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10 août 2019

Commentaires

p.c.c. PC

Je me couche tous les soirs à 21h30, après le dernier bulletin météo.
Je m’endors aussitôt et me réveille à 7h.
Un commentateur a écrit à 4h28...
Comment peut-on avoir les idées claires de si bonne heure ?
Vit-il au Japon ou dans une autre contrée éligible au décalage horaire ?
Je m’interroge...

Trekker

@ Savonarole | 10 août 2019 à 12:35
"On pleure un pilote de bombardier d’eau « qui luttait contre les flammes » et un maire qui avait vu trop de films de Clint Eastwood. Le moindre fonctionnaire qui décède dans l’exercice de ses fonctions devient un Jean Moulin à deux doigts du Panthéon..."

Désolé vous comparez là deux accidents fort dissemblables, entre autres par leurs causes et par la personnalité des deux victimes :

Ce pilote de Tracker, Franck Chesneau, comme tous ses collègues volant sur ce même type d’avion ou Canadair, prenait des risques lors de chacune de ses interventions contre les incendies de forêt. Certes des risques limités et a priori calculés, mais comme ses collègues il tangentait souvent la zone qui sépare le risque acceptable de l’accident mortel.

Il luttait alors contre les flammes, mais à très faible proximité de cet incendie il y avait aussi un mas avec ses habitants non encore évacués ! Je vous signale que sa cérémonie d’hommage a eu lieu à la base de la sécurité civile de Nîmes-Garons, et en présence d’une seule autorité nationale, le ministre de l'Intérieur.

Ainsi que déjà écrit dans un précédent commentaire, ce pilote appartenait à l’élite de l’élite*. Celle-ci est peu nombreuse (environ 75 pilotes en France), et peine à recruter : il manque environ 20 à 25 pilotes pour assurer convenablement toutes les missions anti-incendie.

*Ces pilotes sont issus en majorité de la chasse de l’Armée de l’air ou de l’Aéronavale, comptent de 15 à 20 ans de service dans ces armes, puis suivent une longue formation fort sélective au sein de la Sécurité civile. Comme le disait sur BFM Jean Serrat, ex-pilote de ligne aux états de services incontestables "piloter un Tracker ou un Canadair lors de luttes anti-incendie, c’est autrement plus difficile et risqué que mon ancien métier de commandant de bord".

Le maire en question, Jean-Mathieu Michel, tentait de stopper deux contrevenants, et ceux-ci semblent l’avoir percuté mortellement en tentant de s’enfuir. A priori c’est un homicide involontaire par imprudence caractérisée, similaire hélas à ceux de trop nombreux piétons en France annuellement. Les contrevenants qu’il voulait faire verbaliser par la police municipale ignoraient d'après leurs dires sa qualité de maire.

Certes la mort accidentelle de ce maire est un drame pour sa famille et les habitants de sa commune. Mais celle-ci n’a rien d’héroïque car elle semble relever d’un malheureux concours de circonstances, cela n’enlève rien à ses qualités d’élu et d’homme.

J’observe que le décès tragique de ce maire a bien plus été couvert par les médias, nos politiques nationaux et même notre hôte dans son blog, que le décès du pilote de ce Tracker et, maladresse involontaire on ose l’espérer, dans son message le Premier ministre déplora la perte de cet avion avant celle du pilote.

Noblejoué

@ hameau dans les nuages
"Ces plaques sont refusées dans les déchetteries et on m'indique qu'il y a bien un autre moyen de s'en défaire... pas très catholique."

Si ce n'est pas indiscret, lequel ?

yves albert

@ hameau dans les nuages | 10 août 2019 à 14:26

Depuis 2009 vous êtes en train de les remplacer par des tuiles.

Ne seriez-vous pas un peu radin sur les bords ou paresseux ou comme Tartarin et sans assurance ? Je suppose que vous ne dormez pas en plein air !

Exilé

@ Tipaza
"À vouloir conduire une nation comme on gère une entreprise, et mal de surcroît..."

Sauf que dans le cas d'une entreprise, une mauvaise gestion - voire une gestion insuffisamment bonne - peut se traduire par une sanction de la part des actionnaires, sans avoir à attendre cinq ans...

