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05 décembre 2019

Commentaires

Wil

@ Aliocha
"L'apocalypse est révélation, et l'incroyance préserve du fanatisme et de la pensée magique."

Et la fin du monde est proche, etc.
Pfiouuu, à 9 heures du matin quand même !
Il y en a qui commencent tôt.
Moi je picole mais rarement avant 16 heures vu que je me réveille à 14 et vu que j'essaie de me limiter à deux litres et demi de 16 par soir sinon ça devient n'importe quoi. Si j'attaque le pastaga, j'ai la gueule et ce qui reste de voix à Renaud en quinze jours.
Mais c'est vrai qu'à côté de certains je suis un petit joueur.
Etre bourré du réveil au coucher, c'est un vrai sacerdoce. Faut avoir la foi.

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@ Achille
"Faudrait pas qu’il monte le niveau trop haut quand même. Déjà qu’il n’y en a que deux ou trois ici qui apprécient ses « finesses » de pilier de bar ! :)"

Vous m'en voulez plus alors Achille ?
Tant mieux, y'a pas de raison.
Vous savez bien qu'un soir je peux être le pire des salopards et le lendemain le plus gentil des bonhommes (je sais, c'est pas souvent) et que de toute façon, tout cela n'a pas grande importance (euphémisme).
En tout cas, moi, j'ai rien contre vous.
Bonsoir.

Mary Preud'homme

@ Achille
"Selon une nouvelle étude soutenue par l'OMS et publiée dans la revue The Lancet Global Health, près de 16% des personnes âgées de 60 ans et plus ont déjà été victimes de sévices psychologiques (11,6%), de maltraitance financière (6,8%), de négligence (4,2%), de maltraitance physique (2,6%) ou d'abus sexuels (0,9%).14 juin 20173."

Exilé a tout a fait raison de souligner ce genre d'abus et de maltraitance spécifiques à l'égard des seniors, qui ne va aller qu'en s'accentuant eu égard à l'augmentation de la durée de vie.
Et sans aller jusqu'à les voler, combien de ceux qui sont en charge de ces personnes très âgées et souvent diminuées par la maladie les influencent, voire leur disent carrément pour qui voter lors des élections.
Raison de plus pour leurs proches d'être vigilants et de ne pas faire confiance à n'importe qui.

Wil

@ Lucky look
"Bonjour Wil, juste un bonjour pour vous dire que vous relevez le niveau de certains commentateurs de ce billet."

Bonjour à vous Lucky et merci pour l'encouragement. Moi qui doutais dernièrement vu que l'alcool a beaucoup diminué mes facultés mentales depuis un certain temps, me voici rassuré et prêt à repartir pour dix ans de co**eries du même genre ! YEAAAAHHH !
Je ne suis pas sûr que ça fasse autant plaisir à Mme Bilger que vous m'encouragiez comme ça mais bon, j'imagine que depuis le temps elle s'est fait une raison.
Et puis comme on dit dans la Légion "T'as signé, c'est pour en ch*er" donc elle est coincée.

Patrice Charoulet

Réponse admirable

L'écrivain Paul Claudel fut aussi diplomate. De 1895 à 1909, il fut diplomate en Chine, dans trois villes différentes, dont Shanghai.
Or, dans la dernière émission « Zemmour et Naulleau », sur Paris Première (qu'il ne faut pas supprimer et que je recommande à ceux qui ne l'ont jamais écoutée), un invité rapporte ceci :

On posa un jour à Claudel, après 14 ans de séjour en Chine, la question suivante :
« Que pensez-vous des Chinois? » Voici sa réponse :
« Oh ! Votre question m'embarrasse : je ne les connais pas tous ! »

Je trouve cette réponse admirable et j'ai fait des réponses voisines fort souvent, sans connaître cette réponse claudélienne, depuis des années.

Quand Zemmour disait des choses sur les femmes en général, je lui ai répondu maintes fois : « Je ne pense rien des femmes en général. J'ai un avis sur chaque femme que je connais bien et depuis longtemps. Je n'ai aucune opinion sur les milliards d'autres que je ne connais pas. Et sur chaque femme que j'ai bien connue, j'ai pu me tromper ».

Quand on me disait des choses sur les Noirs en général, je réagissais de la même façon. Je n'en pensais rien.
Et d'ailleurs, il n'y a sérieusement rien à en dire. Pour qu'on le comprenne bien, je ne parlerai que de Senghor et Bokassa, qui sont des Noirs tous deux, pour montrer que l'on ne peut rien dire des Noirs sans autre précision.

J'ai parlé des femmes et des Noirs. Mais la circonspection n'est pas moins recommandable dans mille autre cas de la vie courante, quand nous sommes tentés de juger les gens.
La circonspection et la justice.

La justice, je le dis en passant, offre à chacun un bon exemple de la manière dont on pourrait juger autrui.
Dans un tribunal français, on ne juge les hommes qu'un par un, sur dossier, avec des preuves, des témoins, des avocats, des experts, des débats... Aucun tribunal ne juge un milliard de Chinois, de femmes ou de Noirs à la fois. C'est un modèle à suivre.

Noblejoué

@ Sophie

France Culture.

J'espère que vous pouvez vous servir de votre ordinateur pour écouter la radio. Si oui, cela simplifie les choses. Au moment où vous êtes libre, vous choisissez votre émission.
On peut même, si on sait, sélectionner des favoris d'émissions à écouter plus tard.

Ainsi j'ai écouté une émission passant normalement la nuit, en plusieurs fois, sur Hitchcock. On peut faire ceci en regardant le programme sur Internet, sur plusieurs jours.
On peut aussi essayer de voir si un sujet qui intéresse se trouve sur France Culture en tapant France Culture, et je ne sais pas vos dilections, on va dire, la musique baroque. Ou des noms de compositeurs baroques.

D'un côté, je comprends que France Culture, et d'autres du même genre, veulent bien faire, mais cela est exaspérant comme quand on vous dit que quelqu'un qui vous a nui a pu ne pas nuire à tout le monde. Et donc, je dois moins l'en poursuivre ?
Mais outre la lecture, si vous avez les moyens et le temps de rentabiliser cet achat, vous pouvez acquérir des CD d'auteurs à écouter, je ne sais pas, en voiture. Ou bien, si vous avez le temps de vous y rendre, en emprunter dans une médiathèque.

Les richesses culturelles sont immenses et à notre disposition, il ne faut pas se culpabiliser de ne pas tout avoir lu, comme certains, ou comme d'autres se flatter d'en avoir plus parcouru que le commun, mais nourrir sa vie, et si on crée, son oeuvre, de ses trésors.
Le maître-nageur, le maître de danse, tous ces maîtres et d'autres, ne sont pas la nage, ne sont pas la danse. Si un maître est un obstacle, il faut l'écarter, s'écarter, sauf cas de public captif, vous voyez l'enfant dire qu'il ne veut pas d'un instituteur ? Impossible, mais si à cet âge, le maître le dégoûte d'apprendre, c'est plus grave qu'après, comme disait un sage, il ne fait pas bon être petit. Bref, mais nous, nous pouvons contourner certaines autorités fastidieuses le plus simplement du monde.

Exilé

@ Michel Deluré
"N'oublions pas non plus que celui qui produit est aussi celui qui consomme. Et le paradoxe est qu'il veut produire avec les meilleurs avantages sociaux (salaires, protection sociale...) ce qui impacte inéluctablement le coût de production alors qu'il veut en revanche consommer au moindre coût ce qui exigerait justement des coûts de production faibles !"

