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14 août 2019

Commentaires

yves albert

@ Achille | 15 août 2019 à 09:38

Voilà cinquante ans que l'on raconte vos c*nneries, voyez le résultat actuel.

Claude Luçon

A propos d'idées il y avait celle-ci :
https://youtu.be/OUvAy71_QRw
Curieux que Mélenchon n'y ait pas pensé !

Exilé

@ Claude Luçon

Bonaparte: 250e anniversaire de sa naissance aujourd'hui.

genau

Claude Luçon n'a pas tort: il y a une part d'épiderme qui saute dans la remise en cause de notre réseau routier. Journalistes coupables ? Non, meliora video proboque, deteriora sequor, voilà tout. A ma décharge, le réseau français a toujours été un sujet de fierté, aussi par l'existence d'un service prestigieux, les Ponts, au point qu'être X-Ponts est aujourd'hui encore un label d'excellence. Aussi, voir publiées des statistiques plutôt minables hérisse le poil du vieux royaliste que je suis, en pensant à Louis XV.

Alors, que cette humeur se tourne vers la classe dirigeante, c'est assez normal, pour ne pas dire basique, et si j'ai pu faire plaisir à un ami, tant mieux, mais j'admets que c'est facile. Dans le monde de l'efficience capitaliste et en même temps de la sacralisation fiscale à destination inconnue, au point que l'un et l'autre se partagent les prébendes, le vulgum ne sait plus très bien où il en est: entre les prodiges de synthèse des équipes dirigeantes, à la mesure des erreurs commises, et les pesanteurs idéologiques qui viennent parasiter les décisions les plus élémentaires il n'y a guère de place pour le bon sens.
Ce sentiment, le mieux partagé du monde, tombe en quenouille, mais, disant cela, déjà, je porte atteinte à celles qui la maniaient, évoquant les temps déraisonnables où les hommes n'avaient pas de seins et les femmes de rime graveleuse.
Dieu sait si je n'aime pas offusquer qui que ce soit, mais je revendique le coup de pied au c.l en ne sachant pas très bien sur quel postérieur il arrivera, parce que, au fond, c'est d'amour qu'on parle.
Vale.

Xavier NEBOUT

@ Delachaîssay
"...comme si Israël ne faisait pas partie de l'Espace Civilisationnel Européen..."

Israël qui ferait partie de "l'espace civilisationnel européen"...
A ceci près que l'Etat d'Israël résulte d'un rejet dudit espace civilisationnel, la Shoah n'en ayant été que le fait déclencheur puisque cela va de Blanche de Castille au pogroms dans les pays de l'Est.

Lucile

La désunion des personnes ne me paraît pas grave. Elle est normale quand on croit qu'un leader est la réponse à tout. La désunion des idées est inévitable aussi, mais en délimitant un tronc commun sur lequel s'entendre, et dicté par les urgences (désindustrialisation, dette, immigration, enseignement, délinquance), on relativise les différences.

Pour se rassembler, il manque surtout une volonté commune. C'est que chacun cherche à préserver son confort immédiat le plus longtemps possible, et pour ça, Macron est peut-être le moins mauvais de tous, malgré quelques ratés sporadiques et intermittents, du genre Gilets jaunes il y a peu, grèves des urgences en ce moment.

Avec la réserve que si on ne s'occupe pas de la dette, ni de l'immigration, elles s'occupent de nous. Il faudra bien les juguler un jour, qu'on s'entende les uns avec les autres ou non.

Exilé
Michel Deluré

La droite, dans le sens restrictif où beaucoup l'entendent et qui exclut systématiquement le RN, ne peut s'entendre à partir du moment :

- où elle se montre incapable (à moins qu'elle n'ose pas ?) de définir clairement les points clés devant servir de fondements à son action et touchant notamment des domaines aussi sensibles et essentiels que, par exemple, le niveau d'interventionnisme de l'Etat, le protectionnisme, l'immigration, la sécurité, la justice, les problèmes sociétaux, l'Europe...
- où aucune personnalité forte ne s'impose, capable d'incarner l'identité de cette droite sur ces bases et suffisamment intègre et convaincante pour assumer le rôle de meneur, pour fédérer les différentes sensibilités au service de ces convictions.

Aussi longtemps que la droite ne remplira pas ces conditions, elle restera absente des radars de la politique.
En cela, elle ne diffère d'ailleurs nullement de la gauche qui se trouve confrontée aux mêmes problèmes.

Se positionner sur une politique économique libérale n'est pas forcément synonyme de destruction de tous les acquis sociaux.
Parler de protectionnisme n'est pas systématiquement se retrancher derrière des barrières douanières infranchissables, se couper du reste du monde, vivre en totale autarcie et s'appauvrir.
Traiter de l'immigration n'est pas tabou et ne doit pas inéluctablement conduire à taxer ceux qui abordent ce délicat sujet de racistes.

La droite doit impérativement se reprendre pour que le choix qui s'offre aux citoyens ne se réduise pas comme aujourd'hui à un affrontement entre le macronisme et le RN. La démocratie a besoin de pluralisme.

hameau dans les nuages

@ jérôme | 14 août 2019 à 16:24
« Comme le dit si bien Fatou Diome : vous êtes venus changer notre monde, ne vous étonnez pas que nous changions le vôtre. »

Dites donc, c'est le livre de la jungle ou Guignol votre truc !

http://guinolmadelon.over-blog.com/2016/04/guignol-noir.html

Le pauvre petit mouton noir qui vient se jeter dans la gueule du grand méchant loup blanc. Attention Fatou ! Il est là ! Où ça là ? là ! là !

Fatou le petit chaperon rouge, reste malgré tout franco-sénégalaise, un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.

yves albert

@ Michelle D-LEROY | 14 août 2019 à 18:24

Bonjour Madame,

En lisant votre exposé, je me demande comment nous pouvons ne pas destituer cet homme qui déteste les Français et les trahit en permanence.
Est-il admissible que l'organisateur de l'invasion actuelle soit notre Président ?

Tipaza

Dans ce mouvement incohérent, des ego se surestimant, il y a un aspect tragico-comique ou carrément farce, au choix.
C’est le comportement de Sarkozy jouant les vieux beaux, ou les vieilles coquettes ou encore les plus que « has been » avec Macron.

Sarkozy n’a jamais brillé par son sens de la dignité et la rectitude de sa tenue, mais sa façon d’être avec Macron est ridicule sur un plan personnel, ce qui n‘est grave que pour lui, mais elle retarde toute reconstruction d’une droite parfaitement déboussolée, par un manque d’idées directrices et de chef incarnant des idées.

On retombe avec l’union de la droite, sur le vieux problème philosophico-scientifique, de l’oeuf et de la poule, qui est le premier des deux.
Le chef ou les idées ? Ni l’un, ni l’autre ils sont absents tous les deux.

En politique le rôle d’un chef n’est pas seulement d’atteindre l’objectif fixé, il est aussi de s’assurer une succession pour pérenniser l’action menée.

