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22 août 2019

Commentaires

Patrice Charoulet

LR-TANDONNET / ZIMET-RAMA YADE

En parcourant la presse quotidienne nationale, je crois devoir signaler deux articles.

Un. Dans Le Figaro du 23 août, dans les pages « Débats », Maxime Tandonnet, historien, auteur de plusieurs livres de grande qualité (le dernier a pour sujet l'important homme politique André Tardieu), signe un remarquable papier qui a pour titre « N'enterrons pas trop vite Les Républicains ». C'est aussi mon avis.

Deux. Dans Le Monde du 22 août, un petit article de Cédric Pietralunga est consacré au successeur de Sylvain Fort, dans la fonction de conseiller en communication du président Macron. Son nom est Joseph Zimet. Plusieurs journaux en avaient parlé ces jours-ci. Ce que je n'avais lu nulle part, et qui me ravit, est ceci : « ex-mari de Rama Yade » ! Le monde est petit. Même si je suis certain que ce monsieur n'a pas été choisi pour cela.

genau

"Ou ce changement ne serait que pure façade, simulacre et on feindrait d'écouter, pour la frime, sans s'arrêter un seul instant aux oppositions ?"

En voilà de la lucidité.
Comme celle du retour aux 90 km/h, à condition qu'il n'y ait pas de croisement pendant 10 km, qu'un terre-plein central soit installé etc.
Type même de l'administration ENA ; qu'il faudrait supprimer, mais en la remplaçant par... voyons... l'Ecole d'Administration Nationale.
Mais non, on ne va pas reprendre saint Augustin, pardon, Augustin.

Valery

Kremlin.ru accuse un trafic de ~900 visiteurs chaque jour. Comme comparaison, un torchon tel que Libération en accuse quatre fois plus.
Vu que l'erreur de traduction a été rectifiée dans les cinq heures, quelques centaines de Russes ont en effet eu vent des phrases "tronquées" de Macron. Séance tenante, le monde prit feu, les océans se déversèrent et Bob Marchenoir trouva un nouveau prétexte pour nous infliger ses ritournelles. Signe qu'il va bien.

Lucile

@ Michel Deluré | 23 août 2019 à 11:48
@ boureau

Je suis d'accord avec vous, Michel Deluré, l'État n'est pas une entreprise industrielle. Son rôle principal n'est pas de produire des biens et de la richesse.

Mais il gère aussi des services (santé, éducation, transports) et ne serait-ce que dans ce domaine, partout où il est en concurrence avec le privé, il fait beaucoup moins bien, et c'est de surcroît un mauvais patron. La tentation du laisser-aller vient de ce qu'il est des deux côtés de la barrière, législateur et prestataire de service à la fois ; il se donne des avantages, et ne joue ni la concurrence loyale ni la transparence.

D'autre part, la sanction est différente quand il est mauvais gestionnaire : il a recours à l'impôt ou à la dette pour réparer son incompétence. Aussi n'a-t-il pas besoin de faire d'efforts, surtout lorsque ses serviteurs passent les uns après les autres et ne se sentent responsables de rien, car ils n'ont à répondre ni de leurs négligences ni de leurs mauvaises décisions.

C'est pourquoi il est impératif de limiter son domaine d'intervention au strict minimum dans la production de services, et de faire surveiller de près tous les comptes par des organismes indépendants ayant une certaine autorité.

On ne peut pas compter sur les gens qui travaillent pour l'État pour être plus consciencieux, plus honnêtes, plus travailleurs, plus dévoués, plus désintéressés que les autres. On ne voit pas pourquoi ils le seraient, et pourtant la rumeur publique leur donne l'avantage moral, alors que l'expérience démontre que c'est une fable, ou une utopie.

yves albert

@ Robert Marchenoir | 23 août 2019 à 11:34

Dites-moi Marchenoir, au lieu de taquiner Claude Luçon, vous n'avez jamais répondu aux questions posées par plusieurs intervenants :

- Avez-vous visité Saint-Pétersbourg et Moscou, êtes-vous rentré dans les forêts profondes de ce vaste pays, avez-vous traversé l'Oural ou pris le Transsibérien ?

- Avez-vous lu des ouvrages d'explorateurs, scientifiques ou non, sur la découverte de la Sibérie ou sur les relations russo-chinoises depuis Gengis Khan, ou tout simplement l'histoire de la Russie et de ses peuples ?

Vous faites une fixation sur le communisme et Poutine (homme remarquable), pour l'heure les Russes sont les seuls à pouvoir envoyer des hommes dans l'espace et de nationalité différentes et même l'un des premiers humanoïdes qui remplaceront demain les humains dans les voyages intersidéraux !

Avec vous c'est ou tout l'un ou tout l'autre ou dans vos moments de mauvaise humeur votre sens de la contradiction vous fait injurier vos semblables sans motifs valables.

Xavier NEBOUT

L'agent immobilier voit tous les jours des petites gens se faire avoir par des concurrents sans scrupules avec des mandats de vente de voyous, mais la majorité d'entre eux sont trop lâches devant leurs menaces pour rompre avec eux.
Mieux vaut être une m... que d'admettre s'être fait avoir.
Tout bien réfléchi, on préfère rester avec les escrocs même admettant qu'ils en sont bien.
C'est la chance des Macron et consorts.

PS: Nulle autre profession ne voit mieux les gens dans leur bassesse et leur malhonnêteté que l'agent immobilier.

.

Nathalie Delachaîssay


NOUVELLES DES AMÉRIQUES !

Trump accuse Obama d'avoir écarté Moscou du G7.
Il a raison le bougre ! Quelle idiotie !
Comment peut-on avoir la prétention « d'organiser le monde » sans cette pièce maîtresse ?

La forêt amazonienne flambloie.
Et l'écobuage alors !
Cela fait bien longtemps que les libéraux mondialistes songent à l'expansion du domaine des affaires.

Michel Deluré

@ boureau 22/08 17:14

Les points de similitude que l'on peut éventuellement trouver entre entreprise et Etat d'une part et la manière avec laquelle chacune de ces entités agit ou peut agir d'autre part sont deux choses différentes qu'il convient de distinguer.

Pour l'essentiel, entreprise et Etat ne sont pas de même nature, ne poursuivent pas le même objet, n'ont pas les mêmes finalités, n'impactent pas les mêmes populations, ne sont pas confrontés aux mêmes contraintes, ne sont pas dirigés par des organes de gouvernance soumis aux mêmes problématiques.

