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10 août 2019

Commentaires

hameau dans les nuages

@ Giuseppe | 13 août 2019 à 09:33

Doliprane. En France, 2 euros la boîte de 8 comprimés... De l'autre côté de la frontière, il serait toujours 2 euros mais la boîte de... 40.

D'un côté ici la sécu rembourse le labo... pardon ! le patient et de l'autre il n'est pas remboursé.

Dommage que je n'ai plus mes Mérens, je serais devenu passeur de Doliprane...

Robert Marchenoir

@ Giuseppe | 13 août 2019 à 09:33

Non, ce n'est pas évident du tout, et vous n'en aviez pas dit un mot. Votre témoignage montre qu'un autre monde est possible : celui du libéralisme. Quand on laisse les hommes libres de travailler et de s'organiser, eh bien cela donne ce dont vous venez de vous émerveiller.

Et qui est juste le mode normal de fonctionnement de la société, hein. Il n'y a qu'en France socialiste qu'on s'étonne lorsque les choses (par exception) fonctionnent.

Analysons donc les deux caractéristiques du machin à produire de la santé qui vous a à ce point épaté (alors qu'il devrait être la règle, et non la divine surprise).

Premièrement, c'est une organisation privée. Dirigée par de gros méchants actionnaires avides de profit. (Peu importe le statut juridique précis de ce cabinet. Même s'il ne comporte pas d'actionnaires au sens légal du terme, ça revient au même.)

Deuxièmement, ces horribles exploiteurs, déjà honteusement intéressés à la base par l'argent, se sont mis ensemble pour encore mieux opprimer le peuple. Ils sont plusieurs, les sagouins ! Ils se sont coalisés pour faire de la santé une marchandise ! Ne me dites pas que les radiologues qui tiennent votre officine américanisée touchent le Smic + 50 % ! Je suis sûr qu'ils ne roulent pas en 4L, et qu'ils ont des vélos beaucoup plus chers que les vôtres ! (S'ils roulent en vélo, parce qu'à mon avis ils font péter le kérosène.)

D'après ce que je lis partout, y compris dans les commentaires de ce blog, vous et votre mère (ou votre épouse, peu importe) auraient dû crever la gueule ouverte dans un caniveau en bas de l'officine en question, après avoir été délestés de vos dernières économies par des financiers ricaneurs.

Et en fait, non. Vous êtes ravi. Il y a un truc qui cloche. La pratique ne colle pas avec la théorie. C'est la pratique qui a tort. Vous ne devriez pas être content. Réfléchissez bien. Vous n'allez tout de même pas vous réjouir d'un truc ultra-libéral ?

Giuseppe

@ Robert Marchenoir | 13 août 2019 à 02:43

Il me semblait pourtant que c'était évident… Pour tout dire, un groupement de médecins spécialistes privés, six, équipés du matériel adéquat.
Pas besoin de revenir ou de changer de lieu, d'une porte à l'autre vous passez de la radio à l'échographie etc.

Nous n'étions pas seuls et je peux affirmer que cela dépotait, même si pour un patient le terme n'est pas adapté, une organisation parfaite, le tout bien huilé et sans précipitation.

Petit détail significatif, en règle générale le compte rendu - dans un espace public - est envoyé avec quelques jours de retard, là, en l'occurrence le dictaphone était relié à un logiciel d'écriture, corrigé de temps à autre par le praticien et imprimé en suivant.

Dans le calme, avec le sourire, une efficacité redoutable, et la notion de prise en charge extrêmement rassurante.
En la matière ma modeste expérience me permet de juger de la qualité et de l'écoute attendue, un vrai moment de soin pour les deux, l'accompagnant et le patient.

D'habitude j'emmène un livre, sérieusement entamé quand votre tour arrive, ici même pas eu le temps de l'ouvrir, à l'heure dite la prise en charge a commencé… Scotché !

Robert Marchenoir

@ Giuseppe | 12 août 2019 à 14:55

Pour la clarté de votre exposé, il serait utile que vous nous précisiez si (comme je le présume) votre expérience hospitalière fut privée.

C'est marrant, d'ailleurs, à quel point la santé est par définition publique en France. Même le vocabulaire est nationalisé. Un hôpital ne saurait être que public, tandis qu'un hôpital privé n'est qu'une clinique.

Tandis que l'assurance-maladie ne saurait venir que de la Sécurité sociale, alors qu'une assurance-maladie privée s'appelle une mutuelle. Heureusement, toute les mutuelles se vantent d'être "militantes" -- militantes de gauche, bien entendu, qu'alliez-vous penser là ?

La France est sans doute le seul pays du monde où des assureurs privés empruntent le vocabulaire de partis politiques.

Giuseppe

@ Robert Marchenoir | 12 août 2019 à 05:08
"Par comparaison, les inspecteurs des impôts sont des parangons de courtoisie, de compétence et de gentillesse."

Bob - décidément, je me permets -, vrai ! Pour une histoire de cadastre etc. Passé le barrage filtrant, ce furent bien les conditions énoncées, avec toute la compétence et la courtoisie au pied levé sans rendez-vous.

Alors je n'en ferai pas une généralité, mais il paraît - cela ne va pas plaire à notre inutile petit bétonnier - que nous serions les mieux organisés pour ratisser l'argent de nos impôts, je vous fais grâce des liens et autres pourcentages, j'ai un peu la flemme d'aller rechercher.

Deuxio, concernant l'immobilisme des services publics, moi le défenseur de l'hôpital public, je viens de me prendre une claque, une bonne ! en pleine figure : en une heure chrono - en tant qu'accompagnant dans ce cas -, radios (plusieurs vues), infiltration, repos et comptes rendus sur-le-champ emballés, radiographies comprises, sur papier glacé, et en prime j'ai croisé François Bayrou dans les couloirs ! C'était dans la banlieue paloise.

Je suis resté scotché, sourire, compétence, accueil…

Je serais de mauvaise foi de ne pas reconnaître que quelque chose cloche dans l'utilisation de nos deniers, la même opération a pris un mois pour simplement la radio à l'hôpital. Quelle gifle !

Je suis encore sonné, bon je reconnais un règlement d'une vingtaine d'euros, voyons comment ils vont être remboursés.
La suite au prochain numéro.

Exilé

la République semble avoir baissé les bras (...)

http://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/patrimoine/la-bibliotheque/les-bustes-de-marianne

Déjà que la femme sans tête n'a pas non plus de bras, que la justice est aveugle et que le Législateur semble avoir un grain, pour nous arrêter là, il faut reconnaître que nous sommes vraiment mal lotis avec cette famille de handicapés...

Exilé

Encore un exemple, très loin d'être unique en France, montrant que les pouvoirs publics laissent se développer la criminalité au vu et au su de tous sans rien faire en pratique pour y mettre fin :

http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-le-quartier-balard-mine-par-le-trafic-de-drogue-08-08-2019-8130726.php

Pourtant, les trafiquants ne se cachent pas, ils vont même jusqu'à s'affubler d'uniformes de voyous bien visibles, pour qu'on ne les confonde surtout pas avec des gens sans histoires, alors ?