Exactement.
Et pour schématiser à l'extrême, la France devient un pays de chômeurs-consommateurs forcés de ne pas accepter de travailler en dessous d'un certain seuil fixé arbitrairement par le couple infernal apparatchiks-Législateur, et consommant avec boulimie ce que des millions de Chinois industrieux produisent, des articles de consommation courante high tech, parfois dans des usines gérées par le laogai...

Code du travail français contre laogai, à votre avis, qui va gagner ?

Achille

@ Exilé | 06 décembre 2019 à 18:13 (suite)

Je ne m’attarderai pas sur vos allégations fantaisistes concernant les immigrés qui s'empressent de se faire mettre au chômage dès qu'ils sont régularisés...

Elles relèvent de la propagande frontiste la plus simpliste destinée à un public prédisposé au départ à croire ce genre de fadaises.

Achille

@ Exilé | 06 décembre 2019 à 18:13
« Rires...
Vous n'avez pas l'air d'être au courant des déboires voire plus rencontrés par les gens - dont souvent des vieillards - qui font l'objet d'abus de confiance ou de faiblesse voire de pressions « religieuses » de la part « d’auxiliaires de vie » envoyés par la mairie du coin... »

Je ne sais pas d’où vous vient ce genre d’affirmation péremptoire.
Il se trouve que j’ai ma belle-mère qui a bénéficié d’auxiliaires de vie pendant pratiquement un an (jusqu’à son décès) et jamais elle n’a eu à se plaindre de leurs services, bien au contraire.
Il ne faudrait pas faire de quelques cas d’abus de confiance que vous avez pu lire dans la presse, une généralité. Les organismes qui embauchent ces auxiliaires de vie sont agréés. Nous avions d’ailleurs une fiche de satisfaction à remplir chaque semaine et la moindre insatisfaction pouvait faire l'objet d'une sanction.

Noblejoué

@ Aliocha
""Achever Clausewitz" analyse le traité de la guerre du stratège allemand, je ne fais que corriger vos imprécisions."

Ce traité prend son sens dans la rivalité franco-allemande.
Et donc, le livre de René Girard nous apprend bien des choses sur une oeuvre prenant place là-dedans, c'est très spécialisé, et ne saurait, je le redis, pas être l'oeuvre par laquelle on entre dans René Girard, ni d'ailleurs, à mon avis, la plus importante.

Mais on aurait aussi bien pu citer son bouquin sur l'anorexie ! Vraiment n'importe quoi.

"Quelle confusion, Noblejoué, quand donc vous décentrerez-vous, rien qu'un peu ?"

Quand on ne comprend pas ce que j'ai dit plus haut, on est mal placé pour parler de confusion !
Parler de se déconcentrer est aussi très révélateur, il ne faut surtout pas s'en tenir à Girard, et dans Girard, distinguer le général du particulier, non, surtout pas.
Il faut lâcher la proie du mécanisme scientifique pour l'ombre d'une lâche mystique.

Pour ma part, je rends à chacun son dû, ceci est à Girard, ceci est la doctrine de telle Eglise, ceci est le comportement des croyants, etc.
Et ceci est mon opinion.

Alix

@ Michel Deluré
"Il n'est qu'à considérer par exemple les contraintes qui pèsent sur l'industrie française (Code du travail, charges salariales, durée et absence de flexibilité dans le travail, lourdeurs administratives pour ne citer que ces aspects) et l'extrême difficulté, voire l'impossibilité, dans laquelle se trouvent ceux que vous nommez nos apparatchiks pour agir sur ces causes sans déclencher aussitôt le branle-bas de combat chez des syndicats pourtant minoritaires, non représentatifs et systématiquement contestataires pour comprendre les difficultés auxquelles ce secteur doit faire face alors qu'il a besoin de s'adapter régulièrement dans un contexte mondialisé, plus concurrentiel"

Oui, c'est pour toutes ces bonnes raisons, d'ailleurs, que Bernard Arnault est à la rue, presque ruiné !... Sans parler des Hermès et Bettencourt que j'ai croisés dans la rue faisant la manche.

Jean le Cauchois

Désenchantements et petit enchantement médiatiques. Je ne me crois pas spécialement franco-français mais je viens de tomber par hasard sur des séquences d'émission pleines d'enseignement.

- une émission animée par Michel Cymes recevant Nagui, franco-égyptien bien apprécié mais qui s'est cru obligé de raconter des démêlés avec un jeune policier, à Cannes, lors de sa jeunesse d'immigré...

- une émission de France 2 sur les retraites, lors de laquelle l'animatrice Léa Salamé, Franco-Libanaise de combat, interrompt en coupant la parole du ministre du Budget, pour la donner à un syndicaliste lambda qui se plaint d'avoir fait des études "bac + beaucoup"... pour gagner "pas beaucoup"...

- dans la même émission, la même Léa donne la parole à Sibeth Ndiaye, la Franco-Sénégalaise du gouvernement, qui expose longuement, sans interruption, des détails sur le nouveau régime unique projeté - pour avoir des commentaires "non-français" sur la journée de grève, je vais sur CNN puis Sky News, et je tombe sur Danièle Obono, la Franco-Gabonaise de LFI, qui s'exprime très bien en anglais...

- et puis pour compenser, lors de l'émission de dame Salamé, j'ai découvert madame Dominique Carlac'h, une Franco-Morbihanaise de talent qui m'a bien fait rire en disant quelque chose comme "organiser une retraite équitable tant pour les cigales que pour les fourmis n'est pas tâche facile..." sous le nez et la moustache de monsieur Martinez, très agréable à contempler ce soir-là !

Aliocha

Quelle confusion, Noblejoué, quand donc vous décentrerez-vous, rien qu'un peu ?
"Achever Clausewitz" analyse le traité de la guerre du stratège allemand, je ne fais que corriger vos imprécisions.
Ne prenez pas la peine de me répondre par une autre "omelette", terme de Lucky look qui m'avait bien fait rire et qui remplace la "tartine" usuelle, ce n'est strictement pas nécessaire.

Exilé

@ Achille
« D’abord cela divise par 28 le nombre d’immigrés à destination de la France, ce qui n’est déjà pas mal. »

Vous prenez des chasseurs professionnels d'allocations pour des imbéciles ?

Pourquoi iraient-ils par exemple dans des pays comme le Portugal où ils n'auraient « droit » à rien, ou du moins à pas grand-chose (comme quoi il serait possible d'imiter la grande sagesse du Portugal) ?

La loi sur l’immigration, votée le 26 juillet 2000, a permis aux étrangers de vivre et de travailler légalement au Portugal grâce à une autorisation temporaire de travail (émise pour une année renouvelable jusqu’à la limite maximale de cinq ans) mais qui ne leur permet pas de bénéficier du revenu minimum garanti, ni des allocations chômage.

https://www.cairn.info/revue-francaise-des-affaires-sociales-2004-2-page-109.htm

Donc comme d'habitude, ils se rueraient chez ces idiots de Français (entre eux, ils emploient souvent un autre qualificatif).

« Notre société a besoin de professionnels compétents et motivés dans des secteurs comme les métiers de bouche, le bâtiment, les aides à la personne. »

Rires...
Vous n'avez pas l'air d'être au courant des déboires voire plus rencontrés par les gens - dont souvent des vieillards - qui font l'objet d'abus de confiance ou de faiblesse voire de pressions « religieuses » de la part « d’auxiliaires de vie » envoyés par la mairie du coin...

Quant aux immigrés employés dans les métiers de bouche, ce sont souvent des immigrés illégaux (abusivement dits clandestins) qui s'empressent de se faire mettre au chômage dès qu'ils sont régularisés...
Et la boucle vicieuse se répète...

