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20 octobre 2019

Commentaires

Sophie

En ce qui concerne M. Onfray. Il est opposé au voile mais il est prêt à accepter les femmes voilées pour accompagner nos enfants lors des sorties scolaires. Faudrait savoir !

https://www.youtube.com/watch?v=KzCQ8HoXz5I

Le "en même temps" de Macron l'a contaminé ?! Comme AF, Michel Onfray essaie de s'accrocher à l'idée de "gauche"...

Une sortie scolaire se situe dans le cadre scolaire de l'école républicaine. Le voile est un signe ostentatoire de religion. On interdit les crèches dans les mairies mais on doit accepter des femmes voilées pour accompagner nos chers bambins et surveiller, pourquoi pas, le programme scolaire qui ne serait pas conforme au diktat de l'imam que ces dames côtoient dans leur mosquée !

La République française est à genoux, l'islam règne en maître ?!

caroff

On peut être sociétalement conservateur et libéral au plan économique.
On peut être souverainiste et aimer l'Europe.
On peut ne pas vouloir de l'immigration et s'intéresser aux cultures étrangères.
On peut vouloir lutter contre la dette publique et mieux répartir la richesse.
On peut préférer son pays sans dédaigner ceux des autres.
On peut (et on doit) combattre la délinquance et le crime sans être un homme d'ordre.

Finalement, les commentateurs préfèrent pouvoir ranger les artistes, littérateurs, politiques, journalistes dans des boîtes soigneusement étiquetées car affronter les paradoxes et les contradictions fait perdre du temps à ceux qui choisissent de ne pas en avoir !

Francois Unger

Je suis surpris que les propos de Finkielkraut ne soulèvent pas plus d’interrogations, parmi les commentaires, sur ce que sont devenues les notions de gauche et de droite.

Autant les interrogations de Philippe Bilger me semblent riches, autant les commentaires dans l’ensemble paraissent se complaire dans les clichés dépassés de l’époque d’après-guerre.
Comme si l’évolution économique du monde, la disparition du bloc communiste, les folies démographiques, l’émergence de la Chine et les conquêtes islamiques n’étaient pas des critères d’orientation bien plus pertinents que les anciens concepts de gauche et de droite.

De quelle gauche parle-t-on ? De celle de Robespierre ? Des Jacobins ? De la première Constitution ? Ou bien de celle de la troisième Constitution ou de celle de l’après-guerre de 1945 ?

De quelle droite parle-t-on ? Des aristocrates royalistes ? Des bourgeois propriétaires des moyens de production ? Des militaires nationalistes ? Des 200 familles ? Des beaufs racistes et xénophobes ?

Il est strictement impossible de définir la gauche et la droite de façon formelle ; et s’y référer c’est ni plus ni moins reprendre ce qui est véhiculé de façon plus ou moins construite par les médias les plus simplificateurs. Ce sont les médias, de chaque époque, qui établissent le tableau d’honneur de la droite et de la gauche. Tous nos médias sont de gauche: ils représentent donc la gauche et rien ne peut s’y opposer.

Alors, peut-on accepter l’idée que certains citoyens qui se pensant sincèrement d’une des gauches évoquées plus haut, ne puissent pas se retrouver dans l’idée que les médias veulent faire accréditer comme étant la gauche actuelle ? Et dans ce cas, alors oui la position de Finkielkraut est simple à comprendre.

Je dirai pour Monsieur Bilger que le problème est inverse pour la droite: puisqu’elle ne contrôle pas les médias, elle ne peut construire une image de la droite actuelle ; c’est la gauche qui définit la droite, et ceux qui se disent de droite aujourd’hui prennent le risque d’être trahis dans leurs propositions. C’est tout simplement incohérent de se dire de droite quand c’est la gauche qui définit la droite.

Mais soyons simples: les notions de gauche et de droite ne symbolisent plus des options politiques d’avenir ; juste un petit jeu pour les médias.

Par simple mesure de protection personnelle, chaque citoyen doit se préserver et ne jamais accepter les jugements sociaux, politiques ou culturels qui classent les gens, leurs démarches, les lois, les démocraties etc. à partir des mots droite et gauche. La machine à fabriquer des infox tourne ici à plein régime.

Cette petite explication étant faite, il est temps de revenir aux vrais discriminants: la condamnation de la violence, le respect de la loi, le respect des institutions, le respect de la démocratie et des acquis culturels européens, le respect des valeurs de notre République, et le respect des hommes et des femmes. Qui ne sont en rien inféodés ou consubstantiels aux notions de droite et de gauche.
C’est tellement mieux de parler de droite et de gauche que d’islam et de guerre civile !

