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23 septembre 2019

Commentaires

duvent

@ Denis Monod-Broca | 23 septembre 2019 à 10:44
« Mais si, pour s’approcher de la vérité, on doit douter de tout, comment ne pas douter du doute lui-même ? Que faire alors ? »

Ce n'est pas mal... Une suggestion, si vous le permettez : il faut toujours quand le doute vous habite, se souvenir qu'il ne dure pas si longtemps, car l'homme est doté par la nature, sa mère ou le bon Dieu (je ne sais pas exactement...) d'une capacité à se trouver si intelligent, si supérieur et si indispensable, qu'il ne peut souffrir le doute que vaguement. Et c'est ainsi que...

Le pyrrhonisme est amusant, quelquefois.

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@ sbriglia | 23 septembre 2019 à 09:30
« Et l’on termine sa vie sur un banc public à regarder les feuilles mortes accomplir leur rêve : être dans le vent. »

En voilà une vérité ! Je n'aurais pas pu mieux dire.
Peut-être que j'aurais plutôt écrit : et l'on termine sa vie sur un banc public en compagnie d'un autre avec qui on peut se taire, se taire, et encore se taire pour regarder les feuilles de platane emportées par le mistral !

Mitsahne

J’ai l’intime conviction que le Pouvoir se fiche complètement du peuple français :

- quand il utilise uniquement le futur pour annoncer que ‘’les impôts vont baisser’’

- quand il affirme que le pouvoir d’achat s’améliore puisque les prix sont stables à condition de ne pas compter les carburants, le tabac, le gaz, l’électricité, les loyers, les contraventions et bien entendu, les impôts ! Les statistiques sont formelles !

- quand il annonce à coups de trompettes la baisse prochaine de la redevance TV de UN EURO, on reste émerveillé par la grandeur du geste.

- que Président et ministres ne sont que des illusionnistes. Ou des clowns qui ratent leurs coups mais qui font croire au public qu’ils l'ont fait exprès. L’incantation pour mieux cacher le mensonge. Ils auront bientôt droit à une prime de pénibilité.

Le bruit discret court que grâce aux excellentes relations qu’entretient Emmanuel Macron avec Vladimir Poutine, il se pourrait qu’on envisageât un remboursement des fameux emprunts russes de 1912. Nos dirigeants sont à court de bonnes nouvelles, alors ils nous ressortent les fantômes. Pourquoi faudrait-il qu’ils nous les cachassent ?

Alors, convaincus ?

Aliocha

Mais non, aboule, vous faites du Elusen.

breizmabro

Il y a encore des gens (comme dirait petit Elusen) qui regardent ONPC ?

Perso, depuis le départ de Zemmour et Naulleau je n'y suis jamais retournée.

Donc, si j'ai bien tout suivi, l'autre troisième couteau du cinéma français de Darmon, le flic corse ridicule d'une série improbable, est venu (pour vendre sans doute quelque chose) et a laissé tombé son intime conviction aux pieds de Laurent Ruquier (hihihi) qui n'attendait que ça (hihihihi) vu que son copain Fogiel a acheté fort cher deux petites filles qui sont très heureuses avec leurs deux papas (faut dire que pour l'instant elles n'ont pas encore l'âge de demander à leur deux gentils papas combien cela leur a coûté cette envie d'avoir des enfants. Pour des glaces vanille on connaît le prix de son envie, c'est affiché, mais pour des enfants...).

Deux vieilleries sorties des archives de l'INA, Darmon et Trierweiler, née Massoneau, qui viennent faire leur dernière danse du ventre face caméras, auraient délivré leur conviction... médiatique. C'est pitoyable.

Quelqu'un en a quelque chose à f..aire des convictions de ces deux has been venus en promotion commerciale telles des têtes de gondoles d'une chaîne de service public ?

Qui, à vingt ou vingt-cinq ans, potentiellement concerné par cette loi, regarde cette émission débile et ses invités rancis ? Qui ?

Julien WEINZAEPFLEN

Et si on la faisait à l'envers ? Éric Dupond-Moretti a le vent en poupe, y compris dans votre esprit, cher Philippe. C'est un avocat médiatique et un homme sans conviction, que j'écoute sans conviction quand il m'arrive de l'écouter.

Supposons que j'aie commis quelque larcin ou quelque crime et que je me mette en peine de profiler un conseil pour me défendre et pour dire "nous" quand je devrais dire "je", le "nous" de majesté d'un Cartouche ou d'un Clopin Trouillefou.

Je partirai du principe qu'on peut déduire les convictions d'un homme qui dit avoir toujours choisi ses clients aux forfaits de ceux-ci ou à ceux dont on les accuse puisqu'un bon avocat doit s'identifier à ses clients, c'est simple comme bonjour. Dupond-Moretti aime bien troniser, abdelkadermerahiser et patrickbalkanyser, me dirai-je.

Dans cette brochette, il y a un présumé violeur que l'autorité de la chose jugée a réhabilité dans sa réputation, un fraudeur fiscal un peu magouilleur et un idéologue que, blague à part, c'est l'honneur de cet avocat sans conviction d'avoir défendu, car on ne pouvait pas le confondre avec son frère pour des choses qu'il aurait faites de manière présumée et parce que, comme on ne peut pas emprisonner les morts, on s'en venge en écrouant leurs frères, dans le pays de l'"Abolition" chère à Robert Badinter. Mais bon.