C'est en cela qu'il me paraît ne rien y avoir de farfelu à considérer que des différences existent bien entre entreprise et Etat, conforté en cela par l'expérience du secteur entrepreneurial que m'a laissée ma vie professionnelle.

Pour le reste, l'Etat ne me semble pas irréformable en raison de l'unique « pesanteur fonctionnariale » pour reprendre votre expression, même si celle-ci constitue effectivement en certaines circonstances un frein à l'action réformatrice du pouvoir en place.

Bien d'autres facteurs en France viennent perturber cette action de réforme, qu'il s'agisse entre autres du manque de courage de nos gouvernants, du rôle des syndicats et autres contre-pouvoirs, mais aussi et surtout de l'attitude des citoyens, privilégiant systématiquement le présent à l'avenir, toujours prompts à se prononcer en faveur de la réforme à la condition que celle-ci demande des efforts au voisin mais préserve surtout nos acquis et privilèges.

Bien à vous.

Robert Marchenoir

@ Catherine JACOB | 22 août 2019 à 20:56
"A priori, je ne vois pas où dans le contexte actuel est l’intérêt pour Poutine de créer un incident diplomatique."

Vous êtes d'une naïveté désarmante. Les Russes passent leur temps à créer des incidents diplomatiques ! Quand, du moins, ils ne sont pas occupés à détruire une station de télévision du gouvernement français, un haut-fourneau allemand ou la Bourse polonaise. Quand ils ne sont pas en train d'abattre un avion de ligne rempli de citoyens hollandais, d'assassiner des Britanniques à l'arme radiologique ou chimique, d'envahir un pays pacifique ou d'annexer une partie de son territoire.

"Vu que nous sommes gentils avec eux, ils ont intérêt à être gentils avec nous. Non, vraiment, je ne comprends pas."

Je vous conseille de suivre le compte Twitter de l'ambassade de Russie à Londres. Il est célèbre pour tenter de créer un incident diplomatique par jour ! C'est ce qu'on a fini par appeler le trolling diplomatique russe. Son application dans la provocation et l'insulte du pays hôte est telle, qu'il a suscité un compte parodique qui tente de le dépasser. Avec beaucoup de talent, ma foi.
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@ Claude Luçon | 22 août 2019 à 18:36

Dites-moi, Luçon, je sais bien que vous êtes fort âgé et que vous passez votre temps à vous en vanter, mais il ne faudrait pas en profiter pour jouer les gâteux.

Vous ne vous fatiguez pas beaucoup, pour relancer votre trolling pro-russe éculé. Vos accusations imbéciles de "haine des Russes" à mon encontre, qui serait bien sûr due à une "déception amoureuse", ça ne fait jamais que la millième fois que vous nous la sortez.

Et ça ne fait jamais que la milliardième fois que les ordures intellectuelles et politiques nous la sortent. Vous et les vôtres, vous manquez vraiment d'imagination.

Peut-être pourriez-vous nous dire, pour une fois, pourquoi vous, vous êtes amoureux du régime au pouvoir à Moscou ? Une petite fiancée russe ramassée dans je ne sais quel bordel africain il y a soixante ans ?

Je ne vous propose pas de nous présenter des arguments politiques en faveur de votre dilection pour les tyrans, ce serait visiblement trop vous demander.

Depuis des années que vous sautez sur votre clavier, tel un vieux communiste momifié, pour défendre la kleptocratie russe à chaque fois que je la critique, vous ne nous avez jamais présenté quelque chose qui ressemble à un argument.

C'est toujours le flicaillon qui ronfle dans sa guérite, devant le KGB, et qui se réveille en sursaut en entendant le nom de son maître : "Quoi ! on a dit du mal de Saint Poutine ! C'est un scandâââl' !" Et puis vous retournez cuver votre eau de Cologne bon marché.

yves albert

Cette photo me rappelle une pétasse dans un lieu sélect qui me tendit sa main pour que je lui fasse un baise-main. Ce qu'elle peuvent être ridicules ! "Ta main tu peux la garder".
Je suppose que l'on retouche avant et après le visage de Brijou.

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@ Tipaza | 22 août 2019 à 19:06
"À ce propos Annegret Kramp-Karrenbauer qui a succédé à Angela Merkel, a demandé explicitement que la France abandonne son poste au conseil de sécurité de l'ONU au profit de l'UE.
Pour l'instant Macron a refusé. Jusqu'à quand refusera-t-il, à mon avis jusqu'au moment où il offrira ce cadeau en échange du poste de président d'une UE fédérale."

Quelle catastrophe pour l'Europe ! Pour nous en débarrasser votons aux prochaines élections :
une biprésidence Hollande/Sarkozy, ainsi ils ne nous emm... pas, ils se boufferont le nez et ce sera très bien. Quant à Pinocchio il faut le virer avant qu'il ne se prenne pour Napoléon.

boureau

@ Jabiru
@ Exilé

"Crépuscule" de Juan Branco...

La critique de Marianne (qui n'est pas parole d'évangile toutefois) est très nuancée sur ce livre.

Vous qui l'avez lu, au-delà de l'anecdote, vaut-il la peine d'être acheté ? Ou ne tient-il aucune des promesses de sa communication ?

Cordialement.

Exilé

@ Catherine JACOB
« Comme vous le savez, ces personnes qui voulaient présenter leurs candidatures pendant la campagne électorale européenne étaient incapables de le faire et d'agir librement sans obstacles. »

Même si cette interprétation russe du discours macronien n'est pas tout à fait conforme au texte original, reconnaissons toutefois qu'elle contient une part de vérité, en particulier sur les obstacles dressés sur le chemin des gêneurs...

Aliocha

La bande française de fainéants gaulois réfractaires elle aussi est incapable de se rassembler, les œuvres du diviseur font en sorte que les antis éparpillent les anti-antis. Les fantasmes de psychiatre italien ne faisant pas une politique, le boulevard est ouvert pour que ceux qui gardent un minimum de lucidité se rassemblent autour de l'indispensable réforme, et démontrent que la France existe encore, qu'elle sait tenir un discours raisonnable de défense d'une Europe elle aussi renouvelée, d'établissement de lignes de consensus partagées et défendues avec maturité.
Bref, que Macron est sans doute la meilleure chose qu'il lui soit arrivée depuis longtemps, et que le consentement ou non à un débat apaisé déterminera si la vieille nation est apte à accéder à l'âge de sa maturité, ou bien à se vautrer à l'habitude dans ses atavismes infectés, qui signeront sa volonté de disparition.