Exilé

@ Sophie
« Critiquer la violence militante de cette religion dans son incarnation contemporaine était considéré comme du fanatisme. » (Salman Rushdie)

Et cela aussi au pays de Voltaire, peut-être même plus qu'ailleurs...

jack

La droite qui a tout perdu, c'est celle que préside actuellement Christian Jacob.
La droite extrême qui voudrait tout gagner, c'est celle de la fille de Jean-Marie Le Pen.
Alors, ces deux composantes de la droite font-elles envie actuellement ? On ne peut demander l'impossible à de brillants esprits.

Marc GHINSBERG

Alain Finkielkraut aurait été de gauche. Première nouvelle.

Certes il a été maoïste en 1968, il écrit dans son dernier livre intitulé "A la première personne" :
« En Mai 1968, comme la majorité de ceux qu’on commençait à appeler, avec une tendresse où perçait déjà la déférence, "les jeunes", j’ai été happé puis porté par la vague. »

Avoir été maoïste en 1968 ne constitue pas un label de gauche pour le reste des temps. Au demeurant, comment un disciple de Heidegger pourrait-il être de gauche :
« Et puis il y eu le choc Heidegger. Je ne visitais plus, en le lisant, un palais lointain ; j’étais happé, englobé, partie prenante. » (Citation toujours extraite de son dernier livre.)

On remarquera au passage que AF est souvent « happé ».
Par ailleurs, un des marqueurs de la gauche est la croyance en la possibilité du progrès, or AF ne voit dans le progrès que de la négativité.

Est-il de droite pour autant ? Même Denis Tillinac, dans le numéro de Valeurs Actuelles où s’exprime AF, explique pourquoi il ne veut plus être qualifié "de droite" :
« Voilà pourquoi, comme tant d’autres, je suis aussi mal dans mes pompes cataloguées "de droite" par carence sémantique. »

Et de fait, aujourd’hui, de moins en moins de gens se reconnaissent dans une classification droite/gauche car la gauche est plurielle et la droite multiple. D’autres lignes de partage se sont superposées : nationalistes/européistes, libéraux/étatistes au plan économique, libéraux/conservateurs (voire réactionnaires) au plan sociétal. Elles traversent les anciennes familles politiques.

Les populistes cherchent à imposer une autre ligne de partage : l’élite versus le peuple. Les populistes sont ceux qui prétendent exprimer l’opinion, les souhaits, la volonté du peuple. Pour eux les choses sont simples. Tous les problèmes ont une cause unique : l’immigration pour les uns, le capitalisme (ou le libéralisme) pour les autres. L’élite, ce sont tous ceux qui exercent des responsabilités. Ils maintiennent « le système », ils sont incompétents, ils sont corrompus, ils exploitent le peuple. Il faut donc en premier lieu se débarrasser de l’élite, puis il suffira de s’attaquer à la cause unique et tous les problèmes seront réglés. On pourra ainsi augmenter les dépenses publiques, diminuer les impôts, augmenter les salaires et les pensions, diminuer l’âge de départ à la retraite. Vous trouvez que j’exagère ? C’est exactement le programme du RN et de LFI.

Alors dans ce nouveau contexte politique, qui n’est pas propre à la France, la question de savoir si Alain Finkielkraut est de droite a-t-elle encore aujourd’hui un sens ?

Herman Kerhost

Je lis un commentaire qui parle de courant politique. Voici ce que cela m'a inspiré:
Finkelkraut n'appartient pas à un courant continu, mais à un courant alternatif continu.

boureau

Zemmour au bûcher

J'ai lu et relu le discours prononcé par Eric Zemmour lors de cette convention avec Marion Maréchal.

J'aimerais bien que nous sortions tous de l'hypocrisie et que me soient citées les phrases de Zemmour qui le ferait sortir du champ républicain et... des plateaux de télé !

L'indignation des mots est une chose, le réel en est une autre. La clarté avant tout.

Y compris de la part de notre hôte.

Merci par avance.

Cordialement.

Sophie

@ Aliocha
"La vérité ainsi définie ôterait alors à notre cher philosophe ce doute affreux de devoir prendre parti, et de s'offrir sans contrainte à ce qui le définit, et qu'il définit si bien, la beauté du monde"

Merci Aliocha pour la citation d'AF concernant une certaine idée de l'écologie.

En effet, pourquoi devrions-nous être obligés de nous définir en fonction d'une quelconque étiquette ? L'étiquette "électron libre" serait tellement plus douce et moins belliqueuse. Parfois, je suis d'accord avec vous. Parfois, je suis en total désaccord avec vous. C'est selon... Mettons plus de dilettantisme dans la pensée, que diable !

Nous manquons cruellement de dérision, d'autodérision dans ce monde d'"ayants droit" !

