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06 août 2019

Commentaires

Tipaza

@ Lucile | 06 août 2019 à 19:39
« Mais je trouve que si les primaires entrent chez nous dans les mœurs politiques, elles doivent être organisées de façon identique pour les partis, et non pas par eux. »

OK, c’est plus clair.

Lorsque vous disiez « il faut les organiser sérieusement, de façon globale, et non dans chaque parti », cela voulait dire institutionnaliser la procédure des primaires et ne pas la laisser à la libre initiative de chaque parti.
Ce peut être une façon de faire.

Mais je reste convaincu que le principe même des primaires est une erreur politiquement.
En effet cette option laisse à chaque candidat trop de marges de manouvre dans le choix de ses propositions.
Au bilan il n’y aurait plus un programme par parti, mais un programme par candidat dans un même parti, c’est politiquement et philosophiquement illisible, et on voit le résultat.

Un candidat qui soit le chef, un parti, un programme, une structure de soutien matérielle, et surtout une idéologie, des principe et des convictions claires et bien vissées dans les têtes, voilà le secret d’une élection bien préparée et gagnable.

L.Dorville

Oui il faut conserver la primaire.
Je partage complètement l’analyse de M. Bilger reprise ici par plusieurs intervenants.
A ceci près que je pense non pas que F. Fillon a flotté ensuite, mais surtout qu’il a été très mal défendu.
Ses avocats n’ont pas été à la hauteur et pas assez présents ni percutants par rapport au déferlement médiatique de ses opposants parmi lesquels les gens de son propre parti vexés d’avoir perdu.

Oui le peuple avait choisi le meilleur candidat et probablement le meilleur président à savoir F. Fillon.
Oui cela n’a pas plu à tout le monde et on connaît la suite...

Mais le peuple ne se trompe que rarement. S’il avait élu F. Fillon plus que largement, c’est qu’il pensait qu’il était
celui qui correspondait à ses aspirations pour gouverner le pays et résoudre les problèmes.

Certains ont voulu s’opposer à ce choix totalement démocratique et on voit le bazar qui règne actuellement.
Il faut garder la primaire et respecter les choix du peuple.

Elusen

@ Mary Preud'homme | 06 août 2019 à 23:06
« La primaire est une invention de gauche. »

Il y aurait donc un brevet déposé à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI), des droits patrimoniaux détenus par la gauche et le parti Républicain états-unien payerait des royalties à la gauche ?!
Cela valait vraiment le coup d’intervenir pour dire un truc pareil !

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@ Xavier NEBOUT | 06 août 2019 à 18:50
« Si je suis le seul à le dire, c'est que le blog en est infesté. »

Pauv’vieux, là on vise l’assistance médicale à mourir.

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@ Achille | 06 août 2019 à 21:17
« ...Emmanuel Macron sera réélu en 2022. »

Vous êtes le même à dire en 2007 que Sarközy de Nagy-Bocsa sera réélu, le même à parler pour Hollande, etc.

Comme si l’avenir était écrit !

En France, un Président n’a que peu de pouvoir, voire aucun, s’il n’a pas l’Assemblée nationale !

Mary Preud'homme

La primaire est une invention de gauche. C'est dire le piège à c** pour la droite qui s'y est laissé prendre !

stephane

Fillon a refusé les combines de Bourgi "je te donne trois costumes et tu me rends service", et à cause de cela, il a été lâché et battu.
D'autres auraient rendu service à Bourgi ; Fillon ne l'a pas fait et la défaite est venue.
Le tort de Fillon ? sa communicante.

Exilé

@ Marc GHINSBERG
"Or chez LR il n’y a aujourd’hui ni idées, ni programme, ni leader."

Ne vous inquiétez pas, question programme, LR sait en bricoler un juste avant chaque élection, et le diffuser sur papier glacé en quadrichromie comme la famille politique dont il découle l'a fait depuis plusieurs dizaines d'années, quitte à oublier tout ce qui a été imprimé dessus dès le soir des élections.

Mais avant d'avoir des idées, un programme et un leader, encore faudrait-il commencer par avoir des convictions, de préférence solidement ancrées à droite.
Et pour l'instant, c'est là où cela achoppe.

Achille

Finalement lorsque je lis les commentaires des intervenants de ce blog, qu’ils soient de gauche, de droite et même un peu plus à droite, tout le monde semble admettre, bon gré mal gré, qu’Emmanuel Macron sera réélu en 2022.
Il est vrai que quand on voit les prétendants qui briguent sa place, il n’a pas trop de souci à se faire.

• MLP embringuée dans des procès pour emplois fictifs, diffusion d’images violentes. Déjà les électeurs du RN se tournent vers sa nièce encore vierge (politiquement bien sûr !)
• Laurent Wauquiez dans les choux et débordé par les seconds couteaux aux dents longues.
• J-L Mélenchon complètement décrédibilisé qui voudrait nous proposer un régime à la Maduro.
• Benoît Hamon inexistant, si toutefois il a existé un jour.
• Au PS Olivier Faure, un premier secrétaire sans aucune vision politique.
• Le PCF, n’en parlons même pas.
• Les écolos qui croient au grand soir, recommencent à se comporter comme les illuminés de la bande à Duflot, Placé, Mamère et Cie qui ont tous disparu du paysage politique.

Je ne m’attarderai pas sur les petits candidats destinés surtout à amuser la galerie lors des élections présidentielles : Nathalie Arthaud, François Asselineau, Jean Lassalle, Philippe Poutou, sans oublier Dupont-Aignan (il serait vexé si son nom était oublié).

Franchement avec un tel équipage de bras cassés, Macron peut dormir sur ses deux oreilles.

semtob

Cher Philippe,

La primaire est une pieuse stupidité.
C'est une bataille d'ego qui s'oppose à l'idée d'unité qui permet une victoire électorale.

Il n'y a pas eu de primaire pour Macron qui a passé son temps à chercher des fonds et des soutiens en se gardant bien d'en justifier l'origine.

La primaire socialiste garde en mémoire le célèbre "allez-y, bourrez les urnes" de Martine qui se rêvait Première ministre du plus nul des nuls des présidents.

La primaire de droite a connu l'idée débile d'organiser une primaire ouverte qui a permis à des extrémistes d'éliminer le candidat le plus fort et le plus éligible pour un ou deux euros et de sortir un candidat de second choix.

