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02 août 2019

Commentaires

Paul Duret

La petite taille d'Edwy Plenel ne serait-elle pas la cause de son acharnement à dénoncer tout mais surtout ce qui est contraire à son idéologie ? Avez-vous remarqué qu'il ne s'en prend jamais à la presse et aux journalistes ?
Lors de son interview de Macron, il avait montré ses limites.
JJ Bourdin également.

boureau

"Défendre Mediapart ? Pourquoi pas ?"

A mon avis, la bonne interrogation : "Défendre Plenel ? Pourquoi ?"

D'abord, les articles consacrés à Mediapart par Valeurs actuelles ne sont en rien un procès expéditif. Je les ai relus soigneusement, et je ne retiens rien qui pourrait s'apparenter à ce que vous écrivez.

Finalement, dans ce billet, vous êtes victime, à votre corps défendant, de ce qui fait, en général, la qualité de vos écrits en vous efforçant de balancer votre opinion pour qu'elle puisse respecter l'horizontalité du fléau de la balance.

Mais vous n'êtes plus en fonction en Justice cher P. Bilger : il est des moments où, pour montrer sa valeur, la parole doit prendre position et ne pas rester, toujours, dans le "en même temps".

Et en l'occurrence, votre fléau, bien horizontal des deux côtés, ne résiste pas à l'analyse et aux méthodes de Plenel et de Mediapart.

"La démission a, en quelque sorte, validé la légitimé de Mediapart" dites-vous.

Ah bon ! Curieuse déduction ! Le pâle Rugy aurait tenu deux jours de plus et Mediapart pouvait remballer son poison.

Vous oubliez dans votre billet deux choses fondamentales :

Un certain dévoiement d'une certaine Justice dont sont responsables Plenel et quelques juges dans les relations incestueuses qu'ils ont développées au cours des années entre les uns et les autres dans le grand silence trotskiste ou maçonnique.

Et puis surtout, la campagne atroce, sordide, déshonorante que Plenel, alors directeur de la rédaction du Monde a engagé personnellement contre Dominique Baudis. Campagne que vous avez dû oublier et dont je me rappelle les horreurs inventées par Plenel. Le Monde en est resté souillé pour des années.

Horreurs qui ont brisé Dominique Baudis, lui ont coûté son honneur et peut-être sa vie. Plenel aurait dû faire de la prison pour son acharnement. Et pour moi, c'est une tache à vie qui lui enlève tout crédit.

Quelques succès en dénonciations justes, ne peuvent être mis en balance d'un travail de destruction et de sape de notre démocratie au prétexte de nettoyer les écuries d'Augias comme l'a souvent clamé Plenel.

Au passage, je vous trouve bien indulgent envers quelques juges dans leur complicité avec Plenel.

Ainsi donc, la fin justifierait les moyens. Et Plenel et Mediapart peuvent tranquillement continuer à rabaisser la Justice et détruite des réputations au nom de quelques investigations réussies (avec tout ce qu'elles comportent - même réussies - d'entorses à ce que doit être la justice).

Curieux billet, victime du syndrome du fameux "en même temps".

Le vrai journalisme d'investigation est mort avec Pierre Péan. Une autre dimension et un autre sens de l'Etat.

Cordialement.

breizmabro

@ Philippe Dubois 02 août 2019 à 10:44
"Rugy n'a pas démissionné uniquement à cause des homards, mais également |..] parce qu'il pensait que Mediapart avait d'autres cartouches en réserve"

C'est vrai mais il a, selon ses dires, déposé une plainte en diffamation contre Mediapart.

Plenel et moi attendons avec impatience le jour de l'audience faisant suite au dépôt de cette plainte.

Ce jour-là Plenel et associés déposeront devant le tribunal leurs dernières cartouches.

Ils en salivent d'avance.

Reste à savoir si la plainte n'a pas été classée sans suite... par précaution ;)

Elusen

@ Son Honorable Honoraire
▬ « Je n'ai jamais craché sur Valeurs Actuelles »

C’est quoi le contraire de cracher ?! Avaler ?!

▬ « Je sais que notre modernité superficielle »

Comme les blogs de retraités !

▬ « notre "vivre-ensemble" »

C’est vrai que l’on vit bien ensemble tous les deux !