Qu'on ne vienne donc pas accuser tout autre responsable que le citoyen français de son incapacité à retrouver les socles fondateurs de sa démocratie. On assume, ou pas, de la défendre, le reste est hypocrisie.

Nathalie Delachaîssay

« Vous avez certainement une idée de qui pourrait le remplacer ? » (Paul Duret 22 août à 16 h 54)

Tout à fait. Tout à fait !

Achille

« Un pouvoir à deux, lui dans la lumière, elle dans l'ombre »

Jamais, au cours de la Ve République, une « première dame de France » n’a eu autant d’influence sur les décisions de son président de mari.
C’est elle qui le coache depuis ses débuts en politique, et même avant. Elle n’hésite pas à le recadrer sèchement quand il commet une maladresse et l’oriente dans sa politique plus sûrement que ses conseillers en communication.
Si aujourd’hui Emmanuel Macron est président de la République il le doit en grande partie à son épouse.

Vladimir Poutine l’a très bien compris et ce n’est pas sans une petite arrière-pensée qu’il a offert à Brigitte Macron, devant micro et caméra, un magnifique bouquet de fleurs.
Délicatesse unique de la part des invités d’un G7 envers l’épouse du chef d’Etat organisateur.

En joueur d’échecs averti, il sait la place de la reine sur l’échiquier politique. Et les fleurs, les femmes, même les plus influentes, n’y résistent pas.

Gageons que ce bouquet de fleurs va redonner un peu de chaleur entre la Russie et la France. Ce qui ne peut qu’être profitable à ces deux pays mais aussi à l’Europe.

anne-marie marson

@ Catherine JACOB | 22 août 2019 à 14:46

Très touchante photo de Poutine offrant un bouquet à Mme Merkel. leurs mains se croisent. On dirait un bouquet de mariage. Mme Merkel parlant russe, et venant d'Allemagne de l'Est, on comprend leur attachement l'un à l'autre.

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@ Xavier NEBOUT | 22 août 2019 à 10:53
"Supermarchand de vent ne réforme que dans le sens de la destruction de notre civilisation chrétienne et européenne ; l'islam n'a qu'à attendre pour entrer dans un champ de ruines."

L'islam est déjà là, et c'est lui qui crée le champ de ruines, avec la bénédiction des gens du gouvernement.

Pour exister, maintenant, il faut détruire.

Metsys

"La France a connu peu de traitements "à la hussarde". Je songe aux deux premières années du premier mandat de François Mitterrand, au début du mandat de Nicolas Sarkozy et - j'y reviens - à la première année d'Emmanuel Macron".

Et si l'on remonte dans le temps : Blum (un peu), Clemenceau (beaucoup), le modèle restant le premier consul, en tout cas pour Chateaubriand... "Neuf mois lui avaient suffi pour renverser la révolution populaire en France et pour écraser les monarchies absolues en Europe... Tout ce qui pouvait lui nuire échoue", mais aussi : "Quand on voit les illusions dont la Providence environne le pouvoir, on est consolé par leur courte durée". Pour moi, ce serait plutôt Louis XIV en mars 1661 et les ministres prenant ses ordres : "La face du théâtre change".
Au passage, je me demande ce que Napoléon aurait fait d'EM. Un sous-préfet de Péronne, le démiurge des betteraves ?

Giuseppe

"Je ne doute pas qu'Emmanuel Macron, avec 2022 en ligne de mire - et pour l'instant personne ne lui bouche cet horizon - s'efforcera de combler ses inconditionnels, de faire taire les critiques, les sceptiques et de s'accommoder des irréductibles." (PB)

Je poserai la même question qu'un commentateur, quelqu'un a-t-il une idée pour le remplacer ?


Catherine JACOB

@ Robert Marchenoir | 22 août 2019 à 16:54
« Mais bon : Poutine a offert des fleurs à Brigitte Macron, donc ça doit sûrement être un monsieur très distingué... »

Le bouquet était un peu classique pour le style de Brigitte qui aurait mérité quelque chose de plus adapté, mais j’ai salué l’effort.

« Les Russes ont vu et entendu Emmanuel Macron dire des Gilets jaunes le contraire de ce que le président français a déclaré en réalité lundi à Brégançon ! C'est la première fois que le pouvoir russe utilise la traduction pour manipuler aussi outrageusement les propos d'un chef d'État étranger.
Le verbatim de la conférence de presse, publié sur le site du Kremlin en anglais et bien sûr en russe, fait dire au chef de l'Etat français : « Comme vous le savez, ces personnes qui voulaient présenter leurs candidatures pendant la campagne électorale européenne étaient incapables de le faire et d'agir librement sans obstacles. » »

peut-on lire en effet dans l’article du Parisien auquel vous nous renvoyez. Il s’agit donc si j’ai bien compris, d’une retraduction du russe et/ou de l’anglais du verbatim qui dans les faits véhicule un sens assez obscur, je l’avoue. Si c’était voulu, c’est absolument énorme ! Mais, a priori, je ne vois pas où dans le contexte actuel est l’intérêt pour Poutine de créer un incident diplomatique.
Savez-vous qu'à l'origine de la déclaration de guerre de 1870, guerre que nous avons perdue avec à la clé l'annexion de territoires, il y a eu un problème de traduction ?

Mon avis est en général que « comme on connaît ses saints, on les honore. » Autrement dit, connaissant ainsi que vous l’évoquez, le risque d’une fantaisie en matière de retranscription ou de résumé des propos du président français, comment nos services n’y ont-ils pas diplomatiquement paré par la communication préalable d’une version fidèle soit à la lettre, soit à l’esprit s’il s’agissait d’un résumé, des propos tenus par le président Macron assortie d’une demande polie de s’y tenir.

Maintenant Macron étant connu pour ses saillies désobligeantes envers les fainéants, il nous faudrait quand même la retranscription officielle exacte des propos tenus, ponctuation comprise, tant par l’un que par l’autre.
Au fait, est-ce que la retranscription française officielle exacte est consultable quelque part ?

