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24 août 2019

Commentaires

Trekker

@ Claude Luçon | 24 août 2019 à 17:10

Vous avez osé vous moquer de cet énergumène de Robert Marchenoir, mais vous devriez savoir qu’il est hermétique à toute forme d’humour et de pensée qui n’émanent pas de lui. Résultat prévisible : il nous fera a minima deux commentaires de quasi cent lignes chacun, et dans lesquels il déversera toute sa russophobie et sa poutinophobie. Estimez-vous heureux s’il ne vous taxe pas à cette occasion de stipendié du FSB, et ex-taupe du feu KGB !…

Giuseppe

Ce soir nous avons décidé d'aller à la Coupe du monde de rugby au Japon.
Seul hic - mais pas insurmontable -, un SMS suffit et beaucoup de chance si nos calculs de probabilités sont solides.

Autrement Japon made in France, on achètera les baguettes pour faire vrai, c'est déjà moins hasardeux et surtout moins couillon que tous les couillons qui enverront des tweets pour nous expliquer ce qui se passe sur place en quelques signes.

Un peu comme tous ces imbéciles qui lors du passage rapide des coureurs au bord de la route, alors qu'ils ont attendu des heures, s'attachent à tout prix à faire leur vidéo avec leur smartphone, sans même regarder le numéro de dossard qui leur passe sous le nez… Des couillons vous disais-je.

Metsys

Twitter, c'est le classicisme mis à la portée de lady Gaga (mes excuses au docteur Destouches et à ses caniches...).

duvent

« Au contraire il faut rester et tenir. » PB

Comme j'aimerais si cela était possible rester, mais je ne peux point rester puisque je ne suis pas là...

Comme j'aimerais si cela était possible dire que ce monsieur a raison ou tort, mais ce monsieur je ne le connais pas...

Dès lors, il demeure ce qui est important, et l'important ne peut se contenir, ni se répandre, le vif-argent échappe toujours.

Ainsi, rester pourquoi faire ? Tenir, quoi ?

Que tiennent ces gens qui ignorent ce qui les entoure, qui n'entendent plus, qui ne voient rien, qui gémissent sur leur sort, celui de la planète, et passent indifférents près des gouffres béants car il ne fait pas de doute que tout cela n'est qu'une fiction et que la vie est ailleurs...

Alors, Ab hora diei, ad horam Die ! (De l'heure du jour à l'heure de Dieu !)

breizmabro

J'ai regardé quelques news sur l'arrivée de sept chefs d'entreprise du monde, sélectionnés "au doigt mouillé" par Manu ET nos impôts, sans notre accord comme de coutume (nous aussi nous avons nos coutumes n'en déplaise à certains ou certaines), à Biarritz, sous contrôle, of course, de treize mille policiers ou gendarmes payés, aussi (comme de...) par nos impôts.

J'ai aussi écouté le discours de Manu.

Heureusement je suis abonnée à Netflix du coup je ne vais pas m'infliger les commentaires foireux des commentateurs pigistes de fin de semaine des chaînes d'Etat avec j'imagine l'immuable pépé Cayrol (78 ans) comme intervenant sur LCI (200 boules c'est 200 boules !) qui devrait avoir des idées très intéressantes sur l'Amazonie.

Mitsahne

@ Giuseppe 24/08 à 14h05

J’ignore absolument tout de ces immenses ‘’foires à la dégoise’’ que l’on nomme Twitter, Facebook, Instagram etc. mais on ne peut ignorer leurs effets et leurs bavures puisque chaque mot en provenance du moindre quidam (président ou pas) est immédiatement trituré, torturé, mâchuré, multiplié, filtré par des hordes d’analystes aussi agressifs qu’incultes.

Si on veut garder une certaine indépendance de pensée il faut éviter de se laisser gâter par ces marais nauséabonds qui envahissent notre espace-temps. Dans le même ordre d’esprit, j’ai renoncé depuis trente ans à l’écoute de toutes les radios sauf une, Radio Classique (et encore, je zappe toutes les parlotes !).

