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18 novembre 2019

Commentaires

Michelle D-LEROY

Emmanuel Macron est incompréhensible parce que dans tout ce qu'il dit, il reste dans le "en même temps" pour ne vexer personne ou parce qu'il ressemble effectivement à un cannelé bordelais, mou à l'intérieur et dur à l'extérieur.

Encore que la dureté ne se voit pas. Hier il a parlé d'une façon si ambiguë que comprenne qui pourra.
Il a voulu revenir sur les événements de la place d'Italie mais plutôt que de condamner avec fermeté les casseurs et de leur envoyer un message clair et volontaire après les saccages de magasins et de la statue du Maréchal Juin, il a fustigé ceux (?) qui se taisent.

Se taisent sur quoi ?

Encore un discours pour rien, où visiblement il veut protéger les casseurs tout en accusant sans en avoir l'air ceux qui soutiendraient les GJ. Bref un galimatias qui rend illisible son action et visible son inaction... Du hollandisme en plein.

Exilé

...malgré des efforts certains et des résultats substantiels

« Résultats substantiels »...
Lesquels et dans quels domaines, à part ceux qui ont visé à miner l'image de la France et des Français ?

Sophie

L'intelligence et le respect vont de pair.

Pour être respecté, encore faudrait-il être respectable.

Pour être respecté, encore faudrait-il respecter ses interlocuteurs.

Histoire de préfet qui déclare, pète-sec : « Eh bien, nous ne sommes pas dans le même camp, madame ! »
Passe ton chemin, femme, et estime-toi heureuse que… Il aurait d’ailleurs pu dire : « Pas du même monde » ! Mais non, « pas dans le même camp ». Un homme de guerre, quoi. Cet homme, à l’évidence, est celui de la situation. Celui qu’il faut nommer, dès mercredi au Conseil des ministres, proconsul pour tous les « territoires perdus de la République ». Va nous mettre tout ça d’équerre, vous allez voir.

Décidément, c’est la série. Après un général de haut rang, reconverti dans les monuments historiques, parlant comme un charretier devant la représentation nationale, maintenant un préfet déguisé en cow-boy se prenant pour la cavalerie à lui tout seul alors que Fort Alamo vient de brûler. C’est la série ? Après un Président, un général, voici un préfet qui ne devrait pas dire ça." Georges Michel, militaire à la retraite (Bd Voltaire)

Achille

@ Exilé | 19 novembre 2019 à 11:16
"A qui la faute, s'il y a des débordements ? Qui laisse les casseurs et autres pourrir la situation en infiltrant les manifestants non violents ?"

A qui la faute ? Mais aux Gilets jaunes, bien sûr !
Tout organisateur de manifestation se doit de mettre en place son propre service d’ordre afin d’éviter tout débordement et risque d’infiltration d’éléments extérieurs au mouvement.
Cela se passe d’ailleurs très bien avec la CGT qui dispose de ses « gros bras » pour calmer les velléités des manifestants qui seraient un peu trop excités.

Le problème des Gilets jaunes est que c’est un mouvement hétérogène. Au bout d’un an, aucun leader digne de ce nom n’a réussi à fédérer les revendications pertinentes ou non.
Les Gilets jaunes sont incapables de constituer leur propre service d’ordre. C’est donc aux forces de l’ordre de l’État de pallier leur inorganisation et de protéger les citoyens de leurs débordements.

Sophie

Intelligence... Voici un beau spécimen d'abruti haut de gamme, Jean Quatremer:

"Un certain Jean Quatremer, délégué à la propagande de l’Empire maastrichtien à Libération, a en effet clairement révélé sur son compte Twitter ce qu’était la ligne de son journal: le 9 novembre, ce monsieur, qui est le correspondant Europe pour Libé, écrit en effet: "Le peuple qui souffre, mais qu’il est con". Le 10 novembre, toujours du même, concernant les Gilets jaunes: "Je confirme qu’il s’agit d’un mouvement de beaufs - j’ajoute poujadiste et largement d’extrême droite - au vu de la violence des réactions et du niveau de la "pensée" des Gilets jaunes (après les Bonnets rouges: c’est curieux ce goût pour les attributs ridicules)." Puis : "Ce mouvement de beaufs me sort par les oreilles. Et les télés qui en rajoutent et en rajoutent." Le 12 novembre, du même: "Le 17 novembre, c’est une journée magique: tous les beaufs vont être faciles à reconnaître grâce à leur gilet jaune !"
On comprend que ce "journaliste", qui n’aurait pas de salaire si l’argent du contribuable, y compris les beaufs qui paient leurs taxes, dont celle de l’essence, ne servait pas à remplir sa fiche de paie ([1]), aimerait, comme Saint-Just, que ce peuple n’ait qu’une seule tête afin de la lui faire sauter dans la sciure. C’est le signe distinctif de tout dévot de l’Empire maastrichtien." (Michel Onfray)

https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/-le-peuple-qui-souffre-mais-qu-il-est-con-jea?mode=video

"Salauds de pauvres" !

Lucky look

@ Robert Marchenoir | 19 novembre 2019 à 14:24

Marchenoir est un macronien, il fallait bien qu'il devienne quelque chose, donc ne pas s'étonner de ses remarques frivoles.

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@ Ellen | 19 novembre 2019 à 14:37

Elle déteste les autres, il est donc normal qu'elle soutienne Macron.

Tipaza

@ Bernie | 19 novembre 2019 à 10:21
"...heureusement qu'on l'a eu lui (Macron) avec son intelligence, sa jeunesse et sa fougue, son déterminisme et ses erreurs..."

Que dire face à ce coup d'encensoir ?

Pour l'intelligence, il y a unanimité pour dire que si "science sans conscience n'est que ruine de l'âme", alors intelligence sans empathie et compassion n'est que ruine de l'homme.

Pour la jeunesse et la fougue, pas de souci, ce sont des maladies dont le temps le guérira assez vite, il est déjà quasiment guéri d'ailleurs.

Pour le déterminisme !
Si on est croyant, c'est de Dieu qu'il dépend c'est lui qui détermine le destin du croyant et même de l'incroyant qui finira par croire quand il sera trop tard.

Si on n'est pas encore croyant, alors le déterminisme est le résultat du principe de causalité, auquel l'incroyant doit se soumettre selon les lois de la physique classique qui gouverne le monde macroscopique.
Chaque action entraînant son lot de conséquences, avec des nuances de couleurs parfois. En ces temps troublés c'est la couleur jaune qui domine.

Savez-vous que le Chaos relève du déterminisme, il est le processus qui apparaît lorsque trop de paramètres interviennent dans l'évolution d'un phénomène et c'est bien le Chaos, au sens populaire et au sens scientifique qui nous arrive en ce moment parce que votre idole est incapable de maîtriser l'ensemble des paramètres qui conditionnent l'évolution du pays.

Vous devez vous demander ce que je raconte !
Oh rien, il m'arrive de succomber à certaine déformation professionnelle et de jouer les profs, ça m'amuse parfois.
Il aurait été plus simple de vous conseiller d'avoir un dictionnaire sous la main pour éviter de confondre déterminisme et détermination.

Une question, vous êtes député LREM ou simple conseiller ministériel ?

Ellen

"Emmanuel Macron trop intelligent pour être un grand Président" (PB)

Personne ne peut être intelligent en tous domaines à 100 %. L'histoire nous dira si M. Macron l'est ou pas. Dans deux ou trois ans nous y verrons plus clair.

