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11 septembre 2019

Commentaires

Giuseppe

@ Lucile | 14 septembre 2019 à 21:44
"Pourtant, vous ne me semblez pas avoir un fond méchant."

J'adore Bach, les ténors héroïques, Flambard et... Mais ceci est une autre histoire.
Je dis aussi qu'on ne construit pas la Tour Eiffel qu'avec de bons sentiments, mais être juste, c'est aussi pouvoir se regarder dans la glace.

Lucile

@ Giuseppe

Je m'étais trompée je pense sur le sens que vous donniez à "ça s'arrose".

Oui, Balkany s'est mis en tort, et dans les grandes largeurs, je suis d'accord avec vous. Et c'est normal qu'il ait à payer des amendes très lourdes qui lui fassent regretter ses micmacs malhonnêtes. Mais on ne peut pas se réjouir de voir quelqu'un mis en prison pour quatre ans, à 71 ans - ce sont les dernières années de vie sans gros handicap qui restent à vivre - et cela parce qu'il a fraudé alors que tant de gens violents sont laissés en liberté.

Je ne prône pas la fraude, d'autant plus choquante qu'elle est pratiquée par des gens déjà fortunés, mais "infernal" me paraît un qualificatif excessif au sujet de ce couple. Si on lui reproche d'avoir fait de l'électoralisme à Levallois, c'est sans doute vrai, mais on peut en dire autant de presque tous les maires qui endettent leur commune. C'est très répandu, et ça ne tombe pas sous le coup de la loi, alors que ça appauvrit le pays dans des proportions plus importantes que la fraude fiscale, ce qui ne justifie pas cette dernière pour autant.

Si on fait payer son arrogance à Balkany, je ne suis pas d'accord non plus, les comédiens qui savent faire semblant de se repentir ont toutes leurs chances de pardon par rapport à ceux qui se pavanent bêtement. Pour le délinquant, il faut que le traitement soit le même, exactement en rapport avec le délit, quels que soient son attitude et son bord politique. Et si la justice est intraitable pour les fraudeurs, c'est son rôle, mais qu'elle le soit aussi pour les violents.

La privation de liberté assortie de l'exposition à la réprobation générale me paraît une punition très très dure, même méritée.

Achille

@ sbriglia | 12 septembre 2019 à 11:44
« Seulement en URSS les enfants ont survécu, dans les autres pays, ils sont morts prématurément ou ont été assassinés.. »

Voilà qui explique bien des choses. Poutine serait-il un des ces enfants blonds aux yeux bleus et au regard étrange venant d’une autre planète ?

Je pense que Marchenoir a une explication à ce sujet ! :)

Giuseppe

@ Lucile | 14 septembre 2019 à 21:44

Le ton souvent arrogant, Balkany a la parole "moqueuse, gouailleuse" (pour citer notre hôte), je l'imaginais bien le cigare à la bouche, penser dans sa tête après le réquisitoire "ça s'arrose !", n'ayant peur de rien, eh bien pour une fois l'averse lui est tombée dessus.

Il ne nous mérite pas, est-ce que vous vous rendez compte qu'il a été élu républicain de la nation ?
C'est une forme de traîtrise à son pays que de planquer son sale argent ailleurs, dans des paradis fiscaux.

Elle nous raconte, son épouse, partout, qu'elle a payé, payé quoi ? S'ils ne s'étaient pas fait prendre ils auraient sans doute continué allègrement à dissimuler, en soustrayant tout ce qu'ils pouvaient de la redistribution équitable que pratiquent la majorité de leurs concitoyens.

En fait il ne croyait pas en son pays, à ses valeurs, il s'est essuyé allègrement les pieds sur la nation, évitant de payer son écot alors que le plus petit d'entre nous participe à l'effort national.

Les Balkany sont passés souvent entre les gouttes, sans doute politiquement élus et réélus, barons chez eux, la justice dans un contexte de "sport national" (toujours pour reprendre les termes de notre hôte) n'y regardait pas de trop près pour bien des raisons, le Canard en décrivait l'atmosphère à cette époque.

Les temps ont changé, la misère est grandissante dans notre pays, la lutte contre les fraudeurs s'est intensifiée, et cette traîtrise, ce manque d'honneur à escamoter de l'argent au détriment de l'Etat ne passe plus ; c'est voler ses concitoyens et, encore moins honorable pour celui qui pratique cette vilenie, voler l'Etat, il en existe d'autres, mais pour un élu la pratique est dans le déshonneur le plus vil.

Alors je n'ai absolument aucune compassion pour ces époux, mon mouchoir restera dans ma poche, pour ceux plus méritants.
Le clientélisme effréné dont ils se sont servis les a portés à bout de bras, de nombreux reportages l'ont montré et relevé, certains médias nous les feraient passer en plus pour des victimes d'un jugement trop violent, et puis quoi encore ?

anne-marie marson

@ Achille | 14 septembre 2019 à 21:14

Je m'en doutais !
Mais c'est raté !

Lucile

@ Giuseppe | 13 septembre 2019 à 18:39

Je ne comprends pas bien en quoi l'incarcération de Balkany mérite d'être arrosée. Il ne vous a rien fait. Je suppose que vous n'avez jamais payé personne de la main à la main, mais même parfait je suis étonnée que vous vous réjouissiez et que vous le fassiez savoir. Pourtant, vous ne me semblez pas avoir un fond méchant.

Pour rappel, Cahuzac n'a pas fait un jour de prison. Mais il n'était pas l'ami de Sarkozy, circonstance aggravante aux yeux des juges. Comment peut-on encore soutenir que la justice n'est pas politisée ?