Lucile

@ Philippe Bilger

Pardonnez-moi mais il me semble que vous entretenez une légende glorieuse concernant la gauche quand vous écrivez : "Michel Onfray aurait pu reprendre à son compte la déclaration d'AF et probablement l'aurais-je mieux comprise de sa part car, pour lui, sa vision de gauche était naturellement reliée aux humbles, aux modestes et aux exclus, accordée à une conception hugolienne de la politique et évidemment étrangère au socialisme d'aujourd'hui".

Cette légende, glorieuse mais usurpée, n'est pas étrangère seulement au "socialisme d'aujourd'hui". Dans l'ensemble, les régimes socialistes n'ont jamais amélioré à eux seuls la cause des humbles, bien qu'ils aient prétendu le faire, car ils ont en général appauvri les pays ; or le sort des plus pauvres ne peut être amélioré quand la prospérité du pays est sacrifiée. Cette dernière quant à elle, est une condition nécessaire, mais non suffisante. Il y faut aussi une volonté politique. C'est en cela que l'alternance entre droite et gauche peut être utile.

La croyance selon laquelle l'amélioration du sort des humbles est de gauche implique qu'elle n'est pas de droite. C'est ce qui explique que l'on puisse avoir honte d'être de droite, comme Finkielkraut et comme Onfray. Tous les gens de gauche à qui on objecte les échecs flagrants et récurrents de la gauche une fois qu'elle est au pouvoir répondent que ce n'est pas cela la gauche, qu'il en existe une autre, une vraie, qui abolirait enfin la pauvreté et assurerait l'égalité entre les hommes.

La droite est moins utopique, mais elle relève d'une conception fourre-tout. On retrouve chez elle des gens aussi étatistes qu'à gauche, et aussi opposés à la liberté individuelle qu'à gauche. Et on trouve à gauche des gens qui appellent de leurs vœux le capitalisme d'Etat.

Pourtant d'après certains chercheurs, la distinction entre gauche et droite, ou plutôt deux tendances politiques opposées, se retrouve dans toutes les sociétés, et correspond vraiment à quelque chose en politique. L'une consiste à vouloir apporter du nouveau et à ouvrir les frontières, elle adapte, elle renouvelle, elle appelle au changement, et elle met en péril parce qu'elle démolit. L'autre protège et construit, elle asseoit, elle structure, elle est efficace, mais elle installe et elle fige. Les deux seraient indispensables. Pour la générosité, d'après des études sérieuses, aux USA, les gens dits de droite (Républicains) donnent significativement plus de leur temps et de leur argent que les Démocrates. Ceux de gauche sont plus libertaires et individualistes, ceux de droite ont un sentiment d'appartenance au groupe plus fort. Les intellectuels seraient plus attirés par la gauche, où on trouverait plus de gens intelligents, les gens de droite seraient plus fiables et plus consciencieux. Je cite de mémoire les travaux de Jonathan Haidt, qui s'intéresse à l'éthique en politique. Selon lui, l'éthique appartient aux deux tendances, alors que chacune essaye de nier celle du camp d'en face.

Il dit qu'il y a 6 questions éthiques sur lesquels on voit clairement la différence entre gens de gauche et gens de droite.
- Care/harm (prendre soin des autres)
- Fairness/Cheating (altruisme, réciprocité)
- Liberty/oppression
- Loyalty/betrayal (loyauté/traîtrise)
- Authority/Subversion (déférence, rébellion)
- Sanctity/ degradation (religious context, but also sexuality on the left)
(Pour illustrer ce dernier point, qui peut paraître obscur, il donne la citation de Madonna "Your body maybe a temple but mine is an amusement park" (Votre corps est peut-être un temple, le mien est un parc d'amusement).

Les gens de gauche ne s'inquiètent qu'aux trois premières de ces questions, et parmi ces trois ils mettent avant tout et très loin devant, la protection de ceux qui souffrent. Les gens de droite ne veulent en sacrifier aucun, et les mettent à égalité, mais trouvent aussi la première importante.

De gauche au départ, Jonathan Haidt dit qu'il a changé d'orientation politique à force d'étudier la question.

Recorded at the Center for Compassion and Altruism Research.
https://www.youtube.com/watch?v=1u-ahvx3pkc
Conférence sur l'éthique à Stanford

Philippe Dubois

Bonjour Monsieur Bilger

Vous écrivez : "Pourquoi alors n'ose-t-il pas se proclamer de droite ?"
Mais vous ne définissez pas ce qu'est la droite.

En effet, comment AF pourrait-il se définir comme appartenant à un courant de pensée qui a presque totalement disparu de la politique française ?
A part quelques petits partis, aujourd'hui en France, il n'y a plus de formations politiques qui
- se revendiquent ouvertement de droite,
- présentent un programme de droite.