Abdelkader Merah est le seul idéologue de la bande. Le hasard veut que ce soit un islamiste et quand il arrive à Éric Dupond-Moretti de parler politique, c'est pour dire, la voix éraillée par le whisky qu'il doit boire goulûment, que pardi, il est de gauche, comme tout bon fils de femme de ménage. Mais pas de gauche comme Mélenchon, ah, ça non, ça sent pas bon Mélenchon, Onfray non plus n'aime pas Mélenchon, il aime encore moins Mélenchon que François Asselineau, c'est vous dire. Mélenchon aurait voulu prendre Éric Dupond-Moretti comme avocat pour pratiquer une défense de rupture d'un nouveau genre, que celui-ci aurait renvoyé ce client se faire voir chez les Balkany. Car Mélenchon fait mauvais genre. Plutôt un djihadiste rentré qu'un gauchiste mal dégrossi comme Mélenchon, à l'heure où plus personne ne veut rompre avec le capitalisme et où il est stupide, si jamais il a piqué dans la caisse avec Sophia Chikirou, que Mélenchon en ait honte, tout le monde le fait, est-ce que Balkany en rougit ?

Tout sauf les rouges. Dupond-Moretti veut bien être un gauchiste si c'est un islamo-gauchiste, et c'est Mélenchon qu'on traite d'islamo ? La police ne s'y est pas trompée. Elle veut bien être islamo-flique et gauchiste avec Dupond-Moretti. Car enfin si "tout le monde déteste la police", beugle Mélenchon, ce n'est pas le cas des islamistes et des familles des djihadistes qui portent plainte auprès de la police contre l'Etat français parce que leur progéniture ayant décidé de partir en Syrie, on ne rapatrie pas leurs petits-enfants. Tout le monde est islamiste, même la police et sauf Mélenchon ? L'islamo-politique de naïf de Mélenchon part en déconfiture après mon profilage. Mélenchon ne serait pas plus islamo que Marine Le Pen, tandis qu'il suffit à Éric Dupond-Moretti qu'un Merah joue les Balkany pour qu'il assure sa défense ? Et les Merah jouent souvent les Balkany. Je vous assure qu'on s'y perd.

Ou c'est moi qui suis confus ? Car comme le dit Jérôme, le problème, ce n'est pas la PMA sans père pour les femmes seules ou les couples de femmes unisexuelles. Ce qui est anti-biologique sans être contre-nature, c'est la PMA tout court, mais ça, Ludo est trop hypocrite pour l'assumer, comme Frigide en son temps était trop hypocrite pour avouer qu'elle était à la tête d'un mouvement confessionnel essentiellement versaillais. Mais on me dit que j'ai fait un coq-à-l'âne. Excusez-moi, c'est la volatilité des convictions du volubile Éric Dupond-Moretti qui me tourneboule et qui me contamine.

aboule

J'ai la conviction que Macron en est un et un gros.

Non que l'on n'en soit pas certain mais qu'il conviendrait d'avoir la confirmation collective de cet état de fait ; pourtant voilà deux années qu'il se moque de nous et fait n'importe quoi en affirmant qu'il est le seul à pouvoir le faire.

Il faudra donc supporter sans conviction ce malheur national qui aurait pu être évité si la presse, sous ordre, avait fait son travail au lieu d'obéir aux propriétaires de la planète.

Tipaza

Les convictions sont un poison...

Même l'intime conviction par laquelle les jurés décident de la peine dans un procès ?

Conviction est souvent utilisé comme un mot valise qui exprime des attitudes très différentes.
C'est souvent une adhésion, un consentement à une proposition parce que l'argumentation a été convaincante, c'est-à-dire a emporté précisément l'adhésion de l'auditeur.

Cette conviction est conjoncturelle, transitoire et peut être retournée par des arguments opposés. C'est une conviction rationnelle.
Ce qui relève de la raison peut être effacé par la raison, il n'y a rien de plus fragile que la raison

Il y a une autre sorte de conviction, plus profonde et plus intime, et en cela je suis surpris de la justesse de la référence à l'intime conviction proposée par le code de procédure pénale.

Pour une fois (?) le législateur a utilisé un concept sensible échappant à la brutale rationalité, et il est bien dommage que certains juges usent et abusent de cette intime conviction pour empoisonner les justiciables et la société.

La conviction intime, celle que l'on porte dans ses profondeurs, est une conviction hybride constituée d'une part de rationalité, l'homme est un être de raison, et d'autre part d'intuition, de sensibilité, de cet inexprimable qu'est l'inconscient personnel.

Mais parce que l'inconscient personnel plonge dans l'inconscient collectif, la conviction est le fruit du passé, de la culture.
Avoir des convictions c'est se rattacher à l'Histoire pour continuer cette Histoire.
L'homme sans convictions est un homme sans racines, sans terroir pour grandir, un visiteur sans bagages dans le monde, un errant de l'Histoire.

Reste évidemment à définir ce qui est le bien ou le mal de ces convictions ancrées dans l'Histoire.

Malheureusement l'analyse trop rationnelle faite en Occident du passé, amène celui-ci à rejeter ce qui a fait sa force et sa grandeur.
L'homme occidental n'a plus de convictions parce qu'il a oublié son passé ou pire parce qu'il le rejette.
Il n'écoute plus la voix intérieure sensible et intuitive qui équilibrerait ce que lui dit la voix rationnelle devenue névrotique. Il est devenu un homme sans convictions, et l'Histoire le lui rend bien.

Non seulement cet Occident est en recul partout, mais il est envahi, incapable de réagir ou seulement par des réactions inadaptées.
Une réaction inadaptée emblématique, celle de Macron disant qu'il fallait regarder en face le problème de l'immigration !
Comme on regarde couler une rivière en crue ?

Denis Monod-Broca

@ sbriglia

Le grand rabbin Sitruk disait : « croire en Dieu, c’est douter de Lui tous les jours ». Le refus de l’idolâtrie, autrement dit de ce poison que sont les convictions, nous vient en droite ligne de la pensée hébraïque... je crois...

jack

Les convictions ne sont-elles pas sous tendues par des valeurs ?
Alors il faudrait voguer au gré des valeurs des autres en abandonnant ses propres convictions ?
Ecouter les positions des autres certes, mais y adhérer aussi aisément, n'est-ce pas une fausse route et le risque d'une instabilité permanente ?
Un bon mot d'Edgar Faure "ce n'est pas la girouette qui tourne, mais le vent".
Mais nous ne sommes pas obligés d'aller dans le sens du vent.

