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20 août 2019

Commentaires

Evelyne...

Et pendant ce temps-là Macron et ses ministres obéissants continuent de nous imposer leur loi par arrêtés (voir le coup de gueule de Maxime Tandonnet sur la réforme de l'enseignement) et voici un texte sur les retraites (des explications pourront être données à ceux qui ne comprennent pas les mécanismes pervers qui se mettent en place).

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Le gouvernement a décidé de saboter les caisses de retraites pour justifier leur absorption.

Posté le 30 juillet 2019, blog du docteur Gérard Maudrux

Les caisses libérales viennent d’être sommées, sans concertation, sans prévenir les Conseils d’Administration ou les Présidents, de faire recouvrer leurs cotisations par l’URSSAF/ACOSS d’ici la fin de l’année, en convoquant les directeurs pour mise en place des modalités pratiques.

Une fois de plus les hauts fonctionnaires montrent leur manque d’expérience, leur incapacité à tirer les leçons de leurs échecs, leur mépris pour la casse engendrée par leurs décisions et leur mépris envers les élus sociaux. Après moi le déluge et je m’en fous, ils ne seront pas là pour assumer les conséquences de leurs actes.

Cette expérience a déjà été faite avec le RSI. Les caisses historiques et fusionnées dans le RSI, CANAM, Organic, Cancava ne posaient pas de problème pour le recouvrement. On leur a imposé en 2008 le recouvrement par l’URSSAF. Résultat : une pagaille monstre qualifiée de « catastrophe industrielle » par la Cour des comptes, 5 milliards de pertes en 5 ans, et seule solution trouvée devant l’ampleur du problème : disparition du RSI le premier janvier 2018, remplacé par la Sécurité Sociale des indépendants, rattachée au régime général.

J’étais à l’époque Président de la plus grosse caisse du RSI, j’ai démissionné après 18 mois dénonçant une organisation vouée à l’échec et refusant d’être un Président uniquement pour en porter le titre, sans aucun pouvoir. Les 31 autres Présidents sont restés en place, peu dérangés par une catastrophe prévisible, acceptée et arrivée. Pour certains, une ligne sur la carte de visite est bien plus importante. Seules les professions libérales ont été épargnées par l’inadaptation des logiciels de recouvrement de l’URSSAF, car avec le Président de l’autre caisse libérale, nous avions pu garder l’ancien logiciel de recouvrement (mais elles ne seront pas épargnées par la fin du RSI).

Voilà que l’histoire se répète. Après avoir coulé le RSI, voilà qu’on décide d’appliquer la même méthode aux caisses de retraite. Elles ne demandaient rien, elles ont fait la preuve depuis 70 ans qu’elles étaient capables de bien faire, zéro erreur relevée par la Cour des comptes pour la Caisse des Médecins. Même la Cour des comptes, qui valide les comptes de l’ACOSS, dans son dernier rapport émet des réserves concernant la qualité de ce recouvrement avec des problèmes à tous les niveaux, signalant des « irrégularités dans le calcul, dans l’appel et dans l’enregistrement des cotisations ».

La Caisse des Médecins pour gérer tous les dossiers, a plus de 2 000 logiciels développés en interne, en permanence modifiés et adaptés à chaque problème, à chaque cas. A la poubelle, maintenant ce sera un logiciel unique, non adapté aux non-salariés, ayant fait les preuves de sa dangerosité qui prendra la relève, pour que l’ACOSS puisse faire de la trésorerie avant de vous rendre votre argent, sans que vous puissiez vérifier si le montant est le bon, et à qui il faut attribuer des droits ou non et quand. Lors d’un dernier CA de la CNAVPL, le Président de la CIPAV s’était plaint d’avoir à émettre des milliers d’appels erronés ne pouvant obtenir les données nécessaires auprès de l’ACOSS.

Au passage, c’est 60 emplois sur 250 qui sont concernés dans la Caisse des Médecins. Ils pourront être recasés dans les caisses Île-de-France a-t-on répondu. Pour la petite histoire, dans mes 20 ans de Présidence de la Caisse des Médecins, j’ai le souvenir de 2 embauches venant de ces organismes. Elles sont reparties après quelques mois ne pouvant soutenir le rythme !

Merci à Madame Mathilde Lignot-Leloup (Sciences Po-ENA-IGAS), directrice de la Direction de la Sécurité Sociale et digne successeur de Monsieur Thomas Fatome (Sciences Po-ENA-IGAS). Tous les mêmes.

Quand est-ce que vous arrêterez d’em.. les Français ? Cette réflexion n’est pas de moi, mais de Pompidou, reprise par Macron. Apparemment vous n’avez pas entendu, alors je répète, ou alors continuez, vous aurez 600 000 Gilets jaunes de plus.

https://blog.gerardmaudrux.lequotidiendumedecin.fr/2019/07/30/le-gouvernement-a-decide-de-saboter-les-caisses-de-retraites-pour-justifier-leur-absorption/

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L'objectif de Macron, qui dépense à tout-va, est de piller les réserves des caisses de retraites autonomes des professions libérales.

Aliocha

Ou comment être dans le monde sans en être, telle est la question : caviar pour tout le monde ?
Bonne apocalypse à tous.

Achille

Chacun ses références en matière de médias. Je ne suis pas très journal format papier, encore moins télé. Je préfère la radio.

Je fuis comme la peste les chaînes d’infos continues qui sont à l’information ce que les fast food sont à la restauration. On peut parfois se poser des questions sur le professionnalisme de certains journalistes de ces stations. L’ESJ ne mérite pas son statut de grande école. Il est vrai que les bons journalistes sont plutôt des anciens élèves de Normale Sup ou des profs agrégés de philo ou de lettres qui se sont orientés vers le journalisme. Ceci explique sans doute cela.

Pour moi, la référence a été longtemps France Inter. Mais je vais butiner de temps en temps sur RTL, Europe1 ou encore France Info.

J’aime bien écouter les éditos du matin. Ceux d’Alba Ventura (RTL) et de Thomas Legrand (France Inter) sont mes préférés. Mais les mois de juillet et août me privent de ce petit rituel.