Ce qu'on appelle la droite de gouvernement, ou la droite républicaine, c'est-à-dire LR, a trahi la droite en portant à sa tête Christian Jacob, qui a voté pour l'ignoble loi Avia, véritable attentat contre la liberté d'expression.

Ce qu'on appelle l'extrême droite, donc le RN, présente un programme économique socialo-marxisant et se désintéresse des combats sociétaux ; en simplifiant, ce qu'était le FN s'est transformé en Front de Gauche immigrophobe.

La droite, selon moi, c'est
- l'amour de la France et de sa civilisation,
- la liberté,
- l'éloge et la récompense de l'effort et du mérite,
- un Etat fort dans ses missions régaliennes et qui arrête d'emmerder les Français, pour reprendre le mot du président Pompidou.

A contrario, la gauche, c'est
- la détestation de la civilisation française et du peuple français,
- la volonté de contrôler dans le moindre détail la vie des citoyens, ainsi que leurs pensées,
- la haine de la réussite, de la moindre tête qui dépasse,
- la jalousie et l'envie érigées en principes de gouvernement.

Par ailleurs, je vous ai déjà expliqué que tout citoyen doit avoir une perception négative de l'ajustice française.

Robert

Je fais mien le commentaire de boureau | 20 octobre 2019 à 09:18 auquel j'ai peu à ajouter.

Je viens de ressortir son livre "L'identité malheureuse". Son plaidoyer en fait un homme actuellement considéré comme de droite, puisque ses opposants pourraient l'accuser d'être un identitaire ! D'autant que, comme Régis Debray, il y fait l'éloge des frontières et s'oppose au progressisme.
De fait, s'il se réclame d'une gauche, c'est sans doute de celle des pères de la Troisième République, dans la lignée de Jules Ferry notamment, ou de celle de la Révolution qui a forgé l'idée de Nation que rejettent, au prétexte du nationalisme, ceux qui se prétendent de gauche aujourd'hui et qui en ont renié ses principes au profit de la notion à géométrie variable de "valeurs", fourre-tout conceptuel complètement décervelé, comme du progressisme revendiqué par monsieur Macron et les tenants de la dernière loi bioéthique qui contrebat nombre de principes fondamentaux de ladite bioéthique...

Nathalie DP

Les grandes compétitions sportives internationales contribuent à la souhaitable mixité des populations.

Quoique, sauf erreur de ma part, il n'y avait que des Celtes dans l'équipe gagnante de ce jour.

C'est dégueul**se !

Exilé

Peut-être parce qu'on a encore honte de se qualifier de droite.

Qui donc en France sait ou se souvient que cette diabolisation de la droite remonte au Komintern - alors sous la férule de Staline - et qu'à l’époque les pays qui n'étaient pas gouvernés par un gouvernement communiste ou assimilé (un grand nombre) étaient qualifiés de « fascistes » par cette organisation ?

Français, réveillez-vous et apprenez au cas où vous ne le sauriez pas que Staline est mort.
Vous pouvez sortir des abris.

Et que ce qui reste de droite cesse donc de faire n'importe quoi pour « donner des gages » à une gauche qui n'a pas de leçons à donner et qu'elle se comporte à la hauteur de la tendance qu'elle prétend incarner.

Sophie

Pendant ce temps-là, les violences policières touchent les pompiers et les urgentistes au même titre que les Gilets jaunes.

Les pompiers ont l’habitude d’être caillassés par les racailles de banlieue mais avec Macron, ils ont droit au petit plus avec les canons à eau, les gaz lacrymos, les grenades, les coups de matraques à la tête... Des grenades utilisées en temps de guerre, les GLI F4.

"Un pompier-adjudant-chef d'une cinquantaine d'années, Jean G., venu du département de la Côte-d'Or, a reçu un projectile au niveau de la tête lors de la mobilisation intersyndicale des soldats du feu à Paris le 15 octobre; Selon les informations relayées par Le Parisien et Libération, il risque de perdre son œil malgré une opération chirurgicale réalisée le soir même. Le sapeur-pompier dijonnais, en service depuis plus de 30 ans, manifestait avec ses effectifs du SDIS 21."

Tweet de UNSA Police Pôle CRS : « Les collègues sont honteux d’avoir reçu des ordres aussi minables... »

Macron continue à s'amuser avec les joujoux du pouvoir et une fois de plus, il se trompe de cible. Il tire sur ses citoyens et se prosterne face aux tyrans islamistes... Pauvre France !

Alors, être de droite ou de gauche, quelle importance quand tout un peuple souffre et qu'il n'est jamais écouté ?!