Il faut savoir que Juppé aurait fait pire résultat que Fillon et que les médias se réjouissaient d'avance des billes que son parcours offrait.

Au lieu de ce combat stérile, il faut aller sur le terrain, présenter des propositions et apporter des réponses aux problèmes des Français.
Le programme de développement durable et d'écologie existe à droite mais il n'y a que les connaisseurs qui ont lu les résolutions.

C'est la gauche qui a pondu cette loi sur la densification des cités, qui donne des sanctions à la droite lorsqu'elle souhaite garder des terres agricoles, des espaces verts pour les jeunes. C'est la gauche qui a détruit l'organisation de la médecine libérale et constate l'engorgement des services d'urgences.

Jamais une politique de droite n'aurait racketté les personnes âgées, n'aurait mutilé les manifestants comme le gouvernement Macron s'est cru autorisé à le mettre en oeuvre.
Ce que nous traversons actuellement est le triste résultat, les effets secondaires d'une absence d'ambition pour notre pays d'une politique socialiste qui a plombé plusieurs générations de jeunes qui ont dû accepter de s'expatrier pour vivre ou de se résigner à vivoter en emploi saisonnier ou précaire.

La fuite des jeunes créateurs d'entreprise c'est Hollande, la désindustrialisation c'est le même, la désertification des zones rurales idem, les autocars diesels c'est le même gouvernement.

Nous avons l'impression que Macron a bien fait ses dix années de gauche et qu'il serait temps de couper le cordon avec ses misérables ministres socialistes pour dynamiser le retour de l'emploi, pour attirer les investisseurs et retrouver le moral.
Même le taux de natalité a baissé tellement il y a un manque d'espoir, de sens dans le futur.
Good bye les constructions d'automobiles, le savoir-faire français et nous devons nous attendre à des grèves d'ampleur à la rentrée jusqu'à ce que le germe de compromis parvienne à la barrette de quelques Schtroumpfs qui se croient issus de la cuisse de Jupiter.
françoise et karell Semtob

hameau dans les nuages

@ boureau | 06 août 2019 à 19:13
"L'Histoire est tragique, beaucoup l'oublient !"

Cela va être le cas avec monsieur Macron. Je crains que le tsunami que vous attendez ne soit pas celui-là.

.

Lucile

@ Tipaza

Nos primaires françaises n'ont effectivement qu'un lointain rapport avec les primaires américaines.

C'est très bien expliqué ici :
https://www.youtube.com/watch?v=MCLABTLunrc

Les Etats américains qui optent pour les primaires - ce qui n'est pas le cas de tous - organisent eux-mêmes les primaires. Ce ne sont pas les partis qui les organisent, à la va-vite et quelquefois n'importe comment. (Voir les couacs nombreux lors des primaires du PS en 2017. À droite aussi il y a eu des problèmes et des ratés dans l'organisation.) Les électeurs ne peuvent voter que pour un seul délégué en tout et pour tout, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent pas aller voter chez les socialistes, puis chez les Républicains, ce qui exclut les coups tordus : ils votent pour les gens qui éliront le candidat de leur choix.

En effet, ils ne désignent pas directement leur candidat aux primaires, ils désignent les délégués qui éliront le futur candidat. Je crois que chaque Etat a droit à un certain nombre de délégués.

Les Etats qui ne procèdent pas à des primaires désignent là aussi leurs délégués par "caucus". Ce sont les militants du parti qui votent ; le candidat du parti qui a le plus de délégués favorables à sa candidature est choisi, Etat par Etat.

Je ne préconise pas ce système pour la France, il ne nous correspond pas. Mais je trouve que si les primaires entrent chez nous dans les mœurs politiques, elles doivent être organisées de façon identique pour les partis, et non pas par eux. Plutôt que de faire signer une déclaration sur l'honneur aux électeurs pour être certains qu'ils votent sincèrement, il suffit d'interdire que l'on vote dans plusieurs partis.

J'espère avoir été plus claire.

J'ajoute que si les partis se retrouvent ligotés comme l'a été le Parti Républicain aux dernières présidentielles, Fillon clamant, à juste titre d'ailleurs, qu'il était légitime alors que son parti courait bien évidemment à l'échec en le gardant comme candidat, je ne vois pas l'intérêt de ces primaires.

boureau

@ Michelle D-LEROY 06 août 2019 16:41
"Chacun pourra voir dans ce commentaire une forme de théorie du complot"

Certainement non !

Mais je demeure persuadé qu'Alain Juppé, en l'absence de primaire aurait été élu. Je ne l'apprécie pas mais je reconnais là une bête politique.

Son sens et sa connaissance de l'Etat, son parcours diplomatique, ses liens avec beaucoup de dirigeants étrangers, son attention au régalien auraient pu changer la donne aux yeux de beaucoup d'électeurs de droite et... de gauche.

Mais ne refaisons pas l'histoire : Emmanuel Macron, sauf accident, sera réélu en 2022.

Il est à craindre au train où vont les choses comme on dit, que LR ne sera plus rien en 2022. Qui parierait sur Jacob pour tenir un parti dont les membres fuient comme le sable entre les doigts ?

Aux élections municipales, LREM est en embuscade sur les cinquante plus grandes villes françaises. Paris, Lyon, la Bretagne, la Nouvelle-Aquitaine, la Normandie et bien des départements lui sont acquis.

Sans compter tous les anciens politiques LR plus ou moins acquis discrètement à Macron. Qui peut citer aujourd'hui dix personnalités d'envergure encore attachées au LR ? Personne !

Le Sénat semble perdu pour LR et le centre.

J'ai déjà dit ici que LR est condamné.

Peu de gens s'imaginent vraiment, y compris sur ce blog et y compris je crois notre hôte, non pas le bouleversement mais le tsunami politique que nous vivons.

Pour la première fois depuis longtemps, il n'y pas de député communiste français au Parlement européen. Et il n'y en aura vraisemblablement plus en France lors des prochaines élections, tant les circonscriptions communistes étaient portées à bout de bras par les socialistes qui eux-mêmes désespèrent de survivre.

Une page historique se tourne.

A quoi servirait une primaire LR sans électeurs et sans personnalité politique d'envergure ?

L'Histoire est tragique, beaucoup l'oublient !

