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13 octobre 2019

Commentaires

stephane

"Oui la folie criminelle de l'occupant a été secondée par des Français, secondée par l'Etat français"

Vous pensez au discours du Vél d'Hiv de Chirac, vous n'y êtes pas, c'est le discours du président français qui sera élu en 2050. Je vous dévoile son nom ? Mohamed Benalla, grand amateur de pains au chocolat.

sylvain

Mon message de soutien à Julien Odoul sur tous mes Rézossocios :

"SOUTIEN TOTAL A JULIEN ODOUL !
BRAVO M. ODOUL VOUS ETES NOTRE FIERTE FACE A TOUS CES COLLABOS ISLAMO-GAUCHISTES PROVOCS VICTIMISTES"

J'aimerais que tous ses collègues fassent de même dans toute la France à chaque réunion provoc islamiste.

Honte à la présidente de région pour ses propos nauséabonds haineux envers M. Odoul.

Bondi de joie à la lecture des fientes verbales et déjections vomissives de toute la ligue des islamos gauchos intellos bobos merdias complices collabos assoçs extrémislamistes gauchiasses antiracistes.

Bon début de semaine pour le RN, et pour moi-même !

La Palme de la commedia dell'arte pour les pieds nickelés de la 7ème Cie des Renseignements français qui nous ont offert un spectacle-canular-péplum hollywoodien qui a fait mourir de rire le monde entier et surtout les terroristes islamistes : Harpon et XDDL en quelques jours, aucun scénariste au monde n'y aurait pensé, pas même les scénarislamistes.
Profitez-en chers terrorislamistes, y a foire aux couteaux dans tous les magasins de la Ceufran.

Bravo M. Odoul, toute la nomenklatura et ses apparatchiks islamo-gauchistes ont monté une inquisition nauséabonde haineuse contre vous, ils ont montré leur degré de soumission collaboration complicité avec l'hydre islamiste provoc victimaire ; intellos bobos gauchos, toute la gauche et droite molle, les écolos, les élus du pouvoir, les merdias aux ordres de la propagande islamo-gauchiste distillée par le gouvernement et la police de la bien-pensée seule autorisée, la Schiappa, qui est aussi redoutable que celles des ex-Stasi et KGB, tous unis dans un même concert de haine contre M. Odoul.

Mais l'opinion publique ne se laisse plus abuser et tromper comme par le passé, beaucoup de gens silencieux du peuple approuvent votre intervention M. Odoul, bravo à vous !

stephane

Julien Odoul suite.
De toutes façons les politiques attendent de nouveaux attentats, qu'ils ne pouvaient pas prévoir, pour condamner l'islamisme qui gangrène la société à tous les niveaux.
Même le RN n'assume pas cette résistance.
Attendons maintenant qu'Odoul soit éjecté de ses responsabilités du RN, à moins que cette discordance de réactions soit voulue au RN.
Je trouve déjà intolérable cette invasion de foulards qui ne sont pas des carrés Hermès, mais cette passivité, ce soutien implicite à cette musulmane islamiste voilée est inadmissible.
Et après on nous dira "rien dans son comportement ne laissait penser que..., on va prévoir des mesures..."
Copé s'est fait stigmatiser, mais là ça devient pire.
Odoul résistant, iĺ faut le soutenir.
Mais les politiques ont peur, ils ont des islamistes en face, il ne faut pas faire de vagues, il faut condamner le résistant français qui réclame que les citoyens respectent un minimum le pays et la République.

Après cela on dira que Mélenchon doit porter une cravate.
Cette musulmane méritante, islamiste puisque sachant que cela poserait un problème, elle a gardé son voile, a tout gagné. La République française, par ses représentants, lui dit, ainsi qu'à ses congénères: "c'est bien, continuez votre invasion, vous êtes sur la bonne voie, les Français des autres confessions s'adapteront s'il le faut, mais continuez".
Et le pire c'est qu'au nom de la laïcité, il est vraisemblable que ce jour-là, jour de visite, il n'y avait pas de porc au buffet régional. Il ne faudrait pas choquer ces charmants visiteurs.
Soutien à Julien Odoul !

Exilé

Au fait, nous ne savons toujours pas si le fonctionnaire de police ayant tué M. Harpon a été placé en garde à vue ou non...

Ellen

@ Elusen 06:43
"Et depuis quand il y aurait un registre, un bureau de renseignements, avec les opinions politiques des magistrats ?!"

Vos statistiques nous le démontreront, pas vrai ?
Vous n'aimez ni l'humour ni les boeufs, je vois !

caroff

@ Isabelle 9h29
"L'image pathétique véhiculée par les médias de CETTE MILITANTE consolant, en souriant, son fils éploré.."

Hier soir sur CNews, Julien Odoul est tombé dans un traquenard et s'est fait traiter de tous les noms, y compris par Laurence Saillet, ex-LR devenue chroniqueuse sur cette chaîne. Bien entendu l'animateur a pris fait et cause pour cette malheureuse maman voilée !
Sidérant de voir cette panoplie de nullités se faire complice de l'islam intégriste. Sur France 3 il y avait un reportage intéressant sur une Iranienne, amatrice de football, qui était obligée de se déguiser en homme pour assister aux matchs. La mise en perspective avec ce qui se passe chez nous était redoutable.

https://www.politiquemedia.com/videos-41397.html

yves albert

@ stephane | 13 octobre 2019 à 21:07

Vous avez raison. D'ailleurs un grand nombre d'entre elles s'infiltrent partout pour provoquer des réactions d'indignation. Evidemment elles n'opèrent pas seules et des caméras ou autres dispositifs sont là pour capter l'événement.

Disciplinée la population française ravale sa salive et doit faire comme si elle n'avait rien vu, sans cela un simple regard parfois la condamnera à la violence, à la persécution ou même à la justice de notre pays qui elle aussi est infiltrée par d'une bande de malpropres qui jugent à tort et à travers (pour des raisons personnelles ou perverses - voir le jugement de Génération Identitaire).