Giuseppe

J'aime bien Louis Antoine Léon de Saint-Just, non pas pour tout ce qu'il a fait, mais ce à quoi il a contribué, il aimait sans doute trop la parabole, il savait qu'il ne ferait jamais machine arrière, il a été plus loin que Robespierre qui voulait, lui, sauver la tête du roi.

Personne ne mérite la peine de mort, d'aucun côté.

Entendre et voir ces journalistes concupiscents accepter de servir la soupe aux époux Balkany, à elle tous les jours pour nous expliquer qu'ils étaient de méchants et vulgaires fraudeurs, sans doute ?

Ils n'ont rien payé, ne se sont acquittés de rien, contrairement aux sornettes qu'elle bassine, elle, à longueur d'antenne ; ils n'ont fait que rembourser ce qu'ils avaient spolié, dénervé, décharné, dépoulpé, de notre pays.
Quatre années de prison avec mandat de dépôt sont bien légères après autant de malversations.

L'avocat Dupond-Moretti est dans son rôle, mais le voleur d'orange ou de bicyclette a subi le même sort pour une misère, pour quelques pelures ou quelques rayons de roue.

Elus pour défendre les citoyens et leurs intérêts, protéger et abonder la solidarité nationale, alors qu'ils ne pensaient qu'à dissimuler, planquer leur sale fric comme les plus vils des dealers à l'étranger, échapper comme des voleurs ou des malfrats à l'impôt, à l'effort national, 9 000 000 de citoyens qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, la soignante qui élève seule son enfant avec un peu plus que la misère mensuelle, et les deux époux qui buvaient à la santé du pays dans la villa Pamplemousse, l'horreur suprême de l'élu parvenu qui devait bien rigoler devant son verre, en pensant à ses concitoyens qui l'ont porté et réélu chaque année avec une dette de pierre dans leur sac à dos de futurs contribuables de sa ville.

"Les institutions sont la garantie du gouvernement d'un peuple libre contre la corruption des moeurs, et la garantie du peuple et du citoyen contre la corruption du gouvernement."
"Fragments sur les institutions républicaines" de Louis Antoine Léon de Saint-Just.

Achille

@ anne-marie marson | 14 septembre 2019 à 19:39
« Et moi, je n'ai que des ex...
Dont l'un m'a dit en partant: "Tu finiras toute seule" ! »

Je crains fort qu’il ait raison. :)

Elusen

@ Giuseppe | 14 septembre 2019 à 16:12

C’est surtout la dette de la ville qui pose problème et le clientélisme qu’elle a permis.
Avec l’argent emprunté et jamais remboursé, ils offraient des cadeaux à certains de leurs administrés ; laissant le soin du remboursement aux prochaines équipes municipales.

Ainsi, vous obtiendrez que les prochaines équipes se devront de rembourser, ce qui mécaniquement les forcera à hausser les impôts et diverses taxes municipales, à couper dans les services au public et de fait permettra au Balkany et leurs partisans de dire : « vous voyez quand c’étaient les Balkany, c’était mieux géré ».

Vous créez la dette, vous laissez les suivants la rembourser et augmenter les impôts, du coup avec l’aide de la stupidité des populations vous pouvez mettre la responsabilité de l’endettement sur le dos des suivants.

anne-marie marson

@ Denis Monod-Broca | 11 septembre 2019 à 13:22
"J'ai un peu honte, je n'ai pas d'ex..."

Et moi, je n'ai que des ex...
Dont l'un m'a dit en partant: "Tu finiras toute seule" !

Giuseppe

Elle, elle y croit toujours, elle voudrait aussi que l'on pleure dans les chaumières, et de nous dire qu'ils ont remboursé, et alors ? Pas vu, pas pris, pas remboursé ?

Elus de la République, ils s'essuyaient les pieds dessus en allant planquer leur sale pognon à l'étranger, et les toujours Balkany voudraient qu'on verse une larme.
Eux qui ne croyaient même pas en leur pays et allaient planquer ailleurs, spoliant ainsi la solidarité à laquelle ils ne croyaient pas une seconde.

Planquer, camoufler, blanchir du pognon, et élus de la nation ?
Aucune vergogne, aucun honneur, toujours la voracité au bout du chemin, détestable.

Elusen

@ Mary Preud'homme | 13 septembre 2019 à 20:03
«...une famille (ici) et/ou des amis...»

Mannequins professionnels, donc payés pour poser !
La photographie n’est donc pas la réalité, sans aucun rapport au réel.

Cela démontre que l’on peut faire dire ce que l’on veut à une photographie, telle la photographe qui a abondamment circulé sur Internet et qui affirmait que Melania Trump flirte et embrasse sur la bouche Justin Trudeau ; c’est simplement l’instantané et l’angle de la prise de vue qui permettent de faire un commentaire sur la photo sans rapport au réel, car la vidéo de Reuters montre elle, autre chose.

PS: Ce qui est d’autant plus amusant, c’est que vous jouiez les vierges effarouchées, après avoir vous-même émis des doutes sur la photographie.

Mary Preud'homme

@ Elusen | 13 septembre 2019 à 18:06

Et alors en quoi le fait pour une famille (ici) et/ou des amis de poser pour une photo vous gêne-t-il, alors que cela se voit tous les jours dans notre société marketing pour illustrer un propos, voire une propagande ?