Claggart

Et que dire de "l'intime conviction" qui a envoyé tant d'innocents à l'échafaud ?

Michelle D-LEROY

"Les convictions sont un poison"

En matière judiciaire, je suis d'accord. On l'a vu lors de grandes affaires criminelles médiatisées (Dominici, Bruay-en-Artois, Grégory, etc.) les convictions intimes d'un commissaire ou celles d'un juge ont mené à des résultats catastrophiques surtout à une époque où la police scientifique était quasi inexistante.

En matière politique, c'est justement le manque de convictions qui nous mène à la situation du "en même temps" permanent qui ne donne plus de sens à rien.
Des politiques qui, pour avoir la paix acceptent les solutions de ceux qui crient le plus fort : les associations diverses et variées.
Et puis un homme politique tel F.X. Bellamy peut très bien être contre l'avortement, le dire et ne pas revenir sur cette loi une fois élu. Est-ce vraiment incompatible avec un mandat... pour une fois où un homme politique a l'honnêteté de dire ouvertement ses convictions contrairement à tous ceux que nous connaissons, je trouve cela rafraîchissant, au contraire.

La modernité sociétale, depuis la dernière guerre a été une suite d'avancées phénoménales. Et c'est tant mieux.
Exit les mariages arrangés, plus d'égalité hommes-femmes, mères célibataires sans déshonneur, divorces sans complexes, avortement autorisé, famille non mariées officiellement, mariage gay, etc. tout cela concerne des adultes consentants, des évolutions acceptables concernant la liberté de chacun, une liberté personnelle vécue sans honte, au grand jour.

Aujourd'hui avec l'arrivée de la PMA pour toutes et son corollaire la GPA, c'est tout de même bien autre chose. C'est la remise en question de la nature telle qu'elle a toujours existé depuis des millions d'années. (Une remise en question de la nature quand on ne nous parle que de nature, ce qui n'est pas sans interpeller.)

C'est surtout quelque chose qui va modifier non seulement la famille déjà bien perturbée par ailleurs entre mariage pour tous et séparations de plus en plus nombreuses, mais qui va compliquer indiscutablement la vie émotionnelle et psychique de l'enfant. Car c'est là le nœud du problème ; l'enfant qui n'est pas une chose. Si, pour moi, l'existence du père est très importante dans la construction d'un individu.

J'ai personnellement deux cas de proches perturbés par des histoires familiales à cause de ce manque du père.
Dans ma belle-famille, un homme qui avait pourtant plus que bien réussi sa vie professionnelle, intellectuelle et familiale a été traumatisé tout au long de sa vie parce qu'il était fils naturel, pour nous dire à 83 ans que "tout cela est sans importance puisqu'il n'était qu'un bâtard !". Sidérant.

Une jeune femme de ma famille par alliance a été totalement privée de son père parce que sa mère voulait punir celui-ci de l'avoir trompée. Cette jeune femme n'a pu se rendre compte de l'attitude revancharde de sa mère qu'a 18 ans, une fois ce père décédé par accident. Elle n'a donc jamais pu le connaître et tous les psy qu'elle a vus n'ont pas réussi à totalement la débarrasser de ce manque. Et cela s'en ressent souvent dans certaines situations.

Ensuite, dans ma vie professionnelle j'ai croisé par trois fois des collègues adoptées. Toutes disaient avoir été choyées et heureuses dans leurs familles adoptives et pourtant les trois avaient un manque crucial de leurs origines, de leur famille biologique, de leur histoire familiale. Deux avaient pourtant retrouvé leur mère mais elles étaient troublées, perturbées et souvent en difficulté dans leur vie maternelle.

Pour toutes ces raisons j'ai la conviction que l'ouverture à ces moyens médicaux techniques vont bouleverser sinon révolutionner la procréation naturelle et avoir un impact important sur les enfants issus de ces pratiques techniques. Ce sont mes convictions. Pourquoi donc seraient-elles un poison pour celles et ceux qui veulent faire admettre que la nature peut se forcer.

Après, nous voyons effectivement soit les personnes comme M. Darmon donner comme argument que les contre-PMA sont des conservateurs qui ont peur de tout, soit des interlocuteurs qui sans conviction aucune prônent ces nouvelles méthodes pour faire comme tout le monde, avoir l'air moderniste et se faire aimer des progressistes. Tout faire pour avoir l'air de son temps et montrer qu'ils ne sont pas homophobes. Demain ils pourront être favorables à des manipulations encore plus offensives toujours pour les mêmes raisons. Faire jeune, faire moderne et faire fi de l'ancien monde.

Et c'est justement face à ces attitudes moutonnières de confort de plus en plus fréquentes aujourd'hui que nous subissons de plein fouet les fractures de notre société. Cela renforce les attitudes inconditionnelles et dures, notamment celles d'autres cultures intransigeantes et fermées.
En matière sociétale, le progrès ne se fait pas toujours à coup de nouvelles lois qui braquent mais de lui-même.

En ce qui concerne l'écologie. Les convictions des intransigeants ne seront pas prises au sérieux tant que ces mêmes convaincus feront le contraire de ce qu'ils prônent. Tant qu'ils feront subir des taxes ou des retours en arrière aux Français quand ils continuent à délocaliser l'industrie et donc à favoriser les transports. Les arguments ne peuvent être pris en compte que s'ils apportent des preuves.

olivier seutet

Curieux panégyrique de l’absence de convictions.

