« Victoire par KO ou défaite aux points ? | Accueil | Pauvres de nous ! »

13 décembre 2019

Commentaires

Patrice Charoulet

LUCHINI ET MOI ET MOI ET MOI

Fabrice Luchini est connu de tous les Français. J'ai vécu et mourrai inconnu.

On trouvera sur YouTube des centaines d'interventions (tordantes) de lui . Aucune de moi.

Nul à l'école, placé dans un salon de coiffure chic parisien, il a découvert « Voyage au bout de la nuit » de Céline et s'en est délecté. Elève sage, j'ai ignoré Céline. J'ai eu mon bac, comme tout le monde, et je suis devenu prof de français, comme plusieurs.

Il a pris des cours de théâtre avec un professeur épatant, qui lui a appris l'art de dire des textes français. Timide et hyperémotif, j'ai réussi à parler à mes élèves jusqu'à 65 ans, mais c'est tout. Jamais je ne n'aurais pu parler en public, sur une scène, à la radio ou à la télé, sans être submergé par l'émotion. Et d'ailleurs sans talent oratoire.

Il a joué au théâtre, au cinéma, il a dit des textes de Céline, de La Fontaine, de Cioran, de Philippe Muray, devant des salles combles et ravies, qui paient très cher leurs places. Je perçois ma retraite de professeur hors classe dernier échelon de 3 000 boules par mois.

Ce qui fait beaucoup rire (et me fait rire), chez Pujadas, chez Drucker, chez Ruquier, chez Ardisson, ou à la radio, c'est quand il parle de sexualité. Il emploie parfois des termes crus, des termes de verlan, il ose tout, se permet tout. Moi, je ne me permets rien, je n'ose rien, je ne parle ni de ma sexualité ni de celle d'autrui. Je suis marié depuis 45 ans, avec la même femme, que j'aime. Je ne vois pas pourquoi j'userais de verlan pour évoquer ce domaine en public.

Il a consacré tout un spectacle à La Fontaine, qu'il place au sommet de la littérature française. Je ne lui ai consacré aucun spectacle. En dehors de tout programme, de mon propre chef, contre l'avis des inspecteurs, je l'ai étudié trois mois de suite dans mes classes de collège, car je le considère au sommet de notre littérature.

Il vénère Cioran. Moi aussi. Dieppois, je l'ai connu, car il avait, en plus de son appartement de la rue de l'Odéon, à Paris, un petit logement à Dieppe, avec vue sur le vieux Château, et nous avons conversé une centaine de fois chez lui ou en marchant (il venait sonner chez moi).

Il a fait tout un spectacle sur Muray, que j'idolâtre. N'allant jamais à Paris et ne pouvant pas m'offrir un spectacle Muray par Luchini - ça ne doit pas être donné - j'ai mis ces jours-ci sur mon mur Facebook sa lecture du texte de Muray « Une touriste rebelle qui fut décapitée sur l'île de Tralala ». J'invite chacun à l'écouter. Je ne m'en lasse pas. Quelle merveille !

Il fait tout un spectacle sur l'argent et gagne des fortunes avec ça. Tant mieux pour lui !

Enfin, considérant qu'il a fait plus pour la langue française que tous les professeurs de français, je considère qu'il doit être admis à l'Académie française. Il a peut-être fait plus pour la langue française aussi que tous les académiciens français actuels. Si l'on y réfléchit bien.

S Carioca

M. Bilger vous nous faites un bon numéro d'"understatement" incisif assez britannique. Merci.

Quant à nos dirigeants, quelle navrance. Pied-nickelétitude ?

Ce doit être une névrose d'échec.

Comme les travaillistes au Royaume-Uni, comme les démocrates aux USA, qui font tout pour perdre, Macron et sa bande de nunuches et de crapules (il y a des nunuches, des crapules, et des cumulards) nous font un festival de tirs dans le pied.

Que vont-ils encore trouver pour faire échouer cette réforme ? Et tout ce qu'ils touchent ou embras(s)ent.

Je suggère que la prochaine fois qu'ils hésitent entre deux solutions ils choisissent celle qu'ils pensent la pire.

Et ce nouvel exemple de cumulard profiteur façon ambassadrice des Pôles ou Grand Président du Très Haut Comité Théodule et autres Machins et Fromages de la République, ils ne se rendent pas compte que cela agace, faute de se rendre compte que c'est malhonnête et immoral ?

S Carioca

@ Mary Preud'homme
"...rembourser le double de la valeur de la marchandise dérobée."

Alors là comment peut-on rembourser le double ?
N'y a-t-il pas là une impossibilité mathématique vu la signification de rembourser ?

Mary Preud'homme

Concernant l'ex "mediator" Delevoye, aujourd'hui recyclé aux retraites, l'on est en droit de se demander s'il a réellement des "absences" telles qu'il en oublie de déclarer ce qu'il fait et touche de tous les côtés, ou s'il est plus prosaïquement un escroc qui la joue faux naïf et jure de sa bonne foi la main sur le cœur !
A l'image d'un vulgaire loubard pris en flagrant délit, arracheur de sac ou voleur de supermarché, auquel il serait demandé bien souvent au minimum (faute de poursuites judiciaires) de rembourser le double de la valeur de la marchandise dérobée.

Et dans l'hypothèse où le susdit septuagénaire aurait réellement de graves fuites de mémoire, que fait-il à ce poste ?

Pierre Blanchard

Bon en fait, ce n'est pas 3 mandats mais 13 dont 11 actifs que Delevoye déclare...

Un véritable insoumis à la publication cet homme "de biens" (pour lui surtout)

https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/12/14/transparence-jean-paul-delevoye-declare-finalement-treize-mandats-et-regrette-une-erreur_6022904_823448.html

Transparence : Jean-Paul Delevoye déclare finalement treize mandats et regrette « une erreur »
Le Monde a pu consulter la nouvelle déclaration d’intérêts rédigée par le haut-commissaire aux retraites, qui revoit à la hausse les salaires reçus.