J’ai cliqué sur les deux liens que vous indiquez, je n’ai lu que des insanités, énormités, grossières entremêlées d’anglicismes, d’abréviations pour seuls initiés qui ont dû être écrites en ‘’chinois codé binaire’’ comme on disait à une certaine époque. Cela n’incite pas à entrer dans le système !

A considérer ce monde hélas réel mais nébuleux que je refuse de côtoyer, j’ai presque honte de dire que j’existe quand même ! Et je m’étonne que des êtres pleins de raison puissent douter de leur existence au seul fait d’abandonner les lieux insalubres qui deviennent leur drogue.
Depuis l’Antiquité, le monde vivait à la vitesse du cheval, puis vint la vapeur, le pétrole, l’électricité et l’électronique qui permet ce ‘’babelisme’’ mondial où tout le monde parle en même temps avec la conviction que sa parole restera à la postérité. Certains en viennent à se citer eux-mêmes ‘’comme je l’écrivais il y a trois ans ici même…’’ Vanitas, vanitatum…

Petite parenthèse, la multitude de messages n’a pas amélioré la qualité du style. Et je n’ai pas remarqué que les ‘’patronymes’’ écrivaient mieux que les ‘’pseudos’’.

Cioran disait qu'« en vieillissant, on apprend à troquer ses terreurs contre ses ricanements ». Je ne ricane pas, je m’efforce de garder quelque chose de sensé derrière la muraille.

sylvain

@ Elusen | 24 août 2019 à 14:25

Ben dites donc cher Elusen qu'est-ce que c'est que ces infidélités ?

V' là que mon toutou préféré va faire ses crottes islamo-gauchistes chez Ivan Roufiol !

En voilà des façons !

Kss kss ! nonosse ?

Michel Deluré

Ce n'est surtout pas moi qui blâmerai David Desgouilles d'avoir, non pas déserté - le terme me semble en l'occurrence inapproprié - mais décidé de fermer son compte Twitter.

Si les réseaux sociaux offrent certes parfois le meilleur, il proposent aussi très souvent le pire et nul n'est obligé pour profiter du meilleur de supporter le pire.
De telles pratiques du pire, auxquelles certains recourent de manière purement gratuite et s'adonnent avec délectation, n'inspirent que le rejet et le dégoût.

Et ne nous y trompons pas, si lâcheté il y a, elle est uniquement du côté de ceux qui profèrent de tels propos agressifs, insultants, salissants en s'abritant derrière le masque de l'anonymat et non le fait de ceux qui, légitimement, renoncent au final à poursuivre leur participation à ces réseaux sociaux.

La liberté d'expression, je le maintiens, ce n'est pas accepter tous les excès.

breizmabro

@ Elusen 24 août 2019 à 14:25
"Ne serait-ce que du fait qu’ils ne paient pas leurs impôts"

En France.

Vous avez raison petit Elusen.

Michelle D-LEROY

A l'instar de Robert, j'aime bien lire David Desgouilles, en particulier dans Causeur. Il traite de sujets sérieux avec un certain humour. Comment pourrait-il être aussi explicite sur Twitter ? Certes une seule phrase peut exprimer vite fait une idée ou un avis, mais sur le fond c'est bien maigre.

Ce mode d'expression que je n'utilise pas est une réaction dans l'immédiateté sans avoir creusé un sujet et bien souvent sans en connaître toute la complexité ou les détails. Cela correspond toutefois à notre société où on passe d'un sujet à un autre, où les infos sont traitées en boucle pendant 24 heures et vite oubliées, les sujets défilent à un rythme effréné. Sur Twitter, c'est une bataille d'ego où les insultes pleuvent dès qu'on n'est plus d'accord avec l'autre, surtout venues de ceux qui se planquent derrière un confortable pseudo. A quoi bon se faire insulter par des inconnus persuadés de détenir la vérité ?