Tipaza

Un dialogue que j'ai eu il y bien longtemps avec une institutrice antipathique:

- Madame, mon fils est en train de devenir dyslexique. Il n'arrive pas à lire correctement.
- Et alors, vous voulez que je change de méthode d'apprentissage de lecture, peut-être ? m'a-t-elle répondu sur le ton d'une chaisière républicaine hépatique.
- Non madame, je veux qu'il termine l'année en sachant lire. La méthode ne me concerne pas, c'est votre problème.

Voilà, je pourrais reprendre cette brève discussion à propos du changement de méthode de Macron.

Qu'importe la méthode, l'important c'est le but.
Réformons, réformons il en restera toujours quelque chose semble dire Macron.

Pour le moment les réformes proposées consistent en un alignement sans conditions sur les positions économiques de la Commission de Bruxelles.

Macron reproche à la Grande-Bretagne du Brexit, de devenir une vassale des USA, mais ses réformes sont des réformes de vassalisation de la Commission de l'UE.

Vassalisation économique, avec le CETA et le Mercosur qui ouvrent nos frontières à des pays, l'Amérique du Sud surtout, dont les normes industrielles, agricoles et sociales sont loin d'être aussi contraignantes que les nôtres.

Vassalisation budgétaire, avec un budget qui doit avoir l'imprimatur de la Commission.
Si la Commission est si tolérante avec notre déficit et notre dette, c'est qu'elle attend des contreparties dans les domaines de la politique étrangère, avec un soutien à une immigration débridée dont se demande ce qu'elle cache sous un verbe faussement humanitaire.

Contreparties également et c'est au moins aussi grave, dans le domaine militaire avec une vision fédéraliste d'une armée européenne où l'arme nucléaire française passerait sous contrôle de l'UE et donc de l'Allemagne qui fait la loi.

À ce propos Annegret Kramp-Karrenbauer qui a succédé à Angela Merkel, a demandé explicitement que la France abandonne son poste au conseil de sécurité de l'ONU au profit de l'UE.
Pour l'instant Macron a refusé. Jusqu'à quand refusera-t-il, à mon avis jusqu'au moment où il offrira ce cadeau en échange du poste de président d'une UE fédérale.

Réformons donc, il est vrai que la France a besoin d'une mise à jour de ses institutions, mais qu'au moins cette mise à jour nous donne un espace de liberté souveraine.

Pour conclure j'avoue que je ne comprends plus très bien la démarche, qui me semble aléatoire, de Macron.

Il a lâché dix-huit milliards pour sortir de l'ornière des Gilets jaunes, la dette et déficit ne faiblissent pas au contraire, et aucune réforme industrielle qui mettrait le pays au niveau technologique n'est envisagée.
Cédric Villani a rédigé un rapport sur l'intelligence artificielle qui est passé à la trappe. Il n'a eu aucune suite et c'est bien dommage.
Je me demande si les grincements entre Macron et Villani à propos de Paris ne sont pas dus à l'absence de suite donnée à ce rapport.

Claude Luçon

@ Lambda | 22 août 2019 à 10:33

Extrait du dictionnaire français :
"Citoyen lambda, locution, sens 1 :
Personne que rien ne distingue dans sa catégorie, en référence à la position du lambda dans l'alphabet (onzième lettre de l'alphabet grec)."

Extrait de Google :
"Lambda:
Un (quelque chose) moyen, ordinaire, quelconque.
Origine : 'lambda' est la onzième lettre de l'alphabet grec, l'équivalent du 'l' dans l'alphabet latin.
C'est au milieu du XXe siècle que cette lettre se met à désigner quelque chose de quelconque, de très moyen. Pour quelle raison ? Et pourquoi 'lambda' au lieu de 'pi', 'omega', 'psi' ou 'delta', entre autres, d'autant plus que, pour qualifier quelqu'un à l'intelligence très moyenne, on aurait plutôt dû choisir 'bêta' ?"

Avez-vous pensé que vous n'êtes peut être pas dans la même catégorie que Philippe Bilger ?
Lui se distinguant dans la sienne, au-dessus de la moyenne, vous dans celle de 'bêta' en dessous de la moyenne, où vous vous classez vous-même en utilisant cet alias.

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@ Robert Marchenoir | 22 août 2019 à 16:54

Là vous poussez un peu loin la poutinophobie !
Peut-être qu'offrir des fleurs à une dame n'est pas dans vos habitudes, mais c'est un acte de civilité, civilité cette chose du passé qui a disparu depuis 1968 !
Catherine Jacob a raison car derrière la courtoisie envers Brigitte il y a aussi un geste de paix à l'égard du mari.
Vous n'êtes pas très psychologue Bob !
Il va falloir que vous nous avouiez pourquoi vous haïssez Poutine et les Russes à ce point !
Une déception amoureuse lors d'une visite à Moscou ?
Vous vous baladiez sur la place Rouge, devant vous il y avait une Nathalie, et elle vous a ignoré en ne voulant pas vous guider ?

Exilé

@ Jabiru
« Je viens de lire "Crépuscule" de Juan Branco préfacé par Denis Robert. Manifestement le chef de l'Etat est aidé et conseillé par de chers amis sponsors. »

Nous avons déjà évoqué ici pour certains d'entre nous ce document de Juan Branco, très éclairant sur les procédés employés par une coterie de personnages riches et influents connectés en réseaux pour faire élire le poulain de leur choix, à savoir M. Macron, lancé comme un produit quelconque, par exemple une lessive, après un intense travail de matraquage publicitaire et médiatique.

Rappelons que tout cela s'est déroulé et joué avant la campagne « officielle » - donc avec des sommes énormes ayant échappé aux contrôles des comptes de campagne - et avec une inégalité flagrante en matière de publicité par rapport à d'autres candidats qui avaient de ce fait déjà perdu toutes leurs chances avant même d'avoir pu s'adresser aux Français.

Il est évident que tous ces mécènes ne sont pas désintéressés et qu'ils attendent de leur délégué un retour sur investissement, dans un sens qui ne correspond pas nécessairement aux attentes de la plupart des Français...

Et la démocratie, dans tout cela ?

yves albert

@ Paul Duret | 22 août 2019 à 16:54

Qui vivra verra, trois ans de gâchis pour un rien du tout. Alors que nous sommes nombreux à souhaiter qu'il se casse, comme dirait Sarkozy.

Il n'y a pas que des couillons dans notre pays, mais les hommes de valeur n'ambitionnent pas la présidence, ils se révèlent lorsque la patrie est en danger.