Treize mandats au total, dont onze toujours actifs, contre seulement trois initialement déclarés, et des salaires révisés à la hausse… Le Monde a pu consulter la nouvelle version de la déclaration d’intérêts envoyée dans la soirée du vendredi 13 décembre par Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire aux retraites, à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Ce qui me paraît bizarre est que quand je consulte le profil de l'individu (eh bien oui, c'est tout de même un sacré individu) sur le site de la HATVP, je ne vois pas grand-chose de ces 13 mandats ??

https://www.hatvp.fr/fiche-nominative/?declarant=delevoye-jean-paul

Il est vrai que nous n'allons pas payer des heures sup de fonctionnaires pour mettre à jour sa fiche, le gouvernement n'est pas pressé, attendons lundi 13 décembre afin qu'il rencontre les représentants syndicaux avec le Premier ministre...

Quant à sa déclaration de patrimoine il doit être en train de la rédiger

:-((

Giuseppe

@ HOPE | 14 décembre 2019 à 15:22

TTTRRRRUUUUIIIIIIIITTT !

Je savais bien qu'il me manquait quelque chose, mais je n'ai pas osé déranger celle qui surveillait le lauréat de conservatoire, se permettant de le corriger pendant ses entraînements (à un certain niveau la musique rencontre le sport)... Bon, ceci est pour la petite histoire.

Je me suis donc tourné plutôt vers mon voisin, il m'a confirmé que c'est vous qui avez raison - lui a participé à au moins une finale de championnat de France de rugby de première division (avant le professionnalisme) -, et donc je lui accorde ma confiance en matière de sifflet.

Il a tellement entendu le roulement de la bille - il était un peu tumultueux à son époque -, donc que je me range à son jugement d'expert.
Les trois TTT d'entame sont importants, très importants, sans appel, l'autorité sans faiblesse et l'arrêt du jeu pour la sanction à venir.

Ce soir sera une veillée d'armes sans illusion, l'ogre de la poule devrait dévorer le petit Poucet, en plus à domicile, mais ce n'est pas grave c'est du sport amateur ; heureusement la 4L n'est pas décapotable mais surtout étanche, car les pluies sont diluviennes, on ne va pas non plus en faire une voiture amphibie... Demain il fera beau elle nous conduira au stade sans se noyer.

Nous avons pu voir que quelques énergumènes vous ont pris à partie, bon, mon voisin pouvait vous prêter les crampons de son époque, faits pour terrains boueux, je ne sais pas si aujourd'hui ils seraient autorisés, ils sont un peu longs, alors l'escrime toujours, nous sommes aussi voisins du pays de d'Artagnan.

Pierre Blanchard

@ Giuseppe | 13 décembre 2019 à 22:23
RRRUUUUIIIIIIIIIIIITTT !! (coup de sifflet final)

@ HOPE | 14 décembre 2019 à 15:22

Ce n’est d’aucune façon RRRUUUUIIIIIIIIIIITTT mais: TTTRRRRUUUUIIIIIIIITTT, ce qui n’a, vous pouvez en juger par vous-même, strictement RIEN à voir.

—-

STOP tous les deux, attendons la décision du Conseil de sécurité de l'ONU qui, après consultation de divers "bruiteurs" viendra éclairer le monde comme cela est son habitude.

ps 1 : https://www.dailymotion.com/video/x3ogn9
ps 2 : spécial Guiseppe
https://www.youtube.com/watch?v=93-JH82yy-o
https://www.youtube.com/watch?v=4THVx54MoBo

Giuseppe

@ Bruno | 14 décembre 2019 à 16:47

Rassurez-vous ce que faisait JPD les citoyens savaient "à peu près", mais quand on vient leur chercher des poux dans la tête et leur demander des certificats de bonne conduite, qu'il cire d'abord ses souliers, ce cumulard de premier ordre, les siennes sont crottées.

La publication du Professeur Patrice Charoulet, à propos d'Yves Michaud, est bien lucide et très claire, quand on veut donner des leçons de maintien il faut d'abord savoir se maintenir et avoir les "fesses propres"- je me permets Bob.
L'exemplarité, l'éthique, ça vous parle ?

J'ai lu que Le Monde avait encore des pages en réserve sur cet obèse de mandats, à ce point-là c'est du compulsif, même son portefeuille déborde, l'oubli, la négligence a bon dos, le sien est large.
Un hémiplégique des tiroirs-caisse dont la France semble regorger, ce n'est plus de la phobie administrative c'est de l'étourderie, la simple étourderie, lui qui doit manier autant de régimes de retraite disparates, il faudrait donc avoir confiance en un tel...

Il était dans une nébuleuse IGS et pompait, raclait, pompait toujours - à son âge -, quelques misérables sous de plus, quelques méchants subsides de plus, les soignants apprécieront et les autres aussi.

Ce pauvre retraité méritant, infatigable - des journées que même Galilée en aurait rêvé -, la pelle et la pioche à la main, lui qui a tant produit dans sa vie, la preuve ! à 72 ans il exerce encore, il serait encore capable ce grand serviteur de lui-même de s'octroyer le degré le plus élevé de la pénibilité.

https://monde.taibaweb.com/index.php/2019/09/15/delevoye-un-cumulard-qui-noffrira-pas-aux-francais-le-systeme-dont-il-beneficie/

Wil

"Delevoye de garage, non ?"

J'avais pas percuté hier, comme quoi mon cerveau n'est plus au top, mais M. Bilger qui se laisse aller à des jeux de mots tout pourris, ça me fait plaisir au fond.
C'est bien vu, ça rapproche le bon bourgeois du populo et donc de mon niveau intellectuel.
Je doute que ça dure malheureusement, ou heureusement, c'est selon, mais tout le monde a le droit de se laisser aller de temps en temps. Même M. Bilger.
Par contre j'attends évidemment un jeu de mots aussi pourri de la part de Mme Bilger ;-)
Ça, ça serait vraiment quelque chose ! ;-)

Pierre Blanchard

@ jack | 14 décembre 2019 à 19:13

Chacun voit ce qu'il veut voir, moi j'ai vu cela

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/a-nancy-une-enseignante-interpelle-edouard-philippe-1208816.html

Et surtout le sourire ironique d'un Edouard Philippe qui reprend la parole... en pensant certainement à JP Delevoye qui désamorcera certainement le malaise enseignant et pas que !!

stephane

Enfin une cohérence du gouvernement et de Macron:
le soutien apporté à JPD suit ceux apportés à Benalla et à Richard Ferrand, en passant par Juppé.

jack

La retraite des profs

13 décembre 2019, séance d'explication houleuse à Nancy en présence de profs, du Premier ministre et de Monsieur Blanquer retransmise en direct sur France Info.
Pourtant, on peut échanger, même en opposant des arguments contradictoires. Il suffit de respecter son interlocuteur.
Une grande partie des profs présents est restée calme mais ferme et déterminée. La discussion était alors intéressante.
Une autre partie a eu un comportement outrancier, dédaigneux. Des relents d’une bonne vieille gauche arrimée à ses certitudes.
On agresse, on hurle, on mâche du chewing-gum, on en voit même habillés en survêtement...
D’aucuns demandent la parole inlassablement. Enfin, lorsqu’ils l’obtiennent, ils hurlent un slogan en faveur d'une généralisation de la grève, remettent leur petit manteau et quittent la salle. En voilà un bel échange !
Pourvu que leurs élèves n’adoptent pas les mêmes comportements.

