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18 août 2019

Commentaires

stephane

François Hollande refuse les invitations, c'est son droit.
Au moins lui se fait rare et ce sera un événement quand il en acceptera une.
Macron et Sarkozy s'entendent, mais ce n'est pas sur le dos de Francois Hollande qui estime avoir participé à suffisamment de dîners de cons. Cette lucidité, comme celle de ne pas s'être représenté, l'honore.
Sarkozy ne lâche pas l'affaire et commence à dire qu'il a été un trop jeune président, mais qu'il sera mûr pour le redevenir à l'âge auquel Juppé l'a battu aux primaires.
Sarkozy règle ses comptes, c'est un vrai chiraquien qui n'échappe pas à son grand dessein, comme son mentor, celui de faire perdre son camp.

Ce qui est le plus condamnable de la part de Macron n'est pas d'inviter Sarkozy, mais c'est d'utiliser les anciens présidents pour justifier ce jeu de touche-pipi. Hollande ne s'y est pas trompé, refusant de servir d'alibi au freluroquet.

kacendre

Enfin un peu d'intelligence... politique... et d'amour très intéressé... au sommet.

Je relis avec délectation et gourmandise les fables de Jean de La Fontaine et les Caractères de Jean de La Bruyère...

Je les verrais bien en rajouter une ou deux... saillies sur la gent humaine à travers les carabistouilles de gentils animaux...

- "Fox-Terrier plus rapide que son ombre et Lapin Agile savant et malin".
- "Le vieux Corbac et le Renardeau".

Faut reconnaître qu'ils ne seront pas trop de deux pour bousculer la nomenklatura étatique, véritable maître de la France soviet championne du monde des impôts et taxes en tous genres... prête à couper des têtes pour un homard ou deux places spectateur d'une corrida.

Vont avoir du boulot les deux larrons pour remettre en ligne le bon sens... surtout que le rouge et vert sont devenus maintenant bien jaunes... citron.

Y a plus qu'à presser... doucement... très doucement ... car la nunuche Marlène devant son verre d'eau et ses nouilles au bon beurre va tirer plus vite que Twitter la Trumpette...

Claude Luçon

@ Xavier NEBOUT | 18 août 2019 à 10:53
"Le bon côté des choses, c'est que le LR devant être rayé des cartes, un boulevard s'annonce pour la vraie droite de..."

C'est probablement là la vraie motivation de NS : vengeance ! Démolir le parti qui l'a rejeté lors de la primaire et neutraliser tous ceux qui l'avaient peu soutenu dans ses démêlés avec la justice.

Pour ce faire :
1. Il n'y a plus de leader à gauche
2. Mélenchon semble accepter son rôle de pantin
3. Ne reste vraiment que MLP et son RN, donc pour se venger NS ne peut que démontrer le "génie" de EM.
Oeil pour oeil, dent pour dent et vote pour vote !
A eux deux ils peuvent recréer un parti bonapartiste, profitant du fait que les Français sont en pleine grogne !

Quel hilarant et superbe spectacle pour nous que ce cirque politique où tous les artistes loupent leurs acrobaties, même les éléphants du PS et de l'ex-UMP se marchent sur les pattes ! Pire, pas de jeunes acrobates en vue...

Robert

Je rejoins le commentaire équilibré de Lucile | 18 août 2019 à 10:39.

Votre blog, Monsieur Bilger, ne me semble pas être un ring de boxe pour qu'on vous renvoie dans vos cordes : un ring sans doute pour certains commentateurs qui s'adonnent à certaines joutes, pas pour vous qui devriez en être plus l'arbitre que l'un des boxeurs !

De ce billet, je retiens cet alinéa : "Ce rapprochement est trop systématique pour ne pas susciter tout de même, du côté de la droite, une incompréhension, pire une hostilité parce qu'elle ne pouvait pas imaginer que Nicolas Sarkozy (NS), quoique défait à deux reprises, irait si loin dans une ambiguïté préjudiciable à son camp."

Les partisans de LR (tout au moins ce qu'il en reste), à moins d'être des admirateurs béats de monsieur Sarkozy, devraient avoir compris le jeu de leur ancienne idole et donc ne pas être susceptibles d'incompréhension. Quant à l'hostilité, elle a été manifestée lors de la primaire où leur préférence avait été accordée à monsieur Fillon.