Mais même dans le bâtiment, les besoins en main-d’œuvre portent de plus en plus sur des métiers demandant savoir-faire et sérieux.
Pourquoi manquons-nous de plombiers valables (presque autant que de médecins), à votre avis, alors que c'est un métier en or ?

« De nos jours, les jeunes trouvent indigne d‘exercer un métier manuel, vu qu’ils ont tous eu leur bac surnoté et , pour les meilleurs, ont réussi à décrocher laborieusement un master 1 au bout de dix années d'études "supérieures" voire plus, vu qu'ils ont redoublé voire triplé leurs années. »

Il faudrait peut-être aussi voir là, en plus de la dégradation du niveau scolaire et même universitaire, un effet délétère du conditionnement idéologique que des enseignants irresponsables ont fait subir à leurs élèves, en les ayant persuadés que s'ils trouvent un « emploi » - le métier passe désormais au second plan - ils ne pourront qu'être « exploités » par un « patron »...

En fait, il n'y a pas en France de problème de chômage et/ou de manque de main-d’œuvre qualifiée, il n'y a qu'un problème de gauchisme maladif...

Michel Deluré

@ Exilé 06/12 13:33
« Mettons d'abord tout ce petit monde au travail, à condition que nos mirobolants apparatchiks ne cassent pas davantage l'outil industriel et nous verrons après ».

La casse bien réelle de notre outil industriel ne relève malheureusement pas de la seule responsabilité de ceux que vous appelez nos « mirobolants apparatchiks ».
Cette casse a de multiples causes et si nos politiques n'y sont pas étrangers pour partie, et pas la moindre j'en conviens, ils n'en sont pas pour autant les seuls responsables.

Il n'est qu'à considérer par exemple les contraintes qui pèsent sur l'industrie française (Code du travail, charges salariales, durée et absence de flexibilité dans le travail, lourdeurs administratives pour ne citer que ces aspects) et l'extrême difficulté, voire l'impossibilité, dans laquelle se trouvent ceux que vous nommez nos apparatchiks pour agir sur ces causes sans déclencher aussitôt le branle-bas de combat chez des syndicats pourtant minoritaires, non représentatifs et systématiquement contestataires pour comprendre les difficultés auxquelles ce secteur doit faire face alors qu'il a besoin de s'adapter régulièrement dans un contexte mondialisé, plus concurrentiel.

N'oublions pas non plus que celui qui produit est aussi celui qui consomme. Et le paradoxe est qu'il veut produire avec les meilleurs avantages sociaux (salaires, protection sociale...) ce qui impacte inéluctablement le coût de production alors qu'il veut en revanche consommer au moindre coût ce qui exigerait justement des coûts de production faibles !
N'étant pas dans une économie fermée, si vous trouvez la solution, je suis preneur.

Jean le Cauchois

"Quoi, après le désenchantement ?"

Cher PB, votre désenchantement est probablement récent mais pas le mien. J'ai vécu, dès mes premières années, le désenchantement de mes parents : après le Front populaire et les congés payés de 1936, les sirènes des Stukas en traversant la Seine sur un bac surchargé en juin 1940, début d'un exode de trois mois, ma mère, enceinte de quelques mois, sans nouvelles de mon père. Suivi de quatre ans d'occupation, de bombardements... Pour eux, l'enchantement a existé, grâce aux Américains : le cimetière de Colleville m'est familier.

Et puis j'ai grandi, vécu l'enchantement du redéveloppement de la France : je me souviens du propos d'un collègue ingénieur, lors d'un stage aux Etats-Unis "Tu te rends compte, on gagne autant qu'un Américain !".

Mais dans notre pays, il y avait les "US Go home" aspirant au communisme universel. Et on a eu Mitterrand, fin de l'enchantement (comme le dit très bien Mary Preud'homme dans son commentaire d'hier soir) et le début du désenchantement permanent, durable, limitant le bonheur de vivre ensemble en France, pour des raisons multiples.

On se trouve des compensations, des petits plaisirs, comme dans votre blog, régulièrement enrichi dès sa parution par des commentaires variés et heureusement contradictoires. Tous vos commentateurs ne sont pas désenchantés mais je ne les envie pas : ils n'ont probablement pas eu mon époque d'enchantement.

Isabelle

Désenchantement.

Avec la cohorte des pères-la-moraline et des actionnaires de la bien-pensance, difficile aujourd'hui de ne pas avoir la sinistrose.

De temps en temps, une phase de saine colère mais qui ne sert strictement à rien. C'est peine perdue, la France et les Français foncent allègrement dans le mur.

Un peu d'humour mais surtout du cynisme, du sarcasme, de l'ironie pour tenter de digérer la sale ambiance de la France.

Sophie

A force de subir à la radio comme à la télévision un lavage de cerveau constant, on finit par être désenchanté...

France Culture, une radio que j'écoutais avec plaisir il y a quelques années et que je n'écoute plus du tout.

"Vendredi 6 décembre. Ce n’est pas la grève pour tout le monde. Une certaine propagande ne connaît pas la crise, il y a toujours un message à faire passer. On commémore aujourd’hui, nous apprend le fil Twitter de France Culture, la mort de Frantz Fanon, disparu en 1961, un homme « très engagé sur les questions de la colonisation et de la conscience noire ». Une heure et demie plus tard, on nous présente le recueil Kalila et Dimna pour nous démontrer de « ce que La Fontaine doit aux Arabes ». Bon. Une demi-heure après, sur le même fil Twitter, une autre commémoration. Cette fois, il s’agit de celle de la mort de Malik Oussekine, l’étudiant d’origine maghrébine, pris à partie par des policiers, ayant trouvé la mort dans la rue, au milieu des années 80. Un drame, selon France Culture, « qui s’inscrit en pleine révolte étudiante contre la loi Devaquet et qui illustre les techniques policières..." Solange Bied-Charreton, Valeurs actuelles

Trop c'est trop !

https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/culture/sur-france-culture-un-esprit-douverture-toujours-plus-oriente-113748

genau

Il faut bien reconnaître que l'utilisation de Muray pour aborder une situation comme la nôtre n'est pas un exercice des plus simples, mais de là à parler d'escroquerie, il y a un temps de pause.
Voyons, notre régime de retraites pour parler d'actualité n'est pas un désenchantement, il est à l'ordre du jour depuis des années, a fait l'objet de nombreuses mises en garde, cataclysmiques pour certaines. Nous y sommes.
Nous n'avons été enchantés que pendant quelques années, dites glorieuses. Mais nous avons tous émargé à ce régime, où nous nous sommes endormis sur le confort de l'accroissement de la dette pour financer un régime réputé "celui que le monde nous envie".

Comme la Sécu, à ceci près que ces régimes sont tellement lourds à gérer et tellement ruineux dans leur prestation qu'ils en deviennent des cauchemars, ne faisant le bonheur cynique que de quelques administratifs et hauts fonctionnaires, gavés d'avantages qu'ils savent mortels à terme, qui gèrent des caisses décentralisées, dit-on.
Pour l'instant, on n'en sait pas assez, mais il se dessine une double hypothèse: d'une part, il y aura des perdants et des gagnants, inutile de faire un dessin et d'autre part, on ne relèvera pas le taux des cotisations, réputées déjà trop lourdes. N'importe quel chef d'entreprise sensé comprendrait qu'il faut changer de paradigme. Mais la France, non.

Donc, le financement du déficit ne peut provenir que d'une hausse de la masse cotisante. Celle-ci ne se trouvant pas en France, on va la chercher à l'étranger avec des tentatives jamais abouties de sélection et en même temps une chasse au régime dit libéral pour les emplois mal payés.
Voici le désenchantement qui pointe son nez: en revenir toujours à Lénine, "si le socialisme ne marche pas, c'est qu'on n'a pas été assez socialiste".
Et quel que soit le système présenté, il sera toujours plus compliqué que le précédent, et moins performant déjà parce que personne n'y croit.