Il faut savoir que ce quartier de la place Balard était un quartier familial, habité entre autres par des familles de membres du personnel du ministère de la Défense, jusqu'à ce que des édiles formatés à l'idéologie stalinienne n'aient eu l'idée de jeter un pavé dans une mare trop tranquille en y ayant pratiqué une politique de mise en place de mixité sociale forcée, un peu comme les Bolcheviques l'ont pratiquée en ayant obligé les bourgeois russes à cohabiter dans leur appartement avec des prolétaires...

Le résultat ne s'est pas fait attendre : les incivilités et l'apparition de graffiti sur les murs ont vite annoncé la mise en place des trafics, en ayant créé un appel d'air de la part des réseaux implantés en périphérie parisienne.

Voilà donc comment avec de faux bons sentiments on créé une insécurité qui pourrit la vie de gens qui ne demandent qu'à vivre tranquillement.
C'est cela le sinistre vivre-ensemble réel, que des irresponsables sont en train de généraliser partout en France...

http://www.a-droite-fierement.fr/les-dossiers-noirs-dhidalgo-les-hlm-de-la-discorde/

Exilé

Pour revenir sur l'affaire du maire de Saubens (Exilé | 12 août 2019 à 09:13) , il faut préciser que « les deux accusés assurent qu'ils n'avaient pas compris que Jean-Marc Bergia était le premier édile de la commune. »

Ouf ! Nous respirons ! Ce n'était qu'une banale agression comme tant d'autres n'ayant visé comme souvent qu'un râleur lambda, pas de quoi en faire un plat... 

Giuseppe

@ hameau dans les nuages | 11 août 2019 à 19:32

Il n'avait rien compris… Sans doute un gant blanc ou un fonctionnaire décrit par Bob | 12 août 2019 à 05:08.
Allez donc savoir.

Exilé

Une autre affaire ayant opposé un maire à des gens s'étant délestés de gravats :

https://www.ladepeche.fr/2019/07/30/maire-agresse-par-des-gens-du-voyage-a-saubens-les-deux-suspects-devant-le-tribunal,8338311.php

Exaspération des maires devant une carence d'un État qui ne remplit pas ses missions :

https://www.francebleu.fr/infos/societe/video-gens-du-voyage-le-maire-de-lattes-en-appelle-au-president-de-la-republique-1561649891

Robert Marchenoir

Sur les employés de la Sécu et de la CAF maltraités : je suis bien conscient que "certaines populations" (qu'il serait "raciste" d'identifier) ont "certaines exigences" (qu'il serait inconvenant de rappeler) -- et d'ailleurs les Français de souche ne sont pas toujours en reste.

Mais si, dans les guichets en question, vous trouvez des affiches qui disent, à peu près en ces termes : "Vous êtes priés de ne pas cogner sur le personnel", c'est aussi, dans une large mesure, parce que ce dernier s'emploie à appeler les coups.

Vous avez beaucoup de chance si, recourant aux services de ces nobles serviteurs de la République, vous ne commencez pas par vous faire insulter d'emblée, pour le principe. Si, par chance, votre interlocuteur ne vous fait pas comprendre immédiatement que vous êtes un cancrelat indigne d'user l'atmosphère, alors il est pratiquement certain qu'il s'empressera de perdre votre dossier pendant quelques mois, ou de faire preuve autrement de son incompétence. Et si d'aventure les choses se passent à peu près normalement, précipitez-vous pour mettre un cierge ou jouer au Loto -- je conseille les deux, pour plus de sécurité.

Par comparaison, les inspecteurs des impôts sont des parangons de courtoisie, de compétence et de gentillesse.

boureau

@ Ellen 11 août 2019 10:23

Je vous remercie pour votre aimable introduction. La qualité de l'enseignement il y a quelque soixante-dix ans y est sans doute pour beaucoup !

J'ai expliqué mon "nous" dans ma réponse (11 août 2019 11:29) à GLW. J'espère que vous la lirez. J'admets toutefois que par bien des côtés, on puisse s'exonérer quand on pratique un civisme responsable. Mais je place le collectif au-dessus car seul le collectif nous permettra de dominer cette situation dangereuse et préoccupante.

Je suis un individualiste forcené (comme l'a toujours dit mon entourage et même mon épouse) mais quand il s'agissait des entreprises que j'ai eu l'honneur de diriger, et maintenant quand il s'agit de mon pays, de ma nation, je suis "collectif". Paradoxe de l'humain !

Cordialement.

caroff

"Pourquoi les élus seraient-ils épargnés puisque plus rien ni personne ne l'est et que le pouvoir se contente de déplorer ce à quoi il n'a plus la capacité de résister ?"

Le projet de loi sur l'économie circulaire de Brune Poirson est censé révolutionner les pratiques de recyclabilité des objets et décourager les gaspillages alimentaires, entre autres choses mirobolantes.
Peut-être faudrait-il commencer par faire respecter les textes en vigueur, la plupart issus des directives européennes dont certaines remontent aux années 1980. Beaucoup pensaient que la France allait se rapprocher des pays les plus avancés dans le domaine de la gestion de déchets (l'Allemagne, les Pays-Bas et les pays scandinaves) en dépit des retards pris par négligence et laxisme des pouvoirs publics.
Dans ce domaine, comme dans tant d'autres, où nous jouons les fiers-à-bras, la déception est immense. La prolifération des décharges illégales est un bon indicateur du laisser-aller ambiant.

Autre phénomène plutôt préoccupant, beaucoup se comportent comme des voyous aux urgences hospitalières, sur la route aussi avec une agressivité ressentie qui choque les étrangers. A croire que nous vivons dans un pays de décérébrés, en tout cas un pays qui se rapproche à grands pas des standards d'un pays en voie de développement: police aux abonnés absents (lorsqu'elle n'est pas violente), corruption et magouilles des "initiés".

On apprend par ailleurs que 85 % des déboutés du droit d'asile, qui s'ajoutent aux clandestins jamais rapatriés, ne quittent pas notre sol. De quoi ces braves gens peuvent-ils vivre à votre avis, si ce n'est que de rapines et combines diverses qui plombent les statistiques de la délinquance ?

Qui prend en charge politiquement ces enjeux ?

hameau dans les nuages

@ yves albert | 11 août 2019 à 11:27

Vous êtes pour le coup hors sujet, m'ayant mal lu. Je ne viens pas ici au bureau des pleurs et je n'ai besoin d'aucune aide dans la mesure où je vais le démonter moi-même comme je l'ai indiqué et remonter la nouvelle de la même façon... Le démontage par un pro aurait correspondu à sept mois de ma retraite et heureusement que dans la vie je n'ai pas attendu l'aide de gens tels que vous. Ainsi je n'aurai pas à puiser dans mon bas de laine comme vous me le suggérez si aimablement.