Giuseppe

Allez donc savoir pourquoi, les uns perdent la vie pour une poignée de gravats, investissement citoyen de toute une vie, de l'autre un mercenaire dont on ne sait plus le nombre de zéros et le poids de sa vie pour les autres, un apparentement tombé comme un cheveu sur la soupe sans aucun doute, l'un qui donnait de son temps, de sa vie, de son argent sans doute aussi et un autre où la valeur n'a pas de valeur :

https://i.goopics.net/gEmwW.png

hameau dans les nuages

C'est horrible mais je vais être d'accord avec Bob. :)

Faire payer une deuxième fois des matériaux est un peu de l'abus. C'est le cas avec les plaques ondulées fibro amiantées. Un véritable commerce. Nous avons eu un orage de grêle dévastateur en 2009. Il a fallu pour beaucoup refaire les toits. Nous avons vu arriver des entreprises spécialisées avec leurs cosmonautes en blouses blanches, masques, casques, visières et leurs cabines de douche... une véritable foutaise dans la mesure où ce sont les seules poussières d'amiante dues au disquage qui peut se révéler dangereux (je ne parle pas des employés ayant travaillé dans les usines de production de ces plaques).
Les plaques parties, vous en restez propriétaire avec un éventuel surcoût quand elles seront détruites à la torche plasma... double peine...

Je vais en avoir pour l'équivalent de 160 m2 car percées depuis 2009 en multiples endroits. Je suis (sans autre risque que celui de tomber car très fragilisées) en train de les remplacer par des tôles.

Ces plaques sont refusées dans les déchetteries et on m'indique qu'il y a bien un autre moyen de s'en défaire... pas très catholique.

Comme je ne veux pas le faire vu la quantité elles seront remisées et rentreront dans le passif de notre succession...

Triple peine.

aristide

Nous nous entretuons soit involontairement, soit innocemment, soit sur un coup de colère, soit, soit, soit...

Il a tué un maire dans une circonstance particulière qui semble être une volonté de violence ; mais qui est-il, on ne parle pas de lui alors qu'il serait majeur. Son nom serait-il évocateur d'où la phrase idiote de Macron (les incivilités), nous savons par contre que Macron protège son électorat et a fait élire trop de crétins dans son clan La Répression en Marche. Sa phrase n'est là que pour éteindre un feu qui couve et qui ne lui est pas favorable malgré toutes les fakes news qu'il répand en permanence. A quand l'interdiction de la presse, l'abolition de la nationalité, de la citoyenneté ? Avec Macron le psychopathe tout est possible.

La Macronie est vraiment une saleté à mettre le plus vite possible dans une décharge publique ou non.

Tipaza

Incivilités !
Quand j’ai vu cette déclaration de Macron, j’avoue que j’ai souri d’un sourire désabusé.
Ce mot me rappelait un autre mot aussi décalé, aussi lâche, celui de sauvageon, prononcé par Chevènement à l’encontre de « jeunes de banlieues », alors qu’il s’agissait de voyous, de voleurs et pire, d’individus extérieurs à notre société.

Les mots ne sont pas neutres, nous le savons tous, employer des mots faibles pour des circonstances fortes, c’est avouer sa faiblesse et son impuissance et c’est rendre par là même la situation encore plus grave qu’elle ne l’est.

Ces incivilités sont ouvertement des mises en cause de l’ordre établi ou pire, de l’organisation de la société.
Elles ne sont pas seulement le fait des « jeunes de banlieues », et cela il semble que le pouvoir, ou ce qui croit être le pouvoir, ne s’en soit pas rendu compte.

Tant qu’il s’agissait d’éléments exogènes on pouvait penser circonscrire le phénomène dans certaines zones qu’il suffisait de rendre étanches, mais à présent le désordre et la violence sont aussi le fait d’éléments endogènes qui étaient mieux qu’intégrés, ils étaient la société.

La dégradation de certaines permanences électorales, après que des manifestations se soient produites devant les domiciles de certains ministres, montre le début d’un processus de perte de respect et donc de distance vis-à-vis des représentants de ‘État.

Autrement dit c’est l’État qui se fissure lentement, et si les élus sont agressés c’est qu’ils ne représentent plus qu’eux-mêmes, l’esquive de l’État devant la moindre difficulté fait qu’il disparaît du paysage politique.

À vouloir conduire une nation comme on gère une entreprise, et mal de surcroît, on finit par dissoudre le lien social implicite qui relie les citoyens. Dès lors tout peut arriver.

Certes l’édifice tient encore, mais pour combien de temps ?