Cordialement.

Xavier NEBOUT

Fillon avait la franc-maçonnerie contre lui, et quand on a ce handicap, il faut faire attention à être inattaquable.

Macron est au contraire l'incarnation robotisée de la franc-maçonnerie.

Si je suis le seul à le dire, c'est que le blog en est infesté.


Robert

Julien WEINZAEPFLEN | 06 août 2019 à 04:04, Denis Monod-Broca | 06 août 2019 à 09:30 et boureau | 06 août 2019 à 11:29 me semblent avoir fourni une analyse complète que je partage.

La primaire : non ! Elle a été le linceul de la droite, comme du PS d'ailleurs. Il faudrait en tirer les bonnes conclusions.
En l'espèce, monsieur Fillon a particulièrement mal digéré sa victoire tout comme ses adversaires à cette primaire ont fort mal digéré leur défaite. Avec entre les deux tours l'éclatement de LR et la fuite des Macron-compatibles : leur foi en leur parti est exemplaire et la réussite de la primaire parfaite pour une défaite prévisible, même sans l'intervention du Palmipède et du PNF !!

jack

Nul besoin de primaires si c'est pour s’entre-déchirer, s'envoyer des fions... et s'affaiblir face à une extrême droite qui a la culture du chef. Même si ses compétences sont plus que douteuses.
Juppé avait la carrure, l'expérience, la hauteur de vue et il avait largement payé pour un reproche qui s'adressait principalement à un autre.
Fillon était grillé, il le savait ; il devait céder la place. Juppé pouvait le remplacer au pied levé.

Michel Deluré

J'avais déjà en son temps fait part de mon désaccord sur les primaires. Je ne peux que confirmer mon opinion.

Le temps politique dans notre pays est déjà suffisamment chargé en rendez-vous démocratiques (municipales, cantonales, régionales, législatives, européennes, présidentielles) sans qu'il soit nécessaire, voire indispensable, d'en ajouter un supplémentaire.
La démocratie, ce n'est pas uniquement, à intervalles réguliers et rapprochés, s'affronter lors de shows télévisés. Le débat, c'est certes nécessaire mais l'action, c'est encore mieux.
Or, avec les primaires, c'est une campagne électorale pour la présidentielle plus précoce, donc plus longue, au détriment de l'action du pouvoir en place alors que nous avons déjà raccourci la durée de l'action de ce dernier en passant du septennat au quinquennat.

Les primaires ne sont par ailleurs qu'un outil de division au sein des partis qui y recourent, affectant ainsi la lisibilité de la ligne de conduite de chacun de ces partis par l'électeur.

Enfin, pour tout citoyen normalement constitué, il semblerait logique, rationnel, que dans ce système le candidat désigné dans chaque parti le soit par un collège électoral composé des seuls électeurs qui adhèrent à ce parti ou au moins en partagent les convictions. Or il n'en est rien. Quelle crédibilité accorder alors à un scrutin dont le vainqueur est élu aussi bien par les voix de ses partisans que par celles de ses adversaires, les motivations des premiers n'étant assurément pas les mêmes que celles des seconds ?

Et quel que soit l'engouement que les Français ont pu éprouver lors de la dernière élection présidentielle pour ce système des primaires, je constate qu'au final ce sont bien cependant deux candidats qui ne se sont justement pas pliés à cet exercice qui se sont retrouvés au second tour.

Achille

Marc GHINSBERG | 06 août 2019 à 09:44 a parfaitement exprimé ce que j’avais l’intention d’écrire. Rien à ajouter !

Michelle D-LEROY

Même si je suis d'accord en grande partie avec le billet de Philippe Bilger mais aussi avec les commentaires de Tipaza, Lucile, boureau ou Marc Ghinsberg, etc. je reste persuadée qu'Emmanuel Macron, soutenu (en France et par l'étranger) par de puissants alliés, aurait été élu. Tout concurrent PS ou LR aurait été flingué comme l'a été François Fillon.

François Hollande naturellement éliminé, personne ne s'attendait à la victoire à la primaire de François Fillon. Alain Juppé vainqueur des primaires aurait été éliminé pour d'autres raisons que les forces occultes auraient sorties à point nommé.

2022 sera du même acabit. Emmanuel Macron est une marionnette, poussée, soutenue et aidée par ses amis riches, puissants et influents réunis à Las Vegas en 2016 sous couvert de promouvoir les start-up françaises. Il a été élu en 2017, il sera réélu en 2022. Personne ne peut lutter contre cela. Tout politique sera éliminé s'il a des velléités un peu trop franco-françaises.

Chacun pourra voir dans ce commentaire une forme de théorie du complot, une élucubration de ma part, c'est pourtant ce que je pense.

Tipaza

@ Lucile | 06 août 2019 à 11:39
« Si l'on veut garder les élections primaires, il faut les organiser sérieusement, de façon globale, et non dans chaque parti »

Le plus sérieusement du monde, j’avoue que je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
Le reste du paragraphe est encore plus obscur pour moi !
Je me demande si vous ne faites pas référence au système électoral américain que je connais mal.

Adour

F. Fillon était le meilleur candidat de la présidentielle. Mais Juppé et Sarkozy virés de la Primaire ont tout fait pour que F. Fillon ne réussisse pas à la présidentielle et c’est ainsi que les LR pro-Juppé ou pro-Sarkozy ont abandonné le parti LR qui devait l’emporter SANS JUPPE et SANS SARKOZY.
On voit aujourd’hui Juppé qui n’est plus LR et Sarkozy qui s’accroche alors des LR n'en veulent plus...
Ces deux-là ont tué le parti.
Ils ont pensé à eux avant de penser à la France.
Je voterai pour quelqu’un qui aura des valeurs et n’aura rien à voir avec ceux qui ont tué le parti en 2017.

Elusen

@ Domica | 06 août 2019 à 12:06
▬ « Le non cumul des mandats nous prive de nos meilleurs politiques reconnus par les électeurs... »

Un type qui cumulait un mandat de sénateur, de maire, de conseiller régional, à la tête de plusieurs groupements publics, en plus de son emploi d’avocat serait reconnu par les électeurs.

Comme ceux ministre et maire en même temps.

▬ « La narrative gauchiste...»

Le quinquennat, c’est Jacques Chirac !