Vous me direz, il y a pire : les voitures qui brûlent, les vols, les escroqueries, les viols, les passages à tabac, la prostitution organisée, la vente illicite de drogue, les attentats, l'invasion non contrôlée, les meurtres, les tortures.

Mais n'en parlons pas, nos dirigeants risqueraient de perdre leurs postes.

Isabelle

@ stephane
"Cette femme savait ce qu'elle faisait, il fallait que quelqu'un intervienne, et Odoul a fait le sale boulot, au vu des réactions.
Et d'autres se sont bien gardés de le lui faire comprendre. Donc c'est un peu facile de jouer les choqués."

Cette femme souriait sous cape (ou plutôt sous voile) au vu des réactions des faux-culs qui lui étaient favorables... Elle avait gagné la partie !

L'image pathétique véhiculée par les médias de CETTE MILITANTE consolant, en souriant, son fils éploré... Avec les caméras sur place et un enfant pour servir de propagande complémentaire, le tour est joué !

boureau

@ stephane 13 octobre 2019 21:07
"Faut-il soutenir Julien Odoul ?"

Oui !

L'islam politique s'avance de plus en plus dans l'espace public. Sans actions du système macronien pour s'y opposer. Si ce n'est de très maigres déclarations lénifiantes. Y compris celle de J.M. Blanquer.

Comme la phrase du Premier ministre, il y a quelques jours : "Je ne m'interdis pas de penser..." Des faux-culs !

Oui Julien Odoul a eu raison, non pas d'attaquer cette personne, comme cela est souvent dit malhonnêtement, mais de demander à la Présidente de la séance son évacuation d'une enceinte d'Etat dans une réunion officielle.

L'esprit munichois domine. Jusqu'à quand ?

Oui, soutien à Julien Odoul, malgré les hypocrites !

Cordialement.

Exilé

@ jack
« Quant au Mur des cons, c'est affligeant. Comment des individus formés, apparemment sérieux, qui décident de notre sort, peuvent-ils se comporter comme des gamins lançant des boules sur des boîtes de conserve à la kermesse ? Un imbécile défoulement. »

J'ai l'impression que vous vous faites beaucoup d'illusions sur les magistrats du SM qui sont idéologiquement plus proches des Khmers rouges que des Charlots.

« «Soyez partiaux. Pour maintenir la balance entre le fort et le faible, le riche et le pauvre, qui ne pèsent pas d'un même poids, il faut que vous la fassiez un peu pencher d'un côté. (…) Ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l'enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l'ouvrier contre le patron, pour l'écrasé contre la compagnie d'assurances de l'écraseur, pour le malade contre la sécurité sociale, pour le voleur contre la police, pour le plaideur contre la justice.»

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/04/25/01016-20130425ARTFIG00724-l-ideologie-seventies-du-syndicat-de-la-magistrature.php

Pour résumer la conception de la justice de ces gens-là, peu importent les faits qui seront évoqués lors d'un procès, seule compte l'origine sociale des adversaires.
Ils ne jugent pas les gens sur ce qu'ils ont fait mais sur ce qu'ils sont ou sont supposés être.

xc

Peut-être suis-je trop optimiste, mais la plupart des juridictions étant collégiales (3 juges, 9 à 12 en assises), on peut espérer que les options politiques des uns contrebalancent celles des autres.

Elusen

@ stephane | 13 octobre 2019 à 21:40
« c’est marqué nulle part que c’est interdit »

Ben si ça l’est !
Il est interdit de mettre des déchets sur la voix publique ou sur un terrain privé.
C’est une contravention de 5e classe !

C’est même interdit aux humains de le faire !

Code Pénal - article R635-8
Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe le fait de déposer, d'abandonner, de jeter ou de déverser, en lieu public ou privé, à l'exception des emplacements désignés à cet effet par l'autorité administrative compétente, soit une épave de véhicule, soit des ordures, déchets, déjections, matériaux, liquides insalubres ou tout autre objet de quelque nature qu'il soit, lorsque ceux-ci ont été transportés avec l'aide d'un véhicule, si ces faits ne sont pas accomplis par la personne ayant la jouissance du lieu ou avec son autorisation.

Les personnes coupables de la contravention prévue au présent article encourent également la peine complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l'infraction ou de la chose qui en est le produit.

[…]

La récidive de la contravention prévue au présent article est réprimée conformément aux articles 132-11 et 132-15.

Article 131-13 – contravention de 5e classe
5° 1 500 euros au plus pour les contraventions de la 5e classe, montant qui peut être porté à 3 000 euros en cas de récidive lorsque le règlement le prévoit, hors les cas où la loi prévoit que la récidive de la contravention constitue un délit.

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@ Ellen | 13 octobre 2019 à 21:51
« je ferais comme tout le monde. Je me renseignerais sur son étiquette politique »

Et depuis quand, c’est ce que fait tout le monde ?!
Et depuis quand il y aurait un registre, un bureau de renseignements, avec les opinions politiques des magistrats ?!

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@ Exilé | 13 octobre 2019 à 20:22
@ Philippe Dubois | 13 octobre 2019 à 17:34

Coup de couteau = possible mort.
Il avait désarmé son agresseur, donc plus aucun danger pour lui, mais il le poignarde quand même.

La légitime défense à juste proportion, cela vous parle ?!

Sans compter que c’est votre source d’extrême droite qui a l’air d’en rajouter, c'est un faux journal, tenu par une personne qui gravite autour des théories nazies, de la collaboration, il a même un casier judiciaire comme Soral et Le Pen père ; ainsi, que des délinquants parlent de délinquance, c'est plutôt drôle.

Le Midi Libre en parle autrement ; enfin en parle, c'est une brève, tout comme votre torchon de référence.

Noblejoué

Il faut espérer que les magistrats ne soient pas politisés car, comme l'a démontré Elusen, on pourrait se servir de ces textes pour prétendre empêcher de vouloir fermer nos frontières aux musulmans :

"Code pénal - article 225-1
Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur perte d'autonomie, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée.

Loi de 1881 - article 24.
Ceux qui, par l'un des moyens énoncés à l'article 23, auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende ou de l'une de ces deux peines seulement.