Un système bien facile pour déverser sa bile et les fausses informations... mais un système aussi bien utile à nos élus pour tester les réactions et prendre la température sur un sujet ponctuel. Ils peuvent ainsi s'adapter et revenir sur une déclaration dans l'heure pour calmer le jeu.

Claude Luçon

@ Robert Marchenoir | 23 août 2019 à 11:34

N'étant pas un adepte du tweet je ne peux communiquer avec vous que grâce à ce blog et à la largeur d'esprit de nos hôtes.
Sur le billet précédent de Philippe, entre autres grosssièretés, vous m'écrivez ceci :
"Peut-être pourriez-vous nous dire, pour une fois, pourquoi vous, vous êtes amoureux du régime au pouvoir à Moscou ? Une petite fiancée russe ramassée dans je ne sais quel bordel africain il y a soixante ans ?"

Je ne l'avais pas lu, occupé ailleurs, pas dans un bordel.
Contrairement à vous j'ai quelques amis sur ce blog, l'un d'eux a eu la courtoisie de m'alerter ce dont je le remercie.
Je ne vous donne pas son nom pour vour éviter de commettre une autre insanité.

Il y a soixante ans je n'étais plus en Afrique, mais en Italie, célibataire branché je conduisais une Alfa Romeo Giuletta Sprint 1300 (l'équivalent de la Porsche Carrera d'aujourd'hui) surnommée "piège à poules" alors, donc pas besoin de bordel, une simple garçonnière, surnommée également alors "cage à poules".

Je venais de passer un an en pays somalo, les femmes somalies, noires, sont très belles, puis un an en Mozambique et il y avait de très jolies Sud-Africaines, blanches, de l'autre côté de la frontière. Donc pas besoin de Russes même si elles peuvent aussi être très belles.
Rassurez-vous donc mes besoins dans ce domaine ne m'ont jamais causé de problème.

Je ne suis jamais allé en Union Soviétique mais suis convaincu qu'il en aurait été de même.
Au passage, j'utilisais Bécaud et sa très jolie chanson, Nathalie, pour vous répondre, le romantisme ne semble pas faire partie de votre personnalité.

Mais peut être pensiez-vous à vos propres problèmes dans ce domaine, si vous avez été réduit à ce dernier recours vous m'en voyez navré pour vous.

Il y a 60 ans donc j'ai rencontré une ravissante italienne en Sicile, presque l'Afrique mais pas tout à fait, qui m'a quitté, et ce monde, 55 ans plus tard, il n'y a pas que Philippe qui a rencontré la compagne de sa vie, moi aussi. Considérant vos commentaires il me semble clair que vous n'avez pas eu cette chance, encore une fois j'en suis navré !

Enfin, réfléchissez avant d'écrire !
J'ai écrit ici avoir été officier de la Royale et dirigeant à l'étranger d'une entreprise para-pétrolière, l'essence même des entreprises du capitalisme. Certains de ces amis dont je parle plus haut en ont tiré une tout autre conclusion que vous !

Je tiens bien sûr en compte que, visiblement, vous n'êtes pas très intelligent et vous demander de réfléchir est peut-être au-dessus de vos possibilités intellectuelles, si toutefois vous avez un intellect !

boureau

@ Giuseppe 24 août 2019 12:27

Encore un instant quasi-sylvestre (pour moi en tout cas):

Pas de courges dans le mini mini potager que je m'efforce d'entretenir.

Par contre, j'y ai planté une variétés de haricots blancs (Soissons) qui sont si gros qu'on en prend seulement un à chaque coup de fourchette !

Autrefois, on les mangeait froids beurrés sur une tartine de pain grillé. Tartine inondée de beurre salé.

Mon problème, je ne trouve pas de perches assez hautes pour produire davantage car je voudrais battre mon record de récolte 2,3 kg ! Seulement 2m2 leur sont attribués !

Nous voilà bien loin des GAFA et de Twitter. Ça ne me dérange pas : je préfère les contacts humains ce qui m'a permis de discuter longuement ce matin avec ma marchande de poissons sur les cuissons possible du Saint-Pierre.