Le bon sens populaire dit qu’un père a réussi l’éducation de ses enfants lorsque ceux-ci le dépassent. Si au moins un des enfants n’est pas devenu plus que le père, peu importe le domaine, alors c’est une éducation ratée et un mauvais père.

De ce point de vue, Sarkozy, mais aussi les autres présidents qui l’ont précédé ont été mauvais. Avec la vanité de durer au-delà du temps imparti par le destin, ils ont tué leurs enfants en politique, n’assurant en rien leur succession.

Il y a dans le principe monarchique une volonté d’assurer la continuité de la dynastie, pas seulement pour la dynastie en soi, mais aussi pour le pays et son histoire.

Nous sommes dans un régime semi-monarchique, où le principe de continuité n’existe pas. Et où, pire, les monarques républicains s’obstinent à saper l’action de leurs éventuels successeurs.

Achille

@ Michelle D-LEROY | 14 août 2019 à 18:24
« Si le sujet de l'immigration reste un sujet de droite, c'est très dommageable pour notre pays et pour l'Europe entière d'avoir des citoyens aussi peu concernés par ce qui se trame sous nos yeux. »

Je n’ai jamais été partisan de l’immigration illégale, à savoir celle qui fait les choux gras de passeurs sans scrupules qui font embarquer de pauvres bougres sur des rafiots pourris, sachant que de toute façon des navires humanitaires les récupéreront quelques miles plus loin dans la Méditerranée, ce qui leur permet d'avoir bonne conscience.

L’Europe a ses propres problèmes (sécuritaires, sociaux, communautaires, etc.). Elle a aussi ses pauvres et ne peut pas accueillir toute la misère du monde.
La solution consiste à traiter le problème de l’immigration à la source. A savoir, rendre leur pays à ces populations qui le fuient en s’attaquant aux régimes corrompus qui poussent ces pauvres gens à l’exode.
A noter également que le dérèglement climatique est aussi une cause de cette immigration massive et là les solutions incombent à tous les pays, principalement les plus gros pollueurs que sont la Chine, l’Inde et aussi les Etats-Unis.

Aliocha

Et pourtant, sbriglia, n'avez-vous pas l'impression, tout éveillé, de vivre un cauchemar bien réel ?
Il est donné à l'humain de savoir incarner ses rêves, et la technique a réalisé tant de prouesses qu'il est permis de penser que ses réalisations n'empêcheraient pas qu'il soit possible d'imaginer une autre forme de relation que la négation d'autrui.

C'est même, au vu des impasses dans lesquelles nous entraînent la haine et l'impéritie de ceux qui prétendent qu'il n'y aurait que cette forme de relation, un réel pragmatisme d'oser chercher une autre manière de fonctionner qui, je le prétends et le confirme, est inscrite dans nos lois, prouvée par notre histoire, et révélée par nos textes religieux puis poétiques et romanesques.
N'en avez-vous pas assez de l'éternel retour du pire ?
N'êtes-vous donc pas déterminé à imaginer autre chose à proposer à nos enfants que le jeu du cirque célinien, le goût si divertissant du sang versé ?

Ce rêve-là, cher sbriglia, c'est lui qui est obsolète, et définitivement mis à terre par la révélation évangélique, aussi il se déchaîne, car il est impossible de le combattre avec ses armes à lui, ce serait alors signer la victoire des répétitions qu'il désire, le menteur, nous tentant par l'illusion de sa force à nous entraîner à y céder.

Oui, cher frère en Karamazov, la patience est notre alliée, et la vérité patiemment servie sans jamais céder ne saura que triompher car, voyez-vous, et là est l'unique point de la foi, la vérité est la vérité, et nos efforts pour tenter de la formuler ne sauraient se passer de l'ennemi, ce frère avec qui, enfin réuni et réconcilié, nous expérimentons d'éprouver la joie des retrouvailles, au point que la larme qui tombe à terre, selon les paroles qu'un certain grand rabbin de France, un certain 11 janvier 2015, osait formuler devant un certain Premier ministre israélien appelant à l'Aliyah, que cette larme est la fondation de la Jérusalem céleste.

Il suffit à l'homme de croire pour réaliser son rêve, que l'Europe se souvienne donc quel est son destin, elle permettra à l'humanité de réaliser le sien, sortir enfin du cauchemar tragique pour accéder à l'aventure épique de l'amour du prochain.
Toute autre réalité, sbriglia, n'est que désir de la fin, vous avez tout loisir de choisir celle-ci plutôt que celui-là, ce choix n'est pas un rêve, mais la formulation d'une question bien réelle que la vie vous pose, vous laissant libre d'y répondre à votre guise, une invitation que vous êtes libre, ou non, de refuser.

Bibasse

Le problème des électeurs de droite, c'est qu'ils sont en majorité favorables à la politique anti-immigration du RN et des partis souverainistes mais qu'ils craignent un changement de politique économique qui au final ne les pénalise pas tant que ça.

Donc pour le moment c'est le portefeuille qui est privilégié et E. Macron a de beaux jours devant lui...

Tipaza

@ Robert Marchenoir | 15 août 2019 à 00:57
« ...il est manifeste qu'il s'agit d'un semi-débile mental. »

Ma belle-mère utilisait une formule plus scientifique, elle disait « c’est un trisomique 20,5 », ce qui n’était pas très gentil pour les trisomiques 21 je vous l’accorde.

boureau

@ Semtob 15 août 2019 01:17

"Les extrêêêmes"

Quand vous écrivez les extrêêêmes, je présume qu'il faut lire "extrêêême drouate".

Cela va sans dire dans votre esprit sans doute, mais cela va encore mieux en le disant. C'est plus clair. Tant il vrai que c'est plus chic de parler de la "gauche de la gauche" que de "l'extrêêême gauche".

Vous arrive-t-il de penser que cela fait quarante ans que vous et vos semblables nous abreuvez des "pires choses" sur cette droite et que, malgré vos arguments que vous pensez intelligents, profonds et décisifs, les électeurs ne vous écoutent pas ? Et les rangs de cette droite de grossir encore et encore !

Vous arrive-t-il de penser que d'autres Français puissent avoir une intelligence du monde différente de la vôtre ? Pensez-vous vraiment que vous détenez "la vérité" ?

Qui parle de "destruction européenne" ? Vous êtes emporté par des fantasmes. Je ne connais personne qui soit contre l'Europe. L'Europe n'est pas un pays mais une civilisation. Qui serait contre notre civilisation ?

Par contre, ce que vous avez du mal à comprendre, c'est qu'il puisse exister des Européens qui ne veulent pas de cette Union européenne actuelle. N'auraient-ils pas le droit ? Pourquoi voulez-vous penser à leur place ?

Je crois sincèrement que ce sont ces discours répulsifs qui induisent nos innombrables fractures françaises.

Ne serait-il pas possible d'examiner ce qui nous rassemble plutôt que, systématiquement, ce qui nous divise ? Avec ostracisation à la clef !