Charles Maurras avait prédit en 1933 que les assurances sociales épuiseraient toutes les forces de la Nation. Nous y sommes.
Certes, elles ont créé un bien-être exceptionnel qui, mal compris et mal géré nous entraîne inexorablement vers la restriction pas acceptée, donc à la rébellion, et la perte de volonté responsable derrière les cérémoniaires de la langue de bois, CGT en tête, qui ressassent leurs mots d'ordre auxquels eux-mêmes ne croient pas.

Muray ne rend pas compte de cet entraînement fondé sur les nécessités de l'évolution.
Si on se fie à une mécanique logique, la crise ne peut aboutir qu'à un abandon de l'idée de réforme, donc à la même lente descente aux enfers, soit au chaos social où les idées faciles des marchands de somnifères iront jusqu'à l'avènement de la dictature souhaitée par eux.
Ce n'est qu'une opinion, artificiellement reliée au sujet, et donc sans portée.

Achille

@ Exilé | 06 décembre 2019 à 13:33
« Ce serait plutôt cinquante millions en Europe, mais cela ne change pas grand-chose… »

J’allais faire une réponse à Lucile lorsque j’ai vu votre commentaire.
Contrairement à vous, je pense, au contraire, que cela change beaucoup de choses.
D’abord cela divise par 28 le nombre d’immigrés à destination de la France, ce qui n’est déjà pas mal.
D’autre part cela permet aux employeurs de trouver une main-d’œuvre dans certains corps de métiers qui sont boudés par nombre de Français.

De nos jours, les jeunes trouvent indigne d‘exercer un métier manuel, vu qu’ils ont tous eu leur bac surnoté et , pour les meilleurs, ont réussi à décrocher laborieusement un master 1 au bout de dix années d'études "supérieures" voire plus, vu qu'ils ont redoublé voire triplé leurs années.

Notre société a besoin de professionnels compétents et motivés dans des secteurs comme les métiers de bouche, le bâtiment, les aides à la personne. Certes ce ne sont pas des métiers très gratifiants et ils sont peu rémunérateurs, surtout en début de carrière, mais une fois acquis une bonne compétence ils peuvent le devenir.

Les immigrés eux ne font pas la fine bouche et pourvoient le manque d’effectifs dans ces domaines essentiels. Heureusement pour l’économie française qui en a cruellement besoin. Aujourd’hui plus que jamais !

Noblejoué

Je vais vous dire ce qu'est le pardon. Qu'on me prouve le contraire ! Une monnaie d'échange.

Je pardonne, car l'Etat monopolise la violence, je ne peux me venger - ni même me défendre : sans arme. Cela garantirait ma sécurité.
Voire, mais en tout cas, pas ma dignité.
L'être humain a un outil pour façonner un autre outil : se battre sans arme est régresser au niveau de l'animal.

Je pardonne pour me faire bien voir. Cela veut dire faire sa cour auprès de gens dont on dépend et passer par perte et profit tout ce qu'ils peuvent vous faire. Ainsi, sa dignité est morte.
Sa justice aussi, car on a tendance à reproduire l'injustice qu'on subit sur d'autres.

Vouloir imposer le pardon, c'est comme vouloir imposer le commerce, la lettre de change, pardonne pour être pardonné.
Et donc, cela encourage l'injustice : pourquoi ne pas abuser puisque l'autre est obligé de pardonner ? Pourquoi ne pas abuser puisque je pardonne les abus que je subis.

Je veux rentrer dans mes frais, j'abuse !
Et que je me fais bien voir du voisin, et que je crois aller au Ciel.

De nos jours, des gens disent qu'il ne faut pas monnayer ceci ou cela. Mais le plus important l'est déjà : son bon droit, sa dignité.
Perdus, donc.

Les gens les plus opposés au pardon, même moi, peuvent être obligés de se commettre, et c'est très grave.
A mon avis, l'idée qu'il faut relativiser car la personne aurait, par ailleurs des qualités, n'a aucun sens. On n'est pas en position d'arbitre face à un ennemi. Dire qu'on peut être contaminé par cette façon de voir... Et ainsi, un talentueux aurait le droit de calomnier un non talentueux, de tourner en dérision.
Bien, un riche un pauvre, un populaire un impopulaire, un valide un invalide, non ? On est dans la justice ou la force, l'entre-deux n'existe pas. Et donc... Donc, on aurait, talentueux, le droit de violer, de calomnier, ne pas s'excuser. Pourquoi pas de tuer ?

Je dis que si quelqu'un de nous le faisait, ici, il pourrait exciper qu'une bonne moitié des gens défendent l'abus.
Et dire qu'on peut ne pas être déloyal avec les gens qu'on connaît, mais se venger des calomniateurs, ou au contraire, tuer au hasard, en somme, chacun ses goûts.
L'artiste maudit ou reconnu sur le tard se verra des défenseurs : si la société l'avait reconnu, il se serait contenté de violer la journaliste venant l’interviewer ou de tripoter des enfants, comme tout le monde.

Un meurtre !
Mais enfin, l'abus est un critère de distinction, plus il est grand, plus on est distingué.
Logique.

Connu, pas connu, viol ou meurtre, la prescription venue, il faut l'écrire dans ses mémoires, si connu, avec publicité à la clé, ou sinon, à ouvrir après sa mort, quand son oeuvre aura été reconnue.
Parler d'idée, de style, aux gens ? Ils s'en moquent, mais si un meurtre gît dans les pages, on peut être sûr de lancer son livre... Il faut bien le faire si on veut qu'il prenne son envol vers le firmament.

Il ne faudrait pas ramener ses principes quand on n'en a pas, je pense. Le principe des principes de trop de gens, c'est qu'ils ne servent que pour les gens qu'on ne peut pas sentir. Eux, à la limite, on peut taper dessus au hasard, ils n'avaient qu'à pas tomber sous la narine.

Il y aurait de quoi être désenchanté si on croyait aux principes de la masse. Moi, jamais.

Il suffit de lire trop de commentateurs ici, ou d'avoir observé les groupes outre-Internet pour le savoir.
Alors désenchanté !

Je ne fais que m'étonner que toutes les conséquences de ce que nous voyons ne se soient pas, apparemment, déployées.
C'est très anormal. Comme des mots oubliés dans le feu de l'inspiration qu'on remarque, en relisant, puis qu’ici, il faut rendre des devoirs léchés. Parfois au dépens de l'inspiration, passons.

Le côté esthète donne presque envie de le faire, en somme. Presque. Néron n'a pas mis le feu à Rome, on n'est pas obligé de faire des travaux pratiques de sociologie notés par soi seul.
Pour voir la réaction du public... Public ? On dirait une installation au niveau de la société.

J'impute ce manque surprenant au fait que les victimes se taisent moins et que le meurtre parfait est de plus en plus difficile avec la police scientifique.
Mais nous parlons de gens au-delà de la moyenne, donc ce que je pressens est loin d'être impossible. Les gens qui pensent... pensent. Parfois ils exécutent, et dans ce cas, souvent mieux que le commun.

Affaire à suivre, comme beaucoup.

Xavier NEBOUT

La Cour des comptes a dénoncé il y a quelques semaines seulement, les anomalies concernant le rendement et les avantages exorbitants des personnels de la SNCF.
C'est tombé aux oubliettes.

Par contre, concernant l'augmentation des taxes sur le gazole pour les engins du BTP, on aura remarqué que c'est baptisé "suppression d'un avantage".

