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29 novembre 2019

Commentaires

Elusen

@ Alain MEYET | 04 décembre 2019 à 22:04
« Le doyen Jean Carbonnier »

Hou là, cela faisait longtemps que je ne l’avais pas entendu celui-là !
Il ne reste plus que les personnes fréquentant Assas ou Panthéon-Sorbonne pour prononcer ce nom.

Il n’a été doyen qu’une fois dans sa vie et tout le monde par mimétisme l’appelle : le doyen Carbonnier, en plus dans les années 1950 à Poitiers, il a fini sa carrière sans être doyen de 1955 à 1975 à Assas.

Le Conseil de la Résistance s’est tout de même posé la question de savoir s’il fallait ou non le fusiller, son attitude pendant la Seconde Guerre mondiale à enseigner comment déporter les juifs, pose problème ; le : « c’est pas moi, mais la loi, je me contente de l’enseigner aux étudiants et de leur expliquer comment l’appliquer », reste problématique ; allant jusqu’à inventer un terme : « positiviste ».
« Je ne suis pas antisémite, je suis positiviste ; c’est le régime de Pétain qui m’a permis de l’être »

Il disait tellement d’imbécillités avec son délire sur la psychanalyse juridique pour expliquer le droit, en allant nous jouer son truc d’ethnologie et anthropologie du droit.

Il a su manger à tous les râteliers pour avoir une bonne carrière, il est devenu gaulliste par la suite et conseiller ministériel de 1963 à 1977 près du Garde des Sceaux. En même temps, il a eu sept gamins pour entretenir un faux mythe et une légende, en matière de carrière cela leur a bien servi à eux aussi.

Et venir le citer sur un fil où des personnes seraient mortes pour la France, cela me paraît douteux !

Pas étonnant qu’il ait fini à Assas, l’université d’extrême droite.

Noblejoué

@ Wil
"Je ne savais que "Sans talent" était Noblejoué. On se demande pourquoi vous changez de pseudo. Vous croyez que ça va changer votre vie ? qui ne va apparemment pas bien ? Non, ça ne changera rien. Désolé"

Que ce soit moi ou une autre personne ne change rien ; vous n'aviez aucune raison d'attaquer.
Il ne s'agit pas de "changer la vie" mais de retournement du stigmate. Vous êtes toujours à côté, comme pour la baudruche, la belle affaire, nous sommes tous des baudruches.
Pourquoi je dois écrire long ? Parce qu'il faut expliquer, souvent de l'élémentaire, je ne peux pas parler à demi-mot aux gens, étant donné que, visiblement, à la base, ils ne savent pas les choses les plus élémentaires.

Est-ce que je suis pour autant un puits de science ?
Contrairement à tant de gens, je ne l'ai jamais laissé entendre. Mais quand quelque puits s'avance, je lui demande son eau. Mais c'est dangereux.
Figurez-vous qu'ici un puits crache de l'eau empoisonné, quand ça lui chante. Un puits parano prétendant que je salis son eau. Il n'y a pas que la belle femme coquette vous renvoyant alors qu'elle essaie de séduire, il y a les puits, elle est pas belle ma science, et mes recherches, hein ? Si, répond-on...
Oui, eh bien, dégage, tu m'as jeté des saletés dans ma belle eau, et d'ailleurs, tu es une espèce d'intouchable, de sans talent, d'où le changement de nom. J'estime qu'il ne faut pas laisser passer de tels abus sans les reprendre, j'aurais pu changer de pseudo pour "diabolisé", aussi.

"Vous avez fait 60 lignes à la louche pour dire qu'il y a des gens heureux et des gens malheureux."

Non. Je pense que même vous pouvez comprendre ça. Pour défendre les malheureux et pour défendre Mary Preud'homme, pour que vous ne gâchiez pas son bonheur.
Car on comprend le malheur par le bonheur et le bonheur par le malheur.

Soixante lignes pour expliquer les mécanismes du bonheur, du malheur, et combien vous avez tort de vous attaquer à des gens qui ne nuisent pas à leurs prochains ?
C'est du concentré.

"Les conseils de Mary sont débiles."

C'est drôle, j'ai beau écrire trop long, paraît-il, expliquer, vous ne comprenez pas.
Je ne vais pas dire ce qu'il y a à retenir ou pas de ses conseils, cela n'éclairerait pas le reste.
C'est l'intention qui compte, elle a voulu bien faire, et je lui en sais gré. Et vous, qui ne proposez rien du tout et d'ailleurs, je ne vous le demande pas, n'avez pas tant de bonne volonté.

Je ne me permets de contredire à la bonne volonté que quand le résultat risque d'être catastrophique.
Dire à des gens ayant de graves problèmes d'avoir des enfants, par exemple. Cela aggravera les leurs et condamnera leurs enfants.

Par définition, toute personne écrivant a besoin de s'exprimer.

"Noblejoué, vous ne trouverez pas ce que vous cherchez sur le Net. Cherchez-le en vous et faites comme moi, essayez de vous accepter tel que vous êtes et acceptez-vous tel que vous êtes et faites avec."

Je ne cherche pas le bonheur sur le Net, ni le malheur d'ailleurs, vous faites la même erreur que Mary Preud'homme, c'est un divertissement, mais pour autant, je n'aime pas qu'on me le gâche... Je crois que vous êtes malheureux entre autres parce que vous cherchez trop le bonheur, ce qui fait que vous êtes déçu, et devez boire pour masquer ça.
Mais la souffrance est toujours là, et comme trop de gens, elle vous pousse à l’agression. Je préfère souffrir que d'adopter ce genre de comportement, mais en vérité, je sais parfaitement comment ne pas souffrir. Qui voudrait vous ressembler ? Pour moi, le vin est pour être joyeux un moment, il ne donne pas l'ataraxie de longues heures.

Ce qui le fait, c'est l'opium.
Comme toute personne s’intéressant à l'Asie et aux drogues, j'en connaissais les effets de façons livresques, les vrais, pas les diabolisés, puis de façon personnelle, après avoir pris des médicaments fortement opiacés pour des maux corporels affreux. Mais comme je le disais, il y a la persécution légale. D'autre part, je crains bien de devoir garder une certaine efficacité, dans un marché illégal, il serait plutôt difficile de se rencontrer entre habitués pour à leur contact apprendre, de même qu'il y a une sociabilité du vin.
Mon but n'est pas de m'abrutir mais de disposer d'un instrument m'ôtant une angoisse que je ne veux pas confier aux antidépresseurs, souvent éteignoirs et addictifs. Le voir, c'est comme vous voir, on n'a pas envie d'imiter... S'accepter comme on est c'est aussi prendre en compte ce qu'on veut et en veut pas imiter. Votre truc, c'est boire, au-delà de la joie, jusqu'à la lie, bien je vous rappelle que vous valez mieux que la lie que vous devenez parfois à force de vous y rouler.

Je ne fais jamais de démagogie ! Si je dis ça, c'est que, visiblement, vous êtes un mélomane. Vous me direz que tous les musiciens le sont ? Allons, allons...
Vous avez au moins deux dieux, celui de la musique et celui du vin, vous n'êtes l'esclave d'aucun, rien ne vous oblige à vous traîner dans la lie. Ou du moins, de devenir de la lie. Comme vous l'avez dit, chacun produit du bon et du moins bon. Et le sexe ! Combien de gens se sachant pas se faire leur plaisir, dépendent des autres qu'ils ont - ou pas, d'où ressentiment envers eux. Et vous avez les jeux vidéos.

En somme, abonné à bien des choses, vous êtes libre. Il ne s'agit pas de vous dire de faire ce qui serait hors de vous, mais vous rappeler que ce que vous avez fait de vous un libre. La lie, c'est quand on oublie la liberté que l'on porte en soi. Si j'étais démagogue, je dirais que tout le monde porte en soi, mais entre ceux qui ne s’intéressent à rien et les obsédés d'une seule chose, monothéistes du désir, je dois bien constater que certains ont laissé leur liberté quelque part, comme d'autres leur dignité. Que de bagages perdus ! Et en fait, il est bien plus difficile de s'en ressaisir que d'une valise. Allez, buvez, tout cela est beaucoup pour vous, je m'en rends compte. Je trinque en pensée, et la prochaine fois que je bois, en espérant que pour prix de l'attachement que vous avez pour l'alcool, il vous donne un peu de joie.