Ne vous rendez-vous pas compte que ce sont vos anathèmes qui consolident la position d'E. Macron ?

Enfin, faisant appel à votre intelligence et à votre sens démocratique, comment pouvez-vous penser, sans vous remettre en cause, que vous avez le droit divin d'écarter de la vie publique les Français qui ont voté à 47 % pour les extrêêêmes au premier tour de la présidentielle ?

Il y a des moments où quelques minutes de réflexion font le plus grand bien. Essayez !

"Et le parti de Macron sera en miettes" dites-vous.

Même pas en rêve ! Ouvrez les yeux !

Cordialement.

Delachaîssay

Écouter Radio Courtoisie ! Il y a encore des types qui font ça ! La voix de la Le Pen S.A. ! Cette entreprise qui vit de l'immigration depuis 50 ans. Dont le mot d'ordre est remigration, un vocable d'une indépassable ambiguïté.
Une famille chrétienne-chrétienne tendance olé-olé !

L'invasion migratoire : le problème c'est eux. Ils ont empêché la constitution d'un parti nationaliste honorable et convaincant qui aurait balayé toute la crasse politicienne depuis longtemps et qui aurait rendu l'Europe aux « Euopéins » !

Et antisémite en prime, comme si Israël ne faisait pas partie de l'Espace Civilisationnel Européen et s'il n'était pas la seule nation en guerre de survie contre les Arabes !

semtob

Cher Philippe,

Voilà un texte bien étrange et il ne suffit pas de répéter les désirs des journalistes pour tendre vers la réalité.
Ce sont les journalistes qui minaudent, qui tournoient autour d'une alliance qui ne pourra jamais se faire.
Sauf à passer par une guerre civile !

Les Républicains sont des européens convaincus alors que cette famille hypermédiatisée ne rêve que de destructions européennes, d'un Frexit qui coulerait à mort notre pays.

Alors que faire de cette famille qui surfe sur les angoisses des Français en n'ayant aucune proposition sérieuse pour l'avenir de la France à part quelques idées écologiques qui seraient intéressantes à mettre en oeuvre.

Non, votre billet est terriblement décevant et comme Macron commence à se faire quelques cheveux blancs ainsi que Ferrand pour 2022, comme le titre le Canard Enchaîné et ce n'est que le début d'une trouille monumentale qui va s'emparer de ces élus, car il est impossible de soutenir un parti qui a fait sombrer le pays dans un désordre inacceptable et se voit responsable d'une insécurité et d'une maltraitance des manifestants, d'un blocage du commerce et d'une croissance molle molle à la Sapin.

Il est à parier que l'aile droite des macronistes viendra rejoindre une droite porteuse d'idées et que cet élan fera disparaître les extrêmes dont chacun se passerait bien.
Encore quelques mois et le parti de Macron sera en miettes, avec autant de frondeurs que d'affronts.
françoise et karell Semtob

Robert Marchenoir

Face à l'offre politique, considérons la demande. Il paraît que cette dernière est véhiculée par les Gilets jaunes. On m'assure de tous côtés que ceux-ci représentent le vrai peuple de la vraie droite, ou de la vraie gauche, enfin de la vérité vraie, et que seul le dévoiement des Gilets jaunes du début a provoqué les avanies que l'on sait.

Tournons-nous donc vers les Gilets jaunes authentiques, tels qu'ils viennent d'être interrogés par la sainte Radio Courtoisie -- laquelle elle-même ne peut se tromper, représentant le Vrai Peuple de la Vraie France.

L'envoyé spécial de cette radio, n'écoutant que son courage, un haut fonctionnaire nommé Roland Hureaux, est allé promener son micro sur je ne sais quel "rond-point" de la France périphérique, où les gilétistes AOC préparent la rentrée. Hureaux, bien sûr, est "souverainiste", étatiste et poutiniste. Et gilétiste, cela va sans dire.

Grâce à lui, nous allons enfin "comprendre" ce que veulent les Gilets jaunes (lesquels ne sont pas "écoutés" par les élites).

Or, que nous disent les Gilets avec lesquels il est allé boire des coups ? (Ce qu'il a tenu à nous faire savoir : boire avec le peuple, c'est important, pour un haut fonctionnaire à la retraite.)

Une infirmière d'une soixantaine d'années, qui vit à la campagne, se plaint de devoir faire 15 kilomètres en voiture pour aller travailler. Je ne comprends pas : elle voudrait les faire à cheval ? Elle voudrait qu'on construise un hôpital en bas de chez elle ? (Si elle travaille à l'hôpital, ce qu'elle ne nous dit pas. Ce genre de détails n'est pas pertinent.)

Devoir faire seulement 15 kilomètres pour aller travailler, c'est exceptionnellement confortable. C'est tout à fait normal. Qu'on aille au boulot à pied, en train ou en voiture. Elle voudrait quoi, la madame ? Qu'on construise les villes à la campagne ? Même en ville, il est tout à fait courant de devoir faire 15 kilomètres pour aller travailler.

Elle se plaint (à juste titre) de l'état des urgences. Elle diagnostique un manque de médecins généralistes -- correctement, mais elle ne dit pas un mot sur l'immigration, il lui faudrait pour cela un minimum de courage.

Et elle s'arrête là. Elle ne dit pas immédiatement : vive Macron et l'ultra-libéralisme. Elle ne dit pas : les Gilets jaunes sont des abrutis, car ils réclament davantage d'État, alors que c'est justement parce qu'il y a trop d'État qu'il n'y a plus de médecins libéraux.

Elle se plaint que "le coût de la vie augmente". Sans le moindre chiffre. Sans le moindre exemple à l'appui. Le coût de la vie n'augmente pas. L'inflation est exceptionnellement basse -- en fait, elle est trop basse. Ce qui augmente, c'est exclusivement ce qui est fourni (ou pris) par l'État : l'électricité, les impôts... (Je mets à part le logement, qui ne la concerne pas, puisqu'elle vit à la campagne.)

Et elle ne dit pas : les Gilets jaunes sont des cancrelats décérébrés, car ils réclament plus d'État, ce qui ne peut conduire qu'à plus d'impôts.

Elle ne dit pas (ce qui est sans doute vrai) : mon salaire est trop bas, il n'augmente pas assez. Car pour cela, il faudrait qu'elle mette en cause l'État, qui le lui paye sans doute, et qui est la cause des salaires trop faibles dans le privé -- puisqu'il faut bien que les entreprises paient les impôts, conséquence de l'État fort et stratège réclamé par les mêmes gilétistes.

Puis Hureaux passe le micro à un autre opprimé. Celui-là est scandalisé par ce que disent les médias. Ils font rien qu'à raconter des mensonges. Par exemple, ils nous disent qu'il faut marcher pour soulager le mal de dos (tuyau : c'est vrai). Mais moi, j'ai une sciatique. Alors je peux pas marcher.