Comme je suis un gentil garçon, j'entreposerai mes plaques filmées dans les règles et ainsi elles attendront bien sagement un jour meilleur.

Et si par malheur il m'arrivait de chuter (allez sur Google et vous verrez le nombre de décès non pas à cause de l'amiante mais de la fragilité de ces plaques), mon épouse éplorée ne vous enverra pas de faire-part afin que vous ne vous sentiez pas obligé de répondre. Ni fleurs, ni couronnes.

Le soir, faites comme moi, prenez une tisane de verveine citronnée du jardin avec deux cuillères à café de miel. Cela vous fera le plus grand bien.

Robert

@ Exilé | 11 août 2019 à 12:27

Votre commentaire semble faire écho à cette partie du billet de notre hôte:

"[...] la République semble avoir baissé les bras et ses armes légitimes dans le combat opératoire qu'elle aurait à mener.
Si elle-même n'avait pas masqué son impuissance, aboulie, résignation en droits, garanties, prétextes, soutien des minorités triomphantes et révérence lâche à l'égard des forces haineuses qui la détestent."

S'il n'y avait que les violences faites aux femmes dans les ménages, entre adultes, le problème serait plutôt circonscrit.
Si l'on entend madame Marlène Schiappa crier au loup contre certaines violences faites aux femmes et vouloir imposer le terme "féminicide" dans l'espace public, on ne l'entend pourtant guère quand il s'agit de violences physiques imposées aux plus jeunes filles, à savoir l'excision (https://www.marianne.net/societe/enquete-sur-l-inquietante-poussee-de-l-excision-en-france), phénomène de moins en moins marginal.
Mais dénoncer ces pratiques importées n'est sans doute pas politiquement correct !

Exilé

@ jack
« Des maires agressés, les pompiers caillassés, des salariés de CAF ou Sécu malmenés et bien d'autres faits répréhensibles. »

Est-il absolument nécessaire de vous rappeler à quoi nous devons pour la plus grande part l'irruption soudaine de comportements totalement inconnus en France il y a seulement une quarantaine d'années ?

Xavier NEBOUT

@ jack

Pour que les élus retrouvent le chemin de la vertu, il suffit d'obliger les parquets à poursuivre les malversations dénoncées par les cours des comptes ainsi que celles révélées devant la justice administrative.
Si vous ajoutez à cela la suppression de la justice administrative qui est une particularité française pour "protéger la démocratie", ou tout au moins une sérieuse remise au pas des magistrats des tribunaux administratifs, le résultat est garanti.
On ne peut faire plus simple et moins coûteux.

fugace

"Incivilités est un mot faible alors qu'il s'agit à l'évidence de transgressions multipliées qui dépassent, et de très loin, la violation d'un savoir-vivre municipal et social pour projeter une lumière désastreuse sur l'état de notre France et de notre civilisation."

Vous avez dit incivilité :

1982 La théorie de la "vitre brisée"
https://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/enjeux/crise-citoyennete/incivilites-violence-citoyennete.html

La liste est longue au quotidien.

Et si les dépôts sauvages sont de véritables fléaux depuis longtemps, comme pour beaucoup d’autres incivilités, ils ne peuvent que croître, tant les mailles du filet de protection des victimes (la société) sont immenses.

Déjà au quotidien sur la route, donc par millions :
- L’usage du téléphone au volant,
- Les débordements colériques,
- L’obsession de dépasser,
- L’oubli du clignotant,
- La circulation sur la voie du milieu sur l’autoroute alors que celle de droite est libre,
- Le non-respect des distances de sécurité, dont sur route mouillée,
- Le non-respect rigoureux des feux tricolores et du stop,
- La non vérification régulière des feux de stop équipant le véhicule. Ce qui peut s’avérer dramatique en cas de circulation par temps de brouillard,
- Les slaloms de deux roues motorisées,
etc.

Puis au bureau,

https://www.cadremploi.fr/editorial/actualites/actu-emploi/detail/article/le-top-10-des-incivilites-au-bureau.html

Passons aux mégots jonchant le sol à grande échelle territoriale nationale et internationale.
• L’outil pour y remédier existe mais est-il efficace ?

En France =
Article R633-6
• Créé par DÉCRET n°2015-337 du 25 mars 2015 - art. 1

est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 3e classe le fait de déposer, d'abandonner, de jeter ou de déverser, en lieu public ou privé, à l'exception des emplacements désignés à cet effet par l'autorité administrative compétente, des ordures, déchets, déjections, matériaux, liquides insalubres ou tout autre objet de quelque nature qu'il soit, y compris en urinant sur la voie publique, si ces faits ne sont pas accomplis par la personne ayant la jouissance du lieu ou avec son autorisation.

Sans blague !!!!!!

«Et si les mégots sont aussi problématiques, c’est qu’ils représentent une source énorme de pollution. Le petit embout est en effet composé de plastiques et de produits chimiques qui infusent dans les sols, les nappes phréatiques, et filent directement dans les océans. La capacité de nuisance est grande: :
- à lui seul, un mégot pollue 500 litres d’eau. Et met douze ans à disparaître.»

30 milliards https://www.lci.fr/societe/30-milliard-de-megots-dans-la-nature-en-france-pourquoi-continue-t-on-de-jeter-nos-cigarettes-par-terre-2090502.html

« En France, sur les 50 milliards de cigarettes vendues chaque année, environ 30 milliards finissent dans notre environnement. »

2015 https://www.lci.fr/international/jets-de-megots-dans-la-rue-comment-paris-et-les-grandes-villes-du-monde-organisent-la-lutte-1527522.html

Extrait « Dans la capitale française, pas question de jeter la pierre sur les fumeurs. Mais plutôt de les responsabiliser sur la pollution visuelle et écologique qu’ils engendrent. La Ville a donc déployé 30 000 corbeilles de rue, ainsi qu’une campagne de sensibilisation pour apprendre les bons gestes. Elle distribuera également 15 000 cendriers de poche cet été.
Ensuite, place à la répression : le 1er octobre, jeter sa cigarette dans la rue coûtera 68 euros. »

https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/Fiche%20pollution%20m%C3%A9gots_VDEF.pdf

Extrait « On estime entre 20 000 à 25 000 tonnes la quantité de mégots jetés chaque année en France. »

Bordeaux
https://www.actualitte.com/article/zone-51/insolite-a-bordeaux-la-fin-de-game-of-thrones-vaut-bien-un-megot/95067

Nantes (2018) https://fr.vapingpost.com/nantes-la-lutte-contre-les-megots-continue/

Extrait : « 10 tonnes/an »

« Ce ne sont pas moins de 10 000 cendriers de poche qui ont été distribués par plus de 200 commerces volontaires »

Nantes https://www.20minutes.fr/insolite/2164135-20171106-cendrier-sondage-voter-megots-eviter-jeter-terre

Montpellier https://www.midilibre.fr/2018/11/20/montpellier-une-chasse-aux-megot-insolite-sur-le-campus-de-la-fac-des-lettres-ce-mardi,4869928.php

https://me-go.fr/

Insolite https://www.ouest-france.fr/insolite/des-corbeaux-dresses-pour-ramasser-les-megots-5518950

La cerise sur le gâteau étant les innombrables véhicules incendiés régulièrement
Code pénal, Article 322-6 :
La destruction, la dégradation ou la détérioration d'un bien appartenant à autrui par l'effet d'une substance explosive, d'un incendie ou de tout autre moyen de nature à créer un danger pour les personnes est punie de dix ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende.