PR CALGUÈS

"C'est parce que je suis de droite que je ne suis plus de droite"

En reprenant la formule d'AF, vous écrivez exactement ce que je ressens depuis bien longtemps.

Catherine JACOB

« J'ajoute avec un peu d'ironie que sa perception de la Justice est aussi négative et approximative que beaucoup de responsables de droite qui en abusent. »

C’est cela en fait qui moi aussi me dérange dans tous les partis. La Justice est un mot vide qui ne prend sens que dans les affaires qui dérangent ponctuellement l’opinion, autrement dit de façon fort variable. Un mot valise en somme.

Pourtant, c’est son rapport au juste qui fait tenir ensemble le corps social. Sans cela, il finirait démembré tel Dionysos sous la dent des Ménades dont le mois de prédilection est bien évidemment octobre, le mois des vendanges ainsi que de la cueillette des champignons dont regorge en ce moment la lisière des forêts. Par ex. les amanites tue-mouches, le champignon des Schtroumpfs (= caméra embarquée du vendredi ‎18 ‎octobre ‎2019, ‏‎16:10:34).

C’est enfin, le mois d’Hallowen qui ce jeudi 31 octobre prochain attend de voir à quelle sauce le Brexit sera mangé.
Ce vocable d’Hallowen est donné comme la contraction de "All Hallows Eve" qui signifie la "veille de tous les saints".

Il y a 2500 ans, cette fête représentait le Nouvel An des Celtes ainsi que la célébration des esprits des défunts invités à prendre leur part de ce festin à l'occasion duquel était servie abondance de viande de sangliers, divinité redoutable dont la consommation était présumée procurer l'immortalité et qui se retrouve dans le zodiaque chinois pour cette même époque et qui pour les Celtes symbolisait le druide, de cervoise et d'hydromel dont la recette était déjà connue il y a plus de sept mille ans. L'année s'achevait alors une nuit de pleine lune qui inaugurait le semestre sombre de l'année.

La presque pleine lune de la mi-octobre, en bélier, était particulièrement lumineuse qui a rendu un peu fous mes chiens, lesquels se sont un peu battus entre eux quoique j’en ai eu.

La voici, c'est la pleine lune du 12 Octobre 2019, ‏‎00:18:06. (‎= samedi ‎12 ‎octobre ‎2019, ‏‎00:18:06). La prochaine aura lieu le 12 novembre (14:37:24).

Lorsque les petites sorcières et les petits sorciers qui représentent les esprits défunts et font penser à la Saint Nicolas viennent réclamer leurs friandises, ils prononcent souvent cette petite formule : « Des bonbons ou un sort ». Il me semble que cette formule représente une certaine conception de la Justice, celle selon laquelle chacun reçoit sa part, ainsi qu’une juste rétribution de ses actes qui évoque le Nomos, du déverbal du verbe grec pour « partager » et dont la ‘racine indo-européenne’ a également donné le mot gaulois nemeton, l’espace consacré, celui dont la porte est réputée ne s’ouvrir qu’une fois l’an à la communication avec l'Autre monde.

L’an passé sont venus sonner à ma porte des esprits particulièrement voraces qui, sous l’épée de Damoclès de la formule consacrée, se sont servis à pleines mains, des deux mains dans la coupe.

Quand les Celtes célébraient le début de l’hiver et les vendanges, c’était en revanche la fin de l’hiver et le vin nouveau que célébraient les Anthestéries dont le 3ème jour appelé Χύτροι / Khýtroi, c'est-à-dire « la fête des marmites » était consacré au culte des morts. C’est ce jour-là en effet que revenaient les âmes et qu’à leur intention on faisait cuire dans chaque maison des marmites de graines sacrifiées ensuite à l’Hermès chtonien ou infernal, le conducteur des âmes, puis qu’une fois servies on congédiait avec cette formule : «Prenez la porte, Kères,les Anthestéries sont passées (θὺραζε Κᾶρες, οὐκέτ' Ανθεστὴρια)».

Aliocha

Peut-être que le désir d'appropriation de notre hôte envers cet esprit qui sait si brillamment conceptualiser ses doutes, révèle qu'au-delà de ce désir, le clivage gauche-droite s'est lui-même fondu dans cette contradiction qu'il est nécessaire électoralement de se particulariser pour gagner l'élection, alors que l'on gouverne au centre.

Peut-être est-ce le signe que la démocratie est prête à accéder à l'âge de sa maturité, et que les citoyens seront assez adulte pour désigner, non celui qui les représente le mieux pour gagner le match infantile, mais celui le plus à même de savoir faire cheminer ensemble les entités contradictoires, espérant prendre les décisions les moins imparfaites, définition que Macron donnait de la gouvernance au sortir de son entrevue avec le pape François.