Absence manifeste du long silence embarrassé qui devrait suivre cette remarque, chez les animateurs, signifiant : ah zut ! on est tombés sur l'idiot du village, vite, Maurice, passe le micro à quelqu'un d'autre. Tout le monde, au contraire, loue la sagesse du Français profond (et périphérique ; très périphérique).

Un autre (ou le même, je ne me souviens plus) : c'est un scandale qu'on privatise la Française des jeux. Ah oui ? et pourquoi ? Eh bien, parce que tout ça c'est les biens qui appartiennent aux Français, pour lesquels nos ancêtres se sont battus. On peut pas nous les prendre sans notre autorisation.

Bah non, bonhomme, ça fait longtemps que tout ça ne t'appartient plus. T'as vu la gueule de la dette publique ? Tout ça appartient aux créanciers de la France, et estime-toi heureux qu'ils ne réclament pas le remboursement de tout le bazar tout de suite.

Et cette dette publique, elle vient d'où ? Du budget de l'État, qui a toujours été en déficit depuis 40 ans. Et le déficit de l'État, il vient d'où ? Des abrutis dans ton genre, qui ont insisté depuis 40 ans pour obtenir leurs avantages Jacky -- que les "élites" leur ont fourni, et maintenant c'est l'heure de payer l'addition.

Mais plus précisément, le gilétiste, en quoi ça le défrise, qu'on privatise la Française des jeux ? Eh bien, parce qu'elle finance, paraît-il, un nombre considérable de petits clubs de foot locaux, et que ces subventions disparaîtraient en cas de privatisation.

Alors que le sport, c'est bien, c'est pour les enfants, le sport c'est la santé, et sinon ça deviendrait "un sport de riches".

Okay. Donc en fait le gars il offre du sport de pauvres à ses enfants, mais avec l'argent des autres, donc ça coûte rien, c'est l'État qui paye. Et bien sûr, il faut que les enfants fassent du sport, que feraient-ils sans ça ? Ils risqueraient d'ouvrir des livres, et ils pourraient y apprendre comment l'économie fonctionne.

Naturellement, il est hors de question que le brave Français périphérique, avec l'accent du Sud, se bouge les fesses et s'organise avec d'autres parents, pour financer le sport de leurs enfants. Cépapossib. Le sport n'est pas une marchandise. L'État doit fournir le sport gratuit, la santé gratuite, la culture gratuite. Il n'y a que la sottise qu'il n'a pas à fournir, celle-là s'auto-produit en surabondance.

La sottise qui fait que l'on se plaint d'avoir obtenu ce qu'on a réclamé : les impôts, la "vie chère" et les déserts économiques qui sont la conséquence de l'État obèse voulu par la majorité.

Et bien sûr, le même se plaint que "les élites" le considèrent, lui et ses amis, comme des imbéciles, alors qu'à l'écouter, il est manifeste qu'il s'agit d'un semi-débile mental.

Voilà l'état de la demande politique -- du moins la partie de la demande dont certains voudraient nous faire croire qu'elle représente la totalité du peuple.

Naturellement, il y a toute une partie de la demande qui ne jouit pas de la légitimité de ceux qui mettent le bazar : la demande des entrepreneurs, par exemple. Les créateurs d'entreprise, ceux qui montent des start-up. Ceux-là, c'est tout juste si on ne leur crache pas dessus. Ce sont des "riches", et créer de la richesse, c'est mal. Ce qui est bien, c'est de la prendre aux autres par l'intermédiaire de l'État.

duvent

@ genau | 14 août 2019 à 11:00
« J'ai aimé aussi la formule chinoise sur l'utilisation des immeubles locatifs: "Ni chiens ni migrants". »

Des Chinois cyniques... ou...

https://www.youtube.com/watch?v=NZtaf20R9mg

Tipaza

@ jérôme | 14 août 2019 à 16:24
« Comme le dit si bien Fatou Diome : vous êtes venus changer notre monde, ne vous étonnez pas que nous changions le vôtre. »

Aucune originalité, cette personne aurait pu citer ses sources.
C’est cette phrase que prononcèrent les Goths, Wisigoths, Ostrogoths lorsqu’ils entrèrent dans Rome.
On connaît la suite.
À l’époque les Barbares venaient du Nord. Ils étaient chevelus, mal coiffés, sans dreadlocks ! C’est vous dire si c’étaient de vrais barbares !

« Le bon sens unique près d'chez vous ma bonne dame, une sorte de refuge de cons sanguins ce blog. »

Kolossale finesse, mais bien que cette grossièreté ait été acceptée, je ne répondrai pas sur le même registre.

Vous connaissez le Prince Salina ?
C’est lui qui a dit dans le Guépard :
« Nous fûmes les guépards, les lions. Ceux qui nous remplaceront seront les chacals et les hyènes. »

Il aurait pu ajouter que ces charognards ont toujours le dernier mot sur le partage du gibier, à défaut d’avoir eu la moindre initiative dans la réussite de la chasse.

Achille

Suite à la cuisante défaite de son champion aux élections européennes, trois candidats sont en lice pour remplacer Laurent Wauquiez à la présidence de LR : Christian Jacob, Guillaume Larrivé et Julien Aubert.

Ce sont les adhérents qui choisiront leur nouveau chef le 13 octobre prochain. Si l’on en croit les sondages, tout semble indiquer que c’est Christian Jacob qui sera retenu.
Mais je suppose que ses deux adversaires n’ont pas dit leur dernier mot et feront tout pour déjouer les pronostics.

Espérons pour ce parti qui connaît bien des déboires depuis 2017 que l’on n’assistera pas au pathétique scénario qui a opposé J-F Copé et F. Fillon en novembre 2012, chacun revendiquant la victoire.

Si c’est Jacob qui sort, il est clair que l’union des droites est reportée à plus tard car il fait partie du courant de pensée de LR qui exclut tout rapprochement avec le RN.
Si c’est Julien Aubert par contre, souverainiste convaincu, une alliance est possible, à condition, bien sûr, que ce soit lui qui garde le leadership. Mais je doute que MLP accepte le deal.
Quant à Guillaume Larrivé, comme son nom l’indique, avec lui tout peut arriver.

yves albert

Un livre intéressant pour rester informé :
Laurent Izard "la France vendue à la découpe" - entreprises, terres agricoles, immobilier, brevets, quand la France vend son avenir. (L'Artilleur, mars 2019.)

Exilé

@ Caroff
« Notre dette publique dépasse 2 000 milliards €, elle aura des répercussions énormes sur les générations futures ! »

La dette hors bilan de la France était de 4 300 milliards d'euros en 2018 !


Claude Luçon

@ genau | 14 août 2019 à 16:32

Loin d'être fan des énarques et des journalistes, je crains que vous sous-estimiez nos services de ponts et chaussées et que vous ne vous laissiez entraîner dans le trou noir où nos journaleux insistent pour nous précipiter.
Vous savez tout de même la devise de nos médias ? "A la panique citoyens !"
Pour l'instant nous les satisfaisons en tuant dix citoyens par jour sur nos routes, pas par des ponts qui s'écroulent comme en Italie, ils en sont tellement heureux qu'ils n'en parlent même pas. Ou à peine en disant que comme le mois précédent nous n'avons tué que 328 citoyens en juillet.