Loi n° 82-652 - article 93-3
Au cas où l'une des infractions prévues par le chapitre IV de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse est commise par un moyen de communication au public par voie électronique, le directeur de la publication ou, dans le cas prévu au deuxième alinéa de l'article 93-2 de la présente loi, le codirecteur de la publication sera poursuivi comme auteur principal, lorsque le message incriminé a fait l'objet d'une fixation préalable à sa communication au public.
A défaut, l'auteur, et à défaut de l'auteur, le producteur sera poursuivi comme auteur principal.

Lorsque le directeur ou le codirecteur de la publication sera mis en cause, l'auteur sera poursuivi comme complice."

Je dis qu'on doit réécrire ces textes pour qu'il soit possible de fermer les frontières aux destructeurs de nos libertés.
Je ne sait pas si les magistrats sont politisés ou non... je sais seulement qu'il n'est pas sain que la défense de l'intégrité de notre pays soit à la merci d'une interprétation tendancieuse.

Tipaza

La loi n'est pas binaire dans son expression, elle est interprétable et c'est pourquoi il y a débat avec avocat dans un tribunal.

Alors si explicitement on ne peut pas soutenir que les magistrats sont politisés, sauf une minorité, celle du Mur des cons, il n'en reste pas moins que l'interprétation de la loi par lesdits magistrats montre une tendance à pencher du côté où ils vont tomber, c'est-à-dire à gauche dans la bien-pensance béate qui les feront bien voir du pouvoir.

La Justice a été toujours du côté du manche et le manche se porte à gauche en ce moment.

En d'autres temps elle s'est portée à droite, et même pétainiste, ce qui n'a pas empêché certains magistrats ayant prêté serment au Maréchal de le condamner.
Simple constat sans préjuger aucunement du bien ou mal-fondé du jugement.

Les Identitaires qui ont été condamnés à la prison ferme sous un chef d'accusation un rien surréaliste, pourraient témoigner de la tendance pour certains magistrats à étouffer certaines positions politiques et à regarder ailleurs pour d'autres.

Ellen

Non, les magistrats ne sont pas politisés ! (Ph.B)

En dehors de leurs fonctions, les magistrats ne sont pas différents des citoyens. A chacun sa préférence et ses têtes le jour du vote.

Dire maintenant que les magistrats ne sont pas politisés serait inexact.

Si un jour je devais être convoquée au Tribunal, je ferais comme tout le monde. Je me renseignerais sur son étiquette politique. S'il est de droite, rien à craindre ou si peu (pour la forme). S'il est de gauche, j'évite et me porte malade en envoyant mon avocat pour reporter l'audience jusqu'à ce que je tombe sur un bon et ami de mon avocat.

Vous croyez que ça pourrait marcher ?

stephane

Voile dans les lieux politiques ?
A mon frère qui reprochait à une passante de faire faire sa crotte à son chien sur le terrain privé de mon frère, et de ne pas ramasser, cette amoureuse d’animaux à quatre pattes lui répondit de manière agressive « c’est marqué nulle part que c’est interdit ».
La loi doit-elle systématiquement pallier le manque de jugeote des administrés ?

stephane

Faut-il soutenir Julien Odoul ?

Bienvenue au bal des faux-culs.

Je ne partage pas ses idées, mais je salue son acte de résistance.
Il représente une partie de la population, et il l'a fait en l'ouvrant quand tant d'autres la ferment pour éviter les vagues. La couardise de ses collègues est criminelle, et encore davantage celle de ses collègues du RN.
Ça y est l'Islam est là et il fait peur.
Les mêmes qui condamnent Odoul, considèrent que Marine Le Pen n'avait pas sa place dans une église, lieu public.
On a vu le résultat quand Copé a été stigmatisé à cause du pain au chocolat, alors que ce sont les faits, c'est du vécu.

Odoul est entouré par une certaine duplicité politique (pléonasme) et le problème est que le non-soutien de ses confrères est un soutien à davantage d'islamisme, comme si on en manquait.
Cette femme savait ce qu'elle faisait, il fallait que quelqu'un intervienne, et Odoul a fait le sale boulot, au vu des réactions.
Et d'autres se sont bien gardés de le lui faire comprendre. Donc c'est un peu facile de jouer les choqués.
Il y a lieu de regretter que le tri n'ait pas été fait en amont par les organisateurs, loi ou pas.
Loi ou pas, si je vais dans une mosquée, j'enlèverai mes chaussures.

Mary Preud'homme

Pour beaucoup sinon pour la plupart, des magistrats plus opportunistes et carriéristes que politisés en leur âme et conscience, comme d'ailleurs dans toutes les administrations où l'avancement se joue plus en raison de la souplesse de l'échine et de la facilité à faire allégeance au pouvoir en place, qu'en fonction de véritables mérites.

semtob

Cher Philippe,

Nous souhaitons apporter une petite modification à notre dernier commentaire concernant Edouard Balladur.
Il nous semblait dans une mémoire fatiguée qu'Edouard Balladur allait vers le centenaire, énorme erreur car Edouard Balladur, né le 2 mai 1929 ne vient de fêter que ses jeunes 90 printemps !

Donc, certains magistrats ayant une grosse phobie de la droite ne persécutent pas les futurs centenaires et ne vampirisent que les mémoires des plus jeunes !
C'est tout de même un comble d'avoir échappé aux persécuteurs du début du siècle passé et de subir la haine rouge et dégoulinante des crocs acérés et oublieux de l'histoire !
Les juges n'ont pas fonction de guillotine politique.

Chaque parti politique doit se lever et dénoncer ces pratiques antirépublicaines de certains juges avant que la Cinquième République ne disparaisse, ce qui est le souhait d'une partie de l'extrême gauche et des partis populistes.
françoise et karell Semtob

Exilé

@ Philippe Dubois
« Et une petite dernière dans la série : l'ajustice française se déshonore chaque jour
https://www.lengadoc-info.com/8773/societe/montpellier-agresse-par-un-clandestin-il-se-defend-et-finit-en-garde-a-vue-sur-demande-du-parquet/ »

L'exemple que vous citez est scandaleux, ignoble, révoltant, à vomir et hélas c'est loin d'être le seul sous ce régime qui est en train de ressembler de plus en plus à un asile de fous.