Robert Marchenoir

@ PHANDA F | 18 novembre 2019 à 17:28
"Le peuple veut l'union, l'action, la protection, l'humilité des dirigeants."

Le peuple veut l'humilité des dirigeants ? Vous avez vu ça où ? On passe son temps à entendre, au contraire, qu'il nous faut un président avec du "charisme", qui "incarne la fonction", un "vrai chef", voire un général qui fasse un coup d'Etat militaire...

Le peuple veut l'union ? Sauf avec les riches, alors... sauf avec les "bobos", les patrons, les spéculateurs financiers, les "chiens de garde du régime", les "métropolitains", les capitalistes, les "ultra-libéraux", les industriels de "l'agri-business", les "bourgeois", les dirigeants de la "grande distribution", les "collabos", les gens qui prennent l'avion... et ceux qui ont une bagnole 10 % plus chère que la leur. Ça fait du monde...

Le peuple veut l'action ? L'action pour faire quoi ? L'action pour s'agiter, c'est bien joli, mais de quelle action parle-t-on ?

Le peuple veut la protection ? C'est bien le problème... Quand on réclame la protection, on hérite de protecteurs. Après quoi, on se plaint qu'ils ne soient pas suffisamment "humbles".

Le jour où le peuple réclamera la liberté, on en reparlera.
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@ boureau | 18 novembre 2019 à 17:45
"La faute du préfet Didier Lallement samedi lors de la manifestation. A une dame très calme qui lui disait je suis Gilet jaune, le préfet avec une arrogance inouïe lui répond : 'Nous ne sommes pas dans le même camp, Madame.' "

Bah ! c'est simplement ce que pensent la plupart des hauts fonctionnaires, j'en suis persuadé. Et je ne parle pas spécialement des Gilets jaunes. Ce préfet a juste balancé le morceau ; le déboutonnage est à la mode.
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@ Marie Pierre SELLAL | 18 novembre 2019 à 20:13
"Mais le propre d’une intelligence supérieure n’est-il pas dans l’écoute, la bienveillance, l’empathie, l’impartialité, qui permettent d’élever sa pensée et d’inscrire son action dans un sillon profond et régulier ?"

Non. Pas pour un président, en tous cas. Depuis quand l'impartialité doit-elle être le propre d'un dirigeant politique ? C'est exactement le contraire. L'impartialité, c'est une qualité de journaliste ; il ne faut pas confondre.

Depuis quand le rôle d'un président de la République est-il d'être "à l'écoute, bienveillant et empathique" ? Vous confondez avec un psychologue, ou un poupougneur professionnel. Vous n'êtes pas la seule. On en voit les conséquences.
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@ Julien WEINZAEPFLEN | 19 novembre 2019 à 03:36
"On a quitté le monde d'après-guerre et changé de monde pour, d'une certaine façon, revenir au monde ancien ou traditionnel des escalades conflictuelles toujours possibles du fait des relations diplomatiques bilatérales."

C'est une blague... à quel moment avons-nous connu un monde où il n'y avait pas d'escalades conflictuelles toujours possibles ? Au moment du blocus de Berlin, en 1948 ? du coup de Prague, la même année ? de la guerre de Corée, en 1950 ? de l'insurrection de Budapest, en 1956 ? de la guerre de Suez, la même année ? de la crise des missiles de Cuba, en 1962 ? de l'écrasement du printemps de Prague par les chars soviétiques, en 1968 ? de la guerre des Malouines, en 1982 ? on pourrait continuer la liste longtemps...

Il me semble que vous avez un peu trop biberonné la propagande poutiniste, laquelle regrette, non pas l'absence de conflits, puisque la Russie passe son temps à les créer, mais le bon vieux temps où l'URSS avait un "droit" (certes inscrit nulle part, certes limité) à mettre le bololo dans sa zone d'influence, sous couvert de son rôle dans la victoire contre les nazis.
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@ anne-marie marson | 19 novembre 2019 à 09:42
"Patrice Charoulet devrait de contenter de contempler ses soupes, ses harengs et ne pas porter de jugement sur des événements qu'il ne comprend pas."

Je serais curieux que vous nous expliquiez le mouvement des Gilets jaunes. Jusqu'à présent, je n'ai rien vu ; vous avez pourtant eu un an pour le faire...


Mary Preud'homme

@ Patrice Charoulet, 18 novembre 22:05

"M. Vandersypen— 'Free Women' in Kigali.
'Free women' are self-supporting single girls deriving their income, partly or totally, from the provision of company and sexual services. They can be divided into four categories, according to their haunts, the type of patrons the)' have, their age and social origin, etc. They are generally unpopular with other Rwanda women who feel threatened by their activities, and with the State authorities who try to curb or repress this kind of prostitution. On the whole, they tend to be more outward-looking and modern-oriented than the rest of the female population, etc."

Vraiment, vraiment, Monsieur Charoulet, jamais entendu parler durant votre séjour du quartier de Kiyovu à Kigali, dont même vos jeunes élèves devaient connaître la réputation sulfureuse, jamais rien lu sur le sujet*, vous le passionné de lecture ?
A l'évidence, vous faisiez partie d'une espèce de coopérant français rarissime !

*cf Cahiers d'Etudes africaines sur les femmes "libres" de Kigali, 1974 où l'on trouve plusieurs articles rédigés en français

Metsys

@ Julien WEINZAEPFLEN

Je ne suis pas sûr qu'EM s'élève à la hauteur de farfelus racés et inouïs du genre de Clappique ; je le classerais volontiers dans un registre plus commun :

"Le président avait, plus que personne que j’aie jamais vu, de cette sorte d’esprit qui lui était nécessaire pour ne pas paraître sot à ceux qui ne le connaissait pas. Il avait plus d’aigreur que de hauteur, plus de hauteur que de grandeur, plus de communication que de fond, plus d’application à l’argent que de libéralité, plus de libéralité que d’intérêt, plus d’intérêt que de désintéressement, plus d’attachement que de passion, plus de dureté que de fierté, plus de mémoire des injures que des bienfaits, plus d’intention d’idéalisme que d’idéalisme, plus d’opiniâtreté que de fermeté, et plus d’incapacité que de tout ce que dessus".

En remerciant Anne d'Autriche et Monsieur le Coadjuteur pour leur précieuse collaboration...

Jerome

S'il y a des hommes trop intelligents pour gouverner la France, c'est que la France est tombée bien bas.
Que M. Macron s'en aille et qu'on le remplace par un Gilet jaune, peu importe lequel, la France pourra continuer son déclin.

Savonarole

@ anne-marie marson de 09:42
« Patrice Charoulet devrait de contenter de contempler ses soupes, ses harengs et ne pas porter de jugement sur des événements qu'il ne comprend pas »

Notre cher Charoulet n’a jamais parlé de harengs, je crois me souvenir qu’il s’agissait plutôt d’une sorte de flétan cuit à l’eau plate du robinet dans une casserole.

42 annuités pour ça... et en plus, cerise sur le gâteau, à Dieppe.

Une médaille s’impose, c’est un cas unique à l’EducNat. Enfin un pauvre sur ce blog !

Robert

Puisque monsieur Macron s'est récemment confié à l'hebdomadaire "The Economist", il me semble à propos de signaler l'excellent article d'Alexander Zevin paru dans Le Monde diplomatique de novembre 2019.