Par chance nous avons aussi des balcons qui se décrochent de leurs immeubles dernièrement, le sujet du plomb de Notre-Dame a été exploité au maximum, il leur fallait bien quelqu'autre désastre.

Cher genau vous devriez tout de même avoir compris nos journalistes ?
Ils plagient Bonaparte : la panique, encore la panique, toujours la panique. Comme Bonaparte ils vivent un peu leur propre Bérézina dernièrement des mains des Gilets jaunes, pas de Poutine !

Michelle D-LEROY

@ Achille

Si le sujet de l'immigration reste un sujet de droite, c'est très dommageable pour notre pays et pour l'Europe entière d'avoir des citoyens aussi peu concernés par ce qui se trame sous nos yeux.

Pratiquement tous les jours de juillet et août un magnifique bateau flambant neuf OCEAN VIKING ramène migrants africains (forcément des migrants économiques) et jeunes mineurs non accompagnés.
Je cite Le Figaro qui nous dit que l'Elysée se démène pour les accueillir. Ces grands humanistes qui dépensent (42 millions par mois en citant toujours le Figaro d'hier) pour la seule allocation ADA attribuée aux demandeurs d'asile, sans parler de l'AME, des logements, et de la prise en charge des mineurs isolés (50 000 € de moyenne par an par mineur) font pleurer dans les chaumières lorsqu'ils accèdent à quelques demandes sociales Gilets jaunes, quand ils disent que les retraités ou les fonctionnaires coûtent trop cher.

Qui peut encore croire cela.
Le pire n'étant sans doute même pas dans le coût mais dans une sorte de révolution culturelle qui ne dit pas son nom.

Il ne s'agit ni d'extrémisme ni de racisme, mais juste de bon sens. Ouvrez les yeux et arrêtez de vivre sur le passé de l'Union des gauches, les réalités ont changé.

yves albert

@ genau | 14 août 2019 à 16:32

Camarade, ami ou simplement cher genau, puisque nous ne nous connaissons pas, merci pour cette révolte et ce coup de pied au c*l à notre classe dirigeante.

Classe dirigeante qui nous prouve depuis trop longtemps qu'elle est composée de trop d'abrutis, énarques ou pas.

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@ Savonarole | 14 août 2019 à 16:18

Mais Bruno Le Maire, c'est Macron qui le dirige totalement car Bruno doit à peine savoir compter sur ses doigts, idem pour Edouard Philippe qui lui cire les pompes tous les matins.
Quant à Macron vous savez bien qu'il est le Pinocchio d'un club.

boureau

"Union des droites"

Pour LR, ça commence mal !

Les "écuries" (qui tuent les partis politiques français) n'ont jamais été aussi nombreuses au LR :

Julien Aubert (Oser la France)
Daniel Fasquelle (Sauvons la droite)
Guillaume Larrivé (La France demain)
Valérie Pécresse (Libres !)
Xavier Bertrand (La Manufacture)
Bruno Retailleau (Force républicaine)
Christian Estrosi (La France audacieuse)
Guillaume Peltier (Les Populaires)

Et ce n'est qu'un début, selon la presse, d'autres personnages politiques - plus ou moins connus -, s'apprêtent incessamment à apporter leurs formidables et indispensables contributions sous la même forme.

Les combats vont être féroces dans cette guéguerre picrocholine ! Que de cadavres en perspective !

Comme le dit notre hôte : "la charrue avant les boeufs" !

Cordialement.

Michelle D-LEROY

"Une République qui se défend sans se renier, une autorité qui se manifeste et n'offense pas le noyau irremplaçable de la liberté, l'esprit d'entreprise, le service des entreprises mais le souci de l'équité sociale, le refus des insupportables, indécentes inégalités, un pouvoir simple, sans esbroufe mais avec de l'allure, le culte d'une authentique unité nationale avec des droits et des devoirs acceptés parce qu'imposés par des représentants dignes et irréprochables. Un humanisme certes, mais efficient. La France, plus seulement un mot, un hymne mais une langue, une histoire, un capital, un miracle à sauver." (PB)

Rien à ajouter ou à retrancher, ce que vous écrivez Monsieur Bilger devrait être la ligne politique d'un parti de droite qui oeuvrerait pour un vrai redressement des valeurs. Une base solide sans laquelle toute réforme ou tout retour à une embellie économique ne changera rien au malaise actuel de notre pays.

Mais on nous propose plutôt un parti de droite Macron bis, un parti qui dit oui à toutes les suggestions modernistes et lobbyistes des associations et ONG pour avoir une relative tranquillité côté gauche.

Qui, en France, actuellement aurait cette audace et ce courage ? Et qui le suivrait ? Braver la bien-pensance de gauche de France, d'Europe et même internationale, braver ceux qui financent notre dette, cela paraît impossible. Nous sommes donc pris dans un piège dont il est bien difficile de sortir, pour ne pas dire impossible... sans compter sur les ego des uns et des autres.

sbriglia

« ...la désunion des idées n'empêche en rien l'union des personnes » (Aliocha)

« Alas, poor Yorrick ! »

Aliocha, cher Aliocha, parfois je me demande si vous ne venez pas d’une autre planète...

C’est beau comme l’antique... mais c’est « Faisons un rêve ! »

Et la vie n’est pas la sœur du rêve...

PS : la somme d’intelligence des commentaires de ce billet me conforte dans l’idée que tout n’est pas perdu à jamais.

La tyrannie de la gauche sur la droite prendra fin le jour où la droite cessera d’être honteuse comme un pénitent avouant sa luxure au confessionnal.

Commençons à brûler les confessionnaux et les prêtres de la bien-pensance fuiront comme des rats.

caroff

@ Jérôme 16h24
"Comme le dit si bien Fatou Diome : vous êtes venus changer notre monde, ne vous étonnez pas que nous changions le vôtre."

