12:34.

Je suis certainement un bourgeois aveugle... travaillant pourtant encore en usine dans ma soixante et onzième année, 195 trimestres de cotisation au compteur (après tout, n'ai-je pas aussi le droit de faire mon Charoulet ? Pardon, Patrick, c'est sans ironie.)

Bref, au contact des ouvriers, des syndicats et des petits, moyens et supérieurs cadres…

Que l'un ou l'autre d'entre vous me donne quelques exemples choisis de "violence sociale" que subiraient les manifestants dans notre bon pays…

Je parle de véritable "violence sociale" pas du coût de l'essence, de la maternité à 40 km ou du minimum vieillesse qui ne permet pas d'acheter en une fois le dernier écran plat…

A vos plumes !

boureau

"Considérations tristes et volontaristes sur la violence..."

Considérations intéressantes, qui résument bien le phénomène mais, cher P. Bilger qui s'arrête à mi-chemin !

La violence humaine est aussi ancienne que l'apparition de l'homme sur terre et la Bible ne se prive pas de nous la montrer.

Certes, jusqu'aux années soixante, elle était relativement contenue, sociétalement, par des cadres : celui de la famille, celui de l'école, celui de l'Etat régalien ; entre autres...

Le sacro-saint et nécessaire "changement", comme nous disent à longueur d'antenne nos experts et notre bienpensance, ont fait sauter ces repères. Nous en portons les conséquences et notre classe dirigeante, dans son ensemble, si froussarde, si médiocre, ayant perdu depuis longtemps le sens du bien commun, laisse notre "vivre-ensemble" se déliter jusqu'à la déraison.

C'est votre constat cher P. Bilger, mais vous oubliez le reste !

Le reste ce sont toutes les violences inhérentes à l'immigration de masse que nous subissons depuis des décennies.

Violences sociétales de toutes sortes mais dont celles spécifiquement physiques deviennent un véritable fléau dans la rue aujourd'hui... Le couteau est un des mots les plus utilisés dans la rubrique "faits divers" .

Il n'est pas besoin d'être sociologue ou anthropologue pour constater la violence de l'immigration issue du Maghreb et de l'Afrique subsaharienne. Violence inhérente à l'absence d'autorité paternelle et à l'absence totale d'autorité enseignée et acceptée de l'Etat et de ses émanations dans la vie quotidienne.

Encore une fois les bonnes âmes vont dire "c'est pas de leur faute et gna gna gna". On s'en fiche que ce soit ou non de leur faute : on les subit.

Pour que votre diagnostic soit juste, il est nécessaire que vous intégriez ce fait majeur dans vos réflexions : la et les violences liées à l'immigration.

Evidemment si vous restez dans la lecture du Monde et du Figaro ou des news moralistes vous ne pouvez pas comprendre l'ampleur du phénomène.

Lisez la presse régionale encore une fois, et si vous osez briser les tabous, jetez un oeil de temps en temps sur le site "Fdesouche". Vous serez édifié et peut-être prendrez-vous conscience de l'ampleur du phénomène.

En province, la sécurité liée à l'immigration est la conversation de tous les jours : dans les bus, au travail, au marché, dans la rue, au café... Bref dans la vraie vie. Et pas celle des studios de télévisions !

D'ailleurs, la presse allemande, comme la presse suédoise, hollandaise, italienne ont le courage d'en parler et de demander des comptes ! La presse dite nationale française s'ancre actuellement sur la PMA. C'est dire le décalage !

Autant, je crois possible une sorte de retournement de situation à travers un Etat régalien fort et revisité de fond en comble dans sa doctrine et ses responsabilités qui serait accepté par les Français assimilés, autant je mesure quasi impossible l'acceptation de ces contraintes par des populations qui n'ont jamais vraiment connu l'autorité d'Etat et baignent dans une absence totale de sens civique et de responsabilité individuelle.

Bientôt l'heure des choix sonnera ! Ce sera ça ou les attaques incessantes entre les communautés entre elles mais aussi entre certaines communautés et l'Etat.

Ce programme est résumé par votre dernière phrase :

"Moins d'humanisme, moins de mots, plus d'actions".

Cordialement.

Marc GHINSBERG

« Le refus de cette absurdité que pourtant la crise des Gilets jaunes a ressasée : on n'arriverait à rien sans violence. »

Hélas cher Philippe l’expérience ne vous donne pas forcément raison. 1968, 2019, malheureusement l’honnêteté oblige à dire que les mesures d’ampleur obtenues ne l’auraient pas été sans la violence qui a accompagné ces deux mouvements.
Tout un courant d’opinion, avec LFI en tête mais pas seulement, justifie la violence des manifestants par la violence sociale qu’ils subiraient. Il y a là un vrai danger pour la démocratie. Vous pourriez en débattre sur Sud Radio avec le président de cette station.

Bibasse

Pour illustrer votre propos du jour, voici un bel exemple de laxisme judiciaire récent:

https://www.clicanoo.re/Faits-Divers/Article/2019/08/30/Saint-Denis-Une-mere-condamnee-pour-lagression-dun-directeur-decole

A noter que les prévenus ne prennent même pas la peine de se présenter au tribunal (et qu'on ne les y oblige pas, ce qui me choque profondément).