Catherine JACOB

«...nos oublis répétés seront pardonnés puisque, bien sûr, nous serons de bonne foi comme JPD ! Je ne recommande à personne de tenter l'expérience auprès des services publics, de l'Administration et de l'Etat. »

Ha ha ha, c’te bonne blague.
J’ai un jour entendu un avocat dire que « la bonne foi (bona fides) c’est ce qu’on plaide quand il n’y a rien d’autre à plaider.
Et pourtant c’est là un standard juridique dont dispose l'article 2274 du code civil lorsqu’il édicte : « La bonne foi est toujours présumée, et c'est à celui qui allègue la mauvaise foi à la prouver. »

La bonne foi est donc comme l’impartialité des magistrats, toujours à présumer😉 et pourtant !!

Cela étant précisé, oublier qu’on est administrateur de la SNCF quand on organise la suppression des les régimes spéciaux de retraite, il faut le faire ! Mais peut-être n’est-ce pas un oubli, juste un simple acte manqué.

jack

Bof, rien de trop grave.
Il n'a pas fraudé le fisc et il n'est pas impliqué dans l'affaire des assistants parlementaires européens, ni dans les kits de campagne. D'autres ont du souci à se faire avant lui.

Patrice Charoulet

C'est la meilleure, celle-là !

J'ai copié-collé des réflexions du philosophe Yves Michaud, ancien cacique de l'agreg, sur mon mur et ce blog.

Du coup, sur Facebook, je lis ceci :

"Affichez votre badge de super fan pour vous différencier sur Yves Michaud et par rapport aux autres abonnés. Par exemple, les personnes verront le badge quand vous commentez les publications de Yves Michaud. Il n’apparaît pas quand vous commentez les publications d’autres pages."

Je trouve ces réflexions dignes d'être lues et je les diffuse.
Super fan ? Nenni. C'est bon pour les chanteurs et les chanteuses de variétés !

"Différencier sur", au demeurant, n'est pas français. A-t-on voulu traduire du bon anglais en mauvais français ? La machine marche toute seule, je crois plutôt.

breizmabro

Monsieur Delevoye, haut fonctionnaire, retraité de la fonction publique depuis un bout de temps, qui touche une retraite sans doute bien cotisée, nous vend "une pension pour les nuls" à mille euros, et les régimes spéciaux pour les travailleurs ayant occupé un (des) postes pénibles durant leur vie active.

C'est son côté porte-à-porte d'assurances, genre Préfon retraite.

Monsieur Delevoye qui n'a jamais eu une vie 'active' pénible nécessitant un régime spécial, nous prouve par ses engagements bénévoles APRES sa retraite, tant auprès de l'FPASS, l'IGS (les mêmes), la fondation SNCF, l'ORPC et l'ING que, après avoir fait ministre de Chirac, on peut très bien travailler jusqu'à 72 ans. La preuve.

Comme vous pouvez le constater, monsieur Delevoye ne fait pas partie de ces pigneurs de Gilets jaunes, de ceux qui disent que leur frigo est vide au quinze du mois, et gnagna... et gnagna. Non Monsieur Delevoye n'est pas une pleureuse de rond-points, il fait des missions de bénévolat, en toute discrétion, non pas au Restos du cœur, mais tout de même dans des instituts de formation pour les futurs assureurs privés de la génération à venir, dont celui de son pote Roger Serre qui, pour le remercier de son bénévolat à IFPASS le fait rémunérer par sa filiale IGS cinq mille boules par mois pour qu'il puisse enfin remplir son frigo après le quinze du mois.

D'un autre côté, à 72 ans, on peut avoir des soucis de mémoire. Du coup monsieur Delevoye n'entend pas dire qu'il fait de la phobie administrative mais juste que de temps à autre, un peu comme la Balkany family, il 'oublie' de faire quelques déclarations. Des broutilles eu égard à ses retraites cumulées. Pas de quoi fouetter un chat. Du reste la Haute Autorité ne le lui reproche pas.

Mais où va-t-on si l'on commence à demander à messieurs Delevoye ou Ferrand président de l'Assemblée nationale (mis en examen), d'être ce qu'ils demandent aux autres : d'honnêtes hommes ou femmes ?

Edouard Philippe leur garde tout son soutien. C'est bien, c'est beau, c'est généreux.

Si ç'avait été Manu il aurait ajouté : "que ceux qui ne sont pas d'accord viennent me chercher !" ça nous aurait fait un petit coup de remember et ça aurait eu de la gueule. Non ? :D

Adéo

Trekker

@ Robert | 14 décembre 2019 à 12:01
"C'est effectivement le sentiment que j'ai ressenti depuis l'élection de monsieur Chirac en 1995 lorsqu'il a choisi monsieur Alain Juppé en lieu et place de monsieur Philippe Séguin, puis avec monsieur Sarkozy, sa création de LR et jusqu'à maintenant."

Vous faites bien de rappeler le choix d‘Alain Juppé au détriment de Philippe Séguin par Chirac, juste après son élection à la présidence. Alors que sa campagne fut axée sur la fracture sociale, au point que feu « L’Evénement du jeudi » titrait à son sujet : "Où s’arrêtera la dérive gauchiste du Chi ?"

Ce fut quasiment le feu vert pour tous les futurs reniements présidentiels, et ceux-ci furent hélas la règle de tous ses successeurs, de Sarkozy à Macron. Comme vous l’écrivez fort justement, quand ils claironnent Nation et République, ils pensent Europe supranationale et technocratie non élue, etc.