P.-S.: ne parlons plus de Marine Le Pen, on lui a cousu la bouche et elle ne se représentera pas. Il faudra chercher un autre bouc émissaire.

breizmabro

@ Myta 22 août 2019 à 13:17
"Brigitte Macron est ravissante ! (un effet de sa chirurgie esthétique ? on aimerait savoir !)"

Ou lala Myta, ne jamais dire ça sur ce blog ! Sainte Brizitte est naturellement intemporelle depuis 2017 ;)

Nathalie Delachaîssay

@ Marc GHINSBERG 22 août à 15 h 43
« Ils patientent jusqu'en 2022 et ils votent. »

C'est l'évidence !
Mais quand même on a du mal à garder son calme !

Ainsi le 19 au soir sur LCI on put assister à une rixe relatée par @ Jérôme le 20 à 11 h 47 :

« Je me suis surpris à apprécier la répartie d'un Gilbert Collard envoyant paître Romain Goupil, cet idiot même pas utile du degré de réflexion zéro, à sourire à la gouaille de Vladim en réponse à une question probablement téléguidée sur la répression des opposants russes... »
et reprise par @ breizmabro le 20 à 17 h 38.

J'ai été surprise du niveau de violence « contenue » de cette scène regardée par hasard ! De longtemps je n'avais vu une telle férocité !
Hier il fut question de l'imperceptible vacillement présidentiel et du doute profond de l'accession au pouvoir du FN.

On touche au fond ! On sent bien que la situation est blette, qu'on est au bord du gouffre et que selon l'historique déclaration du regretté président Boumédiène « nous allons faire assurément un grand pas en avant ! »

boureau

@ Michel Deluré 22 août 2019 11:47
"Une réforme d'entreprise ou d'Etat c'est la même chose" ai-je écrit.

"Vision pour le moins simplificatrice " dites-vous Michel Deluré.

C'est faux ! Une simple question de masses !

C'est en propageant, en entretenant et en amplifiant cette idée complètement farfelue et fausse - qui ne repose sur rien - qu'aucune réforme n'est tentée en France.

Examinez ce qui s'est passé autour de nous depuis vingt ans. D'innombrables pays dans le monde (vieilles démocraties industrielles ou pays émergents) ont procédé à des tsunamis organisationnels. Voyez les actions (violentes) du FMI pour redresser certains pays.

Il n'y a qu'en France, sous le poids de la pesanteur fonctionnariale et de son esprit statique, que l'Etat est réputé irréformable. Il faut toujours absolument trouver des "consensus" ! Mous généralement ! Que personne ne trouve jamais et pour cause ! Et rien ne se fait ! Il ne faut pas brusquer, il ne faut pas forcer ! Etc. etc.

Voilà le résultat de cinquante ans de "vision simplificatrice" : nous nous complaisons dans l'irréformable !

Avec ces principes archaïques, nous déclinons tranquillement et dans tous les domaines. Mais nous déclinons "heureux" et "intelligents" puisque nous nous proclamons irréformables à longueur d'émissions. Du moins ceux qui sont bien à l'abri sous le parapluie de cet Etat démentiel.

Réformer un hôpital, un ministère, une société industrielle, une société de services, un système de retraites, un service comptable, une exploitation agricole, c'est exactement la même méthode globale.

D'ailleurs, il ne faut pas aller bien loin pour constater la possibilité d'une telle réforme : voir celles de Hartz du gouvernement Schröder.

Ces deux hommes, l'industriel et le politique, ont su mettre en commun ce qui manque le plus en France : le courage.

Finalement la "vision simplificatrice" c'est toujours l'excuse vite trouvée ! La prime à la paresse intellectuelle et physique.

J'ai employé quelques mots un peu violents Michel Deluré, mais c'est tellement évident après quarante ans à réformer tous les jours petitement ou grandement les entreprises dont nous avions la charge !

Cordialement.

Paul Duret

@ Nathalie Delachaîssay
« Et ceux qui veulent changer de Président, ils font comment ? »

Vous avez certainement une idée de qui pourrait le remplacer ?

Robert Marchenoir

@ Catherine JACOB | 22 août 2019 à 14:46
"J'ai pour ma part trouvé ce bouquet offert par Poutine himself très classe."

Mais bien sûr. Comme c'est facile de berner les gens... Et ça, vous l'avez trouvé très classe, aussi ?

Poutine et Macron évoquant les Gilets jaunes : comment le Kremlin a manipulé la traduction (Le Parisien)

Notez qu'il ne s'agit pas d'une interprétation contestable due à la traduction. Le Kremlin a carrément inventé des propos qu'il a mis dans la bouche de Macron. Des propos qu'il n'a évidemment pas pu prononcer et qui vont à l'encontre de ce qu'il a dit.

C'est la transcription officielle des propos de la rencontre. Sur le site officiel du Kremlin. Comment appelez-vous cela, sinon un Etat-voyou ? Connaissez-vous un seul autre exemple d'un pareil banditisme diplomatique ? Même l'Arabie saoudite, l'Iran ou la Corée du Nord n'ont jamais fait une chose pareille, à ma connaissance.

Ce genre d'agression ne se fait qu'en temps de guerre, et encore. Le gouvernement russe passe son temps à mentir comme un arracheur de dents. Au début du vingtième siècle, déjà, un ambassadeur britannique se lamentait : comment voulez-vous discuter avec des gens qui mentent tout le temps ?

Mais bon : Poutine a offert des fleurs à Brigitte Macron, donc ça doit sûrement être un monsieur très distingué...

Les gens oublient constamment que Vladimir Poutine est un espion professionnel, et que, toute sa vie, il a pratiqué l'art de se faire passer pour celui qu'il n'était pas.

Ils oublient aussi que l'une des premières compétences d'un espion est de savoir prendre ses cibles par leurs points faibles. Les Français se flattent d'être les rois de la galanterie, va donc pour les fleurs à Madame Macron... Et cette courtoisie de façade suffit à dissimuler l'extraordinaire grossièreté consistant à faire passer Monsieur Macron pour un dictateur en lui prêtant des propos inventés, et l'affront fait au peuple français de la sorte.

Ils se font ouvertement insulter dans leur dos, et ils en redemandent. Pourquoi voulez-vous que les Russes nous respectent ? Pourquoi voulez-vous qu'ils cessent leurs agressions ?