Bien sûr, bien sûr, mais "nous" sommes venus avec des vaccins, des infrastructures et notre langue, rien quoi...
Et "on" n'a pas changé grand-chose. Faut-il rappeler que du temps des colonies en AOF il y avait environ 40 000 blancs au total...
Au Togo, dans les années 1930: 500 Européens et 780 000 indigènes: une véritable oppression !

genau

Pardon, un bis. Droite comme gauche, avez-vous entendu cette remise en cause de l'entretien des ponts, au hasard du jour anniversaire de celui d'Italie ?
Comment pouvons-nous accepter que restent aux affaires et aux manettes les énarques qui prélevent les impôts les plus lourds, les plus vicieux du monde et ne sont même pas capables de satisfaire à la tâche élémentaire de l'entretien des Ponts et Chaussées ? Comment admettre une telle saleté politique ? Des projets personnels... la gloire internationale... des leçons de morale à tout-va, de la morgue à revendre, mais les ponts, ça non, pas important pour les petits messieurs cornus mais non pensants qui font de l'administration de salon, d'officine, mais ne savent pas qu'un pays ça s'entretient. Sans doute est-ce un détail que n'importe quel énarque rejetterait d'un coup de menton méprisant, pensez donc, le peuple, ça se commémore, ça se marchande, ça se vend, ça ne s'aime pas, on est en France voyons.

jérôme

@ Tipaza
"Le monde des mondialistes bien-pensants est curieux.
Les mêmes qui défendent l’écologie et la planète, qui veulent préserver la diversité animale, s’extasient lorsqu’on leur explique que les animaux, mammifères, oiseaux et mêmes certains poissons, ont des territoires qu’ils défendent, et ceux-là même refusent à l’homme et au citoyen le droit à un territoire inviolé."

Mais le requin n'a jamais été emm... le lion.
Le crocodile coloniser le pôle Nord en réduisant l'ours en esclavage...
Défendre son territoire...
Ne pas aller emm... l'autre sur le sien c'est pas mal aussi.
De ce point de vue on n'est pas mal.
Comme le dit si bien Fatou Diome : vous êtes venus changer notre monde, ne vous étonnez pas que nous changions le vôtre.

Le bon sens unique près d'chez vous ma bonne dame, une sorte de refuge de cons sanguins ce blog.

Savonarole

Face au RN, la droite fait penser à ces homosexuels qui n’osent pas l’avouer.
Un mal-être permanent. Une dépersonnalisation qui la réduit au néant.
Étranglée par la liberté de ton du RN, elle renâcle à l’idée d’avouer qu’elle adhère à tout ce que prône ce parti sur l’immigration.
Sur le plan économique, elle reste scotchée au radical-socialisme de Chirac, dont Bruno Le Maire est le nouveau fleuron, et qui flanque par terre toutes les fusions-acquisitions en défouraillant son sabre social « Non aux fermetures de sites en France ! », résultat Fiat nous a fait un bras d’honneur, Ford décampe, Amazon et Google s’esclaffent.
Bref, un nouveau Juppé.
Emmanuel Macron ne tardera pas à s’en débarrasser.
Je prévois le pire pour Le Maire : le Conseil constitutionnel. Le silence de la sépulture suprême. Il est temps qu’il se taise sous le marbre et le bronze de l’art funéraire.

hameau dans les nuages

@ Jabiru | 14 août 2019 à 09:07

Mettre fin à l'immigration de masse dites-vous ?

Mais certains migrants font tout pour partir ! Mais vraiment tout ! Eh bien non ! ça ne marche pas... Ce serait trop facile mon petit bonhomme ! Quand on n'aime pas la France, on ne la quitte pas comme ça ! :)

https://www.larepubliquedespyrenees.fr/2019/08/14/pau-un-jeune-guineen-commet-des-delits-en-esperant-se-faire-expulser,2590272.php

Metsys

Au-delà des ego surdimensionnés, il y a plusieurs droites, au moins trois, et elles ne se sont jamais entendues - ou alors trop bien. On a vu se succéder l’usurpateur, le fils du régicide, le crétin qu’on mènera, le drapeau blanc du comte de Chambord, les républicains modérés mais non modérément républicains, la Divine surprise, le « oui, mais » et la trahison de 1981 : j’en passe et des meilleures.
Mais déjà, il faudrait que chaque courant arrive à se structurer… Quid des échanges entre Fillon et Juppé, de la rivalité entre Balladur et Chirac, et, pour remonter à une époque plus civilisée, du dialogue entre Polignac et Chateaubriand, après la démission de ce dernier en 1829 ?

« Pourquoi, me disait-il, ne voulez-vous pas être dans les affaires avec moi ? Ne suis-je pas votre ami ? Je vous donnerai à Rome tout ce que vous voudrez ; en France, vous serez plus ministre que moi, j’écouterai vos conseils. Votre retraite peut faire naître de nouvelles divisions. Vous ne voulez pas nuire au gouvernement ? Le roi sera fort irrité si vous persistez à vouloir vous retirer. Je vous en supplie, cher vicomte, ne faites par cette sottise.
- Je répondis que je ne faisais pas une sottise ; que j’agissais dans la pleine conviction de ma raison ; que son ministère était très impopulaire ; que ces préventions pouvaient être injustes, mais qu’enfin elles existaient ; que la France entière était persuadée qu’il attaquerait les libertés publiques, et que moi, défenseur de ces libertés, il m’était impossible de m’embarquer avec ceux qui passaient pour en être les ennemis. J’étais assez embarrassé dans cette réplique, car, au fond, je n’avais rien à objecter d’immédiat aux nouveaux ministres ; je ne pouvais les attaquer que dans un avenir qu’ils étaient en droit de nier ».

CQFD.

yves albert

Voilà du très bon Marchenoir ! (Robert Marchenoir | 14 août 2019 à 07:26)

Le sujet est lancé : la course aux prochaines "déjections" dans ce jeu de l'oie politique traditionnel ; qui gagnera le prix du prochain tirage ?

Au final les vainqueurs, sortant tous du même moule, seront incapables d'assurer notre avenir et notre présent dont ils se moquent absolument, voyez nos parlementaires, nos ministres et le roitelet actuel et croyez-vous que cela va changer ?

Notre pays ne manque pas d'idées, mais d'hommes politiques capables ; de plus les voies d'accès au jeu de l'oie sont bloquées par deux sectes.

Xavier NEBOUT

Pour se rassembler derrière des idées, il faut avoir une notion de Dieu commune et une hiérarchie religieuse cohérente. De là, suit une philosophie politique communément admise et donc légitime. Malheureusement, là, il s'agit de l'Islam et plus de la chrétienté.
Nous, nous avons le bordel des philosopheurs et philosophistes ayant accouché de 1789 et 1968.

De même que les Français ont suivi de Gaulle qui n'avait d'autre idée que celle de lui-même, il conviendrait de suivre Marion Maréchal et le couple Ménard tout simplement parce que ce sont quasiment les seuls sur l'échiquier politique à sembler à la fois instruits, honnêtes et sains d'esprit, et par-dessus tout capables de faire tourner à nouveau le regard vers ce qui pourrait faire face à l'Islam.

P.-S.: Le Christ n'a pas recommandé d'utiliser l'homéopathie, mais l'épée...

caroff

"Une République qui se défend sans se renier"

Noble objectif, mais est-ce encore possible tant nos marges de manoeuvre semblent étroites:

- Notre dette publique dépasse 2 000 milliards €, elle aura des répercussions énormes sur les générations futures !
- L'essentiel de nos législations provient de la transposition des directives européennes ou de l'application des Traités que nous avons ratifiés.
- Nous sommes ainsi soumis au respect des obligations de la CEDH qui nous empêche, par exemple, de revenir sur le regroupement familial...
- Les accords commerciaux de libre-échange signés par l'UE nous contraint à en accepter toutes les conséquences, parfois funestes, pour les agriculteurs ou les salariés.
- La mondialisation que Macron et à peu près toute la classe politique souhaitent approfondir s'accompagne de la flexibilité des salaires et des emplois alors que la concurrence n'est pas loyale.
- Depuis la mise en place de l’euro, la politique monétaire et la politique de change ne sont plus du ressort des États mais de celui de la BCE. La France ne peut donc diminuer son taux d'intérêt en cas de baisse de sa demande.
- La croissance de la productivité du travail est en baisse importante ce qui limite les possibilités d'augmentation des salaires.