Alors que normalement c'est cet État obèse qui ne fait pas son travail qui devrait être mis en garde à vue - ou du moins ses représentants - pour « mise en danger de la vie d'autrui », c'est une des victimes de sa double incurie qui, après le traumatisme d'une agression qui aurait pu très mal tourner, est en plus traité comme un malfaiteur...

Comme dit l'autre : « le risque zéro n'existe pas ».
Bien sûr, depuis qu'il a inventé le risque infini...

yves albert

Comme la plupart des fonctionnaires, les magistrats sont politisés dans le sens du vent, mais toutefois disposés à retourner leur veste si ce vent tourne, c'est ce qui s'est passé le 21 mai 1981 et depuis que de catastrophes.

Exilé

@ Guzet
« Curieux que le jugement de Lyon sur les "décrocheurs" n'ait suscité aucun commentaire sur le rapport au droit de plus en plus approximatif des magistrats. »

Si nous devions commenter tous les délires dont la magistrature française nous gratifie, mais ce vent de folie affecte hélas aussi d'autres professions ou pis encore certaines institutions anciennement supposées respectables, nous n'en sortirions pas.

Philippe Dubois

Bonjour Monsieur Bilger,

Vous écrivez : "Pourquoi a-t-on besoin de croire que la justice est politisée, partisane, dans la pire acception de ces termes ?"

Parce que c'est évident pour le simple citoyen

Dans les affaires politiques : la célérité aléatoire du parquet national financier.
Mais je crois que les citoyens ne s'en préoccupent pas tant que cela.
Balkany est probablement un voyou, et il prend cher ; c'est normal pensent les gens, même s'ils peuvent s'étonner que la même peine de 4 ans ferme ait été requise contre le propriétaire du bar Le Cuba libre à Rouen, responsable de la mort de 14 jeunes garçons et filles.

Où cette politisation, ou plus exactement ce parti pris idéologique heurte les Français, c'est dans des affaires plus emblématiques des peurs de nos concitoyens, où justement, ils aimeraient une justice "juste".
Je peux citer
- la répression féroce contre les Gilets jaunes
- la condamnation des jeunes identitaires à Gap
Le tout comparé avec le laxisme hallucinant dont bénéficient les racailles de banlieues.

Vous faites référence à ce jugement ahurissant dans l'affaire des décrocheurs ; certes, mais les poursuites engagées pour vol en réunion, passible de 5 ans de prison, ne sont-elles pas aussi ahurissantes que le jugement ?
(Et je n'ai aucune accointance avec ces militants écolos.)

Et une petite dernière dans la série : l'ajustice française se déshonore chaque jour
https://www.lengadoc-info.com/8773/societe/montpellier-agresse-par-un-clandestin-il-se-defend-et-finit-en-garde-a-vue-sur-demande-du-parquet/

Donc, pour rétablir la confiance, "y'a du boulot" !

jack

Un excellent plaidoyer en faveur des magistrats.
Les exemples fourmillent. Nul homme politique n'est à l'abri, peu importe son bord politique.

Ce qui surprend le citoyen lambda c'est la lenteur de la Justice. Le billet évoque le manque d'efficacité. Mais on peut penser que de multiples audits se sont penchés sur la question. Quel est le diagnostic ? Quelles sont les pistes de progrès ? Peut-on s'inspirer d'exemples à l'étranger où la Justice est plus rapide sans perdre sa crédibilité ? Y aurait-il matière à dépoussiérer, à moderniser ?

Franchement, lorsque l'on voit les costumes des premiers présidents et des procureurs généraux, on se croirait projeté dans un passé lointain.

Quant au Mur des cons, c'est affligeant. Comment des individus formés, apparemment sérieux, qui décident de notre sort, peuvent-ils se comporter comme des gamins lançant des boules sur des boîtes de conserve à la kermesse ? Un imbécile défoulement.

Lucile

Non les magistrats ne sont pas politisés. Les journalistes non plus. Les profs non plus. Ils sont neutres.
Seuls les gens de droite sont politisés. Je sais, je fais du mauvais esprit.

Mais certains magistrats vont un peu loin dans leur défense de l'égalitarisme. Un jour il y a plusieurs années, à la télé, on montrait des gens qui avaient été condamnés à cause d'enquêtes bâclées, et qui se payaient les services d'enquêteurs consciencieux pour apporter la preuve de leur innocence. Le journaliste demandait l'avis d'un juge. Celui-ci n'était pas d'accord : il ne trouvait pas moral que l'accusé pût se disculper de la sorte, et la raison invoquée était que tout le monde n'a pas les moyens de se payer une contre-enquête. Par esprit de justice donc, il préférait que l'innocent n'ait pas les moyens de s'en sortir, même si sa famille se saignait aux quatre veines pour cela. Je sais que ce sont des cas rares et que la plupart de temps, les peines sont justifiées.

Mais la réaction du juge dont je parle me paraît hautement politisée. Il faut être dans un pays qui ne croit pas à la liberté ni à la justice pour entendre de tels raisonnements. D'ailleurs certaines associations, aux USA par exemple, s'occupent gratuitement de cas criants.

Giuseppe

Extraordinaires Japonais, extraordinaire Kenki Fukuoka, véritable osmose de la culture japonaise avec notre culture, le simple fait d'assimiler les règles du rugby avec une telle finesse, un tel naturel qu'ils méritent d'être accueillis à bras ouverts.

Ils ne jouent pas empruntés, ils sont naturels, dignes de la plus belle équipe de Monsieur Rugby, je les soupçonne d'ailleurs d'avoir visionné les racines fondamentales de ce jeu, le plus intelligent qui soit, le plus fraternel aussi.

Je fixe je passe, je fixe je passe, deux contre un je transmets, simple, mais en arriver là et à ce degré de compréhension et d'assimilation, prouve bien qu'ils nous aiment, qu'ils aiment notre culture, notre façon de vivre, nos travers et nos forces aussi.