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070719&idArticle=LEGIARTI000006418279

•L’outil pour y remédier existe mais est-il efficace ?

Achille

Pourquoi les élus seraient-ils épargnés ?

Tout simplement parce qu’ils sont les derniers remparts de la République. Plus d’élus, c’est la porte ouverte à l’anarchie, et pour finir à un régime totalitaire.
Nous commençons à en voir les prémices avec l’ambiance détestable qui règne dans notre pays depuis quelques mois. Toutes les valeurs élémentaires de la démocratie sont bafouées. Avec en première ligne LFI et sa bande d’illuminés qui se vautrent dans le populisme à deux balles.

Après les homards de Rugy aux frais du contribuable, ils ne trouvent rien de mieux que de s’indigner de la pizza à 26€ de Macron, payée sur ses deniers personnels.
On a atteint le niveau zéro de la politique... Quoi que fasse le président, on tape !
Il ne va pas à des obsèques ? Le voilà indifférent aux malheurs du peuple.
Il mange une pizza ? C’est de la démagogie.
On va où là ?

Exilé

@ yves albert
« Le sujet du jour n'est pas "les malheurs d'une toiture", mais la mort donné à un maire qui voulait défendre la propreté de sa commune. »

Mais la mort de ce maire est cependant liée à des causes qu'il convient d'analyser pour éviter la multiplication de tels cas.

Bien entendu, une des premières raisons est, au-delà de la perte d'un seul « sens civique » qui ne veut pas dire grand-chose, la perte de sens moral en général qui affecte une société française qui ne croit à rien, avec comme unique garde-fou la peur d'un gendarme d'ailleurs virtuel.

Ensuite, nous devrions tout de même nous poser aussi la question de la multiplication des lois et règlements qui finissent par composer un écheveau inextricable et souvent inapplicable en pratique de textes, aussi bien de la part des habitants que de ceux qui sont chargés de les faire respecter.

Peut-être qu'avec moins de lois idiotes comme celles évoquées dans l'exemple cité par hameau dans les nuages et avec moins d'obstacles administratifs et de taxations tous azimuts il serait possible de se concentrer sur les vrais problèmes.

« Les lois inutiles affaiblissent les lois nécessaires. »
(Montesquieu)

Noblejoué

@ hameau dans les nuages

Je suis pour sauver TOUTES les forêts !
Mais attention, je ne veux pas TROP de forêts, et surtout, de broussailles. Car c'est dû à la déprise agricole : en clair, les paysans se barrent. J'aime les forêts, mais j'aime les produits du terroirs aussi, je n'ai rien contre les forestiers, mais je ne déteste pas les paysans... Je déteste les incendies, et ils ne sont pas sans lien avec la déprise agricole.

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@ xs

Tiens, une idée pour se débarrasser de l'amiante, et l'idée qu'on les gère moins que les déchets nucléaires, sans doute parce que moins médiatiques.

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@ Claude Luçon

Bravo pour la traque de l'amiante !

Solon

Ce "nous" qui fait débat, je suis enclin à le partager avec boureau. Montesquieu écrit des choses intéressantes sur ce sujet, dans un chapitre intitulé "De l'éducation dans un gouvernement républicain."

"C'est dans un gouvernement républicain que l'on a besoin de toute la puissance de l'éducation... Mais la vertu politique est un renoncement à soi-même qui est toujours une chose très pénible. On peut définir cette vertu, l'amour des lois et de la patrie. Cet amour demandant une préférence continuelle de l'intérêt public au sien propre, donne toutes les vertus particulières... Tout dépend donc d'établir dans la République cet amour ; et c'est à l'inspirer que l'éducation doit être attentive. Mais, pour que les enfants puissent l'avoir, il y a un moyen sûr: c'est que les pères l'aient eux-mêmes."

Or, nous sommes les pères et même les grands-pères et nous avons laissé aller la République jusqu'à son état présent: interdit d'interdire, primauté de l'individu sur la collectivité et l'intérêt particulier sur le général, mépris de l'autorité etc., inutile d'insister sur ce que chacun connaît.

Il est vrai que de bonnes âmes peuvent dire en bonne conscience qu'elles ont toujours fait preuve de bons sentiments et qu'elles ne se sentent pas impliquées dans le foutoir qu'est devenu notre société. Est-ce suffisant ? Avons-nous résisté au laisser-aller ? Avons-nous fait preuve de courage ? Avons-nous soutenu vraiment ces maires qui luttent quotidiennement ?

Je crains que nous ne l'ayons fait.

jack

Merci d'avoir fait le diagnostic.
Mais il nous faudrait définir des pistes de progrès. Aussi bien par des campagnes de communication que par l'action.
N'y a-t-il pas des bonnes pratiques à importer de pays plus apaisés ?
On ne va pas rester les bras ballants en assistant à une dégradation de la situation.
Des maires agressés, les pompiers caillassés, des salariés de CAF ou Sécu malmenés et bien d'autres faits répréhensibles.

Exilé

Deux cent quarante-huit homicides au cours des mois de mai, juin et juillet. Les causes de ce terrible inventaire sont multiples mais l'une se rapporte notamment à l'augmentation drastique des violences intrafamiliales.

Les lecteurs qui souhaiteraient approfondir cette grave question de la montée en puissance de la criminalité et de la délinquance à la lumière de leur contexte peuvent se référer aux statistiques ou aux dossiers du ministère de l'Intérieur, par exemple :

https://www.interieur.gouv.fr/Interstats/Themes/Homicides/Insecurite-et-delinquance-en-2018-premier-bilan-statistique-Fiche-Homicides

Une remarque à propos de l'origine des mis en cause pour homicide :
« La grande majorité des personnes mises en cause pour homicide en 2018 est de nationalité française (84 %). Néanmoins, les personnes étrangères sont surreprésentées parmi les mis en cause (16 %), compte tenu de leur part dans la population (environ 6 %). »

Nous constatons au passage comment le politiquement correct permet de masquer les choses (en faussant les statistiques réelles), en laissant entendre que la plupart des mis en cause pour homicide ne sont que des Franco-Français, ce qui ne trompe que les gens qui veulent bien l'être.