Les médias tous aux services du pouvoir - à l'exception notoire de "Sud Radio" et "CNews" tiennent bien les rennes... RTL vient de bénéficier d'un budget publicitaire de l'URSSAF...

Comment se défaire de l'infecte racaille de prostitués intellectuels qui prétend exprimer les forces du bien contre celles du mal ?
Là est la question politique du moment, et il est à craindre que ce soit pour longtemps.

Par ailleurs, encore un tour sur l'étau du totalitarisme: une "commission de la haine" promue par Castaner. Si notre propos est haineux - et bien évidemment contre les forces du bien, de préférence représentées par une gentille immigrée au teint bien de chez nous côté subsaharien, cette commission s'occupera de nous...

Lucile

@ Exilé | 06 décembre 2019 à 13:33

Ouf je respire, c'est 50 000 000 en Europe. On sait qu'ils ne restent ni en Espagne, ni au Portugal, ni en Grèce, ni en Italie, que les frontières anglaises sont plus ou moins fermées, que l'Allemagne, la Suède, le Danemark, la Hollande sont saturés et que les ex-pays de l'Est ne les accueillent pas à bras ouverts. Tant mieux donc, ils viendront chez nous, ce qui nous assurera des retraites mirobolantes si je comprends bien le raisonnement de l'astucieux Monsieur Delevoye.

Je sens qu'Elusen va encore me traiter de raciste, comme s'il anticipait que ces contingents de migrants qui m'inquiètent un peu malgré leurs doctorats en médecine, physique et chimie, et malgré la bénédiction papale, arriveraient nécessairement d'Afrique et du Moyen-Orient.

Noblejoué

@ Aliocha

Je ne travestis pas. Quand je dis que quelque chose est de René Girard, c'est vrai.
Vous êtes drôle, avec votre "Achevez Clausewitz" !

Pour apprendre les bases à quelqu'un, il faut commencer par les bases. De plus, notre bouquin parle beaucoup des problèmes franco-allemands, pas exactement un gros problème, juste à mon avis, secondaire et sournois, chacun des deux pays essaie de gouverner l'Union.

Je ne me permettrais pas, moi, de dire à quelqu'un qu'il travestit Girard. Mais jamais Girard n'a dit qu'il fallait prendre la place de César et abolir les frontières, comme d'aucuns tendraient à le faire croire !

Jamais je ne me sers de Girard pour promouvoir une religion ou d'une religion pour promouvoir Girard.
Je montre un mécanisme, dit ce qu'il m'inspire, et d'autre part, peut parler d'autre chose.
Ainsi, chacun est libre, comme il se doit, de voir le mécanisme - ou non. Et de continuer à voir sa religion comme avant - ou pas. Et voyant le mécanisme de se convertir - ou pas.

Contrairement à ce qu'on a pu m'imputer, je ne mélange pas tout.
Mais je compare différentes choses.

Pour ce "travestir" injuste, je ne vous pardonnerai jamais, comme pour l'imputation d'avoir dit des choses que je n'ai pas dites.
Jamais, jamais ! Les gens qui croient que tout leur est dû, mais je ne tiens pas d'ardoise ici - ou ailleurs.

Je sais que vous êtes incapable de vous excuser.
D'autres aussi. En un sens, c'est vexant, cela veut dire qu'on s'autorise à me nuire impunément, mais dans un sens, tant mieux. Rien de plus contre-nature pour moi que le pardon. Si je devais commencer à me poser la question de l'opportunité de passer l'éponge, je perdrais un temps précieux.

-------------------------------------------------------

@ Tipaza | 06 décembre 2019 à 08:02

Mon film préféré !

Hélas, la suite...

Metsys

@ Exilé

Vous avez sans doute raison, mais ayant trouvé le passage suivant dans la thèse de doctorat de Jaurès, je me suis dit, peut-être naïvement, qu'à tout péché miséricorde.

"Que le monde sera beau lorsqu'en regardant à l'extrémité de la prairie le soleil mourir, l'homme sentira soudain, à un attendrissement étrange de son coeur et de ses yeux, qu'un reflet de la douce lampe de Jésus est mêlé à la lumière éparse du soir".

Exilé

@ Lucile
« On leur dit par exemple que la seule manière de faire survivre à peu près décemment les futurs retraités que sont les salariés actuels est de faire entrer cinquante millions d'immigrés en France dans les années qui viennent. »

Ce serait plutôt cinquante millions en Europe, mais cela ne change pas grand-chose car il n'est point besoin d'être un grand devin pour comprendre que ces immigrés seraient davantage attirés par la manne déversée sur les « migrants » par des dirigeants politiques stupides dont un grand nombre exercent leurs méfaits en France, ce qui se sait dans le monde entier.

Et à quoi bon faire entrer encore plus d'immigrés en France, qui n'auront de toute manière rien à faire des retraités français et qui seront bien décidés à ne pas travailler, alors que nous avons déjà en stock des millions de chômeurs, dont plusieurs issus de l'immigration ?
Mettons d'abord tout ce petit monde au travail, à condition que nos mirobolants apparatchiks ne cassent pas davantage l'outil industriel et nous verrons après.

Mais pour l'instant, ce sont surtout les retraités qui sont mis à contribution pour entretenir ceux qui sont supposés payer leur retraite...
Une histoire de fous.

Exilé

@ Metsys
« M. Bilger, j'admire vos rêves : on dirait presque ceux de Jaurès dans son discours à la jeunesse ! »

Des rêves comme ceux de M. Jaurès, cela s'appelle des cauchemars...
Mais nous reconnaissons bien là le système d'enseignement français qui pour corrompre la jeunesse fait appel aux plus contestables représentants du monde politique, qu'il invite jusque dans les murs des établissements scolaires, qui devraient pourtant la préserver de tels contacts...

Achille

@ Lucky look | 06 décembre 2019 à 10:22
« Bonjour Wil, juste un bonjour pour vous dire que vous relevez le niveau de certains commentateurs de ce billet. »

Faudrait pas qu’il monte le niveau trop haut quand même. Déjà qu’il n’y en a que deux ou trois ici qui apprécient ses « finesses » de pilier de bar ! :)

Lucky look

@ Wil | 05 décembre 2019 à 21:53

Bonjour Wil, juste un bonjour pour vous dire que vous relevez le niveau de certains commentateurs de ce billet.

Aliocha

N'auriez-vous pas lu "Achever Clausewitz", Noblejoué ?
Vulgariser n'est pas travestir.

Lucile

Je crains que ce qui risque de sortir du désenchantement, si désenchantement il y a, ne soit pas joyeux du tout. Les gens sont écœurés, peu importe que ce soit à tort ou à raison. Comme le dit l'autre Murray (Douglas), à partir d'un certain niveau de désorientation, les foules deviennent folles. Elles ne vont pas devenir gentilles et raisonnables d'un coup de baguette magique au moment où on leur dit par exemple que la seule manière de faire survivre à peu près décemment les futurs retraités que sont les salariés actuels est de faire entrer cinquante millions d'immigrés en Europe dans les années qui viennent. Et où on entretient l'idée sinistre que les lendemains qui chantent passent par une alliance avec la Russie. Misère !

Tipaza

Désenchantement !
Je trouve ce mot inapproprié dans les circonstances actuelles et je suis désappointé par le titre du billet.

Vous aurez compris combien ce vocabulaire, venu en droite ligne de traductions paresseuses de l'anglais, m'agace au plus haut point.

Un langage du politiquement correct où l'on évite les mots qui fâchent, les mots crus qui disent la vérité qu'on ne veut ni voir, ni entendre.

Avec quelle précaution, quelle pudeur (voilà que je mets à parler le bobo), quelle hypocrisie plutôt, et qu'en termes galants du politiquement correct cela est dit.