De fait, monsieur Sarkozy ne me semble pas avoir la hauteur d'un ancien président de la République. La France n'a pas été sa profonde préoccupation ; seul son rôle entre les dirigeants de ce monde failli lui a importé, d'autant qu'il n'était que le jouet des dirigeants des Etats-Unis. Il suffit pour s'en convaincre de lire ce document faisant la synthèse par Rémy Ourdan d'éléments tirés des fuites de WikiLeaks : « WikiLeaks : Nicolas Sarkozy, "l’Américain" » (voir ici https://www.lecanardrépublicain.net/spip.php?article539).

Sur ce plan, quoi qu'il en dise, monsieur Macron reste dans les traces de son prédécesseur à l’Élysée, d'où un rapprochement compréhensible, leurs choix politiques étant foncièrement proches. Ce qui explique aussi que des partisans de monsieur Sarkozy soient eux-mêmes ministres de monsieur Macron, notamment le premier d'entre eux !

Par ailleurs, tous deux partagent la même détestation du président intercalaire : monsieur Hollande ! Qui pourtant a lui aussi été le bon cireur de pompes de leurs mentors communs...

Enfin, monsieur Sarkozy "biche" face à son successeur direct en raison du succès éditorial de son livre "Passions" qui écrase de loin celui des "Leçons du pouvoir".
Hauteur de vue ? Oui : au ras du bitume... Intérêt pour la France, sa culture, son Histoire : zéro ! L'intérêt général assuré par l’État fort garant des libertés n'est pas leur préoccupation première. Le reste n'est qu'apparence, illusions d'optique par le fait d'une communication et d'une novlangue bien maîtrisées.

Michel Deluré

En regardant la photo illustrant ce billet, elle me semble tout droit extraite d'un film avec Louis de Funès, avec cette spécificité qu'avec Macron et Sarkozy réunis, je me demande bien qui, de l'un ou de l'autre, est le plus proche de l'acteur !

Il y a en effet quelque chose de comique à voir ces deux personnages, une énième fois côte à côte, et à imaginer derrière les sourires de circonstance et les empoignades chaleureuses quelles sont leurs arrière-pensées respectives.

Qui pourrait être dupe de ce scénario dans lequel, bien au-delà de l'incarnation d'une certaine union nationale, chacun est trop heureux en fait de jouer un rôle qui sert ses propres intérêts et satisfait son ego, ajoutant au trouble que cette complicité d'une sincérité douteuse fait naître chez les partisans de l'ancien président  ?

En quoi d'ailleurs ces commémorations, pour nécessaires qu'elles soient, justifient-elles la présence des anciens présidents de la République alors que ces derniers sont redevenus de simples citoyens ?

vamonos

M. Sarkozy a été invité par M. Macron parce qu'il fait partie de la confrérie des présidents de la République française, il s'est déplacé, il a fait bonne figure et puis il est reparti vaquer à ses occupations. Pour moi, tout est normal.

L'absence de M. Chirac est compréhensible car il n'est plus sortable depuis longtemps. Il passerait son temps à tenter d'obtenir un rendez-vous avec Mme Macron, la presse à scandale se délecterait.
L'absence de M. Giscard est évidente, il est fâché, il est parti et il ne reviendra plus. Pour rappel, quand il a laissé sa place à son successeur, il a déclaré qu'il s'en allait, il s'est levé et il a montré son postérieur aux téléspectateurs.
L'absence de M. Hollande est moins facile à déchiffrer, je sèche et je passe.
L'absence des autres présidents rend plus éclatante la présence de NS qui a fait honneur à sa charge, a tenu son rang avec tact et diplomatie.

Donc M. Sarkozy a été pris en flagrant délit de bavardage avec le M. Macron, cela ne signifie pas qu'ils soient comme deux larrons en foire.

NS et EM partagent certes un même désir d'ouverture et d'élargissement de l'éventail politique mais cela ne signifie pas qu'ils soient d'accord sur tout. EM a fait entrer dans son parti politique des membres de l'ex-UMP tandis que NS avait accepté dans son gouvernement des membres proches de la gauche modérée. Confrontés aux mêmes problématiques, il ont obtenu des résultats d'analyses concomitantes, ce qui a entraîné la mise en oeuvre de moyens et de méthodes similaires. Obligés de continuer à emprunter de l'argent aux banques, contraints de respecter les directives européennes, les deux présidents font de la représentation, tentent de faire des économies et augmentent les impôts en faisant semblant de les réduire.

