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12 novembre 2019

Commentaires

Giuseppe

"Il n'y a plus d'innocents en France !" (PB).

Au moins quand ils sont coupables, comme ils disent, "j'assume".
Eh bien les époux infernaux assument et c'est très bien, les "amis de trente ans" se reconnaîtront et leur offriront le gîte et le couvert.

On peut supposer qu'ils ont acquis des droits à la retraite - la cagnotte aurait paraît-il fait un flop -, sans doute meilleurs que ceux de la soignante qui élève seule ses enfants avec un peu plus que le SMIC, à s'occuper de la santé des autres.

AFP, publié le mercredi 13 novembre 2019 à 09h20
"La cour d'appel de Paris a rejeté mercredi la deuxième demande de mise en liberté du maire LR de Levallois-Perret Patrick Balkany, qui était toujours incarcéré faute d'avoir pu réunir le montant de la caution fixée après l'acceptation de sa première demande de libération.
"Le maintien en détention de Patrick Balkany est ordonné", a indiqué le président, sans expliquer les motivations de la cour. Le baron des Hauts-de-Seine, qui a refusé d'être extrait de sa cellule de la maison d'arrêt de la Santé, n'était pas présent au délibéré."

Je ne vais pas pleurer sur leur sort, ou alors tous les chefs d'accusation ne seraient que mensonges, "laissons la justice travailler" disent-ils toujours aussi ces politiques, aurait-elle mal travaillé dans le cas du baron et de la baronne de Levallois ?

Metsys

"Il n'y a plus d'innocents en France !". Certainement. Les plus hautes autorités sont d'ailleurs unanimes sur ce point. Deux exemples entre mille:

"Il y a pas d'innocents. Les hommes sont coupables. Ils viennent au monde innocents, mais ça ne dure pas". L'Inspecteur général des services, dans le Cercle rouge.

"La faiblesse du corps au premier âge est innocente, l'âme ne l'est pas". Saint Augustin.

Comme disait maître Audiard, lorsque la procédure pénale coïncide avec la doctrine de la grâce, faut plus comprendre, faut prier...

boureau

La France économique de Monsieur Macron

L'Institut Molinari vient de publier une étude, reprise par l'Opinion, sur l'endettement des Etats de la zone euro.

La France sera le seul Etat, en 2019, à dépasser les 3 % de déficit. La moyenne européenne se situant à 0,8 %.

On ne s'étonne plus alors de la tonitruante déclaration du Président à The Economist: supprimer cette règle de 3 %. Le plus mauvais élève de la classe qui veut changer les règles !

Autre surprise de taille dans ce rapport: à partir du 12 novembre, la France est obligée d'emprunter pour payer ses dépenses courantes (certains disent à partir du 1er novembre). Seules la Roumanie et Chypre font aussi mal dans notre belle Union européenne.

Et donc notre Président alourdit tranquillement la dette qui de toutes façons, il faut bien l'avouer, ne sera jamais remboursée. Alors, après moi le déluge...

Quel talent ce Président: paraître réformateur en se camouflant derrière ses défauts. Les chancelleries européennes ne se cachent même plus pour ricaner devant lui.

Cordialement.

Exilé

@ Isabelle, citant M. Ciotti
« C’est l’islamisme qui tue, c'est la République qui protège »

M. Ciotti n'a pas l'air de se rendre compte que non seulement sa République ne protège rien ni personne, mais encore qu'elle est à la source même de la plupart des maux qui accablent la France, dont les effets de l'islam - ou islamisme, c'est la même chose - que les « partis responsables » comme dirait Achille, ont fait entrer chez nous par ignorance, inconscience, bêtise et parfois hélas félonie.

Et le jour où il faudra bien réagir face aux périls qui montent, sera-t-il logique de faire appel à ceux qui sont la cause des problèmes pour les résoudre ?

breizmabro

@ Robert M. 13 novembre 08:27

Rugueux comme d'hab, mais pas faux.

Si j'ai bien compris, cet étudiant repiquait pour la troisième année en L2. C'est la raison pour laquelle ses bourses ont été supprimées j'imagine, sinon ce serait de l'encouragement au "surplace".

Moins de syndicalisme estudiantin et plus d'implication dans les études supprime la précarité de ceux qui sont accessibles aux bourses.

Sauf évidemment pour nos soixante-huitards de Cohn-Bendit, Serge July ou autres Romain Goupil qui viennent encore nous pomper l'air aujourd'hui en pigeant à la télé financée par la publicité de grands groupes capitalistes :D

Entre Mélenchon l'autre jour crachant sur la mémoire de son ami Charb, et ces trois énergumènes, il n'y a pas la place pour une feuille de papier à cigarettes (même pour celles qu'ils fumaient en 68).

Adéo Martchi.

F68.10

@ Jordi
"La Justice doit être rapide dans son action, et dans son initiation. Par démagogie, on a laissé en matière sexuelle des délais de prescription bien trop longs, couplés à une trop faible charge de la preuve (en tout cas devant le tribunal médiatique)."

https://m.youtube.com/watch?v=puyKtlPcmzU

Apparemment, c'était une preuve de calibre encore un peu trop faible devant le tribunal médiatique.

Vous connaissez Jimmy Savile ?

Achille

@ Exilé | 13 novembre 2019 à 08:15
« Cher Achille, n'avez-vous donc pas encore compris que l'heure est grave et qu'il y a d'autres priorités à traiter en dehors et au-dessus des magouilles et des combines électoralistes aussi sordides qu'étriquées ? »

L’heure est grave, certes, cela ne m’avait pas échappé. Les syndicats ne tiennent plus leur base. Les leaders politiques ne maîtrisent plus leurs militants. Les forces de l’ordre sont débordées de toute part par des anars qui bafouent les valeurs de la démocratie.
Il appartient aux hommes et femmes politiques responsables de faire retrouver le chemin de la raison à un peuple déboussolé et ce ne peut être par la violence, sinon nous courons tout droit vers un régime du type Amérique du Sud (Bolivie, Argentine, Venezuela, Brésil).
Seuls les partis responsables sont en mesure de le faire, certainement pas les partis populistes.

Xavier NEBOUT

Mais moi, les saintes de la télé, elles me donnent des envies de meurtre.

D'ailleurs, comme dans l'esprit il suffit de penser à tuer sa femme pour être aussi coupable qu celui qui le fait, autant le faire.

De plus, René Girard dans un moment d'intelligence, nous aurait sûrement dit que comme ceux qui tuent leur femme soulagent tous ceux qui en sont seulement à en avoir envie, ils évitent plus de meurtres qu'ils n'en sont coupables.

Pas sûr que dans notre sainte République, on puisse encore se marrer...

Sophie

Achille nous énonce V. Pécresse, F. Baroin et quelques personnages du PS mais nous avons déjà cotisé avec cette fine équipe. Résultats ?

Je verrais plutôt Eric Ciotti qui me semble plus précis. Le flou artistique n'est plus de mise face à la cohorte d'islamistes et de pro-islamistes. Il faut cesser de jouer les enfants de chœur angéliques. En face, ils manient le couteau ! Mais le LR seul ne s'en sortira pas... Donc !

Quant à l'islam modéré, c'est un oxymore...

Nous ne sommes pas voyants extralucides, qui peuvent prédire l'avenir.

Pas un seul homme ou femme d'Etat à l'horizon pour le moment.
Pas de personnage providentiel, c'est une chimère.

Ils ont tous oublié, depuis belle lurette, qu'il faut SERVIR et non pas SE SERVIR. Quand on pense que Madame de Gaulle payait, de ses deniers, les gâteaux d'anniversaire de sa famille... Le mot ETHIQUE est à rayer définitivement du dictionnaire.

Comme disent les Anglais, wait and see...
Faut-il être fataliste ?!

Pour relativiser, I. Uriarte, ce qu'est une vie d'homme, celle de tout à chacun. La mienne comme la vôtre.
Bien à vous

L'une des "pétroleuses" !

"J’ai été en prison, fait une grève de la faim, souffert un divorce, veillé un moribond. Il m'est arrivé de fabriquer une bombe. De dealer de la drogue. Une femme m'a quitté, j'en ai quitté une autre. Un jour, ma maison a brûlé, j'ai été cambriolé, subi une inondation et une sécheresse, j'ai eu un accident de voiture, été l'ami d'un homme mort assassiné et enterré par ses assassins dans son propre jardin. J'ai connu un homme qui en avait tué un autre, et aussi quelqu'un qui a fini par se pendre. Ce n’est qu’une question d’âge. Tout cela m’est arrivé au cours d’une vie dans l’ensemble plutôt tranquille, pacifique, sans grands soubresauts." Iñaki Uriarte

Exilé

Parce qu'elle impose des frontières que le simplisme angoissé répudie ?