J'en extrais un très court passage qui résume la philosophie politique de ce journal à sa création en 1843 et qui, au fond, reste celle de nos libéraux du XXIe siècle, de monsieur Macron à monsieur Baverez, qui à présent le fustige, pour ne pas dire le descend en flammes, parce qu'à l'aune de l'exercice du pouvoir réel (et non plus à la direction d'une simple "start-up nation") il aurait perdu sa flamme ("foi" ?) libérale.

Citation : "Dans un monde où « chaque homme doit rendre compte de ses propres actions devant la nature » et en tirer les leçons, les pauvres n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes pour leurs malheurs, dans la mesure où ils dilapident leurs salaires et leurs loisirs en s’adonnant au sexe, à la boisson et au jeu au lieu d’économiser et d’œuvrer à devenir meilleurs. Quand on voit leurs habitudes, leur ignorance, leur déférence envers les faux amis, leur confiance inébranlable dans une longue succession de dirigeants qui étaient autant de charlatans, nous ne pouvons pas les disculper. La nature les tient pour responsables de leur conduite, et pour quoi n’en ferions-nous pas de même ? Nous les voyons souffrir et nous les déclarons fautifs. »

Où l'on constate que depuis les années 1840, cette idéologie n'a pas changé, notamment lorsque l'on se rappelle la manière dont sont qualifiés indistinctement l'ensemble des gens sans doute peu dignes d'être des citoyens français selon cette même idéologie participant au mouvement dit des Gilets jaunes !

Le vrai problème est que nous avons une classe politique imbue d'elle-même, faite de la certitude de détenir la connaissance, la Vérité en toutes matières (économie, politiques économique, sociale et autre, etc.) et qui a exercé le pouvoir sans discontinuer en rêvant de toujours moins d’État, en lui contestant ses fonctions au service de l'intérêt général pour le réduire à la portion la plus congrue possible, de supprimer les nations, sources de guerres, au profit d'une oligarchie dont ils sont les tenants.

Le vrai problème est aussi que ces personnes si intelligentes ont rejeté le principe fondamental d'autorité, rejet qu'ils ont appliqué à l’État lui-même, pour lui substituer une normalisation de la société par une avalanche de lois essentiellement moralisantes, donc par l'exercice d'un autoritarisme de moins en moins supporté par les Français. Il suffit de se rappeler la manière dont a été fixée la limitation de vitesse à 80 km/h par le Premier ministre...
Je ne résiste pas à citer Maxime Tandonnet qui dans son dernier billet écrit :

"Depuis fort longtemps, les dirigeants français sont discrédités, aux yeux d’une immense majorité: ivresse de soi, communication à outrance, postures mégalomanes, fuite devant les réalités, inefficacité et pire que tout, mépris des gens. Le bavardage et les gesticulations sont les signes les plus flagrants de l’impuissance. Et le chaos d’en bas n’est rien d’autre que la conséquence de l’exubérance stérile d’en haut. Quand le cauchemar du désordre prendra-t-il fin ? Remplacer l’actuel occupant de l’Elysée par un(e) autre, en soi, ne changera strictement rien, dans le même système, la même logique. C’est une transformation radicale de la mentalité politique dont la France a besoin, qui consiste à en finir avec le naufrage narcissique pour restaurer la notion d’Etat de droit, sobre, inflexible, fondé sur des règles et leur respect intransigeant. Les dirigeants politiques ne sont rien d’autre, rien de plus, que les serviteurs de l’Etat. Et tout commence par une prise de conscience: la nôtre…"

https://maximetandonnet.wordpress.com/2019/11/19/lautorite-de-letat/

kacendre

C'est sûr et certain... un apparatchik cou.lles molles mais casqué et motorisé scooter style Hollande ou un super vermoulu prévaricateur capable et coupable des plus abracadabrantesques et condamnables coups tordus... le grand Chichi ... laissent gouverner la noblesse d'Etat, les réseaux et chapelles de toutes religions et intérêts convergents sur le dos d’une nation riche... sans oublier la mafia journaleuse.

Même pas pouvoir dire qu'un travail se trouve peut-être sur l'autre rive d'une rue... Halte à l'infamie des paroles justes et simples... mort à la jeunesse... à l'intelligence et la vérité...

Lucile

En lisant les commentaires je me dis quel n'y a pas de lien de cause à effet direct entre les qualités intellectuelles d'EM et sa valeur en tant que président. Il est certainement intelligent. Ce n'est pas un très bon président dans la mesure où il ne défend pas très bien les Français à court terme. Pour le long terme, on ne le saura que plus tard, mais on peut se poser des questions. Les deux ne me paraissent pas liés. Ce sont les Français, quand ils votent, qui caressent l'idée que l'intelligence du Président soit le critère n° 1 et surtout unique de réussite.

Il y a des présidents intelligents et bons, et il y a des présidents pas très intelligents mais assez bons quand même. Certains ont des valeurs pour leur pays, on sait ce qu'ils veulent et à quoi leur vision tend, les autres sont surtout pragmatiques, comme Trump, il ne défend pas de valeurs, mais il défend les intérêts de son pays bec et ongles. Avec Macron c'est plus difficile, on ne ne sait pas trop quelle échelle de valeurs il défend (patrie ? culture ? mode de vie ? paix sociale ? économie ? place de l'Europe dans le monde ?), quoiqu'il sonne assez idéologue dans ses discours.

Quant au pragmatisme, dans son cas, c'est plutôt moins-moins que plus (d'après moi). Il semble confondre les causes et les effets, le coup d'éclat et l'action réelle. Et encore, disons-le en termes choisis, il ne maîtrise pas vraiment l'art de la négociation.

Ses points forts : il est intelligent, travailleur, il sait faire un discours. C'est déjà bien. Points faibles : mauvais négociateur, on ne sait pas quelle est sa vision pour l'avenir de la France, et je suis d'accord avec ceux qui font remarquer qu'il ne s'entoure pas de gens de haut niveau, ce qui est essentiel pour la fonction ; comme il ne sait pas déléguer et n'en comprend pas la nécessité, il s'appuie sur un entourage hétéroclite, qu'il ne met d'ailleurs pas en valeur.

Il faut faire avec ce qu'on a, EM est sans doute assez intelligent pour comprendre ses erreurs, et trouver un second souffle, mais les opportunités ne sont plus là, le bon moment semble passé. Dur dur.

boureau

@ Achille 19 novembre 2019 08:01
"Il ne faut pas chipoter"

Vous n'avez sans doute pas visionné la vidéo, mais c'était saisissant.
Dans un moment calme de la manifestation, cette petite dame dit gentiment et calmement "Je suis Gilet jaune".

Et le préfet du haut de sa stature, avec une arrogance glaciale : "Nous ne sommes pas dans le même camp, Madame !"

Si vous ne saisissez pas le "monde" qu'il y a entre ces deux personnes et qui illustre bien les gouffres entre citoyens et élite, cela ne me surprend pas.

Cordialement.

Exilé

@ Achille
« Une manifestation est autorisée jusqu’à ce que des débordements inadmissibles surviennent pouvant mettre en danger la sécurité des biens et des personnes situés dans le périmètre de cette manifestation.
Il a eu parfaitement raison de l'annuler. »

A qui la faute, s'il y a des débordements ? Qui laisse les casseurs et autres pourrir la situation en infiltrant les manifestants non violents ?
Il n'y a donc plus de sens de la physionomie dans la police, permettant de distinguer au premier coup d’œil les casseurs des gens ordinaires ? Et qui seule détient le monopole de la violence pour faire face aux casseurs ou simplement les repousser, sinon la police ?