Le silence de NS pendant les élections est certes critiquable ; mais lors des élections précédentes, il avait pris position et les perdants lui en avaient tenu rigueur. Quoi que NS fasse, il est mis en cause, le réflexe pavlovien est de mise.

Tel est mon point de vue sur cette question de la supposée connivence entre NS et EM.

Encore un mot et puis je me tais. Carla Bruni me manque, je ne me lassais pas de la voir fouler le tapis rouge lors des réceptions officielles.

Jerome

Bonjour Philippe,

L'un protège l'autre dans le processus judiciaire libyen.
L'autre amène à l'un, sur son seul nom, une partie d'un électorat dont il a besoin.
Passe-moi la rhubarbe...
C'est très ancien monde.
Morveux 1er en est un digne représentant. De la pire espèce.

Exilé

@ Lucile
« La photo compète parfaitement l'analyse : elle l'illustre et ajoute à sa finesse un éclairage comique sur les deux compères à l'œuvre et sur leurs caresses réciproques. »

Admirez le sourire carnassier de M. Macron...

boureau

"L'ancien président et le président actuel ont bien sûr le droit d'éprouver une sincère complicité amicale, mais je me permets d'en douter.."

Heureusement cher P. Bilger que vous vous permettez d'en douter ! Même pas en rêve !

Pour ces deux animaux politiques, tout est bon à prendre. La bonne fortune de l'un contraste avec le côté "has been" de l'autre. L'un monte, l'autre dégringole.

Tel Icare tentant de se rapprocher du soleil pour bénéficier de son éclat, Sarkozy s'aimante naturellement et sans vergogne vers Macron. Trahissant tout et tous, il s'illusionne encore, en vieux lion fatigué, misant sur son aura passée pour reconstituer sa meute le moment propice.

Trop tard, trop visible, trop décrié, trop usé, j'allais dire trop usagé ! Le train de l'Histoire est passé pour lui et ne se présentera plus. Cet homme ne mesure pas, dans le profond de l'électorat, la rancœur et la défiance qu'il suscite encore après ses multiples trahisons et reniements. Quelles que soient les situations, ce ex ne sera jamais plus président, il a fait trop de cocus et il a trop d'ennemis.

Et puis pour dire quoi aux électeurs ? Je me le demande !

Macron, sevré de théâtre, a retenu son Racine et tel Néron pense sur cette photo "J'embrasse mon rival, mais c'est pour l'étouffer". Il sait qu'il n'a rien à craindre de lui, et il le presse comme un citron pour en tirer un maximum d'électeurs.

Il continuera ainsi jusqu'aux municipales et le jettera ensuite, comme on jette avec mépris à la poubelle de l'histoire un adversaire devenu exsangue et sans danger. Un vrai Néron sous un visage à la Gérard Philipe ce Macron!

Finalement, j'apprécie plus l'attitude distante de Hollande que la courtisanerie sans espoir de Sarkozy. Enfin presque ! Tous les deux m'étant insupportables !

Quoi qu'il en soit Macron, toutes choses étant égales, sera réélu sans problème en 2022, et Sarkozy sera alors peut-être mal à l'aise sur les bancs de la Justice. Et Hollande croira sans doute encore et toujours à sa bonne étoile.

Ainsi va le petit monde des marionnettes politiques françaises cher P. Bilger !

Cordialement.

Nathalie Delachaîssay

Pour celui qui n'aura pas le temps, ou la patience, de lire le billet, le titre demeurera dans une ambiguïté totale !

aristide

@ Xavier NEBOUT | 18 août 2019 à 10:53

Mais c'est déjà fait, ces deux coquins sont devenus copains et Macron avait chargé Sarkozy de le représenter lors de l'investiture de la présidente de Géorgie.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/12/18/97001-20181218FILWWW00145-georgie-sarkozy-charge-de-representer-macron-a-l-investiture-de-la-presidente.php

Ne croyez pas que cela ne continuera pas.
Des clones-clowns.