Et si le simplisme consistait plutôt à ignorer volontairement les évidences innombrables dont l'Histoire ainsi que les textes regorgent de façon implacable, ou bien encore les témoignages apportés de nos jours par des victimes de cette idéologie partout dans le monde au moment même où nous écrivons ces lignes ?

Bref, pratiquer la politique de l'autruche pour ne surtout pas admettre la réalité d'un danger qui pourrait troubler notre petit confort, n'est-ce pas le summum du simplisme ?

Catherine JACOB

@ Achille | 12 novembre 2019 à 23:41
« Je pense qu’à droite Valérie Pécresse et François Baroin sont des personnalités qui peuvent rassembler les militants de LR un peu déboussolés après le passage calamiteux de Laurent Wauquiez à la direction du parti et redonner un nouvel élan à ce parti. »

Longtemps soutien de Fillon dans la tourmente, elle affirme avoir été, elle aussi, victime d’une tentative de déstabilisation. Elle signe avec Christian Jacob, Nathalie Kosciusko-Morizet et d’autres, une lettre à F. Hollande le sommant de s’expliquer sur la transmission de données confidentielles aux médias par un supposé « cabinet noir de l’Elysée » et opte pour Juppé.

Pour qu’elle devienne une candidate crédible pour la droite aux yeux d’un peuple d’électeurs fatigué de Macron l’Enchanteur / Le Pen la Dauphine, il faudrait vraiment qu’elle n’ait plus rien de croustillant susceptible de faire les choux gras d’une presse trop bien, trop vite, informée, dans ses tablettes vu que le hasard a souvent bon dos… !

François Baroin ? Trop éprouvé, trop de traumatismes pour en faire un killer politique. De plus, que l’on considère le fait que « le 16 novembre 2017, il a annoncé se retirer de la vie politique, puis qu’en 2018 il a rejoint la banque d'affaires Barclays, où il est nommé « External Senior Advisor » mais qu’en octobre 2019, il a fait son retour à la direction des Républicains au sein d'un « comité stratégique » » je dirais bien qu’on a déjà vu ça et que bien que pouvant vraisemblablement s’appuyer sur les réseaux du Grand Orient, ces derniers sont sans doute insuffisants contre ceux qui ont permis d’élire l’Enchanteur.

Non, la fée Viviane qui finira par enfermer à jamais l’Enchanteur dans une grotte ou une prison d'air, en usant de l'un de ses propres sortilèges est sans doute plutôt Pécresse, cela dit sous réserves que… !!

Robert Marchenoir

@ duvent | 12 novembre 2019 à 10:45
"La possibilité que Robert Marchenoir ne soit pas respectable... rien n'est aussi abject que cet homme bas dont l'absence de courage, d'expérience, de connaissance, et de philanthropie... Mourir dans la fleur de l'âge, blabla."

Mais il n'est pas mort. Il s'est raté, en plus, histoire de faire mentir ses lamentations sur la Sécurité sociale qui serait insuffisamment socialiste, alors qu'elle aura amplement l'occasion de montrer, sur ce coup-là, à quel point elle est généreuse.

Bravo pour votre numéro de pleurnicherie gauchiste (assorti des vantardises et des insultes qui vont avec, c'est bien le but). Vous êtes d'une originalité folle. Je retiens donc la leçon : il ne faut jamais critiquer un suicidé. Je ne veux plus entendre un mot de travers sur Hitler.

Pas plus que sur les terroristes du 11-Septembre, d'ailleurs. Eux aussi se sont suicidés pour des raisons politiques. Ce type tente de se tuer pour mieux nous piquer notre pognon, et nous serions censés la boucler ? Votre arnaque est un peu grossière, je trouve. Les gauchistes nous prennent vraiment pour des imbéciles.

Il fut un temps où les suicidés étaient méprisés et enterrés comme des chiens. La névrose de gauche qui prétend remplacer la foi chrétienne fait l'inverse, et les transforme en saints (*). Ça ne l'empêche pas de nous bourrer le mou avec un catholicisme de gauche dévoyé, de nous expliquer que Jésus était en réalité un communiste, et ainsi de suite.

Mais prenons un petit moment pour expliquer tout le mal qu'il faut penser "d'Anas K.", puisque tel est son prénom. Curieusement, nous n'avons pas le droit de connaître son nom. Pourquoi ? Ce n'est pas très français, Anas. Y a-t-il un rapport ? On se rappelle qu'il ne s'est pas seulement suicidé "pour la Sécu", il s'est aussi suicidé "contre le racisme".

"Selon certains de ses amis", nous explique l'Obs, "le jeune homme était en 'très grande précarité' ". Ça veut dire quoi, ça ? C'est quoi, ce morceau de langue de bois gauchiste ?

Le journal fournit la réponse : "Les premières années de sa licence, il avait vécu chez ses parents à Saint-Étienne, où il faisait quotidiennement des trajets jusqu’à sa fac de Lyon." Okay. Donc faire le trajet Saint-Étienne-Lyon pour suivre les cours à la fac, c'est être "en très grande précarité". Comprenez : pour la gauche, est "précaire" quiconque n'a pas l'emploi à vie et les droits acquis des fonctionnaires. Si tu n'as pas le logement de fonction au-dessus du bureau où t'es dé-bor-dé (à 30 heures par semaine), eh bien t'es "précaire".

"Son logement étudiant était insalubre, avec des punaises de lit, des cafards." Ouaip. Ça, c'est la grande précarité. La vraie misère. Le type est (vraisemblablement) d'origine immigrée, il milite, en tous cas, pour l'aggravation de l'immigration de masse, et il se plaint des punaises de lit qui étaient inconnues, chez nous, avant l'immigration de masse.

Et le plus beau : "Ses études d’un côté et son engagement syndical de l’autre" (dans le "syndicalisme révolutionnaire", nous précise sa compagne) "l’empêchent de prendre un job en parallèle." Voilà. Le type est gauchiste professionnel, il est obligé, il peut pas faire autrement ; par conséquent, ça l'empêche de prendre un job en parallèle. Il est contraint de nous casser les pieds en passant son temps à militer pour le socialisme, par conséquent l'État, c'est-à-dire nous, devons lui doubler ou lui tripler sa bourse, afin de lui permettre de faire des études de sciences politiques (déjà gratuites par ailleurs) ; lesquelles lui permettront, ensuite, de nous piquer notre pognon de plus belle, en tant que politicien socialiste.

Les étudiants décérébrés qui ont manifesté en sa faveur (déprédations à l'appui) ont scandé : "Hollande, assassin !". Apparemment, ils sont tellement stupides qu'ils ne se sont même pas aperçus que nous avions un nouveau président. Gageons, en tous cas, qu'ils ne reprochaient pas à l'homme au scooter d'être trop socialiste, mais plutôt de ne pas l'être assez.

Voilà le monde dément dans lequel nous vivons. Des bébés hargneux incapables de faire un pas sans tendre la main vers l'État. Incapables de se prendre en charge eux-mêmes, intoxiqués par les fariboles socialistes au point qu'ils tentent de se donner la mort parce que le socialisme ne marche pas (alors qu'il le devrait).

L'abruti suicidé de Lyon "n'était pas en dépression", il était "très entouré", "ni en rupture familiale ni en situation d'isolement". Au contraire, il était "souriant et joyeux".

C'est vraiment du vice, donc. C'est vraiment pour empoisonner la vie de ses contemporains. Il n'y a pas si longtemps, dans une contrée où régnait non pas la "précarité" françouése à la sauce gauchiste, mais la véritable pauvreté et la véritable tyrannie, un étudiant s'est immolé par le feu en faveur de la liberté, c'est-à-dire contre le socialisme.

Cinquante ans plus tard, en France, un autre étudiant tente un geste similaire, pour réclamer davantage d'oppression socialiste. Et se rate. Tandis que des Érinyes grimaçantes persécutent quiconque ne chante pas ses louanges. Un romancier n'aurait pas pu imaginer une illustration plus frappante de la maladie mentale collective qui nous accable.
______

(*) A condition qu'ils se suicident pour faire la promotion du socialisme, naturellement. Dominique Venner étant un gros facho, son suicide (réussi, celui-là : encore une différence entre la droite et la gauche ?) n'a pas suscité beaucoup de larmes chez les duvent et autres tripoteuses de gauche.