Les éditorialistes semblent avoir aligné leurs vacances sur celles des enseignants.

Tipaza

@ Achille | 21 août 2019 à 07:40

Mary Poppins aurait trouvé les commentaires de genau « supercalifragilisticexpialidocious ».

Il paraît que ce mot a le pouvoir de sortir les gens d'une situation difficile et même de changer leur vie.
Avouez que pour trente-quatre lettres ce n’est pas cher payé.

Catherine JACOB

@ fugace | 20 août 2019 à 17:07
@ vamonos

Il reste un dernier usage que vous ne mentionnez ni l'un ni l'autre mais à propos duquel il est disserté sur le club de Mediapart...

Achille

@ HOPE | 20 août 2019 à 23:46

Cela s’appelle le langage hexagonal. Robert Beauvais a écrit un excellent petit livre sur le sujet.

Ce qui est remarquable chez genau, c’est sa grande richesse de vocabulaire. Il parvient toujours à glisser des mots savants, y compris des mots ne figurant pas dans le Petit Larousse illustré.

Un truc consiste à bien les retenir pour les ressortir à l’occasion d’un dîner en ville, puis de regarder la tête ébahie des convives. Effet garanti !

Je pense qu’il serait un excellent rédacteur au journal Le Monde.

stephane

En ce qui me concerne je ne lis plus Le Monde, surtout quand je vois ce qu'il y avait encore comme article dans celui de cet après-midi...
Et pour des profs de français retraités qui n'auraient pas compris, je ne regarde plus la télé, encore ce soir il y avait des images scandaleuses...
Et si ces retraités n'ont toujours pas compris, je ne vais plus sur le blog de Philippe Bilger, quand je lis son dernier billet et les commentaires...

HOPE

@ genau
« Opsiniquement parlant, la streamisation clinale de l'emporium submersif optimise l'équation fractale des modules inertiels.
Bon appétit. »

...et cela veut dire quelque chose ? (Mon correcteur ne connaît pas le mot opsiniquement. ☺️)

Robert Marchenoir

@ caroff | 20 août 2019 à 09:46
"...Et puis cette infâme suffisance avec leurs 'décodeurs'"

La rubrique des Décodeurs du Monde est un véritable crime contre la vérité. S'il lui arrive, naturellement, de rétablir des faits, elle leur ajoute systématiquement une dose de propagande destinée à désamorcer ce qu'ils auraient de politiquement incorrect.

Les soi-disant décodeurs prennent une "fake news", la réfutent, puis lui rajoutent une "fake news" de leur propre fabrication histoire d'enfoncer le clou.

En sorte que cette rubrique contribue fortement à décrédibiliser cette forme journalistique, dont nous avons pourtant grand besoin.

Il est piquant de constater que la rubrique de "fact-checking" de Libération est beaucoup plus honnête. Je ne me rappelle pas l'avoir prise en défaut. Elle rétablit la vérité même lorsque cette dernière n'est pas favorable à la ligne politique du journal.
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@ Robert | 20 août 2019 à 10:43
"Le seul journal du groupe que je continue de lire, et ce depuis 1973, reste Le Monde diplomatique qui, même si l'on ne partage pas toutes les opinions, continue d'écrire dans un français excellent, offre des analyses rigoureuses et permet d'exercer son esprit critique. Mais les directeurs successifs du 'Diplo' ont fait en sorte d'échapper à la tutelle sclérosante du quotidien prétendument de référence en développant leur indépendance éditoriale. D'où ma fidélité à ce mensuel qui mérite d'être soutenu."

Tout s'explique... J'adore le "même si l'on n'en partage pas toutes les opinions", qui est la formule de rigueur pour s'excuser lorsqu'on soutient des tyrans. Très utilisée en faveur de Vladimir Poutine, il faut le noter.

Le Monde diplomatique n'a rien de diplomatique depuis longtemps (et rien à voir avec Le Monde, non plus). C'est une feuille de propagande qui fut d'abord tiers-mondiste, puis communiste, anti-libérale, anti-américaine et pro-palestinienne.

Ignacio Ramonet, son ancien directeur, a créé l'association d'extrême gauche ATTAC. Il est un zélote d'Hugo Chavez et Fidel Castro, au point qu'il a consacré une prétendue "biographie" à ce dernier, qui n'est autre que la transcription d'une longue série d'entretiens (évidemment complaisants).

Mais bon : Le Monde diplomatique est écrit dans un français excellent, ce qui rachète tout, n'est-ce pas ? De même que Dostoïevski et Pouchkine rachètent Poutine, pas vrai ?

"Le Monde diplomatique permet d'exercer son esprit critique" = Le Monde diplomatique est un monceau de propagande tellement extrémiste, qu'il suscite sans cesse la critique la plus sévère. Bravo pour ce joli morceau d'anti-vérité.
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@ breizmabro | 20 août 2019 à 16:51
"Encore d'accord, ça va finir par faire jaser ;)"

En effet. On va finir par découvrir que je suis subventionné en gâteaux bretons.

boureau

@ Claggart 20 août 2019 19:58

Brigitte Friang.

Vous avez ravivé le souvenir d'anciennes lectures !

Forte personnalité et... forte tête cette Brigitte Friang !

J'ai acheté, il y a très longtemps, son livre "Regarde-toi qui meurs" (dédié à André Malraux !). Il est en mauvais état car souvent prêté et toujours apprécié. Passionnant !

Sa particularité : il a été édité les pages de couverture collées à l'envers du texte du livre ! Même le prix est resté : 28 frs !

Sacrée bonne femme comme on ne dit plus maintenant.

Et on parle de "sexe faible" : même Massu n'en est pas revenu je pense !

Cordialement.