« Eh bien, nous ne sommes pas dans le même camp, madame ! »
https://www.bvoltaire.fr/un-prefet-ne-devrait-pas-dire-ca/

Voilà donc encore un de ces hommes du Régime psychorigides formatés selon un esprit de chapelle qui n'est capable de raisonner que selon une logique d'affrontement entre ce qu'il appelle « des camps », au lieu de travailler pour la concorde entre les Français.

Notons au passage que ce principe d'interdire de façon sélective les manifestations d'opposants ou supposés tels sous le prétexte de « débordements » représente une sérieuse menace pour les libertés, quand d'autres types d'événements dont ceux à caractère « sportif » ne sont jamais interdits alors que personne n'ignore qu'ils ne pourront qu'entraîner de sérieux dégâts.

Nathalie DP

L'Université française meurt de l'EHESS comme la France mourra de ses colonies.

Bernie

Imaginons un instant, juste un instant, qu'Emmanuel Macron n’ait pas été élu et qu'un autre candidat de 2017 soit président ou présidente.
Imaginons un peu ce que seraient la France et le peuple français en ce 19 novembre 2019 !
Brrr ! j'en ai des frissons rien que d'y penser.

Alors trop intelligent ou pas, trop jeune ou pas, faisant des erreurs ou pas, heureusement qu'on l'a eu lui, avec son intelligence, sa jeunesse et sa fougue, son déterminisme et ses erreurs, pour essayer de déme*der une situation bien installée par les erreurs commises par les trois précédents présidents et ils en ont fait d'énormes sans que cela choque qui que ce soit.

Il serait temps qu'on se dessille les yeux et de ne pas laisser le pays aux mains d'incultes braillards qui veulent tout péter, juste pour passer un bon moment.

caroff

Après avoir lu les contributions des acteurs de ce blog, j'en arrive à une conclusion en forme de crochet intérieur d'un ailier de rugby: "Macron est un imbécile".

Réussir à des concours serait-il la preuve d'une quelconque intelligence ? Non, chacun, et moi le premier, a des exemples a contrario de cette assertion: médecin incompétent, magistrat stupide, énarque enfilant les perles et s'abstenant de tout résultat, philosophe incapable de produire une idée, la liste est longue de ces exemples de réussite !!

Pour le reste, j'entends dire que notre président a fait une belle et courte carrière dans la banque: grand bien lui fit !
Comme président il est pour la première fois confronté à une équation à plusieurs inconnues: gouverner plus de 67 millions de sujets en tenant compte des ego, des particularismes, de la situation économique du pays, de l'inapplication du droit en général, des rapports de force au sein de l'UE, des relations avec les grands pays, etc.

C'est comme le gamin qui découvre les jouets devant le sapin de Noël: lesquels casser en premier et lesquels garder en bon état ?

Le résultat nous l'avons devant nous: une France fracturée comme jamais, une communautarisation en marche, une Education nationale en capilotade, un déficit qui continue à se creuser, un gouvernement constitué à 85 % d'incapables, une Assemblée adepte du "enmêmetempstisme", une immixtion de l'Etat impuissant dans tous les rouages de la société (liberté de parole confisquée par la loi Avia) et toujours cette arrogance insupportable de celui qui se trompe et qui persiste au prix de troubles majeurs !

Donc en effet, Macron n'est pas intelligent car son devoir est de rassembler les Français autour d'une vision prospective au lieu de piquer l'argent dans la poche des moyen-riches pour la mettre dans celle des moyen-pauvres et de satisfaire une caste non élue à Bruxelles et à Paris...

boureau

@ Julien WEINZAEPLEN 19 novembre 2019 03:32
"Nous sommes à nouveau menacés par la banalisation du nazisme"

Dépassé !
Il y a longtemps que la quasi-totalité des Français est passée à autre chose.
Cela sert encore quelques ambitieux politiques pour déclasser leurs adversaires.

Quant à Soral, une fois de plus, combien de Français le connaissent et le lisent ?
Arrêtons les fantasmes ! Et regardons la réalité du moment.

Cordialement.

anne-marie marson

@ Patrice Charoulet | 18 novembre 2019 à 15:51
"Comme le contraire de l'intelligence est la bêtise, il serait beaucoup plus aisé de trouver de parfaits exemple d'abrutis décérébrés en se baladant à Paris, le samedi, et en cherchant des gens habillés de jaune, de jaune de moins en moins jaune et de plus en plus noir. Le président est-il trop intelligent ? La question ne se pose pas quand sont tolérés les agissements de ces foules de crétins répugnants."

Quand des gens qui se prétendent anciens professeurs de français tiennent de pareils propos, on se demande s'ils ont bien compris le monde dans lequel ils vivent, et si par de tels propos vulgaires et abjects ils ne participent pas au délitement de la société..

Patrice Charoulet devrait de contenter de contempler ses soupes, ses harengs et ne pas porter de jugement sur des événements qu'il ne comprend pas.

boureau

Le Congrès des maires de France tente désespérément de lancer la nouvelle fusée présidentielle Baroin.

Ce n'est plus "la Ville dont le Prince est un enfant" mais "la Ville dont le Prince est un bébé".

Au mieux, F. Baroin peut espérer un poste de Premier ministre de la part de Macron. Ce serait "la voix de son maître" parfaite.

Même lui, pense qu'il n'est pas capable de se lancer dans cette course. Trop fatigant ! Et surtout sans chance aucune.

Cordialement.

Lotus

Au début il aurait eu une pensée complexe, nous voilà maintenant dans le domaine de l'intelligence ; alors qu'il ne s'agit que d'une pièce de théâtre : une tragique comédie dont les spectateurs sont les dindons d'une farce.

Et pour certains, morts-vivants, détestant le jaune, il faudrait subir sans espoir.

Une jolie phrase recueillie dans un commentaire ci-dessous exprime bien ce que nous vivons :
"Nous entrons dans l'hiver de la démocratie".

Exilé

Ah, à lire les considérations de Philippe Bilger sur l'intelligence supposée de M. Macron, nous allons finir par croire que cette dernière finira par éclipser celle du génie que fut le Président Albert Lebrun, major de Polytechnique...

Mais au fait, quand un homme intelligent adopte des comportements contestables voire pires, ne pouvons-nous pas considérer qu'en faisant sciemment le mal il le fait en toute connaissance de cause et donc que son intelligence est alors une circonstance aggravante ?

Prenons l'exemple récent du message récemment envoyé par l'intelligent M. Macron à son homologue algérien pour commémorer la « Toussaint rouge » qui a inauguré une longue suite de crimes horribles commis par les rebelles contre des Français de toutes origines, ne relève-t-il pas d'une apologie du crime en général et des crimes commis par un ennemi de notre pays en particulier ?

Quel signal cet homme intelligent envoie-t-il à ceux de nos invités pour qui tout est occasion de haïr encore davantage la France ?

Que penser d'un personnage qui se comporte de cette manière, surtout s'il est investi de responsabilités dont il n'a au passage pas l'air de saisir l'importance et les implications en ce qui le concerne personnellement ?

Achille

@ boureau | 18 novembre 2019 à 17:45
« Incroyable. Un préfet, responsable de l'ordre, qui s'exprime comme s'il était en guerre contre une manifestante d'une manifestation autorisée !
Je suis scandalisé : la République se mettrait-elle en danger par ceux qui sont chargés de la soutenir et de la faire respecter ? »

Faudrait peut-être pas chipoter. Les propos tenus par le préfet de police de Paris envers cette manifestante n’ont absolument rien de scandaleux. Je dirai même qu’il a été très courtois avec cette dame.