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@ Lucile | 06 août 2019 à 11:39
« C'est la responsabilité des partis que de présenter un candidat issu de leurs rangs, susceptible de l'emporter, et de gouverner. »

Le parti, c’est tous ses membres, ben ça s’appelle des primaires !

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@ Marc GHINSBERG | 06 août 2019 à 09:44
« Elle a fait émerger un candidat, Benoît Hamon, dont la légitimité n’a jamais été reconnue par ses adversaires, ni par le corps électoral. »

Ce qui n’a strictement rien à voir avec les primaires !

François Hollande étant du parti et ne se représentant pas du fait, semble-t-il, de sa désapprobation par ses propres électeurs.

Apparemment les électeurs du Parti Socialiste voulaient le sanctionner, se venger, semble-t-il, de ce qu’ils considéraient comme des traîtrises :
- La non-séparation des banques d’affaires et des banques de dépôt.

- La soumission aux marchés financiers.

- Le rapprochement avec des banquiers d’affaires intégrés au Gouvernement et mis à la tête d'institutions publiques

- La loi Travail de Macron et El Khomri.

- La non-réforme constitutionnelle pour retirer le mot race et réformer le Conseil constitutionnel afin d‘empêcher des politiques d’y siéger.

- Partir en guerre contre l’État syrien.

- La tentative de déchéance de nationalité.

- L’anti-démocratie en nommant Manuel Valls comme Premier ministre, le type le moins légitime qui avait fait à la primaire de 2011, et non de 2012, 5,63 % ; etc.

caroff

"Sans la primaire, malgré toutes les précautions qui sont prises pour éviter les candidatures intempestives, serait-on assuré de n'être pas privé de telle ou telle personnalité révélant soudain une maîtrise et une compétence que la normalité politique n'avait pas encore mises en lumière ?"

Il y a des candidatures prometteuses à droite: Larrivé et Aubert qui devraient affronter le cheval de retour Jacob, un percheron plus qu'un pur-sang mais sait-on jamais ? Serait-il aussi rase-bitume que certains le laissent entendre ?

C'est en effet grâce à une primaire que ces talents ou ces absences de talents pourront être mis en lumière. Mais ceux qui ne s'enthousiasment pas pour ce type de confrontation feront remarquer que Fillon qui avait écrasé tous ses opposants lors des débats, n'avait pas laissé entrevoir (sauf pour les initiés) les failles profondes de sa personnalité qui finalement l'auront perdu !
Il y a de fortes chances que celui qui aura été choisi soit le candidat des Républicains en 2022: autant cerner sa personnalité dès maintenant par le biais d'échanges rendus publics !

stephane

@ Philippe Dubois

Vous parlez de l’obstination de Juppé à se maintenir au second tour.
Je ne pense pas qu’il avait la volonté de se faire humilier de la sorte, mais qu’il s’agissait de rentrer de l’argent dans les caisses du futur candidat, ce qui fut fait.
Juppé humilié s’est bien vengé et les Français ne sont pas débarrassés de ces momies.

Lucile

@ Tipaza | 06 août 2019 à 09:44
"Non, je ne suis pas misogyne"

Et pourtant votre argumentation me laisse rêveuse : que viennent faire la robe rouge et les cheveux blonds de NKM là-dedans sinon la réduire à ses vêtements et à sa coiffure, un classique de la part des messieurs, ce qui ne les empêche pas de trouver les femmes frivoles, par-dessus le marché.

Giuseppe

On a vu Olivier Faure visiter son lumineux nouveau siège, pour se rapprocher du peuple soi-disant, on voit LR une flaque d'eau après une pluie torrentielle, les deux devraient pouvoir s'abriter dans une cabine téléphonique bientôt, racheter celle des Radicaux de gauche bien trop grande pour eux aujourd'hui, mais suffisante pour y loger deux moribonds qui n'ont toujours pas compris que la politique est ailleurs.

Metsys

Dieu sait que FF est aux antipodes de mes idées politiques, et de mes idées tout court... Toutefois, il faut lui concéder que le Penelopegate ne l'a pas empêché de terminer troisième à un point du second tour. C'est une performance...

Jacqueline Aberlin

Cher monsieur Bilger, je suis entièrement de votre avis ! Ces primaires furent en effet un intense moment démocratique. Pour moi, ce fut le plus beau souvenir que la démocratie ait pu m’offrir jusqu’à ce jour ! Oui votre analyse est la bonne, la suppression des primaires va redonner le pouvoir aux magouilles du fameux bureau politique qui décide de tout se moquant bien des citoyens adhérents ou non. Merci pour ce billet dans lequel je me retrouve totalement !

Bourkkönen

Bonjour,

Julien WEINZAEPFLEN a dit "un réactionnaire défend les traditions". Pas du tout d'accord, un réactionnaire défend l'immobilisme, donc est quasiment inutile alors qu'un conservateur se sert des traditions pour avancer, ce qui fait évoluer les traditions mais il reste toujours un lien cohérent qui s'appelle racines.

Pour en revenir au propos de M. Bilger (il faut des primaires), je vais juste rappeler une chose basique : pour qu'il puisse y en avoir, il faut quelques candidats or avec l'élagage (indispensable) qu'il y a eu, il y a fort à parier que LR peut en faire l'économie.
À moins de faire une primaire de droite avec LR, Objectif France et... le RN ! Ce pourrait être intéressant...
Cordialement.

Philippe Dubois

Bonjour Monsieur Bilger

Les primaires ont été inventées par le PS suite à l'élection de 2002 qui a vu leur candidat naturel se faire éliminer dès le premier tour.

Avant, ce premier tour tenait lieu de primaires, le premier de chaque camp "gauche" et "droite" s'affrontant au second tour (avec une exception en 1969, avec le second tour Pompidou - Poher).

Depuis qu'une des deux places du second tour est préemptée par le candidat du FN, chaque camp organise son premier "premier tour" en interne, présente sa tête de vainqueur au premier tour officiel en espérant terminer devant l'autre camp et par conséquent automatiquement gagner l'élection.

Mais ces primaires ont surtout permis de sélectionner une haridelle de première classe et l'obstination de Juppé à se maintenir au second tour a fait le reste.