Exilé

@ Achille
« gauche... droite... Pécresse... Baroin... Wauquiez... PS… Cazeneuve... candidat... parti... militant... rassembler... présidentielle... »

Cher Achille, n'avez-vous donc pas encore compris que l'heure est grave et qu'il y a d'autres priorités à traiter en dehors et au-dessus des magouilles et des combines électoralistes aussi sordides qu'étriquées ?

Guzet

Les prémices d'une guerre de tous contre tous...?

Jordi

Une justice sereine est une justice rapide.

La Justice doit être rapide dans son action, et dans son initiation. Par démagogie, on a laissé en matière sexuelle des délais de prescription bien trop longs, couplés à une trop faible charge de la preuve (en tout cas devant le tribunal médiatique). Le fait que "vingt ans après, on ne peut plus rien prouver" devient présomption de culpabilité.

Si Adèle Haenel ne peut prouver ses affirmations, il serait souhaitable et juste qu’elle et ceux qui l'ont retweetée indemnisent la victime pour leur diffamation.

hameau dans les nuages

@ Robert Marchenoir | 12 novembre 2019 à 22:31

Cet étudiant en sciences politiques, paraît-il très intelligent et faisant la fierté de sa famille, TRIPLAIT sa deuxième année de fac...

Avec un taux de bientôt 100 % de réussite au bac on ne va pas en avoir fini avec les déçus.
Si tous ne vont pas s'immoler, certains vont tomber de haut.

Et pendant ce temps le statut d'étudiant étranger avec les aides y afférentes fait partie des filières d'immigration.

F68.10

@ Robert Marchenoir
"La pathologie mentale consiste en ce que n'importe qui de censé, constatant que le socialisme ne marche pas, devrait en conclure : okay, donc il nous faut le contraire, c'est-à-dire le libéralisme."

Vous le voyez où, le socialisme, en France? Ce que j'y vois, c'est un caporalisme de la dépendance sociale, ce qui ne me semble pas être la même chose...

Par ailleurs, la Chine prouve bien qu'on peut faire fonctionner un Etat non libéral. N'oubliez pas non plus que le libéralisme, ça peut aller à gauche jusqu’à Chomsky, et je doute qu'il ait vos faveurs.

Quant à moi, le libéralisme de Rawls et Popper me conviendrait tout à fait (mais ce n'est pas une option politique que le système électoral propose). J'y accolerais même une refonte des institutions selon le modèle suisse et une refonte de l'administration selon le modèle singapourien (mais là, je deviens un peu trop exigeant, j'imagine).

Noblejoué

@ Michel Deluré | 12 novembre 2019 à 11:57

Vous avez raison.

Mais comme je l'ai expliqué, à la base, l'Homme est un chasseur-cueilleur. Pas un roi, un Salomon.
Il doit agir dans l'urgence et ne pas être trop difficile. Jeter un projectile, vite, sur ce qui bouge, avant de savoir quelle bête au juste, sinon elle s'échappe. Manger de nouvelles choses, champignon ou végétal peut-être vénéneux sous peine de mort.

Il décide vite qui est innocent ou coupable, va trop vite vers l'un ou vers l'autre, est soi et idéaliste et refuse la réalité, soit réaliste et bannit l'idéal.
Incapable de pondération.

Aller contre sa nature est très difficile.
J'ai cité ce que je pense être des abus de notre hôte, non pour être contre les magistrats, ni lui qui nous apprend bien des choses dans un bon style sans parler de nous permettre de nous exprimer dans un cadre agréable...

...Mais, vous l'aurez compris, parce que je ne peux laisser passer la destruction de la présomption d'innocence.
Ni le fait qu'elle ne serait due qu'aux méchants médias. Les média manquent totalement d'originalité, ils reprennent ce qui se dit ailleurs et se copient les uns les autres.

Que des magistrats se complaisent dans leurs inimitiés, "murs des cons", ou comme notre hôte, veuillent simplifier le travail de la justice en allant contre la présomption d'innocence, est plus grave.
Si ceux qui doivent guider s'égarent, comment trouver son chemin ?

Je dirais, en se rappelant les principes tout seul, ce qui n'est pas facile, et en s'inspirant des Anglo-Saxons.
On peut toujours les critiquer pour diverses choses, mais enfin, ils ne passent pas leur temps à perdre leur forme démocratique, contrairement à la France. Ils ne sont pas les derniers de leur continent à abandonner la peine de mort pour diaboliser ceux d'outre-Atlantique qui ne l'ont pas fait.
Que nous sommes dérisoires ! Ce sont les Anglais qui ont le plus lutté contre l'esclavage, les Américains qui ont eu la plus grande puissance contre le totalitarisme, mais par la grâce de critiquer la peine de mort, enfin, pas trop en Chine, et le Tibet est passé de mode, nous nous autorisons à prendre les autres de haut.

Une des choses qui ne vont pas est le zapping. Il ne sert à rien de lutter contre quelque chose si on n'est pas prêt à l'assumer jusqu'au bout.
Faux ! C'est pire que rien, nous y gaspillons notre autorité, condamnons toutes nos prises de position futures à l'impuissance.

Je n'ai pas digéré la complaisance envers Polanski, DSK, je rappelle que des gens disaient que même s'il était coupable, on n'en savait rien, il ne devait pas être puni, et Cahuzac.
Des gens nuisant aux autres doivent ne pas être frappés... Dans le même temps, on s'en prend aux drogués, qui font ce qui veulent d'eux-mêmes. Ils se nuisent ? Mais interdisons à nouveau le suicide, et persécutons les alcooliques et tant d'autres, si on entre dans cette logique.

Je vais parler du suicide non adultéré, pas de l'attentat suicide ou du chantage au suicide qui tourne mal.

On aime à se moquer des suicidés, mais, par définition, dans le passé, les suicidés n'ont pas accepté de devenir ou de continuer à être un esclave. Jamais un suicidé ne joue à qui perd gagne, il regarde son échec en face et en tire une conclusion qu'on aimera ou non, mais pas un déni.
Pur.

Sur un mode moins tragique, celui qui se suicide chez nous refuse la dislocation du sens de sa vie, il préfère ne plus être que d'être à moitié. Qu'on apprécie ou non son choix de vie, au moins, il l'applique.
Plutôt que de sombrer dans la cascade d'indignités de tant de gens, le suicidé est aussi puriste qu'un gardien du temple, aussi passionné qu'un créateur... Ce qui me paraît normal, en mettant un point final à sa vie, il en stoppe la dérive.

Achille

@ Exilé | 12 novembre 2019 à 13:12
@ Mary Preud'homme | 12 novembre 2019 à 12:50

Pour ne rien vous cacher, je serais plutôt favorable à ce que la droite et la gauche traditionnelles se reconstruisent et présentent un candidat crédible à la prochaine élection présidentielle.
Je pense qu’à droite Valérie Pécresse et François Baroin sont des personnalités qui peuvent rassembler les militants de LR un peu déboussolés après le passage calamiteux de Laurent Wauquiez à la direction du parti et redonner un nouvel élan à ce parti.

Au PS, Bernard Cazeneuve a conservé une bonne popularité. Il est en mesure de rassembler les morceaux d’un parti détruit de l’intérieur par les « frondeurs » qui ont d’ailleurs disparu du paysage politique.

L’important est de renvoyer les partis populistes (RN, EELV et LFI) en dessous des 10 %.
Un remake de 2017 Macron-Marine Le Pen ne me paraît pas très sain sur le plan démocratique car il risque de se traduire par un taux record d’abstention avec tout les effets pernicieux que cela comporte.

Claude Luçon

"Parce qu'il ne peut plus y avoir d'humanité heureuse."

N'exagérons pas, la France est à peine 1 % de l'humanité !
Les autres, tous ceux qui ne croient pas au soviétisme à la française, souffrent moins !
Les Suisses semblent même parfaitement heureux au-delà de la frontière !

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@ boureau | 12 novembre 2019 à 13:19
"Nous allons tranquillement vers une société décérébrée"

Mais nous y sommes déjà, cher boureau, depuis près de 38 ans !
La transition a commencé en 68 et a atteint son rythme de croisière en 1981.

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@ breizmabro | 12 novembre 2019 à 17:27

A propos de la culpabilité des femmes, n'oubliez pas Arianna Huffington, née Ariadni-Anna Stasinopoulou, épouse de Michael Huffington, fils de Roy Michael Huffington, ex-géologue qui avait repris à son compte un gisement de gaz naturel à Balikpapan !
Les sous d'Arianna viennent du sous-sol indonésien à travers un fils à papa, le Huffington Post a une odeur de pétrole.
Son homme la trompait avec un autre homme, pourquoi se soucierait-elle des autres femmes ?