Un autre monde sans doute que Twitter, mais c'est le mien.

Moderato sur le piment, enfin vous savez à quoi vous vous exposez !

Cordialement.

sbriglia

02 AOÛT 2012
"Je suis donc je twitte"
(Justice au singulier)

Sept ans après...
On ne peut pas dire que Philippe Bilger se renie...

breizmabro

"Ne quittons pas Twitter !"

Il paraît que pour certains le masochisme* est un délice. Quelques-uns (ou unes) le pratiquent physiquement, d'autres intellectuellement. Chacun son truc.

Perso je préfère, pour parler de choses sérieuses, importantes ou intimes, converser sereinement avec des gens qui ne sont pas des oiseaux colonisés, alors même que je suis une fervente défenseuse d'espèces d'oiseaux colonisées en Bretagne : du Macareux moine au Guillemot de Troïl (la marée noire de l'Erika a entraîné la mort de plus 150 000 oiseaux durant l'hiver 1999-2000), du Fou de Bassan (le plus grand de nos oiseaux de mer) au Cormoran huppé ou au Goéland, "chassé" de Paris parce que trop bruyant. Sans oublier les autres.

Comme quoi...

*masochisme : plaisir pris dans la souffrance ou l'humiliation subie.

Elusen

« Ne quittons pas Twitter ! »

Ben si !
Ne serait-ce que du fait qu’ils ne paient pas leurs impôts.
La complicité cela devrait encore parler à l’Honorable Honoraire ; à ce stade de soustraction de l'impôt, c’est même carrément lui fournir une assistance.

Giuseppe


20 bonnes raisons pour ne pas utiliser Twitter :

http://www.forttrafic.com/twitter-en-france-c-est-de-la-merde

Allez ! digne d'Instagram et j'en passe :

https://www.jooks.fr/actu-medias/instagram-le-royaume-des-connes/

Giuseppe

@ boureau | 24 août 2019 à 10:32

Bien d'accord avec vous, aucun GAFA, ils vous font les poches, vous vident la tête et pillent votre souffle.

On peut largement vivre sans. J'ai aussi ramassé mes toutes premières tomates, pas de quoi pavoiser mais la saveur en plus, quelques pieds, je les goûterai jusqu'à fin octobre. Quelques pieds de courgettes pour un flan bien doré relevé d'une composition secrète à base de piment d'Espelette, qui me fait oublier parfois que la terre est ronde.

Utilisons plutôt les Qwant et autres modèles, bien suffisants pour faire l'essentiel de notre culture, il est vrai que pour exister il faut être vu, peu importe la qualité, très souvent des joutes stériles dont les copies circulent sur le Net, seule la quantité compte, tweeter comme on enfile des perles, à tout bout de champ, aussitôt dit, parfois aussitôt effacé.

Mon beau miroir, toujours se mesurer - c'est ce que l'on croit - aux autres, se vendre pour une poignée de pistaches, et le lendemain on passe à autre chose, la serpillère de tous ces moyens de communication qui ne produisent rien sauf pour ceux qui les ont mis en place, les zozos sociaux en vérité au bout du fil.

Robert

Je ne vous reprocherai, Monsieur Bilger, qu'une seule chose : qualifier l'abandon par David Desgouilles (que je lis et apprécie souvent sur son blog Antidote) de "désertion".

La désertion est une trahison par abandon d'une fonction, avec une connotation initiale militaire.
Je me pose la question : en quoi le fait de quitter Twitter ferait de David Desgouilles un "déserteur" qu'il conviendrait peut-être de faire rechercher par la gendarmerie ?
Si les mots ont un sens, alors ici, Monsieur Bilger, le moins que l'on puisse dire est qu'il est employé à très mauvais escient !