Une manifestation est autorisée jusqu’à ce que des débordements inadmissibles surviennent pouvant mettre en danger la sécurité des biens et des personnes situés dans le périmètre de cette manifestation.
Il a eu parfaitement raison de l'annuler.

Un préfet de police ne s'attarde pas sur les formules verbales comme les pseudo-intellos des plateaux TV qui se contorsionnent sur la signification des mots. Son job est le maintien de l'ordre face à des émeutiers qui ne respectent rien.
Didier Lallement remplit parfaitement la tâche qui lui a été confiée. C'est certainement le meilleur préfet de police que Paris a connu depuis des décennies. Bravo à lui
Il faudrait arrêter de défendre l'indéfendable, ne serait-ce que pour rester crédible.

Chemins de traverse

Comme je connais un homme de son âge, ayant fréquenté la même institution que le président de la France, je passe mon tour.

Julien WEINZAEPFLEN

@ P.A | 19 novembre 2019 à 00:51

Non seulement Macron manque d'émotion, mais, comme le disait Malraux à propos du baron de Clappique, il manque de réalité. Il voudrait stupéfier, alors il recourt à des masques de mauvais acteur enseigné non au conservatoire, mais à la Providence d'Amiens, par une professeur prête à tomber sous le charme. Macron vit le drame de l'enfant qu'on a trop persuadé qu'il était un enfant prodige.

Car enfin cela a été dit et bien dit par presque tous les commentateurs, la question n'est pas tant de s'inquiéter de l'intelligence d'un homme que de son genre d'intelligence.

Macron a de la mémoire, je doute plus de ses capacités d'analyse. Son verbe, sujet à bien des bourdes et approximations, est rien moins qu'étincelant. La preuve, c'est que n'arrivant pas à disposer ses mots et par suite à les trouver, il donne dans la mauvaise néologie, avec des verbes improbables comme "impuissanter" ou des adjectifs insoutenables comme "invectifs": les Français seraient trop invectifs à son endroit, se plaint-il.

La mémoire de Macron: pendant le Grand Monologue, il récitait à merveille tous ses cours de géographie. Son analyse déficiente: il empilait des récitations de leçons différentes, la leçon étant une lecture et la lecture une logique, pour dire qu'on allait tout faire à la fois encore plus qu'en même temps. Or on ne peut pas empiler des logiques qui s'annulent et s'opposent diamétralement. On peut enfreindre le principe de non contradiction logique pour composer un paradoxe, c'est séduisant sur le plan intellectuel. Mais ce qui en résulte de l'infraction dans l'action est une incohérence, inévitable, mais déplaisante et souvent désastreuse sur le plan moral.

Qu'est-ce qui devrait découler d'une bonne mémoire et d'une analyse adéquate ? Une capacité d'adaptation, nous dit un commentateur, une "créativité" dans la solution, nous dit un autre. Macron ne fait preuve ni d'adaptabilité ni de créativité. Tout en injonctions paradoxales, Macron n'annonce un "nouveau monde" que pour perpétuer le monde ancien. Il ne veut pas se rendre compte qu'on a quitté le monde d'après-guerre et changé de monde pour, d'une certaine façon, revenir au monde ancien ou traditionnel des escalades conflictuelles toujours possibles du fait des relations diplomatiques bilatérales. Il ne s'en rend compte que lorsque ce changement s'effectue à ses dépens (cf. sa soudaine défiance vis-à-vis de l'OTAN et peut-être de l'Europe qui ne lui fait plus les yeux doux.) Or un président, un dirigeant, un gouvernant doit être une vigie (gouverner, c'est prévoir), dotée du ministère de la parole, qui sait expliquer en son temps l'aspect présentable des changements du monde. Macron n'est pas ce "pédagogue" pour "enfants démocratiques", clin d'œil à Lucile ! Faute d'explication, il nous fait courir un grand danger.

Je n'hésite pas à le dire et cela me saute dans l'esprit et cette formule depuis ce soir: faute d'avouer que nous sommes sortis du monde d'après-guerre, nous sommes à nouveau menacés par la banalisation du nazisme. Nous devions nous convaincre de la "banalité du mal" sans banaliser le nazisme. "La religion de la Shoah" à raison de trois films par semaine sur Hitler ou sur les camps, conjuguée à la non reconnaissance que la Shoah était messianiquement le Golgotha du monde configurée à la Passion du christ, et que Dieu avait certes quelque chose à dire après Auschwitz, risque d'avoir le même effet sur nous que 70 ans de communisme dont on sort tout soudain, sans que nul n'ait vu poindre et venir qu'on pouvait en sortir, que le communisme n'était pas irréversible. Je suis de ceux qui l'avaient vu venir, tellement que, l'année de mon bac, en 1990, j'avais voulu faire un voyage en Russie avant que le communisme ne s'effondre. D'où la gravité que je mets dans cet avertissement de la banalisation du nazisme (je crois peser mes mots), qui n'a rien de commun avec le point Godwin ou la réductio ad Hitlerum, banalisation qui pourrait résulter du refus de reconnaître qu'on est sorti du monde d'après-guerre et qu'il faut s'y adapter.

Demande-t-on des preuves de la banalisation du nazisme ? Soral, dont nul ne peut contester la pertinence de la rhétorique, et qui fait mouche, alors qu'on n'aurait pas souffert de l'écouter, même sous le manteau, il y a vingt ans. Ou encore les fréquentations de Marine Le Pen, actuellement jugées au tribunal, et qui appartiennent non à la fachosphère comme on le dit vainement dans les médias qui s'en désolent pour leurs recettes publicitaires, mais bien à la nazisphère, aux nostalgiques d'Hitler.

Cela n'a rien à voir avec Macron, pensez-vous ? Si, car il n'avertit pas le peuple, qui sait qu'on est sorti du monde d'après-guerre. Il n'en tire pas les conséquences. Où l'on voit en outre que Macron, pour redescendre d'un degré dans la gravité, est frappé à la tête et n'a pas l'intelligence du cœur.

F68.10

@ Wil
"C'est pratique le langage, ça permet si besoin de se justifier du pire."

Euh... non. Quand on a des éléments nouveaux et qu'on a des raisons de penser autrement, on pense autrement.

Ce qui me désole dans la position de Monsieur Bilger, c'est que son opinion ne semble changer qu'en fonction de l'image que Macron projette selon lui auprès des Français.

Si le jugement d'un homme politique ne doit se faire que par rapport à des questions d'image, cela signifie à mes yeux que nous devrions réfléchir à modifier le système pour que les foucades égotistes des hommes politiques aient moins d'impact auprès de l'opinion que l'évolution des différents sujets de société. Le presidentialisme effréné ne me semble pas aller dans le bon sens.

P.A

Macron joue et surjoue des rôles et des attitudes parce qu’il manque d’émotion.
En permanence il essaie de prouver qu’il a des ressentis comme tout le monde parce qu’il est conscient de cette carence humaine chez lui.

Wil

"Je me suis toujours donné le droit de changer d'avis parce que la réalité d'un homme ou d'un pays n'est pas fixe."