Paul Duret

"Ou "l'ambition transformatrice" serait réduite à la portion congrue ou une terrible déception naîtrait de l'illusion d'une relation différente avec les Français." (PB)

Écouter les Français, c'est bien mais que faire d'opinions contradictoires, voulant tout et son contraire et très souvent opposées par principe aux propositions gouvernementales ?
Qu'il écoute, c'est bien mais à la fin, comme on dit à l'Elysée, il faudra garder le cap et c'est très bien ainsi.
Résultat des courses en 2022. On verra alors qui est crédible et qui ne l'est pas. Et comme un remake de 2017, Marine Le Pen sera certainement battue par Macron au second tour.

LR est très mal. EELV, malgré son succès aux Européennes restera un parti de contestataires, incapables de s'entendre entre eux pour gouverner. LFI n'a quasiment plus de chef et le PS, ni électeurs, ni chef.

Marc GHINSBERG

@ Nathalie Delachaîssay | 22 août 2019 à 10:43
« Et ceux qui veulent changer de Président, ils font comment ? »

Ils patientent jusqu’en 2022 et ils votent.

Nathalie Delachaîssay

@ Lambda 22 août à 10 h 33

Vous êtes vache !

Catherine JACOB

Poutine et la Voie du Bouquet (Dorogoï dlinnoïou, Par la longue route...)
Maintenant, j'ai bien peur que les fleurs ne soient que dans la traduction ce chant tzigane internationalement connu et aux si jolis passages si romantiques comme "В тройке, улетевшей навсегда..." qui, soit dit incidemment, fait penser au traîneau du Père Noël...

Au fait, pourquoi donc avoir choisi la main tendue de Brigitte plutôt que le : bouquet offert par Vladimir pour l'illustration de ce changement de méthode ?

J'ai pour ma part trouvé ce bouquet offert par Poutine himself très classe. L'ours sait vivre me suis-je dit en moi-même.
A Sotchi en 2018, il avait également offert un bouquet à Angela alors que Merkel est un chef d'Etat et que Poutine était l'hôte. Les regards échangés par-dessus le bouquet et les attitudes apparaissent très différents dans un cas et dans l'autre.

Cela étant précisé, l'ours n'est pas c*n si Macha est maligne https://www.google.fr/search?source=hp&ei=wKxeXeqdMarrrgTupJT4Dw&q=ours+et+macha&oq=ours+et+macha&gs_l=psy-ab.1.0.0i22i30j0i22i10i30l2.1609.4276..5619...0.0..0.128.1419.7j7......0....1..gws-wiz.....0..0i131j0j38.IsJWif6XuCw et je me demande ce que peut bien entreprendre un hussard dans l'entre-deux.

Bref la new méthode, du grec « méthodos (« μέθοδος = la voie qui mène à, par ex. le but »), formé à partir de metá («μετά = après, au-delà, qui suit, avec ») et de hodós (« ὁδός = le chemin, la voie ») », ou encore le TAO macronien qui semble donc nous mener à Moscou n'était-elle pas critiquable quand il s’agissait de Fillon et ne l'est-elle pas toujours quand qu'il s'agit du trumpisme ? Pourtant, effectivement elle ne l'est pas, bien qu'il y ait près de six mille kilomètres de Moskva et ses douze millions d'habitants à Pékin, et seulement la moitié de Moscou à Paris à travers la Belgique, l'Allemagne, la Pologne et la Biélorussie.

Il se dit en effet que les Russes n'en ont rien à fiche des Européens et qu'ils ont même développé une véritable paranoïa à notre sujet, plus confiants dans les visées de l'Inde et de la Chine.

« Même si je récuse la tentation pour le futur de "Levez-vous, orages désirés" »
C'est en effet à espérer si l'on se rapporte au contexte de cette citation de Chateaubriand et qui est :
"Levez-vous vite, orages désirés, qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie !
Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon cœur."

Jabiru

Je viens de lire "Crépuscule" de Juan Branco préfacé par Denis Robert.
Manifestement le chef de l'Etat est aidé et conseillé par de chers amis sponsors. Sont cités notamment, Patrick Drahi, Xavier Niel, Bernard Arnault, Stéphane Richard et d'autres personnages dont certains sulfureux. A ce niveau rien n'est gratuit, ils attendent tous la reconnaissance de celui qu'ils ont hissé à la magistrature suprême. Emmanuel Macron leur doit beaucoup et ne peut en conséquence que leur renvoyer l'ascenseur. A-t-il aujourd'hui les mains libres ?

Lucile

Et tout ça sans doute pour "ré-inventer une architecture de sécurité et de confiance".

Et maintenant la méthode comme nouveau projet. À moins que la réforme soit un projet ? On ne sait plus, tant EM est verbeux.

Myta

Bravo pour le choix de la photo, Brigitte Macron est ravissante ! (un effet de sa chirurgie esthétique ? on aimerait savoir !)

Robert

Votre billet, Monsieur Bilger, fait en quelque sorte écho à l'émission C dans l'air d'hier soir (https://www.france.tv/france-5/c-dans-l-air/1046079-c-dans-l-air.html) dans laquelle Nicolas Bouzou (https://asteres.fr/equipe/nicolas-bouzou/) a délivré son satisfecit quant aux transformations de la France opérées depuis monsieur Sarkozy jusqu'à monsieur Macron. Il considère que le gros morceau est la réforme des retraites, mais il lui reproche de n'avoir toujours pas entamé celle de l'Etat.

De son côté, Raphaël Glucksmann qui était reçu par Pierre Weill sur France Inter ce matin (https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-22-aout-2019) souhaite une régulation du capitalisme financier à l’œuvre actuellement par un retour des États.
Résumant sa pensée, France Inter écrit : << Pour le co-fondateur du mouvement Place publique, le culte du profit, le capitalisme sans frein, mènent au désastre. Il explique qu'il faut rétablir les limites sans pour autant abolir l’économie de marché, insistant sur la nécessité de rompre avec une vision économique du monde, de mettre fin à la domination de l’économique sur le politique. Pour lui, l’écologie est de gauche. "Moi je suis attaché au mot de gauche car il charrie un monceau de combats".>>

Je ne sais si l'entreprise de Glucksmann aboutira. Il n'empêche pas moins que l'on voit ici deux manières de concevoir l'avenir politique et économique.
En ce qui concerne monsieur Macron, il a sans doute pris la mesure des limites de la "politique du bâton" dont il a usé pour s'opposer au mouvement des Gilets jaunes.
Le changement de méthode annoncé n'est donc que purement tactique, l'objectif étant lui inchangé et maintenu envers et contre tout. Les mois qui viennent confirmeront ou infirmeront les intentions manœuvrières de monsieur Macron qui devrait laisser la bride plus lâche à son Premier ministre.