Giuseppe

Orange avec AFP-Services, publié le vendredi 13 septembre 2019 à 16h11

"Après l'incarcération de son époux, reconnu coupable de fraude fiscale, Isabelle Balkany s'est dite sur BFMTV "bouleversée, meurtrie, triste et inquiète pour l'homme qu'(elle) aime".

Reconnu coupable de fraude fiscale, Patrick Balkany dormira en prison ce vendredi 13 septembre. Le maire Les Républicains de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a été condamné à quatre ans de prison ferme avec incarcération immédiate."

En plus un vendredi 13 ! La chance aurait-elle tourné ?
Les époux infernaux - qualifiés ainsi je crois me souvenir par le Palmipède - enfin sont tombés, passés entre les gouttes jusqu'à présent par on ne sait trop quel hasard de la météo, aujourd'hui ils essuient une averse, depuis le temps… Du coup ça s'arrose, oui parfois la pluie ça mouille.

Elusen

Je n’ai pas le droit de vous le dire, c’est un secret jalousement gardé, mais il s’agit d’une photographie d’agence professionnelle d’illustration, de 2014, prise à Munich en Bavière – RFA par un certain Matelly avec des mannequins professionnels... gens rémunérés quoi.

Le véritable nom de la photographie est :
Group portrait of family and friends sitting on sofa in living room.

Nous retrouvons l’intégralité du groupe de mannequins dans un jardin, de la même maison, mais cette fois marqué : trois générations d’une famille.

Boy taking photo of three generational family in garden

Three generational family in garden with blank banner

En utilisant un logiciel de dessin professionnel, comme The Gimp logiciel gratuit, il est possible d’écrire sur la bannière ce que nous voulons ; le mot nouvellement interdit au sport de beaufs.

► Toute la série avec les mannequins professionnels.
Si l’on clique sur ‘Next Page’ en bas, il y a encore un jeu de photographies avec les mêmes mannequins sautant en l’air, courant pieds nus dans l’herbe.

Toujours pas de famille recomposée, d'"ex", de gérontophiles, de frères, ni de sœurs, juste des mannequins de catalogue Ikea, tous payés à Munich RFA.

yves albert

@ Catherine JACOB | 12 septembre 2019 à 10:09

Très beau couple bien assorti et belle photo.

Mary Preud'homme

@ Mary Preud'homme | 12 septembre 2019 à 12:14

Comme on vient de me le faire remarquer et après un examen plus attentif, il s'agirait plutôt de trois sœurs, et de leurs conjoints et enfants respectifs.

genau

@ celui qui comprend la dualité et la dichotomie des choses, Julien WEINZAEPFLEN.

Magnifique morceau de scepticisme souriant. Conscience humaine, imparfaite, chaotique, décevante mais aménageable.
A ce sujet, il m'est revenu un livre récent de Paul Veyne, que j'ai intellectuellement beaucoup fréquenté. "Et dans l'éternité je ne m'ennuierai pas".
C'est une critique de soi-même, sans mascara, sa vie, son entourage et son rapport aux femmes, dont il est un ardent partisan, mais tout cela dans le renoncement au quotidien comme dans l'éclair de la passion ou dans l'abîme de la douleur.

abraracourci

Belle famille macronienne :

Source le Monde :

"Depuis le début du quinquennat, ce dossier pèse comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Après de multiples rebondissements, le verdict est tombé dans la nuit de mercredi 11 à jeudi 12 septembre : le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, a été mis en examen à Lille pour « prise illégale d’intérêts » dans l’affaire des Mutuelles de Bretagne, révélée en mai 2017 par Le Canard enchaîné et dans laquelle il est accusé d’avoir favorisé sa femme lors d’une transaction immobilière".

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/09/12/emmanuel-macron-refuse-de-lacher-richard-ferrand-un-des-ses-plus-fideles-soutiens_5509548_823448.html

J'espère que Macron sera mis en examen à la sortie de l'Elysée pour différents motifs : sondages excessifs, affaire Benalla, levées de fonds suspectes en Angleterre pendant qu'il était au ministère des Finances afin de pouvoir créer son parti, et toutes ces autres choses que vous voyez défiler chaque jour depuis son élection, en n'ayant que le droit de vous taire, "car il est le chef".

Mary Preud'homme

Sur la photo je vois plutôt deux sœurs (d'une quarantaine d'années) et leurs maris, plus leurs enfants respectifs (trois à droite, quatre à gauche).

sbriglia

"...il s'agit de mannequins…" (Robert Marchenoir)

Ah ! Ah !

J'ai cru à un remake du Village des damnés !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Village_des_damn%C3%A9s_(film,_1960)

Quand les ex...tra terrestres sont toujours là !

Lucile

@ Robert Marchenoir | 11 septembre 2019 à 22:17

On dirait même une image de propagande.

genau

@ erga omnes

Le meilleur de ce billet, c'est, excusez-moi, cher hôte, les commentaires qu'il suscite dans le domaine de la critique bienveillante du sujet: la mode communicante d'aujourd'hui en prend un sacré coup, révélateur de l'état d'esprit de contestation que les politiques ne perçoivent qu'à travers le matelas épais des chiffres énarchistes attachés aux pourcentages, comme Piketty, mais totalement déconnectés de l'humain ; moralistes sans morale personnelle, experts sans formation, habiles à l'escamotage, mais dénués de l'humour féroce d'ici qui les placera, au jour du désastre de civilisation, dans une position de vichystes qu'ils n'ont, d'ailleurs, jamais quittée.
(Oh la la, phrase de neuf lignes, à boulets rouges.)

Catherine JACOB

Ah ces "ex" !!