Si nos dirigeants savaient appliquer cette parole sage bien que moins génératrice d'audience - car l'audience en est encore au goût du sang et des victoires totales, j'oserai dire des implacables épurations - on pourrait imaginer que l'exemple ainsi offert au simple citoyen lui permettrait de lui-même se gouverner et ce faisant, ne plus voir la politique comme un combat, mais comme l'exigence indispensable à l'équilibre d'une relation.

La vérité ainsi définie ôterait alors à notre cher philosophe ce doute affreux de devoir prendre parti, et de s'offrir sans contrainte à ce qui le définit, et qu'il définit si bien, la beauté du monde :

"On délaisse l’amour des paysages pour les problèmes de l’environnement. Et on n’a pas de temps à perdre avec la beauté du monde quand la planète est en péril.
«L’Être est ce qui exige de nous création pour que nous en ayons l’expérience», écrivait Merleau-Ponty. On pourrait dire dans son sillage: la nature a besoin de poètes pour que nous y soyons sensibles. Mais, tragédie invisible, ceux que Francis Ponge appelle les «ambassadeurs du monde muet» ont disparu. Adieu, Virgile, Ronsard, Wordsworth, Hölderlin, Ponge ou Bonnefoy ! Les poètes ne sont plus là pour nous ouvrir les yeux et façonner notre âme. Et c’est Greta Thunberg qui occupe la place laissée vacante.
Cette adolescente suédoise a eu l’idée géniale d’une grève hebdomadaire des cours, car, dit-elle: «Nous ferons nos devoirs quand vous ferez les vôtres.» De l’Assemblée nationale française à l’assemblée générale des Nations unies, les adultes médusés lui font un triomphe. Au lieu d’assumer par l’autorité la responsabilité du monde, ils présentent leurs excuses pour avoir tout salopé. Au lieu d’œuvrer à élargir le vocabulaire des enfants afin d’affiner leur vision, ils écoutent religieusement les abstraites sommations de la parole puérile. Ils ne se préoccupent pas de donner, par la connaissance de l’art, une dimension esthétique à l’écologie. L’urgence met la culture en vacances, et remplace par le tri sélectif l’éducation de la sensibilité. L’écologie méritait mieux."

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/le-plaidoyer-d-alain-finkielkraut-pour-une-ecologie-poetique-20190828

Que Finkielkraut continue à être de ce parti-là, moi, ça me suffit.

Jérôme

"Quelle répugnance inspire-t-elle (la droite) pour que les vrais insatisfaits, les transfuges lucides de l'autre ne consentent pas à la rejoindre ?" (PB)

Vous ne lisez donc pas les commentaires de vos affidés.

Marcel P.

Votre questionnement sur le cheminement d'Alain Finkielkraut est animé par votre propre positionnement.

Si pour vous se pose la question de savoir s'il est de droite, sans doute pas tant pour lui. Il observe l'effondrement d'un courant auquel il se sentait appartenir. Doit-il aussi se préoccuper de l'effondrement d'un autre courant qui n'était pas sien ?

Il avait prophétisé que l'antiracisme serait le communisme du nouveau siècle. Ça y est, nous sommes en plein dedans. L'affaire de la femme voilée de l'autre jour, peu après le carnage à la préfecture de police, l'omniprésence du discours ségrégationniste dans la bouche de Diallo etc., tout concorde et nous n'en sommes plus aux prémices.

Qu'importe donc la droite, là-dedans ?

Isabelle

« La maxime de Cioran selon laquelle «on doit se ranger du côté des opprimés en toute circonstance, même quand ils ont tort, sans pourtant perdre de vue qu’ils sont pétris de la même boue que leurs oppresseurs», me servit de seule philosophie politique qui, sans tarder, me valut la disgrâce de mes amis lecteurs de Bakounine, de Kropotkine, de Proudhon. En adoptant l’infréquentable déconneur métaphysique comme un oncle spirituel dont je pouvais suivre les préceptes sans forcer mon talent, je passai à leurs yeux pour un détestable individualiste petit-bourgeois — déviance morale dont je n’ai jamais cherché à guérir tant elle m’était naturelle. » (Frédéric Schiffter)

Nous sommes tous de « détestables individualistes petits-bourgeois ». Certains arborent la casquette des gens de droite ou de gauche, la casquette religieuse ou athée mais au fond, nous ne pensons qu’à nous-mêmes.

L’un de nos passe-temps favoris : imposer à l’autre nos « convictions »…

Sophie

La gauche ou la "gôche" caviar, comme on la surnommait sous Mitterrand, s'est sabordée toute seule, comme une grande. Elle a renoncé à l'idée de laïcité et elle se prosterne devant le diktat de l'islam, elle a perdu toute crédibilité... Darwin, au secours !