Deux conceptions antinomiques de l’homme se font face : l’une est dans la lignée de l’homme augmenté, de la liberté indéfine de chaque être sur son corps, de la croyance en un progrès technique qui repousse les limites d’une « Nature », de l’indifférence à la tentation de l’eugénisme, en bref de la conviction de l’homme roi de l’Univers ; l’autre croit en la faiblesse psychique de l’être humain, de sa nature profondément animale, de son adaptation à un monde qu’il ne peut dominer que brièvement, en bref de l’homme qui doit respecter le monde, son environnement, son essence.

Il n’importe pas d’être convaincu par la PMA, le mariage pour tous, la lutte contre la prépondérance sociologique de l’hétérosexualité mais de savoir si la primauté du désir relève de la loi ; si la lutte pour un homme augmenté est gérable dans une société démocratique ; si la promotion de l’individu et donc de ses différences peut s’accommoder avec des notions comme l’égalité, la fraternité.

Il m’est difficile de ne pas avoir de convictions sur ces sujets ; de manifester fortement leur expression ; de penser qu’il n’existe pas de position mi-chèvre, mi-chou.

Herman Kerhost

La conviction est peut-être un poison, mais je ne suis pas sûr qu'un politicien doive se priver de celle-ci, même si elle n'est qu'apparence (au moins en partie).
Trump y est allé au bulldozer et il a écrasé tout le monde. Et pendant ce temps, que font les LR ? ils nous présentent un philosophe...

Alors certes, il est bien gentil ce Bellamy, mais son discours ne rapportera rien. Quand je l'entends "défendre" sa camarade Nadine Morano, j'ai envie de l'attraper par le col et de le secouer un peu. On imagine ce qu'aurait répondu un Trump à cette bande d'andouille de ONPC: "Bien sûr que Nadine a raison, cette ministre s'habille comme un cochon ! Elle fait honte à la France, et si j'étais président je remettrais cette Sideth dans un avion direction le Sénégal, où ils apprécient ce genre de vêtement !"... et hop ! 10 points de plus dans les sondages.
Ils vivent sur quelle planète, aux LR ?

Regardez sur ce blog, avec la méthode Marchenoir, c'est pareil ! Il faut arrêter de tergiverser. La conviction est peut-être le cercueil de la sincérité, mais en politique il faut savoir trancher, et avec un couteau qui coupe bien.

PS: François Bellamy: "Je n'ai jamais aimé le mot "conservatisme" !!
Rentre chez toi, mon Bellamy, ton "combat" est perdu d'avance.

Alpi

Cher Philippe,

Billet plein de bons sens... Mais vous allez vous attirer des inimitiés, car des convaincus, il y en a beaucoup sur votre blog ! En vérité, ce ne sont pas tant les convictions que vous stigmatisez, que l'intolérance qui peut les accompagner.

Ne dit-on pas de quelqu'un qu'on veut, en général, flatter : "C'est un homme ou une femme de conviction", ce qui signifie, en clair, qu'on veut bien le respecter, mais qu'on n'est pas de son avis. Vous aurez observé que lorsqu’un politique disparaît, ses adversaires les plus acharnés de son vivant ne trouvent que cette formule passe-partout pour lui rendre hommage !

Pires que les convictions (j'en ai encore quelques-unes et elles ont beaucoup changé au fil des années), ce sont les certitudes ; et là, je crois que je n'en ai plus beaucoup...
Comme disait Gabin, je sais que je ne sais rien.

aboule

Monsieur Bilger,

Vous nous faites connaître votre "intime conviction", en voici d'autres :