Lorsque vous écrivez, Monsieur Bilger : "En ce qui concerne la première branche de l'alternative, la France a connu peu de traitements à la hussarde", le traitement par le Premier consul Bonaparte devenu empereur des Français me semble avoir été le seul "à la hussarde" qui ait réorganisé la France de manière magistrale.
Compte tenu des contraintes extérieures, imposées par les marchés et leurs décideurs d'une part, par les traités européens d'autre part, les risques enfin d'éclatement de la bulle financière qui conduit à des intérêts négatifs, je vois mal monsieur Macron être comparable à Napoléon Ier dans son entreprise de réformes de la France dont à l'époque la situation financière était encore pire que l'actuelle.
Il convient donc d'observer l'évolution des Français dans les mois à venir.

Michel Deluré

@ boureau 22/08 09:19
« Une réforme d'entreprise ou d'Etat c'est le même chose »

Vision pour le moins très simplificatrice !
Il n'échappe à personne qu'il existe tout de même quelques petites différences entre entreprise et Etat.
Les enjeux, les impacts, les conséquences, les populations en cause, autant de paramètres très différents selon que la réforme concerne une entreprise ou l'Etat.
On n'appréhende pas la réforme d'un process industriel ou commercial de la même manière que la réforme d'un système de retraite ou de santé.

Michel Deluré

Le choix entre les alternatives extrêmes que vous présentez Philippe Bilger présuppose que l'état du malade, en l'occurrence le pays, est tel qu'il ne reste au pouvoir en place que la solution du traitement de cheval, c'est-à-dire à la hussarde, ou celle du renoncement pur et simple selon que ce pouvoir a le sens du devoir et du sacrifice ou au contraire qu'il préfère privilégier son avenir électoral.

Car il existe bien une voie intermédiaire mais qui ne peut être efficace que si le pays est sain ou qu'il ne présente pas de symptômes trop avancés de quelques maladies politiques, économiques ou sociétales.
Car dans cette situation, le pouvoir n'a alors plus de marges de manœuvre pour amortir les sacrifices exigés et ne peut effectivement opter qu'entre traitement de choc ou immobilisme, avec les risques alors encourus quelle que soit l'option choisie.

Cette dernière méthode de la réforme dite douce, qui s'opère au fil du temps, qui privilégie l'adaptation en permanence aux nouvelles conditions de l'époque, qui rend plus aisément supportables les changements et sacrifices demandés, exige évidemment de la part de nos gouvernants anticipation, pédagogie, persuasion, rigueur, courage, dévouement au seul service de l'Etat.
N'est-ce pas là beaucoup attendre de leur part ?

Achille

En France, le problème du changement que ce soit de méthode, de mentalité ou d’autre chose, est que les citoyens sont toujours d’accord, mais à condition que ce soit pour les autres.
Dès que l’on touche à un acquis social syndical, une niche fiscale d’une corporation, un usage qui avec le temps est devenu un abus mais procure un certain confort, aussitôt ce sont des cris d’orfraie de la part des gens qui sont concernés.

Alors oui, il faut parfois qu’un président agisse à la hussarde, que ce soit en mode « soyeux », et même brutal (je suis plus réservé sur le mode idéologique). Cela s’appelle le courage politique.
Cela vaut bien des désagréments au président en exercice. Nous pouvons le constater depuis ces neuf derniers mois, mais quand le mal est profond il faut une thérapie adaptée, souvent désagréable. Seul le résultat comptera lorsque l’heure sera au bilan, c’est-à-dire au premier trimestre de 2022.

Peut-être qu’Emmanuel Macron en paiera le prix comme ce fut le cas du chancelier Gerhard Schröder dont les réformes libérales lui ont valu la chute de sa popularité et au final une défaite au profit d’Angela Merkel qui a profité de ses réformes.

Mais une fois que des réformes impopulaires sont passées, il est très rare que le successeur de celui qui les a entreprises les modifie, surtout si elles donnent de bons résultats et finalement contribuent à la popularité du successeur, comme c’est le cas d’Angela Merkel.
Alors Macron ou un autre, tant qu'à faire autant garder celui qui a sorti le pays de l'immobilisme tranquille.

Xavier NEBOUT

Supermarchand de vent ne réforme que dans le sens de la destruction de notre civilisation chrétienne et européenne ; l'islam n'a qu'à attendre pour entrer dans un champ de ruines.

Sur le plan matériel qui devrait passer derrière le plan spirituel, les dépenses publiques augmentent encore et toujours, et nous ne réduisons pas le nombre des fonctionnaires.
Nous vivons à crédit parce qu'il n'est pas cher, et en nous vendant aux Chinois.

Et P. Bilger m'énerve, à nous la jouer positif...

Nathalie Delachaîssay

"Le président veut changer de méthode !"

Et ceux qui veulent changer de Président, ils font comment ?

Lambda

Bonjour M. Bilger,

Désolé mais billet strictement inutile.


Tipaza

"Un pouvoir à deux, lui dans la lumière, elle dans l'ombre"

Je vois la présidente en pleine lumière, sous le soleil de Brégançon à défaut d’être celui d’Austerlitz, ce qui aurait été inconvenant face à Poutine.

Je me demande pourquoi une présidente si habile a choisi un vice-président si impétueux, si maladroit dans sa relation humaine !
Cherchez la Femme dans toute réussite dit un proverbe. Nous verrons ce qu’il en est dans cette rentrée.

Ce qui est certain c’est que la politique est une guerre de positions et que jamais les Hussards n’ont gagné de guerre de positions, ce n’est pas ni dans leur fonction ni dans leur nature.
À plus tard.

Denis Monod-Broca

La méthode peut changer, l'idée, elle, ne changera pas : "Vous, peuple français, vous ne savez pas, vous vous trompez ; moi, je sais ce qui est bon pour vous, je sais ce qu'il faut faire, je le ferai : favoriser la finance pour développer l'activité, la croissance, le progrès".