N'oublions pas que nos personnages politiques, de droite comme de gauche, ont reçu de l'argent et des cadeaux (notamment du Qatar et de l'Arabie Saoudite) pour ramper ainsi... Tout s'achète.

Nous sommes en pleine régression, nous ne parlons plus que de religions. A quand une prochaine guerre entre ces différentes "convictions" ?

De quel droit n'avons-nous plus la possibilité de critiquer une religion, en l'occurrence l'islam prosélyte ?

« Quelque chose de nouveau était en train de se produire, la montée d’une nouvelle intolérance. Elle se répandait à la surface de la terre mais personne ne voulait en convenir. Un nouveau mot avait été inventé pour permettre aux aveugles de rester aveugles: l’islamophobie. Critiquer la violence militante de cette religion dans son incarnation contemporaine était considéré comme du fanatisme. Une personne phobique avait des positions extrêmes et irrationnelles, c’était donc elle qui était fautive et non pas le système religieux qui revendiquait plus d’un milliard d’adeptes à travers le monde. Un milliard de croyants ne pouvait avoir tort, les critiques devaient donc être ceux qui avaient l’écume aux lèvres. Quand, voulut-il savoir, était-il devenu irrationnel de détester la religion quelle qu’elle soit, et de la détester avec force? Depuis quand la raison était-elle redéfinie comme déraison? Depuis quand les histoires fantaisistes des superstitieux étaient-elles hors d’atteinte de la critique, de la satire?" (Salman Rushdie)

"Un nouveau mot avait été inventé pour permettre aux aveugles de rester aveugles: l’islamophobie."

boureau

"Alain Finkielkraut est-il de droite ?"

Il est évidemment "de droite" cher P. Bilger. Votre démonstration est éloquente.

Mais il ne veut pas que cela se sache !

D'abord par sa judaïté. Dans la communauté française actuelle, un juif ne peut pas, viscéralement, être de droite, et d'autant plus un intellectuel juif. C'est quasiment antinomique !

Ensuite par son statut médiatique : c'est une icône absolue de la gôche. Il ne peut pas s'y soustraire. Cela facilite beaucoup de propos.

Aussi par son statut d'académicien : se déclarer "de droite" compte tenu du passé académicien qui en a accueilli de "terribles", pas question d'être identifié à ces monstres.

Egalement par son statut mondain. Comment se dirait-il "de droite" dans cette mouvance germanopratine qu'il affectionne ? Ce serait une faute de goût !

Par orgueil peut-être, imprégné qu'il est du sentiment très profondément ancré dans son milieu que la droite sera toujours "le mal" et qu'il ne peut en être entaché !

Par son statut d'intellectuel engagé. "Intellectuel engagé" : deux mots qui ne peuvent être que de gôche.

Par son sens du "martyr tourmenté" qu'il excelle à mettre en avant !

Finalement, pour faire court, un manque de courage à mon avis et une certaine vanité. Il y a tout à perdre.

On voit ce manque de courage et son attachement indestructible à son image d'icône de la gôche, dans sa défense molle, très molle, d'Eric Zemmour dans les médias. C'est moins que le minimum syndical !

D'ailleurs, au fil du temps, on ressent une certaine jalousie de sa part vis-à-vis d'Eric Zemmour. Dans les derniers débats qu'il a eus avec lui, on voyait parfaitement son agacement quand Zemmour le mettait en difficulté : l'agacement prononcé qu'il montrait remplaçait la raison.

A. Finkielkraut a conscience d'être une des "stars" de la pensée commune contemporaine mais il confond souvent la morale, sinon la moraline, la raison et les faits.

Cher P. Bilger vous sous-estimez le poids des conventions sociétales : être de droite c'est honteux intellectuellement.

Cordialement.

Xavier NEBOUT

Il faudrait d'abord s'entendre sur l'idée de droite.

S'il s'agit de nationalisme, AF est de gauche, et c'est probablement ce qu'il entend par là.
S'il s'agit de conservatisme "sociétal", AF est de droite encore que sur le plan religieux, ça se complique.

Sur le plan économique, nous avons à droite le libre accès au capital constitutif de l'entreprise, et à gauche la propriété des moyens de production par l'ensemble de la collectivité ou par les membres de l'entreprise.

Le partage des responsabilités à gauche, la responsabilité individuelle à droite, encore qu'en URSS, le chef d'un service défaillant part au Goulag. Moyennant quoi tout va toujours très bien comme dans notre fonction publique.

Et c'est ainsi qu'apparaît la nécessité d'une dictature éclairée, car le bon peuple est incapable de savoir ce qu'il veut dans tout cela.