CONVICTION, subst. fém.
A.− DROIT
1. Vx. Preuve matérielle d'un crime, d'un délit, d'une faute. Fournir la conviction d'un vol :
1. ... le chef de votre municipalité, et le chef de votre milice (...) ont fait échapper des prisons le traître Bonne de Savardin, pour vous enlever les pièces de conviction de la perfidie du Ministère, et peut-être de leur propre perfidie. Marat, Les Pamphlets,C'en est fait de nous, 1790, p. 207.
2. Pièce à conviction. Objet fournissant cette preuve :
2. Aux époques naïves et chez les peuples primitifs, le voleur était exposé à la réprobation générale, affublé de l'objet même de son larcin, de la pièce à conviction, ce pot sur la tête qu'il a soutiré, cette bourse à son cou dont par un coup de rasoir adroit il a débarrassé le légitime propriétaire. Claudel, Un Poète regarde la Croix,1938, p. 108.
B.− Domaine de la vie spirituelle et/ou active.
1. Certitude de l'esprit fondée sur des preuves jugées suffisantes. Plus tard ces jeunes filles perdraient cet accent de conviction enthousiaste qui donnait du charme aux choses les plus simples (Proust, J. filles en fleurs,1918, p. 908):
3. Ne confondez pas la foi avec la conviction. La conviction est l'acte de l'esprit qui adhère à ce qu'il voit ou croit voir. La foi est l'acte de la volonté qui se soumet, souvent sans conviction, quelquefois contre la conviction même, à ce qu'une raison extérieure et plus élevée déclare vrai. Lamennais, Lettres inédites... à la baronne Cottu,1829, p. 207.
4. De notre passage à travers l'Amérique est résultée cette conviction, je dirai mieux, cette certitude : que la catastrophe [le naufrage du Britannia] n'a eu lieu ni sur les côtes du Pacifique, ni sur les côtes de l'Atlantique. Verne, Les Enfants du capitaine Grant,t. 2, 1868, p. 10.
SYNT. Une conviction absolue, inébranlable, profonde; l'intime conviction; avoir la conviction de qqc., avoir la conviction que; amener, arriver à une conviction; s'enfoncer dans une conviction; ébranler, partager une conviction; asseoir sa conviction.
− Spéc., p. méton., souvent au plur. Opinions, idées, principes considérés comme fondamentaux. Conviction morale, religieuse, politique. L'homme convaincu, qui se refuse à la guerre et se fait fusiller pour sa conviction, je lui accorde toute ma sympathie, toute ma pitié (Martin du G., Les Thib.,Été 14, 1936, p. 538):
5. ...ma conviction religieuse, en grandissant, a dévoré mes autres convictions : il n'est ici-bas chrétien plus croyant, et homme plus incrédule que moi. Chateaubriand, Mémoires d'Outre-Tombe, t. 4, 1848, p. 598.
2. Locutions
− Par conviction. Le jeune abbé avoit une âme grande, ambitieuse, une de ces âmes enfin qui ne doivent rien concevoir de petit; il étoit chrétien par conviction et non par grimace (Balzac, Annette,t. 1, 1824, p. 49).
− Avec conviction
♦ Fam. Avec sérieux, avec application, en croyant à ce qu'on fait ou dit :
6. Son répertoire d'une non-hispanolité totale ne prétendait pas à l'originalité, les musiciens l'accompagnaient de travers et ses cothurnes étaient légèrement éculés mais elle chantait avec conviction le destin des matelots et des légionnaires... Queneau, Loin de Rueil,1944, p. 132.
♦ Avec chaleur, enthousiasme. J'ai parlé avec conviction et franchise (Sainte-Beuve, Tabl. fr.,1828, p. 4).
− Sans conviction. Sans enthousiasme, sans application :
7. D'ailleurs, vers ce pays nouveau de sinistre mémoire, on allait sans entrain, sans conviction, non volontairement, mais sous la pression de la fatalité. Verne, Les Enfants du capitaine Grant,t. 3, 1868, p. 36.
− Manquer de conviction. Manquer d'enthousiasme, d'application. L'absence de conviction :
8. Il se frottait le crâne à travers son calot, objectant « qu'on n'en aurait pas de trop pour le voyage », d'une voix molle où perçait le manque de conviction et la tentation effrénée de prendre tout de même un acompte sur les réjouissances à venir. Courteline, Le Train de 8 h 47,1888, 1repart., 7, p. 76.
Prononc. et Orth. : [kɔ ̃viksjɔ ̃]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. 1579 « action de prouver la culpabilité de quelqu'un » (J. Bodin, Démonomanie, p. 543, éd. de 1598 ds R. Hist. litt. Fr., t. 8, p. 493); 1623 « preuve de culpabilité » (Richelieu, Lettres, éd. D. Avenel, t. I, p. 761 ds Haschke Richelieu, p. 98); 1790 pièce de conviction (Le Moniteur, t. 3, p. 59); 1825 pièce à conviction (A. Dumas, La Chasse et l'amour, 15, p. 59); 2. 1688 « certitude » (La Bruyère, Caractères, 16 ds Littré). Empr. au lat. chrét. convictio « démonstration convaincante, fait d'être convaincu ». Fréq. abs. littér. : 2 494. Fréq. rel. littér. : xixes. : a) 3 174, b) 3 905; xxes. : a) 3 703, b) 3 577.
DÉR.
Convictionnel, elle, adj.Susceptible d'entraîner la conviction. Il faut abandonner là tout cela et reprendre le travail dans un autre coin où gisent une vieille sonnette de vélo (...) et un cure-dent, preuve convictionnelle de quelque visite diurne après le repas de midi (Queneau, Les Enfants du limon,1938, p. 193).− Seule transcr. ds Besch. 1845 et ds Littré : kon-vi-ksio-nèl. − 1reattest. 1838 (Ac. Compl. 1842); de conviction, suff. -el (-al*).

source : https://www.cnrtl.fr/definition/conviction

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Voilà que je fais du Catherine Jacob.

Lucile

@ Philippe

Sauf que, en disant que les convictions sont un poison, vous en exprimez une...

Et puis toutes les convictions ne se valent pas ; si vous parlez de celles qui font l'impasse sur la réflexion et sur le doute, d'accord. Mais vient un moment où il faut choisir sans maîtriser complètement le sujet, et sans prévoir avec certitude toutes les conséquences à long terme.

Pour la PMA, savoir si le gouvernement est plutôt sincère ou plutôt calculateur me paraît une impasse, au regard de la décision à prendre. Pour moi, la PMA, bien qu'elle se réclame de l'instinct de vie, va dans le sens de l'instinct de mort. À partir du moment où des individus nient la polarité sexuelle, et refusent de copuler pour faire des enfants, ils ont perdu une bonne part de cet instinct qui me paraît primordial pour l'individu et pour l'espèce.

fugace

Quand j'entends Gérard Darmon ou Valérie Trierweiler tancer François-Xavier Bellamy, parce que leurs convictions leur donneraient le droit de se poser en juges de quelqu'un trop gentil qui pourrait leur en remontrer, je me méfie de ces affirmations qui n'ont pour elles que leur caractère péremptoire et ne font de l'effet qu'à cause de l'assurance de ceux qui les assènent (ONPC).

Même ressenti.

Un exemple supplémentaire parmi bien d'autres passés. Darmon et ses acolytes ont très bien compris ce que FXB a exprimé, mais l'occasion était trop belle pour utiliser l'angle d'attaque bien connu de ces gens perclus d'une supériorité fort contestable.

phineus

Un poison, ou un anesthésiant : elles dispensent de penser. Elles ont une profonde relation avec la bêtise.

Xavier NEBOUT

Se refuser, au nom de la rationalité sociale, à avoir des convictions qui reposent sur les preuves irréfutables de la nature humaine relève de la paresse intellectuelle.