Wil

@ Noblejoué

Ah ! aïe ! aïe ! aïe !... Que dire ?...
Ma pov' Noblejoué... Bon, c'est ma faute aussi, j'ai ouvert la boîte de Pandore et tout s'est déversé n'importe comment, comme souvent.
On va essayer de résumer très simplement.

- Je ne savais que "Sans talent" était Noblejoué. On se demande pourquoi vous changez de pseudo. Vous croyez que ça va changer votre vie ? qui ne va apparemment pas bien ? Non, ça ne changera rien. Désolé.

-Les conseils de Mary sont débiles.
Je sais Noble. Depuis le temps que je vous lis, vous avez un besoin pire que le mien de vous exprimer. Et c'est bien, il faut s'exprimer dans la vie mais je suis désolé de vous le dire, vous bavassez pour ne rien dire. Je vous l'ai déjà dit.
Vous avez fait 60 lignes à la louche pour dire qu'il y a des gens heureux et des gens malheureux.
Je n'ai même pas tout lu parce que dès le début ça n'a pas d'intérêt.

Je vois que vous n'avez pas l'air bien et j'espère que ça ira mieux mais c'est pas en vous répandant sur bilger.com ou ailleurs sur le Net que ça ira mieux, désolé. Sinon, ça ferait longtemps que j'aurais arrêté de boire et que je passerais tous les jours à la TV chez Hanouna et Ruquier grâce à un bouquin à mon nom que Mme Bilger aurait écrit pour moi parce que je ne sais pas écrire pour dire que le blog de son mari m'a sauvé de l'alcool et de toutes mes autres addictions, malheureusement, ce n'est pas le cas, la preuve.

Noblejoué, vous ne trouverez pas ce que vous cherchez sur le Net. Cherchez-le en vous et faites comme moi, essayez de vous accepter tel que vous êtes et acceptez-vous tel que vous êtes et faites avec.

Alain MEYET

Comme le laisse entendre Noblejoué (son message du 4 décembre 2019 à 12 h 46), la loi et la morale, la légalité et les bonnes moeurs n'ont jamais fait bon ménage. Le doyen Jean Carbonnier a su, en son temps, l'illustrer à différentes reprises...

Nous en avons eu un bon exemple avec cette "affaire" qui a concerné François de Rugy et les homards qu'il faisait servir à l'hôtel de Lassay. La morale, ou plutôt en ce cas la bienséance, telle qu'édictée par certains médias, ont rapidement réglé cette affaire. Pourtant, si le droit n'a certes pas forcément pour tâche d'accompagner chacun dans tous ses actes du quotidien, c'est bien au droit qu'il doit être fait appel lorsque surgit un problème, un différend ; sinon, c'est le retour à la force, à la violence, et en l'occurrence on a pu assister à la violence des médias (pas des citoyens, a priori), à laquelle l'ancien président de l'Assemblée nationale a préféré succomber.

Et pourtant, officiellement, autrement dit conformément au droit, ces jolis crustacés ne sont pas, contrairement au caviar, considérés comme des produits de luxe ! Ils bénéficient en effet du taux réduit de la TVA à 5,5 %, au titre des produits (de première nécessité) destinés à l'alimentation humaine, comme les haricots verts et les poires Williams (cf. Code général des impôts, articles 278 et 278-0 bis-A). M. de Rugy avait ainsi de quoi se défendre, et c'était sûrement l'occasion rêvée pour remettre en cause ce taux réduit. Mais non, on a préféré éructer contre lui et ne pas réagir contre une disposition fiscale pourtant de nature à poser problème...

Gérard de Nerval, pour sa part, avait peut-être trouvé la bonne solution, quand il lui arriva de promener en laisse, au Palais-Royal, un homard vivant. M. de Rugy aurait dû l'imiter, devant le Palais-Bourbon... Mais nos hommes et femmes politiques manquent désormais sacrément de culture, de répartie et d'humour. J'imagine ainsi tout à fait François Mitterrand, s'il s'était trouvé dans la même situation que François de Rugy, reprendre à son compte les propos tenus alors par Nerval : "J'ai le goût des homards, qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer, n'aboient pas...", et il aurait ajouté, mais à voix si basse que ce serait passé inaperçu : "et je vous emm... !".

Noblejoué

@ Alain MEYET | 04 décembre 2019 à 03:37

D'abord, je regrette que vous n'ayez pas votre article : pour le lire, bien sûr, mais surtout pour vous.
Je regrette de ne pas avoir certains livres si vous saviez !

Avec mon mauvais esprit, je trouve que l'entre-deux est plus fait d'intolérance que de tolérance, plus fait de confusion et d'arbitraire que d'autre chose.
Je lis sans fin en quoi on essaie sans y parvenir de définir les bonnes mœurs, déjà. Et il y a le cas décrit par Robert Marchenoir de gens n'ayant rien fait d'illégal convoqués - cela étant laissé à l'arbitraire non même du magistrat mais de la force publique.

"Je serais, pour ma part, enclin à penser que cette notion de "tolérance" peut être promise à un certain avenir en matière pénale, par exemple par le recours à des interdictions non pénalement sanctionnées (dans le cadre du Code de la route, par exemple). Mais cela mérite à l'évidence une plus ample réflexion que mon petit message sur ce blog..."

Je ne sais pas ce qu'en penseraient les autres, mais rien n'est jamais trop long qui développe des idées en valant la peine !

Noblejoué

@ Wil

Que vous vous attaquiez à moi, passe encore. Se plaindre ou dire sa façon de voir la vie... Le premier fait faible, le second prétentieux, et cela déclenche l'attaque comme un chien a mordu quelqu'un pour lui avoir souri... Il ne faut pas être trop gentil, dans la vie, et surtout ignorer que sourire, c'est montrer ses dents, pour un animal : une menace.
L’éthologie aide avec les bêtes, et même avec les humains, nous sommes des animaux, à la base.

Si quelqu'un transgresse quelques règles de prudence telles que ne pas se plaindre, ne pas parler du sens du monde, connaissant les risques, il n'est peut être pas si faible que ça. Disons, assez fort pour riposter, ce que le canidé bavant sent aussi tout de suite, mais pas le commentateur glapissant, apparemment.
En tout cas, il refuse de s'interdire son désir par la faute des rabat-joie ou de fermer la porte à l'inspiration. Certains n'ont envie de rien, pas d'idée ? Ce n'est pas étonnant après toutes les abdications qu'ils ont consenties.

Mais vous atteignez le fond pour attaquer quelqu'un coupable de rien d'autre que d'encourager un commentateur.
En plus en dénigrant sa vie.

Il faut être bien vil pour décourager le bien, et bien agressif pour s'en prendre à la vie hors du blog d'une personne qui ne vous a nui en rien, et d'après ce que nous en voyons ici, coupable de rien d'autre que d'être heureuse de sa vie.
Est-ce un crime ? Encore un tordu qui rend le mal pour le bien.

Pour les enfants, mise au point... Si j'ai toujours dit qu'il ne fallait pas avoir d'enfant si on ne pouvait pas les assumer, je n'ai jamais désincité à en avoir quand on en était capable.
Ce qui me semble le cas de Mary Preud'homme.

La question de savoir si on meurt ou non seul malgré ses proches est complexe, et au vu de vos réactions, trop pour vous.
Mais du moins, avant l'agonie, elle n'aura pas été seule.

D'autre part, Mary Preud'homme est croyante, et me semble-t-il, point trop habitée par le doute.

Ce qui me révulse chez trop de croyants est de vouloir imposer leurs credo, rites voire interdits aux autres.

Mais je n'ai rien contre qu'ils pensent ne jamais être vraiment seuls à être les adorateurs, voire dans certains cas, les enfants de leur dieu.
Donc elle a toujours son dieu.
Il est fort possible qu'elle ait l'impression, juste ou non, je ne saurais dire si un tel être existe pour commencer, de le rejoindre au moment crucial.
Ce serait toujours mieux que d'appeler des parents qui ne vous aimaient pas. Un paradis, un enfer.

Tous les enfants ne rêvent pas du compte en banque de leurs parents. C'est souvent le fait de ceux qui ne les aiment pas.
A ce propos, moins contre cela d'ailleurs que pour permettre à sa descendance de mieux vivre et diminuer les impôts de la succession, il est bien de faire une donation partage.
Toutefois, les parents doivent garder assez d'argent pour vivre... Parfois, certains se dépouillent sans que leurs enfants ne songent à assumer leurs parents.