Achille

@ Savonarole | 12 novembre 2019 à 15:55

Il est vrai qu’elles nous changent des sœurs Semtob qui font les commentaires à quatre mains et dont on ne sait jamais laquelle a rédigé le texte.
Là au moins c’est clair, même si le message est bien dans la ligne éditoriale de ce blog.

Robert Marchenoir

@ Tipaza | 12 novembre 2019 à 10:06

Concernant ce pauvre neuneu d'étudiant -- mais c'est vrai pour beaucoup d'autres en France -- l'explication me semble simple : on leur a expliqué que le socialisme marchait, ils y ont cru, ils s'aperçoivent que ça ne marche pas, ils pètent les plombs. C'est tout. C'est les Gilets jaunes.

On le constate chaque jour, à tous les coins de rue. La pathologie mentale consiste en ce que n'importe qui de censé, constatant que le socialisme ne marche pas, devrait en conclure : okay, donc il nous faut le contraire, c'est-à-dire le libéralisme.

Cependant, ils sont tous piquouzés de père en fils, depuis des générations. Ils vivent socialiste, ils respirent socialiste, ils baignent dans le socialisme. Donc ils ne peuvent pas concevoir autre chose. Ils veulent encore plus de socialisme. Mais comme on est déjà au taquet, avec 56 % de dépense publique et 100 % de dette, les politiciens ne peuvent pas leur en donner davantage -- et heureusement.

Donc on a de jeunes abrutis de 22 ans, qui devraient normalement rêver de devenir Steve Jobs ou Elon Musk, qui devraient s'occuper de sauter les filles, qui sont immortels, comme tout le monde à leur âge, et qui vouent un culte à... une assurance-maladie. Créée par des bureaucrates communistes.

On a cette hallucinante scène à Rouen, ou deux "femmes seules avec enfants", l'une deux, l'autre cinq, viennent mendier de l'argent au président de la République -- parce qu'il est bien connu que c'est le président qui te file le pognon, dans s'pays. Il se promène avec la cassette du Roy de Frônce, et quand il ne "débloque" pas assez vite son gros cul de dessus le geyser de pognon qui ne demande qu'à arroser les "citoyennes", comme dit La Dépêche (on se croirait en 1789), le peuple est "humilié", et ça va pas se passer comme ça.

Encore la première citoyenne est-elle aimable, on la sent qui plaisante même sur son compte, mais elle dit : tout de même, les aides, c'est pas terrible. Elle est au Smic, elle pourrait profiter de sa rencontre avec Macron pour exiger que la dépense publique baisse, pas du tout : elle demande des aides. Votre petit cadeau, c'est pas mal, mais franchement, je mérite mieux.

Une deuxième citoyenne, séparée du président par la foule, est beaucoup plus vindicative. Elle est "seule" elle aussi (ce qui est censé être un titre de gloire, elle a gagné sa médaille de pauvre victime), et comme elle n'a pas été fichue de retenir son mari, elle hurle littéralement sur le président de la République, lui promet la révolution ou je ne sais quoi : j'ai cinq enfants, et je suis obligée de travailler !

Ben... comme tout le monde, ma poule. C'est la faute du président si l'argent tombe pas du ciel à partir du deuxième enfant, c'est sa faute si elle est trop désagréable pour avoir su retenir son mari, c'est sa faute si sa maman ne lui a pas expliqué comment on faisait les enfants (et surtout comment on n'en faisait pas)... et à la fin du mois, il ne me reste que deux cents balles, s'indigne cette citoyenne.

Hein ? quoi ? comment ça, que deux cents balles ? Elle est au Smic, elle a cinq enfants, pas de mari, et elle a une capacité d'épargne de 200 euros à la fin du mois ? Mais on baise les pieds au président, petite sotte ! on se confond en remerciements pour le bon pognon des Français ! Moi je croyais que les périphériques n'avaient plus rien dans le frigo à partir du 15 du mois ?

Là-dessus, une chroniqueuse qui commente ces images à la télé fait la réflexion qui s'impose, à savoir qu'au-delà de seize ou dix-huit ans, on est responsable de ses actes, censé ne plus croire au père Noël, et que si t'as gobé les fables marquées dans le manuel communiste, à savoir que le pognon va te tomber dessus sans que tu lèves le petit doigt, eh bien le gouvernement il n'est pas censé compenser ta bêtise.

Scandale, tollé, la voisine de plateau de la chroniqueuse roule des yeux effarés, active sa mine d'institutrice revêche, fait la lecture des directives du Komsomol, et menace l'écervelée des foudres de son secrétaire de cellule.

Ça ne rate pas, son journal "politiquement incorrect" la vire, elle s'excuse platement, enfin le cirque habituel.

Bien sûr, ce ne sont pas ces deux harpies qui ont insulté la France entière en mendiant l'argent de leurs compatriotes auprès du président, c'est la chroniqueuse de droite, libérale, qui a gravement "humilié" des famseulavekenfants.

A noter que Macron, durant tout cet incident, n'a même pas rempli le premier de ses devoirs, qui était de fesser d'importance les deux insolentes pour leur apprendre à vivre. Il a finassé, s'est plaint qu'il ne pouvait pas en placer une, etc.

Une garderie de bébés maussades et hurleurs, comme j'ai eu l'honneur de vous le dire précédemment. C'est un peu comme si vous nourrissiez des singes dans votre jardin : pendant cinquante ans, vous les avez habitués à recevoir de la nourriture dès qu'ils tendaient la main. Eh bien, quand le placard est vide, ils se mettent à hurler et ils vous cassent la figure. Les plus atteints se font sauter le caisson.

Nathalie DP

i-MAGE

Un magasin Lapeyre Ameublement Cuisine en cours de liquidation ?

breizmabro

Les femmes qui meurent sous les coups de leur mari ou compagnon sont-elles coupables ? Rien n'est moins sûr.

J'ai parcouru l'Huffpost de ce jour, et ce n'est qu'APRÈS les infos sur le tremblement de terre en Ardèche, les élections en Espagne, la trentaine de dirigeants attendus au forum de la paix, la guerre entre Gaza et Israël, la mesure polémique sur le travail de nuit, le jardin du souvenir en mémoire des victimes du 13 novembre, l'Elysée volontaire pour accueillir des personnes condamnées à des peines d'intérêt général, le référendum d'ADP, les 11 djihadistes qui vont revenir chez nous ou deux ou trois autres sujets, que nous avons eu :

"Elles sont désormais 131 à avoir été tuées par leur ex-compagnon en 2019"

Visiblement il vaut mieux parler du voile des musulmanes, de la trentaine de dirigeants attendus au forum de la paix ou de l'Elysée volontaire pour accueillir des personnes condamnées à des peines d'intérêt général, que de parler de cette 131ème femme poignardée par son conjoint alors qu'elle avait déposé plainte 48 heures avant.

C'est vrai qu'au bout de 130 fois ça fait un peu redite.

"Tournez, tournez, rotatives

"Le monde est un spectacle
Il nous faut des miracles
Des meurtres, des amants
Et des enterrements
Chantons les marionnettes
Les princes des manchettes
Que l'on anoblira grâce à la caméra" (Guy Béart)

Savonarole

« Sophie » et « Isabelle » m’évoquent un film de Christian-Jaque de 1971, Les Pétroleuses, avec Brigitte Bardot et Claudia Cardinale.
D’augustes crétins abonnés à ce blog suggèrent que ce sont deux trolls, voire un seul et même troll. Elles viendraient troubler le ronron quotidien, le Canigou qu’on nous sert.
Moi, je les aime bien. Ça nous change des homélies dignes du pot de chambre de Bourdaloue et ses sermons interminables.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pétroleuse

Exilé

...une France où il n'y aurait plus que des coupables en puissance ou en actes.

Mais que penser d'un État, qui à la manière d'un entomologiste observant des insectes dans un bocal, contemple sans réagir les personnes qui sont supposées être placées sous sa sauvegarde se faire massacrer par des prédateurs qu'il a lui-même infiltrés volontairement ou non ?

J'ai déjà évoqué ici un exemple de ce genre de situation selon laquelle un homme s'étant défendu contre un malfaiteur dangereux qui n'aurait jamais dû mettre les pieds en France, a été tout de même en partie traité comme un coupable, alors qu'en fait, le coupable était plutôt l’État (à travers ses représentants) qui n'avait pas fait son travail en ayant « mis en danger la vie d'autrui » et qui a en plus fait mettre en examen quelqu'un qui était manifestement un innocent, par un effet de double peine non méritée...

Cette mécanique a-t-elle quelque chose d'humain ?