C'est pratique le langage, ça permet si besoin de se justifier du pire.
Ça s'est déjà vu.
Là, avec M. Bilger on a juste la médiocrité qui se justifie d'elle-même.
Evidemment, ça fait tout de suite penser à Dutronc qui lui, a un vrai talent sinon un vrai génie.
On dirait l'hymne bilgérien.

https://www.youtube.com/watch?v=abZirUDx2Ps

M. B., vous l'avez bien cherché après deux ans de léchage de c*l macroniste après celui hollandiste et ceux d'avant.
Vous en faites pas, je suis sûre que vous avez une bonne raison.
Tout le monde a toujours de "bonnes" raisons.

Patrice Charoulet

Ségolène, René, C. , etc.

A la radio, comme sur le Net, ces temps-ci, on s'est moqué du caprice de Ségolène Royal voulant absolument faire du chien de traîneau, sous couleur d'ambassade, en zone polaire. Amusant.

Quand j'enseignais à Libreville, un ministre français de l'Education nationale, René Monory, titulaire du brevet élémentaire, le « garagiste de Loudun », fut reçu en visite officielle au Gabon. Il exigea d'aller... à la pêche au gros. On le satisfit.

Au Gabon, je dus aller accueillir à l'aéroport et conduire à son hôtel une personnalité française. Il s'agissait du président de l'UFE (Union des Français de l'étranger) en Allemagne qui venait remettre un petit morceau du mur de Berlin au président Omar Bongo ! Dans ma voiture, il me posa une seule question : à quel endroit pouvait-il trouver des prostituées ? N'en ayant jamais vu (ni fréquenté) en six ans d'enseignement là-bas, je lui dis que je n'en avais pas la moindre idée. Je lui ai demandé, sur un ton un peu réprobateur, s'il n'était pas marié. Oui, mais il avait apporté des préservatifs. Je fus surpris de sa réponse.

Enseignant à Kigali, au Rwanda, vint en visite officielle un ministre français de la Coopération socialiste (dont je tairai le nom car il vit toujours). Je l'ai su par un conseiller de mes amis à l'ambassade, il avait fait savoir qu'il souhaitait qu'on mette à sa disposition un partenaire de tennis… et deux prostituées. Ce qui fut fourni.

Le souhait de Ségolène, en comparaison, bien que je n'aie aucune sympathie pour elle me semble... mignon.

Michelle D-LEROY

Le gros problème d'Emmanuel Macron n'est pas l'intelligence, car oui il est intelligent et cultivé mais cela ne suffit pas à en faire un grand Président, Il est suffisant, d'une ambition démesurée et n'a aucune empathie envers son peuple. Cela s'est vu dès son arrivée, cela se voit encore malgré tous les efforts qu'il peut faire : il reste condescendant, hautain.

Il voudrait faire amende honorable après avoir méprisé les uns et les autres, je crains qu'il ne soit trop tard, les Français savent bien qu'on peut chasser le naturel il revient toujours au galop.

Dès son arrivée à l'Elysée, après avoir ratissé large dans les rangs de LR et du PS, il a eu un état de grâce comme aucun Président avant lui, il a pris la grosse tête, envisageant à coup sûr la Présidence de l'U.E. et plus, désireux de donner des leçons à tout le monde et notamment aux autres chefs d'Etat.

Il a cru que quelques retouches appelées réformes feraient illusion, que ses beaux discours modernistes, ses idées progressistes et mondialistes suffiraient à faire illusion... comme un gamin gâté ayant une très haute opinion de lui-même.

Seulement voilà, la France avait besoin de grandes réformes mais de réformes pensées et préparées soigneusement, en profondeur et tenant compte de l'humain et des problèmes existants, il propose des bricolages.

Il n'avait vécu que parmi les banquiers et les grands patrons, il n'avait jamais été élu ce qui lui aurait permis de connaître un peu la France d'en bas ou même du milieu. Il ne pouvait pas comprendre les gens et ce n'est pas en allant donner des poignées de main aux Français à Honfleur une fois par an qu'il changera. L'illusion là encore.
Ce n'est pas pour rien que les Français ont de la sympathie pour les anciens présidents même s'ils n'avaient pas voté pour eux, parce qu'ils sentaient leur proximité naturelle de Présidents qui aimaient leur pays, leurs traditions, leur attachement à la vie sociale.

Il n'a pas su s'entourer parce qu'il avait peur que ses ministres ne lui fassent de l'ombre. Si bien que certains ministres après deux ans et demi sont encore de grands inconnus. Et surtout qu'ils suivent le maître comme des valets. Pas de suggestions, cela vexerait le Président qui sait tout.

Après deux ans et demi, la France est fracturée pire que jamais, explosée. Toutes les manifestations qui dérangent le pouvoir finissent dans les saccages comme si on voulait les discréditer, tandis que certaines se passent très bien parce qu'elles ne dérangent pas le pouvoir, au contraire. Cela interpelle, même les moins complotistes. En attendant, les assurances ont bon dos puisque ce sont toujours les mêmes qui verront leur facture augmenter : les Français moyens, après des mesures fiscales et sociales injustes.

En plus le Président fuit visiblement devant les grands problèmes de société : immigration et laïcité.
C'est sûr c'est plus facile d'inaugurer des lieux de recueillement, de rendre des hommages et autres cérémonies consensuelles derrière lesquelles les Français se rassemblent.

Franchement je pense qu'il faudrait qu'il change beaucoup d'ici à 2022 pour qu'il soit réélu, son seul souci paraît-il. Lui et encore lui.
Son narcissisme étouffe ses autres qualités, son inexpérience politique, malgré ses qualités de tacticien l'empêche d'avoir un vrai plan pour notre pays. Il n'aime que les coups de com qui font du buzz.

Marie Pierre SELLAL

Intelligent, certes. Habile aussi. Mais le propre d’une intelligence supérieure n’est-il pas dans l’écoute, la bienveillance, l’empathie, l’impartialité, qui permettent d’élever sa pensée et d’inscrire son action dans un sillon profond et régulier ?
Autant de qualités indécelables chez ce Président qui préside peu et virevolte beaucoup trop devant son miroir.

Lucile

Ce n'est pas qu'EM est trop intelligent, mais son intelligence prend toute la place au détriment d'autres fonctions tout aussi essentielles pour s'adapter à la réalité.

Les grands dirigeants ont aussi de l'instinct, du flair, on appellera ça comme on voudra, ce ne sont pas de purs esprits. D'autre part ils perçoivent ce que les autres ressentent, et quels sont leurs ressorts, de façon à bien négocier et à obtenir une forme de consentement autour de leurs projets.

Il ne s'agit pas d'éblouir ses concitoyens, ni d'avoir raison sur eux. Il s'agit de leur donner le sentiment qu'on travaille dans leur intérêt, et que quand on leur demande d'être patients - il le faut -, ils y gagneront à long terme, eux et leurs enfants.

Parmi toutes les décisions prises par un gouvernement, il y en a nécessairement de bonnes et de moins bonnes, mais il faut que les bonnes l'emportent sur les mauvaises, les pires étant à mon avis celles dont les conséquences à long terme mettront le pays en difficulté 10 ans, 20 ans, 50 plus tard, comme tout ce qui a trait à l'immigration incontrôlée, la désindustrialisation, l'illettrisme galopant, l'endettement, la consolidation de groupes de pression et de zones de non-droits. EM hérite d'une situation qui n'est pas brillante, mais il s'y enlise. Ça prend une drôle de tournure.

Il parait qu'en France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées. Eh bien, elles ne sont pas toutes bonnes, et le seraient-elles que ça ne suffit vraiment pas, on n'a pas fini de s'en apercevoir.