Site de l'Institut National de la Sécurité et de la justice :
https://inhesj.fr/
Le dossier suivant, « La criminalité sur les territoires du Grand Paris (2016-2017) », comportant plusieurs tableaux et cartes de géolocalisation est très instructif à analyser :

https://inhesj.fr/sites/default/files/ondrp_files/publications/pdf/ga_51_juin.pdf

Notons que les « violences physiques dans le ménage » font l'objet de 14% des plaintes déposées, contre 24% pour les « violences physiques non crapuleuses hors ménage », ce qui semble indiquer que les violences faites aux femmes sont loin de se dérouler seulement dans le cadre conjugal.

Robert

Denis Monod-Broca | 10 août 2019 à 09:42, Tipaza | 10 août 2019 à 13:51
Lucile | 10 août 2019 à 18:09 comme boureau | 10 août 2019 à 19:22 ont parfaitement développé les arguments auxquels ce billet m'a fait penser.

Je retiendrai cependant quelques passages de ce billet :

- "Comme il se doit, le président de la République est intervenu pour appeler à être "sans complaisance et ferme" à l'encontre des "incivilités" et de la dégradation "du sens de l'Etat de la Nation"."

Il est curieux de voir monsieur Macron se réclamer du "sens de l’État" et de la "nation" alors même que son idéologie le conduit, comme ses prédécesseurs, à toujours moins d’État, à réduire son périmètre de compétence et à considérer que la conduite des affaires de l’État serait de même nature que celle des entreprises privées...
Ne parlons pas de la nation, qu'il veut toujours voir disparaître dans un système fédéral européen !
Communication, tout n'est que communication avec monsieur Macron. Il suffit d'analyser sa manière de considérer la diplomatie pour voir qu'il est hors sujet et que, en dehors des mots et de sa communication, c'est un domaine où son échec est le plus patent !

- "Incivilités est un mot faible alors qu'il s'agit à l'évidence de transgressions multipliées qui dépassent, et de très loin, la violation d'un savoir-vivre municipal et social pour projeter une lumière désastreuse sur l'état de notre France et de notre civilisation."

Où l'on voit que l'usage des mots est essentiellement politique parce qu'à visée sociétale irénique : c'est le même débat qu'en son temps le "sentiment d'insécurité". C'est bien la vision léniniste de la perversion des mots qui conduit à penser les vrais problèmes autrement que comme ils se posent en réalité. Il est vrai qu'en une époque de "réalité virtuelle" et "d'intelligence artificielle", cela ne saurait surprendre ! La réalité comme l'intelligence (réelles) créent vraiment trop de problèmes : il faut les changer. Où l'on retrouve George Orwell et sa fameuse novlangue...

En réalité nous sommes dans une société qui a jeté le principe fondamental de citoyenneté. L'individu, centré sur son seul nombril et ce depuis l'enfance, ne saurait se plier à toute exigence extérieure à lui-même.
Les gens sont élevés à n'être que des consommateurs : où l'on retrouve le pédagogisme à la Philippe Meirieu avec lequel le français devait s'apprendre à partir des notices des fabricants... Notices qui restent des références grammaticales, bien sûr !

Exit l'exigence des maîtres, la responsabilité personnelle (dans une société centrée sur l'individu, elle ne peut être individuelle, mais seulement collective !), la rigueur intellectuelle et dans l'expression écrite (ne parlons pas de l'orale), le principe "d'ordre" (qu'est-ce alors que l'ordre républicain" ?), le principe d'autorité en lui-même (rejeté par principe !), l'autorité de la Loi et donc de ses serviteurs, policiers et gendarmes, voués aux gémonies et seulement destinés à se faire insulter et jeter des projectiles sans qu'ils leur soit permis de réagir sous peine d'être accusés de "violences policières".
En un mot : la perversion des mots pour subvertir toute la société. Lénine doit être heureux de sa victoire sur le monde occidental, tout particulièrement en France !

———————

@ GLW | 11 août 2019 à 08:38

Il me semble que votre généralisation est un peu excessive dans la mesure où l'abstention particulièrement élevée montre qu'un très grand nombre de Français se refusent à choisir entre des carnes politiques.
Le problème reste le système électoral : quand verrons-nous une élection annulée pour insuffisance de votants (par exemple en dessous du seuil de 50 ou 60 % de votants), ou la prise en compte des bulletins blancs dans le résultat des suffrages exprimés qui conditionnent le résultat des votes ?
Dans les conditions actuelles, avec 10 % de votants et moins de 50 % des voix, l'élection reste valide et son bénéficiaire s'autorisera à dire qu'il a la confiance des électeurs et s'en prévaudra pour voter ce qu'il veut, au détriment de la majorité des Français qui ne lui a pas accordé ses suffrages...

boureau

@ GLW 11 août 2019 08:38
"Les seuls responsables de tout cela sont les électeurs..."

Croyez-vous vraiment ? Mon "nous" est collectif.

Nous sommes une nation, nous jouons collectif (enfin nous essayons !). Je n'ai pas voté pour Macron, pas plus que je n'ai voté pour Hollande. Mais j'assume, c'est-à-dire que je paie mes impôts, mes taxes etc. Et que j'essaie dans mon cadre de vie et dans ma "cité" de "compenser" mes déceptions.

Mais les élections ne sont pas tout.

L'attitude journalière dans la vie courante, dans le travail, dans les responsabilités, dans les décisions, participe autant que les élections à notre destin national. Enfin, je le pense !

Cordialement.

Xavier NEBOUT

Le mot "incivilité" semble avoir été inventé pour masquer le fait que seulement 5% des plaintes pour délits sont suivies de poursuites alors qu'en Allemagne par exemple, TOUTES les plaintes sont suivies.
C'est probablement en France qu'il y a le plus de délits et de très loin.

Aux USA, jeter un papier sur la chaussée peut coûter très cher. En France, c'est une incivilité ...

En France, un squatter est chez lui s'il occupe depuis plus de 48 heures !
Les retours de vacances sont ainsi des catastrophes pour de nombreuses familles qui trouvent leur maison occupée en revenant. Elles ont le droit d'entamer une procédure judiciaire au civil et d'attendre des mois ou plus pour pouvoir entrer dans leur maison saccagée.
Les merdias se s'étendent pas sur ces drames - les squatter sont bien souvent légèrement bronzés et il ne faut pas attiser les haines!
Aux USA, les mêmes squatter seraient virés dans l'heure direction le bagne !

yves albert

@ hameau dans les nuages

"Je vais en avoir pour l'équivalent de 160 m2 car percées depuis 2009" (hameau dans les nuages | 10 août 2019 à 14:26 )
"Les faire enlever par une entreprise spécialisée coûte environ 40 euros du m2" (hameau dans les nuages | 10 août 2019 à 19:40 )

160 m2 x 40 € = 6 400 €

Et vous faites une révolution pour cela ? Vous ne devez pas voir ce qui se passe dans notre (presque encore) pays dans tous les domaines technologiques de l’habitat. Réveillez-vous, changez votre toiture et si vous ne voulez pas sortir vos économies, faites une quête chez "Justice au singulier".