Il y a des ingrats... Il y a aussi des gens qui ne regrettent pas leurs parents parce qu'ils n'en valent pas la peine.
Il existe aussi des malheureux aimant, appelant jusqu'à leur lit de mort des parents qui ne les ont jamais aimés. Ce n'est même pas mourir seul, c'est mourir en revivant le rejet d'autrefois.
Atroce, non ? Qui n'a pas été aimé en porte la croix toute sa vie... Que les gens qui n'aiment pas, ou du moins, qui n'aiment que leur conjoint, n'aient pas d'enfant.

Tous les riches ne se déchirent pas les héritages, et des gens moins aisés peuvent se disputer car l'un a eu droit a des études, l'autre non, l'un a eu droit a la présence de ses parents, l'autre a été exilé en colonie de vacances ou en pension.

Bref, certains sont destinés à être malheureux, et d'autres, heureux, ce qui semble le cas de Mary Preud'homme, surtout si on ne la programme pas à croire qu'elle mourra seule.
Enfin, là c'est plus à elle qu'à vous que je m'adresse, rappelez-vous toujours l'amour de vos parents, de votre mari, de vos enfants, de votre dieu, et vous êtes noble et pensez du bien de la noblesse, je crois ? Donc de votre lignée. Songez à la police ou la gendarmerie, je ne sais plus, enfin, tout ce qui donne sens et chaleur à votre vie.

Alain MEYET

@ Noblejoué 2 décembre 2019 à 7 h 17

A la fin de votre message, vous vous interrogez : "Le légal, l'illégal, le no man's land entre les deux, il faudrait trouver un mot pour la chose"...

Si l'on raisonne en matière de droit pénal, ce qui est illégal, c'est ce qui est prohibé par la loi (au sens matériel du terme), et ce qui est légal, c'est ce qui est autorisé, c'est-à-dire n'est pas interdit. Il y a effectivement un entre-deux : ce qui est "toléré" par la pratique. Cette notion est difficile à appréhender, car elle est atypique d'un point de vue juridique.

Ce serait intéressant d'examiner plus avant cette notion. Je me souviens d'avoir lu avec un grand intérêt, mais il y a longtemps, un article à ce sujet dans une revue juridique. Je serais incapable de le retrouver, mais on peut sûrement obtenir çà et là d'autres analyses.

Je serais, pour ma part, enclin à penser que cette notion de "tolérance" peut être promise à un certain avenir en matière pénale, par exemple par le recours à des interdictions non pénalement sanctionnées (dans le cadre du Code de la route, par exemple). Mais cela mérite à l'évidence une plus ample réflexion que mon petit message sur ce blog...

Alain MEYET

@ Robert Marchenoir 2 décembre 2019 à 0 h 36

Soit vous êtes un romancier imaginatif maniant à la perfection la fiction... Soit vous êtes un visionnaire éclairé annonçant ce qui se passera dans trente ans, au train où vont les choses... Soit enfin vous êtes seulement un observateur se bornant à relater ce qui se passe ici ou là...

Je crains, hélas, que nous nous abstenions d'admirer votre pouvoir d'imagination, et que nous devions nous borner à prendre acte de la réalité des choses... Et cela est triste, voire inquiétant !

Bien sûr, on me rétorquera à juste titre que ce n'est pas la première fois que certains aspects de nos sociétés occidentales craquent et partent à la dérive. Mais aujourd'hui, on constate une résignation inquiétante ; et si certains s'indignent ou font mine de s'indigner, nouveaux Cassandre, on fait tout pour qu'ils prêchent dans le désert (eh oui, c'est une métaphore complètement bancale, désolé...).

Savonarole

@ Mary Preud'homme | 03 décembre 2019 à 23:08

Certes Wil est indéchiffrable, mais un gars qui aime Stevie Ray Vaughan doit être pardonné.

Mary Preud'homme

@ Wil | 03 décembre 2019 à 21:21

En définitive vous avez l'alcool mauvais !

Quant à m'apprendre quand et comment je vais mourir et ce que je vais laisser à ma descendance, y compris sur mon compte en banque, vous êtes très fort, voire devin car je l'ignore moi-même.
Je sais en revanche que tout l'amour que j'ai donné et reçu de mes proches, nul ne pourra me le reprendre. Pas plus que l'on ne pourra effacer le souvenir de la vie bien remplie que je leur laisserai.
Pour l'heure, tout ce que je puis vous dire concernant ma mort certaine comme pour nous tous, c'est que si j'ai la longévité de ma mère (qui n'est pas morte seule mais dans mes bras) il me reste encore plus de vingt ans à venir titiller ce blog.

Etonnant non !

Savonarole

@ Deviro | 03 décembre 2019 à 20:12

Salut Deviro.
Cette cérémonie m’a écœuré, et Mary semble approuver, un Barnum à deux doigts d’élections et à deux jours d’une grève générale, et le silence de Bilger qui nous amuse avec Elie Semoun.
On nous prend ici pour des glands.

Wil

@ Mary Preud'homme
"Acquérir un certain détachement par rapport à ce qui n'est que virtuel et vous recentrer sur des occupations et des passions qui vous apportent de vraies joies (musique, lecture, photographie, sport, fêtes de famille ou entre amis, observation de la nature, etc.)"

C'est bien ça comme conseil ! Ça fait illusion pour remplir votre vide intérieur qui est la raison pour laquelle vous vous répandez comme moi sur le net et pour croire que votre vie a un sens mais la petite Mary a oublié le plus important, sans doute parce que c'est déjà fait à son âge : "faites des enfants !".
Il n'y a rien de tel comme illusion pour se faire croire que la vie à un sens.

A la fin vous crèverez seule comme tout le monde avec probablement un sentiment de terreur mélangée de résignation mais au moins vous aurez passé votre vie à vous faire des illusions de grandeur et d'éternité en faisant des enfants qui eux-mêmes auront fait des enfants qui se demanderont entre deux larmes de crocodile combien vous laissez sur votre compte en banque et combien ils vont toucher.
Vous aurez vécu une vie "accomplie". C'est déjà ça.

Deviro

@ Savonarole | 03 décembre 2019 à 17:43
"Alors que tout le monde se caillait les miches, apparaît Macron, sublime, manteau en cachemire, foulard Tom Ford, visage immaculé, Narcisse aux Invalides.
Macron adore enterrer les morts, il y excelle."

Dommage...
"Vous avez un réel talent de plume" dixit Charoulet.
Qu'auriez-vous écrit si ces événements s'étaient passés sous Giscard, sous Chirac, ou sous Sarkozy et la cérémonie présidée par eux ?
Et si Macron avait été absent pour une raison légitime, médicale ou autre, la cérémonie présidée alors par le Premier Ministre, on aurait quoi ? "arrogance, mépris des Français, insulte à l'armée, crachat aux familles" ?
Allons, allons, vous n'avez pas écrit ça...
C'est Nebout ?

Mary Preud'homme

@ Savonarole | 03 décembre 2019 à 17:43

Merci d'avoir eu le cran de regarder ce cirque indigne de nos soldats afin de nous en faire la relation avec un humour purificateur.

Pas le cran comme vous sans doute, en raison de ma sensibilité féminine à fleur de peau et de réminiscences d'autres deuils toujours vécus dans le silence et le recueillement ! En évocation du père, de l'époux ou du fils disparu et en communication de pensée avec toutes les familles de militaires, pompiers, policiers, notamment les enfants qui vivent aujourd'hui pareil drame !

Noblejoué

@ Mary Preud'homme
"Comme Achille et quelques autres (sans aucun doute), il me semble que vous devriez prendre du recul par rapport à ce qui s'écrit sur ce blog et ne reflète qu'une infime partie de ce que sont, probablement, les différents intervenants dans la vraie vie."

Vous êtes gentille... Sans ironie. Parce que pour moi, peu importe ce qu'est ailleurs quelqu'un qui me nuit.
Ici ou ailleurs, il doit être traité comme il le mérite. Je crois que c'est un truc de gens qui pardonnent, on essaie de s'imaginer que l'autre doit être bien, à un endroit ou à un autre. Ou alors, cette manière de s'identifier à l'adversaire aide à ne pas le voir en ennemi...
Tiens ! Voulez-vous développer ce point* ? Pour moi, le pardon est vraiment quelque chose de bien étrange.