Vous dites : ne pas jeter les primaires avec l'eau du bain et vous imputez à ces primaires des qualités remarquables

J'ai suivi les primaires de 2017 un peu comme un entomologiste regarde une colonie de fourmis.

A mon humble avis, ces primaires furent une mauvaise idée pour la raison suivante : les sachants à la tête de l'UMP qui normalement avaient envie de gagner cette élection, puisque la victoire annonçait abondance de fromages bien gras et de prébendes bien juteuses, auraient dû pouvoir sélectionner eux-mêmes l'homme idoine, sans que soient étalées au grand jour les haines recuites, les rivalités mesquines et autres querelles d'ego.
L'UMP aurait ainsi eu l'occasion de bâtir un projet cohérent, en corrélation avec les attentes du peuple français, de présenter une équipe susceptible de mettre en oeuvre ce projet et peut-être aussi de commencer à faire le ménage parmi les traîtres professionnels.

Si primaires il devait y avoir chez LR, je ferais comme précédemment, avec un repère supplémentaire : le vote concernant la loi Avia

http://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/detail/(legislature)/15/(num)/2039?fbclid=IwAR2nBJ-bTc7g-k4BKsptL4mfNFtyVv6HRrpmxoMiXlzzaSo4PHtCMUG9BEg

En ce qui me concerne, tous ceux qui ont voté pour ou se sont abstenus sont définitivement rangés dans la catégorie des traîtres et des nuisibles.
Jamais un de ceux-là n'aura ma voix ou un quelconque soutien de ma part.

Domica

La primaire est une pratique US... elle permet donc tous les coups bas...
Le quinquennat est aussi venu des USA, pour mieux détruire notre volonté politique...
Le non cumul des mandats nous prive de nos meilleurs politiques reconnus par les électeurs...
La narrative gauchiste, élaborée par ceux qui dirigent le monde, prendra-t-elle fin en France ? Notre pays continue de mourir et voilà tout...

Lucile

Les primaires telles qu'elles existent en France, affaiblissent les candidats, mais aussi les partis. C'est la responsabilité des partis que de présenter un candidat issu de leurs rangs, susceptible de l'emporter, et de gouverner. Les primaires ressemblent à des jeux télévisés, ce sont les organisateurs des débats et le public qui font les vainqueurs. Leur intervention broie les gens d'expérience et fait surgir des candidats dans l'air du temps dont on s'entiche provisoirement, mais qui sont rejetés ensuite aussi vite que les gagnants. Les deux candidats du deuxième tour de la dernière présidentielle ne sont pas passés par les éliminatoires, alors que Juppé, Valls, Fillon, Hamon et les autres sont dans les choux, pour longtemps, ceux qui ont gagné les primaires comme ceux qui les ont perdues.

Si l'on veut garder les élections primaires, il faut les organiser sérieusement, de façon globale, et non dans chaque parti ; et surtout il ne faut donner à l'électeur qu'un seul bulletin de vote à cette occasion, pour le parti de son choix ; cela ressemblera moins à un jeu télévisé et plus à la première partie d'une élection présidentielle.

boureau

"La primaire, oui..."

La primaire, non... cher P. Bilger !

Les primaires, de gauche comme de droite, ont été le dernier élément déterminant fossoyeur des partis traditionnels. Ne pas le voir c'est ne pas voir la réalité.

Sans la primaire de droite, il est vraisemblable qu'Alain Juppé aurait été élu président de la République. J'en suis persuadé, et ce n'était pas mon candidat. Mais à tout prendre, je l'aurais préféré à E. Macron.

Tout votre développement, qui est celui des élites, semble faire fi de la démocratie réelle : celle des militants et des sympathisants.

Vous croyez vraiment que les primaires font faire revenir au vote les 50 % d'électeurs qui s'abstiennent ? C'est pourtant là un problème crucial !

L'épisode des Gilets jaunes ne vous a rien appris semble-t-il. Toujours cette facilité à oublier le peuple.

Dans le Figaro du 5 août, Jacques Julliard (intello bobo-gaucho qui s'est trompé sur tout ou presque tout) s'échine sur une pleine page à définir les différents populismes.

Et tout cela, pour finir par écrire en cinq lignes : "La solution du problème de la démocratie pour le siècle à venir repose sur une combinaison nouvelle, inédite entre le système représentatif classique et les aspirations légitimes de citoyens à des formes de démocratie directe."

Il découvre la lune lui aussi ! A moins qu'il n'ait été absent de France depuis huit mois ! C'est exactement ce que demandent les Gilets jaunes. Et qui n'ont pas été entendus !

Le problème fondamental est que les élites ne veulent pas partager le pouvoir !

Ah ! Les "joutes télévisuelles" qui vous sont si chères ! Si vous saviez comme la majorité des Français s'en balancent ! Le public de ce cirque télévisuel n'est pas, en général, celui qui vote !

Nos élites semblent vivre dans les nuages. Mais en fait, elles veillent jalousement sur leur pouvoir.

Il n'y aura pas, de toutes façons, de primaire dans le minuscule LR qui reste faute de candidats ! Il y a des limites au ridicule ! Sans parler de la blitzkrieg que développe souterrainement Macron pour arracher bon nombre de municipalités à LR ! Ses derniers bijoux de famille !

Cordialement.

Paul Duret

"De grâce, gardons la primaire. Que chacun ait sa chance et que le meilleur l'emporte."

Êtes-vous sûr, M. Bilger, que ce soit toujours le meilleur qui l'emporte ? Tenez, vous souvenez-vous que c'est Benoît Hamon qui a gagné la primaire socialiste ? C'était peut-être le moins mauvais mais certainement pas le meilleur.
Reconnaissons à la primaire socialiste le grand mérite d'avoir éliminé Hollande, battu par KO, avant l'heure.

Exilé

Ainsi Les Républicains (LR) ont l'intention de jeter le bébé avec l'eau du bain.

Je suis loin d'être un aficionado de LR mais il me semble qu'ils ont raison de renoncer à ce système absurde des primaires quand il est ouvert à tout le monde au lieu d'être réservé aux seuls militants ou adhérents à jour de leurs cotisations.
Simple question de logique.

Tipaza

Tiens ! Philippe Bilger liste les candidats à la primaire et oublie NKM. Il me semblait pourtant qu’il avait pour elle l’affection d’un oncle pour sa nièce.