▬ « au destin ministériel de François de Rugy »

Ce n’est pas Homard qui l’a poussé à démissionner, mais plutôt le fait d’avoir payé ses cotisations avec un détournement du bien public, de louer un logement social avec les revenus et le statut d’un ministre, de député, de président de l'Assemblée nationale.

Giuseppe

Tout y passe avec Mediapart, éloge entendu récemment de Jean-Michel Apathie ! indiquant qu'il était un journal "complet" et qu'il ne fallait pas seulement y voir les affaires :

https://www.mediapart.fr/journal/france/dossier/notre-dossier-le-scandale-dassault

De la plus spectaculaire à la plus misérable pour celui qui est pris la main dans le casier de homards :

https://i.goopics.net/eQKK9.png

Avec l'excuse suprême que c'était une pratique courante avant… Alors l'une excuserait l'autre ; il y a de quoi rire ou de quoi pleurer devant tant de voracité, les dîners n'étaient pas festifs :

https://i.goopics.net/eQp0x.png

"Le dîner était intéressant mais pas festif", ah bon... Mais qu'appelle-t-on festif ?

Pas de répit concernant leurs cibles, pour sa majesté de Rugy c'est du braconnage du petit gibier mais tellement caractéristique de tout ce qui était.

Le Berger - c'était permis avant - qui achetait sa permanence avec l'IRFM :

https://www.larepubliquedespyrenees.fr/2015/01/28/deputes-epingles-pour-l-achat-de-leur-pemanence-jean-lassalle-reagit,1230461.php

J'espère qu'il a remboursé, et tant d'autres encore.

Mais au moins les citoyens savent ce qui se passe avec leur argent, et à travers ces mises en avant, ce journal dévoile cette mentalité de profiteur exécrable pour celui qui prônait la frugalité de nos vies et la morale exacerbée.

J'entends que les hôpitaux crient famine, que les soignantes ont du mal à vivre leurs fins de mois, que nous sommes parmi les nations européennes simplement moyennes pour la santé alors que nous dépensons le plus.

Mediapart a bien senti ce que les citoyens réclament à partir de leurs investigations, la transparence et l'éthique pour ceux qu'ils représentent.

"Vous avez porté des lois contre les accapareurs; ceux qui devroient faire respecter les lois accaparent.
Rapport à la convention, 10 octobre 1793 de Louis Antoine Léon de Saint-Just

Il paraît que le petit marquis se défend d'avoir amélioré la transparence… Il suffit de le croire.

jack

Certes Mediapart est souvent factuel. Mais Plenel est un moralisateur ennuyeux. Je préfère les enquêtes du Canard Enchaîné. Il n'y a pas de Plenel aux commandes.

Claude Luçon

Ce n'est pas à Mediapart ni au Sieur Plenel qu'il faut objecter, c'est à l'abondante publicité gratuite qui leur est faite sur tous les médias !
Peu d'autres journaux et publications bénéficient de ce privilège, y compris le Canard Enchaîné et Minute !

Philippe Dubois

Bonjour Monsieur Bilger

Je n'aime pas Plenel.
Je n'aime pas Mediapart plus que ça.

La liberté de la presse ne se divise pas.
Donc Mediapart doit avoir le droit de dire ce qu'il veut, dans les limites de la loi de 1881 d'origine, avant les lois liberticides qui se sont succédé depuis René Pleven.

François de Rugy n'a pas démissionné uniquement à cause des homards, mais également à cause des histoires de cotisations payées avec son IRFM (indemnité représentative de frais de mandat).
Et aussi parce qu'il pensait que Mediapart avait d'autres cartouches en réserve.

Et un nuisible de ce calibre en moins dans le paysage, c'est toujours bon à prendre.

Marc GHINSBERG

En faisant de l’anti-Mediapart, Valeurs actuelles fait du Mediapart. L’hebdomadaire publie un dossier uniquement à charge contre le journal en ligne. A la façon dont celui-ci procède lorsqu’il s’est désigné une cible.

Je n’aime pas les méthodes de Mediapart directement inspirées du trotskisme : l’entrisme (je m’assure de la complicité d’agents de l’administration, notamment police, justice, fisc), la politique du fait accompli (je n’attends pas vos explications, j’affirme, je publie), le harcèlement (je vous envoie un SMS à minuit avec demande d’explications pour le lendemain midi), le dénigrement (vous êtes un opportuniste, un incompétent), la déstabilisation (je m’en prends à votre vie privée, à votre famille…).