Tipaza

@ Robert Marchenoir | 11 septembre 2019 à 22:17

Une mise en scène ?
Je me disais aussi, c'est trop beau pour être vrai !

Un homme assis au premier plan et les femmes debout derrière, la belle époque de nos grands-parents, ou antérieure, le bon temps quoi !

Il paraît que l'histoire ne repasse jamais les plats de la même façon.
La même photo de nos petits-enfants, les poses seront les mêmes, mais les femmes voilées !

Je blague évidemment... quoique !

boureau

Les bassesses du journal Le Monde.

Dans une tribune publiée par le Monde (édition du 9 septembre 2019), une obscure "vache sacrée" universitaire, Gérard Noiriel, sert les multiples tentatives du journal pour tenter de déstabiliser Eric Zemmour et le vouer à l'opprobre.

Ce directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS, un des temples où se prélassent les vaches sacrées universitaires aux frais des contribuables) présente à Nicolas Truong (un des gardiens vigilants du Monde contre l'extrême drouate) son livre "Le Venin dans la plume". Essai d'une comparaison de méthodes d'action entre Eric Zemmour et Edouard Drumont.

Edouard Drumont fut une des grands porteurs de l'antisémitisme de la fin du XIXe siècle. Antisémite et anti-dreyfusard !

On sent la grosse ficelle de Noiriel: sous prétexte de comparaison de méthodes entre les deux polémistes, il veut faire passer Zemmour pour le nouvel "antisémite" mais cette fois vis-à-vis des musulmans ! C'est tellement énorme, mais Le Monde ne recule devant rien.

Interrogé sur France Culture par un journaliste sournois (qui appelle Eric Zemmour : cet "individu"), notre "vache sacrée universitaire" en rajoute !

La chasse au Zemmour est relancée !

P.-S.: Titre de première page du journal La Croix ce matin "Je n'ai pas peur des schismes", aurait dit le Pape François ! Il est bien le seul !
Ce premier jésuite de la papauté a être élu comme successeur de saint Pierre a été l'erreur du siècle par un conclave où le Saint-Esprit devait être aux abonnés absents. Pendant vingt siècles, les conclaves successifs se sont bien gardés d'élire un jésuite comme Pape. Mais nous sommes au temps des progressistes et l'Eglise n'est pas hors du temps.
La Croix ressemble de plus en plus au quasi défunt "Témoignage Chrétien" : plus progressiste que progressiste ! Heureusement que l'argent du contribuable le soutient et pas le nombre d'abonnés !

Elusen

@ Claude Luçon | 11 septembre 2019 à 20:05
«...pas étonnant qu'il ait fui ! »

L’on fuit un lieu, un pays, pas un mariage.

Julien WEINZAEPFLEN

@ Denis Monod-Broca | 11 septembre 2019 à 13:22
« ...l'amour sublime le sexe. Quelle belle "invention" ! Encore faut-il que les mots - "amour" bien sûr, mais aussi "fidélité", "constance", "responsabilité" et quelques autres - aient un sens..."

J'avais écrit dans une chanson:

"Vivre ne laisse rien à désirer,
Aimer est une affaire de volonté."

C'était une chanson qui décrivait l'amour de ma vie que j'avais rencontré, ce qui est rare dans une vie d'homme. Je croyais être à jamais préservé du "Ne me quitte pas." "Oui le bonheur, ça n'arrive pas qu'aux autres" comme disait une publicité pour le Loto. Pas plus que le malheur, comme ne le disait pas une non publicité pour l'accident de parcours ou de voiture.

Deux de mes chansons ont raconté mon histoire avant qu'elle ne m'arrive. Tel est le mystère de la prémonition comprise dans l'écriture. J'avais écrit une chanson facile intitulée: "Des naufrages d'or", où je me félicitais d'être un naufragé. À la fin, j'avais écrit que je ne doutais pas que "d'horribles drames payent nos folies." Je pensais à une de mes ex que j'avais à peine touchée, mais dont je me souviendrai toute ma vie du soupir sur le le lit en dessous de mon lit superposé dans un studio du dix-huitième arrondissement: « Je voudrais être mère ». Soupir. « Tu ne peux pas comprendre ». Elle devint mère, ne buvait pas, moi beaucoup, et elle mourut d'un cancer du foie en laissant deux orphelins. Histoire évidemment véridique, car de tels drames ne s'inventent pas.

Lorsque je commençai de me mettre au métier qui tissa l'art de Brassens, j'écrivis une autre chanson facile intitulée: "La fêlure". Je m'y dépeignais comme le romantique dont je ne sais plus quel auteur a dit: "Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière." J'étais fêlé, moi qui voulais emprisonner toutes les peines du monde pour les offrir à mon premier amour qui était une grande indifférente, étant née sous une bonne étoile, et les consoler dans la musique que j'aurais écrite. Et puis je ne sais pas quelle mouche m'a piqué. J'écrivis un deuxième, puis un troisième couplet où je disais :

« N'as-tu pas honte, quand il est tard,

Quand tout s'éteint, quand tout se pare

De l'ombre, des nuits le miroir,

Qui te fait voir

Tous ceux que tu as écrasés

Pour te trouver plus haut placé,

Tous ceux que tu as fait souffrir,

Un peu mourir ?

N'as-tu pas honte de tes méfaits,

Du reflet d'un être imparfait,

Qu'as-tu donc fait de ta beauté,

Être à demi satanisé ?"