Bruno

Certes, mais tout ceci n'était pas bien difficile à découvrir et n'avait intéressé personne jusqu'ici. Qui donc a soudainement bien pu être aussi acharné à la démolition de l'image de JPD ? Des adversaires aux yeux soudainement dessillés ou bien des "amis et/ou collègues" pressés de lui tailler un joli costume de fusible ?

Xavier NEBOUT

Comment ça une voie de garage ?
La place de cet individu est en prison.

Par ailleurs, lorsque les voyous se serrent les coudes, il faut dénoncer le chef des voyous.
Et le chef des voyous, c'est Macron.

Et puis, il faudrait enfin prononcer les mots. Ce sont des fripouilles, une pègre, des voyous, de la racaille. A mettre en camp de "rééducation" à la Boudarel, de "formation" à la chinoise, et je me modère pour ne pas être taxé de nazi.

--------------------------------------------------

@ Pierre BLANCHARD

Comme le rappelait dans ses cours à la fac de droit de Bordeaux le célèbre professeur Conte, nous n'avons pas à utiliser le terme "république bananière" à propos de pays qui auraient à nous en apprendre sur l'intégrité de la justice.

Nous attendons que le parquet se saisisse du cas Delevoye avec la célérité dont il a fait preuve avec Fillon. Nous n'oserions pas croire qu'il fait partie de la même bande de fripouilles ! La Fraaaaaance !

Vous avez dit "fripouille" ? Vive Macron !

P.-S.: Il est en effet urgent de se débarrasser de Didier Migaud à la tête de la Cour des comptes. Il n'est manifestement pas assez corrompu et ses dénonciations deviennent insupportables. Avec Moscovici, on se retrouverait entre gens de bonne compagnie...

-----------------------------------------------

@ Trekker

Lorsque vous opposez le droit à des élus, vous êtes taxé de fascisme !
Logique, puisque vous remettez leur légitimité en cause.
Alors si comme avec Balkany, vous avez affaire à un enfant de déporté, vous êtes un nazi.
D'une manière générale, dans ce monde, le mot "droit" est un gros mot.
La plupart des élus n'en ont jamais lu une ligne. A Sciences Po et à l'ENA, le droit, c'est l'art de s’asseoir dessus.

stephane

Jean-Paul Delevoye était le candidat de Chirac pour la présidence du RPR avant que la victoire d’Alliot-Marie oblige le parti à se fondre dans l’UMP pour éjecter la victorieuse MAM.
Je me suis toujours demandé ce que JPD avait de chiraquien ; me voilà renseigné.
Attendons de constater des relations avec la famille Pinault et ce sera l’estocade finale.

caffer

Non non, le calembour est tout à fait excellent !

Lucile

Bien d'accord avec le fond du billet et la chute est géniale !

"Je ne ris plus". Quatre petits mots qui ne vont sans doute pas faire peur aux intéressés, s'ils parviennent à leurs oreilles ; mais ces derniers devraient les prendre au sérieux, tant ils résument bien ce que pensent beaucoup de Français. D'habitude on les entend dans la bouche d'adultes s'adressant à des enfants qui se tiennent mal, et qui espèrent s'en tirer en faisant les guignols.

Bref, à des tricheurs.

Alpi

@ Patrice Charoulet
"Apparemment, M. Delevoye est généreusement rémunéré au titre de président d’un think tank de très récente apparition appelé Parallaxe associé à un collectif miraculeusement à but non lucratif HEP (Humanisme, Entreprenariat, Professionnalisme) émanant lui-même d’un groupement lui aussi non lucratif le groupe IGS, fédération d’associations indépendantes à but, elles aussi, non lucratif, dont l’objet est, je cite, « d’apporter des solutions de formation à l’ensemble des publics à travers cinq activités : écoles, alternance, apprentissage, formation continue, insertion et transition professionnelle ». Bref, il y a du non-lucratif partout, sauf pour les poches de M. Delevoye..."

Tout ce beau monde gravite autour des organisations professionnelles, organisations à but non lucratif. Cela n'empêche pas l'argent d'y circuler. Selon le système des poupées russes que vous évoquez, ces organisations, financées par les cotisations des adhérents, créent leurs petites "pompes à fric", vendeuses de services en particulier. Jusque-là, rien de répréhensible, ce n'est pas de l'argent public, les adhérents le versent librement.
Mais ces petites "pompes" sont également des "suceuses de subventions" auprès de l'Etat, de la région, du département, directement ou au travers d'agences nationales ou régionales (dont l'utilité reste souvent à démontrer...). Pour faire tourner tous ces "machins", il faut du monde et on se paie des Delevoye ou équivalent, qui font bien sur la page d'accueil du site internet !
Certes, je grossis le trait et caricature un chouïa, mais cela existe bel et bien.
Le problème, c'est que Delevoye est cramé et que les syndicats vont exploiter le filon jusqu'à la corde. Vaudrait mieux le débrancher avant qu'il soit atteint du syndrome Fillon.

Michel Deluré

Comment reprocher à monsieur Delevoye une telle omission alors que la liste des institutions auxquelles il participe s'allongeant exponentiellement de jour en jour, il découvre effaré peut-être seulement aujourd'hui, par la presse, qu'il est en fait membre de celles-ci !

Monsieur Delevoye est donc sans nul doute aussi sincère que ses confrères Cahuzac et Thévenoud lorsqu'il affirme sur son honneur qu'il ne s'agit là que d'un simple oubli, bien compréhensible lorsque l'on est un homme aussi demandé et à l'agenda par conséquent aussi chargé ! Le burn-out (excusez cet anglicisme !) le guette.

En tout cas, voilà un coup dur de plus adressé à cette réforme déjà pourtant bien mal engagée et qui n'avait point besoin de cela.

Michelle D-LEROY

Merci M. Bilger pour ce petit moment d'humour.

Il n'en reste pas moins vrai que l'exemplarité promise par le nouveau monde est de plus en plus dévoyée et que dans le contexte actuel, ça tombe plutôt mal.
Quand celui qui conseille sur la réforme des retraites pour baisser à terme le niveau des pensions même si on assure du contraire, bénéficie lui-même d'avantages liés à ses réseaux, cumulant retraites, salaires, émoluments et avantages divers.
Un comportement qui a de quoi mettre en colère les grévistes... et les autres.