Roger L

Camille, dans Horace📚, à Philippe Bilger qui délivre un nouveau billet sur le tourment perpétuel de ses pensées (chaque président de la République en exercice y a droit…) :

« Macron, l'unique objet de ton ressentiment !
Macron, à qui vient ton bras d'immoler son amant !
Macron que tu as vu naître, et que ton coeur adore !
Macron enfin que tu hais parce qu'il t'abhorre ! »

Luce Caggini

Si personne ne peut mettre en doute l'intelligence de M. le président de la République, tout le monde peut être inquiet de sa fragilité venue on ne sait d'où.
En fallait-il une mégadose de neurones pour se laisser cerner par une escorte de lumières à la Schiappa 😂, à la Ndiaye 🤣, à la Belloubet 🤣, sans oublier les mâles à la Griveaux qui se lie charnellement aux Parisiens et à un Castaner qui perd sa boule à chaque tour de manège !

Denis Monod-Broca

Intelligent, quèsaco ?
Mon grand-père disait : « est intelligent celui qui me comprend. »

Macron est jeune et énergique, très énergique même ! En outre sa mécanique intellectuelle est, à bien des égards, remarquable. Très bien, tant mieux ! Mais ça ne suffit pas.

N’attendons pas d’un seul homme qu’il trouve les solutions à tous nos problèmes. Ces problèmes sont trop nombreux et trop compliqués. Et les surhommes n’existent pas.

Mais attendons du président de la République 1/ qu’il respecte la Constitution et 2/ que ses paroles aient un sens.

Nous en sommes loin. Un exemple, sur un sujet essentiel : quand E. Macron parle de souveraineté il mélange chaque fois la souveraineté française et la souveraineté européenne.
1/ cela est contraire à l’article 2 de la Constitution (« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »).
2/ cela n’a pas de sens : si la France est souveraine, l’UE ne l’est pas ; si l’UE l’est, la France ne l’est plus.

L’intelligence n’est pas très utile pour comprendre cela. Le courage si.

boureau

La faute du préfet Didier Lallement samedi lors de la manifestation.

A une dame très calme qui lui disait je suis "Gilet jaune", le préfet avec une arrogance inouïe lui répond:

"Nous ne sommes pas dans le même camp, Madame."

Incroyable. Un préfet, responsable de l'ordre, qui s'exprime comme s'il était en guerre contre une manifestante d'une manifestation autorisée !

Je suis scandalisé : la République se mettrait-elle en danger par ceux qui sont chargés de la soutenir et de la faire respecter ?

Cordialement.

Robert

Bel exercice d'analyse personnelle que ce billet, Monsieur Bilger. Sans flagornerie aucune de ma part, il convient de reconnaître la grande honnêteté intellectuelle dont vous faites preuve encore une fois.

Je m'attache cependant aux phrases de conclusion, en retenant celles-ci :
"Parce que derrière cette dérision il y a toute l'explication d'une relation ratée, d'un malentendu entre une assurance régalienne et une quotidienneté modeste. Entre le président et beaucoup de ses concitoyens."

"Puisque, malgré des efforts certains et des résultats substantiels, Emmanuel Macron n'est jamais vraiment crédité sur le plan politique mais que au contraire la France est dans un état à nul autre pareil, éclaté, explosé, furieux et partout vindicatif, il faut bien admettre que le président n'arrive pas à persuader qu'il préside : ne fait-on pas confiance à l'homme parce qu'il y aurait encore trop du collégien, du jeune homme en lui ?"

"Trop intelligent, trop léger pour présider les pieds sur le sol et la tête dans la France authentique ?"

Il me semble qu'ici se trouve le vrai défaut de votre analyse. Monsieur Macron n'a rien d'un collégien : il est un adulte de sa génération. En revanche, tout montre dans son comportement, comme monsieur Hollande avant lui, qu'il n'a pas la stature d'un homme d’État français.
Il n'est pas "trop intelligent" : je pense que monsieur Giscard d'Estaing, sur ce plan devait bien lui damer le pion.

Pour cerner son attitude au pouvoir, il faut comme l'écrit Jérôme Sainte-Marie dans son dernier ouvrage, en revenir à ses déclarations d'avant même sa campagne électorale, notamment à son discours à la Mutualité en juillet 2016 :
« Il a effectué, comme promis, le rassemblement où se retrouvent "des femmes et des hommes de gauche et pleinement de gauche, de droite et pleinement de droite, du centre et pleinement du centre, des hommes et des femmes de la société civile", unis par le fait qu’ils sont issus de "la France qui réussit, qui croit dans la mondialisation, dans l’Europe, cette France bien formée qui est dans les métropoles", et par la volonté qu’ils ont que cette France particulière qui est la leur "soit célébrée, qu’on lui permette d’avancer plus vite". »

Monsieur Macron, comme la plupart de ses soutiens électoraux, n'est aucunement démocrate : il est un pur représentant de la technocrature qui dirige l'Union européenne comme notre pays.
On conçoit fort bien que lorsqu'il avait évoqué vouloir pratiquer le "spoils system", il visait notamment les hauts fonctionnaires, non pas ceux acquis à ses idées et à son programme, mais bien ceux qui, profondément républicains français, auraient eu le front de ne pas adhérer pleinement à ses choix. La première victime en a été le général de Villiers dans les conditions que l'on sait.

Il ne s'est donc intéressé qu'à une certaine France, minoritaire et résidant principalement dans les métropoles. D'où aussi le sentiment des Français de province, qui voient disparaître la plupart de leurs services publics, d'être les perdants du système actuellement en place et la fronde qu'ils ont manifestée par le mouvement dit des Gilets jaunes. Monsieur Macron a subitement découvert que si ces manifestants avaient réussi à forcer l'entrée du palais de l’Élysée fin 2018, il se serait retrouvé comme Louis XVI face à la populace parisienne les 5 et 6 octobre 1789... et sans doute acculé à la démission.

De fait, Monsieur Macron a répété la manière d'appliquer ses décisions de monsieur Juppé, droit dans ses bottes, en 1995. Mais cette fois, les organes intermédiaires, complètement laissés de côté par monsieur Macron, ont laissé la place à la foule inorganisée !
Alors très intelligent peut-être, monsieur Macron, mais manquant à tout le moins de culture politique et historique.

L'on remarque aussi que les proches conseillers de monsieur Macron, ayant les mêmes origines et dévoués corps et âme à leur gourou, manquent aussi de profondeur d'analyse politique. En outre, il s'agit de personnes tellement sûres d'elle-mêmes, qu'elles ne sauraient s’astreindre au respect des institutions. Un exemple parmi bien d'autres : l'Assemblée nationale a voté un amendement, certes de manière subreptice, qui a ému l'écologie politique ; aussitôt le Premier ministre a demandé un nouveau vote pour annuler cet amendement... Séparation des pouvoirs, garantie par la Constitution ? Non : l'Assemblée nationale n'est que le bras armé de l'exécutif auquel elle se subordonne !
La démocratie, qui suppose la souveraineté du Peuple, est donc une gêne évidente aux entreprises de monsieur Macron et de ses affidés. Sur ce point, il n'est pas inintéressant de lire ce texte signé par Guillaume Berlat le 21 octobre 2019 et intitulé : "L'Hiver de la démocratie a commencé", qu'on trouvera ici :
https://prochetmoyen-orient.ch/lhiver-de-la-democratie-a-commence/

PHANDA F

La vraie intelligence c'est de bien s'adapter à toutes les situations. On ne peut pas dire que le Président Macron soit nul mais il est trop spontané, trop sûr de son intelligence et de ses idées. Au lieu de rassembler le peuple il le divise avec son verbe.