Je me disais que ce troisième couplet, c'était pour les autres. Et puis, à 46 ans révolus, il m'arrive ce que je ne croyais pas qu'il pouvait m'arriver. Je me retourne sur ma vie et y découvre un bilan globalement négatif, l'exact contraire de ce que j'aurais voulu faire et de ce que Georges Marchais - dont je fus le collaborateur musical de son dernier confesseur - croyait déceler dans le communisme, « un bilan globalement positif ».

Oh certes, il m'était arrivé dans ma vie d'avoir mauvaise conscience, mais c'était une mauvaise conscience du réveil ou pour examen de conscience, une mauvaise conscience qui s'enfuyait dès le premier café, ce n'était pas une mauvaise conscience panoramique. Tout d'un coup, moi dont mon meilleur ami m'avait dit que, pour bien se connaître, il faut s'apprécier dans sa plus grande qualité, moi qui croyais bien me connaître et qui m'en piquais, moi qui croyais que, de la connaissance de soi, on pouvait déduire Dieu comme le promettait l'oracle de Delphes, moi qui avais envisagé en écrire un mémoire de maîtrise intitulé "Montaigne, platonisme et christianisme" où j'aurais montré comment l'auteur des "Essais" découvrait le Christ dans une vision optimiste et sceptique de lui-même et dans sa connaissance du monde, comme auraient dit les époux Kraft, vulcanologues, moi, le volcan, je me découvrais dans des coins où il n'aurait jamais fallu balayer.

Qu'est-ce que le purgatoire ? Selon François Brune, l'auteur des « Morts nous parlent » que j'ai découvert grâce à mon ami Franck et que j'ai brièvement rencontré à la fête de « Radio Courtoisie » parce qu'il était un sulpicien maudit qui n'avait les faveurs que de Julien Green, selon François Brune donc, ce prêtre qui a « cartographié l'au-delà », le purgatoire, c'est de souffrir de la manière dont on a fait souffrir. C'est donc le supplice du miroir. J'en suis au premier stade: moi, l'auteur de "La fêlure", qui n'est pas qu'un ébréchage personnel qui ouvre le coeur, j'en suis à savoir que j'ai fait souffrir et que j'ai fait du mal, bien que me croyant un homme de bonne volonté. Je connaîtrai le second stade du supplice du miroir ou le complet purgatoire le jour où je souffrirai comme j'ai fait souffrir, avant de "connaître comme je suis connu" (Saint Paul, commentant notre condition humaine d'"énigme dans le miroir"). Mais le purgatoire est l'antichambre du ciel. Le purgatoire est un état, situé dans un temps donné. François Varillon, auteur que je sous-estimais, le Régis des "Deux étendards", complète son homonyme François Brune: "Non. Le temps quantique et relatif admet la succession encore moins que l'éternité. La lumière est toujours du passé qui nous revient. La nature du souvenir est de survenir. La mémoire est toujours involontaire. L'enfer, le purgatoire et le paradis sont trois états simultanés qui se résoudront, pour ceux qui voudront de la lumière et que Dieu reconnaîtra, dans la Lumière de Dieu et dans la béatitude en Dieu.

"Tout ça, c'est bien joli", me disait mon père, brandissant le tee-shirt qu'il m'offrait et où il était écrit: "Je sens que je vais conclure". "Mais ce qui me désole, c'est que tu ne sois pas, comme moi, porté sur le mont de Vénus. Un homme, il baise comme il fume une cigarette" et mon père fumait beaucoup. L'amour et le sexe. Je suis le fils de ce père-là et j'aime qu'il ait séparé les deux.

P.-S.: Je crois que la philosophie d'ensemble de mon père était:
- Il faut aimer les gens, mais s'en méfier terriblement.
- Leur faire confiance à condition qu'ils ne mentent pas.
- Et leur mentir, mais jamais sur l'essentiel.

Alex paulista

On doit composer avec les ex à cause des enfants, le reste c'est de la méthode Coué.

Robert Marchenoir

A ceux qui seraient tentés de tirer trop de conclusions de la photo, il faut quand même rappeler qu'il s'agit de mannequins, dûment mis en scène avec une styliste, un décorateur...

Noblejoué

Il y a un continuum entre tous les sentiments.

Entre, d'une part, les je t'ai trop aimé pour ne pas te haïr ou je t'ai trop aimé pour que ce soit fade si moins intense et, d'autre part, toujours sentir une inclination vers l'autre après la passion, je préfère la persistance d'une harmonie, certes évolutive, mais d'une harmonie entre les êtres.

Je préfère la persistance de la bienveillance mutuelle, la complicité conservée et peut-être accrue par la baisse d'intensité de la relation.
Refuserait-on de voir le soleil du crépuscule parce qu'il est moins puissant que celui de midi ? En lieu et place de la passion, l'amitié amoureuse qui a pu exister avant l'amour, l'amitié tout court, qui a pu ne jamais être, toutes sortes de nuances de sentiments peuvent se déployer avec des nuances et des égards infinis entre les êtres.

Claude Luçon

@ Elusen | 11 septembre 2019 à 05:54
"J’ai pas compris ; tu veux que l’on se remette ensemble ?!"

Vous êtes la première épouse de Philippe ?
Tout s'explique, pas étonnant qu'il ait fui !

Mary Preud'homme

@ Patrice Charoulet | 11 septembre 2019 à 18:44

Cher Monsieur

Le billet du jour traitait des ex liaisons amoureuses, de ce qu'il en reste de réel ou de fantasmé et non des liaisons grammaticales muettes ou aspirées, de la passion ou du culte de l'amitié envers un être humain et non pour les dictionnaires !

Achille

@ boureau | 11 septembre 2019 à 16:48

Je n’ai pas pour habitude de me confier sur ce blog. Mais le thème s’y prêtait.