Incroyable équipe du Japon ! Le "Japan flair", la classe au bout des doigts, le frère de Monsieur Rugby m'avait dit qu'il s'était éloigné du jeu pratiqué actuel, les Japonais ont dû l'entendre et sont ses fidèles héritiers, pourvu qu'ils ne changent rien ! Ils ont soulevé de joie, l'estaminet est en transe et le public leur est acquis, ils nous font plaisir, ils font plaisir, ils se font plaisir.

J'espère que notre hôte me pardonnera, mais la mi-temps m'a permis de leur rendre un hommage rugbystique mérité, les magistrats du Japon, je le pense, doivent être aussi devant leur écran, car les ressources et la subtilité d'analyse dont ils font preuve méritent notre admiration, le procès Ghosn aujourd'hui n'est que la loi rien que la loi, "Non, les magistrats ne sont pas politisés !" (PB), au Japon non plus, quand on est capable comme eux d'intégrer ce que sont les règles et l'application des règles de ce jeu.

breizmabro

"Non, les magistrats ne sont pas politisés !"

Il eut été plus raisonnable de dire TOUS les magistrats ne sont pas politisés !

Ceci dit les magistrats français sont comme tous les Français, ils ont des idées politiques, des idées sur ceux qui nous gouvernent et des idées sur leurs ministres de tutelle.

Les meilleurs font abstraction de leurs idées politiques dans l'exercice de leur fonction, sans peur de leur hiérarchie, d'autres orientent leurs décisions en fonction de leur idées politiques, et le juge Tournaire en est un exemple parmi d'autres.

Demandez à Renaud Van Ruymbeke. Dans l'affaire Bygmalion, Tournaire a signé le renvoi de Sarkozy, Van Ruymbeke a refusé, il doit bien y avoir une raison, mais chuuuut les conflits internes se traitent en interne, comme dans la police...

Certaines décisions sont même des décisions publiquement politiques.

En effet comment ne pas considérer la décision rendue à l'encontre des activistes de "Génération identitaire", condamnés à six mois de prison ferme, 2 000 euros d’amende et cinq ans d’interdiction des droits civiques à chacun des "meneurs", parce que étiquetés proches de l'extrême droite, alors qu'il n'a été reconnu à leur encontre aucune violence, comme une décision politique, alors qu'aujourd'hui les activistes de "Extinction Rebellion" sèment le troublent dans Paris sous l'excuse maximale d'être écolos ("de gauche" of course), et ne font pas l'objet de poursuites (ces manifestants "écolo-pacifiques" quittant en outre leurs lieux de manifestations en laissant derrière eux tous leurs débris et détritus !!), MIEUX, ils sont soutenus par la Maire de Paris !

On vit en absurdie !

L'ENM a glissé à gauche après 68. Hubert Dalle ouvrira grand les portes à l'éducation 'de gauche' à cette école, et la nomination par C. Taubira d'Emmanuelle Perreux ex-présidente d'un syndicat (!) de magistrats, chargée du recrutement et de la formation de ceux-ci, ne fera que conforter ce glissement jusqu'à nos jours.

Conclusion : les magistrats de sont pas politisés à l'exception de ceux qui le sont à l'insu de leur plein gré.

caroff

Les magistrats, à l'instar de tous les agents publics, ont des opinions politiques et peuvent se syndiquer. La question que beaucoup d'observateurs, ou d'usagers de la Justice, se posent est de savoir si certaines décisions sont prises à cette aune.

Comme le droit est interprétatif, je ne doute pas qu'il en soit ainsi, et j'ajoute, parce que je crois en la probité de la majorité de cette corporation, que les jugements ne traduisent pas toujours ses dilections partidaires.

Xavier NEBOUT

Sans attendre de recevoir "le Mur des cons", j'ose affirmer contre votre éminent avis que la justice est majoritairement politisée.

Elle l'est d'abord du seul fait des origines sociales de la magistrature. Jadis issue de la haute bourgeoisie, elle l'est maintenant très souvent d'un milieu populaire animé d'un esprit de revanche contre le bourgeois, le riche, l'entrepreneur, l'employeur, les hommes etc., la droite, en somme.

Mais venons sur le concret, non sur les grands cas médiatiques qui monopolisent l'attention, mais sur la justice au quotidien, la justice civile et administrative de tous les jours:
Un quidam verse un chèque en dépôt de garantie à un agent immobilier dans des conditions précisément stipulées. N'ayant pas respecté ses engagements, le chèque est mis à l'encaissement puis se révèle sans provision.

C'est alors que ce n'est pas le bénéficiaire du chèque, mais son débiteur qui entame une poursuite judiciaire ! En première instance, il est condamné de A à Z dans un jugement très motivé, et avec même une belle amende civile.
En appel, le jugement est réformé et l'agence condamnée pour de pas avoir prévenu qu'elle mettait le chèque à l'encaissement sans autre motif ! C'est une agence immobilière contre un particulier. En cassation, l'arrêt est évidemment cassé tout net - ils ne pouvaient pas faire autrement, mais l'agence n'a pas droit à l'art 700. Non que sa bonne foi soit mise en cause, mais sans aucun motif, c'est une agence immobilière...
Voilà ainsi le parfait exemple de la politisation au quotidien, la perfide, la sournoise, celle qui n'est jamais dénoncée.

Le droit du travail relève d'un cinéma bien rodé. Lorsque l'employeur s'en sort aux prud'hommes, les CA prennent le relais dans ce que avocats appellent les "chambres rouges".
Et encore plus rouge, c'est la chambre sociale de la Cour de cassation.
Procédure aux prud'hommes: les juges ne se mettent pas d'accord, mais le juge départiteur énumère huit raisons différentes de me donner raison, HUIT !
Pas politisée, la justice ?

Les tribunaux administratifs, jadis exemplaires, ne sont maintenant plus que les relais de la raison d'Etat ripoublicaine qui se traduit par une préservation systématique des élus locaux. Ces chers maires, les nouveaux saints. Ils peuvent s'en donner à coeur joie avec des décisions d'urbanisme illégales, le TA suit. On commence à regarder les choses sérieusement en CAA, quand le procès n'a souvent plus de raison d'être - elles ont été créées pour ça, les CAA.
C'est pas de la politique, ça ?