Cela est bien connu, ce n’est pas le plus grave. Le plus insupportable à mes yeux c’est la façon dont sont reprises, commentées, amplifiées les « informations » de Mediapart par les autres organes d’informations : presse, chaînes d’information en continu, spécialistes autoproclamés qui se constituent en tribunal populaire, qui condamnent sans instruire, confondant procès et chasse à l’homme, jugement et lynchage.

François de Rugy en fut la victime pour des peccadilles. On voit bien la prochaine cible : le ministre de l’Intérieur. Cette fois-ci il s’agit d’un drame, la mort d’un jeune homme lors de la fête de la musique. La justice est saisie, elle fait son travail. Déjà les impatients crient leurs certitudes...

caroff

"Il n'empêche que l'idéologie des animateurs de Mediapart n'a pas la moindre incidence sur les pistes choisies et les combats menés."

Permettez-moi d'en douter.
Le profil de Plenel et de ses acolytes nous instruit de ses intentions: mettre à bas nos institutions et le type de société choisie par le plus grand nombre.
Comme le Canard, Mediapart reçoit des informations et des documents quasiment complets de sorte que leur travail d'enquête reste à la portion congrue.
Sur l'importante masse de sources reçues quotidiennement, Plenel et Arfi n'ont qu'à picorer les plus croustillantes en se transformant en auxiliaires de police. Pas très brillant comme méthode d'investigation !

J'ai dit ici que Rugy n'avait rien fait de légalement répréhensible et les éléments que j'avançais (les dépenses de rénovation d'un ministère classé monument historique ne s'effectuent pas par le maçon du coin et le choix des mets délicats servis à sa table n'était pas que de son apanage) n'ont pas été démentis. Mais voilà, les médias ont repris en boucle ces microscopiques événements et le cuistot Plenel s'est trouvé ravi que la sauce ait pu monter aussi vite !
Je me réjouis que Rugy, personnage peu recommandable ait dû quitter le gouvernement mais j'aurais aimé que ce fût pour d'autres motifs plus solides, comme par exemple l'inanité de la politique de l'environnement qu'il conduisait.

Alors c'est vrai que, de temps à autre, je ressens une petite jubilation lorsque Mediapart s'empare des exploits d'un malfrat (politique ou non) mais cela ne compense pas les exaspérations éprouvées lorsque ce média s'enferre dans des impasses: l'affaire libyenne en est un exemple !

Puisque Péan était évoqué je me permets de rappeler que cet honnête homme, opiniâtre journaliste d'investigation, avait en très piètre estime le moustachu islamophile...

Exilé

Il me semble que pour le moins l'honnêteté devrait commander un partage, pour ce site contestable mais en même temps irremplaçable, entre la qualité de l'investigation d'une part et d'autre part une tonalité générale idéologique qui sous l'égide d'Edwy Plenel est vent debout contre l'identité française et prône un cosmopolitisme qui, au prétexte d'universalité, se félicite de ce qui fragilise, subvertit et attaque de mille manières notre "vivre-ensemble" et la communauté nationale.

Je partage cette vision des choses.
Il faut admettre que dans le domaine de la presse d'investigation, genre qui semble être tombé en déshérence en France, l'équipe de Mediapart est techniquement valable, au moins dans l'acquisition de l'information même si nous pouvons parfois contester son traitement.

Et si nous sommes en droit de ne pas apprécier la façon qu'a M. Plenel de profiter de chaque tribune à sa disposition pour instiller une dose de poison gauchiste en vue de subvertir la société française, au moins il le fait dans un contexte moins choquant que lorsqu'il était à la tête rédactionnelle d'un grand journal du soir qui est supposé - souvent à tort - servir de référence.

https://www.contrepoints.org/2018/04/16/304794-edwy-plenel-lage-dor-de-pensee-unique

Xavier NEBOUT

Ce que sont les journalistes est une chose ; ce que sont les magistrats voyous qui poursuivent ou font traîner leurs révélations au gré de leur idéologie et des directives de la voyoucratie en est une autre.