Metsys

@ Claggart

J'ajouterai, aux deux séries d'articles du Monde que vous citez, celui du 18 avril 1975 :

"Notre envoyé spécial Patrice de Beer, qui se trouve à Phnom Penh depuis le début du mois de mars, est l'un des très rares correspondants étrangers restés dans la ville pendant les combats qui ont précédé l'entrée des Khmers rouges. Voici le court message qu'il a réussi à nous faire parvenir jeudi 17 avril, en fin de matinée :

"La ville est libérée. Les révolutionnaires sont arrivés par le nord, non loin de l'ambassade de France. Vers 8 h 30, les combats ont cessé dans ce secteur. Il n'y a pas eu de résistance républicaine. On entend encore des coups de feu dans le centre de la ville, mais l'enthousiasme populaire est évident. Des groupes se forment autour des maquisards souvent porteurs d'armes américaines, jeunes, heureux, surpris par leur succès facile. [...]
Dans la nuit, M. Long Boret nous avait longuement parlé. Il ne pensait pas que ce serait fini si vite, car il nous avait fixé rendez-vous pour ce matin (jeudi). Il nous a avoué l'échec et la défaite. Il semblait inconscient de l'ampleur du désastre, des souffrances infligées au pays et de l'enthousiasme des Phnompenhois pour les forces révolutionnaires".

boureau

Je constate que beaucoup d'entre nous ont été biberonnés au Monde dans les années 50/60.

Nous avions, chez les Pères, obligation de lire chaque semaine quelques articles du Monde dès la 4ème, avec quelquefois explication de texte ! Mais il me semble l'avoir déjà écrit sur ce blog... je vieillis !

Parmi tous les noms de qualité cités par les intervenants, je voudrais ajouter Raymond Barrillon (chef du service politique du Monde en son temps). Ce subtil et délicieux journaliste, grand connaisseur de toute la classe politique de l'époque, nous a initiés dans un français élégant et recherché à la politique et ses méandres.

Si P. Bilger s'est intéressé au Monde à l'époque, il a dû apprécier la virtuosité de son maniement du français. Décidément c'était mieux avant !

Cordialement.

Claggart

Je suis abonné au "Monde", mais cela ne m'empêche pas de le lire avec précaution, car il donne facilement dans la désinformation et la manipulation.

J'en donne deux exemples :

1- En 1967 une série d'articles du chroniqueur des affaires militaires, dont le nom m'échappe, brossait un sombre tableau de la vie de garnison des Forces Françaises en Allemagne (FFA) ; en deux mots les appelés passaient leur temps à glander et à boire de la Kro ; servant alors dans un régiment de cavalerie sur les bords du Rhin et ayant des contacts avec de nombreux autres corps des FFA, j'étais bien placé pour savoir que ces articles travestissaient lourdement la réalité ; cela a rendu furieux Massu, alors commandant en chef des FFA, mais fort à propos un reportage de Brigitte Friang, que j'ai eu l'honneur de côtoyer
à ce sujet à Baden, a permis de faire un barrage à la désinformation du "Monde".

2- Lors de la guerre du Biafra, "le Monde" a relayé largement la campagne de désinformation lancée par des officines basées à Genève sur le prétendu génocide des Ibos ; mais sur ce sujet je pense que Claude Luçon pourrait vous en dire plus. Dans son ouvrage sur la guerre civile "On a darkling plain" l'écrivain et militant ogoni Ken Saro-Wiwa accuse à ce sujet le Colonel Ojukwu, chef de la sécession biafraise, d'avoir utilisé les misères de son peuple à des fins personnelles.

Un dernier mot pour dire un mot sur le magazine du samedi : un petit îlot d'articles intéressants dans un océan grotesque de gravures de mode !

sbriglia

Et qui se souvient de l’ineffable Josyane Savigneau qui nous pourrissait le Monde des livres avec Sollers ?
Qui se souvient du Monde à 30 centimes... de francs ?
J’ai des caisses entières du supplément du week-end : mon paysan du Cantal en rigole encore...
Et pendant ce temps Vialatte nous enchantait par ses propos d’un montagnard... dans La Montagne...
Et c'était ainsi qu’Allah était grand...

aristide

Les commentaires de Robert Marchenoir et boureau sur le quotidien le Monde sont très intéressants et réflètent ce que la majorité des participants de ce blog (et d'ailleurs) pensent.

Les informateurs et les divertisseurs sont en surnombre, peu importe c'est le peuple qui paie (sauf Patrice Charoulet).

La presse, les télés, les radios vivent principalement des publicités et des subventions de l'Etat.

Les publicités entrent dans le prix de vente des produits -taisez-vous et payez. Quant aux subventions en voici quelques exemples :

https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/33224-aide-a-la-presse-les-journaux-les-plus-aides-par-l-etat

https://fr.wikipedia.org/wiki/Aides_%C3%A0_la_presse_en_France

Tout cela pue le fric à plein nez, l'endoctrinement, les manipulations, le copinage, les fausses nouvelles et la supercherie des entreprises du monde du luxe.

caffer

Le Monde et moi…
(à la manière de Ph. Bilger)
On pourrait penser que la très distinguée partialité du Monde empêche d’accéder à une information complète. Non, il suffit de traduire sa langue particulière, de bien connaître sa casuistique et on peut alors se dire finalement bien informé.
Mais ce journal « de référence » n’est pas à l’abri d’erreurs tragiques, comme les sinistres articles de Patrice de Beer en 1975 lors de la « libération » de Phnom Penh par les Khmers Rouge (faute reconnue depuis).

Nathalie Delachaîssay

En passant devant mon kiosque préféré, parfois je jette un regard morne et désabusé... sur la manchette. Encore faut-il qu'elle soit lisible sans effort d'accommodation.

Mon seul lien depuis au moins un demi-siècle avec ce bréviaire des intellectuels deuce pays.

Je me souviens encore de celle du 17 avril 1975 : « Phnom Penh libéré : Les Khmers rouges rentrent dans la ville ! »
Comme si c'était hier !

breizmabro

@ Jérôme 20 août 2019 à 11:47
"Je me suis surpris à apprécier la répartie d'un Gilbert Collard envoyant paître Romain Goupil* cet idiot même pas utile du degré de réflexion zéro"

Moi aussi j'ai apprécié même si les interventions téléphoniques de Collard étaient souvent interrompues.