------------------------------------------

@ Denis Monod-Broca
"Nous sommes Français d’abord par le français, notre langue commune, et elle n’est plus une langue."

Une langue censée souder les Français plus que tout autre aspect de notre civilisation mais, comme le reste, ce n'est qu'illusion.
Puisqu'après le "parler banlieues", le verlan (qui fut même admiré par François Mitterrand lors d'une interview), le franglais élitiste, voilà l'inénarrable Jack Lang, toujours en poste lui aussi, qui déclare que "l'arabe est pleinement une langue de notre pays".

Notre belle langue décline, comme le reste, même si on considère qu'une langue évolue. Là ce n'est plus une évolution mais une destruction.

Ceux qui snobaient les provinciaux et leurs vieux patois trouvent ces changements normaux ?

------------------

Dans un tout autre domaine, hier soir la ministre des Sports qui assistait à un match en compagnie de son époux, a été huée avec des "casse-toi Roxana" et autres quolibets.

Encore un événement qui prouve non seulement un rejet des politiques et du pouvoir mais aussi un manque de respect élémentaire envers les autorités.
Même si ce n'était qu'une poignée de jeunes, cela contribue à créer un contexte délétère et surtout pré-révolutionnaire.
Emmanuel Macron parle d'une réforme historique, ce qui est historique pour le moment c'est la déliquescence du pouvoir, qui, à chaque événement, aussi insignifiant soit-il, gagne du terrain.

HOPE

@ Giuseppe

Bravo pour votre commentaire que j’ai beaucoup apprécié. Comme d’hab en fait. SAUF (eh oui !), que l’état de nos relations étant ce qu’il est c’est-à-dire excellent, par honnêteté morale vis-à-vis de vous je me dois impérativement de vous dire mon profond désaccord, j’oserai même dire mon désaccord touchant au fondamental, quant à votre conclusion: RRRUUUUIIIIIIIIIIIITTT !!

NON ! NON NON ET NON !!! Ceci ne correspond en rien au coup de sifflet final voyons. Ce n’est d’aucune façon RRRUUUUIIIIIIIIIIITTT mais: TTTRRRRUUUUIIIIIIIITTT, ce qui n’a, vous pouvez en juger par vous-même, strictement RIEN à voir.

Demandez donc son avis à votre cher voisin, j’ai grande confiance en son jugement. Faites donc un petit tour dans la 4L pour en discuter, et revenez vers moi. Je suis cependant bien certain que la crise que nous traversons tous deux en raison de ce grave désaccord n’est que passagère. Nous saurons la traverser ! À très vite !!

Sophie

Dans le domaine de la co..erie, il n'y a pas à dire, nous sommes des premiers de cordée...

Au Maghreb, ces morts qui continuent à toucher leur retraite française. On se croirait dans un film comique !

Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles, ils auraient tort de se gêner puisque c'est une réalité.

https://www.capital.fr/economie-politique/au-maghreb-ces-morts-qui-continuent-a-toucher-leur-retraite-francaise-1357583fbclid=IwAR2wzUiByz9WTrEa1Tr1m4ZRgASv3e3orxPuziTrkZQC8qUlqNvvgFTU_mc

Lotus

@ Patrice Charoulet | 14 décembre 2019 à 11:46

Votre commentaire fait plaisir à lire, c'est rare chez vous, continuez sur cette lancée et vous aurez des lecteurs.

Cordialement.

Lucky look

Les poulets garderont leur régime de retraite, vous verrez que ce sera le secteur privé qui va écoper car on veut lui voler ses réserves. Et puis comme d'autres le disent Macron va rétropédaler et passer à 63 ans au lieu de 64 ans.

Pendant ce temps l'endettement augmente, l'invasion progresse, l'insécurité est une monnaie courante et nos lendemains vont encore déchanter.

Et les Anglais vont pouvoir espérer vivre dans un monde meilleur, le leur, tant mieux pour eux.

Isabelle

Le meurtrier de Sarah Halimi non poursuivi grâce à “une prise massive de cannabis” ?
La France, pays le plus stupide au monde.

https://www.valeursactuelles.com/societe/le-meurtrier-de-sarah-halimi-non-poursuivi-grace-une-prise-massive-de-cannabis-113954

Herman Kerhost

Vous vous trompez. Il est possible d'être intelligent et d'avoir un problème de mémoire. Je dirais même qu'un type qui est intelligent et sans mémoire est en fait très intelligent, ne comptant que sur sa capacité à résoudre des problèmes, et non à se souvenir comment ça marche.

Evidemment, cette intelligence ne se déploie pas dans le domaine de la politique...

Giuseppe

Les jours de JPD sont comptés, ce vieux monde pourri que la majorité des citoyens exècre, vivant sans scrupules de participations dans des nébuleuses qui ne produisent que du vent.

Honte à lui obligé de démissionner à plusieurs reprises, un pays exsangue et un système que de tels personnages - lui, haut-commissaire -, peuvent encore piloter.

Et lui, toujours lui, goinfré de pensions, retraites et rémunérations biaisées, comment peut-il loyalement engager des réformes sur un des socles les plus importants de notre société ? La vie des citoyens, leur avenir, leur vieillesse.

On nous prend vraiment pour des c*ns, des couillons je voulais dire, mais trop gentils, Pagnol c'est pour la culture et la douce réflexion de gens simples.

Comment un pays comme le nôtre, un Président "si intelligent", peut-il confier une mission d'une telle ampleur à un décomposé d'un système politique vermoulu ?
Comment se peut-il que personne ne se soit inquiété de cette méchante endogamie politique sur laquelle les gens et les citoyens crachent ?

Les enquêtes CEVIPOF - même si l'échantillon est mince -, révèlent une logique pérenne de rejet de ces branches en décomposition de la politique.
L'argent de la formation, et ses subventions, en sont devenus la banque de tous ces inutiles qui se gavent, goinfrent, vivent sur le dos des en recherche de formation, justement.

Quand la baraque va-t-elle être cassée ? Quand donc cet argent va-t-il être pesé ? Les besoins sont immenses, l'éducation et la formation professionnelle sont au coeur du contrat de la réussite de notre pays.