Savonarole

L’ère des Pleureuses est de retour. Depuis l’Egypte ancienne jusqu’en Afrique on soudoyait des mammas pour leur talent à éclater en sanglots lors d’un convoi funéraire.
Aujourd’hui Emmanuel Macron ressuscite cette coutume ancestrale.
On pleure un pilote de bombardier d’eau « qui luttait contre les flammes » et un maire qui avait vu trop de films de Clint Eastwood.

Le moindre fonctionnaire qui décède dans l’exercice de ses fonctions devient un Jean Moulin à deux doigts du Panthéon. La cour des Invalides n’a jamais été aussi fréquentée, il faudra bientôt s’adresser au bureau des réservations. Macron y est excellent. Il adore ça.
Un fonctionnaire mort pour la France, c’est du 2 % de plus dans le sondage de popularité de la semaine prochaine.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pleureuse_(profession)

Bernard

Je me suis fait exactement la même remarque, mais ce qui est impardonnable c'est la valeur que l'on donne aux victimes de ces violences. Certaines semblent plus victimes que d'autres pour des raisons essentiellement politiques et médiatiques. Les gens le ressentent profondément, et ça c'est aussi une forme de violence.

Solon

On ne peut que s'étonner de l'analyse de Monsieur Marchenoir: on oblige les entreprises à se débarrasser de leurs déchets dans des conditions extraordinairement gênantes et on les fait payer pour ça. Je sais qu'au Moyen Âge on vidait son pot de chambre par la fenêtre et que dans certains pays on jette tous les déchets n'importe où mais comment peut-on s'indigner d'avoir fait quelques progrès dans ce domaine ? En quoi est-ce gênant, extraordinairement gênant, d'aller dans une déchetterie ? Même un chien enterre ses déjections...

Il y a dans le Code civil un article qui est le fondement de notre société: chaque homme est responsable de ce qu'il fait, même sans mauvaise intention. Flanquez votre coude dans l’œil du voisin et vous devrez panser son coquard. Produisez des gravats, vous devez les éliminer proprement, d'autant plus que comme professionnel vous polluez plus que les autres. Le coût fait partie du prix de revient.

Claude Luçon

A propos de ce genre d'accidents il ne faut pas oublier que chaque matin, maire ou pas, femme et homme, les Français doivent penser que dix d'entre eux vont mourir assassinés(e)s par une automobile sur nos routes, et cela dure depuis des décades et non seulement par dépôts d'ordures illégaux.

Comme il y a peu d'espoir que l'intelligence humaine s'améliore il est urgent de fabriquer des voitures intelligentes.

Il y avait un passager dans la camionnette, si le chauffeur ne voyait pas derrière lui, il lui suffisait de dire à son passager de descendre, d'observer et de le guider. Simple règle de sécurité qu'on impose sur les chantiers et qui devrait peut-être faire partie de l'examen du permis de conduire.

Denis Monod-Broca

La « main invisible » du marché était censée transformer en intérêt général collectif la somme des intérêts égoïstes individuels.
Cette idéologie est mensongère comme toutes les idéologies. Ni l’intérêt général ni les intérêts individuels n’y trouvent leur compte, sinon pour quelques-uns bien sûr, les plus forts, c’est-à-dire les plus riches.

C’est très bien dit dans cette chanson :
« Seul le crime paie, aucun remord pour mes péchés »

Texte intégral ici :
https://www.google.fr/searchq=Seul+le+crime+paie,+aucun+remord+pour+mes+pêchés&ie=UTF-8&oe=UTF-8&hl=fr-fr&client=safari

La politique, la publicité, les cours de management, etc., ne disent pas autre chose, avec divers degrés de brutalité (la palme allant à Trump).

Nous apprenions « après vous », tout proclame désormais « moi d’abord ». La raison du plus fort n’est-elle pas la meilleure ?

Ouvrons les yeux : nous récoltons ce que nous avons semé.

« Quand croît le péril, croît aussi ce qui sauve ». Nous atteignons le fond de l’impasse. Pour retrouver le chemin et progresser à nouveau, faisons demi-tour.

Guzet

Ce qui a couvé depuis des décennies en bénéficiant d'une tolérance complice finit par devenir de plus en plus manifeste, en révélant des conséquences qui, de virtuelles, sont en train de devenir de plus en plus réelles... Qui sème le vent finit par récolter la termpête...