Comme le note Robert Marchenoir, à La Réunion comme en métropole, certaines populations (que les médias et les syndicats prennent bien soin de ne pas mentionner) sont surreprésentées dans ces faits divers.

Robert

Je me permets, Monsieur Bilger, de résumer votre billet par ces seuls extraits :
"Il y a une dégradation constante de la politesse singulière et de l'urbanité collective. L'expression de la violence, la violence de l'expression surgissent de tréfonds et de tempéraments qui ne veulent plus se maîtriser.
Le langage lui-même perverti en machine de guerre, faute de culture et d'aptitude au verbe, est sali.
Je n'imagine pas demain, partout et par tous, des policiers respectés, des éducateurs écoutés, des pompiers célébrés, des magistrats estimés, l'autorité acceptée.
Cette aberration résulte d'un Etat qui ne sachant plus faire preuve d'autorité en amont, sur quoi que ce soit et en choisissant injustement ses cibles, crée et suscite une violence en aval qu'il parvient mal à réprimer quand il ne la laisse pas se développer par impuissance ou par cynisme.
Une magistrature pas assez solidaire des forces de l'ordre mais acharnée à trouver dans la procédure des motifs pour ne pas leur rendre justice.
Une complaisance médiatique qui trop souvent, par une curiosité mal placée, donne du lustre à des criminels et à des condamnés en les plaçant dans une lumière qui les flatte."

Dans ces quelques phrases tout est dit de l'idéologie qui est au pouvoir, à gauche d'abord, par effet de dissémination dans les esprits des dirigeants se disant de droite comme par leur couardise ensuite, ce depuis cinquante ans.

"Du passé faisons table rase" : tel était le slogan appliqué à la France sur tous les plans, institutionnel, juridique, linguistique, culturel, scolaire.
Ce que vous observez de la société actuelle n'est que la résultante logique de cette idéologie perverse portée notamment par les tenants du léninisme et du trotskisme qui ont infiltré toute la structure de l’État. Il est temps de s'en apercevoir aujourd'hui !

Quant à la solution ou aux solutions, je me garderai bien de la ou les définir !

Robert Marchenoir

Pourquoi les syndicats de policiers, qui ne manquent pas une occasion de se plaindre de la dureté de leur tâche, ne réclament-ils pas la publication de statistiques ethniques sur la criminalité ?

Pourquoi, d'ailleurs, ne les publient-ils pas eux-mêmes ? Il me semble qu'ils sont bien placés pour cela.

La violence, la violence, c'est bien joli, mais pour combattre la délinquance, il faudrait commencer par savoir d'où elle vient.

Dernière information en date, en provenance des statistiques ethniques américaines : les immigrés venus d'Amérique du Sud sont responsables d'un nombre tout à fait disproportionné des accidents de voiture mortels dûs à l'alcool.

Rien que l'année dernière, la police a déporté (c'est comme ça qu'on dit) 80 000 immigrés illégaux coupables de conduite en état d'ivresse.

Et en France ?

C'est comme pour les "paysans". Il faudrait que les policiers choisissent leur camp. Ils ne peuvent pas, à la fois, manifester de complaisance pour le système qui crée la violence dont ils sont victimes, et se plaindre de cette dernière. Quel est le syndicat de policiers qui a pris position contre l'immigration de masse ?

Catherine JACOB

« La réalité et ses évidences, la montée d'une violence tellement multiple et diffuse qu'on lui consacre une multitude d'analyses et de commentaires mais sans savoir par quel bout la prendre »

Voici un article qui devrait vous intéresser. Il est publié sur le site de l'Institut national des hautes études de la sécurité et de la Justice (INHESJ) sous la signature du M. le général de division Christian Bailly.
Ce général vient d'être nommé « sur proposition de Mme Florence Parly, ministre des armées, gouverneur militaire de Metz, officier général de zone de défense et de sécurité Est, commandant de zone terre Nord-Est et commandant des forces françaises et de l'élément civil stationnés en Allemagne et a été élevé aux rang et appellation de général de corps d'armée, à compter du 31 août 2019 par mesure individuelle lors du conseil des ministres du 21 août 2019 ».

L’article est intitulé LE COMMANDEMENT TERRE POUR LE TERRITOIRE NATIONAL (COM TN) : UNE CONSTRUCTION ORIGINALE POUR « ÊTRE PRÊTS » À AFFRONTER UNE CRISE MAJEURE SUR LE TERRITOIRE NATIONAL.

Le Général Christian Bailly est nommé en remplacement du général de corps d'armée Gilles Lillo qui a fait son adieu aux armes après 39 ans de carrière.
Pour ceux qui l’ignoreraient, précisons que la zone de défense Est représente 31 régiments, quatre bases aériennes, et quelque 50 000 hommes et femmes.
Nonobstant, cette éventualité d’une « crise majeure » fait quand même un peu peur.