Le peuple veut l'union, l'action, la protection, l'humilité des dirigeants, or il rencontre un Jupiter au début. Pour l'affaire des Gilets jaunes, s'il avait agi le lendemain de la révolte pour calmer les GJ on ne serait pas dans cette situation. En politique on n'attend pas plus de dix jours pour parler au peuple en colère.

Donc pour moi l'intelligence du Président laisse à désirer et je suis triste pour ses erreurs. Un grand homme disait "s'il payait beaucoup plus de gens pour le critiquer dans ses fonctions il ne serait pas dans cette situation."

Nic

Macron ? Un seule phrase me vient à l'esprit quand je pense a lui: la fameuse réplique de Napoléon à Talleyrand.
Remplacez le bas de soie par le costard et on y est.

Mettre Macron et intelligence dans une même phrase, il faut oser au regard de son bilan catastrophique !

lefort

Se reporter à l'article de M. Baverez dont les analyses font référence (le Figaro du 18-11).
Tout y est dit... hélas.
J'ajouterai:
Ah c'est dur l'ambition sans le talent !

Il me fait penser à un hurluberlu gagnant un gros lot à la loterie et se lançant fièrement tête baissée dans quelques entreprises commerciales sans rien y connaître.

breizmabro

Manu serait TROP intelligent pour nous, nous ne pouvons accéder à son niveau d'intelligence.

En même temps, comme dit le même Manu, jusqu'ici il ne nous a pas fait une grande démonstration de son intelligence, à part bien sûr si l'on considère qu'avoir fait mettre le souk dans Paris chaque week-end depuis un an est une preuve d'intelligence dont certains se réjouissent du côté du RN son adversaire préféré.

Est-ce une grande preuve d'intelligence ou juste une tactique électoraliste comme dans le bon vieux temps (de Pasqua) pour celui qui voulait être le novateur d'une autre façon de pratiquer la politique ?

Comme disait un humoriste mort, "j'ai comme un doute".

Claude Luçon

L'intelligence ne suffit pas pour être un dirigeant talentueux et productif !
Se situant entre Charles de Gaulle et François Mitterrand il aurait dû le savoir, et ceux qui ont voté pour lui aussi !
Dans toute grande organisation, de l'Armée à Peugeot en passant par les Galeries Lafayette, il est nécessaire de monter l'escalier de la hiérarchie, comme on ne progresse qu'avec l'ascenseur social dans la vie, étage par étage.

Le problème d'Emmanuel Macron est qu'il n'a aucune expérience de ce genre.
On ne passe pas de l'ordinateur du trader à la présidence d'une société de 67 millions d'individus, même au son de l'Hymne à la Joie, en ne séjournant que brièvement dans un ministère en France et une Ambassade au Nigeria !
C'est clairement son problème, sa formation de dirigeant a été inexistante.
Il semble l'avoir compris en la reprenant à partir de la base : le citoyen !
Notre problème est que son complément d'éducation demandera plus de quatre ans.
Devrons-nous le garder ou en chercher un(e) autre lors de l'examen de passage d'avril et mai 2022 ?

Patrice Charoulet

INTELLIGENCE ET PRESIDENCE

A mon (très) modeste niveau, je vais tenter de répondre à votre question.
Depuis 1958, avec la Constitution de la Ve République, nous avons comme président un monarque élu. Il dispose d'immenses pouvoirs. Chacun d'entre nous, selon ses opinions politiques, a pu aimer, détester tel ou tel. Mais on est bien obligé de convenir que tous nos présidents furent sans contredit intelligents. On pourrait certes faire un classement. Qui a été le plus intelligent ? A quoi cela rimerait-il ? A rien.

A vrai dire ce monarque élu doit avoir, outre de l'intelligence, une foule d'autres qualités. Et, de ce point de vue, les choses se compliquent. Cette complexité grandit encore lorsqu'on s'avise que chaque citoyen, même le plus inculte et le plus bête, se croit à même de juger le monarque. Qui n'a pas entendu un éboueur bac moins 3 dire avec assurance d'un chef de l'Etat français : « C'est un con ! ». Le jugement peut-il émouvoir ? Faut-il en tenir compte ?

Sur ce blog, il y a des macronistes et des anti-macronistes. Ces derniers trouvent-ils le président trop intelligent ? Ceux qui l'abhorrent ont mille choses à lui reprocher, sûrement pas un excès d'intelligence. Ils lui reprochent des comportements, des paroles, des décisions... A sa place, ils pensent qu'ils auraient mieux fait. Pour l'équipe de France de foot, on a dit parfois qu'il y avait soixante millions de sélectionneurs. Pour le pays, il y a soixante millions de gens qui pensent pouvoir mieux présider le pays. L'intensité de la haine, chez certains, n'améliore pas leur faculté de bien juger. Qui est plus exposé à recevoir de flèches qu'un chef de l'Etat ? Quelle meilleure cible ?

Comme le contraire de l'intelligence est la bêtise, il serait beaucoup plus aisé de trouver de parfaits exemple d'abrutis décérébrés en se baladant à Paris, le samedi, et en cherchant des gens habillés de jaune, de jaune de moins en moins jaune et de plus en plus noir. Le président est-il trop intelligent ? La question ne se pose pas quand sont tolérés les agissements de ces foules de crétins répugnants.

riviere

Oui il est très intelligent ; mais il ne connaît le peuple que théoriquement ; il a fait du théâtre, il a lu Machiavel, il a étouffé les Gilets jaunes avec un Grand débat qui n'en était pas un, ça me rappelle que pour étouffer quelque chose, à l'époque, on créait une commission lui c'est des simili-débats, il adore cela mais à quand les actes ?

stephane

Franchement on s’en tape de l’intelligence de Macron.
Vaut-il mieux d’excellents résultats avec un prétendument idiot comme Trump ou une déliquescence du pays avec des énarques multidiplômés et vraisemblablement incapables de changer une ampoule ?
Le pire de tous les présidents, intelligent ou pas, fut Mitterrand.
La question est « faut-il être un salopard pour rester dans l’histoire politique française ? »

Eric-Nico

Bonjour,

Considérer les échecs successifs du président comme éventuellement dus à sa trop grande intelligence implique de suite la pensée suivante: ceux qui ne sont pas d'accord et râlent... le sont moins. C'est mathématique et j'ose espérer que vous vous en rendez compte. Du moins je fais ce raccourci et je ne suis pas sûr d'être le seul.

Monsieur Bilger, malgré tout le respect que j'ai pour vous, il y a un sentiment qui me tord le ventre depuis quelques mois: votre indulgence (que je considère comme pathologique) envers ce personnage que vous ne connaissez pas (ou alors vous ne nous dites pas tout) mais qui semble vous fasciner comme les phares d'une voiture fascinent un lapin (de quatre semaines pour reprendre une expression populaire) me semble ressembler plus à un dogme qu'au résultat d'une réflexion objective.

Vous me rappelez tous ces européistes qui passent leur temps à descendre l'UE (pour des raisons avérées) mais qui n'arrivent toujours pas à la seule et unique conclusion qui pourrait sauver la France: en sortir (pour des raisons bassement électoralistes).

Vous avez envers Macron la même indulgence que les catholiques ont envers leur pape, ou bien les musulmans envers leur prophète. Ce n'est pas sain venant d'un magistrat, à mon sens en tout cas.

Bien cordialement

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