Certes, tous les magistrats ne sont pas politisés, mais pourquoi c'est Xavier NEBOUT qui doit dénoncer ce qui précède et pas vous, M. Bilger ?

Exilé

Non, les magistrats ne sont pas politisés !

Acceptons-en l'augure, mais nous pouvons tout de même nous demander s'ils ne se sont pas parfois placés sous la férule de la dictature du conformisme imposé par le monde médiatique, qui a trop souvent aussi tendance à se comporter en monde politique parallèle, avec par exemple le prêt-à-penser obligatoire sur le dogme climatique ou sur d'autres sujets à la mode.

Nous avons récemment évoqué les problèmes liés à l'implantation massive de l'islam dans notre pays, mais comment est-il possible de nier le deux poids deux mesures pratiqué par des magistrats, vus dans leur ensemble, qui s'acharneront à poursuivre un Eric Zemmour voire des personnes qui ont eu le malheur d'émettre des propos anodins interprétés de travers par des tordus, alors que les multiples appels explicites au meurtre figurant dans le Coran ne font l'objet d'aucune poursuite ?
Peur, lâcheté, idéologie, ignorance, bêtise ou bien même trahison ?

Sur ce blog, plusieurs intervenants mettent en avant la loi pour régler divers problèmes de société de plus en plus graves et prégnants, mais comment pouvons-nous encore croire au mythe de la loi égale pour tous au vu des violations répétées et tranquilles de ce principe par des gens qui vont se faire passer pour des parangons de vertu démocratique ?

Jachri

Bravo pour cette mise au point argumentée à l'heure d'un populisme galopant voulant absolument faire croire le contraire. Vous parlez de ce que vous connaissez bien et vous assumez votre responsabilité de convaincre.

Catherine JACOB

« L'honnêteté commande de ne pas éluder les manifestations scandaleuses et/ou moins nuisibles qui ont représenté des pustules sur le visage judiciaire. »

On vous reconnaît bien là, dans cette volonté de ne pas pousser la poussière sous le tapis qu’elle finirait, à force, par soulever de façon très inquiétante.

« ...le matraquage judiciaire initial d'un François Fillon avec un PNF s'étant saisi d'urgence malgré son incompétence sur le fond »

Il faut avouer qu’on a là une très grosse pustule, et même carrément un bubon inguinal qui a eu pour effet de mettre un candidat à une élection présidentielle en quarantaine avec pour conséquence immédiate de priver un peuple de sa liberté de choix.

« ...la sincérité confondante du procureur de Nice muté comme avocat général à la cour d'appel de Lyon après avoir menti pour complaire au président de la République qui ne lui avait rien demandé ».

Autrement dit, « pas besoin de demander », il y a comme une évidence à mentir pour complaire qu’on appelle précisément courtisanerie, du nom de ce phénomène dont on dit que « c'est ce système [hiérarchique] qui (...l’) engendre, de façon concomitante avec « la servilité, la dissimulation, l'oppression et l'intrigue » (Proudhon, Créat. ordre,1843, p. 540).

« Il y a donc des défaillances individuelles mais ce n'est plus un système qui doit être incriminé. Un changement radical par rapport à mon année de prise de fonction en 1972 où le pouvoir politique étouffait les dossiers sensibles au point d'empêcher leur prise en charge par l'autorité judiciaire sauf si des médias venaient puissamment à sa rescousse. »

En 1972, nous étions donc sous la deuxième présidence de la Ve République à savoir celle de Georges Pompidou (20 juin 1969 au 2 avril 1974 †) dont l’épouse Claude était la fille d’un avocat ; autrement dit encore, dans la période immédiatement postérieure à Mai 68.

Alllooors qu’avions-nous là comme petit scandale ? Mais la fameuse « affaire Marković » bien sûr, affaire criminelle sur laquelle « certains milieux parisiens tentèrent de greffer un scandale visant Georges Pompidou, à savoir le président de la République » explique-t-on de nos jours.

A cette occasion, un membre de ce qui était à l’époque le SDECE rencontre l'une de ses informatrices, une journaliste entretenant des liens avec une personne soupçonnée de faire partie du KGB mais qui ayant travaillé pour les services français à Alger cherchait simplement à être réembauchée. La DST ayant prévu de l'appréhender, le patron du SDECE intervient néanmoins afin qu’elle ne soit pas inquiétée. Vous parlez là d’une sacrée pustule !!, en particulier dès lors qu’on peut tout aussi bien imaginer le scénario inverse…
Contaminée, la presse évoque à l’époque des rumeurs, suscitées dit-on par le mutisme des enquêteurs.

Il est vrai que ces derniers sont devenus de nos jours plus bavards. Ex. l’arrestation d’un faux Xavier Dupont de Ligonnès ayant généré ce qu’on appelle pudiquement un « emballement médiatique » mais qu’on pourrait très bien appeler pourquoi pas : « From Russia with Love» .

En deux jours tout y passe avant même le résultat d’analyses pourtant dûment diligentées :
- Vol en 2014 de son propre passeport par son propriétaire légitime qui n’a cependant jamais déclaré avoir été volé,
- Allégation de chirurgie esthétique destinée à faire passer le fugitif pour un autre dont les empreintes et l’ADN s’avéreront ne pas correspondre.
- Etc.
Comme on dit « You Only Live Twice », et dans la foulée, perquisition en tenue de cosmonaute devant la presse et tout le voisinage réuni tentant vainement pour sa part de témoigner que le faux Guillaume Joao était un faux Xavier de Ligonnès et un vrai Guillaume Joao, leur tranquille voisin depuis des décennies.

Comment un homme réputé couvert de dettes aurait-il bien pu financer une opération de chirurgie esthétique le rendant méconnaissable, entreprendre de multiples voyages en avion et se nourrir pendant près de neuf ans ? Mystère et boule de « Casino Royale »… !! Circulez, il n'y a rien à voir !