Comment notre Président peut-il embaucher un zozo pareil ? qui n'en finit pas de démissionner, qui continuait de vivre et prospérer aux guichets des repus.

Assez, assez, assez ! alors que l'industrie cherche des formés, d'autres mettent des crépines dans tout ce qui rapporte à leurs intestins et à leurs fonds de pension personnels. Désespérant.

Sophie

Delevoye de garage... Il ne nous reste plus que quelques mots pour tenter de relativiser...
La République bananière française a encore de beaux jours devant elle, soyons-en sûrs !
Bonnes fêtes de fin d'année à vous tous.


Savonarole

Il y a peu on disait de lui que c’était le dernier « gaulliste social » après Philippe Séguin, René Capitant, Philippe Dechartre, et tant d’autres statues stèles du gaullisme. Les syndicats ont négocié avec lui pendant 18 mois sans broncher. Ses logorrhées interminables ne les ont pas effrayés, il était la caution de gauche, menhir gaulliste d’un gouvernement composé par Pierre Bergé, Xavier Niel, Matthieu Pigasse, et le board du journal Le Monde.
Ces trois mousquetaires du néant pensaient pouvoir tondre un œuf et noyer un poisson dans l’eau.
« Il faut réduire le caquet du coq gaulois » (BHL)

Patatras, voilà que des gueux au QI d’huître ont flanqué à terre toutes leurs espérances.
Le gaulliste social s’avère être un collectionneur de postes de conseil d’administration, ou après deux heures de causeries on part se régaler dans les meilleurs restaurants et où on touche une indemnité annuelle conséquente.
On voit mal quelle « passion pour le politique » on peut avoir. Sinon le dégoût.

Patrice Chaorulet

VARIA

L'Algérie vient de passer d'un peuple sans président à un président sans peuple. (Jean-Pierre Filiu, 14 décembre 2019)

La violence verbale prépare la violence physique. (Olivier Beaud)

On aura bientôt Singapour-sur-Tamise. (Patrick Martin-Genier, déc.2019)

Ceux qui sont réduits à l'opposition se trouvent souvent rois du contrôle. (Alain, 1931)

A la SNCF, il y a deux retraités pour un cotisant. (Philippe Bas, 15 décembre 2019)

- Qu'est-ce qui va orienter votre politique étrangère ?
- Les événements. (X)

La guerre froide est restée froide. (Hubert Védrine, 2018)

La rage de vouloir conclure est une des manies les plus funestes et les plus stériles qui appartienne à l'humanité. (Flaubert)

Il n'y a sans doute point d'homme qui ne s'enivre à faire le Napoléon, si on le lui permet. (Alain, 1934)

Tous les abus sont secrets et vivent du secret. (Alain, 1934)

Le compte à rebours démographique...(Hubert Védrine, 2018)

Zemmour est un homme politique. (Jean-Christophe Lagarde, dans l'émission « Zemmour et Naulleau », déc. 2019)

La théâtrocratie...(Michel Maffesoli, 2019)

La fin d'un monde n'est pas la fin du monde. (id.)

Tout est sujet. (Flaubert)

Nous nous plûmes et nous nous revîmes. (X)

(Parlant de Trump) L'investiture d'un pitre... (Pascal Perrineau, 2019)

Si Macron plie, l'électorat de droite retournera à ses premières amours. (François Bazin, déc. 2019)

Robert

@ Trekker | 13 décembre 2019 à 23:47

Exact. C'est effectivement le sentiment que j'ai ressenti depuis l'élection de monsieur Chirac en 1995 lorsqu'il a choisi monsieur Alain Juppé en lieu et place de monsieur Philippe Séguin, puis avec monsieur Sarkozy, sa création de LR et jusqu'à maintenant.

Tous nos politiciens (pour ne pas dire politicards) ont toujours utilisé les mots Nation, République pour endormir le peuple français par la com, alors même que leur politique était supranationale, antirépublicaine et purement technocratique et européiste. En ce sens, malgré ses prétentions à instaurer un nouveau monde idéalisé, monsieur Macron en est le digne héritier et poursuit la destruction de la France en tant que nation.

Patrice Charoulet

Cher Philippe,

Je viens de lire avec intérêt vos réflexions sur Delevoye. Le 11 décembre, j'avais mis sur mon mur Facebook les réflexions du philosophe Yves Michaud, qui valent aussi le détour :

"J'ai fait quelques recherches plus détaillées sur le cas Delevoye.
Les résultats sont accablants pour la classe politique - macronienne certes mais en général certes aussi. N'oublions pas que ledit Delevoye a été ministre.
La prétendue crise de la démocratie est en fait une crise morale profonde de ses prétendues élites profiteuses et hypocrites.
Voici ces résultats sur le grand honnête homme qui gère la réforme des retraites.

L'omission par M. Delevoye de sa participation, assure-t-il bénévole, au conseil d’administration d’un certain Institut de formation de la profession de l’assurance (Ifpass) est grave mais si cette participation est vraiment bénévole, elle n’est pas pendable.

Le reste de la déclaration d’intérêts de ce monsieur auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique est en revanche bien plus parlant.

Apparemment, M. Delevoye est généreusement rémunéré au titre de président d’un think tank de très récente apparition appelé Parallaxe associé à un collectif miraculeusement à but non lucratif HEP (Humanisme, Entreprenariat, Professionnalisme) émanant lui-même d’un groupement lui aussi non lucratif le groupe IGS, fédération d’associations indépendantes à but, elles aussi, non lucratif, dont l’objet est, je cite, « d’apporter des solutions de formation à l’ensemble des publics à travers cinq activités : écoles, alternance, apprentissage, formation continue, insertion et transition professionnelle ». Bref, il y a du non-lucratif partout, sauf pour les poches de M. Delevoye...

Première remarque : on est au royaume bien connu des poupées russes entrepreneuriales : un think tank Parallaxe emboîté dans un collectif HEP lui-même émanant d’une fédération IGS. Dernière toute petite poupée au sein du montage et coup de pied de l’âne : l’Institut de formation de la profession de l’assurance (Ifpass), qui est au coeur des critiques faites à M. Delevoye, est, lui-même, détenu en majorité par... IGS. Voilà qui s’appelle de l’endogamie, voire de l'inceste.

Seconde remarque : on est au royaume de la formation professionnelle continue qui en France pèse quelque chose comme 30 milliards de cotisations entreprise. Merveilleux royaume des organisations à but non-lucratif solidement financées.