Le sujet du jour n'est pas "les malheurs d'une toiture", mais la mort donné à un maire qui voulait défendre la propreté de sa commune.

xc

@ Noblejoué | 10 août 2019 à 15:10

J'en apprends encore de belles.

Certains artisans ne vous disent rien et vous vous retrouvez planté avec vos déchets. Si vous protestez après-coup, ils vous expliquent que c'est normal. Peut-être ce qui est arrivé au pauvre hameau dans les nuages.

D'autres ne vous disent rien non plus et enterrent les déchets dans votre jardin...

Xavier NEBOUT

Il y a les élus de petites communes dans lesquelles tous se connaissent, s'aiment et se chamaillent comme depuis toujours, et où les magouilles et recherches d'honneurs sont tout simplement incongrus. Ceux-là méritent tous la Légion d’honneur.
Mais il y a les autres, tous les autres, et alors là, c'est tout autre chose.

Les gros propriétaires, industriels ou professions libérales qui consacrent de leur temps aux autres d'une manière totalement désintéressée, il y en a certes, mais ce n'est pas la majorité loin de là.

La promotion sociale et les honneurs vont rapidement de pair avec le pet au casque grave. On n'est élu que via l'appartenance à un parti politique avec toutes les magouilles que cela implique: consultations de think tanks, bureaux d'études, et autres pompes à fric. Les subventions au associations "agréées" sont obligatoires. Les investissements et politiques électoralement et idéologiquement rentables sont de rigueur. Et puis bien sûr, on magouille avec les plans d'urbanisme pour servir ou desservir selon les affinités, et d'une manière générale, on ignore le droit car opposer le droit à un élu relève du fascisme, le tout bien souvent avec la bienveillante couverture d'une appartenance à une loge... Les cours régionales des comptes ? ce n'est pas la démocratie !

Bref, pour être gentil, nous dirons que la proportion de ceux qui deviennent et ne deviennent pas des demi-fous et voyous auréolés des honneurs de la ripoublique s'ils ne l'étaient avant, est à déterminer.

A voir le comportement des députés godillots des LREM, que croyez-vous qu'ils soient capables de refuser comme magouilles au risque de retomber dans l’inexistence ?

Tout cela, les Français le soupçonnent s'ils ne le savent malgré le rideau presque totalement étanche des merdias. Alors, ils n'ont que très peu d'estime pour leurs élus à supposer qu'ils se soient déplacés pour les élire et et ces derniers s'en tirent bien en n'ayant pas plus de casse.

Ellen

@ boureau | 10 août 2019 à 19:22
"Il est bien temps de pleurer et de s'indigner. C'est ce monde que nous avons édifié patiemment, pierre par pierre, par notre laxisme, nos lassitudes, notre servilité, notre manque de courage, nos choix de politiciens incapables. Assumons."

Pour la plupart de vos commentaires et sur des sujets très variés, je suis souvent en accord avec vous parce que votre clarté et votre lucidité sont réelles. Mais là, je ne puis dire cela. Pourquoi ? parce que quand vous parlez de "Nous" les laxistes, les irresponsables, en des termes accusateurs, vous mettez les 67 millions de résidents français pêle-mêle dans le même panier bon à jeter.

Pour préserver les gens bien, il faut savoir séparer les patates pourries des patates saines.

Gréaudon

Le nom du conducteur ?

GLW

@ boureau | 10 août 2019 à 19:22
"Il est bien temps de pleurer et de s'indigner. C'est ce monde que nous avons édifié patiemment, pierre par pierre, par notre laxisme, nos lassitudes, notre servilité, notre manque de courage, nos choix de politiciens incapables. Assumons.
Cordialement."

Ah que nenni !...
C'est le "nous" que je vous reproche.
Les seuls responsables de tout cela sont les électeurs qui se sont acharnés à voter et revoter pour ces politicards qui avaient tout oublié de leurs promesses de campagne aussitôt le résultat des urnes connu. Pires encore sont ceux qui ont voté à l'opposé de leurs convictions. Alors personnellement, je n'assume pas leur choix, je le subis.
Cordialement.

hameau dans les nuages

@ Noblejoué | 10 août 2019 à 19:11

Sauver la forêt vous dites ?

Il est de bon ton maintenant de lancer des collectes pour parrainer un arbre de la forêt amazonienne.
Au lieu de se donner bonne conscience pour pas cher il serait plus utile de se battre pour sauver déjà les nôtres.
On a ici un projet monstrueux d'une carrière pour faire du granulat, qui va détruire l'un des plus beaux panoramas du piémont pyrénéen.

Elle démarrerait à la droite de cette photo qui montre l'entrée de la vallée d'Ossau:

https://www.flickr.com/photos/[email protected]/30950996840/in/photostream/

Cette carrière qui plus est va se retrouver accolée au bassin versant d'une source d'eau minérale, Celle des eaux minérale d'Ogeu dont les bouteilles vont orner la table du G7 à Biarritz.

Puisque l'on parle aussi de la responsabilité de nos élus qui ont tellement de "responsabilités" qu'ils ne s'engagent plus du tout sauf à entrecroiser de sacrées contradictions:

http://ogeu.mon.village.over-blog.com/2019/03/ogeu-tout-court.html

xc

@ hameau dans les nuages | 10 août 2019 à 19:40

Non, je parle de l'entreprise intervenue en 2009.

Renseignements pris auprès d'un artisan de mes proches, et quelques recherches sur le web: elle aurait dû se charger de l'élimination des déchets amiantés en les envoyant en sacs spéciaux dans un centre de traitement. Naturellement, transport et traitement sont payants. Elle aurait donc dû inclure ces frais dans le devis qui vous a été présenté. Il est probable qu'elle ne l'a pas fait pour pouvoir vous présenter une note plus acceptable. Que vous payez maintenant.

A supposer que cette entreprise existe encore, je ne vois pas ce qui serait faisable contre elle dix ans après. Mais je ne suis pas expert en droit commercial. Vous devriez consulter un avocat.

En attendant, c'est vous qui êtes responsable de vos déchets:
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=53F040577BA0B817A5B11D44818E6804.tplgfr31s_1?idArticle=LEGIARTI000023268608&cidTexte=LEGITEXT000006074220&dateTexte=20190101

Je vous épargne la litanie des articles L541 du Code de l'environnement, ou quand nos parlementaires ne font plus du Droit mais du roman. Imbuvable.

—————————————

@ Noblejoué | 10 août 2019 à 15:10

D'après un artisan de mes proches, en les mélangeant à d'autres déchets, et en les déposant là où ces autres déchets sont admis.