Devant la déception de la famille des victimes ainsi que l’effarement de celle du faux vrai G. Joao, on en vient à regretter les perquisitions illégales menées de façon souterraine par des personnels incompétents à cet effet et qui n’existent pas !
Au moins celles-ci font-elles moins de victimes collatérales.

« Malgré cette apologie et cette argumentation, rien ne bougera, je le crains, dans la tête et les pensées de ceux qui me feront l'honneur de lire ce billet qui me tient d'autant plus à cœur qu'il traite d'un superbe métier et d'un opprobre lassant qu'il ne mérite plus. »

Peut-être, mais dire qu’il ne le mérite plus revient à dire qu’il l’a mérité. La question est donc aussi celle de la gravité et de l’étendue de l’infection bubonique et de son potentiel contagieux, soit dit pour rester dans votre registre métaphorique, ainsi que de ses traces, celles des cicatrices des croûtes issues de ces lésions de la vertu judiciaire lors de leur traitement prophylactique.

Blague à part, je pense moi aussi que le métier de magistrat est un formidable métier que, qui plus est, j'aurai, adolescente, aimé exercer.

Malheureusement, la réapparition épisodique de ses pustules le défigure suffisamment dans l’esprit d’un large public qui pense de façon certes très primaire, je vous l'accorde, sur le modèle « Il l’a déjà fait, il le refera. » «Cela a été possible, cela le sera encore » et ce n'est pas l'entre-soi endémique de cette corporation qui y portera remède.

boureau

"Non, les magistrats ne sont pas politisés !"

En êtes-vous bien sûr cher P. Bilger ? Vous ne me convainquez pas !

Discussion à l'infini si nous voulons. Car il y a deux comportements, celui d'un groupe comme le Syndicat de la Magistrature et celui du magistrat lambda.

Si nous pouvons examiner l'action du Syndicat de la Magistrature, nous ne sommes pas dans la tête du magistrat lambda qui officie tous les jours. Donc discutons, discutons ça ne mange pas de pain !!

Bien plus grave à mon avis que cette politisation, supposée ou non, vis-à-vis de certaines personnalités politiques, est la politisation insidieuse de la profession pour imposer à travers ses jugements et ses organisations nationales ou internationales, ce qui doit être "pensé", ce qui est politiquement démocratique et ce qui ne l'est pas, quels mouvements politiques sont démocratiques et d'autres non...

C'est ce que j'appelle le gouvernement des juges. Zemmour a assez bien défini cette politisation souterraine.

A propos d'économie : un très bon article des pages saumon du Figaro des 12-13 octobre, sous le chapeau qui résume l'article :

"Le grand plan (57 milliards d'euros) d'investissement de Macron totalement enlisé"

"Deux ans après son lancement, le programme phare de campagne du chef de l'Etat a été récupéré par l'administration et n'est plus porté sur le plan politique"

Une preuve palpable qui montre que les prétendues réformes macroniennes sont des leurres et des effets d'annonce avant tout et n'ont aucune réalité de réalisation. Sinon à la marge.

Espérons que cela fera réfléchir ceux qui se satisfont des annonces de Macron sans vérifier la réalité de leurs réalisations. Ce qui permet benoîtement de clamer que de grandes réformes ont été réalisées.

Dans le JDD de ce jour, Bertrand se positionne, à travers l'immigration, vis-à-vis de Macron, dans la future course présidentielle.

Cordialement.

Guzet

Curieux que le jugement de Lyon sur les "décrocheurs" n'ait suscité aucun commentaire sur le rapport au droit de plus en plus approximatif des magistrats.

Achille

Je viens de recevoir votre dernier livre « le Mur des cons » que j’ai commandé à la FNAC. Je vais donc le lire tranquillement dès que j’aurai terminé celui que je suis en train de lire, à savoir « les Communistes » de Louis Aragon - tome 1. Il est bon de temps en temps de se plonger dans les événements du passé pour mieux comprendre ceux du temps présent.
Je pense toutefois que je vais suspendre sa lecture dès que j’aurai terminé la période février-septembre 1939, pour me plonger dans votre ouvrage qui colle bien à l’actualité du moment.

Je comprends que vous vous efforciez de redorer le blason d’une magistrature qui a beaucoup perdu de son prestige d’antan ces dernières années.
Le consternant « Mur des cons » l’a passablement écornée. Ainsi que certaines décisions de justice délibérément partisanes, comme celle que vous évoquez dans ce billet concernant le « jugement délirant relaxant deux prévenus écologistes pour un vol au prétexte du dérèglement climatique » (sic). Affaire certes mineure, mais terriblement révélatrice du comportement de quelques brebis égarées de notre magistrature qui profitent des pouvoirs qui leur sont conférés pour faire prévaloir leurs idées politiques.

Ajoutons à cela l’attitude ostensiblement complaisante de certains hauts magistrats envers l’exécutif pour des raisons essentiellement carriéristes. Parfois le talent ne suffit pas toujours et dans ce cas la complaisance envers ceux qui décident des nominations a toujours donné de bons résultats.

Mais nonobstant ces dérapages regrettables qui font un peu désordre, je pense que globalement la justice est plutôt bien rendue dans notre pays au regard des moyens dont elle dispose.
Il est vrai que jusqu’à présent je n’ai jamais eu affaire à elle, et pour ne rien vous cacher, je trouve que c’est très bien comme ça.

semtob

Cher Philippe,

Vous avez bien compris que tous les arguments que vous pourrez avancer ne serviront à rien parce que quand la confiance en une institution est perdue, elle est bel et bien perdue.

Les dossiers appelés affaires à l'encontre de Nicolas Sarkozy ne sont que des délires juridiques et c'est très malhonnête de la part des juges de s'acharner sur cette famille pour la salir et nous restons polies car les juges qui écoutent les bruits et rumeurs n'appartiennent pas à la justice.

En ce qui concerne Balkany, cet homme qui a passé sa vie à rendre agréable une ville ne mérite pas le traitement vicieux qui lui est imposé et qui fragilise sa santé. Cette famille n'a pas été spoliée par les nazis et c'est ce qui chatouille la justice actuelle.