Je rappelle souvent que la première expression connue de l’humanité est « Dyauspitar », lumière du jour père.
La civilisation la plus ancienne qui soit à notre portée est celle des aborigènes, que l’on peut dater d'environ 30 000 ans.
On y vénère l’âme des ancêtres et l’on peut facilement en extrapoler le principe de paternité, et d’autre part le « temps du rêve » au sens de temps de l’éternité dans l’Esprit, sachant que l’on n'y accède que par la lumière.
Nous retrouvons ainsi il y a 30 000 ans les bases du Dieu le père commun aux origines africaines proches et néandertaliennes.

Comment dès lors nier que la nature humaine soit liée à celle de paternité ?

Il n’y a pas d’homme sans amour paternel, et un homme sans père n’est pas un homme.

Quel homme va pouvoir psychologiquement survivre non pas à l’absence du père, mais à son inexistence ?

La réponse n’est pas démontrée, mais il est certain qu’au nom de l’humanité, on n'a pas le droit d’en imposer une à quiconque en le faisant naître sans père.

Il faut savoir avoir des convictions face à ceux qui n'ont que des façades d'humanité.

Patrice Charoulet

"Balance ton père !"

Dans l'émission « L'heure des pros », ce lundi, un des sujets de réflexion était « Agnès Buzyn critique l'Académie de médecine ». Elisabeth Lévy plaidant pour la position de l'Académie de médecine, fut interrompue par Pascal Praud qui lança « Balance ton père ! ». Cela fit beaucoup rire Elisabeth Lévy, qui déclara vouloir retenir cette formule. Retenons-la, en effet, au sujet de la « rupture anthropologique » signalée par cette académie.

On peut lire le rapport complet de l'Académie nationale de médecine, du 18 septembre 2019, adopté par 69 voix pour, 11 voix contre et cinq abstentions.
Il est instructif.

http://www.academie-medecine.fr/rapport-sur-le-projet-de-loi-relatif-a-la-bioethique/

yves albert

Le gouvernement réfléchit à supprimer l'exonération de charges sociales pour les personnes de plus de 70 ans qui ont une aide à domicile.

https://www.rtl.fr/actu/conso/les-infos-de-7h30-aide-a-domicile-vers-la-fin-d-exoneration-fiscale-pour-certains-seniors-7798360480

La Macronie est vraiment quelque chose de répugnant.

Il faut que la CSG devienne déductible du revenu et rendez aux vieux ce que vous leur avez volé.

Denis Monod-Broca

Pas de vérité sans doute, oui assurément !

Mais si, pour s’approcher de la vérité, on doit douter de tout, comment ne pas douter du doute lui-même ? Que faire alors ?

Si l’on est convaincu que la conviction est un poison, cette conviction-là est un poison aussi. Alors que faire, comment penser ?

Ce n’est pas là seulement méprisables « paroles verbales ». C’est l’expression d’une difficulté réelle et terrible.

Je ne vois pas d’autre issue que de croire - en en doutant - en la Parole...

Louis Pasteur disait que l’infini était une notion aussi incompréhensible qu’indispensable et qu’il n’y avait « qu'à se mettre à genoux devant ». Se rappeler parfois ce que nous sommes face à l’infini (ou à la Parole) remet les choses et les pensées en place.

Pierre Blanchard

Il n'est nullement question de gugusses du type de cet acteur médiocre réservé des seconds rôles et habitué des plateaux TV, Gérard Darmon, qui se permet de juger du haut de son insignifiance...

Mais ce matin, un de ces journalistes germanopratins en recherche de micro buzz qui se permet dans l'interview de FXB (après l'avoir rabaissé pour son médiocre score aux Européennes) de comparer la "beauté" de la famille formée par Marc-Olivier Fogiel (où paraît-il « règne le bonheur »*), son compagnon et leurs deux filles "GPA" par rapport à la famille Moix.... Comme si ces deux exemples valaient référence.

https://www.radioclassique.fr/radio/emissions/matinale-de-radio-classique/linvite-de-guillaume-durand/

Aux environs de 9’00’’ la comparaison des familles Moix et MOG pour appuyer sa démonstration, ça c’est du vrai journalisme et FXB a d’ailleurs été parfait dans sa réponse ainsi que tout au long de cet entretien… et pourtant il est d’un parti qui n’emporte aucunement mes aspirations politiques…

Honteux de la part de ce que certains considèrent comme un journaliste, en oubliant que ses débuts se firent sur feu la Cinq, un média de référence, pour se terminer avec une moumoute rousse de plus en plus évanescente qui tire de plus en plus vers l’orange, sur Radio Classique et des apparitions épistolaires sur BFM ou il dort en fin de journée !!

*Qu’en sait-il en fait, à part qu’il fréquente l’une et l’autre.

Jérôme

Bonjour Philippe,

Vous auriez pu l'appeler : "Chers blogueurs".
Concernant la PMA voire la GPA, je partage votre "objectivité".
Ça se discute. Dans les deux sens. Les anathèmes n'en ont pas.
Je reste, concernant les croyants pratiquants profonds, interrogatifs de l'acceptation de la PMA pour les couples hétérosexuels et de leur refus de l'accepter pour les couples homosexuels.
Si Dieu, en admettant son existence, n'a pas voulu de procréation pour un couple infertile, pourquoi le contrarier ?
N'y a-t-il pas une pointe d'homophobie induite ?

Il me semble aussi qu'il y a sur ces sujets un non dit lié au type d'homosexuel et au fantasme de pédophilie.
Il y a, c'est un ressenti, moins d'animosité liée à l'adoption, la PMA... quand il s'agit de lesbiennes et beaucoup plus quand on parle d'hommes.
Comme vous le préconisez, il faut tout mettre sur la table, honnêtement, sans arrière-pensées.

sbriglia

Il est vrai que « les convictions sont un poison »…

Les « convictions » ont fait des centaines de millions de morts depuis l’aube de l’humanité.

Toutefois pour s’en prémunir on peut, tout à loisir, se mithridatiser.