Je pourrais continuer à égrener les pierres qui balisent le sentier sur lequel nous évoluons. Les politiques français, comme le souligne Robert Marchenoir, préfèrent rester dans l'ambiguïté pour éviter de fâcher des électorats aux opinions contradictoires.

La réussite de Macron tient précisément au "en même temps": je suis socialiste car je ne touche pas aux vaches sacrées (fonction publique énorme et peu productive, sécurité sociale peu performante et inefficiente à bien des égards) et je suis libéral car je prépare la France à l'intensification de la mondialisation.
Comme équation insoluble on ne peut faire mieux !

Bonne chance à une union des droites, mais pour faire quoi ?

Valéry

Je vois là comme un léger défaut d’interprétation. Si les LR refusent une union avec le RN, malgré une convergence des idées à 90 % (et même 100 % si on regarde par le prisme historique), c'est tout simplement parce que la presse les incendierait et cela provoquerait encore davantage leur oblitération du paysage audiovisuel. Car c'est là que tout se joue.

Le problème français - et européen sans doute - est l’alignement de la presse à gauche, alors que la population gravite - sur les sujets prioritaires comme l'identité culturelle, responsabilité citoyenne et immigration - majoritairement à droite. Manque de pluralité des points de vue tels qu'ils existent dans la société, cela influe sur les décisions qui pourraient pénaliser la visibilité d'une formation politique, c'est pourtant simple.

Il faut une presse de droite, courageuse et tenace. Donc il faut repenser les écoles du journalisme et de l'information. Sans cela, vous aurez toujours un fossé entre ce que le peuple pense et ce qu'on dit qu'il pense, une société décalée basée sur une cohésion tout artificielle.

Delachaîssay

Et maintenant Placido Domingo ! Qui l'aurait cru ?

Comme c'est difficile de faire vivre les gens ensemble. Ce n'est qu'embrouille.

Qu'est-ce qu'on attend pour séparer drastiquement les races et les sexes ?

genau

Nous voilà bien ; M. Bilger sonne le glas de tout espoir de renaissance d'une droite. Non pas qu'il dise des choses inexactes, mais elles sont tellement vraies qu'elles en deviennent de ces tableaux galants qui ne montrent guère la crasse des beaux habits et les odeurs tenaces des réduits.
Seuls les libertins osèrent aller jusque-là et, dans leur style châtié, ne rien négliger de l'accompagnement olfactif des idées, ni de leur nécessaire soumission aux impératifs dits moraux qui les cernent. Jamais ils ne songeraient à imiter Cratès (de Thèbes) qui, faisant l'amour sur une place publique, répondit à celui qui l'interrogeait sur son attitude, "Je plante un homme".
Nous aurions besoin pour envisager une droite que ses ténors relussent les Cyniques.
J'ai aimé aussi la formule chinoise sur l'utilisation des immeubles locatifs: "Ni chiens ni migrants".

Denis Monod-Broca

L'union est, tout au plus, une tactique, un slogan, elle ne saurait être une fin en soi.
Face à une gauche qui se veut "le Bien" et se raccroche à des lambeaux d'idéologie, n'y a-t-il pas pourtant un boulevard pour la droite ? A condition qu'elle sache ce qu'elle veut.
Est-ce si difficile ?
La crise économique, écologique, spirituelle est sur nous. Les penseurs français l'ayant décrite ne manquent pas.
Balayons ces fausses évidences que sont la nécessité de la croissance, les bienfaits du ("doux") commerce, l'efficacité de la concurrence, la toute-puissance de la technique, le bien-fondé a priori du "progrès", la légitimité de la violence... Retrouvons nos esprits. Renouons avec le doute. Le reste suivra.
Ne revient-il pas à la droite de choisir un tel chemin ?

Tipaza

@ Robert Marchenoir | 14 août 2019 à 07:26

Voilà qui est dit et bien dit.

Vous avez abordé le problème de la souveraineté de façon implicite en parlant de l’immigration de masse, je voudrais développer ce thème qui me tient à cœur.
Il ne saurait y avoir de liberté sans souveraineté.

Souveraineté qui n’est pas isolationnisme comme le disent les obtus de la mondialisation, mais coopération bien comprise dans la liberté des nations et la loyauté de chacun des partenaires.

Je rappelle que les pères de la République avaient élaboré la « Déclaration des droits de l’homme ET du citoyen ».

Ce concept de citoyen explicitement énoncé était tout à la fois l’affirmation de la souveraineté de la nation dans le lien entre l’individu et la collectivité, et la reconnaissance du fait évident que l’homme est de quelque part, et qu’il est le fils de quelqu’un.
Autrement dit l’homme est un être de racines, il ne saurait être indifférencié, de nulle part ou de partout.

Les principes d’aujourd’hui ne font référence qu’aux droits de l’homme ou pire à celui de l’humain.
Dès lors que le citoyen est effacé, nié, l’immigration de masse devient un droit dont usent et abusent ceux qui y ont intérêt, c‘est-à-dire les migrants.

Je ne me souviens plus qui a dit : « Dans un conflit entre peuples, les civilisés sont ceux qui ont quelque chose à perdre, les barbares sont ceux qui ont tout à gagner ». Nous en sommes là dans cette immigration de masse de barbares.

Le monde des mondialistes bien-pensants est curieux.
Les mêmes qui défendent l’écologie et la planète, qui veulent préserver la diversité animale, s’extasient lorsqu’on leur explique que les animaux, mammifères, oiseaux et mêmes certains poissons, ont des territoires qu’ils défendent, et ceux-là même refusent à l’homme et au citoyen le droit à un territoire inviolé.

En ce sens certains partisans de la cause animale accordent à l’animal plus de droits qu’à l’homme.

Il n’y a pas de liberté sans souveraineté.
L’indifférenciation des hommes, considérés comme des individus et non plus comme des citoyens, aboutira à un totalitarisme orwellien.

dd33120

Le malheur de la droite et de la France c'est bien la famille Le Pen. Le parti reçu en héritage sert de repoussoir pour des gens qui partagent un même diagnostic sur notre société, mais ne voudront pas le dire par peur de stigmatisation.

Quand je discute avec des gens de cinquante ans et plus, la grande majorité partage les mêmes idées à savoir: la France est submergée par une immigration non maîtrisée. Le droit du sol est une aberration. Le communautarisme fait des ravages. Il n'y a plus d’intérêt commun pour faire société. Il y a de la place pour construire une force transpartis sur ces quelques idées plus bien sûr l'économie, l'Europe etc.