P.-S.: d'après la photographie d’illustration, il n'y a plus personne dans la salle d'audience... Plus de magistrats, plus d'avocats, plus de greffiers, plus d'accusé, plus d'innocents, plus de coupables, plus de public : rien !
La perfection. De quoi faire des économies et renvoyer tout ce petit monde à ses chères études.

boureau

"Il n'y a plus d'innocents en France"

Non cher P. Bilger ! Et comme ajoute mon épouse : "Le pire est toujours sûr !"

Nous allons tranquillement vers une société décérébrée. N'est-ce pas ce que souhaite une partie de nos élites gouvernantes ?

Vous avez déjà tout dit des causes depuis des années : baisse du niveau intellectuel et de la culture dans toutes les couches de la société, analphabétisme qui empêche de s'exprimer, individualisme, violence, réseaux sociaux réducteurs, etc. etc.

Et puis chacun se voit l'homme (ou la femme) du siècle et croit donner un avis documenté sur tout et sur rien.

Il n'y a jamais eu d'humanité heureuse. Il y a eu des gens heureux. Il y en a toujours dans la mesure où "ils cultivent leur jardin" comme disait Candide.

Cette Europe occidentale se meurt. Ignorons-nous donc que toutes les civilisations sont mortelles ? C'est dans la normalité ! Mais orgueilleux comme nous sommes, nous refusons de l'admettre et croyons que nous échapperons à ce destin tragique qui fut celui de dizaines de civilisations.

Mais rassurez-vous cher P. Bilger, vous pourrez écrire encore beaucoup de vos billets avant de constater notre évanouissement.

Cordialement.

Exilé

@ Achille
« En ce qui me concerne, je préfère garder le régime actuel. Il a certes ses imperfections, mais c’est celui qui permet au citoyen de vivre sans subir le joug d’une idéologie liberticide.
Il est grand temps d'ouvrir les yeux car bientôt il sera trop tard. »

J'ai l'impression que vous manquez de sens logique, car c'est ce même régime qui, lançant des leurres, d'ailleurs surtout du côté droit, est l'artisan de l'invasion de notre pays par des populations embrigadées par un système politico-religieux millénaire qui l'a en horreur, pour n'évoquer que ce seul sentiment et qui l'a montré à de multiples reprises.

Pourquoi cherchez-vous absolument à vous tromper de cible ?

Mary Preud'homme

@ Achille | 12 novembre 2019 à 08:13
"Le balancier gauche-droite qui régulait naguère les courants de pensée..."

Quelles sont les forces occultes "en marche" à l'origine de ce sabotage et qui en a profité pour s'installer aux commandes, débaucher à gauche et à droite et promouvoir non les plus capables mais les plus serviles et calculateurs ?
Résultat: un pouvoir mou et délétère, un pays déboussolé, une jeunesse défaitiste sans repères ni avenir, une économie en berne et des institutions qui prennent l'eau à tous les étages.

Pas vraiment une réussite votre macronarchie !

Denis Monod-Broca

« Parce que nous avons besoin de croire en notre propre innocence »
En effet, c’est bien cela !

D’ailleurs le titre de votre billet, M. Bilger, pourrait être : « il n’y a que des innocents en France ». Tant chacun se complaît à accuser toujours autrui, sûr d’être lui-même innocent (et victime). Les commentaires qui suivent vos billets en sont une parfaite, lancinante, désespérante illustration...

Tout cela n’est pas bien nouveau.
À toutes fins utiles, je rappelle que le 8e commandement dit : « Tu ne porteras pas de témoignage mensonger contre ton prochain. »
Pas bien nouveau mais toujours aussi fallacieux, délétère, inquiétant, tragique...

Michel Deluré

Peut-être sommes-nous à l'image de ce personnage de Molière, Alceste, qui disait :

« Je hais tous les hommes :
Les uns, parce qu'ils sont méchants, et malfaisants ;
Et les autres, pour être aux méchants, complaisants,
Et n'avoir pas, pour eux, ces haines vigoureuses... »

Considérant le mal, toujours mis sous les projecteurs plus aisément que le bien, au final comme naturel, nous ne voyons en autrui qu'un adversaire qui ne peut forcément être que responsable ou coupable.
Ne prenant plus le recul nécessaire, ne privilégiant plus le temps de l'analyse, de la réflexion, on tranche en urgence, considérant qu'il ne peut de toute façon y avoir d'autre alternative qu'entre le noir et le blanc.
Pire, on condamne sans même juger, justifiant sa condamnation par l'argument implacable que « ça ne peut être que comme cela » !

Entre une attitude de suspicion systématique et un comportement d'accommodement passif, il existe d'autres voies possibles.
On ne peut se satisfaire du trop simpliste « tous responsables ou coupables » de même que l'on ne peut se résigner au trop passif « c'est comme ça ».

Isabelle

"C’est l’islamisme qui tue, c'est la République qui protège

Dimanche 10 novembre à Paris, nous avons assisté à une imposture, un déshonneur et une tentative de manipulation pour éviter tout débat sur le dévoiement de l’islam. Mais pire encore, nous avons subi une attaque sans précédente contre notre République. Sous couvert de dénoncer une pseudo «islamophobie», un concept anglo-saxon qui vise à interdire toute critique de la religion, des collectifs et des élus ont manifesté aux côtés des imams les plus radicaux. Au cœur de la capitale, des islamistes ont hurlé fièrement «Allah Akbar» en pleine rue. Pendant plusieurs heures, des dizaines de milliers de personnes ont marché avec un objectif: déstabiliser nos institutions en justifiant un communautarisme islamiste symbole de sécession dans notre pays. Beaucoup de manifestants étaient d’ailleurs manipulés par des extrémistes qui veulent tout simplement abattre la République.

Car oui, ceux qui ont marché dimanche ont justifié l’expansion d’un islam politique synonyme de régression. Certains brandissaient même une affiche avec des listes d’hommes et de femmes à combattre, photos à l’appui. J’y figurais aux côtés de la courageuse Zineb El Rhazoui, du ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer ou encore d’Eric Zemmour. Notre tort ? Avoir pris position pour la laïcité. A côté de nos visages, un titre clair et menaçant: « Cette racaille xénophobe et pyromane adoubée par les médias ». Je le dis à ceux qui me menacent: je ne baisserai jamais les yeux face à ces provocations et je continuerai à dire la vérité.

Dimanche à Paris il y eut, d’abord, l’imposture des islamistes, qui prétendent officiellement combattre le racisme; mais qui en réalité veulent défaire méthodiquement notre modèle républicain. La lutte contre le racisme est une nécessité vitale. Chaque Français, quelle que soit sa religion, doit pouvoir la pratiquer librement, dans les limites imposées par la loi. Mais ce combat pour l’universalisme républicain n’a rien à voir avec ceux qui, à visage plus ou moins découvert, combattent des lois qu’ils considèrent « liberticides », notamment la loi interdisant la burqa que je suis fier d'avoir votée en 2010.

Dimanche à Paris il y eut, ensuite, le déshonneur des élus et des associations qui ont joué le rôle d’idiots utiles de cet islam politique. Depuis trente ans, des extrémistes tentent d’imposer un contre-modèle religieux extrêmement dangereux qui s’oppose à notre mode de vie. Selon une étude de l’IFOP publiée en septembre dernier, 37 % des musulmans estiment que la laïcité doit s’adapter à leur pratique de l’islam. 41 % des musulmans étrangers jugent que la Charia est supérieure aux lois de la République. Ces chiffres incarnent la lente désagrégation de notre pays qui devient, selon l'expression de Jérôme Fourquet, un « archipel » où coexistent des communautés.

Dimanche à Paris il y eut, enfin, cette attaque contre notre modèle républicain par ceux qui entonnent des slogans ouvertement antisémites, allant jusqu’à comparer dans un relativisme absolu le sort des femmes voilées, qui sont évidemment libres dans notre pays, aux enfants juifs condamnés autrefois à une mort certaine à Auschwitz. Voir une petite fille porter une étoile juive alors que les musulmans sont libres en France est insoutenable: cela relève d'un révisionnisme historique insupportable.

Cette poussée sans précédente des islamistes intervient alors que la France est engagée dans une guerre contre le terrorisme et contre son bras armé, l'islam politique. Ce combat pour notre liberté ne fait que commencer, il mérite du courage et de la lucidité. Collectivement, nous devons répondre à cette manifestation en défendant la République. J’ai personnellement soutenu le président Emmanuel Macron qui a eu raison de dénoncer cet « islam dévoyé et porteur de mort » que nous avons, tous, l’exigence de combattre. Il faut désormais passer aux actes !