Nous tergiversons à propos du traitement des déchets radioactifs, alors que leur gestion est, globalement, maîtrisée, mais nous laissons disséminer l'amiante.

GERARD R.

Il serait sans doute bon qu'un beau jour, l'électeur-citoyen-contribuable s'interroge sur les conséquences de sa passivité mentale à se laisser influencer par la société sur ses choix électoraux. Le fait d'écarter systématiquement les candidats qui ont encore le courage de se référer, peu ou prou au bon sens, de peur d'être ostracisé. Quel gâchis !

La propension de voter pour des aspirants aux mœurs sociétales révolutionnaires ou... bizarroïdes au nom du "progressisme", de se laisser séduire par leur "belle gueule" ou tout autre critère aussi subjectif, conduit inexorablement un pays et même un continent, aux dérives que nous déplorons.

Et je ne vous parle pas de l'hypocrisie qui tient lieu de "morale" aux me(rd)ia et autres associations des plus douteuses. Se souvenir de l'époque où l'opinion politique personnelle relevait quasiment de l'intimité.

Ellen

@ xc | 10 août 2019 à 17:35
"Il suffirait donc de créer une taxe sur les entreprises productrices de déchets, et d'instaurer la "gratuité" des déchetteries pour elles aussi, pour qu'elles ne prennent plus le risque de sanctions pénales".

Depuis le 11 février 2019, la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) est déjà due par les entreprises dont l'activité ou les produits sont considérés comme polluants : déchets, émissions polluantes, huiles et préparations lubrifiantes, lessives, matériaux d'extraction, etc. Son montant et le taux applicable varient selon les catégories d'activité et de produit. La TGAP sur les carburants fait l'objet d'une déclaration spécifique, non évoquée dans cette page.

Ce lien vous dit tout.

https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F23497

Claude Luçon

@ Trekker | 10 août 2019 à 16:20

Welcome back !

Vous soulevez là le problème fondamental de nos médias et élites littéraires : leur manque de formation scientifique et technologique.
Ils vivent dans le monde éthérique du verbe où le matériel et le bon sens n'ont pas place.
Ils ne peuvent donc parler que du peu qu'ils comprennent de ce nouveau monde.
Ils ne semblent pas, par exemple, avoir compris ce qu'ils viennent de voir : un pékin lambda volant traversant la Manche en l'air mais sur ses pieds à près de 150 km/h !
Pourtant la similitude avec Blériot n'est pas fortuite concernant l'avenir du transport et des communications.

Alors ils pleurent un homme de 76 ans lequel, avec tout le respect qu'on lui doit, aurait dû savoir que l'on ne reste ou passe pas derrière une camionnette après une altercation avec le conducteur ; comme il y a peu de temps on pleurait un jeune homme de 24 ans qui ne savait pas nager bien que vivant au bord de la Loire et s'y tenait pourtant sans protection...

--------------------------------------

@ Savonarole | 10 août 2019 à 12:35
"L’ère des Pleureuses est de retour."

C'est la chose la plus surprenante de cette nouvelle France : les marches blanches.
Nos compatriotes semblent avoir besoin d'être tristes, d'occasions pour pouvoir pleurer...
S'ennuient-ils à ce point, à en pleurer ?
Pour qui a vécu en Afrique, chez les Yorubas dont était issu Louis Armstrong en particulier, et a passé quelque temps à La Nouvelle-Orléans, on y découvre que les obsèques se déroulent dans la joie, dans des cortèges funéraires où l'on joue de la musique, on chante, on danse, généralement vêtu de noir.
Il s'agit de donner au défunt une entrée joyeuse dans l'autre monde.
Le blanc, qui était le symbole de la jeune épouse vierge qui allait perpétuer la continuation de l'espèce, serait devenu le symbole de la mort en France ?

Exilé

@ Solon
« Il y a dans le Code civil un article qui est le fondement de notre société: chaque homme est responsable de ce qu'il fait, même sans mauvaise intention. »

Alors pourquoi ce principe ne s'applique-t-il qu'aux Français lambda et pas aux hommes politiques passés ou présents qui sont responsables de tragédies comme la défaite de 1940 ou bien qui en préparent d'autres du même tonneau par bêtise, par idéologie ou par trahison ?

Deux poids, deux mesures, encore une fois ?

Exilé

Deux cent quarante-huit homicides au cours des mois de mai, juin et juillet. Les causes de ce terrible inventaire sont multiples mais l'une se rapporte notamment à l'augmentation drastique des violences intrafamiliales.

Drastique ? Vraiment ?

https://www.atlantico.fr/decryptage/3577498/criminalite--ce-que-cachent-encore-les-chiffres-sur-la-tres-forte-hausse-des-meurtres-en-france-xavier-raufer

Parlons un peu des « violences conjugales » :

« En 2017, dans le Nord, cinq femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon. Autant qu'en 2016. Ce chiffre fait partie des statistiques avancées par la préfecture ce samedi 27 janvier. On y apprend également que le Nord est l'un des départements les plus touchés par les violences faites aux femmes, après l'Hérault, le Rhône et la Moselle. »

https://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/nord-0/violences-faites-aux-femmes-nord-est-departements-plus-touches-1409933.html

Question de béotien : qu'y a-t-il de commun entre ces départements ?

Par ailleurs, y a-t-il des femmes qui croient le slogan de propagande mensongère « la loi vous protège » qui figure encore sur un site gouvernemental datant probablement de la mandature précédente ?
Si la loi protégeait vraiment les Français en pratique, cela se saurait...
Une fois de plus, c'est à eux de se débrouiller comme ils le peuvent.

Au fait, qui sait que si la Corse est le premier département de France en ce qui concerne le taux d'homicides, c'est aussi celui qui connaît le moins de violences faites aux femmes, que ce soit à la maison ou à l'extérieur ?

Peut-être faut-il voir là un effet des soins jaloux avec lesquels les Corses veillent sur les femmes de leur famille, chose connue des étrangers du Continent ou bien d'ailleurs qui ont intérêt à ne pas s'en approcher de trop près s'ils ne veulent pas se voir mettre un peu de plomb dans la tête pour leur apprendre à vivre...

Comme quoi les solutions, aussi dissuasives qu'efficaces et ne coûtant rien au contribuable, existent...
Quand on veut, on peut.
Qu'en pensent madame Schiappa et nos apparatchiks  aussi inefficaces que ruineux ?

Delachaîssay

Lucile, lucide, sur les enseignants, les juges, le personnel politique, l'establishment !

Et l'électeur alors ?

hameau dans les nuages

@ xc | 10 août 2019 à 17:35

Vous voulez parler de l'entreprise qui a fait le toit de ce hangar de 35 ans ? Disparue...
Les faire enlever par une entreprise spécialisée coûte environ 40 euros du m2, soit quatre fois plus cher que les tôles Nergal que je vais poser...
Le problème comme toujours c'est qu'on n'a pas les moyens de notre politique. On nous a vendu un produit potentiellement dangereux et après c'est du démerden sie sich....
Alors vu le coût de la démolition il est forcément tentant de...