"Acquérir un certain détachement par rapport à ce qui n'est que virtuel et vous recentrer sur des occupations et des passions qui vous apportent de vraies joies (musique, lecture, photographie, sport, fêtes de famille ou entre amis, observation de la nature, etc.)"

Je vous rassure...

"Et au final à l'exemple de notre hôte, vous abstenir de répondre à des anonymes qui manifestement prennent un plaisir sadique à appuyer là où ils ont remarqué que ça vous faisait mal."

Je n'ai pas remarqué que les patronymes se comportaient mieux. Mon pseudonyme passager m'a été inspiré par un non-masque, par exemple.

* Il est plus facile de poser ce genre de question ici qu'ailleurs, c'est un des avantages d'Internet.

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@ Wil

Ecoutez, vous avez le droit de vous prendre pour une outre à vin pleine d'amour de loin, les autres ont le droit de se prendre pour Nietzsche.

Et Nietzsche se prenait pour Voltaire et écrivait "pourquoi je suis si malin". Si à votre âge, vous n'avez pas compris que l'être humain n'est qu'une baudruche en danger d'être à plat "dépression" ou dégonflé par une autre baudruche...

...que dire ? Ma déception : on prétend souvent que les buveurs ont une certaine sagesse.
Là non.

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@ Achille
"Ici nous sommes sur un blog. Personne ne peut vous atteindre dans votre honneur, vu que personne ne vous connaît"

Ce n'est pas ma conception de l'honneur. Même si ce n'est que virtuel, nous nous connaissons d'une certaine manière.
Des imputations calomnieuses restent calomnieuses. Evidemment, mieux vaut qu'ailleurs, on ne sache pas qu'on m'impute des choses délirantes.

Comment vous expliquer ? Internet donne l'occasion aux gens d'avoir une autre vie, virtuelle.
Mais c'est toujours soi. Segmenter sa vie ne veut pas dire que dans une part de sa vie, une de ses personnalités qu'on met en avant soit sans honneur.

Cette façon de voir amène des patronymes à se croire tout permis face aux pseudonymes, je gage, ce n'est jamais qu'un masque.
Que ce soit sur Internet ou ailleurs, je ne pardonne rien. J'espère de même ne pas verser dans l'ingratitude. Il est juste de rendre à chacun son dû. Non ?

En même temps, tout cela n'est pas bien grave. Pour ce qui n'est pas la mort ou quelque chose du même genre, parfois, je m'amuse à penser "il y a d'autres biscottes".

https://www.youtube.com/watch?v=ErnZEnWsFmI

Savonarole

La cérémonie était superbe et grandiose, Elvis Presley avait eu la même avec un cortège de limousines blanches.
La mise en place fut longue, on arrive finalement à réunir tout ce qui compte en France, tous cheveux gris et bedonnants. Un ramassis de prostates. Il ne manquait plus que Giscard, Albert Lebrun et Gaston Doumergue.
Raffarin rigolard jouissait d’être encore au générique de la République, Bayrou, œil frisé, sourire aux lèvres lippues serrait très fort la main de Macron, histoire de prévenir les juges qui devront trancher sur son cas prochainement. Zavez compris messieurs les juges ? Charleville-Mézières ça vous tente comme prochaine mutation ?

Alors que tout le monde se caillait les miches, apparaît Macron, sublime, manteau en cachemire, foulard Tom Ford, visage immaculé, Narcisse aux Invalides.

Macron adore enterrer les morts, il y excelle.

Mary Preud'homme

@ Noblejoué

Comme Achille et quelques autres (sans aucun doute), il me semble que vous devriez prendre du recul par rapport à ce qui s'écrit sur ce blog et ne reflète qu'une infime partie de ce que sont, probablement, les différents intervenants dans la vraie vie.

Acquérir un certain détachement par rapport à ce qui n'est que virtuel et vous recentrer sur des occupations et des passions qui vous apportent de vraies joies (musique, lecture, photographie, sport, fêtes de famille ou entre amis, observation de la nature, etc.)

Et au final à l'exemple de notre hôte, vous abstenir de répondre à des anonymes qui manifestement prennent un plaisir sadique à appuyer là où ils ont remarqué que ça vous faisait mal.

Achille

@ Sans Talent | 02 décembre 2019 à 23:24

Tout le monde sur ce blog a bien remarqué que vous êtes un grand tourmenté. Vous devriez prendre un peu plus de recul, être moins susceptible. Vous vous faites du mal pour rien.
Il y a sur ce blog des gens qui vous apprécient. Pas beaucoup, certes, mais il y en a quand même quelques-uns. Ne les décevez pas.

Ici nous sommes sur un blog. Personne ne peut vous atteindre dans votre honneur, vu que personne ne vous connaît, d’autant que vous signez vos commentaires d’un pseudo.
Ce n’est pas moi qui vous en ferais grief puisque je fais de même et pour les mêmes raisons que vous.
Ressaisissez-vous et reprenez votre pseudo d’origine Noblejoué car, tout à fait entre nous,« Sans Talent », c’est un peu ridicule.
Pourquoi pas Sans Chemise, Sans Pantalon pendant que vous y êtes ?

Allez, un petit footing dans la froidure de l’hiver et vous reviendrez parmi nous gai comme un pinson.

?

@ Mary Preud'homme

Il fallait bien que ça sorte : on m'a traité de sans talent une fois de trop. Les surveillants, la police, tout le monde fait pareil.
Si quelqu'un agresse, ils ne sont pas là, si la personne se défend, si.

Dites-moi donc pourquoi il est bien que l'on me diabolise à répétition, qu'on me dise sans talent, et par contre, mal que je renvoie l'outrage ?
Dites-le donc.

Dites-moi pourquoi je ne devrais pas changer de pseudo après cela, dites-moi pourquoi je ne dois pas le répéter, et je le fais.

Wil

@ "Sans Talent"
"Pour réussir sa sortie, que faut-il ?" Blablabla...

Oh nom de Diou ! Nous voici avec une nouvelle baudruche qui se prend pour Nietzsche !
C'est sûr que ce genre d'énergumène manquait sur ce blog !...
Bienvenue dans le royaume du pet de l'esprit et de la masturbation intellectuelle nonsensique !
Vous avez réservé une chambre dans le meilleur hôtel de la ville bien sûr ?
Vous aurez la chambre 42. Pourquoi la 42 ? J'imagine que vous le savez.
Pff. C'est sans fin.

Mary Preud'homme


Je connaissais la célèbre réplique Sans dot de Molière...

"Il s'engage à la prendre sans dot. - Sans dot? - Oui. - Ah! je ne dis plus rien. Voyez-vous, voilà une raison tout à fait convaincante ; il se faut rendre à cela. [...] - Sans dot. - Vous avez raison. Voilà qui décide tout, cela s'entend. [...] - Sans dot. [...] - Ah! il n'y a pas de réplique à cela. [...] - Sans dot. [...] - Il est vrai. Cela ferme la bouche à tout, sans dot. Le moyen de résister à une raison comme celle-là?" (Molière, L'Avare, I, 5)

On a maintenant un Sans talent à répétition sur le blog de Philippe Bilger.

Sans Talent

Pour réussir sa sortie, que faut-il ? Si Sans Talent avait de la chance, il aurait du talent, ou on le croirait.
Que penser de l'ambition de se tuer dans ces conditions ?

Sans Talent a donc peur. Mais les livres que je ne lis jamais sont bien pour les Nuls, les Sans Talent !

Un jour, on écrira un Le Suicide pour les nuls. Ainsi, même Sans Talent pourra échapper à tout ce qui le menace, et pas que lui.
Mais serait-ce pour découvrir qu'il est Sans Courage ?

Noblejoué

De toutes façons, on dit du bien des morts, en général.
Pas parce qu'ils ne peuvent pas se défendre... Est-ce qu'on s'est jamais privé d'attaquer les faibles ?

Les morts font peur. Et puis, d'un autre côté, si on prononce l'éloge d'un vivant, il peut dire, si je suis si bien, peux-tu m'aider à... Avec le mort, pas de problème, il ne vous demandera rien !

Que de postures, dans la vie...