Mais que fait ce clown, militant trotskiste en 68, ancien assistant réalisateur (à la pige) sur quelques plateaux de tournages et réalisateur... très confidentiel sur TF1/LCI ?

Ce serait donc Romain Charpentier qui aurait appelé à voter Manu ?

Un schizophrène sur LCI ce n'est pas une nouveauté nous avons déjà eu Cohn-Bendit, dit "le rouge" en 68, qui lui aussi a appelé à voter Manu.

Pas de pot, ni l'un ni l'autre n'ont eu un poste dans un gouvernement de droite, du coup ils 'pigent' à la télé. ("rigolez pas c'est avec nos sous")

*Romain Charpentier plus connu sous le 'pseudo' Romain Goupil

Mitsahne

Ce qui me fait plaisir, c’est l’unanimité absolue des vingt-cinq interventions (à l’heure où j’écris) liées à cet excellent billet : pas une seule ne prend franchement fait et cause pour l’immonde journal.

Cela fait 70 ans que je refuse de lire une seule ligne de ce torchon dont la seule nomination me donne des boutons et je suis nonagénaire sans signes particuliers.

Dans les années 60, une marque de téléviseurs avait trouvé ce très bon slogan :
« Même éteint, on le regarde encore ».
Les lecteurs et les ex-lecteurs du M…. pourraient dire :
« Même détestable, on le lira toujours ».

Y’en a qui boiraient même de l’acide sulfurique… pourvu qu’il soit signé.

Exilé

Puisque « Le Monde est un journal dont on dit dans les ministères : "Le lire, c'est déjà travailler" », cela nous en dit long sur la manière dont des fonctionnaires payés avec nos impôts travaillent, sachant de plus que cela implique que certaines décisions ministérielles ont beaucoup de risques de n'être - au lieu d'être inspirées par un souci de démocratie - qu'un copier-coller des dernières élucubrations tenues autour de la machine à café de ce grand quotidien du soir...

fugace

@ vamonos | 20 août 2019 à 10:08

Reste ceci :
https://www.cuisineaz.com/articles/15-facons-etonnantes-d-utiliser-du-papier-journal-en-cuisine-1330.aspx

fugace

Ah, ah, ah !

► Le Monde est un journal de référence. Le Monde est un journal dont on dit dans les ministères : "Le lire, c'est déjà travailler."

On imagine déjà le taux de productivité, puisque le travail commencé au bureau se poursuivrait souvent à la maison.

Ainsi, je me demande combien pèse la proportion des abonnements public/privé de ce torchon idéologique.

breizmabro

@ Robert M. 20 août 2019 à 15:05

Encore d'accord, ça va finir par faire jaser ;)

Qui lit encore "Le Monde" aujourd'hui, à part M. Bilger ?

Il est vrai qu'à notre époque les facs et les écoles autoproclamées supérieures étaient de vrais prescripteurs pour cet édito.

Qui n'a pas souvenir lors de ses études de ces étudiants* venant en cours avec "Le Monde" sous le bras ..!?

C'était le bon temps de nos vingt ans, du coup entendre parler du "Monde", même si celui-ci n'a plus que quelques journalistes, ça fait du bien aux souvenirs. A part ça...

* je n'ai pas mis étudiants/étudiantes puisqu'à l'époque seuls les garçons avaient "Le Monde" sous le bras (gauche de préférence ;))

fugace

Et les journaux les plus subventionnés sont :

Extrait (bien connu) = plus que 16 millions en 2014.

► Dans un tableau complet publié lundi 5 mai, Le Monde dévoile la liste des 200 titres de presse les plus subventionnés par l'État.

Le Figaro figure à la première place avec 16 180 000 euros d'aides reçues en 2013 (pour une diffusion de 101 060 000 exemplaires), suivi de près par Le Monde qui a récolté quelque 16 150 000 euros de subventions lors de la même année (diffusion de 92 547 000 ex.). Parmi les titres ayant reçu plus de 10 millions d'euros figurent également Aujourd'hui en France (11 998 000 euros), Ouest France, plus gros tirage de la presse (10 443 000 euros), et La Croix (10 435 000 euros)...◄

https://www.ojim.fr/et-les-journaux-les-plus-subventionnes-sont/

Il m'a toujours semblé qu'une véritable liberté de la presse passerait par le refus des subventions publiques et par une indépendance totale en matière éditoriale et financière. Mais ces subventions ne sont-elles pas en vérité des moyens politiques de pressions ?

Après un peu de recherches, je note que pour 2017 (chiffres publiés en 2019), le montant de l'aide pour Le Monde serait de l'ordre de 5 081 486 €.
https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/33224-aide-a-la-presse-les-journaux-les-plus-aides-par-l-etat#le-monde

De 16 M€ à 5 M€ en 3 ans, j'ai dû louper quelque chose !

S Carioca

D'autre part impossible d'acheter un exemplaire numérique au numéro.
Quant à le trouver en papier passé la date : tintin.

Je les ai contactés (service abonnés faute de mieux), pas de réponse.

Donc avant que d'être abonné au tarif d'essai, je concède que enfin bon, le numéro que je voulais acheter à l'unité en numérique et bien euh... je le trouvais autrement.

A une époque on pouvait acheter l'article à l'unité. Mais non, il faut s'abonner ou stocker le papier inutilement d'ailleurs.

D'autant qu’avec leur système de datation, comme la plupart des journaux, la date de l'article en ligne ne correspond pas forcément à la date du journal numérique ni papier, sans compter la datation préemptive propre au Monde qui n'assume pas son caractère vespéral.

Metsys

"Ce qui n’a pas changé, c’est la haute idée que l’on se fait ici du rôle et de la responsabilité d’un journal" : éditorial de Gilles van Kote en 2014 pour le 70e anniversaire du Monde.
Le lecteur de ces lignes doit ressentir ce qu'éprouvait Madame Bovary lorsqu'elle entendait Monsieur Homais parler de Voltaire. On passe de Sirius à la pharmacie d'Yonville. C'est vrai, c'est agaçant...