Pour ce qui est de la ferraille je la donne à des gitans sédentaires qui la revendent à des récupérateurs ferrailleurs pour la refonte... La jeter au tri sélectif géré par la comcom, elle sera revendue dans notre dos. Autant que les "gens du voyage" qui ne voyagent plus se fassent quelques euros.

boureau

"Pourquoi les élus seraient-ils épargnés ?"

Ben oui cher P. Bilger ! Pourquoi ? La réponse :

Guzet 10/08/19 09:11
"Qui sème le vent finit par récolter la tempête"

Denis Monod-Broca 10/08/19 09:42
"Ouvrons les yeux, nous récoltons ce que nous avons semé"

Lucile 10/08/19 18:09
"Maintenant que tout le monde est touché, il est temps de s'indigner"

"La République semble baisser les bras" dites-vous cher P. Bilger.

Ça fait plus de trente ans que la République a baissé les bras ! Mais dans quel monde, dans quel quartier, dans quel cercle certains vivent-ils ?

Que lisent-ils de la vie de tous les jours sur leurs concitoyens à part Le Monde, l'Obs, Libération etc. etc. !

Depuis trente ans la presse régionale alerte ! Mais qui lit la presse régionale à Paris ? Pouah ! La presse régionale c'est pour les bouseux !

Il est bien temps de pleurer et de s'indigner. C'est ce monde que nous avons édifié patiemment, pierre par pierre, par notre laxisme, nos lassitudes, notre servilité, notre manque de courage, nos choix de politiciens incapables. Assumons.

Cordialement.

yves albert

@ Jachri | 10 août 2019 à 17:40

Je vois en vous un fonctionnaire qui souhaite de l'avancement.

Noblejoué

@ Trekker | 10 août 2019 à 16:20

Vous avez raison, vive les pompiers. Sauver des vies humaines ou des forêts, quoi de mieux ?

Pardon si je ne fais pas plus éloquent, mais après tout, vous avez bien parlé. J'espère toujours qu'on rende leur dû, par exemple, d'honneur aux gens. Comme je sympathisais, enfant, avec Achille refusant qu'on le traite injustement !

D'autre part, il faut espérer des vocations pour lutter contre le feu. Et que les gens ne fument pas en forêt, ne fassent pas de barbecue en forêt, ne jettent pas de verre en forêt, effet de loupe, etc.
Les vergers ne sont pas des étals à la distribution du public, et les forêts sont fragiles. Les gens disent aimer les arbres, alors qu'ils y fassent un peu plus attention.

Bon, après avoir mis les gens face à leurs responsabilités, après la pluie le beau temps, une douceur :

https://www.leslibraires.ca/livres/sous-la-foret-pour-survivre-il-francis-martin-9782379310034.html

Vamonos

Les élus sont des cibles comme tout le monde. Les délinquants ne font plus de distinction, ils ont un sentiment de toute-puissance et d'impunité. Pourtant, le code pénal prévoit des peines plus lourdes quand la victime est dépositaire de l'autorité publique.

Lucile

Tant que les enseignants n'ont pas été touchés par les violences scolaires, ils niaient les problèmes et accusaient les parents de mauvaise foi. Non, le jeu du foulard ne se pratiquait pas dans leur école, etc. Tant que les juges ne se sont pas fait menacer personnellement par des voyous, ils ont fait preuve de mansuétude à l'égard de certains d'entre eux en qui ils voyaient les mal aimés de la république ; à ceux qu'ils considéraient comme "des privilégiés de la société" ils enseignaient qu'en démocratie on doit tolérer un certain taux de délinquance. Tant que le personnel politique a été plus préservé que la moyenne, il a minimisé l'augmentation de la délinquance rebaptisée "incivilités". Tant que l'establishment s'est senti en sécurité dans ses quartiers, il a soupçonné les plaignants de mauvaises pensées politiques.

Maintenant que tout le monde est plus ou moins touché, il est bien temps de s'indigner.

Jachri

Pourquoi incriminer systématiquement l'Etat - Macron ou un autre à sa tête - quand il s'agit bien plus d'une perte des consciences, des responsabilités, des devoirs de chacun dans un collectif qu'est une nation : je mets mes gravats chez le voisin parce qu'ils m'encombrent ; j'exige des routes, des écoles, des hôpitaux, des services publics mais je ne veux pas payer d'impôts ; je veux mon écran de télévision géant comme mon voisin donc je crie ma colère ; j'exige que tout le monde pense comme moi etc. etc.
Quelle drôle de façon de voir l'être humain et de l'encourager à toujours voir les responsables en dehors de lui-même et de réclamer toujours plus de "l'Etat" pour combler ses insuffisances ou ses frustrations ! Ce n'est pas forcément la République qui a baissé les bras, ce sont peut-être les hommes et les femmes qui vont à l'encontre de leur évolution. Il faudrait au contraire le rappeler sans cesse pour que chacun se ressaisisse.

xc

@ hameau dans les nuages | 10 août 2019 à 14:26

Vous êtes sûr qu'il n'incombait pas à l'entreprise de vous en débarrasser ? Qu'un particulier ne sache que faire de certains déchets peut se comprendre. Mais une entreprise ?

----------------------------

@ Robert Marchenoir | 10 août 2019 à 04:28

D'une façon générale, les gens, partant du principe que leurs impôts paient un service de nettoyage pour les ramasser, jettent leurs déchets divers (canettes, paquets de biscuits vides, etc.) n'importe où.
Il suffirait donc de créer une taxe sur les entreprises productrices de déchets, et d'instaurer la "gratuité" des déchetteries pour elles aussi, pour qu'elles ne prennent plus le risque de sanctions pénales.

Michel Deluré

J'avoue avoir un peu de mal, Philippe Bilger, à suivre votre raisonnement développé sur vos deux derniers billets.

Ainsi, vous déplorez aujourd'hui de devoir « projeter une lumière désastreuse sur l'état de notre France et de notre civilisation » alors qu'hier vous n'hésitiez pas à louer un auteur qui vantait le conflit, qui déjoue l'ennui et anime la vie, oubliant cependant que ce que vous encensiez hier est justement, et pour une large part, la cause de la situation déplorable que vous dénoncez aujourd'hui.

Lorsque la liberté, dont celle d'expression, n'a plus de limites et qu'elle justifie pour certains individus l'usage de tous les moyens, y compris les plus extrêmes, pour faire valoir leur point de vue, il y a là problème et il ne faut pas alors s'étonner des dérives qui en résultent.

Quand la tolérance devient faiblesse et que la promesse verbale, systématiquement réitérée, ne se traduit pas dans les actes, c'est la liberté que l'on met en danger.

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