Ainsi écouter un office religieux, assister à une audience aux prud’hommes, regarder un instant Marine Le Pen ou Jean Luc Mélenchon, bref laisser le poison des « certitudes chevillées au corps » vous envahir à petites doses peut vous guérir pour toujours des affirmations péremptoires, des certitudes imbéciles et des convictions fluctuantes.

Et l’on termine sa vie sur un banc public à regarder les feuilles mortes accomplir leur rêve : être dans le vent.

Elusen

François-Xavier Bellamy a tout simplement mal argumenté, il s’est de lui-même piégé.

Ses tergiversations sur Nadine Morano, ce qu’il a voté au second tour de la présidentielle, sur l’IGV, ne l’ont pas aidé et les gens se sont engouffrés là-dedans.
Alors qu’il lui suffisait d’évacuer ces questions :
- Les propos de Nadine Morano n’engagent qu’elle-même, je ne suis pas Nadine Morano et ne suis ni responsable d’elle, ni de ses propos.

- Le secret du vote dans l’isoloir est inviolable, je n’ai donc pas à répondre à cette question illégitime, y répondre serait la légitimer et je n’ai pas l’intention de le faire.

Il s’est laissé enfermer en jouant les philosophes à deux balles, même s’il est agrégé, en venant parler du corps et du rapport au corps.


L’Assistance Médicale à la Procréation (AMP)
, qui relève du Code de la santé publique, a pour but de soigner une pathologie médicale.
Comment soigner quelqu’un qui n’a aucune pathologie médicale ?
Doit-on laisser la médecine devenir de la consommation ?
Peut-on consommer des bébés ?
Un bébé est-ce du même ordre que de la chirurgie plastique ?

La loi propose de faire entrer la femme célibataire comme maladie dans le Code de la santé publique tout de même ; elle propose également d’y faire entrer les couples de femmes.

Ainsi après avoir lutté pendant des années, des siècles pour faire retirer la sexualité avec des partenaires de même sexe des manuels de pathologie psychiatrique, après avoir lutté pour faire reconnaître la femme l’égale de l’homme, voilà que par une loi que l’on qualifie de bioéthique, l’on ramène la femme et la sexualité à une pathologie.

La femme célibataire et les femmes ayant une sexualité entre elles vont entrer dans le Code de la santé publique, ce n’est pas rien et cela sous le couvert de bioéthique ; en somme de l’éthique.

Il y a bon nombre de personnes classées à gauche qui sont contre cette dérive de l’AMP, ce ne sont pas que des personnes classées conservatrices.

Le professeur Jacques Testart, idéologiquement proche des courants de type Hamon, Montebourg, a pris position contre.

Marc GHINSBERG

Faut-il fuir ses convictions ? Voilà un beau sujet de philo pour le bac.

Qu’est-ce qu’une conviction ? « (Surtout au plur.) Opinion assurée » nous dit Le Petit Robert.

D’où viennent les convictions ? Parfois du milieu d’où nous sommes issus. Souvent, on est de droite ou de gauche de famille. En matière religieuse, on est le plus souvent catholique si l’on vient d’une famille catholique, musulman si on vient d’une famille musulmane... Montaigne écrit dans ses Essais : « Nous sommes chrétiens au même titre que nous sommes ou périgourdins ou allemands. », et plus loin « Ce n’est pas par la réflexion ou par notre intelligence que nous avons reçu notre religion, c’est par voie d’autorité et par un ordre étranger. »

Parfois la conviction naît d’un hasard. Brice Couturier raconte dans son livre « 1969 année fatidique » qu’en 1968, âgé de 19 ans, militant au PSU, il s’était déclaré maoïste parce qu’il pensait ainsi impressionner une superbe jeune fille.

Parfois elle est le fruit d’un moment, d’un effet de mode. Ainsi dans son dernier livre « À la première personne », Alain Finkielkraut nous dit avoir été à vingt ans « à la gauche du gauchisme » par effet de génération en quelque sorte : « En mai 1968, comme la majorité de ceux qu’on commençait à appeler avec une tendresse où perçait déjà la déférence, « les jeunes », j’ai été happé puis porté par la vague. »

Ces convictions héritées ou subies relèvent du préjugé, elles sont aliénantes. Il faut effectivement les fuir.

En revanche celles qui résultent de l’expérience, d’une réflexion éclairée, qui auront résisté aux objections, qui se seront confrontées au réel, celles-là constituent l’ossature d’une personnalité vertébrée, émancipée. Elles mériteront d’être assumées, défendues, en acceptant le risque d’être un jour définitivement contredit et de devoir reconnaître que ce que l’on prenait pour une conviction s’avère être une erreur, en se souvenant qu’une conviction n’est pas une certitude.

Exilé

Les convictions sont un poison...

Mais le fait de poser cette affirmation d'une manière quelque peu péremptoire ne relève-t-il pas déjà de la conviction toxique ?

Achille

« Les convictions sont un poison... »

Convictions ou certitudes ?
Nous avons tous des convictions. Comment en serait-il autrement ?
Les premières émanent de notre vécu, de notre culture, reposent sur des arguments pertinents, alors que les secondes seraient plutôt le fait de préjugés purement irrationnels.

Il est des gens, notamment sur ce blog, avec qui il est inutile d’échanger, vu qu’ils n’écoutent même pas vos arguments. Leur seule préoccupation consiste à les dénaturer, les sortir de leur contexte par des reformulations totalement farfelues d’une parfaite mauvaise foi, qu’ils considèrent comme des démonstrations imparables.
En fait ils nous ramènent continuellement à leurs obsessions afin de nous débiter toujours le même laïus maintes fois rabâché au point qu'il en devient du radotage de vieillard.