D'ailleurs les G7 et G20 ne sont que pure comédie car il existe déjà de nombreuses institutions (ONU par exemple).

Pour qu'ils cessent de nous plumer, nous devrions leur offrir une île dans les Caraïbes où ils pourraient aller jouer au jeu d'échecs planétaire... cela éviterait des frais, car à chaque déplacement de cette armada il faut retaper les palais (70 millions à Biarritz), mettre les populations sous surveillance etc. et tout cela pour rien.

Certes cette fois-ci ils pourront parler en secret de l'affaire qui transforme des futures très jeunes mannequins en esclaves sexuelles pour riches. Non pas qu'ils soient outrés, d'ailleurs…

Mettre la pagaille à Hong Kong (que j'aime beaucoup) pour calmer les indignations internationales est quand même lamentable, la Chine ne faisant pas partie du G7 aura le temps de rétablir l'ordre à Hong Kong pendant la réunion des pachas à Biarritz.

breizmabro

Ces deux-là me font penser à mes enfants et petits-enfants quand je leur offrais un tour de manège, à la fin c'était "encore un, encore un s'il te plaît" sur un ton suppliant, parfois accompagné de promesse(s), et hop encore un tour (pas gratuit pour tout le monde) mais comme tout a une fin il faut descendre du manège et c'est là que certains petits capricieux boudent tandis que d'autres plus malins se font offrir d'autres tours de manège par d'autres personnes, de la famille ou pas, "ils sont tellement sympas..."

Les tours de manège de ces deux-là ont été payés par des votes: "s'il vous plaît, s'il vous plaît, encore un tour, je vous promets que je vais baisser vos impôts..." et hop encore un p'tit tour...

Dans ce manège c'est Nico qui distribue les tickets et Manu qui tient la caisse.

Catoneo

Si on remonte à la présidentielle de 2017, on peut alléguer que Sarkozy a coulé l'offre politique consensuelle des Républicains en souhaitant sa revanche. Tous les sondages donnaient Alain Juppé. Sans Sarkozy en lice, les primaires de la droite et du centre n'auraient eu aucune justification ; le vrai motif fut de le sortir du jeu parce qu'il ne passait pas dans les sondages.

Le surgissement de François Fillon (que je ne m'explique pas) rapidement dépassé par l'immoralité de la gestion de sa carrière parlementaire a anéanti Juppé après avoir humilié Sarkozy. C'est à ce moment-là que le syndicat de sortants LR s'est désuni jusqu'à mourir aujourd'hui. Ne restent que les sections locales à se bouffer le nez.

La droite est maintenant au pouvoir (Matignon, Bercy), Macron a besoin de la renforcer pour établir LREM aux municipales et avoir le socle territorial nécessaire à la présidentielle de 2022. La vanité de Sarkozy est un atout pour briser l'obstacle. C'est de la politique politicienne, celle que Sarkozy préfère.

Exilé

Ce rapprochement est trop systématique pour ne pas susciter tout de même, du côté de la droite, une incompréhension, pire une hostilité (...)

Ce rapprochement ne fait que confirmer que M. Sarkozy n'est en rien un homme de droite - ce qu'il a lui-même reconnu - contrairement à ce que pensent trop de Français dont hélas certains estimables commentateurs de ce blog, ce qui a permis à ce personnage ayant exploité une équivoque d'être responsable d'une série impressionnante de dégâts, de façon directe ou indirecte.

Aliocha

Midi, c'est l'heure !
Les rivaux d'hier se rappelant les services rendus sauront-ils se soumettre à "la citation de l'instrument judiciaire dans la solitude incommensurable,
Et d'autre part à la voix de l'airain incorruptible"?
Qu'ils se souviennent de celle maintenant dépliée et qui leur indique la forme de la nouvelle gloire de l'homme :