Même Philippe Muray n'ose pas exprimer, ce qu'il pressent, ce qu'il constate, ce qu'il voit, la fin d'une civilisation, la fin d'un monde qui a créé le monde tel qu'il est.
La disparition d'une religion, orchestrée par celui qui est en charge de la défendre et de la faire vivre. J'avais toujours entendu parler de l'hypocrisie des Jésuites, je la découvre avec François zéro.

La perte des valeurs qui auront propagé la liberté et la dignité de l'homme, et qui par un effet pervers d'inversion se retournent contre leurs premiers promoteurs.

Je déteste ces mots trop polis pour être honnêtes.
Il ne s'agit pas de désenchantement, mais de désespoir et de rage d'impuissance contre la trahison des élites.

L'espoir après le si mal nommé "désenchantement", je le vois mal.
Peut-être que mon pessimisme est lié aux jours qui raccourcissent, mais je ne crois pas que le solstice d'hiver, Noël pour un chrétien, changera grand-chose.

J'en suis arrivé au point où j'ai envie de dire le monologue des larmes dans la pluie, du film Blade Runner:

« J'ai vu tant de choses que vous, humains, ne pourriez imaginer... Des navires de guerre en feu, surgissant de l'épaule d'Orion... J'ai vu des rayons C briller dans l'obscurité, près de la Porte de Tannhäuser... Tous ces moments se perdront dans le temps... comme... les larmes dans la pluie... Il est temps de mourir. »

Achille

Vous avez dit désenchantement ?
Concernant la grande journée de manifestation / grève d’hier annoncée à grandes logorrhées par les ténors de l’opposition et les syndicats de l’ultra-gauche (CGT, SUD Rail et Cie), il n’y a pas de quoi pavoiser.
Moins de la moitié de manifestants que lors de la grève du 16 décembre 1995. Ceci malgré les fake news déversées sur les réseaux par les officines séditieuses et le battage des chaînes d’info continue et radios populistes (RMC et Sud Radio en particulier).

Ça me fait penser à cette pub MMA qui traduit bien cet état d’esprit de certains médias qui se repaissent des situations qu’elles voudraient catastrophiques et qui finalement trouvent toujours une solution.
Envoyez la pub ! :)

Claude Luçon

"En effet, que le désenchantement ait suivi une forme sinon d'enchantement du moins d'espérance tellement intense qu'elle paraissait y mener tout droit est une évidence."

Et si cela était une règle indispensable à notre évolution sociale ?

Des scientifiques (voir Jean Chaline - Quoi de neuf depuis Darwin) théorisent que notre évolution n'a pas été un long fleuve tranquille, bien au contraire elle aurait été fractale.

L'homme est ainsi fait qu'il confronte toute nouvelle situation, amoureuse, pratique ou sociale avec enthousiasme. L'enthousiasme se transforme en habitude, l'habitude en monotonie, la monotonie en ennui, l'ennui en rejet.
De la passion à l'indifférence, au divorce, quand ce n'est pas l'homicide, dans les couples par exemple.
La continuité dans les sentiments et la pensée, n'est pas une qualité chez Homo sapiens, plutôt une anomalie ! La réflexion use !
Le désenchantement suivant l'enchantement et l'inverse deviennent une évidence, est notre nature !
Il faut secouer le cocotier de temps à autre ! Pourquoi ne pas l'accepter ?

Comme dit Philippe Muray : "Toute mon entreprise est de faire sentir la richesse et la joie de l'au-delà du désenchantement".
Car comme disent les vieux sages africains, même avant Muray : "Les nuits sont longues mais le jour revient toujours !"

Wil

Quelle escroquerie intellectuelle !
Bilger qui prend Muray pour défendre Macron.
On aura décidément tout vu.
D'ailleurs, il le sait bien qu'il fait l'escroc.
"Chacun a le droit d'user de Philippe Muray comme il l'entend."

Ben oui, dans l'absolu, on peut faire dire n'importe quoi à n'importe quel mort vu qu'il n'est plus là pour dire le contraire.
Je l'ai dit dans un commentaire sur les morts au Mali, se servir des morts à des fins politiques est répugnant.
Ça s'est toujours fait mais ça sera toujours répugnant quand même.
Mais là, se servir de Muray qui aurait vraisemblablement craché sur Macron pour défendre Macron, je crois que M. Bilger atteint des sommets d'escroquerie intellectuelle qui le qualifient d'office pour les championnats du monde du genre.
C'est déjà ça dira-t-il vu son ambition.
Quelle honte !
Et je suis persuadé qu'il va mépriser ensuite des alcoolos dans mon genre.

Noblejoué

Enchantement et désenchantement sont nécessaires. Pour la construction de l'individu.

http://gildas.jaffrennou.free.fr/royaume/analyse.htm

Pour une société, je dirais qu'il y a trois stades. On se découvre un idéal, on voit qu'on ne l'atteint pas et qu'on a des défauts et souvent on croit qu'il n'existe que fausseté, intérêt matériel et hypocrisie, puis on comprend que l'idéal et le bien existent comme le mal, et on réfléchit aux réformes pour perfectionner le système.

Liberté, sacrifice, tout se télescope.
Je parie qu'on pensera que je mélange tout comme ce serait mon habitude, en fait, je retranscris le monde.

Mais voilà, des gens veulent rétablir la liberté d'expression :

https://www.contrepoints.org/2019/07/01/348043-la-liberte-d-expression-ne-doit-pas-se-taire

C'est bien bon, qu'Internet ait les mêmes garanties que la presse MAIS il faut arracher les masques des intervenants.
Alors non merci.

Sacrifier tous les masques. Prise de pouvoir par les patronymes, ils resteront entre eux.
Je propose, en cas que le danger se précise, que des gens expliquent comment se rendre sur le darknet et éviter de s'y faire dévorer tout cru. Eh oui ! Pour parler librement, il faudra faire comme dans des régimes totalitaires, quelle misère...

Je propose à réfléchir un peu plus loin, toujours un peu plus loin.

http://www.sceneario.com/bande-dessinee/corto-maltese/corto-toujours-un-peu-plus-loin/8611.html

Prétendre interdire les pseudonymes, à mon avis, revient à prohiber l'isoloir lors des élections.
Toujours pareil : personne n'a forcément toutes les idées de son milieu, le voile d'ignorance permet aux gens de se fréquenter paisiblement. Aux gens qu'on aime et respecte le plus, on donne son identité et ses idées.
Pour les autres, disons que c'est plutôt périlleux et qu'on est moins motivé à le faire. En admettant même qu'ils soient bien, ils peuvent le répéter, ou une conversation être surprise.

Bref, dans un monde où la moitié des gens étaient pour l'immunité de Polanski ou de DSK en cas de culpabilité, on voit bien qu'il y a une jouissance par procuration de l'abus impuni.
Ôter un masque c'est arracher ce qui permet de segmenter sa vie, d'un côté je débats, de l'autre... peu importe. Cela met les, comment dire ? minority reports en danger de persécution dans le monde d'outre-Internet.

Noblejoué

@ Lucky look

Les gens admettent souvent imiter l'autre dans sa technique, dans son désir, moins.
Dire j'imite une technique de drague, oui, dire je drague Denise parce que la plus populaire sur le campus, ou l'amie de mon rival, il m'est passé devant dans telle compétition, je lui prends sa femme, qui le dit ?
Comme si ça, ou quelque chose de ce genre, n'arrivait pas tout le temps...

"Ce qui manque dans sa thèse sur le copier-coller, c’est la recherche du pourquoi et du comment de la progression de la connaissance ; car sans celle-ci nous en serions toujours à l’étape de l’Homo erectus, tout en nous imitant avec un délicieux désir comme le font les femmes en matière de mode."