Le meilleur hommage que nous puissions rendre aux victimes de la barbarie islamiste, c’est de voir la réalité en face et d'utiliser les mots justes. Non, ce n’est pas « l’islamophobie » qui a ôté la vie à 263 personnes depuis mars 2012 en France et tué 167 000 personnes à travers le monde depuis 1979, c’est bien le terrorisme islamiste ! Nous devons lutter sans répit contre ce fléau, nous devons expulser l'islamisme de l'islam, nous devons nous doter d'outils nouveaux pour être plus efficaces et surtout moins naïfs. Enfin, les responsables musulmans doivent également prendre la parole avec plus de force pour chasser les extrémistes. C’est uniquement ainsi que nous parviendrons à vaincre le terrorisme et à réconcilier notre pays. C’est aujourd’hui le défi de notre siècle." Eric CIOTTI

Sophie

LA GAUCHE BIGOTE, on aura tout vu !
A propos du Coran :

""Voici le livre, il ne renferme aucun doute", lit-on dans le verset 2 de la Sourate II. Le Coran est donc un texte politique en même temps qu’un texte religieux. Il propose une théocratie, ce qui s’avère le contraire même de la démocratie pour laquelle il y eut la Révolution française. Trouver que la charia est supérieure aux lois de la République n’est jamais que la logique du croyant de base. C’étaient, me semble-t-il, des croyants de base qui manifestaient en grande majorité." (Michel Onfray)

https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/la-gauche-bigote

et parce que j'adore Jacques Brel: "les Bigotes"

https://www.youtube.com/watch?v=0jicnBlcAJ4

Cordialement

F68.10

@ Marc GHINSBERG
"Mais enfin cher Philippe, (...) vous oubliez le péché originel"

Le quoi originel ?

Noël Rokver

@ Sophie | 12 novembre 2019 à 10:38

On donne trop souvent la parole à des salop**ds, ce qui n'était pas le cas à mon époque.

Sophie

@ Achille
"Dictature de droite, de gauche ou même dictature religieuse. A chacun de choisir. En ce qui me concerne, je préfère garder le régime actuel. Il a certes ses imperfections, mais c’est celui qui permet au citoyen de vivre sans subir le joug d’une idéologie liberticide.
Il est grand temps d'ouvrir les yeux car bientôt il sera trop tard."

Comportement typique de l'autruche... qui se croit en démocratie alors que les élections ont été pipées dès le départ.

https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/les-loups-sont-entres-dans-paris?autoplay=true&mode=video


duvent

@ Robert Marchenoir | 12 novembre 2019 à 08:30
« La possibilité qu'un jeune homme qui n'a pas les moyens de faire des études puisse ne pas faire des études, traverser la rue et trouver du travail, n'a visiblement pas traversé l'esprit de ce cornichon. Non, non : "faire une troisième L2" (c'est écrit dans quelle langue ?) est un droit de l'homme, et Macron (c'est-à-dire nous) lui devons le pognon pour ça. »

La possibilité que Robert Marchenoir, personne d'un âge inconnu, mais d'un « âge respectable » (ceci est une hypothèse...) ne soit pas respectable, est supérieure à celle de rencontrer un Homme même si la lanterne est puissante.

Dès lors, et puisque nous pouvons tout penser, tout dire, tout écrire, affirmons (deuxième personne du pluriel : tournure stylistique…) que rien n'est aussi abject que cet homme bas dont l'absence de courage, d'expérience, de connaissance, et de philanthropie lui ont permis d'écrire, à propos d'un jeune homme rempli d'assez de désespoir pour commettre un acte aussi poignant, qu'il est un « cornichon ».

L'indifférence et la morgue sont des postures qui aujourd'hui font figures de courage, car la lâcheté a ceci de remarquable qu'elle se dirige toujours et comme il se doit, vers ce qui est sans danger.

C'est ainsi, que plutôt de dire le mot vrai, Marchenoir dit: « cornichon ».

Dès lors, il ressort que les cornichons sont particulièrement nombreux, qui devraient être dans les bocaux, et ceux qui ont la charge de la mise en bocal sont âprement occupés à leur avancement...

Voilà, nous avons une quantité folle d'incompétents indolents, vicieux, avides, insatiables et si convenables, car il est important d'être convenable, et cela n'est pas sans engagement, oui il faut de l'engagement, un engagement pour soi, autrement dit SOI étant la mesure, le monde devient parfaitement compréhensible, s'il s'occupe de « SOI » !

Comment ne pas comprendre que ce fameux « SOI » est le nombril du monde ?
Comment ne pas voir ce qui crève les yeux aveugles ?
Comment ne pas distinguer entre la faute honteuse d'un système et le sentiment de désespoir ?

C'est d'une simplicité biblique, chacun sait en son for intérieur, à quel point l'iniquité et la violence motivent ses actes, et alors, Jérôme Bosch et Reiser sont des thaumaturges !

Mais oui, les cornichons sont partout, les cornichons peuvent mourir, les cornichons ne sont pas un produit rare, car tout ce qui est rare est... rare !

Mourir dans la fleur de l'âge inspire à chacun ce que chacun porte en soi, et c'est ainsi que tout sera ramené à la part la plus insignifiante, la plus pathétique et la plus absurde, pour le plus grand plaisir et bénéfice du monde...

Sophie

Mélenchon en 2010 : "Ils se stigmatisent eux-mêmes" :

"Ils se stigmatisent eux-mêmes". En ce moment, on a le sentiment que les gens vont au-devant des stigmatisations : ils se stigmatisent eux-mêmes — car qu’est-ce que porter le voile, si ce n’est s’infliger un stigmate — et se plaignent ensuite de la stigmatisation dont ils se sentent victimes."

Et d'ajouter : "Il faut penser à tous ces gens qui n’ont tout simplement aucune religion."

2019, le "Mélenchon nouveau" est arrivé, avec un tout autre discours.

Lucky look

"Parce qu'il ne peut plus y avoir d'humanité heureuse."

Voilà pourquoi :

L'innocence culpabilisée sans cesse pour lui interdire toute revendication, la guerre des nerfs, l'humiliation continue et inconditionnelle, une religion infiltrée que l'on nous interdit de repousser, une justice au service du pouvoir et impitoyable pour certains mais pas pour d'autres, des lois antinationales, des présidents traîtres ou escrocs et puis le vivre-ensemble que l'on impose sans motif valable et qui nous oblige à fuir les zones de non droit, l'infiltration de tous les corps de l'Etat par des noms venus d'ailleurs, la dilapidation des finances du pays pour des raisons obscures, les taxes et les impôts sans cesse augmentés et puis l'invasion que l'on ne stoppe pas pendant que nos armées sont mises gratuitement au service d'autres pays pour combattre un ennemi qui est présent sur notre sol.

Peut-on vivre heureux lorsqu'on nous éradique ?

Sophie

"Parce qu'il ne peut plus y avoir d'humanité heureuse."

Cher Monsieur P. Bilger, il n'y a jamais eu d'humanité heureuse. Il n'y en aura jamais. Les êtres humains sont indécrottables. Ils ne "progressent" pas comme le déclarent, naïvement, les "progressistes" façon Macron.

"La vie est belle", quel gnangnan. Le "bonheur", quelle faribole !

L'histoire ne progresse pas, elle se déroule dans des périodes d'accalmie ou dans des épisodes plus guerriers.

Rien ne change sous le soleil et ce depuis nos lointains ancêtres, les hommes préhistoriques.

Nos ancêtres se tapaient sur la tronche à coups de gourdin pour avoir la meilleure grotte et le meilleur morceau du mammouth. A présent, ils ont l'arme nucléaire... Vous parlez d'un progrès !

Comme ils avaient peur de tout (l'orage qui tombe, les ombres dans la forêt), ils ont inventé des dieux puis un Dieu.... Faut bien se rassurer !

Impossible pour les hommes d'accepter que la vie commence par la naissance et se termine par la mort, la mort faisant donc partie de la vie.
Impossible pour les hommes d'accepter l'idée de la mort, la seule ataraxie pourtant.

Rousseau, ce grand naïf, pensait que l'homme naît bon et que c'est la société qui le déprave...

"L'histoire est un mensonge : sous prétexte de nous parler de simples individus et de faits isolés, elle prétend nous raconter chaque fois autre chose, tandis que du commencement à la fin, c'est la répétition du même drame avec d'autres personnages et sous des costumes différents." A. Schopenhauer

Bien à vous et bonne journée sous la pluie.