Comme quoi, même en ayant des opinions politiques très différentes, il est des sujets sur lesquels nous pouvons nous retrouver.
Merci de votre touchante attention.

Cordialement

Patrice Charoulet

H muet ou h aspiré ?

A la radio, j'entends une députée macroniste dire ceci : «  ça risque de rendre les débats un peu plus zouleux. » H aspiré, Madame ! Si vous me lisez, mais j'en doute, songez que l'on dit « la houle » et non pas « l'houle ».

Il y a quelque temps, j'ai entendu à la télé un célèbre polémiste, dans un débat, dire et répéter : « Ils zurlent, ils zurlent ! ». Ce n'était pas mieux.

L'usage doit guider. La connaissance de l'étymologie ne nuit pas. Mais tout ça demande qu'on l'apprenne et qu'on ouvre des livres. En particulier, si l'on a un doute, le meilleur de tous les livres : le dictionnaire.

boureau

"Homophobie dans les stades"

Je vous félicite pour votre courage et votre position nuancée et claire sur ce sujet dans l'émission de Pascal Praud.

Et j'ai bien aimé votre "sportivement correct" à propos des paroles creuses de Griezmann. Une jolie trouvaille !

Cordialement.

breizmabro

Perso je suis restée copine avec mon ex, même si nous évitons, d'un commun accord, le genre "famille recomposée".

Nos enfants nous ont souvent reproché d'être restés amis, ça les agaçait beaucoup puisqu'avant que nous divorcions ils avaient été, peu ou prou, témoins de nos disputes, non violentes mais fortes en décibels.

Un certain Georges chantait "Il n'y a pas d'amour heureux" mais je crois qu'il existe des divorcés heureux, mais pour cela il faut être deux adultes.

Tipaza

Difficile, très difficile de juger des comportements d'aujourd'hui à l'aune des règles d'autrefois.

On voit sur la photo trois couples et leurs enfants, tous épanouis. Quand je dis trois couples, je devrais dire trois hommes et trois femmes, il y a la parité et je suis ravi.
Imaginez mon désespoir si la parité n'avait pas été respectée.
Mais bon, en mathématiques, on appelle ça une permutation circulaire où chacun prend la place de l'autre.
Enfin je suppose que c'est ce que représente la photo pour être dans le ton du billet, d'un ex dont la place est prise par un autre qui sera probablement un futur ex. Ainsi vont les vies dans la modernité.
Il arrive, toujours en mathématiques, qu'une permutation circulaire fasse revenir à la configuration initiale toute la série permutante.
Et c'est bien ce qui risque de se passer, si les ex restent trop présents, tout en étant absents.
Vous suivez ?

Je veux dire que les qualités sont toujours magnifiées par l'absence et les défauts par la présence, et c'est ainsi que Liz Taylor et Richard Burton se sont mariés, démariés, je n'ose pas dire divorcés puisqu'ils se sont remariés, pour finir par ce par quoi ils auraient dû commencer, divorcer à nouveau, c'est-à-dire ne pas se marier, tout en s'aimant à perdre la raison, ce qui était la raison de leurs mariages.

Vous suivez toujours ?
Parce que moi, je m'y perds un peu dans cette vie moderne, quoiqu'elle ait des avantages certains de nouveauté perpétuelle.
Toutefois une nouveauté perpétuelle devient une habitude et donc lassante. On finit par souhaiter la stabilité, un peu comme en politique, sauf qu'en amour, on est plus impliqué, et surtout qu'il est plus facile d'obtenir la stabilité. Mais sans revenir à la case départ, case où l'on ne revient jamais parce qu'on vieillit, et c'est le drame des ex et des futurs ex, être le même en étant obligatoirement différent avec le temps qui passe.
C'est la fameuse quadrature du cercle de la permutation circulaire ;-)

D'autant plus que si les règles changent, les hommes et femmes ne changent pas en profondeur, l'amour entre un homme et une femme reste le même.

Il n'y a au fond que deux sortes d'amours chantés l'un et l'autre par les poètes.
L'amour passion, fusionnel, décrit par Aragon, puis chanté de si belle manière par Jean Ferrat:

"Aimer à perdre la raison
Aimer à n’en savoir que dire
A n’avoir que toi d’horizon
Et ne connaître de saisons
Que par la douleur du partir
Aimer à perdre la raison... etc."

Dans cet amour fusionnel, pas d'ex, ici on croit dur comme fer qu'amour rime avec toujours.
Et quand c'est fini, c'est définitif, sauf si on s'appelle Liz et Richard. Le cas particulier qui justifie la règle.
Mais un investissement aussi total que l'amour fusionnel exclut après la fin toute présence de l'ex, que parfois on finit par détester.

Et il y a l'autre amour, l'amour de hasard, l'amour opportuniste célébré par Paul Géraldy:

"On aime d’abord par hasard
Par jeu, par curiosité
Pour avoir dans un regard
Lu des possibilités

Et puis comme au fond de soi-même
On s’aime beaucoup
Si quelqu’un vous aime, on l’aime
Par conformité de goût

On se rend grâce, on s’invite
À partager ses moindres mots
On prend l’habitude vite
D’échanger de petits mots
Quand on a longtemps dit les mêmes
On les redit sans y penser
Et alors, mon Dieu, on aime
Parce qu’on a commencé."

C'est cet amour qui crée les ex.
Le hasard se reproduisant aussi souvent qu'on le souhaite avec les sites et autres réseaux sociaux.