Il faut rendre justice aux vivants, dire aux vivants qu'on les aime, car là, on est sûr de les atteindre, et de plus, même à supposer qu'on communique avec les morts, n'est-il pas mieux d'avoir dit à ceux qu'on aimait, qu'on les aimait, et dans la vie, et par-delà la mort ?
Certains croient à la vie après la mort, et ne veulent pas voir leurs morts, même si ces derniers le voulaient, et que ça ne leur cause aucun tort. D'autres n'y croient pas, mais aimeraient revoir les leurs.

Noblejoué

Le droit n'a pas toujours dit ceci est interdit, le reste est donc permis.

Comment a-t-on pu oublier l'arbitraire outrage aux bonnes mœurs ?

Je lis justement, "L'outrage aux bonnes mœurs" centre national de criminologie publication n'9 de Nicole la Haye.
Comparaison de la Belgique et de la France, on parle d'autres pays, de l'Histoire, de la jurisprudence, de la doctrine et on décortique des études statistiques à la fin. J'en suis à analyse phénoménologique, les chiffres sont pour la fin.

On croyait que l'ordre social obligeait à interdire des choses quand nul intérêt privé n'était lésé, on cherchait quel intérêt était défendu. C'était une infraction étrange à tous égards, par exemple, secouer les mœurs pour la science et l'art était souvent une excuse, ne pas se méfier quand l'administration avait dit qu'on pouvait s'adonner à telle activité, mal, le justiciable devait deviner ce que les bonnes mœurs non définies par la loi et pas plus trouvées par le magistrat décidant au jugé, c'est le cas de le dire, pouvaient être. C'était la chasse au dahu, assortie de châtiment pour certains.

Ce monstre juridique fut une réaction face à ce qui fut considéré comme trop de liberté.

Eh bien, nous assistons à quelque chose qui y ressemble pour l'opinion. En France, on a des délits d'opinion "normaux", si on peut dire quand notre pays se targue de défendre la liberté d'expression.

Mais dans l'exemple de convocation anglaise à des gens non incriminables, on a un autre abus.

Il est visible que des gens trouvent qu'il y a trop de liberté d'expression.
D'où des réactions légales et plus ou moins légales, comme on dira que l'atteinte aux mœurs était plus ou moins légale, ordonnée par le législateur aux dépens de tous les principes.

Si ce n'est fait, il faudrait étudier le droit tel qu'il devrait être, mais surtout tel qu'il est, c'est visible.
Les principes, les lois, leurs différences.
Le légal, l'illégal, le no man's land entre les deux, il faudrait trouver un mot pour la chose, mais comme on ne l'avoue pas, c'est pas gagné. Le conditionnel, peut-être, comme la liberté.

Robert Marchenoir

@ Alain MEYET | 01 décembre 2019 à 21:53
"Pendant deux siècles, un comportement était soit permis soit prohibé (aspect binaire du droit pénal) ; on en prenait acte et les choses en restaient là. Désormais, un comportement qui n'est pas incriminé pénalement mais qui déplaît doit, et ce d'urgence, être interdit (et carrément en édictant un délit [...])."

En Grande-Bretagne, la police a trouvé plus subtil : elle convoque régulièrement les auteurs de remarques ou de comportements "pabien" (en gros : tout ce qui touche à la race ou aux minorités protégées), et les fiche ensuite pour "non-infraction". Ils ont beau n'avoir violé aucune loi, la mention reste attachée à leur nom et peut leur valoir de sérieux désagréments.

Par exemple, la police du Yorkshire du Sud a diffusé l'avis suivant, que je traduis littéralement faute de pouvoir faire autrement : "Signalez-nous les délits de haine, mais signalez-nous aussi les incidents de haine non délictueux, comme des remarques offensantes ou insultantes faites en ligne, en personne ou par écrit. La haine ne sera pas tolérée au Yorkshire du Sud. Dénoncez-la pour que nous puissions y mettre fin."

La police est chargée de vous faire aimer tout le monde, et si ce n'est pas le cas, vous allez vous en prendre plein la tête.

revnonausujai

@ Mary Preud'homme

Pffttt !
Je note que vous ne contestez pas que l'existence et la diversité des sources d'approvisionnement situées dans des pays sûrs rendent stupides l'explication de la présence militaire française en BSS afin d'exploiter les ressources locales.

Quant à l'abandon des exploitations nationales, il s'explique à la fois par les coûts d'exploitation et de traitement des déchets et, au mieux, un souci de protection de l'environnement, et plus probablement une concession électorale aux ayatollahs obscuranto-écolos, genre NDDL ou Sivens. Il est bien évident qu'en cas de pénurie de ressource, si le méchant monde entier décidait de sevrer la gentille France de minerai et par conséquent d'énergie électrique, le choix serait vite fait entre subir une asphyxie industrielle, commerciale voire d'existence journalière et remettre en exploitation les gisements nécessaires !

10%, ce sont les chiffres et encore j'oubliais de mentionner le Kazakhstan ; moi je me contente de les citer.
Ergotage pitoyable !

Alain MEYET

Le propre d'une caricature, quel que soit son objet, est d'être ressentie pour outrageante par (certains de) ceux qui sont visés, lesquels se sentent offusqués parce qu'une réalité qui leur est chère a été ainsi attaquée. C'est inhérent à toute caricature, et il en a toujours été ainsi.

En l'espèce, des caricatures de Charlie Hebdo sont vilipendées pour avoir outragé l'armée française et le respect qui lui est dû, et avoir ainsi porté atteinte aux personnes pour lesquelles l'armée est une composante de leur identité et qui se réclament dans leur vie de cette institution.

On peut tout à fait comprendre que certains expriment à titre personnel leur mécontentement, mais ces caricatures n'excèdent apparemment pas les limites assignées à la liberté d'expression : elles ne s'en prennent pas aux victimes elles-mêmes mais à l'institution, en ironisant sur des slogans destinés à recruter des militaires. La réaction du général d'armée Thierry Burkhard, chef d'état-major de l'armée de terre, peut surprendre, dès lors qu'il s'exprime nécessairement au nom et pour le compte de son institution. (Je signale à Robert Marchenoir [son commentaire du 1er décembre à 0 h 38] que ce n'est pas "le chef des chefs des chefs" ; au-dessus de lui, il y a le chef d'état-major des armées...)

A-t-on oublié ce qu'ont répondu nos hommes politiques, ainsi que la justice, lorsque les mêmes caricaturistes de Charlie Hebdo s'en étaient pris au prophète Mahomet par des dessins perçus comme outrageants par des musulmans, pour lesquels l'islam est une composante de leur identité et qui se réclament dans leur vie de cette confession ? Il fut estimé que ces caricatures n'étaient pas dirigées contre les musulmans et que, dès lors, aucune infraction ne pouvait être relevée.

Le parallèle me paraît évident dans ces deux affaires. A moins de consacrer par la loi l'incrimination des blasphèmes : un blasphème religieux, un blasphème militaire, un blasphème politique, etc., ces comportements, pour regrettables qu'ils soient aux yeux de certains, révèlent cependant un aspect nécessaire, vivifiant de notre démocratie.

Nous sommes pris dans une tourmente de pénalisation de notre société. Pendant deux siècles, un comportement était soit permis soit prohibé (aspect binaire du droit pénal) ; on en prenait acte et les choses en restaient là. Désormais, un comportement qui n'est pas incriminé pénalement mais qui déplaît doit, et ce d'urgence, être interdit (et carrément en édictant un délit, comme si une contravention était insuffisante pour réprimer ce qui était depuis toujours accepté !). Cela est très grave dans une société qui se veut ou se croit évoluée...

Mary Preud'homme

@ revnonausujai | 01 décembre 2019 à 10:53
"Le minerai d'uranium n'a pas grand-chose de précieux et encore moins de rare ; les ressources sont abondantes en Australie et au Canada, voire si nécessaire en France. D'ailleurs, le Mali ne représente qu'environ 10 % des approvisionnements d'ORANO (ex-AREVA)."

Je vous rappelle que la dernière mine d'uranium sur notre territoire a fermé en 2001. A l'époque je travaillais à Comurhex, après un bref passage à Cogema. C'est dire si je n'ai pas attendu les informations de LFI pour réagir.

Quant aux raisons de la fermeture, il me semble qu'il s'agissait pour une large part de graves problèmes posés par les déchets radioactifs, ainsi qu'à des difficultés (quasiment insolubles, si l'on me permet ce jeu de mots) à décontaminer des sites entiers notamment en Auvergne. Je doute alors qu'en cas de manque, le gouvernement français se décide, sauf à être inconscient et kamikaze, à remettre en exploitation des gisements abandonnés.