Le fait que cette idée, fausse, nous ait menés, et ait mené les autres sociétés développées, là où elles en sont aujourd'hui, ne compte pas.

Les Diafoirus du temps jadis, lorsque la saignée qu'ils avaient prescrite n'avait pas guéri leur malade, ne se disaient pas "cherchons autre chose", ils prescrivaient une autre saignée, plus importante. Économiquement, politiquement, intellectuellement, nous en sommes là. Alors le changement de méthode de Macron...

boureau

"Le nouveau discours de la méthode"

Jusqu'à la fin de vote vie, cher P. Bilger, vous croirez au Père Noël politique!

Vous êtes un vraie éponge absorbant dans la minute et sans recul tous les éléments de langage en provenance de l'Elysée. Et vous les retransmettez avec talent certes, mais pour constater quelques mois plus tard la vacuité de vos efforts !

"Après une année globalement réussie avec deux réformes capitales votées sans frémir"

"Une année globalement réussie". Qui finit en six mois de Gilets jaunes ! Quelle réussite effectivement !

"Deux réformes capitales". Lesquelles ?

On mesure, à votre lecture, les difficultés à appréhender ce qu'est "une réforme" par ceux qui n'ont jamais été confrontés - comme vous et bien des intervenants de ce blog - à des réformes d'entreprise.

Foin du vocabulaire tel que "réforme à la hussarde", ou "hussard soyeux", ou "hussard idéologique", ou "hussard énergique".

Une réforme d'entreprise ou d'Etat c'est la même chose. Une phase d'études sur la réalité effective de la réforme à mener ainsi que ses gains. Une phase de pédagogie et d'explications. Une phase de réalisation.

Et une dernière phase de courage ! Oui de courage et des coui*les au c*l, comme disait mon président de Groupe. Et c'est tout !

Et on y va contre vents et marées puisqu'elle est jugée nécessaire et vitale ! Tout le reste c'est de la com et du blablala. Le jour ou vous aurez compris ça cher P. Bilger , vous aurez fait un grand pas en matière économique si je puis me permettre!

"Levez-vous vite, orages désirés"

Phrase sibylline ? Parlez-vous tsunami politique au sens d'une montée du FN en connivence avec une gauche requinquée ou transformez-vous Macron en René.

Si c'est politique c'est hautement improbable.

Si c'est le romantisme à la Chateaubriand, il faut citer le passage :

"Levez-vous vite, orages dédirés qui devez emporter René dans les espaces d'une autre vie. Ainsi disant, je marchais à grands pas le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni la pluie ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon cœur."

Mais aussi quelques lignes plus loin :

"Bientôt mon cœur ne fournit plus d'aliments à ma pensée, et je ne m'apercevais de mon existence que par un profond sentiment d'ennui".

Mais Macron a-t-il un cœur ?

Le hasard fait cher P. Bilger que je relis d'Alphonse, depuis quelques semaines, les Mémoires d'outre-tombe. Vaste programme comme aurait dit Charles. Plus de deux mille pages.

Mais quel français, quelle destin, quel vie !

Cordialement.

Philippe Dubois

Bonjour Monsieur Bilger

"Nul renoncement à "changer profondément la France" n'est à l'ordre du jour"

J'aurais écrit : "à continuer de détruire ce qui reste de la France et du peuple français".

Donc, effectivement, il va "écouter", "discuter" pour changer éventuellement un alinéa presque insignifiant d'un texte, essayant de donner l'illusion d'une véritable prise en compte des attentes des citoyens.

"...une première année globalement réussie avec deux réformes capitales votées sans frémir"

Euh, lesquelles ?
Si vous voulez parler des demi-réformettes qui profitent essentiellement à ses copains du capitalisme de connivence...

"La France a connu peu de traitements "à la hussarde". Je songe(...)au début du mandat de Nicolas Sarkozy"

Ah oui, je me souviens
- la forfaiture du traité de Lisbonne
- le Grenelle de l'environnement, qui a permis aux nuisibles escrologistes, laminés aux élections, de venir nous imposer leurs lubies mortifères.

"N'est-il pas inconcevable de prétendre sauvegarder le fond politique en modifiant la forme démocratique ? Ou ce changement ne serait que pure façade, simulacre et on feindrait d'écouter, pour la frime, sans s'arrêter un seul instant aux oppositions ?"

A votre avis et à celui des habituels commentateurs (du moins ceux que je lis).

"Double danger donc pour le président"

Double danger pour la France et les Français, surtout.

Marc GHINSBERG

« Plus profondément, un pouvoir qui décide d'aborder autrement les moyens de son action et de s'inventer d'autres outils sera forcément confronté à cette alternative qui n'a cessé de pourrir notre vie démocratique: réformer à la hussarde ou accepter de tomber dans un immobilisme - chiraquien ou autre - baptisé sagesse. » (PB)

Telle est l’alternative que vous posez, cher Philippe, car vous excluez la possibilité de réformer en douceur. Je serais assez d’accord avec vous car une réforme, par nature, bouscule l’existant et entraîne donc la résistance de ceux qui, par principe, sont hostiles au changement.

Par ailleurs, une réforme à caractère économique (celle des retraites par exemple) fait des gagnants et des perdants. Les gagnants font généralement preuve de pudeur et s’abstiennent d’exprimer bruyamment leur satisfaction, les perdants en revanche manifestent souvent violemment leur mécontentement.

En période de haute conjoncture, on peut apporter des compensations financières aux perdants, ce qui permet de rendre la réforme plus acceptable. La situation économique et le niveau d’endettement actuel n’autorisent pas ce type de largesse. Entreprendre aujourd’hui des réformes c’est donc s’exposer à l’impopularité. L’impopularité n’est pas en soi rédhibitoire dès lors que celui qui en est l’objet n’a pas pour objectif premier de se faire réélire.

Dans le moment présent, même si l’on suppose que ce n’est pas le cas d’Emmanuel Macron (hypothèse audacieuse), on est confronté à une difficulté supplémentaire, c’est qu’entre lui et Marine Le Pen il n’y a pas de candidat crédible.
L’alternative réforme-immobilisme se transforme en dilemme : soit vous choisissez la réforme et vous gagnez Marine Le Pen, soit vous refusez Marine Le Pen et vous vous condamnez à l’immobilisme.
D’où le risque de déboucher sur des réformes Canada Dry.

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