Robert Marchenoir

Ça fait longtemps que j'ai arrêté. Le Monde me facilite la tâche en étant presque entièrement payant en ligne. Il est arrivé que j'accède au contenu réservé. Je n'ai pas été ébloui. D'autant que lorsque j'ai tenté d'arrêter mon abonnement, cette référence "de gauche" a utilisé toutes les ficelles du "grand patronat" (en fait, de la malhonnêteté franchouille classique) pour m'en empêcher.

Rarement, à chaque fois qu'il pleut des pierres, j'achète un exemplaire papier pour vérifier que ce journal est toujours aussi nul. Bon, ça fait longtemps, maintenant : l'expérience est concluante. Remarquez que c'est la même chose quand je teste Le Figaro. Mais enfin Le Figaro ne se pousse pas autant du col.

Sur la quantité et la qualité de la marchandise fournie, d'une part, et sur l'absence de partisanerie, d'autre part, le conclusion est toujours la même : ça ne vaut pas le coup. Même en ligne, et pour pas un rond.

J'ai un test assez simple, pour ça : combien de fois ai-je envie de cliquer sur un titre en parcourant l'ensemble du site ? Pour Le Monde, pratiquement jamais. Pour Le Figaro, très peu.

Quand on a accès à l'ensemble de l'information mondiale en ligne, les médias traditionnels français apparaissent vraiment tout petits. Il est souvent plus efficace de suivre un événement de premier plan en France via les médias étrangers. Et pas forcément les plus prestigieux, hein ! Le Daily Mail britannique (en fait, mondial) est très bien pour ça. "Journal de caniveau", comme disent avec une moue dégoûtée les lecteurs du Monde. "Tabloid". Eh bien, les journaux de caniveau, pourvu qu'ils ne soient pas français, c'est bien mieux pour suivre, par exemple, l'incendie de Notre-Dame de Paris.

Même les journaux de caniveau français ne sont pas mal, pour ça. Le Parisien vaut bien mieux que Le Monde.

Je me souviens encore du jour où j'ai découvert, dans Le Monde, l'article de Gabriel Matzneff où il faisait l'éloge de la pédophilie. Enfin, la pédophilie telle qu'il l'a pratiquée, voyez ses livres.

A l'époque, il avait une chronique régulière, encadrée. C'était le grand écrivain qui donnait un billet au Monde.

Je me suis dit : non, ce n'est pas possible, tout de même... J'étais mondiste, à l'époque, et de gauche. Ce texte n'avait fait absolument aucun scandale. Il était dans la droite ligne des élégances culturelles du temps.

Plusieurs décennies après, Le Monde nous assomme de leçons de morale sur la sexualité, le féminisme et le reste. Me Too, Jeffrey Epstein, etc. Ils avaient raison à l'époque, ils ont toujours raison aujourd'hui.

boureau

"Le Monde... sans moi"

"Une sorte d'objectivité partisane" écrivez-vous cher P. Bilger. Je dirais plutôt "une sorte de subjectivité objective partisane" ! Pourquoi pas !

Ce journal n'est "de référence" que pour ceux qui se flattent de le lire ! Il y a bien longtemps qu'il ne l'est plus ! Sa diffusion quasi maintenue ne le serait que grâce à une forte distribution gratuite dans les ministères, les mairies, les administrations, les hôtels, l'Education nationale, les avions, les ambassades etc. etc. Tous lieux où il est de bon ton d'être vu avec le journal à la main, comme au restaurant.

Il faut quand même imaginer que plus de 65 millions de Français ne lisent jamais le Monde. Cela relativise son importance. Bien sûr "les élites" le lisent. Enfin c'est ce qu'elles disent. C'est de l'entre-soi bien tempéré !

Depuis vingt ans, je ne le lis que très occasionnellement : une fois ou deux par mois. Et si je visionne son site quelques secondes tous les jours, finalement sa lecture ne me manque pas. Je ne suis pas dans l'adoration extatique.

Trois reproches majeurs sur la rédaction : l'absence de ce qu'on appelait autrefois "les grandes signatures" (qui pensaient qualitativement et écrivaient de même) ; l'écriture stéréotypée systématique qui accentue la tiédeur de la pensée (sic) des pseudo-journalistes ; le rewriting des dépêches de l'AFP avec une absence totale de talent des rédacteurs.

Symbole de la gauche bien-pensante et bienséante, ses anathèmes continuels sur tous ceux qui ne sont pas d'accord avec la ligne lassent et montrent clairement un esprit de classe détestable.

Vous citez Davet et Lhomme, ces pieds nickelés du journalisme contemporain qui sont pour moi le symbole du dévoiement du Monde. Dont le dernier livre découvre la lune de l'islamisme des banlieues alors qu'ils condamnaient au bûcher de la République ceux qui le dénonçaient il y a vingt ans, eux qui le découvrent pâlement en 2018. Le pire du politiquement correct. Et de la moraline à deux sous !

Il n'est pas du tout irremplaçable cher P. Bilger. Rassurez-vous on en guérit !

Cordialement.

Denis Monod-Broca

J’aime toujours lire le Monde, manifestation sans doute d’une forme subtile de « délectation morose » car je ne suis à peu près plus jamais d’accord avec les opinions que j’y lis. Quel plaisir de se scandaliser, de se dire in petto « les imbéciles, ils n’ont rien compris ! » !...

L’idéologie du Monde est celle d’une gauche qui a rejoint avec armes et bagages le libéralisme et qui est d’autant plus radicale dans sa défense du libéralisme des mœurs qu'elle se veut critique à l’égard (des excès) du libéralisme économique, incapable qu’elle est de voir que les deux ne font qu’un.

Claude Luçon

Expatrié, abonné au Monde formule hebdomadaire et à Time Magazine à partir de 1956 au Mozambique puis en Italie 57/58 et en Somalie en 59, j'avais remarqué sur le Monde les "pages à la fois pénétrantes mais sadiquement orientées. Les exemples les plus éclatants de ces dérives complexes tiennent à ces fameux éditos..."
La géopolitique n'y échappait pas !