Pour mémoire, dois-je aussi vous rappeler que dans les années 70, la France qui produisait environ 3 500 tonnes de minerai d'uranium par an était autosuffisante. De ce fait elle n'avait nullement besoin d'avoir recours à l'uranium importé.
Ce qui n'est plus le cas depuis la fermeture successive de toutes ses mines, d'où l'importation depuis près de quarante ans de minerai provenant principalement d'Australie, d'Afrique (Niger et Gabon) et du Canada.

Pas le temps de sourcer mes allégations énumérées de mémoire, mais je vous fais confiance pour cela monsieur 10 % !

agecanonix

@ boureau | 01 décembre 2019 à 09:09
"Vous oubliez que toutes ces ethnies, toutes ces peuplades ont été unies du Sénégal au Soudan à l'occasion de plusieurs empires coloniaux dont celui dit du Mali, qui remonte jusqu'au temps des Égyptiens."

Cher boureau, inutile de poursuivre car tout s'embrouille, d'ailleurs :
"En plus je peux vous fournir nombre de livres, écrits par des Africains, où je me suis documenté bien avant l'existence de Wikipédia." (Claude Luçon | 01 décembre 2019 à 17:13)

Cher boureau, l’Afrique n'ayant jamais inventé l'écriture, et les textes qui subsistent relatant des faits qui remontent à l'époque de l'islamisation du Sahel sont en arabe, que Claude Luçon lit parfaitement.

Claude Luçon, qui n'est pas un érudit, s'acharne à nous crier tous les deux jours qu'il a vécu en Afrique et qu'il est le seul, l'unique connaisseur de la chose : c'est bête et lassant.

Si le sujet vous intéresse, il existe de nombreux ouvrages et témoignages écrits par des explorateurs, ethnologues, préhistoriens, voyageurs, commerçants civils ou militaires occidentaux. Les rares Africains qui se veulent historiens ont transcrit des traditions orales qui magnifient les us et coutumes de leurs ethnies, comme le faisaient nos troubadours dont il reste des traces écrites.

Les Grecs et les Egyptiens ont laissé quelques récits sur le sujet.

Cordialement vôtre.

boureau

@ Claude Luçon 01 novembre 2019 13:18

Si vous pensez que nous disons la même chose, alors je ne vais pas vous mettre le canon sur la tempe !

"A force d'avoir peur, je suis devenu indifférent" : jolie phrase !

Moi, c'est l'inverse, dans des moments difficiles et j'en ai connu aussi, je n'ai jamais eu peur, au grand étonnement de mes proches. De l'indifférence sans doute !

Cordialement.

Claude Luçon

@ boureau | 01 décembre 2019 à 09:09

Vous rendez vous compte que vous écrivez la même chose que moi ?
En plus je peux vous fournir nombre de livres, écrits par des Africains, où je me suis documenté bien avant l'existence de Wikipédia.

Boureau, je l'ai déjà écrit ici j'ai vécu trois ans et demi au Sud-Sahara à la limite du nord du Sahel et dix-huit ans au Nigeria à la limite sud du Sahel, et dans mon métier on était du genre baladeur en trois dimensions.
Tranquillisez-vous, je suis du genre supercalme !
Le sifflement des bombes américaines en 43/44, celui des balles des shiftas somali en Ethiopie en 55, n'avoir connu que la guerre jusqu'à 32 ans, puis le contact, trois fois, d'un pistolet sur la tempe lors du vol de mes voitures dans les rues de Lagos dans les années 80, ajoutés à la vie sur des plateformes de forage d'où les hydrocarbures ont la mauvaise idée de rentrer en éruption de temps à autre et devoir rechercher pendant trois jours un employé perdu quelque part au coeur du Sahara sont une excellente école de calme.
A force d'avoir peur j'en suis devenu indifférent !
C'est ça le calme !
Simple expérience d'une vie un peu particulière à une époque non moins particulière !!
Cordialement !

Tipaza

@ Robert Marchenoir

Je me dis que le général Gamelin aurait pu écrire une lettre semblable, en son temps, à un journal satirique.

Les chefs d'état-major sont nommés par des politiques, et le chef des armées est Macron lui même, il l'a dit à juste raison.

Nous sommes passés d'une ligne Maginot matérielle, bétonnée, à une ligne Maginot virtuelle, le web.

Les hommes passent, les lignes Maginot évoluent, mais l'esprit reste le même, l'irrésolution et le refus de prendre l'offensive, sur le terrain.
Et le terrain, c'est ici et maintenant, et subsidiairement le Sahel et le Mali ou Narvik et la Norvège.

Mary Preud'homme

@ Achille

J'ignore les thèses de LFI mais s'il a sur ce sujet une analyse proche de la mienne, tant mieux, mais ne dites pas que je les reprends alors que je les tenais bien avant que ce mouvement existe. Il faut suivre mon cher Achille !

Quant à l'influence de mon milieu, qu'en savez-vous ? Et croyez-vous une seule minute que si j'avais eu connaissance par mes proches, eu égard à leurs (hautes) fonctions, de renseignements d'importance, je les communiquerais ici ? Ou bien que j'ai parmi mes parents ou relations, exerçant lesdites fonctions dans la police, l'armée ou la magistrature, des neuneus irresponsables qui racontent tout à leur maman, leur compagne, leur amie ou leur cousine ?

Oui il m'est arrivé de réagir quand on attaquait par exemple indûment la police, mais j'aurais fait de même si l'on s'en était pris avec la même hargne et injustice aux médecins ou aux enseignants qui comptent aussi parmi mes proches.

Concernant celui ou celle qui pourrait m'influencer et me faire dévier de ma trajectoire, il n'est pas encore né. J'ajoute et j'en termine que mis à part ma passion pour la musique, je cultive un esprit critique en béton qui me rend inclassable !

Exilé

@ Mary Preud'homme
« ...nos gouvernants actuels qui ne luttent en fait contre l'islamisme que pour garder leur prébendes dans nos anciennes colonies et sécuriser les routes vers de précieuses énergies, en premier lieu l'uranium et accessoirement le pétrole. »

En fait, comme l'a expliqué Bernard Lugan (voir le lien indiqué par Sophie) l'uranium africain n'a pas une importance aussi capitale que nous pourrions le croire dans la mesure où d'autres sources existent sur le marché, éventuellement pour moins cher.

L'enjeu de la présence française dans ses anciennes colonies serait plutôt le maintien de son influence dans ces pays afin d'obtenir leurs voix dans les votes à l'ONU.

revnonausujai

Le minerai d'uranium n'a pas grand-chose de précieux et encore moins de rare ; les ressources sont abondantes en Australie et au Canada, voire si nécessaire en France. D'ailleurs, le Mali ne représente qu'environ 10 % des approvisionnements d'ORANO (ex-AREVA).

Dans l'hypothèse même où une telle ressource serait rare et précieuse, il serait infiniment plus efficace et économique de sécuriser les sites d'exploitation avec des défenses passives et des contractors, même très bien payés, les compagnies minières et pétrolières savent faire, même dans les "shitholes" les plus crasses.

Le reste, c'est le baratin fétide de LFI & Co !

caroff

@ Robert Marchenoir 00h38
"La chute du pays dans la dictature de la sensiblerie et du socialisme se confirme : le chef d'état-major de l'armée de terre a pris la plume pour reprocher à Charlie Hebdo d'avoir publié des dessins anti-militaristes à l'occasion de la mort de 13 soldats au Mali."

Quand je pense aux unes de feu Hara Kiri où l'on voit Jean-Paul II égrener son intestin grêle pris pour un chapelet (18 septembre 1996) ou celle de Charlie à la mort de Michael Jackson sous forme de squelette "Il est enfin blanc !", sans parler de la une à la mort de de Gaulle "Bal tragique à Colombey: un mort", je me rends compte comme vous que nous avons définitivement glissé dans la sensiblerie la plus dégoûtante.

Paradoxe du temps: aucune corporation n'accepte plus d'être raillée alors qu'elles ne cessent de monter en puissance !