Problème intéressant, René Girard était fasciné par le problème de la créativité - et par l’hypothèse que certains pourraient qui sait ne pas avoir de désir mimétique.
Il me semble qu'il y a le cas des autistes.

Mais il ne faut pas trop raisonner en termes individualistes et rationnels pour la plus grande partie de l'Histoire, vous savez.
Voyons, il y a les mythes et les rites, nés du sacrifice. On imite, les uns des autres, le désir, mais désirant la même chose, on est rivaux.
On s'exterminerait si on ne tuait pas quelqu'un. Bien, on reproduit le lynchage dans des chants, des danses : que de création ! On le raconte dans les légendes ! Itou.

Pour l'aspect technique. Le sacrifice est une technologie, vous savez. Tuer comment ? Avec toute la communauté ou par les prêtres ? En lapidant, en arrachant le cœur, en brûlant vif ?
Et sur quels lieux, des temples, il faut les construire. Des techniques de pouvoir, mobiliser les foules, et de construction des bâtiments, suivent. On ne voit que la partie immergée de l'iceberg, alors qu'il s'est fait toutes sortes de tâtonnements partout, sur des temps très long.

Les communautés ont peur du retour de la violence. Les mythes, les rites, elles les gardent, elles les transmettent, et elles les enrichissent.
C'est une question de sécurité et de sens, de survie, en un mot... Les gens ont peur d'innover, ils le font sous la pression des événements, et croient être les restaurateurs du passé. Ils radotent que les gens étaient mieux autrefois, qu'il faut revenir à un temps mythique, ils réforment rites, calendriers, mythes ou, c'est pareil, dogme, pour retrouver quelque soi-disant harmonie primordiale.

Donnez-moi du TEMPS et tout est possible.
Comme pour l'Evolution, dont vous parliez. Et puis vous oubliez, les vulgarisateurs de Girard oublient la GUERRE. Le sacrifice humain, c'est super, mais enfin, dangereux, on ne sait jamais si cela ne va pas diviser la communauté. Sélectionner la victime, quel souci ! Les animaux sont plus gérables, mais enfin, moins efficace.

Par contre, la guerre permet de s'unir, tous, contre une autre communauté. Girard en parle vaguement, il n'est pas un spécialiste de la guerre.
Mais enfin, entre la guerre économique actuelle, et les temps du sacrifice, il y a eu l’émergence de communauté guerroyant beaucoup entre elles en plus de faire des sacrifices animaux et parfois encore humains.

La guerre, c'est marche ou crève.
Si des dirigeants perdent les guerres, les dirigés les renversent, ou l'étranger conquiert le pays et les renversent aussi à moins de les vassaliser.
Le peuple doit payer tribut, ou ses terres sont confisquées. Quoi qu'il en soit, à l'origine, les soldats capturés sont tués ou réduits en esclavage, les femmes sont violées et esclavagisés, les enfants survivants aussi grossiront le cheptel.

Alors, la société qui peut radoter en agriculture, est beaucoup moins conservatrice en technologie guerrière.
Encore aujourd'hui, beaucoup de technologies sont des conversions vers le civil, citons le nucléaire, du tank au tracteur et Internet.

A présent que les sociétés ont diminué les interdits autour de la rivalité, beaucoup de gens veulent surpasser les autres, et sont amenés à innover pour ce faire... Enfin, dans le meilleur des cas, il existe aussi beaucoup de plagiats et de travaux bidon.

Le temps fera le tri.

boureau

@ Patrice Charoulet 05 décembre 2019 15:42

"Muray par Luchini"

Vous allez sur YouTube ou Google et vous tapez Muray par Luchini.

Cordialement.

Denis Monod-Broca

@ Lucky look
"Quelle trouvaille !
Nous imitons notre semblable !"

Cela vous paraît donc évident, évident au point de juger imbécile celui qui juge utile de le rappeler.
Ne vous êtes-vous pas demandé d'où vous venait le sentiment de cette évidence ?
Et si elle était le résultat de la diffusion des thèses de René Girard ?

Dans votre opposition à Aliocha, ne peut-on voir le désir, mimétique, d'être plus clairvoyant que lui, de détenir, vous et pas lui, la vérité ? Car en effet l'imitation et le désir mimétique sont partout, et surtout là où on les voit le moins, en soi-même...

Vous pouvez me rétorquer à la manière des enfants : "c'est çui qui dit qui l'est".

D'où l'intérêt d'une théorie ayant valeur objective, anthropologique, au sens scientifique du terme, réfutable certes, ouverte à la discussion, mais sans noms d'oiseaux ni anathème.
A condition d'être entre personnes la connaissant, on peut se comprendre et progresser dans la connaissance et la lucidité.

Aliocha

C'est signé, Lucky cousse, vous n'avez rien compris, vous non plus.
Je me répète donc, l'idole, et je vous conseille de lire celui que vous dénigrez si vous voulez comprendre, c'est celui que vous désirez abattre, Macron en l’occurrence.
Je vous en prie, bonne lecture :

http://www.rene-girard.fr/57_p_44429/le-bouc-emissaire.html

Mary Preud'homme

Faut-il réformer le système des retraites et les uniformiser (notamment en remettant en cause les privilèges exorbitants de nombre d'agents du présumé service public, dont les moins investis ou utiles ne pensent qu'à leur pomme et n'utilisent qu'à des fins partisanes depuis trop longtemps les "usagers" de plus en plus usagés hélas) ?

La réponse est oui, sachant que pour ma part j'avais calculé avoir fait, eu égard à leurs grèves répétitives et sans aucune contrepartie près de deux ans en heures supplémentaires se rapportant à mes différentes carrières ! Tandis que ces feignasses prétendaient manifester pour moi qui n'en avait (prétendument) pas le courage !

Faut-il travailler plus pour gagner plus ?

A vous de voir, mais en ce qui me concerne la réponse est oui.

Faut-il encourager les entreprises qui embauchent et ne pas continuer à les décourager en leur imposant des contraintes insupportables par le biais de lois scélérates ?

La réponse est oui.

La France doit-elle continuer à brader des pans entiers de son savoir-faire et de son économie pour continuer à exister ?

La réponse est non, non et non !

Sachant que notre décadence a commencé en 1981, lors de l'accès à la présidence de Mitterrand, immédiatement suivi par nombre de nationalisations ou bradages des plus beaux fleurons de notre économie avec les conséquences que l'on sait ! Et s'est poursuivie par toutes sortes de gouvernements de rencontre (comme aurait dit le général) visant uniquement à se maintenir aux affaires et à garder le pouvoir.

On voit le résultat !

Noblejoué

Il y a des gens jamais "enchantés" qui font ce qu'ils ont a faire.
Pour moi, le désenchantement diffère selon les époques, les milieux... Mais je dirais que Guillaume d'Orange l'était pour son époque.
Cependant, il est un modèle pour tous :

https://www.pourquoi-entreprendre.fr/guillaume-d%E2%80%99orange-nassau-il-n%E2%80%99est-pas-necessaire-d%E2%80%99esperer-pour-entreprendre/

"Il y aurait des pouvoirs respectés parce que respectables et où le légal ne pèserait pas lourd face au légitime et au décent."

Je pense que cela n'a jamais existé.
Autrefois, ce qui aurait été exposé en place publique aujourd'hui était étouffé dans l’œuf.
Les gens idéalisent hier ou demain, par conséquent, ils rabaissent exagérément le présent.