On se rencontre, on se plaît et on se déplaît aussi vite. Mais on reste amis, puisqu'on ne s'était pas investi complètement dans la relation.
Une amitié aussi superficielle que l'était l'amour, de ces relations qui lient la personne, mais pas l'être.

Restent évidemment les enfants quand il y en a, mais c'est un autre sujet.
Quoique si l'on en croit un philosophe que l'on présente comme un dur, mais qui était un tendre au fond de lui:

"L’homme est pour la femme un moyen : le but est toujours l’enfant !"

sylvain

M. Bilger, vous aggravez votre cas, cette photo est trop raciste, xéno discriminante et vivrensemblistophobe, multiculturophobe...

Vous êtes contre les quotas multiculturels imposés par la gauche et toute leur smala antiraciste islamo-gauchiste ?

Cette famille n'est ni colorisée, ni arc-en-ciel, ni recomposée, ni décomposée, ni multicomposée, aucun couple de même sexe, aucun signe LGBT, mais vous filez du mauvais coton mon cher Philippe, ressaisissez-vous et rentrez dans les rangs !

Balancez-nous du noir, du gay, du islamo-gauchiste et récitez-nous des sourates du Coran en pénitence.

C'est bon pour cette fois mais qu'on ne vous y reprenne plus !

Mary Preud'homme

"L'âge est un dernier long voyage
Un quai de gare et l'on s'en va
Il ne faut prendre en ses bagages
Que ce qui vraiment compta
Et se dire merci
De ces perles de vie
Il est certaines blessures
Au goût de victoire
Et vos gestes, y reboire
Tes parfums, ton regard
Ce doux miroir
Où je voudrais nous revoir..."

(Jean-Jacques Goldman / Je voudrais vous revoir)

sbriglia

C'est un peu de la provocation dans le politiquement incorrect, cette photo !

Il faut la faire retravailler par Benetton : du noir, du chauve, de l'handicapé, du couple homo, de l'obèse, de l'anorexique, bref : la vie, quoi !

Ce qui est rassurant (?...) c'est qu'aucun des adultes n'a la tête à commenter sur ce blog…

Sans doute au top pour des barbecues au Cap Ferret... et encore, vous vous voyez passer des vacances avec cette tribu ?

"Lundi c'est ravioli, mon Père !"

Quel cauchemar !

genau

Justifier l'état d'exitude reviendrait à comprendre tous les ressorts des attitudes humaines.
La passion, combustible par excellence, est un justificatif connu ; la lassitude, sa cousine, peuple les trottoirs de gens mélancoliques ou agacés. Mais la résignation, aussi. Ce vieux couple cheminant sur le retour du supermarché, la femme geignant: "tu as mal fait, comme d'habitude" et l'homme, le regard vide, le pas traînant: un couple ?

Alors la vision de ces mélanges de gènes, au sourire radieux, n'est-ce pas la solution raisonnable ? Au moins ça, l'instant d'un cliché, arraché à la colère, la fatigue, la résignation. Un tout va bien, tout de même sérieusement complexe, en raison des croisements entre six adultes, qu'importe, la photo est réussie.
Dans cette recherche du brillant, apparemment nanti, il manque une couleur: le gris. Celui du départ au travail, au petit matin, quand il pleut, celui du sac trop lourd et du fils qui a la tête en l'air, ou encore celui de l'inter temps où la pensée, attachée à un couple, est déjà en partance pour un autre.

Car enfin, ces mélanges prennent du temps, les faire-part ne sont pas imprimés à l'avance, ni les grossesses obvies, à moins que les acteurs n'adhèrent à un club de course multimatrimoniale. On pense à la si jolie chanson des Frères Jacques: "quand l'équipe de Montauban s'en va jouer à Perpignan... etc."
Le Tibet connaissait la polyandrie, l'Islam reconnaît la polygamie, à l'exclusion des liens non officiels. L'Occident a développé l'art délicieux de l'adultère badin: que ne nous y tenons-nous pas ?

boureau

@ Achille 11/09/2019 08:41

Votre témoignage m'a touché.

Comme vous avez pu le lire (à 08:54), j'aimerais bien que ces adultes "ex" et "ex de ex" se souviennent qu'ils sont responsables de leurs actes et quand on dit de leurs actes, on parle des conséquences et donc du destin des enfants.

Nous sommes devenus en quelque sorte une société d'inconséquents qui jettent un "ex" ou une "ex" comme on jette un briquet dont on a épuisé la "flamme".

Et voilà, comme le signale P. Bilger, que Le Monde sous l'influence de ses journalistes féministes se transforme quelquefois en Gala. D'ailleurs, c'est devenu courant dans le monde des médias : quelle chaîne d'infos n'a pas son moment Gala ? De plus en plus insipide d'ailleurs.

Vous m'agacez souvent, mais je fais pourtant des efforts.

Aujourd'hui, je répète, votre commentaire m'a ému.

Cordialement.

Mary Preud'homme

Oui parfois des ex restent toujours là et plus que des amis sont même inoubliables. Tout dépend de la manière et dans quelles circonstances les amants furent séparés.

C'est ainsi que ma petite maman jusqu'à sa mort (et bien qu'étant mariée et mère de famille nombreuse) n'a jamais oublié son premier grand amour, dont elle fut brutalement séparée par les familles respectives pour incompatibilité religieuse - sans compter l'hystérie antisémite de l'époque - l'un étant juif et l'autre catholique.
Je la revois encore m'en parlant en cachette avec un émoi de jeune fille, puis écoutant en boucle avec des larmes dans les yeux cette chanson de Demis Roussos "Mourir auprès de mon amour", qu'elle avait demandée pour ses funérailles...
Savoir si de son côté, l'ex-amant, mort bien avant elle, était venu au rendez-vous ?