Bientôt le gouvernement proposera une loi interdisant de traumatiser les militaires !

boureau

@ Claude Luçon 30 novembre 2019 21:30
"Vous oubliez que toutes ces ethnies, toutes ces peuplades ont été unies du Sénégal au Soudan à l'occasion de plusieurs empires coloniaux dont celui dit du Mali, qui remonte jusqu'au temps des Égyptiens."

Vous lisez trop Wikipédia, sans prendre de recul.

Pendant quelques centaines d'années, au XIe, XIIe et XIIIe siècle, il a existé un fort courant commercial en bordure du Sahel. Il n'y avait pas d'Empires au sens occidental, mais des sortes de comptoirs ou de relais liés par des accords tacites et payant redevances. Au milieu de ce XIIIe siècle, tout cela s'est écroulé. La route du commerce est descendue plus bas.

Dès qu'un explorateur des siècles passés voyait quelques ruines, ou écoutait un récit transmis depuis des centaines d'années, il s'imaginait trouver une nouvelle Atlantide.

On se calme !

Cordialement.

Zonzon

Emmanuel M, un bébé né en 1977, ne sait pas ce que c'est que la guerre.

C'est par dérision qu'on l'appelle TOP GUN !

Achille

@ Mary Preud'homme | 01 décembre 2019 à 01:23

Mais Trekker a parfaitement raison, vous reprenez les thèses séditieuses de LFI, ce qui pour une femme qui a vécu dans un milieu composé de gendarmes et de policiers de haut rang est assez stupéfiant.
Même les ténors de LR et du RN n’osent pas invoquer la théorie des intérêts économiques au Mali, c’est tout dire !

Mary Preud'homme

@ Trekker | 30 novembre 2019 à 18:27

Contrairement à vous qui tentez de m'insulter, je n'ai jamais adhéré à la vision trompeuse de nos gouvernants actuels qui ne luttent en fait contre l'islamisme que pour garder leur prébendes dans nos anciennes colonies et sécuriser les routes vers de précieuses énergies, en premier lieu l'uranium et accessoirement le pétrole.

Robert Marchenoir

La chute du pays dans la dictature de la sensiblerie et du socialisme se confirme : le chef d'état-major de l'armée de terre a pris la plume pour reprocher à Charlie Hebdo d'avoir publié des dessins anti-militaristes à l'occasion de la mort de 13 soldats au Mali.

On croit rêver. On se pince. Un militaire, que dis-je : un grand chef à plumes avec plein de galons partout, sombre au niveau de Kévin sur Facebook ou Sabrina sur Twitter : lorsque l'un quelconque des milliards d'hommes que porte la planète passe l'arme à gauche, tous les autres doivent instantanément pleurnicher en direct sur Internet, parce que sinon "ça va faire de la peine à la famille".

A défaut, ils se doivent de la boucler, parce que sinon, ce serait "outrageant".

Dit le général Thierry Burkhard. Ce n'est pas une blague. Ce n'est pas une fake news. C'est le chef des chefs des chefs qui sont censés nous protéger de nos ennemis, qui sanglote, roulé en boule sur la moquette de son bureau, parce qu'un journal anarchiste a publié une poignée de dessins qui s'en prennent à l'armée et à la guerre de façon exceptionnellement convenue, molle et gentille.

Le politiquement correct de droite rejoint le politiquement correct de gauche. Un officier supérieur avec des galons partout chouine en public : "Qu'avons-nous donc fait, soldats de l'armée de terre, pour mériter un tel mépris ?". A l'instar de n'importe quel maître-chanteur cégétiste, Gilet jaune ou "paysan en colère". Hallucinante tournure passive-agressive qu'on ne s'étonne plus de trouver chez les millions d'esclaves socialistes que renferme la France, mais qui choque, tout de même, à un tel niveau de responsabilité. Et dans un tel métier !

Ainsi donc, c'est officiel : on n'a plus le droit d'être anti-militariste en France. A la rigueur, il faudrait l'être en temps de paix, six mois avant et six mois après qu'un seul soldat meure en opération. Sinon, ça "chagrine les familles", et ça, c'est pas possible. Personne ne doit chagriner une seule famille, jamais, en aucune circonstance. L'état-major est payé pour y veiller.

Que dis-je : le chef d'état-major lui-même a été "envahi d'une peine immense" à la vue de trois crobards dans un journal. Le type qui est censé garder des nerfs d'acier le jour où Moscou déchaînera sur nous le feu nucléaire.

La femmelettisation de la société est ainsi achevée. Ce ne sont plus simplement les intellectuels, les artistes, les journalistes, les hommes politiques qui réagissent à tout propos comme des adolescentes évaporées. C'est carrément un des plus hauts responsables militaires du pays.

Lequel se donne la peine d'écrire personnellement au directeur de Charlie Hebdo à ce sujet. La tyrannie de la sensiblerie amène ainsi, insensiblement, à la tyrannie tout court. Le chef d'état-major de l'armée de terre prend la plume pour reprocher ses opinions politiques à un directeur de journal, et tout le monde trouve ça normal ? Personne n'est choqué ? Personne ne distingue, sous les oripeaux de convenances inventées pour l'occasion, de sérieux relents de dictature militaire ?

Déjà, il y a quinze jours, un obscur général de cabinet, nommé par le président pour reconstruire Notre-Dame de Paris, avait intimé à l'architecte en chef des monuments historiques de "fermer sa gueule".

Les Gilets jaunes avaient réclamé un coup d'État militaire ; eh bien, ils ont été entendus. Il n'y a même pas besoin de changer le "pouvoir". La connivence est totale entre la base et le sommet.

Naturellement, l'une des familles concernées porte plainte. Pour quel motif, grand dieux ? Pour "manque de respect envers les représentants de l'État", comme dans la-Russie-de-Poutine ? Les libertés disparaissent les unes après les autres, sous les applaudissements venant de la droite comme de la gauche.

Alain MEYET

Victimes ou héros ? Il serait sans doute inconvenant, dans la situation actuelle, de se livrer à une exégèse de ces termes, afin de déterminer lequel convient le mieux...

Treize militaires français, soldats de métier engagés dans l'opération Barkhane, ont été tués, ou plutôt ont trouvé la mort au Mali le 25 novembre dernier, dans la collision de leurs deux hélicoptères, alors qu'ils participaient à une opération de combat.

Il n'y a certainement pas lieu de décerner des brevets d'héroïsme à tel ou tel. C'est sans doute pourquoi ils seront honorés à l'instar des 58 soldats parachutistes qui furent tués au Liban, dans l'attentat perpétré contre leur "poste Drakkar" à Beyrouth, en octobre 1983 (concomitamment à un autre attentat ayant fait 241 morts parmi les forces armées américaines).

De même, par exemple, qu'une policière municipale lâchement et froidement abattue, en janvier 2015 à Montrouge, pour l'unique raison qu'elle était policière et placée au mauvais endroit et au mauvais moment, est désormais considérée comme une héroïne, à laquelle la Ville de Paris vient d'attribuer la dénomination d'une rue. Le citoyen respectueux que je suis se refuse toujours à discuter les choix ainsi opérés.

Et pourtant, il y a lieu, a minima, de s'interroger... S'interroger d'abord sur, non les mérites respectifs (toutes ces victimes se voient reconnaître des mérites éminents, puisqu'elles sont titulaires de la Légion d'honneur), mais sur la situation respective de ceux qui ont trouvé une mort qu'ils ne recherchaient pas, même s'ils pouvaient l'envisager. Le simple citoyen, devenu soldat et envoyé jadis au casse-pipe par la République pour défendre la Nation, lequel n'avait rien demandé mais a obtempéré sans faillir, n'est-il pas, lui aussi (lui surtout ?), un héros ? S'interroger aussi sur cette apparente assimilation qui est faite entre les 58 morts de 1983 et les 13 morts de 2019. Tous méritent le respect et l'hommage de la Nation. A une différence près, me semble-t-il : ceux que nous honorerons lundi aux Invalides inspirent de la tristesse et de l'injustice ; ceux qui sont morts au Liban suscitaient en outre un sentiment de révolte et un désir de vengeance. Aujourd'hui, des familles sont meurtries et les citoyens leur expriment leur sympathie ; en 1983, en outre et surtout, la France avait été atteinte, par un acte de guerre délibéré et perçu d'ailleurs comme tel.

hameau dans les nuages

@ Florence | 30 novembre 2019 à 15:12

Héros ? La belle affaire...