"Ysé : Vois-la maintenant dépliée, ô Mésa, la femme pleine de beauté déployée dans la beauté plus grande!
Que parles-tu de la trompette perçante ? lève-toi, ô forme brisée, et vois-moi comme une danseuse écoutante,
Dont les petits pieds jubilants sont cueillis par la mesure irrésistible! Suis-moi, ne tarde plus!
Grand Dieu, me voici, riante, roulante, déracinée, le dos sur la subsistance même de la lumière comme sur l'aile par-dessous de la vague!
O Mésa, voici le partage de minuit! et me voici, prête à être libérée, Le signe pour la dernière fois de ces grands cheveux déchaînés dans le vent de la Mort!
Mésa : Adieu! je t'ai vue pour la dernière fois!
Par quelles routes longues, pénibles,
Distants encore que ne cessant de peser
L'un sur l'autre, allons-nous
Mener nos âmes en travail ?
Souviens-toi, souviens-toi du signe!
Et le mien, ce n'est pas de vains cheveux dans la tempête, et le petit mouchoir un moment,
Mais, tous voiles dissipés, moi-même, la forte flamme fulminante, le grand mâle dans la gloire de Dieu,
L'homme dans la splendeur de l'Août, l'Esprit vainqueur dans la transfiguration de Midi!"
PAUL CLAUDEL, Partage de Midi, III, fin.

Il est grand temps que la femme non-dessexifiée revendique sa place au côté de la mâle faiblesse, reconstruisant peu à peu l'unité du foyer.

Catherine JACOB

Le cliché inséré par Pascale Bilger résume assez bien votre billet d'humeur du jour. A droite un Nicolas Sarkozy arbore un petit sourire intérieur dont on imagine qu'il exprime la satisfaction suscitée par ce qu'il viendrait de s'entendre dire et à gauche le regard du prédateur qui s'apprête à dévorer sa proie toute crue.

Un parfait miroir donc de ce célèbre texte :

«Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.»

Carla ! Il faut lui dire que l'ancien top model c'est vous, pas lui, sinon il va finir par défiler pour JPG.

Xavier NEBOUT

Si Macron se représente avec Sarkozy dans sa besace, il est sûr d'être réélu.

D'autre part, Sarkozy se la coule douce aux frais du contribuable, et sa proximité avec Macron devrait lui valoir quelque poste important et sérieusement pousser le tarif de ses conférences à la hausse.
Le bon côté des choses, c'est que le LR devant être rayé des cartes, un boulevard s'annonce pour la vraie droite de...

Une incise "civilisationnelle": traduit devant un tribunal pour avoir bastonné un enfant et passible pour cela de cinq ans de prison, un pasteur Kanak en ressort exempt de condamnation car selon la coutume des Kanaks qui s'impose au juge, il s'agit d'un geste éducatif d'amour.

Ce que le documentaire ne rapportait pas, c'est si les bleus n'ont pas été réduits par les mains d'un "guérisseur"...

On en a de la chance, d'être Français... Quand on pense que les Kanaks en sont être encore à interdire les mariages gay ! Il faut dire à leur décharge, qu'ils n'ont pas eu nos philosophes des Lumières et de la gauche maoïste, pas même un Cohn-Bendit pour les faire "progresser" !

Lucile

Le texte ne me choque pas, Sarkozy n'a que ce qu'il mérite, le commentaire me paraît juste et mesuré. La photo compète parfaitement l'analyse : elle l'illustre et ajoute à sa finesse un éclairage comique sur les deux compères à l'œuvre et sur leurs caresses réciproques. La lumière estivale de la Méditerranée, crue en milieu de journée, révèle sans complaisance les calculs de Messieurs les Présidents, qui croient tirer les ficelles, mais ressemblent en fin de compte eux-mêmes à des pantins grotesques. "Midi le juste". Réjouissant !

Jacques Morel

Vanitas vanitatum… C'est tout ce qui reste de NS. Il ne pense quand même pas reprendre les rênes de LR ? Ancien président, ce n'est pas sa place. Il lamine ce qu'il a adoré et peu importe ceux de ses "amis" qui y croyaient encore ! A LA TRAPPE !

Marc GHINSBERG

Comme vous le montrez fort brillamment, cher Philippe, Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy s’entendent comme larrons en foire. Emmanuel Macron se sert de son « amitié » avec Nicolas Sarkozy pour poursuivre son entreprise de siphonage des LR, quant à Nicolas Sarkozy il cultive son personnage d’homme d’État qui en cas de situation exceptionnelle pourrait constituer un recours. Un moyen de montrer qu’il est toujours en état de marche en quelque sorte.