Cela étant dit, pour ceux que ça intéresse, le Palais du gouverneur militaire à Metz est inscrit aux Journées du patrimoine 2019 des 21 et 22 septembre 2019.

sbriglia

Eh bien, ma foi, on peut voir dans ce texte magnifique et crépusculaire un très beau discours de remerciements à l'Académie des Sciences morales et politiques…

Beaucoup ont fait nettement moins bien !

Denis Monod-Broca

Exemple :

La violence nourrit la violence, ne le sait-on pas ?

Il en va ainsi aussi de la violence symbolique. Et c’est pour cela que les lois contre l’homophobie nourrissent l’homophobie. C’est mécanique.

Prétendre, par la propagande puis par la loi, que homosexualité et hétérosexualité s’équivalent est un mensonge, c’est-à-dire une violence symbolique. Donc lui répondent diverses manifestations symboliques d’hostilité qu’on qualifie d’homophobes. Alors sont édictées des règles et des lois contre l’homophobie, autant de violences symboliques. Donc l’homophobie redouble. Et ainsi de suite. Est-ce si difficile à percevoir, à comprendre ?

N’est-ce pas ce que montre l’Observatoire de l’homophobie ? Plus on lutte contre elle, plus elle augmente. Étrange, non ? Cela mérite réflexion.

Vouloir que les homosexuels soient ce qu’ils sont, sans en souffrir, sans en pâtir, est légitime. Vouloir que le non-pareil soit pareil, que le non-équivalent soit équivalent, est dénué de sens. Une telle prétention ne mène à rien de bon.

Il y a de la discrimination, de la mauvaise conscience, de la phobie derrière la lutte contre l’homophobie.
Phobie contre phobie : de l’engrenage diabolique de la violence réciproque il faut savoir sortir.

Exilé

Chaque jour plus de cent dix dépositaires de l'autorité agressés...Les hommes du feu exposés à une brutalité de chaque instant...Mal-être dans les commissariats d'Île-de-France...

Mais la montée de cette violence constatée depuis quelques dizaines d'années a tout de même des causes bien spécifiques, non ?
Et le « capitalisme » objet de toutes les critiques et qui justifierait le recours à la violence ne date tout de même pas pas d'hier.

Nous devrions ouvrir les yeux pour identifier, dans la plupart des cas, le caractère innovant de cette violence, éloignée de la violence « classique », du moins si nous cherchons sincèrement à obtenir une réponse à cette question au lieu de tourner autour du pot.

Il y a une quarantaine d'années, des gens pouvaient-ils se faire passer à tabac ou poignarder pour « un mauvais regard », pour une cigarette ou bien simplement de façon « gratuite », des professionnels comme des conducteurs de bus, des médecins, des pompiers, des enseignants,des techniciens, sans oublier les fonctionnaires de police ou de simples particuliers pouvaient-ils se faire prendre à partie pour une remarque, pour une protestation, pour un refus ou même sans raison ?

Alors, qu'est-ce qui a donc depuis changé fondamentalement le cœur et la nature de la société ex-française, hum ?

guzet

Ceci démontre que pour mesurer les conséquences des changements sociaux il faut du temps. Ces conséquences mettent du temps à apparaître. Il est évident qu'on commence à peine à percevoir les conséquences des changements culturels survenus dans les années 1960-1970, qu'a notamment symbolisés le fameux "il est interdit d'interdire"...

vamonos

Sur France Inter et d'autres media, dès poltron-minet, une expression est complaisamment reprise en boucle.

Quelles que soient les circonstances, les journalistes dénoncent, je les cite, une facette de la domination masculine qui nuit à l'émancipation des femmes, à la liberté, au progrès.

Dans ces conditions de manipulation des auditeurs, les forces de l'ordre sont systématiquement présumées coupables d'oppression.

Achille

« Je n'imagine pas demain, partout et par tous, des policiers respectés, des éducateurs écoutés, des pompiers célébrés, des magistrats estimés, l'autorité acceptée. »

Déjà en 1995 Jacques Chirac avait évoqué dans sa campagne électorale « la fracture sociale ». Celle-ci n’a cessé de s’étendre au cours de son mandat et de celui de ses successeurs pour au final donner le mouvement des Gilets jaunes dont on se demande bien quand il cessera, même si depuis quelques mois il n’est plus qu’à l’état embryonnaire.

Il y a eu pourtant une période où les forces de l’ordre ont connu une reconnaissance de la part des citoyens français, c’était après les attentats de janvier 2015 . Un élan de solidarité national et international s’est alors manifesté spontanément. Les gens embrassaient les policiers dans la rue et même Renaud, l’anar des beaux quartiers, en avait fait une chanson.

Quand tout va bien, ou à peu près bien, chacun se met à trouver des failles dans notre système, faisant allègrement l’amalgame entre démocratie et dictature.
Mais il suffit que soudain la crainte d’une menace imminente apparaisse pour qu’aussitôt les Français se mettent enfin à penser collectif et non plus à regarder dans la gamelle du voisin.

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