Exemple typique : en 1959 Le Monde a publié en entier le texte du discours de Charles de Gaulle concernant la décolonisation puis, sournoisement, l'a analysé en déformant totalement le sujet.

Le Monde a toujours été biaisé à gauche et carrément menteur concernant l'étranger, ce fut le cas pour l'Iran et le Shah en 1978/79 en suivant le New York Times et le Washington Post, qui ont influencé Jimmy Carter auquel nous devons Khomeini et ses ayatollahs et mollahs.

En 1959, Time Magazine, sans publier de traduction intégrale du texte de Charles de Gaulle, lui faisait dire le contraire de ce qu'il avait annoncé en n'utilisant que quelques passages choisis du texte.
J'ai annulé mes deux abonnements et suis passé immédiatement au Figaro, y suis toujours, et à Newsweek, abandonné par la suite pour The Economist.

Il est difficile de connaître vraiment la vérité sur ce qui se passe chez nous en suivant nos médias, c'est impossible de la connaître pour ce qui se passe chez les autres si on ne croise pas au moins deux journaux de nationalités différentes.

Etrangement, le seul endroit où j'ai lu des journaux sincères et candides est au Nigeria, de 1979 à 1995, où il y en avait 46, sous une dictature militaire, militaires que les journalistes n'hésitaient pas à critiquer ouvertement. Ils ont même réussi à faire changer le Président Général Ibrahim Babangida par Sani Abacha, en accusant son épouse Maryam Babangida d'être à la tête d'un cartel de drogue, c'était vrai.
Là aussi ce sont les mêmes journaux américains et Bill Clinton qui ont fait tomber le gouvernement militaire et auxquels nous devons Boko Haram.

Le Monde est un journal dangereux parce que perfide sous une couverture d'élégance.
L'autre journal français dont on parlait beaucoup chez les expatriés était le Canard Enchaîné. Le sujet était l'origine de ses informations pour le moins étonnantes. Au point de suspecter que cette origine, sous forme peut-être anonyme, en était le Mossad, imbattable dans son domaine d'activités internationales.

Nathalie Delachaîssay

Le Monde et moi ! Mon époux, ce serait plutôt Le Monde et Lui !

Jérôme

Cher Philippe,

Le Monde... Il m'arrive parfois de le parcourir d'un derrière distrait.

La catégorie de l'élite autoproclamée conne descendante qui réussit le tour de force de nous faire apparaître sympathiques des personnages qui au demeurant ne le sont pas.
Je me suis surpris à apprécier la répartie d'un Gilbert Collard envoyant paître Romain Goupil, cet idiot même pas utile du degré de réflexion zéro, à sourire à la gouaille de Vladim en réponse à une question probablement téléguidée sur la répression des opposants russes...

genau

Opsiniquement parlant, la streamisation clinale de l'emporium submersif optimise l'équation fractale des modules inertiels.
Bon appétit.

Marc GHINSBERG

Les Mondes et les moi

Il me semble que réfléchir sur le Monde et moi pose inévitablement la question de la permanence et du mouvement. J’ai commencé à lire le Monde à la rentrée scolaire de 1966, figure imposée du jeune étudiant que j’étais alors. Le Monde a bien changé depuis. J’ai connu celui d’Hubert Beuve-Méry avec les grandes signatures de Pierre Viansson-Ponté, d’André Fontaine, de Jacques Fauvet, de Michel Tatu, de Raymond Barrillon, puis celui de Jean-Marie Colombani et d’Edwy Plenel qui le modifièrent profondément, celui d’Éric Fottorino qui en fut un grand patron, qui aujourd’hui est capable de citer le nom de son directeur ?

S’il est un sujet sur lequel je me rallierais au tenant du c’était mieux avant, c’est bien sûr le Monde que je trouve aujourd’hui trop souvent terne et insipide.

Il est vrai qu’en 1966 l’avenir était source d’espoir, qu’en 2019 il est motif d’inquiétude, et que celui qui allait alors avoir bientôt 20 ans a forcément changé en un demi-siècle. Le Monde d’aujourd’hui n’est plus le même que celui d’il y a cinquante ans et l’œil de celui qui le lit aujourd’hui a changé d’avoir beaucoup vu.

Michel Deluré

Dans la presse française, le Monde fait certes partie des meubles comme l'on dit et ce titre constitue pour beaucoup un élément du patrimoine journalistique national, dont on n'imagine pas qu'il puisse un jour en disparaître.
Mais, tel qu'il en va de tout être humain, aucun quotidien n'est irremplaçable.

Je ne lis personnellement ce quotidien ni par principe, ni par passion, mais de manière très occasionnelle, c'est-à-dire à intervalles très espacés, uniquement lorsque je porte un intérêt particulier sur un sujet abordé.

De ce quotidien, je garde surtout le souvenir de ceux qui, lorsque j'étais étudiant, l'achetaient pour le poser ostensiblement près de leur café ou sur leur classeur et ainsi renvoyer d'eux une image élitiste, alors même que, connaissant leur emploi du temps en dehors des cours, ils n'avaient guère l'opportunité de parcourir les signatures de Sirius, J. Fauvet, P. Viansson-Ponté ou autres.
Posséder le Monde, qui ne signifiait pas le lire, relevait alors d'une attitude de pur snobisme.

Cela explique peut-être, au-delà de la ligne éditorialiste qui n'était pas alors en accord avec mes propres convictions, mes réserves, ma distance, vis-à-vis de ce quotidien.

Exilé

@ S Carioca
« Non mais pour qui ils se prennent ? »

« Le Monde est un journal où, de génération en génération, des journalistes se sont légué un adage : "Messieurs, faites ch...", peut-être faussement attribué à son fondateur, Hubert Beuve-Méry, en 1944. »

https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2012/06/06/le-monde-est-un-media-serieux-mais_1713713_3236.html

Robert

Quant au fond, le commentaire de S Carioca | 20 août 2019 à 01:24 me paraît parfaitement résumer ma position vis-à-vis de ce journal dont la qualité éditoriale est loin d'en faire une référence.