Je dis bien "éclairée" tant nos pègres politicardes n'en savent pas beaucoup plus, et on en revient à l'absolutisme théocratique de Bossuet qui n'aurait d'ailleurs pas assis AF à l'Académie.

Vive le roi !

Achille

"C'est parce que je suis de gauche que je ne suis plus de gauche"

AF de gauche ? Il ne faut pas quand même exagérer. Il l’a peut-être été à la fin des années soixante, à la rigueur au cours des années soixante-dix, mais aujourd’hui il est bel et bien un représentant, je dirais même un référent, de la droite réac conservatrice AOC.

Il n’est pas seul dans son cas. Beaucoup de sympathisants de gauche ont également quitté la gauche. Mais eux ils sont devenus macroniens. C’est un peu mon cas. Pourquoi ? Sans doute par lassitude devant tant d’atermoiements, de minauderies et de langue de bois.

Idem pour nombre d’électeurs de droite qui ne sont plus de droite.
Les plus radicaux ont opté pour « la droite Morano » voire carrément pour le RN qui a fait de l’immigration et de l’Islam les deux thèmes de bataille de son programme politique.
Stop au progressisme effréné, à la libéralisation des mœurs, à la loi sur la bioéthique et tout le tintouin. L’objectif est de revenir aux valeurs des années soixante, aux traditions de nos anciens. En gros le message est : ras le bol de ces étrangers d’une tout autre culture que la nôtre et qui viennent semer le trouble dans nos villes et nos campagnes en voulant imposer leurs coutumes d’un autre temps.

Mais il y a aussi des gens de droite qui ont préféré la voie tracée par Emmanuel Macron, ouverts sur un monde qui bouge de plus en plus vite et auquel il faut s’adapter si l’on ne veut pas se faire absorber par les grandes puissances étrangères qui, elles, avancent à grands pas, sans trop s’encombrer de questions métaphysiques à la française.

Une chose est sûre, avec EM plus rien ne sera comme avant. Il a cassé le logiciel gauche-droite qui a marché pendant quarante ans. Il faut désormais réapprendre les nouveaux codes.
De toute façon les Français en avaient assez de se faire balader un coup à gauche, un coup à droite à chaque élection présidentielle et législative.

La célèbre réplique du film de Visconti « Le guépard » est plus que jamais de circonstance : « Il faut que tout change pour que rien ne change ». Plus prosaïquement disons que « Ça passe ou ça casse ! ». Je pense personnellement que ça devrait passer.

Savonarole

« C'est parce que je suis de gauche que je ne suis plus de gauche »

La réponse d’AF est une pirouette, une pudique feuille de vigne pour masquer qu’il est complètement à poil.

Tout ce en quoi il a cru a tourné vinaigre, ça pèse aujourd’hui 6 % avec le fiston de son vieil ami André Glucksmann.
Il ne dit rien d’autre que ce qu’Eric Zemmour dénonce avec plus de courage et qui lui se moque de ne pas être invité à France Inter, Radio Classique, Radio France, ou à Libération chez Joffrin.
Quand on a pour patron Radio France, il vaut mieux se dire de gauche pour pouvoir ruer dans les brancards avec la droite. C’est astucieux.

Voyez Ségolène Royal qui déclarait il y a deux semaines qu’elle « songeait à la présidentielle de 2022, mais hors du Parti socialiste ». Elle aussi est de gauche, mais sans le PS. Pas mal non plus dans le genre. Astucieux aussi.

En somme, c’est le label de gauche qui compte, le sésame médiatique miraculeux, vous pouvez dire qu’il y trop de noirs dans une équipe de foot sans risquer d’être viré de Radio France. D’autres ont moins de chance à RTL.

Ce qui est accablant dans le discours d’AF c’est qu’il ne parle que de lui, c’est moi, moi, moi. Un Messie narcissique et manifestement dépressif.
La presse en joue, alors dites-nous Monsieur Finkielkraut, vous qui êtes le Phénix des hôtes de ces bois, que pensez-vous du foulard, et ça démarre, alors qu’on en a bouffé depuis un mois.
On dirait qu’il a raté le métro.
Trop tard, bonhomme, il fallait se réveiller plus tôt.

Claude Luçon

Peut-être est-ce parce que la gauche en France n'est plus de gauche ?
Qu'elle est quelque part entre Mélenchon et le RN dans une zone vaporeuse où AF ne se retrouve pas et ne veut surtout pas aller ?
Ce pourquoi il déclare : "C'est parce que je suis de gauche que je ne suis plus de gauche" ?

Mary Preud'homme

Finkie souffrirait-il de trouble de la latéralité ou de latéralité croisée ?
En ce qui me concerne et eu égard à ses écrits et prises de position, je l'ai toujours perçu, sans hésitation ni doute possible, comme un homme de droite.

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