Chirac a vécu un enfer de fin de vie à cause de quelques dératés de la justice et cela n'est pas ce que l'on attend d'une institution qui devrait s'élever.

Et pourquoi ne pas pourrir aussi la vie de Balladur et remonter aux calendes grecques ? Mais ce sont des comportements inadmissibles et infects que ce genre de décisions.
Et cela porte un nom, le pouvoir judiciaire qui est une anomalie de la démocratie.

Quant à Mélenchon, c'est la même stratégie. C'est pousse-toi de là que je m'y mette.

Alors, il ne reste que la rue et la violence quand quelques juges décident des candidats à la place du peuple.
Les juges depuis Hollande et Taubira se sont senti des ailes et se sont permis des déviances inacceptables.
Il est nécessaire de dépolitiser la justice pour que la démocratie puisse revivre !
françoise et karell Semtob

Alain MEYET

Ainsi, Monsieur Bilger, les magistrats ne seraient pas politisés ?...
Vous défendez le corps de la magistrature dans son ensemble, et c'est tout à votre honneur. Vous relativisez les critiques faites, souvent à tort et à travers, et vous avez certainement raison. Je lirai votre livre avec intérêt, pour de plus amples informations.

Vous semblez induire du pluralisme politique de la justice qu'elle serait globalement impartiale (cf. 14e paragraphe). Ce raisonnement, mathématiquement impeccable, paraît hardi s'agissant de la science sociale que sont le droit et la justice. Mais qui a dit qu'il faudrait raisonner par rapport aux partis politiques ? Le clivage, quand il se fait jour, repose bien davantage sur des sensibilités. Ainsi, vous aurez, je crois, du mal à convaincre vos lecteurs qu'il n'y a pas parfois une préférence des juges au profit des locataires, au détriment des propriétaires.

Alors que vous dénoncez à juste titre, me semble-t-il, des défaillances individuelles, vous êtes assuré que ce n'est pas (ou plus) le système qui est en cause. Eh bien si, bien au contraire ! Car ces dérives personnelles sont permises par une faille liée directement au système judiciaire : l'instauration, sans cesse croissante, des audiences tenues par un juge unique. Je ne vous ferai pas l'affront de vous rappeler un certain adage latin que vous connaissez mieux que quiconque...

Vous vous montrez soulagé que la justice française reçoive moins d'injonctions du pouvoir politique que naguère. Soit, mais les initiatives douteuses qui viennent de l'intérieur, de la base, ne valent guère mieux, à mon goût.

Merci tout de même de nous permettre, par vos billets, d'approfondir notre réflexion sur moult sujets de société.

Alain Meyet (Paris)

HCLX

Bonsoir M. Bilger,

Outre le fait que nos concitoyens méconnaissent le fonctionnement de la justice tout en se contentant d'idées reçues et de poncifs, il me semble important de souligner, dans ce domaine, les insuffisances et l'absence d'esprit pratique de la presse en général et des journalistes des chaînes de télévision et de stations de radio en particulier, lesquels constituent le prisme par lequel ces mêmes concitoyens entrevoient cette thématique qu'ils réduisent exclusivement à la justice pénale, ce qui est une grave erreur et une incontestable injustice pour les autres branches du droit et le juge administratif. Ce fait ne nous aide pas.

Précisément, pour la justice pénale, l'intervention de certains "experts" ou autres "consultants", notamment sur les chaînes d'information continue, prête le plus souvent à sourire. Certains chefs des "service police / justice" semblent ne pas maîtriser leur domaine, notamment les techniques d'investigation et plus généralement la procédure. Ils ne sont que dans la théorie, jamais dans la pratique, incapables de se mettre à la place de tel ou tel. Il est toujours plus facile de refaire le monde confortablement assis dans un fauteuil et d'avoir la critique facile tout en oubliant qu'il y a de l'humain derrière et des gens qui ne peuvent pas apporter la contradiction. De ce point de vue, il est catastrophique que le ministère de l'Intérieur laisse la communication sur des affaires en cours à des syndicalistes policiers, au mépris de la loi, personnages dont les propos sont parfois ahurissants !

Et enfin, il y a la déontologie du journaliste. Certains sont collés aux avocats, inféodés à eux. N'avez-vous pas été parfois surpris par les hiatus entre la réalité d'une audience et le contenu dans la presse ? Moi, souvent. Il arrive qu'on se demande si on a assisté au même procès. J'ai même vu des articles de presse rédigés par des journalistes qui n'avaient pas assisté à l'audience ! Si vous ajoutez à cela quelques très rares énergumènes qui font passer leur idéologie avant de faire leur métier de magistrat et qui automatiquement concentrent les regards et les commentaires, je ne peux que conclure que votre mission est impossible !

Je me plais souvent à affirmer que si les gens sont mécontents des décisions de justice, eh bien c'est de leur faute ! Le magistrat prend une décision en appliquant un texte de loi que leurs représentants votent, texte avec lequel le magistrat peut être en désaccord en tant que citoyen. Qu'ils changent de représentants ou qu'ils commencent par aller voter ! Il ne faut pas se tromper : le magistrat n'est pas là pour le plaignant ni pour l'auteur. Les magistrats oublient quant à eux, qu'il sont là pour les gens. Beaucoup oublient cette dimension de service public. On se trompe sur la finalité de la justice et le métier de magistrat ; quoique souvent représentée et particulièrement accessible lorsqu'il s'agit d'un film ou d'un roman, cette fonction demeure particulièrement méconnue.
Bien à vous.

Jean-Paul Ledun

Si les magistrats ne sont pas politisés, pourquoi ont-ils des syndicats marqués à gauche ou à droite ?
Cela fait des années que je vous pose la question.
Pour un homme de la parole vous êtes sur cette question bien silencieux cher Philippe. A mon avis...
J'espère que la réponse n'est pas dans votre "Mur des cons" ! Vous savez ce que j'en ai fait !

Marc GHINSBERG

Plaidoyer convaincant.

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