En 2008 dans une vidéo de la BBC, l'auteur de l'attaque déclarait qu'il n'était pas un terroriste, et il a été cru...

Quand on écoute les propos lamentables de monsieur Delevoye sur les 50 millions "d'étrangers" dont aurait besoin l’Europe pour payer nos retraites, j'ai comme l'impression que les héros de la rue se trompent de cible.

Claude Luçon

@ Filipd | 30 novembre 2019 à 16:21
"Mais au nord du Mali, près du Niger, il y a des ressources formidables qui intéressent le Capital."

D'où tenez-vous cela ?
Dites-nous quoi et combien !
Des chiffres SVP !
Si c'était le cas nous et tant d'autres y serions déjà. Même les Chinois n'y vont pas.
Trop de gens pensent que le Sahel est le nouvel Eldorado sans être capables de le prouver.

Qu'on sache, les gens de Daech et Al-Qaïda que nos soldats combattent ne sont ni géophysiciens, ni géologues, ni ingénieurs des mines et pas à la recherche d'hydrocarbures, bauxite, or, uranium, malachite ou autre, ils doivent être là-bas pour une autre raison ?

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@ boureau | 30 novembre 2019 à 10:48

Vous oubliez que toutes ces ethnies, toutes ces peuplades ont été unies du Sénégal au Soudan à l'occasion de plusieurs empires précoloniaux, dont celui dit du Mali, qui remontent jusqu'au temps des Egyptiens.
Des empires, ou califats, qu'une religion agressive comme le wahhabisme peut vouloir recréer.
Les religions ne sont jamais souciées des ethnies ! Partant d'une, elle colonise les autres.
Ce sont les esprits qu'elles capturent pour pouvoir dominer les corps.

Noblejoué

@ finch
"Le soldat n'est pas un homme de violence. Il porte les armes et risque sa vie pour des fautes qui ne sont pas les siennes. Son mérite est d'aller sans faillir au bout de sa parole, tout en sachant qu'il est voué à l'oubli."

Les Français, offerts en pâture, comme les Anglais ayant miraculeusement bien réagi face à un attentat, à des gens dangereux, ne portent même pas d'armes.
On assiste à l'érosion de la différence entre soldat et civil, même en temps de présumée paix, ou "guerre hybride".
Déjà il faut que tout le monde surveille tout le monde, bonjour la liberté de chacun.

Pourtant, le civil est privé d'armes, cherchez l'erreur... Si on troue les frontières, si n'importe qui peut s'installer chez nous, type je remets des loups à la campagne, aussi, il faut réarmer citoyens et paysans.

On nous offre en pâture, pieds et poings liés... Le courage qu'on demande aux citoyens n'est pas celui du guerrier, qui se bat avec des armes, pas avec ses petits poings musclés, mais du martyr. C'est révoltant, le citoyen se bat non pour gagner sa place au paradis mais pour le salut des innocents, la pérennité de son pays et celle de la liberté.
Sa mort s'avère certes un acte de courage, mais aussi un échec, c'est l'ennemi qui doit mourir.

Normalement, c'est le soldat qui doit être prêt à mettre sa vie en jeu pour la patrie, la liberté et le reste, pas le buraliste du coin.
Normalement, un pays fait la différence entre ami et ennemi, ne rend pas le bien pour le mal en acceptant des gens qui nous rendent le mal pour le bien. Nous aidons les autres, on peut espérer que ce soit utile, mais nous ne nous aidons pas.

On dit "aide-toi, le ciel t'aidera". Comme nous ne savons même pas fermer une porte, nous ne nous aidons pas.
Ceux qui se bercent d'espoir intoxiquent le monde avec des illusions.

On a déplacé les frontières, comme je disais, au lieu de se fermer aux gens dont certains nous rendent le mal pour le bien, au lieu de maintenir les terroristes en prison.
On lâche l'enfer dans nos rues... Et c'est chacun qui est censé être la frontière vivante, la protection contre les destructeurs.

Soit que F68.10 dialogue avec des gens dangereux, soit que des héros s'interposent face aux terroristes, un Etat qui nous balance des menaces en pleine figure sans pour autant nous permettre de nous armer, nous met en demeure d'être les protecteurs les uns de autres.

Son rôle.
Celui pour lequel il nous a soustrait les instruments de violence.

Nos élus, s'émancipant du fait qu'ils ne sont jamais que nos mandants, croient nous plier à leur désir de faire comme si les gens qui nous rendent le mal pour le bien, on devait leur rendre le bien pour le mal.

Or c'est injuste :

"Rendez le bien pour le bien et la justice pour le mal."
Confucius

boureau

@ Michelle D-LEROY 30 novembre 2019 15:56
"Un grand tacle aussi de ma part aux caricatures de Charlie Hebdo"

Je m'y associe.
Je n'ai jamais été "Charlie". Je l'ai écrit et ce n'est pas ces caricatures de décérébrés qui me feront changer d'avis. Bien au contraire.

Cordialement.

finch

@ Denis Monod-Broca

Guillaume Apollinaire disait : « Mais nos pieds ne se détachent qu’en vain du sol qui contient les morts. »

Exilé

@ Michelle D-LEROY
« J'attends donc lundi le très beau discours du Président toujours formidable devant les familles éplorées (auxquelles je présente toutes mes condoléances et auxquelles je pense très fort) et devant les Français émus. A chaque fois on se laisse prendre par de belles paroles paraissant sincères et de simples vérités... jamais suivies d'effets ou de remises en question. »

S'il tient vraiment à rendre un hommage sincère à ces soldats, qu'ils se taise.

Mitsahne

Une marche silencieuse a été organisée aujourd’hui à Mirepoix-sur-Tarn, pour rendre hommage aux deux victimes de l’effondrement d’un pont. L’une des victimes est le chauffeur du camion de 50 tonnes qui a franchi le pont limité à 19 tonnes. Si ce chauffeur était encore vivant, il serait en prison.

Je trouve abusif et indécent toutes ces marches blanches ou silencieuses, ces dépôts de fleurs, allumages de bougies, pancartes gémissantes, soupirs douloureux et tristes discours pour le moindre fait divers ayant causé des victimes. La pleurnicherie devient une mode, un cérémonial incontournable auquel se croient obligés d’y assister certaines personnalités sous peine d’être déconsidérées.

Le débat « héros ou pas héros » à propos des militaires tombés au Mali devient sordide. Mes grands-parents et parents ont fait la guerre de 14-18 et celle de 39-45, j’ai vécu cette dernière avant l’Indochine et l’Algérie. A ces époques, les morts se comptaient par milliers tous les jours, que ce soit dans les tranchées, sous les bombes anglaises ou allemandes (amies ou ennemies, quelle différence !), victimes combattantes ou civiles.

Les politiques décident de la guerre, les militaires la font. Et puis, il y a la multitude des anti, rebelles, partisans, résistants vrais et crapules professionnelles, mélangés dans un patriotisme affiché à facette changeante qui fera des vainqueurs-héros et des vaincus-salopards mais on peut sans crainte intervertir les termes quand on a connu la réalité des faits.

Quand je lis que l’on a comptabilisé quarante morts en trois ans dans tel conflit ou soixante-cinq dans tel autre, j’ai un peu honte pour les milliers et les millions d’anonymes mitraillés à l’assaut des plages normandes, des tranchées de Verdun ou des collines de Diên Biên Phu. Tous des héros ? Il va falloir agrandir la cour des Invalides, frapper de nouvelles médailles et nommer un président-bis pour un service continu d’hommages perpétuels. Vous avez dit dommages ?

sylvain

@ Ex abrupto
"Tous les Maliens et autres "Sénégalais" remercient la France d'avoir fait l'insigne honneur à leurs aînés d'aller, par dizaines de milliers, se faire trouer la peau sur les champs de bataille des deux guerres mondiales."

MDR ! Sauf qu'ils ont cru que la France c'était le Pérou, qu'ils se disaient qu'ils s'installeraient chez nous mais dès les premiers coups de feu, ils ont détalé comme des lapins, ce sont les alliés blancs qui ont dû pallier leur déficience.

Encore un beau mensonge sur ces soi-disant grands héros africains.

Leurs descendants actuels sont bien plus héroïques pour monter à l'assaut des ZAKISSOCIOS français : CAF, APL RSA, CMU, qu'à défendre leur pays ; pas folles les guêpes !

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