J'ai été abonné depuis les derniers mois de la direction d'Hubert Beuve-Méry jusqu'à celle de Claude Julien. Déçu par son évolution, je ne l'ai ensuite pris que pour ses analyses électorales qui continuaient de faire référence. Mais la période Colombani-Plenel m'a définitivement écarté de ce quotidien dont la description par Pierre Péan et Philippe Cohen dans leur livre "La face cachée du Monde" a confirmé mon opinion.

Le seul journal du groupe que je continue de lire, et ce depuis 1973, reste Le Monde diplomatique qui, même si l'on ne partage pas toutes les opinions, continue d'écrire dans un français excellent, offre des analyses rigoureuses et permet d'exercer son esprit critique. Mais les directeurs successifs du "Diplo" ont fait en sorte d'échapper à la tutelle sclérosante du quotidien prétendument de référence en développant leur indépendance éditoriale. D'où ma fidélité à ce mensuel qui mérite d'être soutenu.

Exilé

A tort ou à raison je sens souvent qu'il convient de forcer le réel pour qu'il s'adapte à la vision du Monde. Et non pas l'inverse.

Mais cette obstination à nier le réel contre toute évidence et en dépit de toutes les catastrophes qui peuvent résulter de cette attitude suicidaire est un des marqueurs des gens de gauche, au-delà de la seule rédaction du Monde.

vamonos

Le papier utilisé pour imprimer "Le Monde" est un piètre combustible pour amorcer le feu du barbecue.

sbriglia

Parfois je me demande Philippe si vous pourriez passer une journée, une seule dans votre vie, à regarder les arbres, les fleurs, biner la terre, promener un chien dans les sous-bois... bref cesser pour 24 petites heures de ne faire fonctionner qu’un lobe de votre cerveau, celui hypertrophié par des décennies d’intoxications contingentes.

On peut survivre...

On peut même vivre...

Tipaza

« Le réel ne prenait sens et forme qu'après avoir été filtré et éclairé par ce quotidien. »

Hélas la vérité et le réel au filtre du Monde, s’inversent, le mensonge est la règle et le réel une utopie suivant les normes idéologiques d’une gauche qui n’en finit pas de rêver le cauchemar vécu par d’autres.

Que penser de ce journal qui avec la plus mauvaise foi du monde présente l’entrée des Khmers rouges dans Phnom Penh comme une libération salvatrice.
Et on pourrait citer des dizaines de mensonges manipulateurs du même ordre.

J’ai lu Le Monde quand j’étais en activité. Il me fallait comprendre la pensée et la parole de ceux d’en face, pour au moins suivre leurs démarches intellectuelles dans les réunions, et parfois utiliser leurs mots en les détournant du sens qu’ils leur donnaient ou pas.

Le Monde était et est toujours le JO, journal officiel, de Boboland, pays qui m’est étranger et dans lequel il fallait vivre, et vivre encore à présent mais le moins possible.
Donc je ne le lis plus depuis je suis devenu rentier, aimable qualificatif donné par Macron aux retraités quand il leur a augmenté la CSG.

Hors sujet ou presque :
Sans le vouloir Philippe Bilger a répondu à une question que je me pose depuis longtemps.
Il est très, très au courant de l’actualité et je me demandais s’il lisait sur papier, ou sur tablette, les nombreuses revues et journaux qu’il doit lire.
Il a répondu :
« D'autant plus que j'ai toujours eu besoin du papier, Internet ne m'offrant pas le même plaisir délicieusement archaïque. »
Nous ne le dénoncerons pas à Greta, pour avoir contribué à la déforestation.

Échanges d’informations, je ne lis plus que sur tablette depuis déjà pas mal de temps. Tous mes abonnements et mes nouveaux livres sont numériques.
Les lettres blanches sur fond noir, et la taille réglage me conviennent mieux, et puis il y a moins de bruit quand on tourne les pages, ce qui ne perturbe pas l’écoute des quatuors ou quintettes de Mozart.
À être snob autant l’être pour la bonne cause. D’ailleurs je ne suis pas snob, peut être un peu geek, mais c’est un autre sujet.

Alain

"Qu'on ne veuille pas le lire par principe, qu'on le lise avec passion ou écartelé entre ses travers et ses lumières"

Et quand on voudrait le lire sur Internet de temps en temps, on ne peut pas si on n'est pas abonné. Dans un kiosque, vous pouvez acheter un numéro à cause d'un seul article qui vous intéresse particulièrement. Personne ne vous oblige à vous abonner.
Xavier Niel semble avoir oublié que dans la vraie vie, tout le monde n'a pas les moyens de s'abonner à tous les médias qu'il contrôle.

caroff

Le Monde ?
"Un journal de menteurs écrit pour des ignorants", m'a déclaré un jour un ami cher et pétri de culture classique...
Boutade sans doute, mais n'y a-t-il pas un fond de vérité ?
Les informations tronquées, les angles des articles destinés à tordre la réalité, et puis cette infâme suffisance avec leurs "décodeurs", tout cela concourt à rendre ce journal illisible.
Et pourtant je l'ai consciencieusement acheté chaque jour pendant quarante ans sans vraiment y penser. Comme lorsque vous allez acheter votre baguette le matin !

Ainsi que vous le soulignez Philippe Bilger, la prévisibilité des éditos et les orientations "camp du bien" de la quasi-totalité des articles m'a conduit à arrêter la lecture du "quotidien de référence".
Le sevrage n'a pas été douloureux: j'étais pour deux semaines à New York il y a quelques années et j'ai découvert que cette drogue quotidienne n'était disponible dans aucun point de vente de presse !
Aucun état de manque particulier ne s'en est suivi, et lorsqu'il est disponible dans un aéroport je le parcours en me répétant que, décidément, le Monde est indécrottable !

aristide

Le Monde et lui (un psy italien nous avait prévenu) :

« Nous croyons à cette Europe qui va de Lisbonne à Vladivostok », poursuit le président français. C’est d’ailleurs pour cette raison que la France, assure-t-il, a défendu la réintégration de la Russie au Conseil de l’Europe. « La Russie est une grande puissance des Lumières (…) Elle a sa place dans l’Europe des valeurs auxquelles nous croyons », estime M. Macron.