Oubli révélateur et parfaitement justifié. Avec sa robe rouge, ses cheveux blonds et son allure évaporée elle avait l’air de la fée Clochette au milieu de la bande des garçons de Peter Pan. (Non Lucile je ne suis pas misogyne, je suis objectif.)

Revenons au principe de la primaire.
S’il est vrai qu’il a eu pour la droite les avantages décrits dans le billet, est-ce pour cela un bon principe de choix ?
Une réussite conjoncturelle ne donne pas à un principe une valeur structurelle, il n’y a qu’à voir les dégâts provoqués par la primaire à gauche.

Plus qu’un échec, ce fut un principe d’inhibition mortifère, Hollande n‘osant même pas se présenter devant les militants, Valls et Hamon rivalisant d’hypocrisie et de phrases assassines, un vrai massacre à la tronçonneuse médiatique, l’hémoglobine en moins.
La gauche ne s’en est jamais relevée, elle a simplement mutée en macronie.

En soi la désignation d’un candidat par les militants est une bonne chose, elle efface les combines d’appareils, mais alors il faut rester logique et ne pas admettre le principe de la primaire ouverte qui laisse des marges de manœuvre aux autres pour saboter la primaire.
Juppé a eu les résultats que l’on sait grâce aux électeurs de gauche venus perturber un vote auquel ils n’avaient pas droit par principe.

Le problème n’est pas la primaire en soi, mais la temporalité de celle-ci. On dira que je suis obsédé par le temps, qui est notre maître, et pourtant l’attitude juste au juste moment fait une vie juste. C’est de Homère je crois ;-)

Une primaire avant des présidentielles dévoile brutalement et sans nuances la diversité des visions au sein d’un parti et les combats d’ego dans toutes leurs fureurs.

Il y a du non-sens, de l’illogique, à faire vivre un parti par un secrétaire général, qui prépare les congrès définissant la ligne, organise la structure support à l’élection et le jour venu, dire à ce même secrétaire général : « pousse-toi de là, je présente ma propre ligne, mon projet et je place mes hommes ».

Pour le dire autrement, un chef d’état-major préparant une armée à la guerre est exclu de cette guerre sans autre raison que le besoin subit de laisser parler la troupe qui découvrira que finalement la préparation laissait à désirer.

Car c’est bien de cela qu’il s’agit. La primaire telle qu’elle est prévue actuellement consiste à tirer un trait sur ce qui a été fait dans le parti pour proposer autre chose.

La seule primaire logique consiste à demander aux militants et à eux seuls de désigner le secrétaire du parti, en annonçant que ce secrétaire sera le candidat à la présidentielle s’il ne démérite pas entre-temps évidemment.

Marc GHINSBERG

Les deux anciens grands partis de gouvernement ont organisé trois primaires : deux pour le PS en vue des élections présidentielles de 2012 et de 2017, une pour l’UMP vue de l’élection de 2017. Quel bilan en tirer ?

Celle du PS de 2012 est apparemment un succès puisqu’elle a permis de désigner et même peut-on dire de légitimer un candidat, après l’explosion en plein vol de DSK, qui a gagné l’élection.

En revanche celle de 2017 fut un échec complet. Elle a fait émerger un candidat, Benoît Hamon, dont la légitimité n’a jamais était reconnue par ses adversaires, ni par le corps électoral. Il a fait un score désastreux, et a quitté après l’élection son parti pour en fonder un autre.

Celle de l’UMP de 2017 a été remportée contre toute attente par François Fillon, oublié par les deux favoris Alain Juppé et Nicolas Sarkozy tellement occupés à se neutraliser qu’ils n’ont pas jugé utile de contrer le troisième larron. Ce choix se révéla catastrophique. On fit payer bien cher sa victoire à François Fillon en dévoilant un rapport à l’argent en pleine contradiction avec l’image que le candidat s’était forgée.
Il finit troisième du premier tour d’une élection considérée comme imperdable.

Bilan mitigé donc, voire franchement négatif, si l’on considère que la primaire du PS de 2017 avait au fond permis de masquer les divergences profondes au sein du PS qui s’exprimaient dans les programmes contradictoires présentés notamment par Arnaud Montebourg et Manuel Valls. Ces incompatibilités apparurent au grand jour une fois le PS au pouvoir compliquant jusqu’à l’impossible la tâche de François Hollande.

Il me semble que la leçon à tirer de ces trois expériences est qu’une élection se gagne avec des idées, un programme et un leader. La question de la primaire apparaît secondaire car elle ne peut pallier l’absence d’un de ces éléments. Or chez LR il n’y a aujourd’hui ni idées, ni programme, ni leader. Dans ces conditions, débattre de l’utilité des primaires, c’est discuter sur le sexe des anges.

Catherine JACOB

"Certes François Fillon a commencé à flotter dès son triomphe acquis et à rendre difficile l'action de ses soutiens, certes le Canard enchaîné ne lui a pas laissé un délai de grâce mais l'a attaqué sans tarder, certes il a été massacré judiciairement par le PNF et l'instruction avec une étrange précipitation (je fais amende honorable pour ne l'avoir pas alors immédiatement dénoncée) qui a été purement conjoncturelle puisqu'ensuite, comme toujours, la Justice a pris son temps."

François Fillon a dénoncé une sorte de coup d'Etat. On comprend bien ce que cette expression a pu sous-entendre qui ne pouvait être énoncé plus clairement.
A quand le détail de l'enquête du Canard enchaîné et l'explication de son timing ?
Pourquoi avoir piétiné avec autant d'ardeur la présomption d’innocence ? Et dans les médias et du cœur de l'institution judiciaire ?
Pourquoi avoir tout exagéré au mépris de tout vraisemblance, quand de nos jours, au contraire, on minimise tout au mépris également de toute vraisemblance ?

Je pense au cas de Gérard Longuet qui a été président du Conseil régional de Lorraine et que j'avais rencontré à l'occasion d'une prestation d'interprétation pour un groupe de Japonais.
Il a été blanchi pas moins de quatre fois par la Justice, notamment au terme d'une instruction qui aura duré quinze années et qui avait été cause de sa démission du gouvernement Balladur.

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/gerard-longuet-blanchi-une-quatrieme-fois_853769.html

Je constate que ses prises de position sur l'Algérie (pas d'excuses), l'homosexualité et la pédophilie (mise en cause en particulier des prêtres catholiques) n'avaient pas dû lui attirer que des amis !!