Mais ça n'arrivera pas, celui ou celle qui essayera sera systématiquement assimilé à Le Pen ; ça dure depuis quarante ans avec Mitterrand,Tapie, Chirac, Macron, etc. Il se sont tous servis de Le Pen pour asseoir leur pouvoir. Ils peuvent lui dire merci.

Jabiru

@ Robert Marchenoir 14 août 2019 à 07:26

J'approuve totalement vos trois "Si"
.Libéraliser la France
.Mettre fin à l'immigration de masse
.Lutter véritablement contre la délinquance

Mais manifestement cela n'en prend pas le chemin !
Le reste ne restant qu'au niveau du baratin et des promesses qui ne seront pas tenues.

Delachaîssay

Invasion migratoire. Les Le Pen font partie du problème !

Aliocha

La droite a perdu tout sens des réalités depuis qu'elle a abandonné, au bénéfice de la capacité économique de marchés dérégulés, sa définition d'un État fort. Elle ne sait plus alors le définir que sur le sujet migratoire et, pendant la crise, Martine Aubry avait bien décrit la position courageuse de Sarkozy qui, au discours de Toulon, avait tenu à raison des positions quasi trotskistes.

Depuis 1971, et l'abandon par Nixon de l'indexation sur l'or, ceci pour payer les frais de l'impossible maintien impérialiste au Vietnam comme l'indispensable bien que minimale protection sociale chez lui, la dérégulation imposée par la voracité des marchés érode des États devenus leurs supplétifs, la seule référence du profit des actionnaires dominant la doxa économique dissolvant l'indispensable régulation sans laquelle les crises détruisent la vie des gens dans leur réajustement naturel, au vu que la loi ne sait plus les maintenir dans des objectifs équilibrés, ceux qui devraient justement tenir compte de la réalité humaine qu'il y a derrière tout profit, et qui n'est plus formalisé que dans des équations hyper-performantes, mais complétement coupées de cette réalité.

Si Macron est arrivé à prendre le pouvoir, c'est qu'il a su décrire cette situation, qu'il a su, après l'aveu que fut le quinquennat précédent qui lui se vautrait dans le mensonge démagogue de la désignation de l'ennemi financier, à quel effort est voué l'Occident s'il ne veut pas se précipiter comme on le remarque ici, dans les sophismes les plus éculés et les plus honteux que sait si bien formuler le sieur Buisson, qui sont mensonges hollandais réciproques, et qu'a dû cautionner Fillon à la fin de sa campagne, englué qu'il était dans la catastrophe personnelle de ses comportements passés.

La crise des Gilets jaunes confirme le diagnostic rocardien.
Le peuple a compris que les impérities financières ne sauraient plus jamais être cautionnées, garanties et remboursées par ses petits sous, alors que la règle de la dette lui est enjointe avec la plus grande sévérité quand il dépasse le découvert autorisé ; il a compris aussi que cette nouvelle religion du profit cachait encore moins bien que les institutions religieuses d'antan les systèmes d'oppression et d'exploitation.

Le "en même temps", économie de marché au nom de la liberté, encadrée par la démocratie, les droits de l'homme et la protection sociale, qui est l'idéologie rocardienne et le fondement européen, doit absolument trouver sa définition dans l'expression non pas successive, qui ne saurait que singer l'alternance et retourner à l'envi au fossé des scansions des conflits, mais dans l'établissement d'un réel débat générateur de consensus évolutifs permanents, où les lucides de droite comme de gauche savent partager les places et le pouvoir dans l'intérêt du rétablissement de la régulation de l’État.

En équilibrant cette relation, qui est allégorie européenne de la réconciliation, droite et gauche sauront être à la hauteur de ce qui est le fondement des lois, que liberté sans égalité, égalité sans liberté, ne sont que les variations d'une même tyrannie, que si ces deux notions sont servies chacune par des entités opposées mais sincères dans leur dialogue équilibré, le chemin est ouvert pour l'avenir de l'humanité qui est la fraternité, laissant aux ennemis d'hier les mensonges discriminatoires, à l'échec du passé les passions délétères de ceux qui ne savent fonctionner qu'en désignant un ennemi, sans se rendre compte que celui-là est le plus semblable singe de sa propre chorégraphie.

Aussi, et que le génial général en soit loué, le symptôme Macron est, avec tous ses défauts qui ne devront pas être épargnés, l'incarnation de cette réalité, dans la mesure où les Français choisissent l'avenir européen, en fait l'avenir tout court, laissant au fossé sanglant du passé les désirs d'empire hégémonique qui obsèdent mondialement les entités furieuses qui n'ont pas la chance d'avoir une loi qui, si on soutient un État fort qui la garantit, a tout en ses textes pour décrire le chemin futur de notre survie.

Move it on, Macron ! Vous avez l'occasion, Président, d'affirmer que la désunion des idées n'empêche en rien l'union des personnes, qu'il est l'heure de savoir, sans renoncer à sa conviction, accepter de la confronter au consensus nécessaire, que là est la condition suffisante pour que la démocratie occidentale accède à l'age adulte de sa maturité, à ce que définit fondamentalement l'horizon de l'idéal européen.

Exilé

L'union des droites qui n'est pas une piste médiocre est en train de se gangrener, écartelée entre un slogan et une bataille d'ego.

Avant de se lancer dans une entreprise d'union des droites, peut-être faudrait-il commencer par se mettre d'accord sur ce qui, sur le plan des principes avant celui des idées, caractérise une vraie droite qui n'aurait aucun rapport avec les classifications arbitraires actuellement appliquées par le ministère de l'Intérieur.

Et puis, il serait aussi préférable de ranger au placard des ostracismes aussi infondés que ridicules...

boureau

"Union des idées ou désunion des personnes ?"

Votre phrase la plus importante, à mon avis, cher P. Bilger : "Rien n'est donc plus absurde, pour le concept à éditer de l'union des droites, que cette charrue avant les boeufs".

En même temps, comme dirait l'autre, croire que l'union des droites (si cela peut exister car pourquoi y aurait-il "plusieurs droites" ? vieux concept dépassé) peut se réaliser dans des concepts soigneusement élaborés par des universitaires qui savent tout et sans doute pas grand-chose, est un très beau leurre.

Tout cela sont des propos d'été qui affolent la rédaction macronienne du Figaro qui a tout intérêt à saborder les tentatives hors Macron !

C'est l'heure des festivals d'été. A choisir :

"Il ne faut jurer de rien" ou "Beaucoup de bruit pour rien".

Dans les deux cas le mot "rien".

Cordialement.

P.-S.: Même Yves Thréard s'y colle dans son éditorial du Figaro du 13 août 2019: "Réinventer la droite". A vos devoirs de vacances qui seront oubliés le 1er septembre ! Du vent !

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