Pour ma part, j'ai dès le début décidé, pour garantir ma propre liberté, de n'ouvrir un compte ni sur Facebook, ni sur Twitter.
Je comprends donc toutes les raisons de David Desgouilles d'abandonner ce média pour moi de fort peu d'intérêt.
Libre à vous de vous y maintenir, mais de grâce, ne qualifiez pas ceux qui le quittent de déserteurs. Ou alors les mots relèveraient de la novlangue !

Exilé

...cela tient au fait que ces dérives n'ont pas été inventées par ce réseau mais que le poison est au coeur de multiples interventions politiques et médiatiques, avec pour conséquence que le propos nuancé, équilibré, respectueux de l'autre et correctement exprimé, est devenu une rareté.

N'oubliez surtout pas que cela est aussi dû au fait que Twitter ne propose que 280 caractères en tout et pour tout pour exprimer ce que l'on a à dire...
Cela oblige donc à le faire de façon schématique et sans précautions épistolaires, ce qui peut entraîner parfois des réactions de violence de la part de gens ignorants du contexte, ou bien incultes ou bien comprenant tout de travers parce que cela les arrange.

Nous rejoignons là de façon plus générale la véritable plaie constituée par l'abus médiatique des « petites phrases », tirées parfois d'un long discours ou isolées de leur contexte, pour agiter l'opinion contre tel ou tel homme politique.

Nous quittons alors le domaine de la raison et de l'analyse d'une pensée argumentée pour tomber dans l’irrationnel et dans la violence qu'il génère.

genau

Bien, bien, on ne peut qu'être d'accord ; "tenir", oui, mais pourquoi au bénéfice de Twitter alors qu'il y a tant de lieux où on peut disserter au calme ?
Pourquoi boire sciemment la coupe jusqu'à la lie puisqu'il existe des filtres qui permettent de ne retenir que le vin ?
Pourquoi s'obliger à lire des âneries directement issues d'un niveau de culture proche d'un militant communiste des années 60 ?
Sans doute par goût de la lutte en plein vent, comme Cervantès en a traité.

Il y a tant de convictions qui ne peuvent s'exprimer qu'à travers le filtre de la colère, voire de l'agression, mais ce sont souvent les religions qui veulent ça. Enfin, une, surtout. Un très récent bout de film dans un avion en donne une illustration impressionnante, mariant piété et coup de poing.

Mais ce n'était rapporté que sur Twitter.
Mais le personnage était un "déséquilibré".
Mais on ne sait pas tout.
Mais Twitter nous aide à comprendre, en cherchant bien.
Mais on n'a pas besoin de Twitter pour savoir chercher.

Loin du monde et du bruit ? Dès que la chose serait sue, Twitter délèguerait des milliers de touristes venus "voir" la thébaïde.

Au secours, nous sommes cernés comme le toro dans l'arène qui découvre, en agonie, "les cornes des cocus".

boureau

"Ne quittons pas Twitter !"

J'aurais du mal à le quitter, je n'y suis pas.

Votre plaidoyer ne m'a pas convaincu cher P. Bilger.

"Le propos nuancé est devenu une rareté" dites-vous. Voilà une bonne raison de ne pas y aller !

Avez-vous besoin à ce point de vous affirmer pour aller jusqu'à écrire "d'être vrai et sincère : donc d'exister" ?

Ne confondez-vous pas, dans votre démarche d'affirmation, entêtement et conviction et performance intellectuelle ?

Sur un thème assez similaire, un bon article de Denis Tillinac dans Valeurs actuelles (rubrique Vu de ma fenêtre) : La tyrannie de la "modernité".

David Desgouilles ne nous invite pas à la désertion mais à prendre du champ, à résister justement à cette "modernité" dont parle Tillinac. Modernité bien artificielle !

Nous savons votre passion pour les joutes intellectuelles mais quand notre Education nationale forme des cerveaux à quatre cents mots de vocabulaire au niveau du bac, il ne faut pas s'étonner de la paresse et du minimalisme intellectuel de Twitter.