En s’abstenant de participer à cette comédie, François Hollande en fait ressortir le caractère caricatural.
Pour ce qui concerne la personnalité de NS, une phrase de son livre « Passions », me semble-t-il, la résume assez bien lorsqu’il écrit :
« L’hostilité m’a toujours semblé surmontable. L’indifférence, non. C’est peut-être la part du petit garçon qui voulait que l’on s’attache à lui qui sommeille toujours en moi. »

aristide

@ Tipaza | 18 août 2019 à 08:53

Vous n'êtes pas le seul à détester ce personnage, quant aux questions sur Carla, c'est simple il lui laisse faire ce qu'elle veut.
Personnages ambigus détestables qui peuplent la vie mondaine internationale… l'argent est le maître des lieux, la cervelle est complétement ratatinée mais l'orgueil domine, voyez Epstein.

L'affaire Kadhafi aura été une horreur, une tache dans notre honneur national et tout cela pour les caprices d'un homme qui se prenait lui aussi pour Napoléon, nous devrions les interner à Sainte-Hélène à la fin de leurs mandats pour qu'ils se mangent entre eux.

Le roitelet actuel n'est pas plus fin que l'autre, c'est la même caste de pervers qui font le malheur des autres et parfois des peuples. Plus capricieux que Sarko, psychopathe, bi dingo, il fait des dettes et des fakes news, s'amuse avec les Africains comme un enfant avec ses hochets… un fou.

Achille

Compte tenu de la situation de LR en ce moment, je crois que Nicolas Sarkozy commence à croire qu’il n’est plus définitivement exclu de la scène politique.
En effet, les trois candidats à la présidence de LR sont des seconds couteaux, tout au plus des boute-en-train qui ne sont absolument pas présidentiables.

Parmi les caciques qui aimeraient bien y aller en 2022, Laurent Wauquiez est grillé, Eric Ciotti se croit bien l’homme providentiel du parti. Le problème est qu’il est le seul à le croire.
Reste bien Valérie Pécresse (ma LR préférée) mais les machos du parti se feront un devoir (et un plaisir) de la mettre sur la touche, comme ceux du PS l’ont fait avec Ségolène Royal.
Il y a aussi Xavier Bertrand qui a pris soin de quitter LR, espérant sans doute une élection providentielle en évitant la case primaire comme l’a fait Emmanuel Macron.

Alors finalement, vu la situation, Nicolas Sarkozy peut très bien se dire qu’une ouverture s'offre à lui en 2022.
Après tout, le Général a connu une traversée du désert de douze années avant de revenir au pouvoir pour dix années et il a toujours ses indéfectibles fidèles (Nadine Morano en tête).

Certes dans ce cas les relations entre EM et NS ne seront plus aussi cordiales qu’aujourd’hui, mais au moins les élections pourraient se dérouler avec deux candidats qui tiennent la route vu que les autres sont des ventres mous.
En politique il est parfois bon de faire du neuf avec du vieux.

ALFRED LELEU

J’ai sitôt repensé à ce truc, retrouvé naguère dans la canfouine de Gaston...


Tipaza

J’ai déjà dit, dans un billet précédent, tout le mal politique que je pensais du rapprochement servile de Sarkozy vers Macron.

On croirait revivre les fables mettant en scène Renart et Ysengrin, ou pour les amateurs de la poésie de ce bon monsieur de La Fontaine, le Corbeau et le Renard:
« Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. »

Il y a chez Sarkozy un besoin de reconnaissance surprenant à ce niveau de pouvoir.
Pour être reconnu il s’est soumis aux volontés de Merkel, de la Commission de Bruxelles, il a nié un référendum.
Posture parfaitement ridicule, il a dit, urbi et orbi, qu’Obama était son ami, lequel Obama trop poli pour le nier a bien dû rigoler sous cape, et autres fadaises de ce type.
Les embrassades avec Merkel étaient du plus mauvais goût, et ne parlons pas de celles avec Kadhafi.
Bref, Sarkozy a besoin d’être aimé, par n’importe qui et à n’importe quel moment, mais d’être aimé.
Faiblesse majeure d’un vaniteux.

La vanité de Sarkozy est à la mesure du complexe d’infériorité, justifié d’ailleurs, qu’il fait.
Une question me taraude à ce sujet, un complexe justifié est-il encore un complexe ou la simple manifestation d’un manque structurel et congénital irrattrapable comme je crois que c’est le cas chez Sarkozy ?