Julien WEINZAEPFLEN

Pascal aurait dit que l'hérésie, ce n'est pas le contraire de la vérité, mais l'oubli de la vérité contraire. L'abbé de Tanoüarn, grand pascalien devant l'Eternel autant qu'un aussi grand publiciste puisse l'être (il m'a promu son "meilleur ennemi" dans une dédicace personnelle de son meilleur livre, "Délivrés", je peux bien le piquer un peu), a mis régulièrement cela en évidence dans les écrits de Pascal concernant l'"hérésie", mot qui désigne le choix.

Et le commentateur de Pascal d'appuyer cela sur une théorie non seulement du pari ("nous sommes tous embarqués"), mais du choix, qui, pour moi, est indépassable. Selon lui, il n'y a que trois choix possibles: le choix du non choix, majoritaire et médiocre ; le choix du moi, romantique, égotique et courageux ; et le choix de Dieu qui mène à la sainteté. "Décider dans le doute et agir dans la foi", recommandait Jean Guitton.

L'hérésie est un choix dans le doute, le choix d'une idée de Dieu ou le choix d'une idole. Platon disait qu'il y a un ciel des idées. Les phonèmes sont les amis du poète.

Pour moi les idées sont des stalactites, elles descendent de la surface du moi dans les archétypes où prend racine la doctrine. Le pape François, qui manque de profondeur quoiqu'il faille se méfier des apparences, dit ne pas craindre les schismes, car ils sont le fait de personnes "qui mettent de l'idéologie dans la doctrine".

La doctrine est un stalacmite, au contraire de l'idéologie. Elle monte des racines du "ça" et du surmoi, de la caverne, du tréfonds, vers le mythe, avec sa goutte d'eau au supplice chinois, toujours à la recherche d'une pierre, de préférence calcaire plutôt que granitique, qui vienne y trouver l'imperméabilité indispensable à la sédimentation.

La doctrine monte au ciel du mythe, l'opinion va au ciel des idées. Quant aux convictions, elles s'apparentent aux "vérités de foi" - et la foi n'est pas de l'ordre de la certitude - comme l'opinion hisse son outrecuidance jusqu'au ciel des idées, donc de l'idéologie, qui est d'autant plus croyante qu'elle se croit sachante et connaissante. La foi est reconnaissante, mais elle ne connaît rien. La Révélation n'est pas du tout un livre de science, disait le Père Varillon, ancien ami de Rebatet, que j'ai eu longtemps la bêtise de prendre pour un théologien de second ordre.

Les ésotéristes fidéistes ont le tort de vouer un culte à la connaissance et de croire que la connaissance est un horizon de foi alors que ce qui a perdu l'homme, que ce soit mythologique ou non, n'est pas d'avoir transgressé un interdit moral, mais d'avoir voulu manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, obligeant Dieu à se situer négativement par rapport à Sa Création et à connaître le mal, Lui qui n'avait trouvé que bon tout ce qu'Il avait fait, car Il était sans malveillance, et si "sapience n'entre point en ame malivole" disait Rabelais, à plus forte raison malivolence n'entre point en sapience.

D'où l'on déduit que la pudeur ne vient pas de la nudité qui serait un mal, mais de la honte devant la nudité que la conscience affolée finit par prendre à mal. La nudité est un mal de conscience, qui n'aime pas se voir nue dans sa psyché déformée en miroir. La conscience est la psyché de l'âme, elle n'en est pas le miroir. "Où est le président Félix Faure ?" "Il est avec sa connaissance."

L'austère saint Paul apporte de l'eau à mon moulin de conteur fidéiste et mytholâtre, lui qui non seulement fait du christianisme un alégalisme, mais est l'inventeur du slogan de Mai 68, "il est interdit d'interdire", quand il proclame: "Tout est permis, mais tout ne convient pas." "La loi met en évidence le péché", il n'y a de morale que conséquentialiste.

Les convictions ne sont pas intimes. Quant à Ludo, cette ancienne collaboratrice ou correctrice de la revue "Commentaires" qui avouait ne guère en lire les auteurs, c'est "Brigitte ou le devoir joyeux" (Patrick Rambaud). Pour les sociologues bien-pensants, "La manif pour tous", c'est "les affreux." "Tout est culturel, me disait l'un d'entre eux. Un enfant a appris à s'asseoir sur une chaise." Il n'empêche, la PMA est antibiologique et n'est pas un acte médical. Mais voilà que j'assène des convictions que je crois fondées sur une certaine expérience de la déduction d'un petit d'homme d'une certaine manière de procréer.

Les conservateurs me fascinent parce qu'ils doivent faire du vivant à partir de leur pensée close et presque morte. Les relativistes ont le vivant pour axiome, donc ils bâtissent sur le sable mouvant. Les conservateurs savent qu'on ne bâtit qu'en apprivoisant ce qui paraît résister au mouvement, la fondation du rocher. Il n'y a pas de "mystique du flottement", comme j'en rêvais naïvement dans un poème qui portait pourtant un beau titre, il s'intitulait "Alliance".

Dans le plus beau roman de Jean d'Ormesson, "L'amour est un plaisir", qui était aussi le premier qu'il publia après avoir éphémèrement grappillé sa femme à son cousin, Jean d'O se félicitait, à travers le héros qui l'était en miroir de Philippe, son personnage fétiche, d'être "quelqu'un sur qui on ne peut pas compter". Ce qui provoqua le suicide de Gilles - mes deux frères s'appellent Philippe et Gilles, il n'y a pas de hasard, le hasard est la logique de Dieu -, le véritable amant de Bénédicte, la fille qu'il emporta dans des jeux d'eau d'un érotisme sans pareil. On ne peut pas compter sur ce qui flotte, mais on doit compter avec les opinions des autres et on peut compter sur sa foi.

Marc GHINSBERG

Alors cher Philippe, vous aussi. Vous avez fait vôtre la devise : « Je pense, donc je fuis ! »

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