Denis Monod-Broca

J’avais écrit ça en janvier 2017 :

« Élections-farces

La primaire de gauche, cette bataille ridicule entre ex-collègues-ministres, est une farce. En outre son vainqueur, selon toute vraisemblance, ne sera pas au second tour de la présidentielle. Que d'énergie aura été dépensée pour rien !
Si Marine Le Pen reste en tête, que Macron continue à tant séduire à droite comme à gauche, que Mélenchon réussit à rallier les nombreux électeurs mécontents ne voulant pas voter FN, peut-être Fillon ne sera-t-il pas non plus au second tour en mai. La primaire de droite, cette bataille ridicule entre ex-collègues-ministres, cette machine ayant été utilisée par les électeurs pour éliminer Sarkozy, aura elle aussi été une farce sans lendemain, ni signification.
Et l'élection présidentielle elle-même sera une farce. Le sujet qui devrait être au centre des débats, économiquement comme socialement et politiquement, la monnaie, n'est un sujet pour aucun des candidats, sauf pour Mme Le Pen, qui ne sera certainement pas élue. Tout ça pour rien donc ! Notre monnaie, lien social primordial, donnée essentielle de la politique d'un État indépendant, continuera à être gérée depuis Francfort, Bruxelles et Berlin. La France n'aura pas plus de politique propre après l'élection qu'elle n'en avait avant. L'élection du président de la République, comme les précédentes, n'aura servi à rien. Elle aura bien été une farce. »

Je ne le désavoue pas.

Aliocha

Le seul contre-exemple infirme la démonstration et, malgré qu'Elusen en ait, ce n'est pas la personnalité du général qui demeure, mais sa Constitution, qui permet encore et tant que ce pays n'accèdera pas à l'âge adulte de sa maturité, qu'un esprit décidé pourra s'il en a l'audace, passer par-dessus les corporatismes cooptés pour arriver à proposer les réformes indispensables.

Fillon était exceptionnel, que n'a-t-il pas renvoyé les primaires à leur raison d'exister, qui était l'incapacité à savoir résoudre les rivalités de l'après-Sarkozy. S'il avait eu cette audace, il aurait gagné et témoigné que le gaullisme ne s'était pas enlisé dans les conforts bourgeois qui finissent toujours par confondre gouverner et plaire, et que Macron déplaise en ce sens, serait gage qu'il est encore prêt à tenter de faire bouger ce pays, de le faire accéder au nouveau monde à inventer.

Il suffirait pour cela que les soutiens d'hier se posent la question de la fidélité de l'engagement et ne cèdent pas aux premières difficultés de préférer retourner au monde d'avant, la crainte mondaine de l'inconnu empêchant d'accéder à ce que la Constitution justement permet et où l'organisation des primaires serait alors un réel progrès démocratique, et non le moyen de sortir du bac à sable infantile des sales gosses incapables de s'entendre, ce qu'est devenu ce pays.
Saura-t-il être à la hauteur, non de l'homme de Gaulle, mais de sa vision ?

C'est précisément la mission de Macron, et de sa réussite dépendra sa survie, non seulement au niveau national, mais européen et mondial.
Le sifflerez-vous pour mieux retourner aux rond-points des ronrons qui n'ont plus de conservateurs que le nom, en ayant oublié sa définition ?
Ou bien de l’intérieur saurons-nous accompagner une démarche qui, si elle ne reste qu'à la tête de l’État, restera lettre morte, comme sera devenu alors le souvenir du général, perdu dans les rivalités de cour du roi, ou le pouvoir totalitaire du second n'a su que se démultiplier à l'infini des membres de la première, et où la primaire ne sert qu'à départager les petits roitelets d'un pouvoir central abattu qui les a générés, signifiant finalement que rien n'a changé, et que l'on mondanise alors toujours en rond de serviette à la table du pouvoir, au service des oppressions qui ont alors la vie belle, et distribuent selon l'habitude sempiternelle, son écot à la soumission à l'esprit de division qui fonde son commerce de choses saintes.

Saltapiou

Pour nous, gens de droite assumés, la primaire de 2017 fut un moment de joie et la joie est difficilement logeable en politique !

Je persiste à croire que François Fillon aurait été un bon Président : sa connaissance du pays, de TOUS ses milieux, de ses blocages, nous aurait épargné l'amateurisme logorrhéique dans lequel nous barbotons.

Le PNF en a décidé autrement ou plutôt... la gauche de 1981 a poursuivi son œuvre de sape habituelle !

Patrice Charoulet

PRIMAIRE OU NON ?

Vous plaidez, cher Philippe, pour la primaire. Je viens d'assister à une intervention d'un candidat à la présidence de LR, Guillaume Larrivé, que j'admire. Il a parlé sans notes et excellemment devant les militants du lieu, deux heures durant. Le moment qui a suscité le plus d'approbation (audible), parmi les militants présents, fut le projet de supprimer la primaire. Les militants retiennent que la primaire a provoqué la division, a renforcé les affrontements, les départs. Le Maire, candidat de la primaire de la droite, a couru au secours de la victoire de Macron. Un autre candidat de la primaire de la droite, Juppé, a quitté son parti ! Et le lieutenant de Juppé, Edouard Philippe, est à Matignon.

Vous arguments semblent raisonnables, cher Philippe, mais la primaire est en réalité catastrophique, à droite comme à gauche. Quand on pense que le PS, à cause de la primaire, a écopé d'un Hamon au premier tour de la présidentielle ! La primaire a tué le PS, et la primaire a failli tuer LR.

Il y a des pays où les choses sont moins compliquées. Outre-Manche, par exemple, quand le parti numéro 1 perd les élections, le chef du parti numéro 2 se retrouve aux manettes. L'affaire du Brexit est venue perturber le mécanisme ces derniers temps, mais antérieurement, ça marchait comme sur des roulettes. Les travaillistes désignent un chef avant, les conservateurs désignent un chef avant, et le moment venu, pas de primaire, pas de division, pas d'explosion mortelle.

On remarquera que chez Le Pen, on n'est pas fou : pas de primaire ! Le chef est le chef. La sélection se produit avant la présidentielle, en coulisse, pas sur la scène.