Et le plus terrible, c’est sa laideur, qu’il s’obstine à nous dévoiler en souriant.
Un politique laid ne devrait jamais sourire, il apparaît encore plus laid.
La laideur est du domaine de « l’esprit de sérieux », elle permet à ceux à qui il manque l’intelligence de dissimuler ce manque.
Hélas Sarkozy sourit trop souvent pour nous dissimuler ce manque.

J’avais parié que Carla le lâcherait après son échec à la présidentielle puis aux primaires, et elle est toujours à ses côtés.
D’où j’en conclus, soit qu’il a des talents bien cachés, ce que je me refuse à croire, soit qu’on ne peut pas faire confiance aux femmes pour des paris.
Je pense que c’est la deuxième hypothèse qui est la bonne ;-)

Bon, vous avez compris que je déteste le personnage, même un dimanche matin.

Aliocha

L'habileté machiavélique n'exclut pas la sincérité, et si celle-ci pouvait amener les frères ennemis, qui ont amené la droite au fossé, à se réconcilier, le pays ne s'en porterait pas moins bien. Orléanistes et bonapartistes accèderaient au pardon des offenses, laissant les pétainistes aux erreurs de leur gloire, Bayrou et Sarkozy cesseraient de s'insulter tels des sales gosses, et indiqueraient par leur exemple aux twittos la direction de l'abandon des invectives au bénéfice du redressement du pays. La gauche sensée n'aurait alors d'autre moyen que, elle aussi, imiter ces injonctions indispensables, et rejoindre cette partie du peuple qui n'a plus besoin des haines de l'idole pour fonctionner, cet encore petit quart de l'électorat qui pourra alors grossir et garantir les adeptes de la construction d'un futur où ce n'est plus l'invective et la dénégation qui constituent argument, mais sa nécessaire qualité.

Non, on ne siffle pas, ni la justice, ni les médias, ni même les rivaux, on domine les montures de sa passion par les rigueurs de la raison, et le peuple alors, non plus guidé mais simplement entraîné à cet exercice par les leaders éclairés, saura alors indiquer les choix de son consentement démocratique.

La révolution pourra enfin trouver assise institutionnelle, et ne pas continuer à être cette métastase de la royauté, où le peuple français se comporte comme 67 millions de majestés infantiles qui se scandalisent quand elle ne reçoivent pas leur goûter à l'heure demandée.

Au pardon des offenses, les sales gosses, la situation l'exige, si l'on tient réellement que le démos accède à son Kratos, et si l'on n'y tient pas, on votera pour le Trump de service, le Salvini, le Poutine où l'Erdogan qui ne manqueront pas de proposer de continuer à régresser, laissant à l'empereur Xi le loisir de donner aux tatars des GAFAM l'assise idéologique qu'ils sont encore en train de chercher, s'apercevant, mais un peu tard, qu'ils ne savent pas ce qu'ils font.

Achille

J'imagine la tête de François Hollande regardant cette photo. Il doit se dire que son prédécesseur et son successeur sont (encore) en train de se moquer de lui, ce qui, au demeurant, n’est pas impossible.
Quand un président rencontre un autre président, qu’est-ce qu’ils se racontent ? Ben des histoires de président et parfois ça ne doit pas être triste.

Ceci étant je trouve particulièrement déplacé de la part de FH de refuser systématiquement les invitations qu’Emmanuel Macron lui envoie pour chacune des commémorations officielles. Après la cérémonie du 14 juillet dernier, c’est maintenant celle du débarquement 1944 en Provence.

Son attitude est parfaitement indigne. Si l’on excepte Giscard d’Estaing, compte tenu de son âge et Jacques Chirac malade, le statut d’un ex-président de la République lui impose, sinon de la politesse, au moins le respect des commémorations qui marquent les grands événements de notre pays.

Maintenant si Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy s’entendent comme larrons en foire pourquoi pas. C’est toujours plus sympathique que de voir un ronchon faire la gueule dans son coin, alors qu’il a, de son proche chef, refusé de se représenter. S’il est quelqu’un à qui François Hollande peut en vouloir, c’est bien à lui-même !

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