Exilé

Pourquoi les élus seraient-ils épargnés puisque plus rien ni personne ne l'est et que le pouvoir se contente de déplorer ce à quoi il n'a plus la capacité de résister ?

Nous en avons eu une sinistre illustration il y a quelques années après les graves attentats que nous avons subis, que M. Hollande et ses ministres faisaient passer sur le compte de la fatalité alors qu'il s'agissait tout simplement d'une carence flagrante d'un État qui revendique le monopole de la violence légitime mais qui est incapable de la mettre en œuvre pour protéger les Français, ce qui est en principe la première de ses fonctions sinon la seule et qui pour aggraver son cas leur interdit en pratique de se défendre.
Laissez-vous tuer sans résister, nous ferons le reste.

Comment ne pas comprendre que des discours devant des cercueils aux Invalides ou ailleurs, des petites bougies ou des marches blanches sont des réponses complètement décalées par rapport à la gravité des événements et surtout laissent planer de sérieux doutes sur la capacité et la volonté du pouvoir politique d'attaquer le mal à la racine, qu'il s'agisse « d'incivilités » ou d'attentats, qui sont réunis par un lien de filiation ?
A quoi ce pouvoir (?) politique peut-il donc servir ?

Alors, même si nous nous ne devons pas approuver les violences directes ou indirectes à l'encontre des élus, demandons à ces derniers s'ils ne font pas tout pour attiser la colère populaire en ne faisant pas leur travail et en s'occupant de sujets futiles (cf. la fessée) au lieu de traiter les sujets importants dont en priorité et toutes affaires cessantes les problèmes d'insécurité mettant en jeu la vie des Français ?

Chemins de traverse

@ Robert Marchenoir

Cela ne méritait pas une mort d'homme.
Les entreprises ne prévoient pas de recycler leurs déchets ?
Après toutes les pollutions dans les rivières et autres paysages naturels appartenant à tous ?

Les agriculteurs, les paysans sont obligés de placer des panneaux pour que les gens respectent les bas-côtés des routes, les bordures de leurs champs. Et récemment l'on a appris que la baignade dans certains lacs deviendrait interdite.
Les mairies doivent faire procéder au nettoyage par leurs employés.
Les locaux ne rien balancer de leur voiture sur le bord des routes.

Stop à l'irrespect et à l'irresponsabilité, aux touristes malveillants.

Achille

« Pourquoi les élus seraient-ils épargnés puisque plus rien ni personne ne l'est et que le pouvoir se contente de déplorer ce à quoi il n'a plus la capacité de résister ? »

Le pouvoir fait ce qu’il peut dans la limite des moyens que lui confère la démocratie. Cette fameuse démocratie garante de la liberté d’expression sous toutes ses formes, y compris la violence, ainsi que le mouvement des Gilets jaunes nous le démontre depuis neuf mois.

Que faut-il faire contre les incivilités, le manque de respect pour les institutions et les personnes représentantes de l’autorité ?
La moindre intervention un peu musclée est immédiatement considérée comme une atteinte aux droits du citoyen : « droit de manifester, droit de revendiquer, de militer » comme dirait l’angélique Clémentine Autain.

La liberté dont nous disposons dans notre pays a fini par faire perdre tout repère à certains citoyens qui se croient devenus intouchables au nom de leurs droits, agressant non seulement les élus et les FDO mais aussi le personnel hospitalier, les pompiers qui sont au service des citoyens et pour finir la moindre personne qui se permet de les contrarier.

A défaut de le déplorer que faut-il faire dans notre société où même la fessée a été interdite ? Il y a parfois des coups de pied au c.. qui se perdent !

P.-S.: Il y a une certaine contradiction, Philippe Bilger, entre le présent billet dans lequel vous reprochez, en gros, que la France soit devenue un immense "foutoir" et le billet précédent où vous considérez qu’il y a dans la paix de l’ennui mais aussi de la bêtise.
Il va falloir choisir la paix sociale ou le droit à vociférer pour tout et n’importe quoi, car les deux ne sont pas compatibles...

Robert Marchenoir

Mettons un instant de côté la montée de l'agressivité, et intéressons-nous à cet incident où le maire de Signes a perdu la vie. Il est manifeste qu'il a été tué par le socialisme. Le sien, et celui du système.