"Cultivons notre jardin" disait Candide. A prendre au pied de la lettre. Mes tomates sont plus rouges que celles du voisin, et pas besoin de tweets à perte de vue pour le lui prouver !

Cordialement.

finch

Oui, il ne faut pas quitter Twitter mais au contraire y persévérer jusqu'à la mort ou à défaut jusqu'à l'Alzheimer.

Là, alors, on n'existe vraiment plus, même si le coeur bat encore et si la respiration s'active toujours. Une plante verte. Je tweete donc j'existe… Certains pièges à moustiques sont basés sur l'imitation de la respiration humaine. Les tweets sont un signe de vie neuronale ("jouets de neuroscientifiques de la Silicon Valley") même s'ils n'attirent pas de moustiques vampires. Les aspirateurs à globules sont d'un autre genre.

C'est aussi une trace dans l'histoire reflétant une vision personnelle du monde. C'est un témoignage de notre passage sur terre pouvant servir pour les recherches généalogiques futures. Cette source est d'une richesse inouïe. On accède—de son vivant ou après sa mort—à l'intimité de la pensée d'un individu et à sa vie puisque des témoignages et des opinions y sont régulièrement exposés.

Ainsi, le comte de Paris Henri d'Orléans, que j'ai eu l'honneur de compter parmi mes abonnés, rédigeait encore des tweets moins d'une semaine avant sa mort. Il est passé à la postérité d'une autre manière.

Dans un autre registre, Philippe Bilger exprime à travers ses tweets son opinion sur des livres, oeuvres diverses ou spectacles. Ces tweets génèrent peu de like mais sont une inscription indélébile dans la mémoire collective puisqu'on suppose que ce genre de mémoire numérique sera la plus sécurisée en conservation de données… jusqu'à l'éclatement de la planète par un gros météorite (la fin du monde) ou l'extinction de l'astre solaire.

Au moment où j'écris ces lignes mon compte Twitter affiche 41 584 abonnés.

J'ai déjà eu l'occasion de dire dans un commentaire antérieur sur ce blog que la rédaction des tweets est un formidable instrument pour approfondir sa culture, une stimulation pour étendre la logique du savoir qui doit être bien structuré comme le préconisait Jack London dans Martin Eden.

Il faut bien sûr fuir la vulgarité et l'immédiateté sommaire de réactions épidermiques et stupides devant les événements, l'ostracisation, le harcèlement, le bashing.

Un tweet, pour être beau, doit reposer par-delà le fond sur un maniement irréprochable de l'orthographe et du style. Un tweet peut être une oeuvre d'art. Il est alors souvent largement plébiscité. C'est un composite de littérature (lorsqu'on atteint des sommets… les 280 caractères autorisés sont déjà un peu mieux que les 140 d'avant mais il est à souhaiter qu'ils soient étendus), à défaut d'écriture de type journalistique, d'images, de vidéos, et de liens référentiels.

Un tweet réussi doit être cohérent dans toutes ces facettes.

Vive Twitter et à bas les autres réseaux sociaux, surtout Facebook, un piège à inquisition dans la vie privée pour exploitation commerciale. Twitter a une éthique. Facebook est une chausse-trappe.

On met moins de temps à rédiger un tweet qu'à composer un roman ou un essai. Et en plus, le tweet offre le partage et le renvoi de la satisfaction ou de la déception des followers.

Bien exploité, Twitter est un instrument de diffusion du savoir. Paul Milliez disait: « Aujourd'hui le savoir n'est plus réservé à ceux qui le produisent. Il circule, s'échange, se discute sur la scène publique. »

Twitter est une ouverture sur la vie intellectuelle personnelle, qui a la chance d'être partagée avec les autres. Par contre, y diffuser des informations sur la vie privée paraît une hérésie. Certains néanmoins s'y complaisent.

Ayant un pseudo sur ce blog (qui est néanmoins mon deuxième prénom…), mon compte Twitter affiche mon identité réelle. Je trouve qu'on perd à l'anonymat qui est souvent un prétexte au relâchement et à la vulgarité. On se cache quand, dans son subconscient, on a honte de ce qu'on produit.