Tipaza

@ Robert Marchenoir | 12 novembre 2019 à 08:30

Le raccourci reliant Marion Maréchal et Oleg Sokolov est brutal.
Du coup j'ai pensé à un autre raccourci qui devrait vous plaire ou pas.

Celui qui relit Louis Althusser et le marxisme qui rend fou, ce qui l'a conduit à féminicider sa femme, qui peut-être était insupportable ce qui n'est pas une raison, ni même une circonstance atténuante dans la doxa féministe actuelle.

Toute surexposition à des informations que l'on est incapable de gérer rend fou, c'est peut-être ce qui explique le comportement de lemmings que l'on observe.

Le mouvement collectif dans une même direction par un groupe donne l'illusion d'une gestion de cette information, alors que ce mouvement ne fait que traduire le désarroi et l'impuissance.
Et en désespoir de cause on choisit la cause la plus facile, rendre la superstructure responsable de tous les maux.

Expliquer qu'il n'y a pas de destin collectif, qu'il n'y a que des destins individuels dans un contexte général, et on passe pour un infâme facho surtout dans le milieu universitaire.

Exilé

@ Catherine JACOB
« Nous sommes les descendants de ces coupeurs de tête, de ces vociférants sanguinaires: "Coupable ! Coupez-lui la tête". Nous sommes les descendants de ces « intellectuels violemment inquisitoires, arbitraires, sans nuances et sans respect pour les droits des accusés » qui gardent sous leur coude toute pièce susceptible de contrecarrer le verdict posé d'avance ! »

Eh oui, en tant qu'héritiers de ces gens-là, nous sommes aussi un peu coupables.
Certes d'un côté, dans la mesure où nous n'avons pas personnellement trempé dans ces crimes, notre culpabilité est minimisée si nous les désavouons sincèrement, mais que dire l'autre de ces gens qui non seulement ne déplorent et ne désavouent rien du tout mais encore qui en rajoutent en « fêtant » ces crimes tous les ans, en proclamant en quelque sorte : « que leur sang retombe sur nos têtes ! » et qui seraient prêts à agir de la même façon si l'occasion s'en présentait ?

Tipaza

Ô surprise voilà que la Berbérie progresse dans les esprits les plus inattendus !
Cette Berbérie-là nous aidera-t-elle à vaincre la Barbarie ?
Vous le saurez en lisant nos Berbères favoris, saint Augustin et Éric Zemmour.
La distance spatio-temporelle qui les sépare est immense, et pourtant force est de constater une certaine unité de penser:

« Le devoir du pasteur n'est-il pas de ramener à la bergerie du maître, non seulement les brebis violemment arrachées, mais même celles que des mains douces et caressantes ont enlevées au troupeau, et, si elles viennent à résister, ne doit-il pas employer les coups et même les douleurs ? » (Saint Augustin)

sylvain

Le mur du "çon" a été franchi encore une fois par notre macronien Elusen chez Roufiol :

"C'est vrai que mourir en voiture, ou mourir en avion, ou dans un attentat c'est kif kif en terme de résultat. Au bout du compte tu es mort."

Bravo Elusinet, ça c'est bien envoyé ! mais vous avez oublié qu'il y a aussi des morts légers, des morts plus graves et certains un peu plus mourus que d'autres, votre Wiki aurait dû vous informer, vos statistiques sont formelles et indéniables.

Aliocha

Si notre innocence a besoin que l'on croie en elle, ne serait-ce pas qu'elle pourrait être définie comme un mythe ?
Que tant que l'humain n'accèdera pas individuellement à la conversion, qui est de se reconnaître soi-même persécuteur par la connaissance de son fonctionnement mimétique profond, il aura toujours besoin de l'illusion romantique de se séparer du groupe, accusant celui-ci pour mieux s'exonérer de son vice, celui-là même qui ritualise la désignation de coupable pour tenter sa cohésion impossible ?

L'homme est seul, dit Proust, et en disant le contraire, ment. Cette conscience essentielle pourrait nous aider à accéder à définir la vérité incluse en cette conscience, et à baser sur elle la réalité, dure, voire atroce, ces chagrins dont les idées ne sont que succédanés, sans laquelle aucune innocence ne saurait être construite, élaborée finement, car notre substrat est, dans cette construction des croyances, fondé sur le mensonge personnel qui ne sait se définir qu'en accusant autrui, détruisant alors toute possibilité de cohésion durable du groupe social.

L'innocence est au bouc, dit Girard, ce bouc qui permettait la cohésion illusoire du groupe avant la révélation, le rituel organisant sur le mensonge du mythe les systèmes d'interdits permettant la vie en société.
Il n'y a que par la conscience enfin dégagée de ce mensonge que nous réussirons à établir sur la vérité les systèmes d'interdit, la Loi, et que les anciennes croyances essentielles à l'évolution humaine pourraient par l'étude patiente et rigoureuse nous amener à assumer cette connaissance, à défaut de quoi, l'ancien système brisé par la révélation ne peut que dysfonctionner, l'invitation christique, si nous n'y répondons pas avec sincérité, ne pouvant mener qu'à l'apocalypse, tentative monstrueuse de tous les intégrismes, jusqu'à la proposition de Heidegger en son interview au Spiegel en 1976, de reconstruire un système archaïque sans tenir compte du révélé, posant le pied à côté de la pierre angulaire, réitérant le rejet des anciens bâtisseurs, et s'enfonçant au marais des croyances démonétisées.

Voilà ce sur quoi l’État doit fonder son autorité, voilà sur quoi la conscience commune définira son bien, le coupable alors saura imiter celui qui, par son sacrifice pleinement démonétisé, indique le chemin escarpé. Voilà la lumière enfin exprimée au cœur de l'homme, expression durement élaborée sur la voie des chagrins, des meurtres et des injustices, qu'il est possible d'accéder à l'innocence, cette construction incroyante de la croyance, qu'il est possible d'innocemment aimer et d'enfin se libérer des mensonges, de la violence et de la haine :

"Le saint se distingue du sacré. Le sacré tue, le saint pacifie. Non violente, la sainteté s’arrache à l’envie, aux jalousies, aux ambitions vers les grandeurs d’établissements, asiles du mimétisme et ainsi nous délivre des rivalités dont l’exaspération conduit vers les violences du sacré. Le sacrifice dévaste, la sainteté enfante.

Vitale, collective, personnelle, cette distinction, recouvre celle, cognitive, du faux et du vrai. Le sacré unit violence et mensonge, meurtre et fausseté ; ses dieux, modelés par le collectif en furie, suent le fabriqué. Inversement, le saint accorde amour et vérité. Surnaturelle généalogie du vrai dont la modernité ne se doutait pas : nous ne disons vrai que d’innocemment aimer ; nous ne découvrirons, nous ne produirons rien qu’à devenir des saints.

Au cours de réunions où je regrettais que vous n’assistiez pas, notre compagnie hésita, récemment, à définir le mot religion. Vous en dites deux familles : celles qui unissent les foules forcenées autour de rites violents et sacrés, générateurs de dieux multiples, faux, nécessaires ; celle qui, révélant le mensonge des premières, arrête tout sacrifice pour jeter l’humanité dans l’aventure contingente et libre de la sainteté, pour lancer l’humanité dans l’aventure contingente et sainte de la liberté."

http://www.academie-francaise.fr/reponse-au-discours-de-reception-de-m-rene-girard

Catherine JACOB

« Il n'y a plus d'innocents en France ! »

Y en a-t-il jamais eu ??

Il suffit pour en être convaincu, de visionner le documentaire sans fioritures diffusé sur ARTE, disponible du 19/10/2019 au 23/01/2020 et dont la prochaine diffusion aura lieu le jeudi 14 novembre à 09:25 : Marie-Antoinette, ils ont jugé la reine, REPLAY

Résumé:
« Dévoilant les arcanes d’un procès truqué, cette ambitieuse fiction historique livre la chronique rigoureusement documentée des derniers jours de Marie-Antoinette et du basculement de la Révolution dans la Terreur.
Dans la nuit du 2 au 3 septembre, alors même que la dernière tentative d’évasion de la reine échoue, les membres du Comité de salut public, réunis en secret, scellent son destin funeste. En offrant au peuple la tête de "la veuve Capet", Robespierre a trouvé un moyen de faire tomber celles de ses opposants politiques (les Girondins, modérés), emportés par les débordements sanglants de la Terreur qui s’instaure. Témoignages contradictoires, absence de preuves, jury de sans-culottes recrutés par les hommes forts du régime, avocats de la défense arrêtés à l’issue de leurs plaidoiries : le 16 octobre, au terme d’un simulacre de procès qui aura duré seulement deux jours et deux nuits, Marie-Antoinette est condamnée à mort, puis conduite à l’échafaud quelques heures tard.»