Même des enfants pourraient avoir des doutes après qu'un sage leur a donné une leçon passée pour un peu pessimiste à son époque, ni progressiste, ni réactionnaire, lucide.

https://journals.openedition.org/babel/6295?lang=it

J'aimerais qu'on cesse de croire en la bonté ou en la méchanceté de l'être humain ou des pouvoirs.
Les gens abusent comme l'eau déborde, il n'y a pas une méchante ou une gentille eau.
Quand un pouvoir n'a pas de contre-pouvoir, ou un humain d'autres pour l'arrêter, ils débordent.
A chacun de se prémunir des autres et de se surveiller.

"Il y aurait des pouvoirs respectés parce que respectables et
...où le légal ne pèserait pas lourd face au légitime et au décent."

Ambiguïté. Si c'est un revival des bonnes mœurs, merci, bonjour l'arbitraire, par contre, s'il s'agit, au-delà du droit, de toujours agir en toute loyauté... c'est bien.
Surtout quand on doit donner l'exemple car noblesse oblige.

Patrice Charoulet

Quelle perte que celle de Muray !

Qui aurait la gentillesse de me fournir un lien me permettant d'écouter le spectacle de Luchini disant du Muray ? Cela doit être savoureux.

Exilé

En effet, que le désenchantement ait suivi une forme sinon d'enchantement du moins d'espérance tellement intense qu'elle paraissait y mener tout droit est une évidence.

Les esprits clairvoyants avaient déjà compris, dès son irruption sur la scène politique et bien avant son élection à quel zèbre ils avaient affaire.

Point d'espérance et encore moins d'enchantement pour ceux qui ont fini par s'attendre et par s'habituer au pire.

breizmabro

"Quoi après le désenchantement ?"

Un 5 décembre 2019.

Lucky look

@ Aliocha | 05 décembre 2019 à 10:40

Au fou qui cause :

Voici un extrait de l’hommage à René Girard Bibliothèque Ceccano – Avignon Académie de Vaucluse 11 mai 2016 Gérard Valin

« Dans notre monde contemporain, l’étroite marge de manœuvre de chacun repose sur l’éveil de sa conscience que le conformisme prétendument individualiste des temps modernes tend à assoupir. Elle permet d’éviter la violence collective en choisissant de ne plus faire de chaque modèle une matière à rivalité ou à obstacle, mais un sujet d’imitation positive.
Telle est la dernière leçon du Professeur René Girard.
Nous ne l’oublierons pas. »

Mister Aliocha,

Voici donc la pensée résumée de votre maître.
Ce texte ne veut rien dire comme ce que vous scribouillez, par contre René Girard a parfaitement su tirer les marrons du feu en utilisant les ouvrages des grands auteurs pour démontrer ce qu’il nomme : le désir du mimétisme.

Quelle trouvaille !
Nous imitons notre semblable !
Depuis l’origine de la vie sur terre nous ne faisons que cela et de temps à autre il y a une mutation ou une rupture dans la chaîne comme l’expliquaient Lamarque, Wallace, Darwin et bien d’autres pour faire apparaître une nouvelle espèce.

Quant à son développement à propos du Christ c’est du catéchisme primaire qui conduit plus à l’imbécillité qu’à autre chose que Girard n’a pas perçue.

Ce qui manque dans sa thèse sur le copier-coller, c’est la recherche du pourquoi et du comment de la progression de la connaissance ; car sans celle-ci nous en serions toujours à l’étape de l’Homo erectus, tout en nous imitant avec un délicieux désir comme le font les femmes en matière de mode.

Cher Aliocha, le niveau de votre réflexion est tout à fait en relation avec le désir mimétique de René Girard et celui de l'Homo erectus ; ce qui ne nous conduira pas à croire en votre nouvelle idole qu’est Macron, surtout avec votre manière alambiquée de vous exprimer.

Arrêtez de vous prendre pour Jésus ou Moïse, c’est ridicule.

Allez semer votre graine en terre d'islam, ils prendront soin de vous.

Aliocha

Bien sûr, cher Xavier, avec plaisir :

"Aime ton prochain comme toi-même, même s'il est franc-mac !"

Cela est-il compréhensible à votre esprit enténébré ?

Metsys

M. Bilger, j'admire vos rêves : on dirait presque ceux de Jaurès dans son discours à la jeunesse !

"Instituer la République, c’est proclamer que des millions d’hommes sauront tracer eux-mêmes la règle commune de leur action ; qu’ils sauront concilier la liberté et la loi, le mouvement et l’ordre ; qu’ils sauront se combattre sans se déchirer ; que leurs divisions n’iront pas jusqu’à une fureur chronique de guerre civile, et qu’ils ne chercheront jamais dans une dictature même passagère une trêve funeste et un lâche repos".

Evidemment, Vico analyserait différemment la situation actuelle : il penserait que les bienfaits de notre civilisation libérale sont le ferment d'un égoïsme destructeur et d'une barbarie de la réflexion vis-à-vis des autres cultures, qui finiront par plonger les nations dans une décadence passagère, d'ailleurs créatrice aussi.
Mais en attendant que ce cycle soit achevé, les peuples passeraient sans doute quelques mauvais quarts d'heure, genre sac de Rome, massacres de septembre ou même débordements incontrôlés de Gilets jaunes... Sainte Brigitte nous en préserve !

Xavier NEBOUT

@ Aliocha

Pourriez-vous faire preuve de charité envers les gens de peu de culture, qui comme votre serviteur, ne comprennent rien à ce que vous dites ?

Sophie

A propos de désenchantement :

Arthur Schopenhauer que j'apprécie tout particulièrement... Désenchanté mais qui me fait beaucoup rire et finalement me donne du punch. Il a tout compris et tout vidé. Terminés le gnangnan, le blabla et le chichi !

Guy de Maupassant décrit A. Schopenhauer :
«Qu'on proteste ou qu'on se fâche, qu'on s'indigne ou qu'on s'exalte, Schopenhauer a marqué l'humanité du sceau de son dédain et de son désenchantement. Jouisseur désabusé, il a renversé les croyances, les espoirs, les poésies, les chimères, détruit les aspirations, ravagé la confiance des âmes, tué l'amour, abattu le culte idéal de la femme, crevé les illusions des cœurs, accompli la plus gigantesque besogne de sceptique qui ait jamais été faite. Il a tout traversé de sa moquerie, et tout vidé. Et, aujourd'hui même, ceux qui l'exècrent semblent porter malgré eux, en leur esprit, des parcelles de sa pensée.»

Concernant notre sieur E. Macron, cette citation d'A. Schopenhauer :

«Vouloir corriger les défauts de caractère d'un homme par des sermons de morale est aussi chimérique que de forcer un chêne à donner des abricots»

Concernant les religions dont on nous rebat les oreilles :

«Les religions sont comme les vers luisants: pour briller, il leur faut l'obscurité ».

En l’occurrence, il leur faut de l’obscurantisme.

boureau

"Ah qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de vous"

Non ce n'est pas de Philippe Muray cher P. Bilger.

Sincèrement, les personnes qui "pensent" et qui "pensent" commencent à m'agacer.

P. Muray devient furieusement à la mode depuis quelques mois. Mais, une fois de plus avec les penseurs, une fois qu'ils ont dit ou fait comprendre qu'ils pensaient, la question se pose : "qu'est-ce qu'on fait maintenant qu'on a bien pensé" ?.

Le cynisme désenchanté, amusant et souvent drôle de P. Muray nous laisse vite sur notre faim. Car, là encore, l'analyse sans l'action, c'est le désert du Kalahari : du sable, du sable qui coule entre nos doigts... et après ?

Donner du sens cher P. Bilger, ne peut venir que du haut de la pyramide. Vous n'imaginez tout de même pas l'inverse ? L'exemplarité toujours ! Qui nous manque tant !

Cordialement

PS : C'était ma période "désenchantement" !

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