Tipaza

Je ne quitterai pas Twitter, puisque je n’y suis pas.

Ah, mais si j’y étais, je mettrais, en 280 caractères, il paraît que c’est la limite maximum, un extrait du poème de Kenneth White « L’interprétation d’un pin tordu »

J’ai commencé
Par pousser tout droit
Comme qui que ce soit
Suivirent alors
Un virage vers le sud
Une inclinaison vers l’est
Une poussée vers le nord
Et un brusque tournant vers l’ouest
Donc si vous m’approchez
Attendez-vous à un brin de folie
Il n’y a pas que des pins dans ma philosophie.

Beaucoup d’hommes politiques pourraient signer ce tweet.
Et de femmes aussi ;-)

Achille

Je vais également sur Twitter qui, avec le présent blog, sont les deux seuls sites d’échanges que je fréquente. Cela me suffit largement. Par contre je me refuse de mettre un pied sur Facebook que je trouve trop intrusif. Quant à Instagram je ne connais pas et n’éprouve nulle envie d’aller y faire un tour.

Quelques minutes sur Twitter suffisent pour vous permettre de parcourir l’essentiel de l’actualité, avec la vision des différents médias, de droite comme de gauche et ainsi peser la valeur des positions de chacun d’eux.

Pourquoi quitter Twitter, en effet, vu que ce réseau social dispose de plusieurs outils informatiques intéressants :

• Vous pouvez choisir vos interlocuteurs : médias, personnalités politiques ou autres que vous aimez suivre, échanger des idées avec elles. Certaines d’entre elles ne répondent jamais, mais c’est rare.
• Vous avez la possibilité de bloquer les fâcheux qui n’ont pour toute réponse à vos commentaires que l’insulte généralement grossière. Ainsi la personne bloquée ne peut plus lire vos commentaires, tout comme vous ne pouvez plus lire les siens.

Twitter peut être la pire et la meilleure des choses. Tout dépend de l’usage que nous en faisons. Une fois que l’on a cerné ses principales fonctionnalités, c’est un lieu d’échanges formidable.
J’y ai notamment découvert des personnes parfaitement inconnues du grand public mais avec qui j’ai des échanges sympathiques sur plein de sujets.

David Desgouilles

Cher Philippe Bilger,

Inciter à la désertion, dites-vous...
Mais de quelle guerre parlez-vous ? Celle que je veux précisément éviter, la pire de toutes, la guerre civile. Celle que nous préparent les GAFA, dont les algorithmes ne sont là que pour produire du data, et dans cet objectif doivent produire de la polémique vaine en continu.
J'ai moi-même - ne l'oublions pas - participé à cette arnaque pendant dix ans, avec ma légèreté, mon ironie, ma sincérité. Mais comme le dit le Marquis de Bellegarde, je "serai plus utile à mes paysans" ailleurs. Dans les textes sur Causeur, sur le FigaroVox, dans mes livres. En plus de 280 signes, et seulement dans la construction. Vous verrez qu'il n'y à là aucune désertion de ma part.

Bien cordialement,

Marc GHINSBERG

On n’abdique pas l’honneur d’être une cible, disait Cyrano. Mais c’est un peu lassant de se faire cracher à la figure par des masques. Car évidemment les insulteurs sont nombreux et le plus souvent, sans doute par modestie, ils se planquent derrière des pseudos.
C’est ce qui m’insupporte le plus sur Twitter. L’anonymat donne de la hardiesse, pas du talent. La vulgarité, la bêtise, l’insulte y foisonnent. J’avoue pour ma part utiliser le blocage, contre-feu efficace vis-à-vis de ceux qui veulent exister par n’importe quels moyens. Les laisser parler dans le silence du désert est la meilleure punition. Face à face avec eux-mêmes ils finiront peut-être par comprendre que celui qui insulte dessine son autoportrait.

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