Julien WEINZAEPFLEN

D'abord, pardon de mes fréquentes éclipses.

"La primaire n'est pas coupable", écrivez-vous, cher Philippe, et plus loin: "Cette volonté partisane de jeter le bébé - la primaire - avec l'eau du bain a pour principal objectif, aussi dissimulé qu'il soit, de redonner une place centrale pour le choix du candidat à l'élection présidentielle aux jeux d'appareil, aux combinaisons et alliances tactiques et intéressées, en sortant peu ou prou le citoyen, directement engagé ou non, de cet intense moment démocratique."

Mais un parti politique n'est qu'un jeu d'appareils. Le citoyen se perd dans le militant qui n'est qu'un colleur d'affiches, autorisé de temps en temps à s'exprimer dans des "brain storming" où l'on fait semblant de prendre son avis au sérieux et que la politique se fait du bas vers le haut, alors que l'appareil du parti a pour fonction de la mener du haut vers le bas.

Vous évacuez un peu vite, me semble-t-il, sous prétexte qu'il n'y a plus De Gaulle, l'idée gaulliste selon laquelle le choix d'un président de la République doit résulter de la rencontre d'un peuple avec un homme. En cela, vous jouez à contre-emploi, car un réactionnaire défend les traditions, et cette rencontre entre individus fait partie de la tradition personnaliste de la droite.

François Fillon était une personnalité ténébreuse traversée par un fatalisme de l'autosabordage, ce qui s'est vu le soir même de l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007 où, pressenti Premier ministre et comme un journaliste le lui faisait remarquer sur un plateau de soirée électorale, François Fillon fit la moue, ce dont s'étonna celui qui l'interviewait: "Vous ne semblez pas éprouver de la joie que le candidat pour lequel vous vous êtes battu soit élu." "C'est maintenant que le travail commence et il y a tellement de pain sur la planche que je suis fatigué d'avance d'être à la tête d'un Etat en faillite."

Nicolas Sarkozy a fait la campagne de trop. Celle de 2012 était très bonne, celle de 2017 était marquée par l'épuisement d'un homme qui refusait de se rendre à l'évidence que son temps était derrière lui et qu'il l'avait bien rempli.

Alain Juppé a révélé ses limites. Il ne savait pas expliquer et croyait qu'"il lui suffisait d'être suffisant". Une explication d'Alain Juppé tenait en une phrase cassante et cinglante.

Les explications d'Emmanuel Macron qui "aime convaincre" et s'écouter parler tiennent en sept heures de logorrhée qui n'explique pas grand-chose. Sa prétendue maîtrise des dossiers ne tient pas à ce qu'il les comprenne, pas plus qu'il ne comprend les problèmes qui les sous-tendent, mais à ce que sa mémoire qui lui tient lieu d'intelligence et qui est phénoménale sait réciter une leçon de quarante pages en ne choisissant pas une solution pour régler un problème, mais en les choisissant toutes, ce qui est une des caractéristiques du "en même temps" et une manière de ne pas trancher qui ne tranche que par la manière avec celle de François Hollande.

Les médias n'ont pas voulu se faire piquer deux fois l'inélection de Balladur. En 2017, ils voulaient Juppé. Alors ils ont fait élire Macron. Heureusement qu'Edouard Philippe assure le service après-vente, il est plus rond que Juppé et plus clair que Macron. Mais ce gouvernement ne prend aucune décision et ne transforme rien du tout. Il prend les mêmes et il recommence. Voyez le plan santé d'Agnès Buzyn quand pour la première fois depuis vingt ans, les urgentistes gilets jaunes tiennent un discours de vérité: "L'hôpital ne va pas bien du tout, la santé n'a pas de prix, dire qu'elle n'a pas de prix mais qu'elle a un coût n'est que faire un mot, il faut que des Etats généraux de la santé redonnent la direction de l'hôpital aux soignants et aux patients et non pas aux caciques de l'administration rond-de-cuiresque sous prétexte qu'ils sont les représentants du contribuable payeur. On n'est jamais mieux représenté que par soi-même et les soignants et les patients sont aussi des contribuables. Depuis vingt ans, on a supprimé 100 000 lits. Il n'y a pas trop de patients qui débarquent aux urgences, il n'y a pas assez de lits. Ce sont à quelques inflexions près les propos que tenait Philippe Juvin à votre micro lors de l'intéressant entretien qu'il vous a accordé.

Claude Luçon

La primaire, oui mais… après avoir soumis la liste des candidats au Canard Enchaîné et à Mediapart et obtenu leur accord !

Il n'y a pas que les Américains qui ont une Cour suprême !
Grâce à Plenel, Julliard et autres juges à vie nous avons évité le pire !

Elusen

C’est qu’avant la primaire, il y a la maternelle et c’est peut-être cela le problème, qu’ils ne se soient pas aperçus qu’ils ont changé de classe.

▬ « François Fillon n'aurait pas surgi, tel un miracle »

Ça va les délires divins là ?!
Après le Jésus, Muhammad, voilà Fillon, non mais vraiment ?!
Remarquez vu ce qu’il s’est pris dans la tête, l’on peut dire de lui qu’il a multiplié les pains !

▬ « en excluant tout ce qui a créé le désastre d'après »

Le désastre d’après, c’est être raciste !
Être conservateur n’a jamais signifié être raciste, ségrégationniste.
Comme il n’y a plus que les électeurs d’extrême droite qui votent, tous les partis courent après, y compris certains à gauche.

Alors qu’au regard de la statistique publique les électeurs racistes, ségrégationnistes, suprématistes d’extrême droite, pour l’heure, ne représentent que du 13 à 18 % des inscrits, donc courir après eux au lieu des 82 % restant tu m’étonnes que les partis s’effondrent.

▬ « Qu'on ne prétende pas que la primaire ne serait pas d'essence gaulliste »

Mais quel est le rapport avec de Gaulle ?!
Qu’est-ce qu’un mort vient faire là ?! Un truc anachronique ?!
On dirait un islamiste qui finit toutes ses fins de phrase avec : « Allah et grand et Muhammad est son prophète ».

La sanctification de Charles de Gaulle, y a des gens complétement frappadingues.
Je m’attends à ce qu’ils en fassent un saint suaire et des morceaux d’os ou de dents en colliers.

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