Première constatation : la cause du conflit est due au non-respect des lois concernant le débarras des gravats de chantier. Les gazettes se sont remplies d'articles déplorant la multiplication des décharges sauvages.

Mais pourquoi existent-elles ? Comment faisait-on avant ? Il n'y avait pas de chantiers, avant ? Et ces chantiers ne produisaient pas de gravats ?

Ce qui est sûr, c'est que les contraintes dites écologiques, infligées aux entreprises du bâtiment, sont de plus en plus sévères. Et qu'elles se sont accompagnées de la création d'une institution qui n'existait pas auparavant : la déchetterie. Même le mot est d'origine récente.

Or, l'usage de la déchetterie est payant. Le socialisme en vigueur impose donc une contrainte contradictoire : d'un côté, on oblige les entreprises à se débarrasser de leurs gravats dans des conditions extraordinairement gênantes ; de l'autre, on les oblige à payer pour cela. N'importe quel psychologue vous expliquera que c'est le moyen le plus sûr de rendre les gens complètement fous.

Ajoutons-y un environnement étatiste où les entreprises subissent des taxes de plus en plus élevées.

Étonnez-vous, après cela, que l'irruption de Monsieur le maire au détour d'un sentier provoque une explosion de fureur...

De son côté, Monsieur le maire a voulu jouer au flic. Il a largement présumé de ses pouvoirs, et dramatiquement mal interprété le rapport de forces. Il avait réussi à faire reprendre leurs gravats aux ouvriers. Ceux-ci les avaient remis dans leur camionnette. Il aurait dû s'arrêter là.

Mais non : il leur a ordonné d'attendre la police municipale. Il était seul contre deux, dans un endroit isolé. Ses opposants étaient munis d'une puissante arme par destination, leur camionnette. Il s'est placé derrière la camionnette, bloquée à l'avant par sa voiture. Rien ne pouvait lui arriver. Il était dans son Droit, il représentait l'État, il était dans le camp du Bien. Au nom de la Planète et des pouvoirs qui lui étaient conférés, il ferait beau voir que ces manants ne lui obéissent point.

Et ce qui devait arriver arriva. Soit, hypothèse indulgente pour le conducteur, celui-ci a reculé pour partir, sans se rendre compte que le maire était derrière lui. Soit, hypothèse beaucoup plus vraisemblable, il a reculé en sachant fort bien que le maire était derrière lui.

Et le socialisme a montré son échec une fois de plus : on aura beau faire rouler tous les r du monde dans "l'État fort et stratège", le prurit étatiste aura beau dégringoler jusqu'au plus humble maire de village étreignant son écharpe tricolore en hurlant : je représente l'État ! j'ai des pouvoirs de police !, la réalité, l'économie et la nature humaine reprendront toujours le dessus à un moment ou à un autre.

La raison commanderait qu'on cesse de se tordre les mains en plaignant les pauvres petits maires de village blabla, confrontés aux incivilités croissantes blabla. Et qu'on commence par virer un ou deux millions de fonctionnaires inutiles.

Suite à quoi, on aura les "moyens" nécessaires pour payer les fonctionnaires réellement utiles. Ceux qui devraient fournir les vrais services publics dont nous avons réellement besoin. Par exemple, des fonctionnaires venant chercher gratuitement, sur simple demande, les gravats sur les chantiers mêmes où ils sont produits. Ou, à l'extrême rigueur, des fonctionnaires attendant, dans des déchetteries implantées en nombre suffisant sur le territoire, que les ouvriers les leur apportent -- gratuitement, bien sûr.

On ne va pas, en plus, exiger de ces derniers qu'ils payent pour cela, et, quand ils trichent, leur intimer l'ordre d'attendre la police municipale, malgré qu'ils aient repris leur camelote et perdu une journée de travail !

Mais on préfère payer des fonctionnaires à ne littéralement rien faire, des années durant (l'actualité nous en a récemment fourni plusieurs exemples). Et l'État ferme les yeux sur des millions de journées de congés-maladie pris frauduleusement par ses agents.

Alors, de temps à autre, quelqu'un en meurt. Ce n'est pas grave. On ne fait pas d'omelette sans casser des œufs. L'avènement du socialisme est à ce prix. "Le bourgeois ne mérite ni plus ni moins la mort que quiconque", nous a bien expliqué le marxiste Bégaudeau. Ni plus ni moins que l'ouvrier -- ou le maire, en l'occurrence.

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