Combien de temps nous sépare-t-il de cette année 1793 ?? Combien de temps nous sépare-t-il de ces jurés stipendiés qui furent tous guillotinés eux aussi avant qu'une année fut écoulée, tout comme les acteurs du procès dont le dernier à l'être fut l'accusateur public Antoine Quentin Fouquier de Tinville mort guillotiné à Paris en place de Grève le 7 mai 1795.

Si peu de temps en réalité pendant lesquels la démocratie a pu péniblement s'ériger avant de, telle une tête coupée, rouler à nouveau le long de la pente glissante de l'obscurantisme.
Nous sommes les descendants de ces coupeurs de tête, de ces vociférants sanguinaires: "Coupable! Coupez-lui la tête". Nous sommes les descendants de ces « intellectuels violemment inquisitoires, arbitraires, sans nuances et sans respect pour les droits des accusés » qui gardent sous leur coude toute pièce susceptible de contrecarrer le verdict posé d'avance !

« Ce qui ne serait guère avantageux, » dit Alice, enchantée qu’il se présentât une occasion de montrer un peu de son savoir. « Songez à ce que deviendraient le jour et la nuit ; vous voyez bien, la terre met vingt-quatre heures à faire sa révolution. « Ah ! vous parlez de faire des révolutions ! » dit la Duchesse.» Alice jeta un regard inquiet sur la cuisinière pour voir si elle allait obéir ; mais la cuisinière était tout occupée à brasser la soupe et paraissait ne pas écouter. Alice continua donc : « Vingt-quatre heures, je crois, ou bien douze ? Je pense — ». ( Alice au pays des merveilles)

Nous sommes les descendants tant de l'ignorance des puissants que de l'ignorance du cordonnier Antoine Simon (« l'instituteur » désigné, qui sait pourtant à peine écrire, de "l'enfant du Temple", Louis-Charles de France) ! Pour s'en persuader il suffit d'ouvrir les yeux sur l'arrogance avec laquelle le moindre petit élu sorti de son néant, nous joue la comédie du pouvoir avant que l'Histoire ne l'y renvoie.

Ne l'oublions jamais et restons vigilants.

Marc GHINSBERG

Mais enfin cher Philippe, vous oubliez nos racines chrétiennes, vous oubliez le péché originel, vous oubliez saint Augustin. Nous sommes tous coupables… dès notre naissance !
« Dieu a voulu créer l’humanité à partir d’un seul homme ; et, en chacun de nous cette humanité n’était pas destinée à mourir, si les deux premiers êtres humains, dont l’un a été créé à partir du néant, et l’autre à partir du premier, n’avaient mérité la mort par leur désobéissance. Et leur faute a été si grande que la nature humaine a été transformée et que, par elle, l’obligation du péché et la nécessité de la mort se sont transmises à leurs descendants. »
La Cité de Dieu XIV 1

Robert Marchenoir

Certains suicides sont véritablement le signe d'une maladie mentale collective, et pas seulement individuelle.

Ainsi, cet étudiant de 22 ans qui a tenté de s'immoler par le feu à Lyon, en fournissant comme motif : "Cette année, faisant une troisième L2, je n'avais pas de bourse, et même quand j'en avais, 450 euros par mois, est-ce suffisant pour vivre ?"

La possibilité qu'un jeune homme qui n'a pas les moyens de faire des études puisse ne pas faire des études, traverser la rue et trouver du travail, n'a visiblement pas traversé l'esprit de ce cornichon. Non, non : "faire une troisième L2" (c'est écrit dans quelle langue ?) est un droit de l'homme, et Macron (c'est-à-dire nous) lui devons le pognon pour ça.

C'était "un militant syndicaliste impliqué", assurent ses amis. Il accuse "Macron, Hollande, Sarkozy et l'UE" de "l'avoir tué", et proclame : "Luttons contre la montée du fascisme, qui ne fait que nous diviser, et du libéralisme, qui crée des inégalités." Il dénonce aussi le "racisme". Et il conclut : "Vive le socialisme, vive l'autogestion, et vive la Sécu."

Voilà. Donc, en France, en 2019, on se suicide "pour la Sécu", "contre le racisme" et pour le socialisme. Y a-t-il meilleure preuve que la Sécu rend fou, que "l'anti-racisme" rend fou et que le socialisme rend fou ? Qu'on se suicide pour une blonde, passe encore. Mais pour la Sécu ?

Un autre suicide raté qui mérite l'attention, c'est celui de l'historien russe Oleg Sokolov, 63 ans. Enseignant à l'université d'État de Saint-Pétersbourg, président de l'Association russe d'histoire militaire, professeur à la Sorbonne et membre du conseil scientifique de l'ISSEP, l'école des cadres de Marion Maréchal, il a été repêché par la police pétersbourgeoise dans la rivière de la Moïka, avec, dans son sac à dos, un pistolet et les deux bras d'une jeune femme. Il avait laissé sa tête chez lui, non sans l'avoir, auparavant, séparé de son corps.

Elle avait 24 ans, elle était fort jolie, c'était son étudiante et c'était aussi sa fiancée. Il avait prévu de se suicider après son meurtre, au sommet de la forteresse Pierre-et-Paul, déguisé en Napoléon Bonaparte.

Oui, parce qu'il faut vous dire, Oleg Sokolov est un spécialiste de Napoléon Bonaparte. Il a même reçu la Légion d'honneur des mains de Jacques Chirac pour ses travaux sur le sujet. Son passe-temps favori consistait à prendre part à des reconstitutions de batailles napoléoniennes en costumes d'époque.

On apprend à cette occasion qu'il y a une dizaine d'années, il avait attaché sur une chaise une autre de ses étudiantes, qui était aussi sa fiancée, avant d'approcher un fer à repasser de son visage en menaçant de la défigurer. Il a aussi fait donner une correction, par ses hommes de main, à un étudiant qui lui avait demandé de s'expliquer sur une affaire de plagiat.

Je suppose que Marion Maréchal lui avait demandé de partager, avec ses étudiants lyonnais, son expertise des valeurs familiales traditionnelles, et de leur expliquer comment la Russie était redevenue le flambeau ardent de la foi chrétienne en Europe.

Il appelait sa dernière fiancée Joséphine. D'après l'épouse d'un présentateur de télévision russe, il se prenait vraiment pour Napoléon, et pensait que personne ne pouvait lui résister.

Son avocat a émis l'hypothèse qu'il pouvait avoir tué dans un moment de démence passagère, astuce juridique qui a déjà été employée avec succès pour exonérer un officier de l'armée russe qui avait violé et tué une jeune fille pendant la guerre de Tchétchénie (il convenait de juger qu'il avait recouvré ses esprits aussitôt après le crime, à défaut de quoi il n'aurait pas pu bénéficier de sa pension militaire).

Je serais Éric Zemmour ou Dominique de Villepin, je m'inquiéterais : nous savons maintenant, aussi, qu'admirer Napoléon rend fou.

Achille

Suspicion malsaine, délation à retardement, radicalisation sur fond d’intolérance.
Un état d’esprit détestable proche de l’hystérie collective, règne en ce moment au sein de la population, entretenu par les médias, les réseaux sociaux, mais aussi certaines officines malveillantes dont le but est clairement de porter atteintes aux valeurs de la République qui figurent sur les frontons des mairies : liberté, égalité, fraternité.

Le balancier gauche-droite qui régulait naguère les courants de pensée en prenant soin de respecter les valeurs républicaines d’un régime démocratique a fait place aux mouvements d’extrême gauche et d’extrême droite qui haranguent le peuple en lui laissant croire que le monde qu’il propose répondra à toutes leurs attentes.
Le seul problème est que ce monde enchanteur a tous les aspects d’une dictature.

Dictature de droite, de gauche ou même dictature religieuse. A chacun de choisir. En ce qui me concerne, je préfère garder le régime actuel. Il a certes ses imperfections, mais c’est celui qui permet au citoyen de vivre sans subir le joug d’une idéologie liberticide.
Il est grand temps d'ouvrir les yeux car bientôt il sera trop tard.

Exilé

Il n'y a plus d'innocents en France

N'oublions pas non plus, dans les affaires de légitime défense, tous ces braves gens qui n'ont jamais fait de mal à personne et dont la vie peut basculer du jour au lendemain parce que, après avoir tenté de se défendre comme ils le pouvaient face à un malfaiteur dangereux, ils sont systématiquement mis sur le même plan que ce dernier, considérés potentiellement coupables et quasiment traités comme tels.

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