On comprend que le think tank que préside monsieur Delevoye est censé déplacer le vision des choses en introduisant un autre regard (d'où le beau nom de Parallaxe que le quidam ne risque pas de comprendre)
Ça pense donc sec - et ça rapporte aussi.

L’étonnant est en effet le montant des rémunérations annuelles nettes de monsieur Delevoye au titre de sa présidence pensante : plus de 64 000 euros pour un think tank dont on n’a encore vu aucune production (j’ai cherché en vain et n’ai rien trouvé), et qui semble regrouper d’illustres inconnus assurément compétents mais tous plus ou moins liés à la formation professionnelle et beaucoup à... IGS.

Reconnaissons que tout ça est royalement payé – d'autant que monsieur Delevoye a quand même pas mal de travail dans ses fonctions para-gouvernementales puis gouvernementales et qu'on se demande quand il peut présider son think tank, si celui-ci effectivement fonctionne. Cumul, cumul, quand tu nous tiens ! Je n’ai pas dit « emploi fictif », ça, c’est bon pour les temps Chirac.

Monsieur Delevoye est un travailleur infatigable, un grand chrétien dispensateur tout aussi infatigable de bonnes paroles humanistes, pas un de ces grévistes attachés comme des arapèdes à leurs régimes spéciaux scandaleux, mais, doux Jésus, comme disait François Mauriac caressant le manteau de fourrure de madame André Maurois, rien n’est gratuit au royaume de l’humanisme.

J’ajoute pour pimenter la réflexion en matière de régimes spéciaux que Monsieur Delevoye, aujourd’hui âgé de 72 ans, est ancien parlementaire, ancien ministre, ancien médiateur de la République, a été maire de longues années, a présidé le Conseil économique et social pendant quatre ans. Je suppose qu’il n’a pas oublié de faire valoir ses droits à la retraite dans chacune des activités où il s’est tellement et si généreusement dévoué au bien public. Il touchait aux dernières nouvelles un salaire mensuel de près de 10 000 euros comme haut commissaire à je ne sais plus quoi… Ah ces journées de 48 heures et ces années de 104 semaines !

N’y a-t-il pas quelque chose de pourri au royaume de Jupiter ?"

Robert Marchenoir

C'est un régal d'avoir droit, à la fois, à l'almanach Vermot et à un billet délicieusement méchant (tout est relatif).

Oui, c'est un droit de l'homme de faire des blagues vaseuses ! On va se gêner ! Que nous reste-t-il d'autre, de toute façon ?
______

@ Denis Monod-Broca | 13 décembre 2019 à 23:14
"Sans foi en la langue, foi dans le sens des mots, nous ne sommes plus rien."

Judicieuse remarque.

Exilé

On nous a dit et répété durant des semaines que Jean-Paul Delevoye était un homme remarquable, qu'il avait une riche expérience, et que pour traiter le problème des retraites il serait compétent et exemplaire.

Mais ce monsieur, qui s'est fait remarquer quand il était au CESE (le comité Théodule servant à caser les copains) pour avoir refusé de recevoir la pétition de 700 000 signatures transmise par LMPT, doit probablement sa surprenante carrière plus au fait qu'il soit bien logé qu'à des mérites ou à des qualités dont il semble difficile de trouver la moindre trace.

Combien sont-ils comme lui à occuper des postes à l'intitulé ronflant mais ruineux pour le contribuable, où certains en profitent aussi pour exercer leur pouvoir de nuisance ?

PAUL

Vous avez raison d’être ironique. Comment la situation de Delevoye auquel le gouvernement "garde toute sa confiance" ne peut-elle révolter le citoyen, traqué par les radars et assassiné par sa feuille d’impôts ?

marie

Les "manquements" de monsieur Delevoye sont donc considérés comme anodins puisqu'il garde la confiance de monsieur Macron et monsieur Philippe.
On pourrait dire qu'avec toutes ses "affinités" il a méprisé les convenances, les règles et que c'est justement pour ça qu'il a toute sa place au gouvernement !
Cela est bien triste mais c'est ainsi.

Saltapiou

Dans l'organigramme de la fondation SNCF, notre amnésique national voisine avec Thierry Lepaon mais... cela ne le dérange pas puisqu'il ne sait plus qui était ce haut "responsable", chargé de la décoration intérieure à la CGT !

Chemin de traverse

@ Wil

Rien à ajouter à votre commentaire.
L'art français de la critique in-construtive y est démontré.
A l'étranger on rigole sous cape de la présidence Macron qui
"plastronne à Bruxelles" (boureau).

Lucky look

@ Pierre Blanchard | 13 décembre 2019 à 22:32

Le club des pourris !

-----------------------------

@ Monsieur Philippe Bilger

Un beau salop*rd le monsieur. Ouste, du balai.
Quand cesserons-nous de nous laisser escroquer par des minables. Minables car escrocs !
Si nous ne sommes pas capable de donner un grand coup de balai dans cette Ve Ripoublique des copains-coquins, rien ne changera pour eux et pour nous.

Achille

« Trois oublis relevés en cinq jours dans sa déclaration d'intérêt à la HATVP. »

Trois oublis, ça commence en effet à faire beaucoup.
Un oubli peut passer pour une étourderie, deux oublis, cela commence à être de la négligence, mais trois oublis cela ressemble à de la malhonnêteté, à moins que ce ne soit de le phobie administrative comme ce fut le cas de Thomas Thévenoud l’éphémère (9 jours) secrétaire d’Etat au Commerce extérieur de François Hollande.

Personnellement je n’ai jamais vraiment aimé la personnalité de J-P Delevoye. Son attitude arrogante devant les journalistes qui l’interrogeaient sur son recadrage par Emmanuel Macron suite à ses initiatives en marge de la position du gouvernement.
On peut être un bon spécialiste des retraites et un très mauvais communicant. Ce qui semble être le cas de J-P Delevoye qui a un peu trop tendance à vouloir passer sa réforme en force.