Que Mediapart lance une affaire Bettencourt est une chose - et c'est son rôle même si elle est bidon ; qu'un juge d'instruction mette un ancien président de la République en examen avec un dossier bidon pour faire parler de lui est autre chose, et qu'il n'ait pas été viré avec quelque mois de taule comme il aurait dû l'être pour détournement de pouvoir en est une autre.

Et que Philippe Bilger ne l'ait pas dit est encore autre chose.

Savonarole

Notre cher Philippe Bilger encense Edwy Plenel.
Et ce, juste au moment où l’on apprend, au beau milieu de l’été, que Brice Hortefeux ne sera pas mis en examen dans « l’affaire libyenne », où l’on apprend qu’un haut dignitaire libyen dément que Kadhafi ait financé Sarkozy, ou l’on apprend que les homards de Rugy n’étaient qu’un fonctionnement habituel de notre chère démocratie, ou l’on apprend que le juge Serge Tournaire est muté à Nanterre au grand désespoir de Mediapart...

Ça commence à sentir le roussi, ou l’andouillette, pour Mediapart.

Curieux, ce goût pour les crapules.

Achille

Personnellement je n’aime pas, je n’ai jamais aimé et je n’aimerai jamais Mediapart, Edwy Plenel et son sbire Fabrice Arfi.

Ce site déborde largement le cadre de l’investigation pour pénétrer dans celui de l’inquisition digne des pires polices politiques des régimes totalitaires.

Je ne nie pas le fait que, dans une démocratie, il faille un contre-pouvoir permettant d’éviter toute dérive du pouvoir en place et le journalisme d’investigation, sur ce point a un rôle salutaire. Encore faut-il qu’il n’utilise pas des méthodes contestables du genre délation, récupération de conversations privées et autres procédés douteux. Mais surtout que ces investigations ne distillent pas en filigrane une propagande ouvertement trotskiste, comme c’est le cas de Mediapart.

Je pense que sur ce point, le Canard Enchaîné, dans ses révélations , utilise un ton plus neutre, plus caustique aussi, mais avec des méthodes respectant l’éthique du journalisme. Ce journal a levé de nombreux lièvres au cours de ses cent ans d’existence. Dernièrement, il est à l’origine du fameux Penelopegate qui a été fatal à François Fillon.

Cette affaire a contribué à l’avènement des lois pour la confiance dans la vie politique, adoptées en août 2017, qui interdisent notamment aux parlementaires d’employer des membres de leur famille directe (conjoint, parents, enfants, beaux-parents et beaux-enfants).
Dans ce domaine il convenait de faire le ménage car certains élus prenaient un peu trop de liberté avec leurs frais de mandat.

semtob

Cher Philippe,

Nous avions pensé, à lire attentivement votre billet précédent, que votre cœur se laisserait dominer par un penchant pour le classicisme, le goût pour la rigueur, le respect des règles.
Cet élan vers l'homme honnête en recherche de l'excellence vous écarterait-il de votre penchant rousseauiste pour lequel la nature a tant d'importance et le personnel, l'autobiographique aussi ?

Pourquoi ce détour vers un mouvement qui se meurt vers les années 1780 et qui vous fait renier jusqu'à l'intitulé même de votre blog "singulier" et tue votre lutte pour la liberté d'expression ?

Il vous faut admettre cette ambivalence positive, tonique, cette lutte intérieure entre la recherche de la vraisemblance dont le romantisme se joue et le rationalisme, but de l'impersonnalité et carcan du classicisme.

Ce qui reste singulier, c'est votre hypnose qui vous amène à défendre le règlement de comptes sur plateau, le bras armé des juges rouges et le meilleur copain de Hollande.

Une presse qui touche des subventions pour détruire la pluralité politique, pour présenter de faux documents et cibler des personnalités qui font de l'ombre aux amis politiques n'est plus qu'une chimère.
La dénonciation, la délation, la diffamation, la manipulation écartent le journalisme de ce qui est éthique.

D'accord, cela fait couler de l'encre, mais cela n'est pas constructif.
Cette petite odeur de sadisme fait penser à de vieilles pratiques qui seront bientôt mises à jour.
Ce n'est pas parce que l'on vide les vins des caves de l'Elysée avec la fraise des bois qu'il est possible de se sentir au-dessus des lois.
Jouir de la destruction des autres par tous moyens n'est pas un combat noble, c'est une déchéance morale perverse.
françoise et karell Semtob

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