Metsys

"Pourtant j'avoue que j'ai du mal à me situer dans un monde où les frontières ne sont pas nettes".

Hélas, monsieur Bilger, si elles l'étaient, la justice des hommes serait plus facile à rendre, sans parler des relations post-conjugales.
Pour replacer la question dans le temps long des mentalités, Bonaparte écrit à Joséphine le 17 janvier 1810, soit un mois après leur divorce :
"Mon amie, d'Audenarde, que je t'ai envoyée ce matin, me dit que tu n'as plus de courage depuis que tu es à Malmaison. Ce lieu est cependant tout plein de nos sentiments, qui ne peuvent et ne doivent jamais changer, du moins de mon côté. J'ai bien envie de te voir, mais il faut que je sois sûr que tu es forte, et non faible ; je le suis aussi un peu, et cela me fait un mal affreux.
Adieu, Joséphine ; bonne nuit. Si tu doutais de moi, tu serais bien ingrate".

Les lettres du bon roi Henri à la reine Margot devaient être un peu plus virulentes et beaucoup plus truculentes... Toutefois, le Vert-Galant n'a jamais rien pu refuser à ses garces.
Et dans un autre genre encore, plus radical, on trouve Henri VIII ou Louis le Hutin. Allez donc en tirer des conclusions générales !
PS. "La garce" au XVIe siècle signifient "la femme" : rien de plus, rien de moins.

Denis Monod-Broca

- J'ai un peu honte, je n'ai pas d'ex...

- Quitter des parents qui accèdent à tous vos désirs n'est plus une rupture qui compte, alors, en remplacement, on quitte son conjoint. D'où la multiplication des ex, non ?...

- l'amour sublime le sexe. Quelle belle "invention" ! Encore faut-il que les mots - "amour" bien sûr, mais aussi "fidélité", "constance", "responsabilité" et quelques autres - aient un sens...

Robert Marchenoir

La politique (celle de la variété politicienne, en tous cas) prend trop de place et constitue une diversion. Il est en effet des choses plus importantes.

Claude Luçon

En regardant cette photo, quelle superbe famille tout de bleu vêtue, les blonds dominent et les sourires ne semblent pas être seulement pour la photo mais naturels !
Heureux ceux à qui toute cette tribu appartient !

Julien WEINZAEPFLEN

UNE PAGE D'AMOUR

Mon ex devenant mon confident signifierait donc le passage de la passion à la compassion. Cette déperdition vaut mieux que le maintien de la chaleur passionnelle transformée en haine.

Je préfère votre expression "écrire un autre livre" à celle, infiniment rebattue, de "tourner la page" ou de "refaire sa vie". Pas de fin d'un amour sans un chagrin d'amour, au moins pour celui qui souffre le plus de la rupture, peut-être pour l'avoir provoquée, à défaut de l'avoir déclenchée.

La modernité aime la précarité. Elle n'aime pas les institutions et introduit "le contingent au sein de l'absolu", le temps d'une éphémère "éternité". Mais la condition humaine est sinueuse, qui rend la "séparation inéluctable" et parfois nécessaire, malgré nos rêves d'indissolubilité du mariage auxquels s'accrochent les institutions pour consolider les patrimoines. C'est bien le seul exemple où les institutions s'accrochent à nos rêves afin d'en profiter.

Les commandements de Dieu sont impraticables. "Vous avez appris qu'il a été dit: Tu ne commettras point d'adultère. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son coeur" (Matthieu). Quiconque a nécessairement commis l'adultère car il a aimé plusieurs fois. Ces éternités successives ne sont peut-être qu'un seul amour, et pourtant si nous composons avec nos images de l'amour, nous n'aimons pas des images et tout amour est singulier, même une aventure d'un soir. Nous n'avons qu'un seul amour et chaque amour est singulier, comme nous écrivons toujours le même livre dans des ouvrages différents, déployant la même intuition dans une recherche qui s'affine.

"Regarde là", nous dit le livre ou la recherche. Et soudain c'est une nouvelle percussion sur notre cœur ou sur notre intelligence. Nous nous répétons, nous tournons en boucle, et pourtant la boucle nous dénoue. Nous dé-nous, au fil de ces répétitions qui nous dé-soi-vent.

Pourquoi l'amour qui naît quand nous sommes en chaleur nous fait-il vivre nos chagrins d'amour dans l'espoir du "retour d'affection" ? Pourquoi l'ocytocine vaut-elle mieux que la testostérone ? Pourquoi la loi de l'entropie vaut-elle même en amour ? Pour que nous nous couvrions de cendres avec un cœur brisé, ébréché, où la brèche aura pratiqué une ouverture bien plus propre à la compassion que la flèche de Cupidon. Comme toutes les choses graves, l'amour est soumis à la loi de la gravitation. "Rien n'est grave, mais tout est important", et rien n'est plus sérieux que l'amour.

Aliocha

Le désir d'appropriation de la passion devient folie si l'on n’accède pas à la mutualité du don, laissant alors place à la possibilité de ce que nous ne savons pas définir, l'amour, car c'est lui qui nous définit, laissant nos besoins de certitude à ce qu'ils sont sur nos chemins d'obscurité, cette illusion de la possession dictée par l'orgueil de la chute, oui, mon amour, je suis re-né quand je t'ai rencontrée et, peu à peu, j'ai pu alors guérir et me relever.

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