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/08/20/a-bregancon-emmanuel-macron-tend-la-main-a-la-russie-profondement-europeenne_5500861_3210.html

Et voilà que Pinocchio se prend pour un autre :

https://www.bing.com/videos/search?q=chaplin+le+maitre+du+monde&view=detail&mid=85AC3D2B6629714C7B5085AC3D2B6629714C7B50&FORM=VIRE

Achille

Parmi les médias dits de référence, la station France Inter, « la radio de ceux qui ont quelque chose entre les oreilles », n’est pas en reste.
Dernièrement elle a envoyé certains de ses reporters suivre une formation sur la désobéissance civile .

Il semblerait que l'émission trotskiste de Daniel Mermet, "Là-bas si j'y suis", ait laissé quelques séquelles dans cette station.

Attention, désobéissance certes, mais pacifique ! Je pense que certaines « figures » des Gilets jaunes seraient bien inspirées de s'inscrire à ce stage car ils ne semblent pas avoir tout compris.

Marcel

Vous vous trompez monsieur Bilger. Cela fait des années que le Monde me laisse indifférent. Lecture obligatoire des bêtes à concours qui sont l'avenir des cadres de la fonction publique, on n'y trouve que la somme des banalités de gauche et de droite, passées au tamis pour en retirer les éléments grossiers, et souvent tout leur sel.

Saltapiou

Je ne lis JAMAIS le Monde et m'en porte délicieusement bien... dans ma vie privée !
Sa lecture me gâcherait les jours de sérénité qu'offrent les échanges humains au bord de nos rivages bretons, à l'abri des vicissitudes de l'ère d'Uriage...
Pour le moment !

Achille

J’avoue ne pas être un lecteur assidu du quotidien Le Monde. De temps en temps il m’arrive de lire un article sur Internet mais je n’irai pas jusqu’à aller acheter ce quotidien.

Ce journal a été pendant longtemps une référence, ceci bien que son impartialité de principe n’ait jamais vraiment existé.
Mais le Monde a bien changé depuis quelques années. La qualité rédactionnelle s’est dégradée, même la position éditoriale a évolué au cours des remplacements parfois houleux de ses différents directeurs de rédaction.
Aujourd’hui, il n’est plus vraiment le journal si prisé par les intellectuels dit de gauche.
J’en veux pour preuve la dilection pour ce quotidien par notre hôte, auditeur et même animateur de Sud Radio, station résolument de droite et même un peu plus.

Pour terminer, je citerai une déclaration du milliardaire et propriétaire du Monde Xavier Niel : « Quand les journalistes m’emmerdent je prends une participation dans leur canard et après ils me foutent la paix ». Tout est dit !

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

J'ai lu vos réflexions sur "Le Monde" avec intérêt. Je n'y joindrai pas les miennes, qui seraient de moindre intérêt.
Espérant que vos réflexions seront lues par quelques membres de la rédaction de ce journal, permettez-moi de formuler un voeu sur votre blog.
J'aimerais beaucoup voir une signature à la fin de l'édito. On sait mon peu d'attrait pour les lettres anonymes. De même les éditos sans signataire m'indisposent.

semtob

Cher Philippe,

Entre "forcer le réel" et le saigner, il existe tout un nuancier expressif.

Einstein avait exprimé ses impressions dans "Comment je vois le monde", alors dans cette perte de sens général, il faudra bien que chacun décline ses prévisions.

Jacques Attali a dit que le destin mondial était prédéfini, que tout était déjà écrit. En s'étayant sur des faits passés et réels, comme le font tous les auteurs de science-fiction, il se prend pour le verbe et déroule ses vérités.

Que des réfugiés climatiques afflueront en Europe, affirmatif.
Que la France deviendra une zone interdite radioactive pour plusieurs siècles et que nous serons des réfugiés climatiques, probable.
Que les soldats robots apparaissent en prototype et qu'ils se multiplieront, une certitude.
Que les métiers connus disparaîtront et que c'est déjà à l'oeuvre, une réalité.
Que le réveil volcanique se prépare et que notre civilisation basée sur le numérique se prépare à la plus grande nuit de l'histoire, une quasi-certitude.
Que les rêves des BTP s'installeront dans la diagonale du vide pour passer de la soixantaine de millions d'individus à plus de quatre-vingts millions en 2040 et que près de 30 % de la population sera entassée dans des Ehpad ce qui permettra de rapporter plusieurs centaines de milliards à des sociétés privées et à l'Etat et de faire disparaître le droit successoral, du prévisible.

Fort heureusement nos physiciens s'inquiètent de la disparition de notre soleil et sont déjà installés dans leur imaginaire sur Mars, planète sur laquelle il sera possible de créer une atmosphère et les humains pourront battre tous les records sportifs actuels. Mars sera alors le salut des prisonniers qui devront prendre conscience que Mars ne sera qu'une étape pour échapper à la mort de la Terre et qu'il faudra conquérir d'autres espaces pour que l'homme survive. Une nouvelle arche !

Des travaux sont déjà en cours d'élaboration pour créer des soleils artificiels qui permettront de garder nos fonctions opsiniques et rêvons encore plus avec ce chercheur qui suppose que nous pourrons gagner des mondes parallèles en fabriquant des trous de vers.

La stabilisation de tourbillon avec de l'énergie négative aura trouvé une solution dans une centaine d'années et l'utilisation de l'énergie de trous noirs artificiels permettra à des millions de passagers de se déplacer à une vitesse assez proche de la lumière.

Voilà qui donne le moral dans cette ambiance catastrophiste de début de siècle et de millénaire et nous vous souhaitons une excellente participation dans votre projet futuriste auprès du journal Le Monde.
françoise et karell Semtob

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