Tout cela est bien dommage car la présentation faite par Édouard Philippe était excellente. Les femmes, les agriculteurs, les personnes travaillant à temps partiel sont manifestement gagnants avec la retraite par points. Seuls les hauts revenus (supérieure à 120 000€/an) payent un petit supplément.
Pour celui que ses détracteurs accusent d’être le président des riches, ce n’est quand même pas mal. Une solution que François Hollande aurait très bien pu proposer car en parfaite harmonie avec la pensée social-démocrate axée sur la redistribution.

caroff

La liquidation de Delevoye le dévoyé: un trophée pour les syndicats !
Il suffirait de consentir à 63 ans au lieu de 64 pour amadouer la CFDT... et finie la grève ?

Trekker

@ Robert | 13 décembre 2019 à 22:46
« Le nouveau monde de monsieur Macron est sans vergogne et en sus il donne des leçons de morale au petit peuple gaulois réfractaire... et se vautre dans la cuistrerie et le service de ses seuls intérêts.
Or, un peuple a besoin de reconnaître dans ceux qui le dirigent la rectitude et l'exemplarité. Alors il lui donne sa confiance. »

Là on est dans l’indécence et souvent même dans l’imposture car nos dirigeants, et le premier d’entre eux, n’hésitent pas à prendre des postures gaulliennes !

——————————

@ Wil | 13 décembre 2019 à 22:38
« Delevoye, la caricature du parasite de l'Etat français »

Le pire est certainement qu’il n’en a pas conscience, et même à ce jour. Quoique tout cela ne soit que vétilles comparé aux casseroles de Ferrand et aux turpitudes de Benalla !
Bien évidemment, car ils sont hors compétition, les trente ans de délinquance financière de Balkany…

Denis Monod-Broca

C’est désolant, désespérant...
Toujours ce même constat : les mots n’ont plus de sens.
Son « j’ai oublié » signifie « je le savais mais je ne l’ai pas dit ». Comment pourrait-il en être autrement ? Comment un responsable remplissant, ou seulement signant, les déclarations obligatoires pourrait-il oublier ce qu'il lui est expressément demandé de déclarer ?

Drame insondable : nous sommes Français d’abord par le français, notre langue commune, et elle n’est plus une langue. Elle est arme, elle est charabia, elle est mensonge... elle n’est plus langue véritable.
Sans notre foi en elle, elle n’est plus une langue, elle une novlangue...
Sans foi en la langue, foi dans le sens des mots, nous ne sommes plus rien.
Sans le français, et la recherche de la vérité, de la justice qu’il permet, à condition de croire en lui, nous ne sommes plus la France.
J’ai oublié, dit-il...

boureau

Delevoye de garage, non ?
Dans mon 19:18 de ce jour, je n'avais pas osé le faire !
Vous avez bien fait de le risquer cher P. Bilger. Ne le méritait-il pas ?

Ce cas d'école - et on ne sait sans doute pas tout - est très loin d'être rare.
La République est bien plus pourrie que l'on n'ose le dire.

D'innombrables politiciens, du bas jusqu'en haut de l'échelle, arrondissent très largement leurs rémunérations officielles par de nombreuses présidences de multiples organes para-étatiques ou membres de conseils d'administration de ces mêmes organes avec les avantages inhérents.

Là où est connue une rémunération dite "globale", il est aussi connu qu'il faut ajouter 30 à 40 % d’émoluments discrets difficiles à déterminer.

Jean-Paul Delevoye participe à la pourriture du royaume de Danemark. Pas besoin d'un Hamlet ! Comme des fruits blets, les informations tombent d'elles-mêmes.

Rien de tel pour relancer les Gilets jaunes. Et d'autres avec...

Et pendant ce temps, Macron plastronne à Bruxelles.

Cordialement.

Robert

Ayant déjà évoqué dans mon commentaire du billet précédent le cas Delevoye, je ne vais pas me répéter.

Ce billet insiste sur un aspect : l'honnêteté, l'incorruptibilité indispensables des serviteurs d'un État au service de l'intérêt général, d'un pays, d'un peuple, d'une nation. Le nouveau monde de monsieur Macron est sans vergogne et en sus il donne des leçons de morale au petit peuple gaulois réfractaire... et se vautre dans la cuistrerie et le service de ses seuls intérêts.

Or, un peuple a besoin de reconnaître dans ceux qui le dirigent la rectitude et l'exemplarité. Alors il lui donne sa confiance.
Après monsieur Ferrand, toujours au perchoir malgré ses aventures mutualistes, monsieur Benalla, exilé on ne sait où, monsieur Delevoye et d'autres encore, à qui sera-ce le tour ? Au président lui-même dont il semblerait selon certains bruits que les comptes de campagne ne seraient pas exempts de critique ?
Cela relève paraît-il du progressisme... Sur quoi peut dans ces conditions reposer une éventuelle confiance ?

Je crains que le discours moralisateur et lénifiant de monsieur Philippe mercredi dernier, compte tenu des révélations sur celui qui a présidé la fameuse concertation qui a abouti au projet de réforme des retraites, reste en travers de la crédibilité des fondements mêmes de cette réforme. Et que la défiance sera la seule réaction du peuple à l'égard de cette pseudo-élite...

Vérifiez votre commentaire

Aperçu de votre commentaire

Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.

En cours...
Votre commentaire n'a pas été déposé. Type d'erreur:
Votre commentaire a été enregistré. Les commentaires sont modérés et ils n'apparaîtront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés. Poster un autre commentaire

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Vos informations

(Le nom et l'adresse email sont obligatoires. L'adresse email ne sera pas affichée avec le commentaire.)

Ma Photo

MA CHAINE YOUTUBE

PRESSE, RADIO, TELEVISION & INTERNET

INSTITUT DE LA PAROLE

  • Formation à l'Institut de la parole
    Renseignements et inscriptions : [email protected]
  • L'Institut de la Parole propose des formations dans tous les domaines de l'expression et pour tous, au profane comme au professionnel de la parole publique. L'apprentissage et le perfectionnement s'attachent à l'appréhension psychologique de la personnalité et aux aptitudes techniques à développer. L’Institut de la Parole dispense des formations sur mesure et aussi, dans l’urgence, des formations liées à des interventions ponctuelles, notamment médiatiques. Magistrat honoraire, Philippe Bilger propose également des consultations judiciaires : conseils en stratégie et psychologie judiciaires.

MENTIONS LEGALES

  • Directeur de la publication : Philippe Bilger
    SixApart SA 104, avenue du Président Kennedy 75116 PARIS